Source : The Dissident, Julien Le Gros, 23-12-2016

Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon – DR

Ne vous fiez pas à l’apparence inoffensive de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot. Dans leur dernier ouvrage « Tentative d’évasion (fiscale) », les deux sociologues égratignent une fois de plus nos puissants. Et racontent comment, de Bercy à Genève, la fraude fiscale est désormais un système au service de l’oligarchie. Signe du destin, The Dissident les a rencontrés à Paris, à la station… Luxembourg !

The Dissident : Au début de votre essai, on comprend que les affaires Cahuzac et Liliane Bettencourt ont été le déclencheur du livre.

Monique Pincon-Charlot : Dans Le président des riches (Zones, 2010) il y a déjà des choses sur les paradis fiscaux. Dans Les ghettos du gotha, il y a l’histoire de la famille Mulliez, propriétaire du groupe Auchan, et de son emménagement à Estaimpuis, en Belgique, à 300 mètres de la frontière française. C’est un sujet sur lequel on se documente depuis le début de notre travail. On a eu des lectures très nombreuses… et très rasoir ! Le sujet n’est pas drôle du tout. Et il y a un an pile, on est partis en Suisse pour ce livre.

Qu’y apprend t-on ?

Il n’y a aucun scoop : les membres de la noblesse et de la bourgeoisie qui sont cités sont déjà dans la presse. L’intérêt de notre livre, c’est de montrer une classe sociale mobilisée au-dessus de tous les États pour ne pas contribuer à la solidarité nationale.

À l’époque des Ghettos du gotha, vous avez eu accès à des cercles très fermés. Aujourd’hui, est-ce plus compliqué d’avoir accès aux informations ?

Michel Pinçon : C’est difficile de travailler sur la fraude fiscale ! Dans nos travaux antérieurs, on a eu des informations par des gens de ce milieu. Mais c’est carrément tabou de leur demander comment ils gèrent leur patrimoine, de fraude fiscale, de paradis fiscaux. On a obtenu des informations diverses et variées, souvent de militants. Au Luxembourg et en Suisse, des groupes de résistance dénoncent la connivence de leurs États avec cette fraude fiscale.

Le Luxembourg est un des lieux privilégiés de la fraude fiscale. Amazon y a construit son siège social sur une presqu’île, dans la vieille ville de Luxembourg. Il y a juste de quoi loger une cinquantaine de salariés ! Ce n’est pas là où se font réellement les choses. Cela permet tout simplement d’y inscrire les bénéfices d’Amazon et d’être très peu taxé. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a été Premier Ministre du Luxembourg. On a la tête de l’Europe un individu qui un est complice évident de la fraude fiscale. C’est d’un cynisme… Ils sont tous complices : Juncker, Obama, le pourfendeur de la finance que se prétendait Hollande quand il cherchait des voix.

Monique Pinçon-Charlot : En 2010, le lanceur d’alerte Antoine Deltour a dévoilé le nom de tous les rescrits fiscaux1 qu’il a pu recopier avant son départ de l’un des big four, c’est-à-dire l’un des quatre plus grands cabinets d’audit financiers, le cabinet PWC. À l’époque, Juncker était ministre des Finances du Luxembourg. Il ne pouvait pas ne pas être au courant. En récompense, l’oligarchie l’a coopté comme président de la Commission européenne. Tandis qu’Antoine Deltour est poursuivi pour violation du secret des affaires et encourt cinq ans d’emprisonnement. Son procès aura lieu en janvier au Luxembourg.

Comment remonter le fil de ces évasions fiscales ?

Michel Pinçon : Nos sociétés dites démocratiques fonctionnent avec énormément d’interdits, de secrets. En particulier le secret fiscal. En France, on peut consulter les revenus d’une personne auprès de l’administration fiscale. Au bureau des impôts, vous pouvez demander à voir les déclarations fiscales des gens qui habitent votre quartier. Mais on surveille que vous ne preniez pas de notes. Si vous révélez les sommes que gagne telle personne, vous êtes automatiquement condamné à une amende correspondant au montant de ce que vous avez révélé. Si vous dites que Monsieur Untel a déclaré 2 millions de revenus l’année précédente, vous êtes imposé de la même somme. Ça refroidit les tentatives de révélation ! Pour les fraudes fiscales, ce sont des documents secrets auxquels même les employés des impôts n’ont pas accès. C’est le secteur bancaire qui garde ces documents à l’abri.

Monique Pinçon-Charlot : Il y a une multiplication des secrets : secret fiscal, secret bancaire, secret des affaires. Dès qu’on touche aux problèmes de la défense, c’est le secret défense. Le travail d’investigation peut toujours tomber sous le coup du secret des affaires. Être lanceur d’alerte relève de l’exploit. S’est mis en route un système de protection des lanceurs d’alerte, qui n’est pas encore parfait. Ce sont des grains de sable dans la machine oligarchique de ceux qui dorment dans les beaux quartiers.

Et le rôle des services fiscaux contre les fraudes ?

Monique Pinçon-Charlot : Tous les grands procès en cours – UBS France, HSBC France ou le Crédit mutuel – ne sont jamais le résultat de la traque des services fiscaux de Tracfin. Ces informations peuvent venir d’un conflit familial : les 80 millions d’euros de Liliane Bettencourt non déclarés en Suisse ont été révélés par le procès initié par sa fille. Elles peuvent aussi venir de lanceurs d’alerte comme Stéphanie Gibaud, Nicolas Forissier, ou Olivier Forgues à UBS France.

Aujourd’hui, avec les nouvelles technologies, il y a une machine de guerre très sophistiquée. Dans le reportage sur le Crédit Mutuel2, les spectateurs ont vu le système des poupées gigognes. On part d’un compte numéroté pour construire des sociétés écran, on fait des fiducies en utilisant des noms d’écrivains comme pseudonyme. Seul le chargé de clientèle connaît le véritable nom du client. Ça, ce n’est pas informatisé ! UBS France a démarché sur le sol français des Français pour rapatrier leurs avoirs en Suisse. Ils avaient des « carnets du lait ». C’est-à-dire une double comptabilité.

Dans votre livre, vous expliquez comment un directeur de la Direction nationale d’enquête fiscale (DNEF) a été placardisé pour avoir voulu traiter le cas Falciani (ancien salarié de HSBC, qui a livré des informations sur 130 000 comptes appartenant à des exilés fiscaux présumés).

Monique Pinçon-Charlot : On a pu interviewer de façon anonyme six inspecteurs des impôts qui témoignent du fait qu’ils ne peuvent plus vraiment faire leur travail. Dès qu’il s’agit d’une personnalité, tout est cloisonné. Ils n’ont pas accès à l’ensemble des informations. Il y a toute une machine, qu’on décrit dans le chapitre sur Bercy, faite pour préserver les intérêts des plus riches.

On apprend aussi que les paradis fiscaux ne sont pas toujours là où on le croit…

Michel Pinçon : Les entreprises se réfugient dans des îles où elles ne font rien à part engranger des bénéfices sans payer d’impôts. Les îles Vierges britanniques, les Bermudes… une dizaine d’îles au total. Mais c’est trompeur. L’un des paradis fiscaux les plus importants est le Delaware, ce petit État américain entre New-York et Washington. Il y a plus de sociétés que d’habitants. C’est un paradis fiscal sous la houlette du gouvernement américain. C’est un secret de polichinelle. Dans une des éditions du Bottin mondain, il y avait une publicité pour les facilités fiscales qu’offre le Delaware aux Français. Il y avait même une adresse à Paris ! Depuis qu’on l’a signalé, elle a été fermée. Mais ça continue de fonctionner sous une autre bannière. C’est étonnant, puisqu’Obama se veut pourfendeur des inégalités… Mais il ne parle jamais du Delaware !

Monique Pinçon-Charlot : Il n’a toujours pas signé l’accord historique du 29 octobre 2014 à Berlin, dans lequel quatre-vingt-dix pays ont ratifié l’échange automatique d’information entre administrations fiscales. Mais pas les États-Unis. La fameuse loi TAFTA élaborée sur recommandation de Barack Obama est à sens unique. Sous peine de ne plus avoir d’activités aux États-Unis, tous les pays du monde doivent déclarer les citoyens américains qui ouvrent des comptes non déclarés. Par contre, le Delaware n’est pas tenu à une réciprocité. Il y a une guerre fiscale. Et les États-Unis veulent détourner l’argent de l’évasion fiscale à leur profit.

Quelle morale peut-on tirer de tout ça?

Michel Pinçon : Une conclusion de notre livre, c’est qu’on a affaire à des oligarchies nationales complètement vérolées. C’est le Monopoly ! Ce sont des gens qui n’ont plus aucun sens du bien commun, comme il y en avait encore sous la IIIème ou IVème République. Enrichissons-nous ! C’est vraiment la morale des politiques d’aujourd’hui.

Monique Pinçon-Charlot : La violence des riches est opaque. Tandis que l’histoire de la chemise du DRH d’Air France, ça c’est visible ! Ça permet de criminaliser le salarié. On traite de voyous les travailleurs d’Air France. Pour gagner des millions d’euros, le PDG de Wolkswagen a fait une énorme fraude, avec des conséquences terribles pour le réchauffement climatique. Le Figaro a parlé de « tricherie ». Vous voyez la différence : voyou d’un côté, tricheur pour les grands de ce monde.

Qu’est-ce qui vous donne malgré tout des raisons d’espérer?

Michel Pinçon : Il y a des initiatives citoyennes, des rassemblements de magistrats, de fonctionnaires des impôts, avec des associations. Une plate-forme sur les paradis fiscaux regroupe une vingtaine d’associations comme Attac. Le mouvement Solidarité en Suisse nous a bien surpris. Quand on est sortis de la gare de Genève, pendant notre enquête, la première chose qu’on a vu ce sont des affiches : « À bas les forfaits fiscaux, les riches doivent payer leurs impôts. » Avec nos valises à roulette, on s’est dit : « Tiens c’est bizarre, on est attendu s! » On n’avait pourtant rien dit à personne. En fait, Solidarité en Suisse avait fait une votation [pour demander l’abolition] des forfaits fiscaux, qui font que les étrangers – contrairement aux Suisses – peuvent ne pas payer d’impôt sur leur patrimoine en Suisse.

Notes : 

1 Un rescrit fiscal peut faire prévaloir la sécurité juridique du contribuable et lui permettre d’obtenir un régime fiscal particulier. Le « Lux Leaks » révélé en 2014 met en cause une liste d’accords fiscaux entre l’administration luxembourgeoise et des entreprises pratiquant l’évasion fiscale.

2 Initialement programmé sur Canal +, ce documentaire a été censuré par Vincent Bolloré, proche du patron du Crédit Mutuel, Michel Lucas. Il a finalement été diffusé par France 3 dans le magazine Pièces à conviction.

Source : The Dissident, Julien Le Gros, 23-12-2016

47 réponses à Évasion fiscale : « On a affaire à des oligarchies nationales complètement vérolées »

Commentaires recommandés

theuric Le 21 janvier 2016 à 03h25

Ce qui m’intéresse vraiment c’est de constater combien ces gens, les fraudeurs, peuvent être dans l’incapacité de comprendre qu’ils sont eux-mêmes en train de détruire ce qui fait leur puissance.
Ce mécanisme autodestructeur vient qu’ils ne trouvent pas, au-devant d’eux, un quelconque contre pouvoir, et le plus puissant ne pouvant qu’être l’état.
Mais là où cela devient passionnant c’est de percevoir leur impossibilité de faire le lien entre leurs actes et la déconfiture actuelle de l’économie-monde.
D’où ce réflexe, pour, à leurs yeux, en donner sens, d’en rejeter la faute sur la production dispendieuse pétrolière séoudienne, la baisse du prix du pétrole qui en est lié, des déboires boursiers et immobiliers chinois ou de toutes autres raisons.
Sauf de remettre en cause leurs perceptions fausses, ils ne pourrons jamais comprendre que d’appauvrir continuellement, d’abord les ouvriers, puis les classes-moyennes basses, les intermédiaires et enfin les plus hautes ne pouvait que conduire et conduit désormais le monde et eux-mêmes à la ruine.
Un tel aveuglement est tout de même fantastique, non?

  1. Christophe Le 21 janvier 2016 à 02h58
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    Comme les auteurs le disent eux-même “Il n’y a aucun scoop”.
    Pourtant, ce condensé de vérités me glace le sang.
    J’ai beau savoir déjà que le système est vérolé et que les agitations du monde politique concernant la fraude fiscale ne concerne que les pauvres et la classe moyenne, il n’empêche que le sentiment d’impuissance est bien là.

    Et ce sentiment d’impuissance fait parti de la fabrication du consentement.

    Les constats sont faits. Il me semble important de trouver l’inspiration pour combattre le système et partager ensemble les initiatives positives, comme celle de Larry Lessig. En plus de ses idées pour combattre le système, l’utilisation qu’il a des nouvelles technologies est particulièrement intéressante.


  2. theuric Le 21 janvier 2016 à 03h25
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    Ce qui m’intéresse vraiment c’est de constater combien ces gens, les fraudeurs, peuvent être dans l’incapacité de comprendre qu’ils sont eux-mêmes en train de détruire ce qui fait leur puissance.
    Ce mécanisme autodestructeur vient qu’ils ne trouvent pas, au-devant d’eux, un quelconque contre pouvoir, et le plus puissant ne pouvant qu’être l’état.
    Mais là où cela devient passionnant c’est de percevoir leur impossibilité de faire le lien entre leurs actes et la déconfiture actuelle de l’économie-monde.
    D’où ce réflexe, pour, à leurs yeux, en donner sens, d’en rejeter la faute sur la production dispendieuse pétrolière séoudienne, la baisse du prix du pétrole qui en est lié, des déboires boursiers et immobiliers chinois ou de toutes autres raisons.
    Sauf de remettre en cause leurs perceptions fausses, ils ne pourrons jamais comprendre que d’appauvrir continuellement, d’abord les ouvriers, puis les classes-moyennes basses, les intermédiaires et enfin les plus hautes ne pouvait que conduire et conduit désormais le monde et eux-mêmes à la ruine.
    Un tel aveuglement est tout de même fantastique, non?


    • SEBLEB Le 21 janvier 2016 à 08h26
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      Tu oublies leur bouc émissaire favori : les diverses formes de protection sociales.


    • noel Le 21 janvier 2016 à 08h33
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      Ces oligarches supranationaux constituent un “trésor de guerre” contre l’humanité en pillant la richesse des nations. Nous pourrions penser qu’elles se suicident voulant entraîner avec eux les 99 % de la population mondiale. Négatif !

      Elles organisent le chaos mondial déjà bien engagé. Diminuer drastiquement la population par des guerres incessantes et la pollution généralisée tout en continuant à s’enrichir.

      À terme, la population mondiale de beaucoup diminuée, ils construiront un véritable paradis terrestre “débarrassé” d’une humanité trop nombreuse dont ils n’ont jamais voulue et qu’ils détestent.

      Voir le film “Elysium” dont le synopsis donne des indices sur leur projet.

      Nous sommes en route vers ce scénario ! Nous savons tous dorénavant que ces “crises” sont créées de toutes pièces dont les Historiens, économistes et lanceurs d’alertes avertis reconstituent le puzzle.

      L’information et l’automatisation de la production permettent de sortir l’humanité de son esclavage millénaire. Une répartition équitable des richesses produites, offre à chacun une place digne et donne réellement envie de participer au bien commun. Nous y serions déjà depuis longtemps si n’étaient ces “cellules cancéreuses oligarnarchiques” fonctionnant en autarcie et hors sol sur le dos des peuples !

      Les “paradis fiscaux” sont leur arche, préfiguration d’un éventuel paradis terrestre dans lequel ils espèrent vivre leur immortalité cybertechnologique avec leurs enfants à partir d’un holocauste mondial intergénérationnel rendu possible par la force, l’usure, crimes, guerres et mensonges, propagandes, désastres en tous genres !

      Rien n’est gagné pour eux, ni pour l’humanité.

      Nul ne peut prédire notre avenir au plan terrestre. Il est scellé au plan divin.


      • Astatruc Le 21 janvier 2016 à 09h43
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        Bonjour,
        Je ne vois pas comment avec une population mondiale réduite de moitié et plus après les guerres, ces gens là espèrent gagner quelque chose, leurs richesses seront forcément réduite à proportion des gens morts qui n’achèteront plus.

        “Je vendais des canons dans les rues de la terre
        Mais mon commerce a trop marché
        J’ai fait faire des affaires à tous les fabricants d’cimetières
        Mais moi maint’nant je me retrouve à pied
        Tous mes bons clients
        Sont morts en chantant
        Et seul dans la vie
        Je vais sans soucis
        Aux coins des vieilles rues, le cœur content, le pied léger
        Je danse la carmagnole, y a plus personne sur le pavé
        Canons en solde !”

        Extrait du Petit Commerce de B.Vian


        • Micmac Le 21 janvier 2016 à 15h25
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          Vous oubliez que l’accumulation des richesses n’est pas un but ultime, à part chez quelques avares pathologiques. Ce qui compte, c’est le pouvoir qu’elles procurent (d’où le terme d’oligarchie).

          Ce qui compte, c’est non seulement de devenir plus riche, mais que la masse devienne plus pauvre. Être riche dans un monde où les gens sont suffisamment riches pour se sentirent en sécurité ne présente qu’un intérêt assez marginal. Il faut aussi appauvrir les autres, c’est nécessaire à la destruction de la démocratie. C’est une condition nécessaire pour que les plus riches puissent imposer leur volonté.

          Le démantèlement de la protection sociale n’a pas d’autre but. Il faut aussi réclamer la baisse des salaires, le libre échange pour forcer les salaires vers le bas par la concurrence.

          De fait, je pense que plus un système est corrompu, plus il est libéral, au sens économique. Faire le constat d’à quel point les idées libérales sont hégémoniques dans le débat politique est une mesure sûr du degré de corruption d’une nation.


      • Cyri Le 21 janvier 2016 à 10h55
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        Je pense que c’est une erreur de croire qu’ils construisent leur propre ruine.
        Il est vrai qu’il y a encore pas mal d’eugénistes au plus près du pouvoir américain, ce qui est en soi choquant. Ce genre de thèse devrait être aussi criminelle que le nazisme.
        Je me souviens également d’un rapport fuité d’une grande banque américaine qui affirmait que les plus riches, bien que peu nombreux, dépensent plus que toutes les classes moyennes réunies et qu’elles ne servent donc à rien en terme d’économie.
        Les Pinçon Charlot ont aussi bien montré comment ces oligarchies se sont maintenues envers et contre tout à travers l’histoire. On remonte parfois jusqu’au XVième siècle pour beaucoup trop de ces familles .
        Et, surtout, surtout, cette obstination de nos dirigeants, (qu’ils soient politiques, économiques, médiatiques, etc) à prendre toujours les pires décisions pour la survie des 99%. Ce n’est plus de l’incompétence ou de l’aveuglement, c’est du sabotage.
        Alors oui peut-être, le but est d’éliminer, avec un petit coup de pouce, cette majorité inapte à se perpétuer, se fédérer et défendre son intérêt. C’est le principe de survie des plus adaptés…


        • Astatruc Le 21 janvier 2016 à 13h18
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          je ne pense pas qu’ils soient plus adaptés, une personne adaptée à mon sens est une personne qui est “autonome”, ces gens là, sans le jardinier, ne sauraient pas se nourrir, alors, sont-ils plus adaptés?
          Il ne faut pas confondre le hasard qui vous fait naitre là plutôt qu’ailleurs, avec une capacité d’adaptation.


          • Cyri Le 21 janvier 2016 à 19h45
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            C’était de l’ironie. Vous avez raison, mais jusqu’à maintenant les faits vont dans leur sens, pas dans le nôtre. Et de leur point de vue, je pense que c’est ainsi qu’ils se perçoivent : tous vous diront qu’ils ont mérité leur position et travaillé dur, ce qui est peut-être vrai. Ils ne verront jamais que c’est la cuillère en argent qu’ils avait dans la bouche qui leur donne tant de succès à travail égal. Je me souviens du discours d’une Maman qui racontait tout le dur labeur qu’elle avait consacré à l’éducation de ses enfants alors qu’elle travaillait par ailleurs. Terriblement touchant, jusqu’à ce que j’apprenne qu’ils avaient toujours eu une nourrice, des profs particuliers pour les devoirs et une femme de ménage en plus… Ces gens là vivent dans un autre monde.


      • kimalu Le 22 janvier 2016 à 12h13
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        @noel : soyez prudent dans vos propos… sur la population…

        “La population mondiale comptait à ma naissance 1,5 milliard d’habitants. Quand je suis entré dans la vie active, vers 1930, ce nombre s’élevait à 2 milliards. Il est de 6 milliards aujourd’hui, et il atteindra 9 milliards dans quelques décennies, à croire les prévisions des démographes. Ils nous disent certes que ce dernier chiffre représentera un pic et que la population déclinera ensuite, si rapidement, ajoutent certains, qu’à l’échelle de quelques siècles une menace pèsera sur la survie de notre espèce. De toute façon, elle aura exercé ses ravages sur la diversité non pas seulement culturelle mais aussi biologique en faisant disparaître quantité d’espèces animales et végétales.

        De ces disparitions, l’homme est sans doute l’auteur, mais leurs effets se retournent contre lui. Il n’est aucun, peut-être, des grands drames contemporains qui ne trouve son origine directe ou indirecte dans la difficulté croissante de vivre ensemble, inconsciemment ressentie par une humanité en proie à l’explosion démographique et qui – tels ces vers de farine qui s’empoisonnent à distance dans le sac qui les enferme bien avant que la nourriture commence à leur manquer – se mettrait à se haïr elle-même parce qu’une prescience secrète l’avertit qu’elle devient trop nombreuse pour que chacun de ses membres puisse librement jouir de ces biens essentiels que sont l’espace libre, l’eau pure, l’air non pollué.”

        (Claude Lévi-Strauss : «La difficulté croissante de vivre ensemble…» – Source : «le Nouvel Observateur» – 01 05 2008)


      • stephp Le 24 janvier 2016 à 00h05
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    • Phypsi Le 21 janvier 2016 à 10h19
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      Je ne suis pas d’accord avec vous lorsque vous dites qu’ils ne se rendent pas compte de l’impact destructeur pour la simple raison que cela ne détruit pas ce qui fait leur puissance. L’argent coule à flot, regardez depuis 7 ans toutes les puissances financières ont été sauvées, au nom du sacro-saint “too big to fail”. Il n’y a jamais eu autant de millionnaires, de milliardaires qu’aujourd’hui. C’est ça leur force, leur puissance, ils savent profiter de toutes les situations et encore plus des guerres (regardez le Comité des forges de la siderurgie pendant la période de l’entre deux guerres puis pendant la seconde guerre mondiale) , soit parce qu’ils ont la connaissance, soit parce qu’ils en sont à l’origine.


      • theuric Le 21 janvier 2016 à 14h32
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        Pour qui est curieux de l’histoire peut voir que de part le temps nombre de rois, d’empereurs, d’oligarques de toutes sortes se sont conduits des plus imbéciles des façons, les menant soit à une grande faiblesse, jusqu’à même à leur plus totale perdition.
        Il est aussi possible de constater que certains dirigeants ne purent s’échapper à une situation qu’ils n’avaient pas créé, qu’ils savaient pourtant parfaitement destructrice et les conduisit à leur perte.
        D’autres phénomènes sont en jeu, comme peut l’être celle voulant qu’un incompétent ne voudra jamais plus intelligent ou compétent que lui sous sont autorité, ceci de crainte, réelle ou fantasmatique, qu’il ne le chasse de son poste.
        Sans compter que notre époque se trouve aux prises et au-dedans d’un phénomène d’obscurantisme qui, comme le défini Monsieur Grou: “est un état d’esprit réfractaire à la raison et au progrès”.
        C’est donc l’observation de tout un ensemble de mécanismes qui me permet de conclure qu’en fait nous ne sommes guidés que par des aveugles qui, comme dans les dessins animés, scient la branche sur laquelle nous sommes tous assis, eux comme nous.


        • douarn Le 22 janvier 2016 à 12h03
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          Bonjour theuric, peut être avez vous lu le livre de Jared Diamond : Effondrement.

          En étudiant des civilisations passées et présentes (Civilisation polynésienne de l’île de Pasques ou de Mangareva-Pitcairn-Henderson, civilisation Maya, civilisation Viking du Groenland, civilisation mélanésiennes de Tikopia ou de Papouasie, …), Diamond définit 5 déterminants du devenir des civilisations : dégradation environnementale, changement climatique, voisins hostiles, perte de partenaires commerciaux, et les réponses de la société elle-même à ses problèmes environnementaux.

          Diamond écrit que dans les sociétés en effondrement, les élites s’achètent le droit de mourir les derniers.
          Les vikings du Groenland auraient ainsi pu survivre en abandonnant l’agriculture importée de Scandinavie au profit des techniques Inuit de chasse à la baleine ou au phoque. Malheureusement pour eux, les vikings (qui méprisaient probablement les Inuits) sont entrés très tôt en guerres avec eux, fort de la supériorité que leur conférait le fer de leurs épées. Il aura suffit que le climat se rafraîchisse et que les échanges des vikings groenlandais avec le monde se tarissent pour que le fer se fasse rare et que les animaux n’aient plus assez de foin. Les derniers vikings survivants étaient les élites qui exploitaient les fermes les plus riches et fertiles… mais ils sont quand même morts après avoir repoussés les migrants qui venaient y chercher asile.


      • Charles Le 21 janvier 2016 à 16h19
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        En fait, le pouvoir de l’oligarchie ne tient qu’à leur capacité à réprimer ceux qui se révoltent, et à anesthésier les autres, notamment à force de médias et de politiciens servant l’illusion d’un changement par les urnes. L’alternative est bien là:
        Révolution ou soumission
        http://wp.me/p5oNrG-ixG


        • theuric Le 21 janvier 2016 à 22h26
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          La particularité de la situation mondiale actuelle c’est que le système est devenu autodestructeur, ce qui veut dire que nous ne sommes pas au-devant d’une déstabilisation nationale ou régionale mais bien internationale.
          A la différence de 1929 où la crise provenait, dans le même temps, d’un blocage de croissance d’un système, celui de l’économisme en général, soit des deux blocs est/ouest, et de l’affaiblissement des impériums européens, blocage qui pu prendre fin dès la fin de la deuxième guerre mondiale, ici nous avons affaire à la disparition de ce même système arrivé à l’achèvement de son existence.
          De ce fait, ceux portant le-dit système ne peuvent plus le réformer, d’autant plus qu’eux-mêmes sont contraints autant par leurs propres croyances que par les mécanismes mis en place, qui, à l’image de l’Union-européenne, sont irréformables.
          Ne leur reste donc plus que de tenter de sauver ce système par divers manœuvres, les Q.E. en étant les exemple les plus visibles, et de tenter d’amadouer les populations, étant entendu que les grands âges sont plus enclin au conservatismes que les plus jeunes.
          Ceci dans l’espoir, définitivement vain, que ce monde économique se sauvera de lui-même, pour ceux en en ayant conscience, comme Monsieur Soros.
          Cette inéluctabilité, pour eux plus ou moins invisible, ne peut, dans leur esprit, que de devoir rester invisible, à leurs yeux, donc aux yeux de leurs semblables, ici les autres être humains.
          Mais les peuples également savent inconsciemment que celui-ci est irréformableable et courre automatiquement à sa perte.
          Il faut bien comprendre l’angoisse que peut représenter le sentiment que le monde tel qu’il existe deviendra bientôt totalement différent peu de temps après.
          C’était, en 1914: “la guerre prendra fin dans trois mois”, nous savons tous aujourd’hui de ce qu’il en fut.
          C’est ce que j’ai pu observer chez des adhérents de Lutte-Ouvrière lorsque je leur avais dit que les U.S.A. disparaîtront bientôt.
          N’allez pas croire, les journalistes aussi font face aux mêmes pressions inconscientes, et même si nombre de sujets leur sont dictés, il est toujours possible de contourner intelligemment une censure.
          Vous pourrez observer que les seules raisons pour lesquelles des journalistes furent censurés et remerciés, ce fut du fait de leurs prises de positions sceptiques au sujet du réchauffement climatique anthropogénique, même si aucun livre réellement impertinent sur d’autre sujets furent publiés, même sous le couvert de l’anonymat.
          Cela montre bien qu’il y a unité idéologique collective.
          Pourquoi, ainsi, à votre avis tant de gens préfèrent voter F.N. plutôt que pour un parti réellement anti-Union-européenne, simplement en raison de cette angoisse inconsciente, en un processus d’évitement.
          Certes, nous sommes manipulés, mais, au-delà, nous partageons tous, plus ou moins, la même angoisse, celle de pressentir que nous ferons sous peu face à une transformation anthropologique inouïe, sinon cette manipulation aurait sauté depuis longtemps.


    • interlibre Le 21 janvier 2016 à 16h27
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      Anthropologiquement c’est effectivement fantastique. Quand on voit a quel point le système est autonome dans son autodestruction et dans son aveuglement on pourrait même commencer à parler d’egregore et de métaphysique. Ou alors c’est “juste” l’idéologie capitaliste et les limites/pièges cognitives du cerveau humain qui ont conduit à la situation actuelle. C’est terrible quand, grâce à la science, on connait nos propres limites et notre potentiel de tomber dans des pièges aussi stupides et personne pour dire stop. Il faudra nécessairement dépasser ce stade si notre espèce veut survivre à long terme.


      • theuric Le 21 janvier 2016 à 20h17
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        Parce que l’aveuglement conscient/inconscient de la réalité d’une situation n’est pas aussi bien étudié et que, de plus, nous sommes en fin d’un processus d’obscurantisme qui, de ce fait, prend aujourd’hui une ampleur sans pareil.
        Aveuglement et obscurantisme collectifs et individuels se doivent d’être étudiés, mais cela ne pourra se faire que quand cet obscurantisme moderne sera suffisamment affaibli pour laisser libre cours à ce type de réflexion et d’observation, bien que Monsieur Grou en ait, dans un ouvrage collectif dont je ne me souviens plus du nom, étudié les ressors.
        Mais des expériences psychologiques seraient là aussi d’une très grande importance.


    • Henri Tanson Le 21 janvier 2016 à 16h40
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      Aujourd’hui, c’est l’argent qui produit de l’argent.
      Avant, c’était le travail. L’exploitation des travailleurs.
      Je crois que ça a bien changé, non ?
      L’économie est devenue tellement virtuelle, ne reposant plus sur rien; il y a des quantités colossales de devises qui “circulent” ou pas, et qui n’ont aucun équivalent avec la réalité.
      Plus les banques, les États, créent des devises, et plus les riches sont riches et les pauvres s’appauvrissent.
      On peut même gagner de l’argent en bourse en pariant sur les dettes des États, sur la baisse des actions…
      Les riches seront toujours plus riches, et les pauvres toujours plus pauvres.
      Le monde est devenu fou, fou, fou…
      Il semblerait que la fin soit proche.
      À part ça, je crois qu’un (nouveau…?) parti politique cherche à alerter et informer; il aura même la bonne idée de présenter pour la premiere fois, un candidat aux prochaines présidentielles.
      Nous ne l’avons pas assez vu aux élections régionales…
      Faudra pas passer à côté; dernière chance avant le chaos.
      Je dis ça…


  3. Patrick Luder Le 21 janvier 2016 à 06h16
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    Là est le véritable terrorisme, la fraude fiscale ou l’évasion fiscale sont une atteinte directe aux 90% (ou 99% ?) dans le seul but de créer des avantages supplémentaires aux plus riches. La mondialisation en est le vecteur principal.

    Malgré toute l’information qui circulent sur des blogs tels “les crises”, je suis sidéré du déni de réalité de la toute grande majorité. La fabrication du consentement est le fléau de nos deniers millénaires.


  4. mot du Luxembourg Le 21 janvier 2016 à 06h43
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    Antoine Deltour … Son procès aura lieu en janvier au Luxembourg.

    Son procès commencera le 26 avril, et est prévu pour durer cinq jours, selon ce qu’a annoncé le Luxemburger Wort le 9 janvier.

    = https://www.couragefound.org/2016/01/antoine-deltours-luxleaks-trial-set-for-26-april/# =

    Il est accusé de vol, violation du secret professionnel. blanchiment et accès frauduleux à une base de données.

    Le journaliste français Edouard Perrin est accusé de complicité. Sur le site de soutien à Deltour ( version française ici = https://support-antoine.org/ = ) on peut lire Ces poursuites suscitent de nombreuses réactions, elles sont considérées par certains comme une atteinte à la liberté de la presse. Ah ?


  5. Fabrice Le 21 janvier 2016 à 07h02
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    Le droit à accumuler de la richesse n’est pas un droit divin!
    Notre renoncement à abolir la loi implicite, mais nul part inscrite, qui promeut le droit au dictat total et absolu du 0,000000001%….devrait nous couvrir de honte.
    Faute de ne pas avoir su nous entendre comme des frères…..Nous perdront tout jusqu’à notre dignité….comme des idiots que nous sommes.
    😉 pardon mon brave M L K


  6. BA Le 21 janvier 2016 à 07h15
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    A ce sujet, un dialogue extraordinaire entre Alain Peyrefitte et Charles de Gaulle :

    « Alain Peyrefitte.- Et Paul Morand ?

    Charles de Gaulle.- Lui, c’est pire encore ! Laval ne lui demandait même pas de rentrer. Londres et Vichy étaient prêts à accepter le maintien de sa mission économique ; elle pouvait entretenir des liens discrets, tout en ne faisant pas obstacle à ce que les relations diplomatiques soient officiellement rompues… Il est parti par le même bateau que l’ambassade. On ne voulait pourtant pas de lui à Vichy et on lui a tenu rigueur de son abandon de poste. Il était victime des richesses de sa femme, qui était roumaine, comme vous savez. Pour les récupérer, il s’est fait nommer ministre de Vichy à Bucarest. Puis, quand les troupes russes se sont approchées, il a chargé un train entier de tableaux et d’objets d’art et l’a envoyé en Suisse. Il s’est ensuite fait nommer ministre de Vichy à Berne, pour s’occuper du déchargement.

    Alain Peyrefitte.- Vous pensez que la collaboration et la fortune avaient partie liée ?

    Charles de Gaulle.- Vous ne croyez pas si bien dire ! Ce qui a rendu si rares les Français libres, c’est le fait que tant de Français soient propriétaires. Ils avaient à choisir entre leur propriété – leur petite maison, leur petit jardin, leur petite boutique, leur petit atelier, leur petite ferme, leur petit tas de bouquins ou de bons du Trésor – et la France. Ils ont préféré leur propriété. Quels ont été les premiers Français libres ? Des braves types comme les pêcheurs de l’île de Sein, qui ne possédaient que leur barque et l’emmenaient avec eux ; des garçons sans attaches, qui n’avaient rien à perdre ; des Juifs qui se sauvaient parce qu’ils devinaient qu’ils allaient tout perdre. Ceux qui avaient à choisir entre les biens matériels et l’âme de la France, les biens matériels ont choisi à leur place. Les possédants sont possédés par ce qu’ils possèdent. »

    (Alain Peyrefitte, C’était de Gaulle, tome 1, édition Fayard, page 148)


  7. H. Le 21 janvier 2016 à 08h00
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    S’il existe une évasion fiscale, c’est qu’il y a des prisons fiscales (je considère que notre pays en est une). Sans défendre aucunement des pratiques qui relèvent plus du truandage que d’autres chose, il faut admettre que nous ne sommes pas sur cette terre pour payer des impôts et des taxes.
    Maintenant les conclusions auxquelles arrivent les auteurs ne sont pas un scoop. Dans ce domaine, il est plus que probable que nous ne voyons que la face émergée de l’iceberg et on peut comprendre, à défaut d’excuser, pourquoi les pouvoirs qui se succèdent dans ce pays font en sorte q’un certain nombre de structure régalienne n’ait pas les moyens de faire leur travail.


    • Micmac Le 21 janvier 2016 à 15h46
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      Pas du tout. Les impôts ne sont pas assez élevés en France.

      Puisque les inégalités s’accroissent, puisque les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres, puisque les riches français, qui gagnent leur argent par le travail des autres français ne prennent même pas la peine d’investir en France, alors il faut les taxés beaucoup plus. CQFD

      Autre chose : le taux d’imposition marginal des classes supérieures n’a cesser de baisser depuis les années 70, sans compter les “niches” et autres exonérations. Où est votre enfer fiscal? Comment devrait-on qualifier les taux d’imposition des “trente glorieuses”? La baisse des taux d’imposition avaient pour but de favoriser l’investissement dans l’économie (le fameux “théorème de Schmidt : “Les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après demain.”). Les profits augmentent, mais pas d’investissements et pas d’emplois. Donc, encore une fois, taxons, qu’au moins l’État investisse à la place de ces branquignols.

      Tiens, ça me rappel quelque chose, c’est fameux quarante milliards distribués au patronat, ils sont où? Et bien qu’ils les rendent.

      C’est une erreur commune des classes moyennes supérieures (dont j’imagine que vous faites parti), de se croire solidaire des classes supérieures par intérêt commun. Pour eux, vous n’êtes rien.

      C’est aussi une erreur commune des classes aisées de croire qu’ils font partie de l’oligarchie. Des sondages éloquent ont donné des résultats très semblables dans tous les pays développés. D’après ces sondages, en gros, 10% de la population d’un pays s’imagine faire parti des 1% les plus riches. Ce qui montre entre autres que 9% de ces personnes n’ont aucune idée du degré de richesse et de corruption des 1% au dessus d’eux, et se sentent à tord solidaire de ces 1%, croyant en faire partie.


      • H. Le 22 janvier 2016 à 22h48
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        Je ne suis solidaire de personne sur ordre. Je préfère et réclame le droit de choisir avec qui et comment je peux être solidaire. Si votre rêve est de payer plus d’impôts, grand bien vous fasse mais de grâce, gardez votre plaisir pour vous seul. Soyez égoïste. Quant aux capacités qu’à l’État à investir, comprenez que j’émette de sérieux doutes. Ce que je constate au quotidien en la matière me laisse franchement dubitatif. Je vois surtout une ode au gaspillage.


  8. Nerouev Le 21 janvier 2016 à 08h57
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    Ne sommes-nous pas prisonniers d’une religion qui valorise la richesse comme un signe de victoire et de reconnaissance populaire ? Mais en retour elle n’est pas reconnaissante.


    • Maguy Le 21 janvier 2016 à 19h49
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      Mais cette religion existerait-elle s’il n’y avait pas une classe bourgeoise minoritaire privilégiée de tous temps, qui tout en s’adaptant aux inévitables évolutions sociaux économiques, ont toujours cherché à tirer leur épingle du jeu, tout en modelant le système à leur convenance, en lâchant intelligemment du lest vis à vis des classes populaires, sachant qu’ils seraient en mesure de reprendre tot ouy tard d’une main ce qu’ils auraient lâché de l’autre sous la


  9. Phypsi Le 21 janvier 2016 à 09h58
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    @patrick luder:
    Ne soyez pas sidéré de voir que malgré l’abondance de blogs sur des sujets comme celui-ci, la “masse” reste dans l’ignorance.
    En fait, je ne suis pas certain qu’elle soit tant dans l’ignorance que cela, mais il y a une certaine volonté de ne pas voir ces choses là.
    L’humain n’aime pas réfléchir car réfléchir c’est se remettre en question, se mettre dans une situation inconfortable et ça, c’est insupportable, car on risquerait de se rendre compte qu’on est les dindons de la farce. On préfère donner du temps de cerveau à Coca-Cola, “liker” des conneries à longueur de journee, c’est plus confortable. Notre cher premier sinistre veut même promouvoir les compétitions de jeux vidéos, c’est le dernier truc à la mode.
    Et ce n’est pas prêt de s’arranger, l’école est une fabrique à crétins à peu près instruits (et passablement éduqués). Les pires sont d’ailleurs bien souvent les plus instruits pour qui il est inimaginable qu’il en soit autrement: c’est normal qu’un patron triche (ils trichent tou) et qu’un salarié soit un voyou quand il défend son gagne pain surtout quand une chemise est déchirée. Allez écouter la dernière intervention de De Juniac, le patron d’air France (https://youtu.be/b4kKEJ0KgXs) devant ses potes et autres gestionnaires de fonds, il parle des acquis sociaux, c’est à vomir. Ce n’est pas la chemise qu’il faut lui arracher à cet enfoiré.
    On a aussi inventé un truc génial qui s’appelle la loyauté envers son entreprise qui permet de licencier un employé pour avoir l’avoir critiqué même à titre privé. Mais on trouve ça normal.
    Tout le monde finit par consciemment ou inconsciemment accepter. C’est pour ça que ça dure depuis plus d’un siècle et que ça continuera.
    Ce ne sera pas forcément les mêmes mais d’autres prendront leur place. C’est l’histoire de l’humanité.
    Les révolutions n’ont jamais été initiées par le bas, la révolution française en première intention.
    Et une fois faite on a mis un empereur à la place d’un roi pour revenir à un roi élu tous les 5 ans qui peut se permettre de faire tout et n’importe quoi sans craindre quoi que ce soit.
    Tant que les esprits ne changeront pas, que le pognon restera roi, rien ne changera.
    Ce n’est pas du pessimisme, mais une une prise de conscience qui fait que j’ai moins de désillusions.


    • Maguy Le 21 janvier 2016 à 20h45
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      “Tant que les esprits ne changeront pas, que le pognon restera roi, rien ne changera.
      Ce n’est pas du pessimisme, mais une une prise de conscience qui fait que j’ai moins de désillusions” et tant que nous croirons être en démocratie parce qu’il y a des bulletins de vote à utiliser de temps en temps, alors que ce système purement électoraliste de délégation de pouvoirs a été pensé perversement pour nous enlever le nôtre sur la gestion sociale et économiques (malgré les syndicats) des affaires de la cité et du pays.
      D-ailleurs le patronat se charge de créer ou soudoyer les syndicats les plus réformistes ou de droite pour empêcher la réussite d’un rassemblement protestataire syndical contre son dictat. Ainsi, Même si ils sont minoritaires en tant qu’adhérents, patronat et gouvernement libéral/socio-démocrate peuvent prétendre, malgré le boycott d’un ou 2 syndicats majoritaires en tant qu’adhérents, que le vote complice des autres syndicats suivistes est suffisant pour entériner les accords néfastes au niveau de vie des salariés et à la sécurité de l’emploi.
      C’est ainsi que l’impuissance des classes populaires est démontrée et s’imprime dans leur esprit afin de décourager tout rassemblement victorieux contre ce hold up social et économique de l’oligarchie dominante.
      Les esprits ne changeront que quand nous n’accepterons plus d’évoluer et de penser dans cette matrice aliénante et esclavagiste. Regardons du côté de ceux qui réfléchissent, créent et agissent déjà aujourd’hui en dehors d’elle comme le mouvement Colibris, et bien d’autres créatifs innovateurs, les économistes atterrés, les sociologues et philosophes qui démontrent la nocivité de ce système du veau d’Or à la démocratie pervertie, dévoyée et manipulée, ayant acquis la compétence mortifère de pérenniser à chaque étape du développement technologique, la domination et les privilèges d’une caste de rapaces sans conscience certes, mais d’une ingéniosité diabolique.
      La seule façon intelligente de conjurer et vaincre cette dictature oligarchique est de rejoindre et renforcer tous ceux qui créent de nouvelles façons de communiquer, créer, innover et vivre ensemble, afin de préserver toute vie humaine, animale et environnementale pour un nouvel art de vivre sur notre planète,


  10. Astatruc Le 21 janvier 2016 à 11h11
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    Phypsi

    Bien que je comprenne votre pessimisme, je ne suis pas tout à fait d’accord car les bases sont truqées.
    Comme vous le savez, l’information n’en est pas, à part quelques rares exceptions, c’est une sorte d’endoctrinement, si les gens étaient informés, la situation, j’en suis persuadé serait différente.
    Je pense que c’est la première base à reconstruire.
    Je pense aussi que les journaux actuels n’ont pas besoin de l’argent de poche que sont les subventions vu que ce sont des trust richissimes qui possèdent les médias, on se fout de notre gu***e, et si l’état voulait nous montrer qu’il se moquait de nous, il ne s’y prendrait pas autrement.
    On nous bassine sur la sécu, mais jamais on ne parle de cet argent distribué aux déjà riches et qui ne profite qu’à eux contraiement à la sécu qui profite à tous
    Jamais je n’ai entendu parler d’austérité sur les subventions allouées aux trusts richissimes.
    Bref tout ça pour dire qu’une société informée est capable de créer un tout autre paradigme que ‘il n’y a rien à faire, ils sont tout puissants”


    • Phypsi Le 21 janvier 2016 à 12h09
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      Merci pour votre réponse. Je dis effectivement qu’ils sont tout puissants dans le système actuelle qui consiste à éduquer les masses pour qu’ils le reste. Cependant, je ne suis pas certain que la masse ait envie que ça change. Tout le monde a accès à l’information aujourd’hui et bien plus qu’il y a 50 ans. Or le rapport de force n’a jamais été autant en faveur des “puissants”. Il y a une certaine forme de résignation et de non envie de changer. On a réussi à transformer des têtes qui pensent en têtes qui consomment et qui ne
      veulent pas autre chose que continuer à consommer. Les mentalités ont changé, maintenant on échange nos idées derrière un écran. Mais il n’y a plus personne dans les rues . discutez de sujets un peu sérieux au boulot avec des gens qui ne partagent pas forcément vos idées. Vous verrez, on passe vite pour un chiant, alors qu’on pourrait parler comme tous les jours de radio bière foot.


      • Astatruc Le 21 janvier 2016 à 13h12
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        Franchement,
        Vous avez vu comme les gens sont matraqués de toutes parts par les médias, les déclarations du gouvernement, les attentats, les chocs?
        ça s’arrête plus, chaque jour a son lot.
        Si les gens s’éloignaient de ces pollutions, ils recouvreraient un peu d’esprit critique mais il faut l’avouer, on est cernés.
        Perso, je vis en campagne, la pollution médiatique est moins importante si on prend la précaution de jeter sa télé, de ne pas écouter la radio, on peut prendre du recul.


        • Phypsi Le 21 janvier 2016 à 15h59
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          Je suis entièrement d’accord avec vous, jeter sa télé (ce que j’ai également fait) permet de prendre du recule et pas seulement à propos de l’information.
          Mais combien de personnes jettent leur télé (sans allez acheter le dernier écran plat 150cm à la dernière mode)?
          C’est dans ce sens que je dis que les gens ont une part de responsabilité, et qu’avant tout ils choisissent par confort de ne pas changer leurs habitudes. J’ai trop entendu: je rentre du boulot crevé, et j’aime bien me reposer en regardant la télé. Je ne considère pas être au dessus du lot, pourtant j’ai fait l’effort de me mettre dans la situation inconfortable de ne pas accepter sans regard critique toute l’information pré-machée.
          Je reste persuadé que le principal mode action qui aurait un effet tangible et de changer les habitudes de consommation y compris pour l’information mais cela passe d’abord par une volonté propre à chaque individu.


  11. christian gedeon Le 21 janvier 2016 à 12h06
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    Amusant article qui fait écho à ce que j’écrivais hier dans une autre rubrique…mais je redis la même chose qu’hier quitte à déplaire… l’incroyable accéleration de la concentration de richesses depuis les années 1970 s’est faite AU VU ET AU SU de tout le monde,ou presque dans le monde dit occidental. Et les “citoyens ” ont voté et revoté pour les mêmes,sans cesse,complètement décérébrés par le double bistouri de la “consommation ” et des “libertés ” . Ces mêmes citoyens ont applaudi des deux mains, la liberté de transfert des capitaux ( dont la liberté de circulation des personnes n’est que la cache sexe à paillettes),la fin de la Nation et du patritisme (tellement vulgaires ces choses là!),la suppression du service militaire(quelle victoire pour les cons ,et quel service que la suppression d’une armée républicaine pour les “riches “,mais pas que), la désindustrialisation en faveur de l’économie de “services “(ah çà pour une servive,çà a été un sacré service rendu à certains),etc….j’en passe et des meilleures. la communautarisation en cours rapide de notre “société ” est le dernier avatar de cette évolution…mais les “citoyens ” ont voté POUR..;et quand pour une fois qu’ils votaient contre (Lisbonne ) et qu’on leur carrément ri au nez,ben ils sont retournés à leur télé réalité! Sans manifs,sans rien en fait. Non,les “oligarchies ” ne sont pas responsables de tout. les premiers responsables sont les citoyens qui viennent aujourd’hui pleurnicher. Vous avez chanté? Ignoré les avertissements pourtant nombreux au profit de vos soi disant “libertés “? Eh bien,dansez maintenant,dansez!


    • Phypsi Le 21 janvier 2016 à 16h06
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      Je suis assez d’accord sur le fond, on a trop tendance à trouver des excuses à ceux qui ne font pas l’effort de réfléchir de critiquer (au sens le plus noble qui soit) de remettre en cause.
      Et pourtant il n’a jamais été aussi facile de s’informer qu’aujourd’hui. Encore faut-il en avoir envie.


  12. adrien Le 21 janvier 2016 à 12h59
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    ” Toutes les grosses fortunes négocient leurs impôts, vous le savez parfaitement ” (H.Gaino, 2013).
    Le Système économique qui promeut la classe dirigeante en faveur du tout-marché, de la (très) libre entreprise, et ennemie de la régulation, du contrôle, ce système produit ” un ennemi de la Finance” en peau de lapin .Si nous coulons, que ce soit au moins avec les yeux ouverts ! Merci aux auteurs .


  13. ANTUNES Rui Manuel Le 21 janvier 2016 à 17h13
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    Qui parle de sentiment d’impuissance? Nous le créons nous même ce sentiment. Je suis prêt à parier ma tête que si d’un bloc nous cessions tous de verser nos impôts, ce sentiment d’impuissance dont vous parlez s’inverserait. Moi je fais ma part, j’ai commencé: je ne paye plus mes impôts mais je le dis haut et clair. Ce n’est pas de la fraude. C’est un réveil. Devrais-je en avoir honte? Le fisc me bouscule, il me bloque de partout mais tant pis, je ne serai pas complice. Tout seul je suis insignifiant, dommage, et je ne sais pas comment cela va finir, mais c’est pour moi la seule solution: cessez de nourrir toute cette mascarade ou arrêtez vos gémissements. Ne votez plus non plus, en attendant de jours meilleurs! Le colosse a le pied d’argile mais nous le savons pas. Bisous.


    • Renaud K Le 21 janvier 2016 à 18h06
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      C’est beau. Un peu con, vous m’excuserez de cette grossièreté, mais je n’ai pas trouvé d’autre mot.
      L’administration disposant de moyens simples de nous faire payer, votre idée se résume à nous proposer de voir nos comptes bancaires et nos salaires saisis, avec en prime les frais à payer .
      Quant à ne pas voter, pourquoi pas ? Après tout, vous ne fâcherez aucune des personnes de notre nomenklatura oligarchique. Au contraire, le vote est l’une des seules choses qu’ils redoutent. Certains d’entre eux proposent même de modifier les règles en donnant plus de poids aux votes des uns en fonction de leur richesse. Alors, ne votez pas et soyez complices du système. En attendant la Révolution, comme d’autres attendaient Godot.


  14. E. Le 21 janvier 2016 à 18h49
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    Ces gens ne s’intéressent pas à l’histoire sans quoi ils auraient déjà remarqué que ce scénario s’était déjà produit il y a deux mille cent ans de cela (ou alors c’est simplement qu’ils s’en foutent royalement, ce qui est fort possible).

    Les patriciens romains de la vieille république avaient déjà cédé à l’hybris du gain à leur époque. Gouverneurs et propriétaires terriens s’accaparaient les richesses de régions entières et empêchaient les moins favorisés d’améliorer leur situation personnelle.
    L’avertissement des Gracques n’ayant pas suffi, il a fallu une guerre civile de cent ans (!) pour finalement en venir à l’empire, plus à même de développer des instances de régulation plus effiaces… ( à l’attention des trolls: je ne fais pas l’apologie de la dictature!).

    Pour ceux que ça intéresse, Lucien Jerphagnon explique ça très bien dans son bouquin “Histoire de la Rome antique : les armes et les mots”.


  15. lon Le 21 janvier 2016 à 18h54
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    La fameuse loi TAFTA

    Je suppose que les auteurs veulent dire le FACTA ( Foreign Account Tax Compliance Act )

    Exemple de réciprocité les établissements bancaires US sont obligés de déclarer les avoirs de citoyens français à l’administration fiscale française .
    Je ne savais pas que le Delaware n’y était pas tenu . Si c’est le cas et comme le disent les auteurs, cet Etat va rafler le jackpot de l’évasion fiscale européenne .


  16. Andrae Le 21 janvier 2016 à 20h25
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    Il y a une erreur dans le texte:

    La fameuse loi TAFTA élaborée sur recommandation de Barack Obama est à sens unique. Sous peine de ne plus avoir d’activités aux États-Unis, tous les pays du monde doivent déclarer les citoyens américains qui ouvrent des comptes non déclarés.

    Il s’agit non pas du “Transatlantic Free Trade Area,” TAFTA (tout un chapitre en soi!) mais de FATCA, le “Foreign Account Tax Compliance Act.”

    FATCA dicte des obligations à toute institution (limitons à bancaire pour éviter dispersion) en dehors des USA qui accepte des comptes de la part de: citoyens USA, double ou plus nationaux, personnes ayant renoncé à la nationalité, personnes en lien avec les USA, p. ex. ayant eu un ‘green card’, permis de séjour à long terme, ou possédant de la ‘fortune’ (propriété, actions US, la liste est longue), un domicile, une maison, etc. aux USA. Cette catégorie est très vague, dans le jargon officiel US PERSONS.

    Inclus également sont les Américains accidentels, cad. des individus qui ne savent pas qu’ils sont citoyens US et le découvrent avec effroi.

    Et ce n’est pas juste de dire ‘comptes non-déclarés’ – la grande majorité se plie aux règles et déclare, selon ce qu’ils connaissent des règlements, etc. Ils sont trouvent dans le colimateur…

    En principe tous ces ‘expatriés’ – ou simplement personnes qui ont des activités commerciales en Europe p. ex. – sont obligés de faire des déclarations d’impot aux USA. Dans les faits, des accords bi-latéraux font exception pour les gens ordinaires (salariés, etc.) non fortunés. Ils payent des impots en France p. ex. mais zero aux US.

    Mais voilà FATCA oblige les banques étrangères à faire du dépistage pour trouver ceux qui n’ont pas déclarés correctement (aux US ou dans leur pays de résidence.) La législation est extrèment compliquée et obscure, un casse tête qui change tous les 6 mois.. Et les amendes pour le ‘non compliance’ sont immenses pour les individus et les ‘banques’…Impossible de décrire brièvement. Le lien et de PWC – et donne PDF des derniers! textes….C’est vraiment un jungle kafkaienne…Le wiki en anglais n’est pas bon mais laisse entrevoir l’arbitraire, l’horreur.

    http://www.pwc.com/us/en/financial-services/publications/fatca-publications.html

    https://en.wikipedia.org/wiki/Foreign_Account_Tax_Compliance_Act

    Il n’est pas vrai que ‘tous les pays du monde doivent déclarer…’ Il y a plusieurs niveaux d’adhésion à FATCA, environ 4 (voir le wiki) et bcp de pays refusent d’entrer en matière.

    Je ne dis pas que les tricheurs doivent être ignorés, mais que FATCA a cré un paysage qui a mis bcp dans la misère, représente des interêts particuliers, divers, et arbitraires, c’est une arme de domination qui valse ici et là.

    Bien sur, les hyper-riches, les copains, ne sont pas concernés.


  17. vinel Le 22 janvier 2016 à 00h06
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    Il y aura tôt ou tard des réactions des peuples.
    Compte tenu des accumulations de ses moyens l’oligarchie pourra se payer des moyens de répression polices,milices …
    Il sera primordial d’assurer un mouvement planétaire des peuples spoliés.
    Il ne faut surtout pas attendre,le servage qui menace risquerait de s’imprégner dans les cervaux.
    Des lors la réaction ne serait engagée que par une minorité très faible.
    Le temps est en faveur des spoliateurs de l’humanité!
    Unissons nous!


  18. nulnestpropheteensonpays Le 22 janvier 2016 à 11h15
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    ils scient la branche sur laquelle ils sont assis en espérant que d’ici ce qu’elle tombe ils auront trouvé une façon de garder leur pouvoir quoi qu’il en soit .Peut être l’ont ils déjà trouvé , la résistance n’a été le fruit que de quelques pour cent de la population , faire un recoupement des gens les plus virulents postant sur des sites particuliers avec mot clés et puis le grand soir …tatatin.. un nouveau coup d’état a cause des méchant basanés


  19. ber075 Le 24 janvier 2016 à 22h14
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    http://www.europaforum.public.lu/fr/actualites/2015/06/comm-plan-action-fiscalite-entreprises/index.html
    Projet de directive ACCis de la commission déposé devant le parlement début 2018 alors que le lux leaks date de Novembre 2014: soit plus de 3 ans, pour selon les dires de Moscovici :
    faire “une proposition initiale [qui] sera par ailleurs scindée en plus petites parties pour progresser par étapes”, à laquelle va s’ajouter les délais de transposition dans les parlements nationaux:
    http://lci.tf1.fr/economie/entreprise/evasion-fiscale-l-assemblee-rejette-un-amendement-sur-la-transparence-8696456.html
    Il fallait pas faire entrer le loup (Junker) dans la bergerie car le conflit d’intérêt est plus que patent..


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