Source : Louis Hausalter, pour Marianne, le 5 janvier 2016.

Submergés par l’afflux de migrants, la Suède et le Danemark viennent de rétablir des contrôles à leurs frontières. Un nouveau coup de canif dans l’espace de libre circulation. Et un désaveu de plus pour l’Union européenne.

A la frontière entre la Hongrie et la Serbie, en décembre 2015. Supova Tereza/AP/SIPA

Pour l’espace Schengen, 2015 était l’année du coup de semonce. 2016 sera-t-elle celle du coup de grâce ? Ce mois de janvier a en tout cas commencé par une nouvelle entaille dans l’espace européen de libre circulation. La Suède et le Danemark ont successivement annoncé lundi 4 janvier le rétablissement de contrôles à leurs frontières. Une réaction à la crise migratoire qui touche particulièrement les deux pays nordiques. La Suède, considérée comme un eldorado par de nombreux réfugiés pour sa tradition d’accueil, en a reçu plus de 160.000 en 2015. Le Danemark a accueilli huit fois moins de migrants, mais craint d’être piégé par sa situation géographique, sur la route entre l’Allemagne et la Suède.

Cela porte à 12 le nombre de pays qui ont rétabli des contrôles aléatoires ou systématiques à leurs frontières depuis l’été dernier. Parmi eux, la France, l’Allemagne et les Pays-Bas, trois Etats signataires de l’accord qui posa les bases de l’espace de libre circulation en 1985. Ainsi Schengen agonise-t-il à petit feu, dans une indifférence quasi-générale. La Hongrie et la Slovénie sont allées jusqu’à ériger des clôtures pour dissuader le passage de migrants. Ce qui n’a fait que reporter le problème : les migrants bloqués par les barbelés du gouvernement hongrois de Viktor Orbán ont cherché à contourner le pays par le sud, en passant par la Croatie.

En France, où les contrôles ont été rétablis d’abord en raison de la COP 21, puis après les attentats du 13 novembre, il ne se trouve plus grand-monde pour défendre Schengen. Quelques jours après les attaques de Paris, le Premier ministre Manuel Valls avait justifié le rétablissement des contrôles en adressant cet avertissement sans frais à Bruxelles : “Si l’Europe n’assume pas ses responsabilités, alors c’est tout le système Schengen qui sera remis en cause.” A droite, l’arrêt de décès est déjà signé. Même Alain Juppé, pourtant défenseur de l’idéal européen, constate l’échec de l’espace de libre circulation.“Schengen est mort, il faut un nouveau traité”, a asséné le maire de Bordeaux ce mardi sur Europe 1.“Schengen est mort”, une phrase déjà prononcée il y a un mois par son rival Nicolas Sarkozy…

Sur la scène européenne, l’Allemagne se retrouve bien seule à défendre Schengen. Après le rétablissement des contrôles par la Suède et le Danemark, Berlin s’est alarmé de la situation lundi.L’accord de Schengen “est en danger”, a déclaré le porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères, soulignant que “la libre circulation est un bien précieux”. Une inquiétude pas du tout désintéressée : plus d’un million de réfugiés sont entrés en Allemagne l’an dernier. Le gouvernement d’Angela Merkel plaide pour que le fardeau soit mieux partagé entre les pays européens, sans grand succès pour l’instant.

LE RÉTABLISSEMENT DES CONTRÔLES EST CENSÉ DEMEURER “UNE EXCEPTION”. OR, L’EXCEPTION DEVIENT PEU À PEU LA RÈGLE.

Certes, le règlement de Schengen permet de rétablir les contrôles aux frontières pour des raisons d’“ordre public ou de sécurité nationale”. Mais cela est censé être provisoire et demeurer “une exception”. Or, il semble que l’exception devienne peu à peu la règle. Selon Le Figaro, la Commission européenne planche même sur un assouplissement qui permettrait aux Etats membres de prolonger leurs contrôles aux frontières jusqu’en 2017.

En parallèle, Bruxelles cherche désespérément comment mieux gérer la crise migratoire. La Commissiona proposé en décembre un nouveau train de mesures, dont le contrôle systématique de tous les entrants et sortants de la zone Schengen et la mise en place d’un“document de voyage” qui doit faciliter le renvoi des migrants illégaux. Pour l’instant, les décisions européennes n’ont pas brillé par leur efficacité. L’application du plan de répartition de 160.000 réfugiés laborieusement adopté en septembre n’avance que très lentement. Faute de solution probante, les Etats n’ont rien trouvé de mieux pour l’instant que de revenir progressivement aux frontières nationales. Pour Schengen, cela ressemble à un début d’enterrement de première classe. Pour l’Europe, c’est incontestablement un nouveau désaveu.

Source : Louis Hausalter, pour Marianne, le 5 janvier 2016.

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59 réponses à Schengen passera-t-il l’hiver ?

Commentaires recommandés

DUGUESCLIN Le 11 janvier 2016 à 06h07

L’UE était faites, selon ses adeptes, pour permettre un développement économique en créant une nouvelle puissance, pour qu’il n’y ait plus de guerres fratricides, avec une monnaie unique et la libre circulation.
Pour cela on a créé des commissaires, des délégués, puis un parlement, puis un gouvernement de non élus sous forme de commissions.
Tout cela a eu un coût.
Maintenant l’UE va dépenser pour réparer ses erreurs. Le retour aux frontières, une monnaie menacée, la perte des souverainetés est le résultat de l’européisme dévoyé. Le plus grave est l’échec de la paix, la guerre est à nouveau en Europe, comme en Ukraine suite à un coup d’état, puis dans toute l’union sous forme de guerre terroriste. Ou est-elle la paix promise?
Au contraire nous avons créer une nouvelle guerre froide en Europe, une partie d’elle-même contre une autre partie d’elle-même, embargos indignes, dépenses incontrôlées pour des mesures qui nous desservent, aggravation du chômage, insécurité de plus en plus grande, installation du totalitarisme, la liste pourrait s’allonger.
L’UE n’a pas tenue ses promesses, elle a occulté les volontés des peuples, n’a pas amené la prospérité promise, ni la paix.
Les accords de Schengen ne sont plus qu’un “gadget”.
Pourtant, a priori, c’était sympa d’avoir une monnaie commune, de passer les frontières en tant que “citoyen européen”, et pourtant rien de ce qui était attendu ne s’est réalisé.
La raison est la perte de la souveraineté des peuples, l’ignorance et le mépris d’une volonté populaire (qui n’est pas anti-européenne), mais qui a le sentiment que l’UE, telle qu’elle est faites, est anti-européenne, parce qu’elle n’a pas permis de remplacer les identités nationales par une identité européenne, parce qu’elle n’a pas permis un patriotisme européen qui puisse concernée toute l’Europe et tous les européens grâce par des accords qui respectent les économies de chacun, qui incluent tous les pays d’Europe, et rien que les pays d’Europe.
La guerre en Ukraine est l’échec le plus retentissant de l’européisme, car une vraie Europe n’aurait pas provoquée la catastrophe ukrainienne, ni la crise économique incontrôlée qui touche tout le monde.
Des accords de partenariat entre tous les pays d’Europe aurait été bien plus bénéfiques, que cette espèce d’administration informe qui méprise les peuples, pour donner le pouvoir à une haute finance internationale qui ne nous rapporte rien, sinon la soumission, la pauvreté, la perte de la conscience d’appartenir à un ensemble européen commun.
La disparition des accords de Schengen marque le début de la disparition de cette machine qui méprise la volonté des peuples, qui détruit les identités sans en créer une nouvelle, qui les noient dans un mondialisme informe, aliénant, incontrôlable, donnant le sentiment de ne plus exister en tant que peuples d’Europe.
Seule la Russie, parmi les pays d’Europe, a conservé sa souveraineté et donne le sentiment aux peuples de la grande fédération d’exister, d’être reconnus, de pouvoir se développer.
A force de s’en prendre aux “identitaires” on finit par n’avoir plus aucune appartenance, aucune existence, aucune identité. La carte d’identité n’a plus qu’un rôle utilitaire, elle n’est plus la marque d’une appartenance à un peuple.
Mais ces peuples européens prennent conscience et contestent qu’on les fasse disparaître par des manœuvres insidieuses méprisantes parce que précisément ces peuples ont un défaut celui, (par définition), d’être populistes et de revendiquer la maîtrise de leur destin.
Les peuples d’Europe ont vocation à s’unir mais pas à disparaître.

  1. FETO Le 11 janvier 2016 à 02h10
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    Excellente interview dans le Figaro de Thierry Baudet (conservateur néerlandais): La nation est le meilleur cadre pour traiter la crise migratoire

    http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/01/08/31002-20160108ARTFIG00352-thierry-baudet-la-nation-est-le-meilleur-cadre-pour-traiter-la-crise-migratoire.php#


    • Jean Louis Le 11 janvier 2016 à 03h06
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      A propos de la Hollande: un nouveau référendum pour l’association UE et Ukraine en Avril 2016.

      http://fr.sputniknews.com/international/20160110/1020821382/association-ue-ukraine-neerlandais-contre.html#ixzz3wqLdMTtm


    • Patrick Luder Le 11 janvier 2016 à 07h38
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      La crise migratoire

      Comme si la crise était le fait que des migrants arrivent dans ton pays ?!

      => La crise n’est-elle pas ce qui les fait quitter leurs chez-eux !?


      • Spectre Le 11 janvier 2016 à 13h43
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        Classique illustration de l’effarant autisme européen : quand des centaines de milliers de personnes meurent là-bas, ce n’est pas très grave ; mais quand elles commencent à poser le pied en Europe, là, c’est l’apocalypse.


        • vinel Le 11 janvier 2016 à 17h16
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          L’apocalypse c’est ce tu sembles percevoir.
          D’ une analyse systémique au niveau de la planète il ressort:
          -que des mouvements de population du niveau que nous percevons en Europe,il y en a eu dans le monde et toujours .
          -ces mouvements n’ont en rien modifié la finance internationale dans ses profits.
          -des millards de milliards de dollar(les liquidités du système financier)ne sont pas influencés par le déplacement de 5 millions d’humains.
          Il en serait de même s’ils étaient morts.
          Ramenons les aléas perçus à notre niveau à leur proportion réelle dans le monde qui est le notre,c’est à dire à ceux d’un troupeau destiné au servage dont les membres sont interchangeables presque indéfiniment sans pertes de bénéfices pour la haute finance.


      • Tassel Olivier Le 11 janvier 2016 à 22h39
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        La crise qui les a fait partir, ou le “rêve” qui leur a été vendu ???


        • Patrick Luder Le 12 janvier 2016 à 04h25
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          On va se cotiser pour te payer 3 semaines de vacances à Madaya, que tu puisse prendre la mesure de tes paroles …


  2. Frédérique Le 11 janvier 2016 à 02h15
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    “L’accord de Schengen “est en danger”, a déclaré le porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères, soulignant que “la libre circulation est un bien précieux”.

    Il faudrait que ce ministre allemand explique en quoi les contrôles aux frontières peuvent mettre en danger la libre circulation dans la mesure où ils n’entravent pas les droits des européens, mais visent à mettre un terme aux trafics illégaux et au passage des personnes illégalement entrées en U.E.
    Un contrôle aux frontières n’est pas une fermeture que je sache.
    On présente bien sa pièce d’identité lors d’un contrôle de police, on ouvre son coffre à la demande des douaniers à l’intérieur du pays, on patiente souvent aux péages des autoroutes, en quoi ce serait une catastrophe pour l’U.E de le faire aux frontières, comme c’était avant?


    • caliban Le 11 janvier 2016 à 05h25
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      C’est une “catastrophe” si – comme nos dirigeants l’imaginent – l’UE a vocation à suivre le modèle fédéral des Etats-Unis. Le képi du douanier est un fort recul symbolique dans ce processus.

      Une Europe fédérale est en marche :
      • mise en place d’une administration européenne pléthorique (33000 fonctionnaires, 6% du budget)
      • contrôle budgétaire des Etats
      • redécoupage des territoires (les Régions en France ont été redécoupées non pas sur l’étalon allemand mais états-unien)

      Plus le fédéralisme avance, moins on en parle. Rien de surprenant à cela : le mettre sur la table, c’est l’exposer au débat démocratique. Dit autrement, il n’est jamais demandé à nos élites de parler de l’UE dans 20, 30 ou 50 ans…

      Ce n’est pas parce que ce processus de fédéralisation passe sous les radars des médias que nous devons oublier qu’il est l’horizon indépassable de nos élites, biberonnées dans les High School US.


      • Furax Le 11 janvier 2016 à 07h01
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        Le budget de l’UE est depuis des années en recul relatif par rapport au PIB européen.

        La seule municipalité de Paris emploie près de 2 fois plus de fonctionnaires que les dervices de l’UE, pour un budget de 8,5 milliards d’euros, soit environ 17 fois moindre que celui de l’UE (environ 150 milliards).

        On peut faire beaucoup de reproches à l’UE, notamment sur sa pathologie normalisatrice. Mais sur cela …


        • titus Le 11 janvier 2016 à 07h15
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          “La seule municipalité de Paris emploie près de 2 fois plus de fonctionnaires que les dervices de l’UE” ce n’est pas comparable : l’UE ne s’occupe pas des espaces verts, de la voirie, des crèches, des piscines, des écoles…


          • caliban Le 11 janvier 2016 à 11h22
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            Vous m’ôtez les mots du clavier.

            Les 33.000 fonctionnaires de l’UE sont employés à rédiger des normes et à les traduire.
            Accessoirement à planter des drapeaux étoilés urbi et orbi.


            • Furax Le 11 janvier 2016 à 14h17
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              Non, à suivre aussi les 150 milliards d’euros annuels de budget de l’UE. Faites donc un ratio. Ca fait un fonctionnaire européen pour gérer 4,5 millions d’euros.

              Comparez maintenant avec les mêmes ratios pour l’Etat en France, (même en excluant du dénominateur les policiers, militaires, gendarmes, enseignants, médecins et infirmiers, … etc, qui rendent un service direct à la population). Et vous verrez que le ratio est très très loin d’être au désavantage de la bureaucratie européenne.

              Ne vous méprenez pas. Je suis très critique sur l’UE et la manière dont elle dysfonctionne, la manière dont elle dessert les intérêts des pays européens, des citoyens européens et de l’idée européenne elle-même.

              Mais pour que la critique soit percutante, encore faut-il qu’elle ne soit pas polluée par des affirmations sans fondement ou des affirmations consistant à dénoncer la paille dans l’oeil de l’autre sans se soucier de la poutre qui est dans notre propre oeil.


            • caliban Le 11 janvier 2016 à 15h31
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              @Furax

              Je vous remercie pour votre démarche pleine de rigueur. Je la suspecte toutefois d’avoir un biais, faire un ratio est mathématiquement rigoureux mais en l’espèce il ne permet pas de décrire la réalité.

              Prenons pour base de comparaison la France, dont il est commun d’admettre qu’elle dispose d’un grand nombre de fonctionnaires.

              Il y a 3 fonctions publiques :
              • fonction publique d’Etat : 2.5 millions (dont 2 millions pour les ministères, c’est à dire l’administration centrale)
              • fonction publique territoriale : 1.9 million
              • fonction publique hospitalière : 1.1 million

              Parmi ces fonctionnaires, lesquels sont réellement impliqués – comme les fonctionnaires européens – dans la création des lois et des normes :
              • la présidence de la République
              • Matignon
              • l’Assemblée nationale

              Je dirais, à vue de nez, quelques milliers de personnes.

              L’UE ne produit que du papier : elle ne gère pas sur le terrain les routes, les écoles, les hôpitaux, les prisons. D’un point de vue matériel, elle se contente d’y poser son drapeau (et encore est-ce certainement un agent administratif qui s’y colle).

              En bref, le ratio que vous mettez en avant serait pertinent si l’UE était autre chose qu’une gigantesque bureaucratie, et de surcroît extrêmement onéreuse.

              Je ne doute pas
              • que les fonctionnaires européens soient débordés,
              • qu’ils accomplissent un travail harassant (au point qu’on doive leur accorder la retraite pleine au bout de 15 ans)
              • et qu’ils ne peuvent pas tout faire eux-mêmes (au point qu’ils fassent rédiger leurs rapports d’expertises par les lobbys des firmes multinationales)

              … ce dont je doute c’est qu’il faille payer grassement plusieurs dizaines de milliers de personnes pour produire du vent. Prenons l’exemple de l’Euro ou même des traités, des châteaux de cartes que même leurs initiateurs sont incapables de respecter.


            • xyloglossie Le 11 janvier 2016 à 22h28
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              @caliban,
              Il ne faut pas croire tout ce qu’on lit ici ou là. Cet excellent site nous enseigne d’ailleurs à vérifier les infos.
              Par exemple pour les retraites des agents de l’Union Européenne, c’est actuellement 1,8 % de salaire de base par année travaillée. Ce qui fait qu’il faut 39 ans pour arriver au taux maximum de 70% de retraite. Pas 15 ans…
              Pour le reste, je vous laisse chercher un peu par vous même. Juste une anecdote: savez vous que le salaire minimum des agents de l’UE est inférieur au minimum légal au Luxembourg?
              Bref, comme pour tout, méfiez vous de la propagande, vérifiez par vous même toutes les informations.


        • Horzabky Le 11 janvier 2016 à 20h05
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          Le paiement des salaires des fonctionnaires employés par l’UE, c’est 6% du budget de celle-ci, soit à peu près autant que le budget total de la ville de Paris.

          Que dirait-on si la totalité du budget de la ville de Paris servait à payer la moitié de ses fonctionnaires, et rien d’autre ?

          D’après UKIP, les 200 fonctionnaires de l’Union Européenne les mieux payés gagnent tous plus que le Premier Ministre britannique. Les autres sont aussi très bien payés, surtout par rapport au travail qu’ils font. Le voila le scandale.

          Si les employés de la ville de Paris étaient aussi bien payés que les fonctionnaires de l’UE, il faudrait doubler le budget de la ville de Paris rien que pour payer leurs salaires. Et pour continuer à assurer les services urbains, il faudrait tripler le budget.

          L’UE est un scandale financier.


          • Furax Le 12 janvier 2016 à 07h47
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            Certes. Et en même temps, il faut prendre en compte le profil des métiers employés par la ville de Paris d’une part et par l’UE d’autre part.

            Une personne chargée de l’entretien des jardins publics ou de la verbalisation des voitures mal stationnées n’a pas le même salaire qu’un banquier ou un juriste du droit de la concurrence ou un économiste spécialiste du transport aérien.

            Je vous accorde bien volontiers qu’à métier égal, les salaires des employés des services de l’UE sont souvent nettement plus élevés que ceux de l’Etat français.

            Néanmoins, avez-vous une petite idée du nombre de fonctionnaires de l’Etat français ou des grandes collectivités locales françaises qui sont plus payés que leur patron president ou ministre ?

            Il y a une grande hypocrisie sur le salaire des dirigeants politiques. Il devrait y en avoir beaucoup moins, beaucoup mieux payés, mais aussi beaucoup plus compétents et beaucoup plus exigeants. Quand on paie un prix de merde, cela veut aussi d’une certaine manière dire doit s’attendre à avoir de la merde voire qu’on mérite d’avoir de la merde.

            Et c’est ce sinon à depuis quelques décennies maintenant.

            Avant, on avait encore de la merde dans des bas de soie : les Giscard, Mitterrand, Chirac et Jospin ainsi que la plupart de leurs lieutenants politicards professionnels.

            Maintenant, on a de la merde dans des sacs plastiques ultra-fins et percés de partout.

            Et d’ailleurs, ne vous méprenez pas. Sauf à de rares exceptions, le règne de la médiocrité et de la lâcheté sont la règle en France depuis très longtemps.


      • Crapaud Rouge Le 11 janvier 2016 à 11h37
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        Non, c’est une cata parce que les règles ne permettent pas de contrôler/répartir “efficacement” l’immigration, en particulier parce que les immigrés bénéficient de la même liberté de circulation que les “indigènes”. L’idiotie de l’histoire c’est que les règles sont communes mais pas les problèmes ! Comme avec l’euro !


      • cubaynes Le 12 janvier 2016 à 16h53
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        Sans aucune visée polémique, simplement deux données à prendre en compte:
        -“l’administration pléthorique de l’UE, 33000 fonctionnaires”….il y a 55000 fonctionnaires à la Ville de Paris !!
        – le budget de l’UE , PAC incluse, représente seulement 1 % du PIB ….
        Alors d’accord sur bien des points, l’Union a mal tourné, elle ne correspond pas à ce que nous pourrions en attendre, etc, tout cela oui, mais pourquoi ??
        – L’Angleterre a gagné, elle a torpillé l’idée même de l’Union initiale, en poussant de façon continue à l’élargissement sans limites, pour que cette Union ne soit qu’un marché, pas du tout une fédération d’États (bien aidée en cela par l’influence “amicale” des USA.
        – Nos gouvernements successifs, de tout bord, ont systématiquement refusé de donner à l’Union les moyens correspondant à l’ambition franco-allemande VGE/Schmidt…

        Sans doute, comme l’a diagnostiqué sans fard Michel Rocard, est-il trop tard, l’idée d’Europe Unie est bien mal en point. Ne nous réjouissons pas : détricoter tout cela dans l’urgence, vu l’état de nos finances et de notre économie, va avoir des conséquences très lourdes sur le quotidien de chacun d’entre nous.


    • Ashwolf Le 11 janvier 2016 à 10h55
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      L’UE aime à se penser comme un territoire souverain qui possède ses propres frontières.

      Ce qui est évidemment une imbécillité, étant donné que les services de douanes sont nationaux et non européens.


  3. Louis Robert Le 11 janvier 2016 à 04h04
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    Depuis le tout début de cette crise migratoire européenne qui fait suite à la destruction, par l’Empire et ses complices occidentaux, de tous ces pays qui les produisent, il est clair que:

    1. L’Europe ne veut pas de ces réfugiés qu’elle appelle avec insistance des “migrants”.

    2. L’Europe n’accepte qu’à contrecœur de les secourir et de les protéger (comme c’est leur droit le plus strict de l’être! — dixit UNHCR), et seulement après que les morts se soient accumulés aux frontières de l’UE.

    3. Ce sont la Turquie, la Jordanie et le Liban seulement qui ont fait montre d’humanité, en l’occurrence, acceptant longtemps avant les Européens d’accueillir des millions de réfugiés.

    4. Jusqu’à présent, les pays de l’UE non seulement ne collaborent pas les uns avec les autres, ils s’entredéchirent tout en résistant autant qu’ils le peuvent à ce flot de réfugiés.

    5. Schengen ne saurait subsister au cœur d’une telle discorde, moins encore dans un monde au mode de vie conflictuel où règnent le conflit permanent et la guerre perpétuelle.

    6. Schengen ne convient qu’à une communauté humaine en paix avec elle-même et avec l’ensemble de ses voisins, non seulement prochains mais aussi éloignés.


    • balthazar Le 11 janvier 2016 à 13h11
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      [modéré]

      Vous dites :
      Ce sont la Turquie (sans rire), la Jordanie (mais bien sûr) et le Liban (que reste t il de ce non Etat?) seulement qui ont fait montre d’humanité, en l’occurrence, acceptant longtemps avant les Européens d’accueillir des millions de réfugiés.
      Je vais être un brin provocateur, voire même outrancier mais quand je lis cela, que faire ?
      Déjà en citant ces pays là, vous parlez des Syriens qui fuient leur pays, la Syrie. Pays ravagé par la guerre (la guerre, hein, pas la guerre civile).
      N’hésitez pas à lire ce site pour savoir qui fait la guerre et massacre les syriens.


      • Louis Robert Le 11 janvier 2016 à 15h45
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        Excellent conseil. Je vous réfère donc aux réponses données ici même à la question : “comment en est-on arrivé là?”, et par des gens qui, semble-t-il, ne peuvent pas être soupçonnés d’ignorer ce dont ils parlent. Du reste, on ne compte plus ceux qui ont fait, en détail, le même diagnostic global. La crise européenne des réfugiés dépasse grandement la simple question syrienne, à laquelle je n’entends pas la limiter non plus, même en devant limiter mon propos. Les routes migratoires et l’origine des réfugiés l’attestent d’ailleurs, comme on l’a montré, à maintes reprises et cartes à l’appui, au plus fort de la crise.

        Les réponses essentielles de Conesa et de Filiol sont esquissées durant le premier 10 minutes, ce qui ne fait pas que le reste du propos soit dépourvu d’intérêt…

        ______

        “[VIDEO] Terrorisme, État d’Urgence, où sont les solutions ? Journaliste, Renseignement, Stratégiste, Hacker. Par Thinkerview ”

        http://www.les-crises.fr/video-terrorisme-etat-durgence-ou-sont-les-solutions-journaliste-renseignement-strategiste-hacker-par-thinkerview/


    • luc Le 11 janvier 2016 à 17h23
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      la turquie aurait donc fait preuve d’humanité???

      la turquie a attisé le conflit syrien, et a construit d’immenses camps où elle a mis 3 millions de syriens (erdogan en digne admirateur d’hitler?)

      l’allemagne a accueilli plus d’un million de réfugiés, et c’est alors que l’europe (= l’allemagne) a promis de verser 3 milliards d’euros à la turquie si elle arrivait à arrêter le flux de réfugiés vers l’europe (http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/11/29/97001-20151129FILWWW00169-refugies-accord-sur-une-aide-de-3-milliards-d-euros-de-l-ue-pour-la-turquie.php)

      c’est ce qu’on appelle du trafic d’êtres humains, avec peut-être une once d’humanité si on cherche bien…


  4. DUGUESCLIN Le 11 janvier 2016 à 06h07
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    L’UE était faites, selon ses adeptes, pour permettre un développement économique en créant une nouvelle puissance, pour qu’il n’y ait plus de guerres fratricides, avec une monnaie unique et la libre circulation.
    Pour cela on a créé des commissaires, des délégués, puis un parlement, puis un gouvernement de non élus sous forme de commissions.
    Tout cela a eu un coût.
    Maintenant l’UE va dépenser pour réparer ses erreurs. Le retour aux frontières, une monnaie menacée, la perte des souverainetés est le résultat de l’européisme dévoyé. Le plus grave est l’échec de la paix, la guerre est à nouveau en Europe, comme en Ukraine suite à un coup d’état, puis dans toute l’union sous forme de guerre terroriste. Ou est-elle la paix promise?
    Au contraire nous avons créer une nouvelle guerre froide en Europe, une partie d’elle-même contre une autre partie d’elle-même, embargos indignes, dépenses incontrôlées pour des mesures qui nous desservent, aggravation du chômage, insécurité de plus en plus grande, installation du totalitarisme, la liste pourrait s’allonger.
    L’UE n’a pas tenue ses promesses, elle a occulté les volontés des peuples, n’a pas amené la prospérité promise, ni la paix.
    Les accords de Schengen ne sont plus qu’un “gadget”.
    Pourtant, a priori, c’était sympa d’avoir une monnaie commune, de passer les frontières en tant que “citoyen européen”, et pourtant rien de ce qui était attendu ne s’est réalisé.
    La raison est la perte de la souveraineté des peuples, l’ignorance et le mépris d’une volonté populaire (qui n’est pas anti-européenne), mais qui a le sentiment que l’UE, telle qu’elle est faites, est anti-européenne, parce qu’elle n’a pas permis de remplacer les identités nationales par une identité européenne, parce qu’elle n’a pas permis un patriotisme européen qui puisse concernée toute l’Europe et tous les européens grâce par des accords qui respectent les économies de chacun, qui incluent tous les pays d’Europe, et rien que les pays d’Europe.
    La guerre en Ukraine est l’échec le plus retentissant de l’européisme, car une vraie Europe n’aurait pas provoquée la catastrophe ukrainienne, ni la crise économique incontrôlée qui touche tout le monde.
    Des accords de partenariat entre tous les pays d’Europe aurait été bien plus bénéfiques, que cette espèce d’administration informe qui méprise les peuples, pour donner le pouvoir à une haute finance internationale qui ne nous rapporte rien, sinon la soumission, la pauvreté, la perte de la conscience d’appartenir à un ensemble européen commun.
    La disparition des accords de Schengen marque le début de la disparition de cette machine qui méprise la volonté des peuples, qui détruit les identités sans en créer une nouvelle, qui les noient dans un mondialisme informe, aliénant, incontrôlable, donnant le sentiment de ne plus exister en tant que peuples d’Europe.
    Seule la Russie, parmi les pays d’Europe, a conservé sa souveraineté et donne le sentiment aux peuples de la grande fédération d’exister, d’être reconnus, de pouvoir se développer.
    A force de s’en prendre aux “identitaires” on finit par n’avoir plus aucune appartenance, aucune existence, aucune identité. La carte d’identité n’a plus qu’un rôle utilitaire, elle n’est plus la marque d’une appartenance à un peuple.
    Mais ces peuples européens prennent conscience et contestent qu’on les fasse disparaître par des manœuvres insidieuses méprisantes parce que précisément ces peuples ont un défaut celui, (par définition), d’être populistes et de revendiquer la maîtrise de leur destin.
    Les peuples d’Europe ont vocation à s’unir mais pas à disparaître.


    • vlois Le 11 janvier 2016 à 08h31
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      Les fondements antinationaux des pères de l’Europe et de ses continuateurs empèchent justement l’établissement sur plusieurs générations d’un sentiment d’appartenance à la “nation européenne”, leur nihilisme ne s’arrête à aucune frontière.
      D’autre part, il faut rappeler l’attitude désastreuse de l’Allemagne repris par ses démons (et soutenu en cela par les US quand ils ne peuvent pas jouer avec l’UE), veut régenter le continent, ce qui nous a valu 2 guerres pour faire court.


    • tintin Le 11 janvier 2016 à 09h18
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      “Pourtant, a priori, c’était sympa d’avoir une monnaie commune”

      Il faudrait être précis sur les mots. Le problème ce n’est pas que le monnaie soit commune, il est que cette monnaie soit unique.

      C’est une différence énoooooooooooorme.


      • tintin Le 11 janvier 2016 à 15h31
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        Je voulais surtout insister sur l’importance des termes utilisés.

        Sans relancer le débat, qui reviendra sans nul doute, je vous trouve bien péremptoire pour dire que la création d’une monnaie commune est impossible. L’idée du « bancor » était-elle si mauvaise ?

        La monnaie papier n’est en fait qu’une reconnaissance de dettes, mais qui physiquement n’a aucune valeur. Elle ne repose que sur la confiance, que sur l’espoir que son pouvoir d’achat sera pérenne. Qu’en est- il aujourd’hui de cette confiance ? Que valent ces milliards et ces milliards créés à partir de rien ?


        • FifiBrind_acier Le 11 janvier 2016 à 19h32
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          Tintin, et bien je crois que vous vous trompez.
          Une monnaie unique, c’est le rouble, le dollar, le yuan, c’est la même monnaie sur tout le territoire concerné. Une monnaie unique correspond à 1 seul pays, 1 seul peuple et 1 seule économie. C’est le cas de tous les pays souverains.

          L’euro est une monnaie…. commune à 17 pays différents, à 17 peuples différents, à 17 économies différentes. C’est une monnaie supranationale.

          La preuve, c’est qu’il y a autant d’euros que de Banques centrales.
          Les pièces et les billets, vous pouvez le vérifier, sont tous différents.
          Ils ont la même valeur, mais ils sont différents.

          Voici les pièces, elles sont toutes différentes:
          http://www.horizonfr.com/l'euro/les%20euros%20par%20pays%20.htm

          Et voici les billets, ils portent une lettre différente suivant le pays d’origine.
          Les billets français portent la lettre U, les billets allemands la lettre X etc…
          http://www.horizonfr.com/l'euro/les_billets%20en%20euros.htm

          Il a été décidé un beau matin que toutes les monnaies des 17 pays = 1 euro.
          C’est une monnaie commune facile à démonter car les Banques centrales ont été conservées.


          • tintin Le 11 janvier 2016 à 20h49
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            l’Euro est une monnaie commune, certes, mais pas seulement: elle est aussi unique et, pour beaucoup d’économistes, c’est ce qui pose problème.

            Chaque état européen aurait très bien pu garder sa monnaie nationale et
            ne se servir de l’Euro que pour les échanges internationaux au travers d’une chambre de compensation.

            “La preuve, c’est qu’il y a autant d’euros que de Banques centrales.
            Les pièces et les billets, vous pouvez le vérifier, sont tous différents.
            Ils ont la même valeur, mais ils sont différents.”

            Mais, c’est bien là le problème!!! c’est qu’ils aient la même valeur alors que les économies de chaque pays sont très différentes.


      • SuperDupont Le 11 janvier 2016 à 21h25
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        Je suis étonné de cette opinion très limitative à l’heure où les mouvements de capitaux et les allers-retours boursiers s’effectuent au rythme des bit binaires de super-ordinateurs nourris de méta-données traitées par des algorithmes financiers mathématiquement très avancés.
        Ce qui est possible pour la finance internationale ne le serait pas pour une BCE rénovée?
        Une monnaie commune de référence dont la valeur pourrait être mise a jour quasiment en temps réel pourrait servir de “volant d’inertie stabilisateur” et de “centre de gravité” d’un système de monnaies nationales européennes, qui lui seraient liées de façon réciproque, mais jamais directement entre elles.
        Tout achat-vente international et intra-européen serait libellé en monnaie commune, Toute monnaie nationale est dévaluable par rapport à la monnaie commune, toute monnaie nationale est échangeable en monnaie commune partout en Europe, mais pas dans une autre monnaie nationale européenne, tout voyageur en Europe peut effectuer ses achats en monnaie commune, les monnaies nationales ne sont pas valables hors d’Europe, etc, etc, est-ce un rêve idiot et impossible?


    • vinel Le 11 janvier 2016 à 17h32
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      Pou autant,TAFTA a comme comme vocation secondaire,la suppression des territoires administratifs,la disparition de tous tous les AOC et autres signes de territoires.
      TAFTA ramene au plan juridique la commune au mm plan qu’un état.ils pourront être poursuivis devant des tribunaux privés pour toute relementation quelle soit sociale,environnementale limitant les profits des multinationales.
      Les traités européens n’ont d’autres but que l’espace financier européen.
      L’homme n’est pratiquement jamais mentionné sauf dans la déclaration des droits humains dont elle se fiche.
      Le but unique a été un espace économique de marché libre et non faussé.
      Le reste c’est pour les rêveurs que l’on a laissé rêver.


  5. titus Le 11 janvier 2016 à 07h20
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    “pour un budget de 8,5 milliards d’euros, soit environ 17 fois moindre que celui de l’UE (environ 150 milliards)” et les budgets n’ont pas du tout la même destination.


  6. RGT Le 11 janvier 2016 à 08h10
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    Les accords de Schengen concernant la “libre circulation des personnes” ne sont que le côté “dommage collatéral” de la libre circulation des biens et surtout de la finance qui permettent d’avoir la “liberté” de pouvoir planquer ses bénéfices dans les paradis fiscaux afin de les soustraire au fisc…

    Ne vous en faites pas, même si les frontières sont rétablies pour le “vulgus pecum” elles ne le seront pas pour le fric au titre de “l’avantage acquis”.

    Il serait sans doute judicieux de rappeler à nos chers “législateurs” que si l’on veut supprimer les “avantages acquis scandaleux” des gueux, il serait d’abord plus équitable de supprimer les “avantages compétitifs acquis” par une poignée de nantis.

    Je ne comprends pas pourquoi une entreprise qui “fait son beurre en France” en utilisant abondamment les infrastructures publiques “GRATUITES” ne payerait pas sa participation pendant qu’un simple “gueux” qui les utilise peu se verrait taxé sauvagement pour financer lesdites infrastructures et payer les rémunération de politicards qui ne sont au final que de simples “employés” de ces entreprises.

    La suppression de l’espace Schengen ne sera valable QUE pour les personnes, pas pour le reste. Cette suppression permettra simplement à quelques journaleux bobos (Quatremer et consors) de verser des larmes de crocodiles sur la “mort de l’Idéal Européen” qui survient.

    Pour ne pas trop pénaliser certains pays, ils mettront sans doute en place des trains plombés pour transférer les jeunes travailleurs entre les pays pauvres du sud et les pays plus riches du nord en manque de main d’oeuvre à bas prix.

    Les wagons plombés qui circulaient vers certains pays du nord, ça me rappelle quelque chose…
    Zut, j’ai atteint le point Goldwin…


    • Frédérique Le 11 janvier 2016 à 09h45
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      Le contrôle physique des frontières n’est plus une menace pour la finance depuis belle lurette et bien avant la création de Schengen. Il existe des moyens plus modernes pour faire passer ses bénéfices dans les paradis fiscaux.
      Mais c’était une entrave aux trafics mafieux, drogue, armes, prostitution, trafic d’objets volés, trafic d’humains etc…
      Nous n’aurions sûrement pas autant de kalachnikovs en provenance du Kosovo dans les caves de certains banlieusards, ni des hordes de gamins sans parents, en provenance de Roumanie, mendiant dans les rues de Paris, ni une explosion de la consommation de drogue dans les rues et les écoles, si les trafiquants étaient traqués aux frontières et les 73 migrants retrouvés morts dans un camion frigorifique cet été auraient eu une chance de s’en sortir avec un contrôle entre l’Autriche et la Hongrie.
      Il me semble que Schengen dépasse largement le seul problème de la suppression de la facilité pour le touriste ou le travailleur frontalier de passer d’un pays à l’autre.


  7. Eric83 Le 11 janvier 2016 à 09h34
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    L’UE apparait, au fil des “crises”, de plus en plus au grand jour comme un fléau pour les peuples parce qu’elle en est elle-même à l’origine.
    Nous pouvons constater que dans le contexte de crises multiples qui secouent l’UE, dont celle des “migrants” est actuellement un catalyseur, créé des conflits intra-UE qui semblent ne pas pouvoir trouver de consensus.
    La fin de l’espace Shengen est peut-être le début de la fin de l’UE et de l’Euro et le retour à la souveraineté des Etats.
    A nous ensuite, le peuple français, de faire respecter la constitution française puisque le peuple est constitutionnellement souverain.


  8. cording Le 11 janvier 2016 à 10h35
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    Cet article traduit un peu une réalité que notre classe dirigeante n’osera jamais assumer tant cela est contraire à ses croyances. En effet Schengen est moribond personne n’osera signer son acte de décès.


  9. kasper Le 11 janvier 2016 à 10h48
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    Quand j’étais écolier on me vendait l’UE (CEE a l’époque) en cours d’éducation civique principalement grâce a Schengen et la libre circulation des personnes, et c’est vrai que dit comme ça, ça avait l’air bien sympa de pouvoir voyager sans passeport (et par la suite sans change avec l’euro). Toutes les histoires de commission et de marche unique, ça nous passait au dessus de la tete mais voyager sans passeport, c’était tangible.

    Comment ils vont faire sans Schengen pour vendre l’UE aux mômes ?


    • cording Le 11 janvier 2016 à 14h06
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      Toutes les promesses qui ont été faites en 1992 lors du débat sur le traité de Maastricht sont mensongères, grossières et vulgaires.Leurs auteurs, encore en fonction, et leurs successeurs, devraient en tirer les conséquences qui s’imposent: s’excuser et/ou renoncer à nous représenter à quelque instance que ce soit puisqu’ils sont incapables de se remettre en question, eux et leurs positions politiques.


      • FifiBrind_acier Le 11 janvier 2016 à 19h45
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        Elle sont tellement mensongères que Chevènement en a fait un livre:

        “Le Bêtisier de Maastricht” dont voici quelques extraits ,qui, avec le recul du temps, méritent la relecture… Mais aucun des menteurs, à ma connaissance, ne s’est jamais excusé.

        http://www.chevenement.fr/Le-Betisier-de-Maastricht_a958.html


  10. douarn Le 11 janvier 2016 à 10h55
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    Bonjour
    Je trouve que cette phrase :
    Sur la scène européenne, l’Allemagne se retrouve bien seule à défendre Schengen
    entre en résonance avec le dernier reportage de John Paul Lepers :
    http://www.arte.tv/guide/fr/062286-002-A/vox-pop?autoplay=1

    Je crois que l’Allemagne est en avance dans l’utilisation de l’opportunité que représente l’espace Schengen et la directive Bolkenstein (paiement de la main d’oeuvre importée aux conditions de leurs pays d’origines). Dans le domaine agricole, elle est ainsi passée en 10 ans de 25 millions de porcs produits par an à 40 millions. Cette dynamique s’est appuyée sur l’exploitation d’ouvriers roumains ou polonais “importés” amenés par des boîtes sans scrupules. La fiche de paie d’un ouvrier d’abattoir “importé” nous apprend qu’il est payé 1700€ brut pour 8-10 heures de travail journalier et pour une semaine de 6 jours de travail. Mais le salaire net de cet ouvrier est d’un peu plus de 500 € !!! après, entre autre, une étrange “ponction” de 700 € sans justification (est-ce le droit au couteau ? c’est à dire que l’ouvrier “achète” le droit à l’usage de son outil de travail : le couteau).

    Le reportage nous apprend que la France et la Belgique se sont plaints du problème mais Bruxelles a conclu que ces pratiques ne contreviennent pas au droit européen…

    Si vous regardez la video du lien jusqu’au bout, il me semble important d’attirer votre attention sur ce qu’est et sur ce que dit M. Beulin. Ce céréalier (500 ha dans le loiret) est en outre :
    – Administrateur de Crédit Agricole S.A,
    – Vice-président du COPA-COGECA, gros syndicat agricole européen,
    – Président du syndicat agricole FNSEA (marqué à droite), la Confédération paysanne, davantage à gauche, y voit un partisan des fermes-usines (type ferme des 1000 vaches),
    – Président du groupe AVRIL (ex- AVRIL SOFIPROTEOL) (huile alimentaire, biodiesel et tourteau pour l’alimentation animale),
    – Présidant du port de commerce de La Rochelle (deuxième port français exportateur de céréales),
    – Président du CESER (conseil économique et social régional) du Centre-Val de Loire,
    – Président du conseil de surveillance d’IPREMED (Institut de Prospective Economique du Monde Méditerranéen, un think tank fondé par Jean-Louis Guigou, mari de l’ex-ministre Elisabeth Guigou ayant pour objet de rapprocher par l’économie les pays du bassin méditerranéen),
    http://nawaat.org/portail/2011/02/16/les-amis-socialistes-de-ami-de-mam/
    – Président d’EMCC (Euro-Mediterranean Competitiviness Confederation)

    Les enquêteurs de Capital (M6), et la coordination rurale (syndicat agricole) se sont penché sur la filière importatrice de poulets industriels brésiliens ou thaïlandais vers la France. Ils arrivent jusqu’à l’usine Farmor (Côtes d’Armor, Bretagne). Farmor dépend de GLON-SANDERS, filiale du groupe SOFIPROTEOL dont, en tant que président de SOFIPROTEOL, M. Beulin est le patron. Tout en affirmant être le défenseur des éleveurs au salon de l’agriculture de 2014, il leur impose donc une concurrence des pays à bas coût et à basse contrainte (environnementale, sociétale, réglementaire et sanitaire).
    http://www.coordinationrurale.fr/du-poulet-bresilien-dans-les-plats-bretons.html
    http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/guingamp-farmor-son-palet-au-fromage-fait-fondre-mc-do-28-04-2012-53576
    http://www.marianne.net/pericolegasse/Les-voyous-du-poulet-industriel-de-Tricatel-a-Beulin_a66.html

    Vous comprendrez donc que le discours de ce M. Beulin, mais néanmoins :
    – Officier de l’ordre du Mérite agricole
    – Chevalier dans l’ordre national de la Légion d’honneur
    – Chevalier de l’ordre national du Mérite

    est :
    – l’oraison funèbre à l’agriculture familiale française,
    – la célébration d’un nouveau modèle agro-industriel nécessitant de la main d’oeuvre bon marché permis par la directive Bolkenstein et Schengen, d’intrant, d’électronique (gps sur les tracteurs par ex.), de financiarisation, de technologie semencière, mais aussi d’énergie pas chère et abondante (ce point problématique, M. Beulin ne l’a peut être pas encore intégré dans son paradigme),
    – un vibrant appel à la mise en place de systèmes d’élevages affranchis des conditions trop contraignantes de production (sociale, environnementale, règlementaire (adieu la traçabilité), sanitaire), dans des pays en développement d’Afrique.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Xavier_Beulin
    http://www.ipemed.coop/fr/ipemed-r21/echos-dipemed-c74/communique-xavier-beulin-renouvele-dans-ses-fonctions-de-president-du-conseil-de-surveillance-d%E2%80%99ipemed-president-d%E2%80%99emcc-a2407.html
    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/mais-pour-qui-roule-vraiment-xavier-beulin-le-patron-de-la-fnsea_1712318.html


    • nenez Le 11 janvier 2016 à 11h42
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      En jargon agricole, ce que fait M. Beulin c’est “bouffer à tout les rateliers” 😉


    • luc Le 11 janvier 2016 à 17h38
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      très bonne mise en perspective…

      rétablir les contrôles aux frontières dans l’europe représente un coût financier, mais ça ne changera pas grand chose pour les personnes physiques, par contre pour les autres mouvements trans-frontaliers…


    • Krystyna Hawrot Le 13 janvier 2016 à 19h44
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      Merci pour toutes ces indications sur Bolkestein. Ayant moi même beaucoup travaillé sur le sujet depuis 10 ans, avec le Syndicat européen des travailleurs migrants (essentiellement une organisation germano-polonaise qui aide les travailleurs détachés de l’Est en Allemagne); je pense que cela est un énorme problème.

      N’empéche que j’ai pris le bus pour rentrer de Pologne en France, après Noël, avec tous les migrants (Polonais, Baltes, Russophones divers…) rentrant dans leur pays d’émigrations, et on ne nous a pas contrôlés une seule fois de Varsovie à Paris, ni en Allemagne, ni en Belgique…
      N’importe qui peut monter dans un bus Eurolines, Ecolines et j’en passe, les billets sont nominatifs, et alors; Les agences de vente de billet ne sont pas habilités à contrôler l’identité. Seule la police le peut et sait le faire.

      Le verbe contrôler veut dire contrôler, pas arrêter. Moi je n’ai rien contre les contrôles aux frontières et je suis résolument contre la directive Bolkestein – un pays, égal un droit du travail et tous le monde doit avoir les mêmes droits et les mêmes devoir quand il travaille sur le sol d’un pays.


  11. tintin Le 11 janvier 2016 à 11h34
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    Pour ceux qui aspirent au changement: UN PLAN B EN EUROPE.

    https://www.euro-planb.eu/?page_id=310&lang=fr


  12. Michel Ickx Le 11 janvier 2016 à 12h52
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    @ douarn,

    Votre excellent travail de recherche sur ce personnage me fait penser à la carte du réseau des nombreuses institutions qui régentent notre production et notre consommation alimentaire.

    http://bureaudetudes.org/

    Mais bien entendu tout cela est un pur hasard et penser le contraire relève du complotisme populiste!


  13. balthazar Le 11 janvier 2016 à 13h23
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    Pour rebondir sur vos propos, et voyant que vous craignez d’être mis au silence, je vous livre un point de vue défendable:
    Quand ILS (les Maîtres qui décident) auront importé Kaboul, Beyrouth ou Tripoli chez nous, hé bien faudra pas s’étonner si ce qui se passe là bas se produit ici.
    Et n’allez pas sortir des idioties du genre : l’intégration est à repenser, l’ascenseur social ne marche plus, le plafond de verre blablabla… C’est juste un bruit de fond pour vous occuper.
    Le résultat est là : le melting pot est réussi. Ca ne vous plaît pas ? Oh le vilain xénophobe !
    Vous me direz alors : Mais les Maitres, eux aussi subissent cela ? Pensez donc. Ils se réunissent régulièrement pour savoir comment continuer à se goinfrer tout en vous expliquant que “hélas, c’est la crise. Va falloir baisser les salaires, les prestations sociales, les retraites etc…” Eux, avec le bonus-hello, le salaire à 400 smic, le golden parachute, le chalet en Suisse, le chauffeur, le compte bancaire à Genève, Hong Kong ou aux Cayman ils le vivent bien le village mondial.


  14. Spectre Le 11 janvier 2016 à 13h56
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    Quelques dizaines de personnes commettent des actes abominables et vous nous repeignez déjà tous les migrants en violeurs et terroristes ?! L’Allemagne prétend avoir accueilli plus d’un million de personnes en 2015, c’est donc une fatalité statistique qu’il y ait des personnes peu recommendables dans le lot — sauf que ce n’était pas écrit sur leur front quand ils sont entrés !


  15. Gilbert Wiederkehr Le 11 janvier 2016 à 14h47
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    Bonjour,
    Je vous conseille la lecture, facile c’est une BD, des deux tomes de “l’Arabe du futur” par Ryad Sattouf.
    Infos de première mains sur les mentalités en Syrie. Sans aucun angélisme.

    In Wikipédia:

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Riad_Sattouf

    “Riad Sattouf nait à Paris d’un père syrien et d’une mère française. Il passe son enfance en Libye et en Syrie1 où il reçoit une éducation musulmane dans une école de village
    L’Arabe du futur, (est) une dense bande dessinée autobiographique qui relate son enfance en Libye, puis en Syrie, deux pays alors marqués par l’idéologie du socialisme arabe, qu’il a élaborée et réalisée sur une dizaine d’années.”


  16. BA Le 11 janvier 2016 à 16h04
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    Il n’y a pas qu’en Allemagne.

    En Suède, aussi.

    Lundi 11 janvier 2016 :

    Après Cologne, voici Stockholm : la police suédoise reconnaît avoir caché une vague d’agressions sexuelles et l’arrestation de 100 hommes !

    La police suédoise a reconnu ce lundi avoir gardé pour elle les informations sur une quinzaine d’agressions sexuelles à un festival de musique qui avaient conduit à l’arrestation de près de 100 hommes, principalement des étrangers, selon un journal.

    Le quotidien Dagens Nyheter, qui a le premier informé du scandale, a affirmé que les agresseurs présumés étaient en majorité des demandeurs d’asile mineurs non accompagnés.

    « Je ressens une très forte colère en voyant que des jeunes femmes ne peuvent pas aller à un festival de musique sans se faire importuner, harceler sexuellement et attaquer », a réagi le Premier ministre Stefan Löfven devant la presse à Stockholm. Le fait que la police n’ait pas informé le grand public est selon lui « un problème de démocratie pour notre pays ».

    http://www.sudinfo.be/1462842/article/2016-01-11/apres-cologne-voici-stockholm-la-police-suedoise-reconnait-avoir-cache-une-vague


    • Astatruc Le 11 janvier 2016 à 19h25
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      En même temps, je pense qu’il y a des frappés violeurs qui se servent dela présence des réfugiés pour répondre à leurs pulsions…..


  17. luc Le 11 janvier 2016 à 16h47
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    je voudrais attirer votre attention sur ce qui passe inaperçu pour trop de gens : la quasi-totalité des migrants en europe sont accueillis par l’allemagne

    “Un million de migrants sont arrivés en Europe en 2015” article du 22 décembre http://www.france24.com/fr/20151222-million-migrants-europe-2015-guerre-syrie-refugies-grece-italie-mediterranee

    “Allemagne : plus d’un million de demandeurs d’asile accueillis en 20152 article 6 janvier http://www.lesechos.fr/monde/europe/021599612971-allemagne-plus-dun-million-de-demandeurs-dasile-accueillis-en-2015-1189997.php

    de plus, l’allemagne prépare des emplois spéciaux pour les réfugiés, juste après avoir instauré le smic, il va très certainement y avoir des exceptions pour aider les réfugiés à s’intégrer (comme le dit le patron d’airbus en allemagne http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/10/25/le-patron-d-airbus-reclame-un-marche-du-travail-plus-souple-pour-aider-les-refugies_4796597_3234.html)

    des emplois très spéciaux payés 1 euro de l’heure, non vous ne rêvez pas, c’est quasiment prêt, pour quelques 200 000 réfugiés https://www.wsws.org/en/articles/2015/12/29/germ-d29.html

    l’allemagne a sa population trop viellissante et des retraites à payer, elle a besoin d’une main d’oeuvre bon marché… elle va exploiter ces réfugiés come l’a fait la france avec les arabes il y a quelques décennies…

    donc les pays voisins ont un peu peur que certains réfugiés s’échappent d’allemagne et viennent chez eux… alors remettent schengen en question


    • Balthazar Le 11 janvier 2016 à 18h04
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      Méfiez vous des nombres cités dans les journaux, ils racontent à peu près n’importe quoi ( on s’en rend vite compte quand les merdias traitent un sujet que l’on connaît).
      Les pays voisins, comme vous dites, ont leur propre politique. S’ils ne veulent pas de réfugiés pour raison x ou y, c’est leur droit.
      Que l’Allemagne ou mieux la CE à Bruxelles leur dise : “vous allez les accueillir, parce que c’est moi maintenant qui décide”, hé bien cela me fait plaisir car cela signe la fin de l’UE.
      Scénario 1 : vous voulez pas m’obéir , vous n’êtes plus dans l’UE ( ca a marché une fois avec les grecs, pas sûr que ça fonctionne avec 4 ou 5 pays d’un coup)
      Scénario 2 : vous voulez faire à votre façon. Bon ben faites mais la ramenez pas, ok ? ( GB, Suisse, Hongrie, Pologne).


      • luc Le 11 janvier 2016 à 18h46
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        plus un million de réfugiés en allemagne, c’est le gouvernement allemand qui le dit (en france on en accueille 50 000 c’est ça? 200 000 en allemagne en 2014)

        la population viellissante allemande, c’est également certain

        tout comme le fait que l’allemagne a beaucoup d’usines à faire tourner n’est-ce pas…

        qu’es-ce qui vous gène?


        • Astatruc Le 11 janvier 2016 à 19h31
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          Moi ce qui me gêne c’est de payer les gens à un euro de l’heure, pas vous?et s’ils vont en Allemagne, c’est que l’Allemagne toute riche soit-elle a renoué avec l’esclavagisme et est le seul pays de l’ue a se permettre de payer si bas ses employés..ça se fait pas encore chez nous……..
          La commission de l’ue ne dit rien?ah, ben, non, ça doit être légal même si ça lamine des vies.
          Imaginez, ces gens seront forcement sous le seuil de pauvreté.L’Allemagne crée des pauvres qu’elle suce juqu’à la dernière goutte de sang et comme y a des réfugiés à la pelle, mais pourquoi donc se gêner.


          • Furax Le 12 janvier 2016 à 09h36
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            On oublie de préciser que les mini jobs sont souvent des emplois à temps partiel pour des gens qui ont par ailleurs un emploi à temps partiel.

            Alors bien sûr, cela ne suffit pas souvent pour vivre avec le minimum de confort et cela fait des travailleurs pauvres. Mais ce n’est pas non plus la misère imaginée par manque d’information complète. Mais c’est quand même moins pire que de rester à l’ASS ou au RSA en devenant inemployable pour cause de chômage de trop longue durée.

            La vraie misère, c’est surtout le travail détaché dont l’Allemagne use beaucoup plus que les autres pays européens et ce pour plusieurs raisons.

            D’abord une 1ère raison purement objective. L’Allemagne est à la frontière de la zone euro. Elle a donc beaucoup plus de facilités pour accueillir les travailleurs des pays de l’Est qui pratiquent des bas salaires et ont des monnaies faibles.

            Ensuite, depuis les lois Harz prises sous Schroeder, l’Allemagne a opéré un profond changement de stratégie économique. Jusqu’à la fin des années 90, l’Allemagne avait une stratégie presque exclusivement tournée vers le haut de gamme, l’industrie lourde et de précision et la mécanique.
            Puis l’Allemagne a cru comprendre que la distinction haut de gamme/bas de gamme était devenue poreuse, artificielle et même dangereuse.
            D’abord parce que dans le haut de gamme, on incorpore énormément de consommations intermédiaires qui ne sont pas nécessairement haut de gamme, en particulier des services dans une proportion considérable.
            Ensuite parce que le haut de gamme ça se remonte en partant du moyen-bas de gamme. C’est ce que font les industriels asiatiques depuis 60 ans avec un succès phénoménal.

            Or comme l’Allemagne a fort conscience que son économie repose toujours sur des secteurs traditionnels (l’automobile, la mécanique-machinerie et la chimie qui datent du 19eme siècle) et qu’elle a été incapable de faire émerger des entreprises dans les nouveaux secteurs d’activité (SAP étant une exception dans le logiciel), alors elle a fait le choix de la déflation salariale dans tous les secteurs qui fournissent les consommations intermédiaires des vaisseaux amiraux de son industrie exportatrice. Et elle a décidé d’investir massivement d’autres secteurs industriels moyens ou bas de gamme, telle notamment l’industrie agroalimentaire où elle a fini par nous dépasser.

            Lire les excellents écrits de Christian Saint-Etienne et Jean-Louis Beffa sur le sujet.

            Bref, c’est notamment cela qui fait que l’UE est désormais rejetée par une majorité de l’opinion dans de nombreux pays européens.

            Si l’UE n’est plus que le cadre dérégulé et même inégal parce que par nature asymétrique d’une guerre économique sans merci entre pays européens, alors il devient rationnel de vouloir sortir de cette galère doublée d’un carcan.


  18. Andrae Le 11 janvier 2016 à 17h25
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    Frédérique, en haut, mentionne le contrôle aux frontières pour la contrebande, armes, etc. ++.

    Il y a un autre sujet important. C’est l’interdiction de rentrer dans l’espace Schengen pour les personnes sous sanctions. La France, de visu, ne les respecte pas.

    Narychkine (Chef de la Douma, sous sanctions) accepté en France mais refusé en Finlande:

    http://www.lemonde.fr/international/article/2014/09/03/la-tres-discrete-visite-parisienne-du-president-de-la-douma-russe_4480963_3210.html

    http://www.france24.com/fr/20150701-russie-parlement-serguei-narychkine-chef-douma-refuse-visa-finlande-moscou-insurge-sanctions-union-europeenne

    Notons que la France d’outre-mer ne fait pas partie de Schengen; comme plusieurs pays de l’UE (GB, Irlande); que plusieurs pays non-UE, ou à statut trouble, ont signé ce traité ou l’appliquent (Norvège, Suisse, Monaco..)

    Schengen ne doit pas être confondu non plus avec l’union douanière de l’UE (marchandises et non personnes), encore une autre affaire – celle-ci est restreinte aux pays de l’UE mais comporte des partenaires participants! (sans mentionner des accords bi-latéraux qui valent à peu près la même chose mais sont individuels) dont la plus importante est la *Turquie.* (Voir, les réfugiés ou migrants comme marchandise.) Il existe également des territoires, certes petits, UE, qui ont refusé d’y participer.

    Toutes ces complications absurdes démontrent que l’UE n’est en rien un bloc soudé avec des règles (lois, principes..) communes. C’est un bric-à-brac hallucinant de différents accords, traités, règlements, négociés de facon ad hoc à la tête du client, parfois imposés. La masse de fonctionnaires à Bruxelles sert surtout à essayer de …on ne sait pas trop bien. Tenir le tout?

    On parle de l’UE comme une ‘entité, structure’ supra-nationale, mais ce n’est pas vraiment le cas.
    Elle est donc extrèmement vulnérable, chaque pays occupe une position différente, joue ses cartes, et bien sur les complications coutent chers en avocats conseils, c’est une jungle incompréhensible, et les particpants peuvent agir en fonction de 36 mille considérations.

    Comme ex., un diagramme Venn très sommaire (wiki) des participants au le Conseil de l’Europe:

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/1a/Supranational_European_Bodies-en.svg/1000px-Supranational_European_Bodies-en.svg.png

    Et tout ca, tout ca, sans parler de l’EURO ou de l’OTAN!


    • FifiBrind_acier Le 11 janvier 2016 à 19h57
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      Vous avez raison, l’ Europe n’est pas un bloc soudé, chaque pays a des intérêts différents, une économie, une culture et une histoire différente.
      .
      C’est sur cette constatation que les Traités ont verrouillé tout changement.
      Il faut l’unanimité des 28 pays pour y changer une virgule, et comme ils ne sont d’accord unanimement sur rien, tous ceux qui espèrent “une Autre Europe”, avec “d’autres Traités”, peuvent attendre longtemps…. L’UE, tu l’aimes ou tu la quittes !


  19. Jean-Paul B. Le 11 janvier 2016 à 19h32
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    Bonsoir,
    devant la vague migratoire sans précédent depuis la 2ème Guerre Mondiale, les frontières nationales vont revenir à la mode et ce même si c’est à contre-coeur chez nos “européïstes” béats (PS,LR,Modem,UDI,EELV, et nos journaux “d’opinion” Libé, l’Obs, Le Monde,etc.) et nos “internationalistes” naïfs (NPA,FdG,ND).
    Si pour nos dirigeants cela ne se traduit pas en actes rétablissant totalement la souveraineté nationale, je pense que nous allons assister à une montée à la fois de l’abstention et du vote FN, encore plus forte que ce que nous avons vu lors des régionales de décembre 2015.


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