Le point par Romaric Godin (désolé au passage, je manque de temps pour produire plus moi-même en ce moment, c’est la folie de tout suivre…)

On voit bien que l’Europe fait tout pour saboter la référendum en paniquant les électeurs. MAIS ceci peut aussi être une stratégie de Syriza pour arracher un meilleur accord et le faire accepter ce we.

Bref, cela devient n’importe quoi, par la nullité de nos gouvernants (cela ne vous rappelle pas l’Ukraine d’ailleurs ?)

Le gouvernement grec devrait décider de fermer les banques jusqu’au 7 juillet. Les retraits autorisés aux distributeurs seront limités à 60 euros par jour et par carte bancaire, un contrôle des capitaux sera en place.

Article écrit le 28 juin à 19h49, mis à jour le 29 juin à 0h11.

Les banques grecques resteront fermées lundi 29 juin et jusqu’au 7 juillet. La décision a été prise à l’issue d’un conseil de stabilité financière tenu à Athènes dimanche 28 juin au soir avec plusieurs membres du gouvernement et le gouverneur de la Banque de Grèce (BoG) Yannis Stournaras. C’est la conséquence directe de la décision de la BCE ce dimanche de maintenir le plafond de la liquidité d’urgence (le programme ELA) disponible pour le système financier grec à son niveau de vendredi.

OB : La presse mainstream loue la magnanimité de la BCE, MAIS en faisant cela elle étrangle évidemment la Grèce, et joue la pourrissement pour le scrutin, même si elle aurait pu faire encore pire…

Durant la fermeture des banques, il sera possible de retirer des petites sommes d’argent, on évoque des retraits jusqu’à 60 euros par jour et par carte bancaire, ce qui est cinq fois moins qu’à Chypre en 2013. Un contrôle des mouvements de capitaux a également été décidé. Tous les transferts à l’étranger devront être approuvés par le ministère des Finances. La Bourse d’Athènes restera également fermée ce lundi. Dimanche soir, les Grecs se sont précipités vers les distributeurs d’argent pour retirer ce qu’ils pouvaient. Dans le centre d’Athènes, la plupart des appareils étaient vides vers 23 heures.

Pas assez de liquidités disponibles

Durant tout le week-end, les retraits se sont accélérés en Grèce. Des queues se sont formées, surtout samedi matin, devant les distributeurs automatiques de billets et certains étaient vides dans l’après-midi. Depuis vendredi soir, 1,3 milliards d’euros ont été retirées des comptes grecs. Compte tenu de l’annonce du référendum sur les dernières propositions des créanciers et de l’annonce de la fin du programme d’aide au pays mardi prochain par l’Eurogroupe, La plupart des Grecs ont préféré prendre leurs précaution. Incapables de se refinancer davantage que vendredi dernier auprès de la BCE, les banques grecques risquaient de se retrouver rapidement à court de liquidités. Les mesures annoncées visent donc à stopper l’accélération des retraits. En théorie, les Grecs, qui détiennent 14 millions de cartes bancaires, pourraient retirer jusqu’à 840 millions d’euros par jour, ce qui est encore beaucoup trop pour les banques grecques. Mais on peut imaginer que cette possibilité ne sera pas utilisée à plein. Le contrôle des capitaux empêchera la fuite de l’épargne des comptes helléniques.

Les conséquences

Ces mesures vont sans doute frapper les plus faibles, notamment les retraités qui devaient toucher leurs pensions à la fin de ce mois et qui, souvent, ne disposent guère d’une carte de retrait. Beaucoup de factures sont aussi payables aux guichets des banques en Grèce, même s’il n’y a pas de restrictions pour les virements nationaux. Pour une grande partie de la population, par ailleurs, il faudra peut-être puiser dans les réserves d’argent liquide qui ont été constituées aux cours de ces derniers mois par les retraits. Pas de panique, donc, dans l’immédiat. Concernant les touristes présents en Grèce, leur capacité de retrait pourrait ne pas être impactée. Le conseil de stabilité financière a demandé que les détenteurs de comptes étrangers puissent retirer de l’argent dans les limites fixées par leur banque. Il s’agit de préserver la saison touristique en Grèce et la BCE est tenue de fournir ces liquidités entrant en Grèce via des banques solvables. Néanmoins, les ministères des affaires étrangères britannique, néerlandais et allemand, ont invité dimanche les voyageurs se rendant en Grèce à se munir de « suffisamment d’argent liquide. »

Le précédent chypriote

Pour la deuxième fois dans l’histoire de la zone euro, après Chypre en 2013, un pays est donc coupé du reste de l’union monétaire par un système de contrôle des capitaux et de restrictions des comptes bancaires. Un euro déposé dans une banque grec aujourd’hui n’a pas la même valeur qu’un euro déposé dans une autre banque. Son usage est limité et sa détention est risquée. Le précédent chypriote a en effet de quoi inquiéter les Grecs. Dans l’île, les banques avaient été renflouées par les déposants eux-mêmes. Le contrôle des capitaux à Chypre a été entièrement levé après deux ans, en avril dernier.

Parade provisoire contre le Grexit

En théorie, ces mesures visent à conserver la Grèce dans la zone euro. La BCE n’a pas levé l’utilisation du programme ELA par les banques grecques et n’a pas rendu plus difficile cet usage en appliquant une décote supplémentaire aux garanties nécessaires pour obtenir ces liquidités. La banque centrale maintient donc une source minimale d’euros qui devraient être provisoirement suffisante aux banques grecques grâce aux mesures de restrictions des retraits mis en place. Mais il ne s’agit que d’une parade provisoire. D’abord parce que les banques ne pourront pas rester fermées indéfiniment. Ensuite, parce que la BCE risque de couper les vannes à tout moment si elle estime que les banques grecques ne sont plus viables.

Comment sauver les banques grecques ?

Les banques vont donc devoir être renflouées d’une manière ou d’une autre. Première solution : un accord est trouvé entre Athènes et ses créanciers et la BCE permet de nouveau aux banques grecques d’utiliser la dette publique hellénique pour se refinancer normalement auprès d’elle. Deuxième possibilité : la BCE impose un renflouement des banques par les dépôts, comme à Chypre. Troisième solution : la Grèce sort de la zone euro. On le voit, cette dernière option devient de plus en plus probable.

Faire tomber le gouvernement grec

Reste une dernière option, qui est peut-être celle que la BCE a en tête : le gouvernement grec pourrait sous la pression d’une fermeture continuelle des banques ne pas être en mesure d’organiser le référendum du 5 juillet (mais le décret vient d’être publié au journal officiel). Ou, s’il le fait, il pourrait être fortement sanctionné par un « oui » claire aux propositions des créanciers afin d’obtenir la réouverture des banques. Dans ces deux cas, le gouvernement Tsipras devra signer en urgence un accord avec ses créanciers afin d’obtenir un retour rapide à la normale. Politiquement, il serait alors sans doute discrédité et il tomberait. Acculé par la BCE, sa seule parade serait alors un Grexit dont la population ne veut guère. Le Grexit est exclu pour la BCE, mais le maintien de ce gouvernement l’est sans doute tout autant. On le voit : si la BCE n’a pas voulu couper directement l’ELA et pousser la Grèce hors de la zone euro, elle joue clairement le jeu de l’Eurogroupe en poussant le gouvernement grec à nouer la corde qui l’étranglera. Ceci semble fonctionner : un premier sondage estime que deux tiers des électeurs voteront en faveur du “oui.” Dimanche soir dans un discours, Alexis Tsipras a, cependant, dénoncé le “chantage” de la BCE contraire, selon lui, aux “traditions démocratiques” de l’Europe. Et il a espéré que cette attitude conduirait les électeurs à voter “non” le 5 juillet prochain.

Source : La Tribune, 28/06/2015

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Tiens, je ressors un papier prémonitoire de Sapir du 14 mai dernier, contre un référendum sur la sortie de l’euro (qui n’est pas le thème ici)

L’Euro, la Grèce et le référendum

PAR · 14 MAI 2015

On parle beaucoup d’un possible référendum sur le maintien de Grèce dans la zone Euro actuellement. Même le Ministre allemand des finances, M. Schäuble, s’est prononcé en faveur d’une telle consultation. Cette soudaine passion pour les référendums, survenant pratiquement dix années après le référendum français sur le projet de traité constitutionnel, est touchante. Les mêmes qui avaient tout fait pour que la parole du peuple français (55% de « non » ne l’oublions pas) soit oubliée se découvrent subitement une âme référendaire. S’il n’y allait pas du sort de la Grèce, et des principes démocratiques, que l’Union européenne ne cesse de fouler aux pieds, il y aurait de quoi rire aux éclats. Et d’ajouter, à l’encontre de tous ces partisans nouveaux de la pratique référendaire, de ces hommes politiques qui viennent avec un grand sourire nous présenter leur nouvelles bonnes résolutions, « pas ça, pas vous ». Car, cette question des référendums est sérieuse. Il convient d’en clarifier les tenants et aboutissants.

Une option inapplicable.

En réalité, l’option d’un référendum sur une sortie de l’Euro est inapplicable. Dans un texte posté sur un site de la gauche américaine, Stathis Kouvelakis écrit ainsi « Le temps est venu d’expliciter le contenu et d’expliquer la viabilité de la stratégie alternative, qui commence avec la double initiative de la suspension des remboursements de la dette et de la nationalisation des banques, et qui se poursuit, si nécessaire avec le choix d’une monnaie nationale approuvée par le public au cours d’un référendum populaire »[1]. De fait, c’est aussi, entre autres, la position de Schäuble. Mais il convient de considérer deux facteurs qui – dans le cas de la Grèce – rendent justement le recours à une procédure référendaire inapplicable :

  1. Un référendum exige un minimum de campagne, d’une durée de 6 semaines (au plus juste) et plus probablement de 12 semaines. Or, les mécanismes de la spéculation monétaire se déclenchent à l’horizon de minutes, voire d’heures. La temporalité d’élections, aussi souhaitables soient elles, n’est tout simplement pas compatible avec le spéculation monétaire. Cette spéculation se manifestera avec une force extrême, sauf si l’on décide de fermer les marchés financiers grecs, et pas seulement les marchés obligataires mais aussi les marchés d’action. On est en présence d’un cas extrême de la spéculation, qui ne pourra être réduit par l’application d’un simple contrôle des capitaux. Il faudra fermer les marchés financiers. Mais, si la fermeture de tous ces marchés est possible, elle ne l’est que pour quelques jours ou l’on change progressivement de système économique. Si la Grèce (et n’importe quel autre pays) devaient laisser l’ensemble des marchés financiers fermés pour plusieurs semaines, on prend le risque de voire l’économie changer de nature, et les investisseurs déserter le pays. La conclusion s’impose alors d’elle-même : il n’est pas possible de tenir un référendum sans déclencher un spéculation massive, et cette spéculation non seulement sera très destructrice pour l’économie ou alors impliquera que le gouvernement ait recours à des modes de contrôles allant bien au-delà d’u simple contrôle des capitaux. Mais, cela aura alors des conséquences politiques importantes, qui sont de nature à fausser le résultat d’un tel référendum.
  2. Un référendum ne fait sens que dans la mesure où il permet une validation démocratique. Mais, un référendum qui se tiendrait en plein milieu d’une spéculation déchaînée ne permettrait pas aux règles de la démocratie de s’appliquer. On serait loin du débat ouvert que l’on est en droit d’attendre avant un référendum, et qui eut lieu dans le cas des deux référendums de 1993 (Maastricht) et de 2005 (sur le projet de traité constitutionnel). Dès lors, privé du débat serein (même s’il est passionné) un référendum n’est plus une procédure démocratique. Cette dernière nait de la combinaison du débat (dans le cadre de la campagne) et du vote. Or, il faut craindre que dans cette campagne, qui sera par nécessité relativement courte, s’expriment non pas des idées mais des pressions, sous la forme justement de la spéculation. Les conséquences politiques de cette dernière vont fausser le débat, et par voie de conséquences vicier l’ensemble de la nature démocratique de la procédure référendaire.

On le constate, un tel référendum n’est pas praticable sauf à considérer que le référendum n’est là que pour légitimer une décision déjà prise. Mais, l’argument d’impraticabilité du référendum n’est pas le seul que l’on puisse invoquer. Il est douteux que, sur une telle question (la Grèce, ou un autre pays, doit elle rester dans l’Euro ou quitter la zone Euro) un référendum soit la procédure adaptée.

La logique des procédures référendaires et l’action gouvernementale.

Les procédures référendaires sont destinées à redonner de la légitimité à un système démocratique en mobilisant une forme directe de souveraineté populaire. En cela, elles sont un instrument irremplaçable des systèmes démocratique. Mais, la souveraineté populaire doit être mobilisée pour trancher de questions politiques et non des questions techniques ou des questions de société. Sinon, on transforme une procédure de légitimation démocratique en un instrument politique divisant profondément la société et visant en réalité à introduire des normes techniques (ou morales) dans l’espace politique.

La tradition tant française qu’internationale fait du référendum l’instrument pour trancher des questions de souveraineté (comme l’indépendance) ou des traités. Or, la question de l’Euro est en partie une question de souveraineté, mais en partie aussi une question technique, qui est susceptible de connaître de multiples réponses. De ce point de vue, si la question de l’appartenance ou non à l’Union européenne peut parfaitement être tranchée par un référendum, il est douteux qu’il en soit ainsi sur la question de l’Euro. Car, à quelles questions les citoyens auraient-ils à répondre ? Faudrait-il dire « êtes-vous pour ou contre l’Euro », ou « êtes-vous pour l’Euro au prix de politiques d’austérité renforcées ou contre ces politiques », ou enfin « êtes vous pour un Euro avec un mécanisme de solidarité et de transfert entre les pays membres ou contre l’Euro » ? On ne peut multiplier les questions posées sous peine de vider la procédure référendaire de son sens et de son esprit.

En fait, il faut reconnaître la légitimité de l’action gouvernementale à traiter de problèmes qui peuvent être très fortement contextualisés. La question qui se pose en Grèce (ou qui se poserait dans un autre pays) n’est pas celle de l’Euro en général mais celle de l’Eurodans le contexte de la logique de l’austérité et plus précisément de l’affrontement entre l’Eurogroupe et le gouvernement grec. Nous sommes ici dans une situation qui peut être assimilée à un état de guerre économique, qui empêche le fonctionnement normal des institutions dans le cadre normal. En cela, cette question relève de la décision exceptionnelle, celle que le gouvernement peut prendre dans le cas d’un état d’exceptionet où il peut s’affranchir temporairement du respect de la lettre de la loi et des traités afin d’assurer la survie de la Nation et de reconstituer le cour normal des événements. De ce point de vue, il faut reconnaître que l’état d’exception se caractérise par la suspension de certaines normes de la légalité dans le but de reconstruire les conditions d’exercices de ces mêmes normes. Le fait de prendre des mesures ditesexceptionnelles traduit le fait que le gouvernement est bien souverain.

Ainsi, ce serait une erreur d’abdiquer la responsabilité gouvernementale et de se réfugier derrière l’argument du « choix démocratique » (qui n’en serait pas un) à travers la mise en place d’une procédure référendaire. La situation de la Grèce (mais ceci pourrait être transposable dans d’autres pays) est celle d’une urgence économique qui interrompt le cours normal des règles et des lois. Pour rétablir ce cours, ce qui est l’essence même de la démocratie, on ne peut agir suivant les règles et les lois mais il faut avoir recours à desmesures d’exception dont la finalité sera de ramener la situation à la normale. Ceci, dans l’esprit même de la démocratie, est le propre de l’action du gouvernement, et qui plus est d’un gouvernement récemment élu de manière parfaitement démocratique, qui est censé être le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. Ce gouvernement doit, maintenant, assumer ses responsabilités.

[1] www.jacobinmag.com/2015/05/kouvelakis-syriza-ecb-grexit/(http://www.jacobinmag.com/2015/05/kouvelakis-syriza-ecb-grexit/)

 

270 réponses à Grèce : les banques seront fermées pendant une semaine

Commentaires recommandés

Kiwixar Le 29 juin 2015 à 06h01

C’est bien vrai. En fait, si j’étais gouvernant, je créerai une BVN (banque vraiment nationale) dans laquelle chaque citoyen aurait un compte à la naissance, sur lequel TOUS les paiements seraient OBLIGATOIREMENT virés (salaires, retraites, aides sociales), avec impôts prélevés au passage à la source. Ce compte serait complètement gratuit (aucun frais), offrant en prime une carte de débit (sans frais pour les commerçants) mais ne permettant pas d’avoir un compte débiteur. Cette BVN serait la seule à pouvoir faire de la création monétaire, et prêterait donc :
– à 1 ou 2% aux banques privées pour qu’elles puissent prêter aux particuliers et aux entreprises (le boulot des banques privées de calculer le taux en fonction du risque)
– à 0% pour financer les grands projets d’infrastructure, etc
Disparition de la TVA, impôt injuste (n’est pas progressif en fonction des revenus).

  1. Laurent Le 29 juin 2015 à 03h05
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    Romaric Godine se demande “Comment sauver les banques grecques”. La question serait plutôt “Pourquoi les sauver?”. En effet, il semble qu’en cas de Grexit, c’est la période idéale pour nationaliser tout ça au prix du marché, soit 1€ en tout pour être large. Et ensuite recapitallser mais en ayant pris le contrôle du système… Voir la position de Lordon sur le sujet…


    • Kiwixar Le 29 juin 2015 à 06h01
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      C’est bien vrai. En fait, si j’étais gouvernant, je créerai une BVN (banque vraiment nationale) dans laquelle chaque citoyen aurait un compte à la naissance, sur lequel TOUS les paiements seraient OBLIGATOIREMENT virés (salaires, retraites, aides sociales), avec impôts prélevés au passage à la source. Ce compte serait complètement gratuit (aucun frais), offrant en prime une carte de débit (sans frais pour les commerçants) mais ne permettant pas d’avoir un compte débiteur. Cette BVN serait la seule à pouvoir faire de la création monétaire, et prêterait donc :
      – à 1 ou 2% aux banques privées pour qu’elles puissent prêter aux particuliers et aux entreprises (le boulot des banques privées de calculer le taux en fonction du risque)
      – à 0% pour financer les grands projets d’infrastructure, etc
      Disparition de la TVA, impôt injuste (n’est pas progressif en fonction des revenus).


      • boduos Le 29 juin 2015 à 11h30
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        @kiwixar

        un seul impôt sur le travail serait plus légitime que celui modulé sur la consommation? les salariés de France paieraient seuls l’entretien des routes pour faire circuler les marchandises importées, aucun distinguo ne serait fait entre marchandises de premières nécessité,la fourrure et les ferraris ?

        je pense au contraire que la TVA devrait se substituer aux charges salariales au bénéfice du pouvoir d’achat du salarié. la TVA sociale qui défavorise les produits importés et tend a relocaliser les productions ,je suis pour.


        • Kiwixar Le 29 juin 2015 à 11h47
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          Impôt sur les salaires ET revenus du capital.
          Entretien des routes : via la taxe sur les produits pétroliers, ou le coût de la vignette.
          Produits importés : taxes d’importation (suivant la distance?)
          TVA : 0% sur tout ce que consomme 80% de la population, et 20% sur ce que ne consomment que les 20% les plus riches (produits de luxe, voitures à plus de x euros, yachts, etc) ?
          Je pense qu’il faut tout remettre à plat rapidement, parce que l’aspirateur à richesse des 99% vers les 1% fonctionne à plein régime.


          • Manu Le 29 juin 2015 à 16h53
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            Faudra un jour m’expliquer ce qu’est la définition du luxe dans la langue moderne…


            • Alae Le 29 juin 2015 à 17h59
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              A Manu,

              LUXE, subst. masc.
              A. −
              1. Pratique sociale caractérisée par des dépenses somptuaires, la recherche de commodités coûteuses ou de biens raffinés et superflus, souvent par goût du faste ou désir d’ostentation.
              − ÉCON., vieilli. Consommation improductive, somptuaire de biens coûteux, raffinés, superflus. Le luxe consiste essentiellement dans les dépenses non productives, quelle que soit d’ailleurs la nature de ces dépenses.
              a) Collectif. Ensemble des biens coûteux ou parfois raffinés qui sont consommés ou dont on fait étalage par goût du luxe. Synon. raffinement, richesse.
              − Dans le domaine écon. Produits d’une très grande qualité, d’un très grand raffinement répondant parfois à des besoins superflus.
              ♦ Taxe de luxe. Taxe sur les produits de luxe. Jusqu’en 1948 il y eut une «taxe de luxe» frappant certaines marchandises non indispensables (Romeuf1958).
              http://www.cnrtl.fr/definition/luxe


          • Dominique Gagnot Le 30 juin 2015 à 00h03
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            Bien vu cette BVN.

            Moi je financerais l’état par un loyer que chaque entreprise et particulier verserait, fonction des biens communs qu’ils utilisent.

            Ainsi par exemple, sachant que le foncier (comme les ressources offertes par la nature en général) est un bien commun, les proprio auraient à verser le loyer correspondant au foncier à l’état. (il faut dissocier le bâti et le foncier)
            Évidement faut indemniser le proprio du prix qu’il aurait payé son terrain qui ne lui appartiendrait plus, mais dont il conserverait le même droit d’usage. C’est un problème transitoire, pas compliqué d’ailleurs a solutionner…

            Les locataires devraient couper leur loyer en 2: une part au proprio pour le bâti, une part à la collectivité pour le foncier.

            Principe à étendre à tous les biens communs. ça rapporterait une rente colossale qui permettrait de supprimer toutes les autres formes de prélèvements.

            On peut redistribuer une partie de ce fric sous forme de Revenu de base, financer des entreprises d’intérêt général, …


            • Dominique Gagnot Le 30 juin 2015 à 00h28
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              j’ajoute que ce serait très simple à collecter, et que la fraude est impossible.
              Grand train de vie = grande utilisation de bien communs couteux = gros loyers.


        • lvzor Le 29 juin 2015 à 18h01
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          “je pense au contraire que la TVA devrait se substituer aux charges salariales au bénéfice du pouvoir d’achat du salarié. la TVA sociale qui défavorise les produits importés et tend a relocaliser les productions ,je suis pour.”

          La TVA est un impôt sur la dépense : Ceux qui dépensent tout leur revenu ou au-delà (les découverts en fin de mois doivent bien être le fait de plus de 50% de la population) y sont donc soumis sur tout leur revenu voire davantage.
          Ceux qui épargnent 80 ou 99 % de leur revenu n’y sont soumis que sur la part qu’ils dépensent effectivement, sans parler de l’intérêt que leur rapporte le reste, ni du fait qu’il existe des moyens fréquemment utilisés pour s’affranchir de la TVA…

          La TVA donc un impôt redistributif des pauvres vers les riches 🙂


      • julien Le 29 juin 2015 à 12h10
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        Je suis contre l’impot sur le revenu tout court qui devrait etre remplacé par un impot sur le patrimoine.

        Quelle justification y a-t-il à faire payer un impot sur le revenu a un jeune qui a 2000€ de patrimoine ?


      • luc Le 29 juin 2015 à 13h18
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        donc les particuliers pourraient emprunter aux banques privées mais ne pourraient pas être débiteurs sur leur compte de la banque nationale… je ne comprends pas tout mais ça sent le piège


        • Dominique Gagnot Le 30 juin 2015 à 00h38
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          Etre débiteur c’est équivalent à emprunter.

          Pour prêter, une banque doit évaluer le risque de ne pas être remboursée, ce qui sort de la compétence de la BVN.
          Et donc il faut faire appel a une banque spécialisée dans les prêts…


      • Diablo Le 29 juin 2015 à 14h09
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        Votre idée de Big Brother bancaire me plaît beaucoup. La “gratuité” des frais de fonctionnement de votre banque sera naturellement payée par des impôts prélevés à la source. Il y a fort à parier que dans ces conditions ces frais de fonctionnement soient plus élevés qu’ailleurs. Votre système favorisera à coup sûr le développement d’une économie parallèle faite de cash uniquement. Et cela dans des proportions jamais atteintes ailleurs.
        En cas de désaccord l’ Etat fermera simplement votre compte et/ou y pompera ce que bon lui semble.
        Bref, vous venez de réinventer la dictature…


        • Alfred Le 29 juin 2015 à 16h14
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          Cela a au moins l’avantage romantique de connaître le maître et de laisser la porte ouverte a la révolution si l’état se dérobe à ses engagements. Actuellement nous ne connaissons pas nos maîtres (c’est ce qui rend ce système parfait).
          Kiwixar propose de choisir son maître ce qui constitue la vraie liberté (et je choisi le même que lui).
          En choisissant une banque plutôt q´une autre en vérité vous ne choisissez rien.


        • Bubble Le 29 juin 2015 à 16h20
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          Ouais, mais une dictature sympa et “nationale”, gérée par des fonctionnaires vertueux et intègres, manque plus qu’à ressusciter le petit père des peuples, ou un autre…


          • raloul Le 29 juin 2015 à 20h05
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            Bonjour !
            C’est vrai que la dictature antipathique et internationale gérée par des fonctionnaires véreux de l’ue, c’est vachement mieux… Merci pour ce moment d’humour !
            Privatisation des profits, nationalisation des pertes, on connaît la rengaine merci…


          • Wilmotte Karim Le 29 juin 2015 à 21h18
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            Mieux vaut un Léviathan qu’une hordes de petits caids monstrueux.

            Et si le Léviathan est le Peuple, debout et éveillé…


        • Dominique Gagnot Le 30 juin 2015 à 00h18
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          Il faut dissocier 2 choses:

          – la BVN,

          – la corruption qui pourrait s’y développer, éventuellement une dictature.
          C’est un problème purement logique qu’il convient d’étudier avant d’affirmer que C pô pôssible. On a connu pire.

          D’autant que question dictature du système bancaire actuel, … demandez à la Grèce…


      • Franck irribarria Le 29 juin 2015 à 14h38
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        Bonjour Kiwixar,

        J’aime beaucoup votre proposition, on retrouve notre souveraineté pour la création monétaire,

        et la cotisation s’occupe du reste, bye bye les paradis fiscaux et autres niches fiscales,

        J’Adoreeeeeeeeeeee.

        J’ai déjà plein d’idees de chantiers à commencer, de la recherche et développement à

        financer……on commence quand ?

        Cordialement

        Franck


        • Franck irribarria Le 29 juin 2015 à 14h41
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          J’y rajouterai la suppression des bourses, elle n’apporte plus rien de positif a l’economie réelle, elle l’a détruit.

          Cordialement

          Franck


      • Alain C Le 29 juin 2015 à 15h41
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        @Kiwixar

        [Disparition de la TVA, impôt injuste (n’est pas progressif en fonction des revenus).]

        Je suis toujours étonné de lire des affirmations péremptoires sur l’injustice de la TVA en tant que système d’imposition, versus l’impôt sur le revenu qui serait plus juste

        On n’est pas riche du nombre de zéros qu’il y a sur le compte en banque (qui peuvent disparaitre très vite)

        Mon voisin pourrait être milliardaire, s’il possède une modeste maison, une petite voiture et vit modestement, personne ne saura “qu’il est riche”, et en fait, il ne le sera pas.

        On est “riche” quand on commence à dépenser cet argent sans compter, et d’ailleurs on dit de quelqu’un qu’il “joue les riches” quand il dépense plus qu’il ne gagne, ce qui ne dure jamais très longtemps, évidemment

        L’arrogance de ceux qui arborent ostensiblement des voitures de luxe, des yachts honteusement démesurés, se comportent comme des nababs ou/et vivent dans des palais au luxe ostentatoire devrait être sanctionnée durement dès l’acquisition de ces artifices, ce qui freinerait éventuellement leurs pulsions méprisantes pour le reste de leurs concitoyens.

        La TVA, imposant donc les dépenses est un impôt bien plus juste, et bien plus facile à gérer : plus de fraude (au niveau des achats)

        Celui qui vit modestement est peu imposé, celui qui dépense à tout va, notamment dans des dépenses somptuaires et arrogantes, paye des impôts en conformité avec son train de vie.

        On peut d’ailleurs envisager des taux spécifiques fortement majorés pour les objets de luxe ou les instruments de spéculation.

        Suppression des impôts sur le travail : voilà l’impôt le plus injuste qui soit : ceux qui travaillent le plus ou qui font les travaux les plus difficiles ne sont pas ceux qui gagnent le plus.

        Ils subissent donc la double peine : un travail pénible, peu rémunéré et non valorisant, imposé au dernier centime alors que ceux qui gagnent le plus (forcément pas par leur travail personnel) ont de nombreux moyens d’échapper à cet impôt.

        Cet impôt est d’ailleurs tellement injuste que tous les gouvernements de la planète se sentent obligés de mettre en place des taux progressifs tellement l’injustice est flagrante.

        L’impôt sur le patrimoine : là, c’est beaucoup plus complexe. Ca relève souvent de choix de société, de réalisme pragmatique relatifs aux investissements, de sauvegarde du patrimoine et de situation particulières.

        Un post récent mettait en avant le fait que 85% des grecs sont propriétaires, ce qui sous entendait qu’ils n’étaient pas si pauvres que ça.

        En France, nous avons un cas spécifique très démonstratif de ce non sens : l’ile de Ré.

        Toute bicoque héritée de l’arrière grand-père (modeste pêcheur) vaut aujourd’hui une petite fortune, et un impôt sur la “valeur du patrimoine” obligerait à vendre le bien familial, ce qui serait complètement injuste et ubuesque (il me semble d’ailleurs que la législation française tient compte de ce cas spécifique).

        Il y a encore aujourd’hui de nombreuses familles possédant des biens familiaux hérités d’un passé glorieux qui font partie du patrimoine national (privé) alors que les héritiers n’ont parfois même plus les moyens de les entretenir correctement : ils ne sont pas/plus riches.

        Doivent-ils être “sanctionnés”? à quel titre?

        Une injustice bien plus flagrante se situe au niveau des niveaux de revenus (des inégalités) et c’est là qu’il faudrait agir :

        – il faut réduire la fourchette des salaires : il n’est pas normal qu’un pdg gagne plus de 300 fois plus qu’un OS.
        La rémunération au “mérite” devrait se faire par une attribution des bénéfices dégagés par l’entreprise, et non par un salaire démesuré, inique et inadmissible.
        Etant entendu que 50% des bénéfices dégagés par l’entreprise devraient revenir aux salariés (ben oui, c’est eux qui bossent!)

        – il n’est pas normal qu’un pdg viré pour mauvais résultats parte avec une retraite chapeau en millions d’euros alors que l’entreprise perd de l’argent

        etc, etc

        Il ne faut donc pas tout confondre, et si l’ont veut réduire les inégalités (une des motivations de l’impôt), il faut agir au niveau des dépenses, et non des revenus, tout en introduisant une régulation juste et compréhensible au niveau de ces revenus.


        • Dominique Gagnot Le 30 juin 2015 à 00h53
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          Les revenus non dépensés sont thésaurisés, ce qui pose d’autres problèmes.
          Il y a du juste dans ce que vous dites, mais ça aboutirai à une administration lourdingue et des lois à n’en plus finir.

          On peut admettre que certains gagnent plus que d’autres, et à partir du moment ou ils ne pénalisent personne, en gaspillant de précieuses ressources, pollution…, ils peuvent bien faire ce qu’ils veulent.

          Qu’un type se paye une Ferrari, c’est pas gênant, … à condition qu’il la laisse au garage vu ce que ça brule en gazoil…

          Idem pour un yacht, à condition qu’il n’utilise pas de ressources rares, et qu’il navigue à la voile. Voyez l’idée…

          Je préfère un loyer sur l’usage des biens communs (foncier, matières premières, énergies non renouvelables, etc. etc.)


      • Alfred Le 29 juin 2015 à 16h20
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        Ce serait déjà pas mal de reconnaître le statut de banque à des associations de citoyens et de consommateurs (banques associatives ou banques communales). Une multitude de petites banques locales ça changerai pas mal de choses, étant entendu que le problème numéro un est Où est vite notre revenu chez qui est il en nantissement et à qui il sert.


      • Fucius Le 29 juin 2015 à 19h39
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        Le taux d’intérêt dépend de l’épargne réelle disponible.
        Plus il y en a, plus on peut investir à long terme.
        On ne peut pas le décider, c’est une réalité qui doit être recherchée – découverte par le marché.
        La volonté politique ne change pas la réalité, l’État n’est pas Dieu.

        Les investissement d’infrastructure sont comme les autres: Plus ou moins longs, plus ou moins rentables. La diversité des investissements est infinie. Il faut les traiter comme les autres.
        L’impôt à taux unique est juste si les revenus sont justes, c-a-d. honnêtes.
        Chacun contribue en proportion de ses revenus, et reçoit la même chose, c’est une redistribution équitable en tous points. Le pire est de faire tout payer par les uns et tout recevoir par les autres: C’est de l’esclavage.
        Celui qui gagne plus sans contraindre ni mentir a simplement apporté plus de satisfactions. Il ne doit pas susciter l’envie de le piller, mais celle de l’imiter.

        C’est à tort qu’on croit possible de vivre aux dépens des autres, piller et/ou recevoir une part de butin exige autant d’investissement que produire.
        Dès lors cessons de redistribuer et produisons plutôt.

        L’économie planifiée empêche d’innover, c’est même sa raison d’être. C’est absurde.
        L’économie ne peut être que libre et elle est optimale quand chacun, même le plus modeste, peut y apporter quelque amélioration à son niveau.

        Là est l’enjeu, la question monétaire est secondaire.
        Avec une dépense publique de 5% du PIB, on pourrait financer l’État sans aucun impôt ni taxe, simplement par création monétaire – donc aux dépens de l’épargne.


        • Dominique Gagnot Le 30 juin 2015 à 01h06
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          Cette vision classique de l’économie est inadaptée au monde actuel, ou les besoins d’intérêt général (écologiques et sociaux) s’amplifient de manière dramatique.
          Et ce n’est pas le privé qui va s’en occuper spontanément.

          Faut imaginer autre chose, comme financer des entreprises d’intérêt général, (qui représenteront l’essentiel) par une rente provenant de l’usage des biens communs.


          • Fucius Le 30 juin 2015 à 16h03
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            Le privé, ce sont des gens. L’État aussi. Ils ont les mêmes préoccupations.
            La différence est dans le mode d’action.
            Action individuelle diffuse, ou centralisme et soumission/endoctrinement.
            La “vision classique de l’économie” est la seule rationnelle. Le collectivisme est irrationnel et inhumain. La dignité humaine exige que chacun contribue à sa mesure à la Création, plutôt que se soumettre à un ordre qui le dépasse.
            Le collectivisme est voué non seulement à échouer, mais à opprimer.
            La raison démontre que le capitalisme réduit les inégalités, au rebours des superstitions collectivistes.
            C’est donc la rupture avec le capitalisme qui cause les essor.
            Il en va de même de l’écologie. Il faut laisser faire: C’est le centralisme autoritaire qui détruit la nature.


            • Dominique Gagnot Le 30 juin 2015 à 23h07
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              Vous êtes prisonnier d’une vision ultra conformiste de l’économie.
              Libéralisme versus communisme façon Staline, comme si nous avions fait le tour en 2015, et pour jusqu’à la fin des temps de la question économique. C’est absurde! (bon, ok on entend parler que de ça…)

              Mais on peut imaginer bien d’autres modes d’organisation économique. C’est au peuple de décider, encore faudrait il le lui proposer, ce qui serait un peu plus compliqué que de lui demander de choisir entre bonnet blanc et blanc bonnet.

              A supposer que la/les collectivité (composée de vrais gens) soit propriétaire des biens communs, (foncier, matières premières, etc) elle pourrait en tirer une rente (via la vente/location de droits d’usage).

              Par ailleurs la collectivité pourrait décider d’objectifs économiques, dans une finalité sociale et écologique, (et non “n’importe quoi du moment que ça paye”)

              Des entreprises privées, j’ai bien dit privées, c’est pas stalinien, hein, et publiques coopérant entre elles pour répondre à ces objectifs, seraient financées grâce à la rente ci dessus.

              C’est juste une proposition alternative…


            • Dominique Gagnot Le 30 juin 2015 à 23h18
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              En fait, on ferait travailler des entreprises privées, innovantes donc, motivées par “le désir de vaincre et la rage de gagner” (quoi de plus beau! 🙂 ) sur des objectifs sociaux et écologiques décidés par le peuple.

              Et non plus à faire des trucs idiots, qui ne font que gaspiller de l’énergie, et générer des pollutions…


      • Olivier Le 30 juin 2015 à 01h02
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        Tout à fait …. La solution la plus juste est pour moi la suppression de l’héritage qui, au fil des générations creuse les inégalités.
        Pourtant l’héritage, si on réfléchi un peu, est totalement injuste. Il détruit les valeurs comme le travail et le mérite.
        L’héritage matériel, même si il a une valeur sentimentale doit revenir gratuitement à l’état (qui a créé les conditions propice à la réussite de chacun.) , ce dernier revendra les biens par le biais d’agences immobilières ou autres commerces, avec une priorité pour la descendance. Les prix s’ajusteraient en fonction de la demande.
        En retour l’impôt sur le revenu doit disparaître.

        Chacun commencerait dans la vie sur la même ligne de départ. L’état pourrait offrir à la naissance une somme unique à définir suivant le niveau d’inflation. Que chaqun pourrait utiliser à bon lui semble.

        Au bout de quelques années, les inégalités de richesses restantes ne seraient dues qu’à l’âge et au travail. Et ce serait des inégalités justes ! Hée oui !. Une émulation saine apparaîtra au profit de la jalousie.

        Bref l’abolition de l’héritage doit être la première pierre d’une nouvelle constitution. L’héritage génétique est bien suffisant .


        • Dominique Gagnot Le 30 juin 2015 à 01h11
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          Il y a mieux à faire que de supprimer l’héritage, c’est de remplacer la propriété privée des ressources premières par le droit d’usage.
          Plus de propriétaire = plus d’héritage.


        • Fucius Le 30 juin 2015 à 19h01
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          L’épargne est le moteur de la production, il faut la favoriser notamment en laissant chacun transmettre ses biens à qui bon lui semble.
          Interdire l’héritage est non seulement injuste et violent, mais absurde.
          Plus généralement, le pillage par l’impôt détruit autant de valeur qu’il en prélève.
          L’homme anticipe, il investit en prévision des l’avenir.
          À la fois pour limiter sa propre spoliation et pour profiter de celle des autres, pour avoir sa part du butin.

          Le profit du pillage n’est donc pas plus certain que celui de la production.
          Cessons donc de piller autrui et produisons plutôt.

          Voici pourquoi l’épargne réduit les inégalités en capitalisme pur:
          Une machine est rentable si elle élimine du travail, puisque sinon elle en coûte davantage qu’elle n’en supprime, elle est mise au rebut: Elle vaut zéro.
          Conséquence: Elle vaut moins que le travail qu’elle élimine.
          Corollaire: Elle accroît la valeur du travail plus que celle du capital.
          Le capitalisme enrichit donc toujours les travailleurs plus vite que les capitalistes.

          Autrement dit: Le capitalisme pur réduit les inégalités.
          L’essor des inégalités suit celui du socialisme permis par la monnaie-fiat.


          • Dominique Gagnot Le 30 juin 2015 à 23h28
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            Je sais que je ne suis pas toujours clair dans ce que je dis, mais vous interprétez mes propos de manière très étriquée, et de travers, donc.

            Vous dites “l’épargne est le moteur de la production”.
            Ben oui, sans doute dans le système actuel, mais on peut imaginer un système ou la rente publique, venant d’un capital public (en l’occurrence la Nature) serait le moteur de la production d’entreprises privées, au service de la collectivité.

            Comprenez vous ce que je veux dire?


            • Dominique Gagnot Le 30 juin 2015 à 23h34
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              Par ailleurs quand je dis “plus d’héritage” je veux dire “plus d’héritage sous forme de propriété privée immobilière, etc.”, mais il reste d’autres formes d’héritages possibles: droits d’usage, fortune monétaire, propriété privée de meubles et objets..

              Il est difficile de dialoguer car vous ramenez tout a une vision étroite et conformiste des choses. Prenez du recul!


          • Dominique Gagnot Le 30 juin 2015 à 23h39
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            “Elle accroît la valeur du travail plus que celle du capital.
            Le capitalisme enrichit donc toujours les travailleurs plus vite que les capitalistes.”

            Ce serait vrai si les travailleurs décidaient du partage de la valeur ajoutée du travail apporté par la machine.
            Or ce n’est pas le cas, ce sont les proprios qui décident de ça. Donc ce que vous dites est faux.


    • lvzor Le 29 juin 2015 à 17h51
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      “c’est la période idéale pour nationaliser tout ça au prix du marché, soit 1€ en tout pour être large.”

      Plutôt 1 drachme 😀

      Par ailleurs, si vous ne l’avez déjà vue, la Déclaration de Delphes :

      “You should look to Greece, to see there the future your elites are preparing for you, for all of us and for our children. It is much easier and intelligent to stop them now, than it will be later. Not only Greeks, but all of us and our children will pay an enormous price, if we permit to our governments to complete the social slaughter of a whole European nation.» ”

      http://www.unz.com/mhudson/the-delphi-declaration/
      http://www.dedefensa.org/article-notes_sur_le_renaissance_de_la_trag_die_28_06_2015.html


  2. dissy Le 29 juin 2015 à 03h28
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    Même Godin semble retourner sa veste..


  3. JULES Le 29 juin 2015 à 04h49
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    Tout d’abord,je voudrais remercier Olivier Berruyer , Jacques Sapir ,Les Econoclastes et autres de nous informer .
    Petite suggestion : Est ce qu’il serait possible que Tsipras,à la question du référendum puisse poser la sortie de l’UE au lieu d’un accord avec les créanciers?


    • bardamus Le 29 juin 2015 à 20h30
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      Il s’est engagé à rester dans l’UE/€/OTAN ainsi qu’à rembourser la dette

      Ce qui bien sûr est totalement contradictoire et impossible


  4. ulule Le 29 juin 2015 à 04h53
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    “Les Grecs n’ont pas à payer une dette qui n’est pas la leur” par Patrick Saurin (membre de la Commission pour la Vérité sur la dette publique de la Grèce, créée le 4 avril 2015)
    – Aléa (moral) jacta est
    – La Troïka ou l’éloge du crime en bande organisée
    – 2012 : Une restructuration de la dette au profit de la Grèce ? Non, une gigantesque opération de transfert des risques des banques privées vers le secteur public
    – La dette grecque est totalement insoutenable et en grande partie illégale, illégitime et odieuse
    – Que peut faire l’État grec aujourd’hui ?
    “Le rapport préliminaire établi par la Commission fournit aux autorités grecques de nombreuses pistes de droit pour la suspension et la répudiation de la dette souveraine grecque.

    L’article 26 de la Convention de Vienne sur le droit des traités dispose que les traités qui lient les parties doivent être exécutés de bonne foi. La mauvaise foi et la contrainte (observée notamment lors de la renégociation de la dette) sont des motifs de nullité. En droit international, un État lésé peut ne pas exécuter une obligation internationale vis-à-vis d’un autre État si ce dernier s’est rendu responsable d’un acte internationalement illicite. La Constitution grecque a été violée, en particulier en ce qui concerne l’obligation d’obtenir l’accord du Parlement pour les accords internationaux. Enfin, les droits humains, consacrés à l’article 103 de la Charte des Nations Unies, priment sur les autres obligations contractuelles.

    En plus de ces fondements de droit, l’État grec peut décider une suspension unilatérale de sa dette en se fondant sur l’état de nécessité. Toutes les conditions pour la mise en place d’une telle décision sont remplies dans la mesure où les autorités grecques doivent protéger un intérêt essentiel de l’État contre un péril grave et imminent et qu’elles ne disposent pas d’autre moyen à leur disposition pour protéger l’intérêt essentiel en question. Enfin, lorsqu’un État est confronté à une dette insoutenable, il peut unilatéralement décider de faire défaut car l’insolvabilité souveraine a sa place dans le droit international.

    Face à des institutions aveuglées par une haine de classe et à des créanciers corrompus et dépourvus de tout scrupule, les autorités grecques auraient bien tort de se priver de ces moyens de droit même si leur mise en œuvre ne peut répondre qu’à une partie des problèmes auxquels est confrontée leur pays depuis des mois. La décision prise à l’unanimité par le conseil des ministres grec de consulter la population sur la dernière proposition des institutions européennes pourrait bien être la première étape d’un processus qui mène à l’annulation de la dette grecque ou tout au moins à une partie significative de celle-ci. Aujourd‘hui, à quelques jours du référendum, le soutien international au peuple grec doit s’intensifier pour l’appuyer dans son refus du projet de la Troïka qui doit être remplacé par un programme alternatif, démocratique et au service de l’ensemble de la population.

    Lien https://blogs.mediapart.fr/blog/patrick-saurin/270615/les-grecs-nont-pas-payer-une-dette-qui-nest-pas-la-leur


  5. De passage Le 29 juin 2015 à 05h28
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    Compte tenu des carabistouilles et du flou de “l’UErss” qui entoure l’affaire grecque, serait-il dès à présent, prudent de retirer ses avoir des banques françaises pour les mettre en sécurité ? Jusqu’à quand un pays super endetté comme la France et qui n’est pas du tout sur le chemin des vraies réformes, conservera t-il la bienveillance de ses créanciers ? 😉


    • ulule Le 29 juin 2015 à 05h59
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      En Russie par exemple ???


      • De passage Le 29 juin 2015 à 06h05
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        Au qatar ???


    • Laurent K Le 29 juin 2015 à 16h38
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      Oui, si vous avez des économies, ce serait plus prudent de ne laisser que le minimum sur votre compte et mettre votre argent ailleurs. Pas en UE, pas aux États-Unis. Plutôt en Asie si vous le pouvez (notamment à Singapour si cher à notre ancien ministre du budget…) ou simplement dans un coffre de votre banque mais en liquide. Je vois beaucoup de conseils pour les métaux précieux qui me paraissent justifiés mais il y a un risque de confiscation.

      Est-ce qu’il faut le faire aujourd’hui, demain ou plus tard, je ne sais pas. Mais la prudence impose de diversifier si vous avez la chance d’avoir des économies.

      (je n’arrive pas à croire que j’écris cela ! C’est hallucinant mais vue la malhonnêteté des banques et des dirigeants politiques, je ne vois pas mieux. Toutes les suggestions alternatives sont les bienvenues !).


      • raloul Le 29 juin 2015 à 20h15
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        Bonjour !
        J’avais posé la question à Liliane held-khawam qui est une spécialiste suisse et elle m’a répondu que même le cash dans un coffre en banque n’est pas une solution sûre… Le risque de confiscation n’est pas nul selon elle…


  6. ulule Le 29 juin 2015 à 05h58
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    A propos de DEXIA (partie 6), le projet de loi de validation des emprunts dont le contrat ne possédait pas de TEG ou dont le TEG était erroné a été voté le 13 mai au Sénat et le 10 juillet à l’Assemblée nationale par les élus socialistes et les élus verts. (preuve de la malhonnêteté du gouvernement, sénateurs et députés entièrement acquis à la cause des banques). Le surcoût, c’est pour les collectivités et donc nous.

    JE SUIS GREC
    Halte au terrorisme financier


  7. FifiBrind_acier Le 29 juin 2015 à 06h32
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    Dans un article daté du 27 juin, Romaric Godin fait un état des lieux des rapports entre la Grèce et l’ Allemagne, ” La victoire à la Pyrrhus de Schauble” , paragraphe 5:

    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-la-victoire-a-la-pyrrhus-de-wolfgang-schauble-487732.html

    ” La responsabilité d’ Angela Merkel.
    (…) parce qu’elle ne voulait pas d’une restructuration de la dette,(…) refusant de déjuger son Ministre des Finances, elle a laissé la voie libre à son propre plan: la concentration de la zone euro autour “des bons élèves”. Encore une fois, l’électeur allemand a eu un poids décisif dans l’avenir de la zone euro.

    “(…) Rappelons que dans le choc entre Athènes et Berlin, le gouvernement grec était allé jusqu’au point où IL AVAIT ACCEPTE, par sa proposition du lundi 22 juin, de RENONCER A L’ESSENTIEL DE SES PROMESSES DE JANVIER.

    (Ce que je cesse d’expliquer, mais quand c’est Améric Godin qui le dit, c’est peut-être plus évident…) “Il avait alors, pour complaire à l’électeur allemand, oublié en grande partie le désir des électeurs de son propre pays.” Ce qui va sans dire, va encore mieux en le disant.

    Donc, si je comprends bien,
    – le referendum ne porte pas sur le refus de Merkel de restructurer la dette, qui est à l’origine du clash.

    – le referendum porte sur le plan d’austérité.
    Tsipras va donc demander aux Grecs de voter NON au plan d’austérité avec lequel il était d’accord le 22 juin? J’avoue que la logique de tout cela m’échappe un peu…


    • Lysbethe Levy Le 29 juin 2015 à 08h42
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      Certains n’hésitent pas a dire que Syriza va ceder aux banques et trahir le peuple qui l’a mandaté et ils sont trop nombreux a le dire comme WSWS déjà en février :

      https://www.wsws.org/fr/articles/2015/fev2015/pers-f24.shtml

      Ici sur le fait d’organiser le référendum : https://www.wsws.org/fr/articles/2015/jui2015/grre-j29.shtml
      extrait “« A l’issue de cinq mois d’âpres négociation, nos partenaires ont malheureusement fini par faire une proposition qui pose un ultimatum à la démocratie grecque et au peuple grec », a dit Tsipras. Il a précisé que l’UE avait soumis la Grèce à « une humiliation et un chantage », en ajoutant que ses propositions « viol[ai]ent clairement les règles européennes et les droits fondamentaux au travail, à l’égalité et à la dignité. »

      Il proposa néanmoins que la population grecque vote sur l’acceptation ou non de ces propositions réactionnaires, qualifiant cela de « processus démocratique. »

      « Je respecterai le résultat quel qu’il soit », a-t-il ajouté.

      La proposition de Tsipras est une escroquerie réactionnaire visant à donner un vernis de légitimité démocratique au pillage des travailleurs et de la classe moyenne grecs par les banques.

      Selon la proposition de Tsipras, ils peuvent soit voter pour accepter les coupes de l’UE, ce qui les plongera encore plus dans la pénurie, soit voter non et être confrontés à une coupure des crédits de l’UE et de la BCE, à la faillite de l’État grec et à un effondrement du système bancaire grec. Il s’avère en effet que des banques grecques commencent déjà à s’écrouler avant le référendum.

      Jeudi, Jens Weidmann, le président de l’influente banque centrale allemande (Bundesbank), a dit que la BCE devait s’apprêter à couper les crédits aux banques grecques. Avec les épargnants qui continuent de retirer de l’argent des banques grecques, une banque au moins – Alpha Bank – a dit avoir cessé ce matin le traitement en ligne des transactions.

      Si les banques et l’État grecs étaient totalement privés d’accès à des crédits en euros, et que la Grèce était de ce fait contrainte de réintroduire une monnaie nationale dans le but de renflouer les banques et d’éviter un effondrement financier total, la dévaluation de la monnaie grecque qui s’ensuivrait dévasterait certainement totalement le pays. Une étude réalisée par la banque suisse UBS en 2011, a jugé qu’un pays comme la Grèce pourrait subir un énorme effondrement de 40 à 50 pour cent de son produit “”

      On parle du cas de l’islande donc pourquoi le peuple grec et plus tard les notres ne font ils pas la même chose ??


    • Crapaud Rouge Le 29 juin 2015 à 10h47
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      @FifiBrind_acier : “Ce que je [ne] cesse d’expliquer, mais quand c’est Améric Godin qui le dit, c’est peut-être plus évident…” : certes, vous avez dit sans doute la même chose, mais dans un esprit totalement différent. Ce que Godin voit comme un recul pour maintenir les négociations est perçu par vous comme une capitulation qui en appellera une autre. L’histoire vient de vous donner tort, car le référendum prouve que le gouvernement grec n’a jamais eu l’intention de se coucher devant Bruxelles. Il a beaucoup concédé, mais toujours sous une condition qui a eu tendance à passer inaperçue : la restructuration de la dette. C’est du moins ce que j’ai compris récemment.


    • Alain C Le 29 juin 2015 à 16h00
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      [“(…) Rappelons que dans le choc entre Athènes et Berlin, le gouvernement grec était allé jusqu’au point où IL AVAIT ACCEPTE, par sa proposition du lundi 22 juin, de RENONCER A L’ESSENTIEL DE SES PROMESSES DE JANVIER.]

      et moi, je le vois comme une prise de risque calculé, qui anticipant le refus de l’UE (qui ne voulait pas d’accord, mais une capitulation totale et sans condition), lui permet de dire : “on a tout essayé”

      cela met en évidence la mauvaise foi et l’extrémisme arrogant de l’UERSS

      fin stratège….


    • Homère d'Allore Le 29 juin 2015 à 20h24
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      Fifibrindacier, vous êtes suffisamment bien informé pour savoir que Tsipras avait fait des concessions CONTRE UN EFFACEMENT D’UNE PARTIE DE LA DETTE.

      Cela a été refusé par Bruxelles et Berlin, avec la complicité faux derche de Paris.

      Donc, il est inexact de dire que Tsipras “était d’accord avec le plan d’austérité” le 22 juin. Il l’aurait accepté avec des contreparties. Contreparties qui ne sont pas dans le plan européen soumis à référendum.


      • FifiBrind_acier Le 29 juin 2015 à 20h34
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        Alors pourquoi faire un referendum contre le plan d’austérité et pas sur le refus de la restructuration de la dette qui a provoqué le clash?

        Si la Troïka avait accepté de rééchelonner la dette, il y aurait quand même eu le plan d’austérité, puisque c’était accepté par Tsipras.

        Ce qui revient aux mêmes solutions que les fois précédentes…
        Cela avait-il sauvé l’économie grecque et les Grecs?


        • Homère d'Allore Le 29 juin 2015 à 22h46
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          On peut faire un référendum sur un texte existant, en l’occurrence celui des propositions iniques des créanciers.

          Pas sur un “refus d’une proposition”. Texte qui, par définition, n’existe pas.

          Mais les Grecs savent bien que la BCE, la Commission et le FMI n’ont rien voulu lâcher. Le réechelonnement dont vous parlez n’était même pas une restructuration avec abandon de créances. Il fallait simplement payer plus longtemps.


      • Eric83 Le 29 juin 2015 à 21h09
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        Un article objectif des économistes atterrés que les “médias mainstream” ne relaieront sûrement pas.

        http://www.atterres.org/article/zone-euro-19-moins-un


        • eliva Le 29 juin 2015 à 23h54
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          Merci pour ce lien.
          il est en effet souligné qu’un débiteur
          peut décider des moyens de rembourser sa dette et que cela ne relève pas
          du choix des créanciers …si ceux-ci ne sont pas contents du mode de remboursement , ils renoncent à cette créance et assument ainsi un choix éthique , si on peut dire …
          on comprend qu’il ne s’agit pas d’économie mais de pouvoir et de politique
          obligeant en ce moment les commentateurs des marchés à introduire ces termes !


  8. Alain Le 29 juin 2015 à 06h55
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    Pour une fois, il ne faut pas tomber à bras raccourci sur la BCE: il est normal – dans les circonstances actuelles – de subordonner le soutien aux banques à des mesures protégeant du bank run aussi non c’était un cadeau pur et simple aux épargnants grecs. Le montant choisi opeut être contesté mais il ne faut pas oublier que l’épargnant grec a déjà retiré pas mal d’argent et dispose donc des liquidités qui lui sont nécessaires


    • René Fabri Le 29 juin 2015 à 10h10
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      Les salariés ordinaires vont avoir leur paye sur leur compte à la fin du mois de juin. Mais, s’ils ne peuvent presque rien retirer, c’est comme s’ils avaient été presque pas payés, alors qu’ils ont travaillé.

      En juillet, ils vont demander à être payés à l’avance, ou à être payé en liquide, ou bien vont refuser de travailler. Les plus touchés seront les fonctionnaires. Plus de professeurs, plus de policiers, plus de services administratifs, etc.

      Et je ne parle pas des problèmes que vont avoir les retraités qui ont besoin de leur pension, des invalides, des chômeurs ayant une assurance, etc.


      • Léa Le 29 juin 2015 à 10h31
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        Il reste le paiement des achats courants par CB (avec ses limites habituelles), pourquoi noircir systématiquement le tableau ?

        Si je dépensais plus de 60 € par jour, même pour vivre à quatre, je me ferais du souci…


      • PierreH Le 29 juin 2015 à 12h05
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        “Plus de policiers” je ne sais pas, il me semblait que ce genre de professions était soumis à des règles particulières…


        • Passant Le 29 juin 2015 à 13h25
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          En France, il y a une légende urbaine (?) qui dit que si les flics ne sont pas payés à la fin du mois, ils ont le droit de ne pas travailler.


  9. Blackisto Le 29 juin 2015 à 08h04
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    Après avoir lu du Quatremer; ça fait plaisir de lire du Sapir et Godin.


  10. Macarel Le 29 juin 2015 à 08h08
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    Dans le contexte émotionnel et la confusion actuelle, il n’est pas exclu que le OUI l’emporte lors du référendum de dimanche prochain.
    La peur étant mauvaise conseillère. Le gouvernement devra convoquer de nouvelles élections.
    Les institutions non démocratique de l’UE, aurait ainsi réussi leur normalisation d’un Etat rebelle.
    Pas besoin de chars, comme dans l’ancienne URSS, mais seulement fermer le robinet des flux d’argent frais envers un Etat récalcitrant.
    La démonstration, serait cependant faite, qu’un politique de gauche est interdite dans le cadre de l’UE.
    Cette dernière devenant ouvertement une dictature fondée sur les idéologies ordo-libérales allemande et ultra-libérale anglo-saxonne.
    Il ne leur restera plus qu’à faire entériner le TAFTA, et le nouveau “Reich de 1000 ans”, sera sur les rails.
    Ce n’est rien de moins que la vie ou la mort de la démocratie sur notre continent, qui est en jeu en ces jours historiques.


    • Sophie Le 29 juin 2015 à 13h18
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      Je parie qu’à au moins 65% le oui l’emportera. Le grec n’est pas philanthrope pour 2 sous, il regarde son confort en premier lieu, le reste ne l’importe pas.

      Si les retraités n’avaient pas le droit de voter, tout serait différent. La jeunesse en a marre de galérer pour trouver un emploi, percevoir une rémunération, payer ses impôts… Elle sait que si rien ne change, les espoirs d’une vie meilleure seront fictifs.
      Les retraités voient que leur pension à diminué, cependant leurs besoins sont inférieurs aux nouvelles générations, ce qui leur permet de pouvoir vivre.


      • Wilmotte Karim Le 29 juin 2015 à 21h25
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        Tandis que les retraités vont perdre xx pourcent de leur retraité en cas de oui!


  11. Kiwixar Le 29 juin 2015 à 08h08
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    Un truc qui me fait plaisir, c’est le massacre des bourses européennes : les eurocrates doivent avoir mal à leur portefeuille personnel.


    • Vallois Le 29 juin 2015 à 08h22
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      Oui mais pas les traders et les gros établissements financiers, l’important est le mouvement et ceci est un prétexte d’autant qu’il est grand, plus il y a des chances de gagner ou de perdre et les commissions vont pleuvoir… pertes de moins en moins importantes puisque les volumes manipulés par les grandes institutions bancaires et leurs ententes font les tendances boursières et fixent les prix. Associer cela aux robots qui piègent et rasent les joueurs petits porteurs dans la nasse.


    • Bece Le 29 juin 2015 à 11h04
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      Bienheureux ceux qui croient encore en quelque instance garante de la morale, en dépit
      des preuves contraires accumulées!


    • Alae Le 29 juin 2015 à 12h13
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      Il n’y a pas que les bourses européennes. Le Japon aussi.
      http://www.zerohedge.com/news/2015-06-28/contained-greek-contagion-smashes-japanese-banks-lower
      C’est ce que Zerohedge appelle élégamment un “shitstorm”.

      Peut-être qu’en fin de compte, ils auraient dû la restructurer en temps et en heure, cette dette grecque.
      (bande de nazes).


  12. toff de aix Le 29 juin 2015 à 08h23
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    il ne faut sauver que ce(ux) qui mérite(nt) d’être sauvé(s), c’est à dire les citoyens Grecs. Si cela doit passer par un éclatement de l’europe marchande actuelle, tant mieux. Car soyons honnêtes, après la Grèce, et même si elle s’en sort, à qui le tour? Les candidats ne manquent pas, toute structure nativement bancale finit par s’effondrer. Aucune gesticulation d’aucun politique ou journalope n’a pau jamais changer cela…


  13. passerby Le 29 juin 2015 à 08h23
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    Aujourd’hui, comme tout le monde voit que ce qui se passe en Grèce, c’est “une bonne journée pour les nouvelles mauvaises”. Comme celui-ci, que veut passer inaperçu:

    Puerto Rico’s Governor Says Island’s Debts Are ‘Not Payable’ ( New York Times, http://www.nytimes.com/2015/06/29/business/dealbook/puerto-ricos-governor-says-islands-debts-are-not-payable.html?_r=0 )

    Le premier état des Etats-Unis (ou presque) que annonce la faillite.


    • Kiwixar Le 29 juin 2015 à 09h00
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      Porto Rico, c’est 0,61% du PIB des Etats-Unis (103 / 16768 milliards $). Presque similaire à la Grèce qui fait (faisait) 2% du PIB de l’UE. Sinon, la bourse chinoise qui se fait massacrer, ça c’est pas bon non plus (surtout pour eux).


      • Pierre Le 29 juin 2015 à 09h15
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        @kiwixar quand la bourse de Shanghai s’envolait de 150 % en 12 mois ca ne vous a pas plus ému que cela, pourquoi vous inquiétez vous maintenant !


        • Kiwixar Le 29 juin 2015 à 09h31
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          Je ne suis pas inquiet, j’aime quand la finance se fait massacrer, surtout la bourse : elle draine tout l’argent qui auparavant était utilisé pour les investissements productifs, les entreprises, les emplois. Max Keiser a décrit ça récemment dans un épisode récent : la part de la finance dans le PIB est de 10% en Grande-Bretagne, 9% en Australie… moins de 4% en Allemagne.

          A partir d’un certain niveau, la finance devient nuisible, tout l’argent (et les cerveaux) y partent pour de l’argent facile. Pourquoi s’embêter à créer une entreprise, des produits, lire 3000 pages de code du Travail ?

          Le problème, c’est que les Chinois ne font jamais rien à moitié : ils s’endettent pour jouer à la bourse, et ils sont très joueurs (leviers)… Les particuliers européens se font tondre en bourse quand ils jouent et ensuite mangent des navets… les Chinois, ils ont dû parier leur cuisine, leur maison et le dentier de leur belle-mère. La Chine était censée être le dernier coin de la planète où il y avait de la croissance.


          • Bubble Le 29 juin 2015 à 17h10
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            Max Keiser ?
            Le gars qui appelait les particuliers à acheter de l’argent physique en 2008 a 35$ la once, en expliquant qu’une fois atteint les 50$, les banques américaines feraient toutes faillite et propulserait l’once d’argent à des centaines de dollars ? (à peine 20$ aujourd’hui la once)

            Max Keiser, celui qui parallèlement vend lui même de l’argent physique, et suffisamment riche pour faire frapper ses pièces ? (avec le logo de la trilatéral dessus)

            mais c’est par éthique sociale qu’il fait ça…

            http://bullion.nwtmint.com/keiser_ethical_silver_round.php


            • Homère d'Allore Le 29 juin 2015 à 20h34
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              Ouais, n’empêche… J’ai plus confiance dans une Maple Leaf à 17 ou 18 euros qu’à un billet de 20 euros signé Mario Draghi…

              Que ce Keiser ait eu tort en 2008 ne prouve pas que le métal ne soit pas aujourd’hui la meilleure option.


            • Kiwixar Le 30 juin 2015 à 00h34
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              On peut être riche et anti-banquiers et anti-finance : c’est le cas de Max Keiser, et il sait de quoi il parle. De toute manière, le sujet n’est pas lui, mais la nuisance du système financier qui draine l’argent et les cerveaux qui seraient bien mieux utilisés dans l’économie réelle (les emplois, les nouvelles technologies, la médecine, etc.).


  14. BA Le 29 juin 2015 à 08h23
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    Nous savons aujourd’hui quels sont les deux prochains pays qui sortiront de la zone euro :

    l’Espagne et l’Italie.

    Lundi 29 juin 2015 :

    ALERTE – Crise qrecque : les taux d’emprunt de l’Espagne et de l’Italie s’envolent sur le marché obligataire.

    http://www.romandie.com/news/ALERTE–Crise-qrecque–les-taux-demprunt-de-lEspagne-et-de-lItalie-senvolent-/607086.rom

    Dette publique :

    1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 317,094 milliards d’euros, soit 177,1 % du PIB.

    2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2134,920 milliards d’euros, soit 132,1 % du PIB.

    3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 225,280 milliards d’euros, soit 130,2 % du PIB.

    4- Irlande : dette publique de 203,319 milliards d’euros, soit 109,7 % du PIB.

    5- Chypre : dette publique de 18,819 milliards d’euros, soit 107,5 % du PIB.

    6- Belgique : dette publique de 428,365 milliards d’euros, soit 106,5 % du PIB.

    7- Espagne : dette publique de 1033,857 milliards d’euros, soit 97,7 % du PIB.

    8- France : dette publique de 2037,772 milliards d’euros, soit 95 % du PIB.

    9- Royaume-Uni : dette publique de 1600,862 milliards de livres sterling, soit 89,4 % du PIB.


    • Bogastok Le 29 juin 2015 à 09h21
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      Et la Suisse dans tout ca ? 😀


      • jide Le 29 juin 2015 à 09h36
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        Suisse: D/PIB ~50%


      • stephp Le 29 juin 2015 à 10h02
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        La règle d’Or: on ne touche pas au coffre-fort. Les suisses peuvent dormir tranquille


      • Chris Le 29 juin 2015 à 11h20
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        Les Suisses à l’instar des Allemands sont déjà dans l’austérité. Système social minimum et dumping des petits salaires avec l’arrivée massive des Européens chômeurs dans leur pays.
        En 2015, 2 millions d’étrangers vivent en Suisse, soit 1 personne sur 4. Ne sont pas comptés les 300’000 frontaliers.
        En 2014, pour la première fois depuis 2004 (mise en place du mécanisme de frein à l’endettement), la Suisse a connu un déficit de sa balance, lequel devrait augmenter avec le découplage du Franc suisse de l’Euro en janvier 2015.
        Mais qu’on se rassure, la vie est encore agréable en Suisse, même si les populations s’inquiètent avec raison de l’arrivée massive de réfugiés et des pressions de plus en plus tranchantes de l’UE et des USA sur son système législatif, économique… et même constitutionnel déclaré obsolète par nos voisins.
        Notre démocratie directe donne des crises d’asthme à l’UE !


        • step Le 29 juin 2015 à 16h22
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          le pognon a portée de main aussi ! stocker du pognon et ne pas être un enjeu, la corde raide suisse.


    • Bruno Le 29 juin 2015 à 09h28
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      Extrêmement bien vu BA. C’est là le danger pour l’économie mondiale qui refuse depuis 30 ans toute notion de risque : que précisément le cout du risque (taux d’intérêts) redevienne une réalité.

      Contre cela, les rentiers sont prêts à tout. Une remonté violente des taux longs aurait des conséquences gigantesques. Loic Abadie nous en a parlé pendant des années sur Tropical Bear et cela pourrait devenir une réalité.


    • Kiwixar Le 29 juin 2015 à 09h35
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      J’ai l’impression que ça va coûter à l’Espagne et à l’Italie bien plus que tout ce que Tsipras aurait pu demander à l’eurogroupe. L’effet papillon : le battement d’ailes grec qui crée l’ouragan latin.


      • Bruno Le 29 juin 2015 à 10h02
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        Et tout ça pour 0.3% du PIB mondial !!! On croit rêver. Le système est totalement pourri.


      • Bubble Le 29 juin 2015 à 16h57
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        C’est raté l’effet papillon pour l’instant, les taux n’ont quasi pas bougé… ouragan, ou petite pluie ?


        • Kiwixar Le 30 juin 2015 à 00h42
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          Le 10 ans italien monte et est en “strong sell” partout. En cas d’absence d’accord EU/Grèce et de défaut grec sur la dette du FMI, l’eurogroupe peut essayer de virer la Grèce de l’euro. Or il n’y a pas de mécanisme légal pour le faire, donc il peut s’ensuivre des mois de tergiversations voire de procès, mois pendant lesquels le taux des obligations italiennes et espagnoles vont faire un bond significatif qui risque d’amener ces deux pays dans des eaux très très boueuses, où se posera alors la question de l’Italyxit et du Spainxit. Comme il n’y a pas de mécanisme légal de sortie de l’euro sans sortie de l’UE, la jolie construction tyrannique bruxelloise sera remise en question.


    • PAS SUR LA TETE AIE!!! Le 29 juin 2015 à 11h21
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      Pour confirmation, il me semble que les prêts bilatéraux faits entre pays de l’€urozone et de l’UE, les apports en capital au MES/FESF ne soient pas comptabilisés avec la dette au sens de Maastricht et pourtant financés en totalité ou en partie par de la dette nouvelle. Du hors bilan, pour les pertes à constater.
      Nota : lors de la dernière restructuration grecque, la BCE, gavée de dette grecque, s’est exclue de cette restructuration.
      La dette française serait bien au dessus de 100% donc….


  15. Pierre Le 29 juin 2015 à 08h24
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    Désolé de casser l’ambiance…. mais revenons à la réalité, aux faits.

    Trouvez-vous normal, sain que les retraites en Grèce pèsent 17 % du PIB, alors que la moyenne européenne est 9 % ?

    http://www.lepoint.fr/economie/retraites-la-france-et-la-grece-meme-epee-de-damocles-27-06-2015-1940408_28.php

    La Grèce est de fait une France puissance X : un pays de “branleurs”.

    Désolé pour la grossièreté mais c’est la réalité. Bien entendu il y a des grecs qui tirent la langue, comme en France, des pauvres, des chômeurs…et puis il y a la mafia.

    La mafia publique. Bons salaires, avantages, et surtout retraites hallucinantes.

    Les fonctionnaires, les copains, les membres du gang. Pour eux le chômage, l'”austérité” sont des concepts creux, des trucs qu’ils ne connaissent pas.

    Exactement comme en France.

    Bien entendu Bruxelles est une engeance, et les gouvernements européens des complices, et la BCE une horreur.

    Mais au nom de quoi des Allemands, des Français, des Italiens devraient financer le train de vie des mafieux grecs ? Hein ?


    • Leroy Le 29 juin 2015 à 08h51
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      Ah!!!!! Monsieur Pierre la sempiternelle rengaine de ces cochons de nantis de fonctionnaires ayant bien évidemment des retraites mirobolantes.Votre fiel s’adresse j’espère uniquement à certains hauts fonctionnaires
      Dans le cas contraire Monsieur, la grande majorité des fonctionnaires sont fiers de servir les citoyens, parfois dans des conditions difficiles, et avec un dénigrement incessant et d’une mauvaise foi crasse des ultra-libéraux.
      Il est évident que la majorité du peuple grec n’est pas responsable de ce mauvais scénario diabolique. Ce mauvais film a été écrit par un système libéral basé sur l’individualisme forcené et adorateur d’un seul dieu : le fric.


    • Tatare Le 29 juin 2015 à 08h53
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      Vous pouvez lire sur ce blog que suite à l’étranglement de l’économie grecque par les contractions imposées, le PIB a baissé de 25% au lieu des 5% prévus par la troïka.

      Des charges fixes appliquées à un PIB qui s’écroule s’envolent mécaniquement. Vous confondez les causes et les conséquences.


    • catherine Balogh Le 29 juin 2015 à 09h47
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      Bonjour Pierre,
      ” que les retraites en Grèce pèsent 17 % du PIB,””, il n’est pas dit dans votre article que cela pèse tant, il est dit”serait”, un élément de manipulation très fréquent, le conditionnel.

      Et puis, le Point, on sait qu’il ment, comme tous les médias français, sans compter son racisme ordinaire.


      • Pierre Le 29 juin 2015 à 10h25
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        [Modéré : merci d’aller poster ce genre de propos xénophobes sur d’autres sites svp

        Pour le reste
        le PIb a bcp baissé donc le ration de dette a bcp augmenté
        vous comparez des systèmes de retraite publics avec des systèmes en mix public+privé. Retraite moyenne grecque = 880 €, dont 40 % son > 500 €, n’hésitez pas à écrire à la Sécu pour bénéficier vous aussi des mêmes conditions que ces nababs de Grecs
        si vous les haïssez tant que cela, militez donc pour les sortir de l’euro au plus vite
        enfin, merci de militer pour qu’on double l’impôt sur le revenu en France pour équilibrer les comptes…]


        • Léa Le 29 juin 2015 à 10h54
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          Parce que vous appelez vivre au dessus de ses moyens rembourser les dettes contractées par un gouvernement, voire celles des banques privées qui ont été transférées aux états, avec des taux d’intérêts usurier ?

          Depuis longtemps en France le remboursement des intérêts de notre dette ( dont plus de la moitié est cachée ) bouffe tout l’impôt sur le revenu malgré des taux plus avantageux.

          Et les communes qui ont contracté des emprunts toxiques, avec des taux indexés sur le franc suisse, elles vivent au dessus de leurs moyens ?????


        • Un naïf Le 29 juin 2015 à 11h27
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          Grèce : petit guide contre les bobards médiatiques

          http://www.audit-citoyen.org/?p=6374


        • Crapaud Rouge Le 29 juin 2015 à 12h03
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          Trouvez-vous normal, sain que les retraites en Grèce pèsent 17 % du PIB, alors que la moyenne européenne est 9 % ?” : ce que je trouve malsain, c’est de prendre un chiffre et, sur cette seule base, d’égrener des considérations sans intérêts. Principe fondamental : les dépenses des uns font les revenus des autres. Alors, pourquoi est-ce que vous ne tapez pas sur l’Allemagne qui s’enrichit par appauvrissement-endettement des autres ?


        • Homère d'Allore Le 29 juin 2015 à 12h52
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        • Lysbethe Lévy Le 29 juin 2015 à 13h53
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          Sorry, Pierre ici c’est pas le MEDEF ou le Figaro, les Echos, pour oser dire que le peuple grec vit au dessus de ces moyens, que les retraités sont trop payés, ou ces cochons de fonctionnaires roulent sur l’or les pauvres patrons ou entrepreneurs souffrant de ces méfaits selon la thèse bien apprise du néo-libéralisme “reagano-thatcherisé”.

          .Je suppose aussi que les chômeurs sont de grosses faignasses, que les malades encombrent les hôpitaux, les paysans engraissent, les SDF dorment sur des tas d’or, les handicapés font semblant de l’être, et sont payés sur le dos du bon peuple (celui dont vous êtes bien sur) qui lui doit tout financer avec ces impôts.! Macarel !..Noun di diou !

          On connait la musique que le MEDEF, l’état socialiste ou pas véhicule depuis les années “Reagan Thatcher” ce qui précipité leurs pays dans une privatisation effrénée au nom du profit et ou les services publiques sont réduit a sa plus simple expression : santé, écoles, services publiques.

          Privatisés, délaissés, délabrés, le niveau de vie ayant tellement baissé, que l’espérance de vie s’abaisse d’année en année…Mortalité, infantile et morbidité générale augmentant, précarisation générale, le tiers-monde des pays riches finit par ressembler à ceux des vrais pays pauvres.

          N’oublions pas que Pôle Emploi est la plus grosse entreprise de France et que les Resto du Coeurs vont être côté en bourse !

          A part ça les banques, et les très riches ultra-minoritaire (le 1%) elle concentrent entre ces mais la plus grosse partie des richesses de la Planète.

          C’est un truisme de le dire en 2015 alors vos sorties sont largement dépassées et presque risible quand on voit celà nous a mené cette “propagande” qui fait se jalouser le privé contre le publique, les fonctionnaires contre les emplois privés, les campagnes contre les villes, les classes moyennes contre les classes plus pauvres,

          Les hommes contre les femmes (sous payées) en plus du racisme, les beaux quartiers contres les banlieues, on a finit par tout perdre et ce n’est pas fini là. Alors merci d’éviter de nous refaire le coup encore et encore des “uns contre les autres” ou “tous contre tous”, pendant ce temps là les “gros” et le pouvoir en profite à mort.

          Soyons intelligents tout de même et “les crises” démontent largement cette
          propagande criminelle du diviser pour régner” !

          Ayons la chomsky-attitude tout le temps et pour tout sujet.Amen


        • Alfred Le 29 juin 2015 à 16h07
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          Pierre nous vivons et avons vécu TOUS au dessus de nos moyens. En particulier vous si vous êtes vieux (ce que je crois). Les empires ont vecu au dessus de leurs moyens grâce à leurs colonies. Il y a 50 ans ont vivait au dessus de nos moyens en faisant un mesusage faramineux d’une ressource exceptionnelle (je n’ai pas dit rare): le pétrole.
          Et ça continue même si ça varie.
          Vous conchiez probablement les écolos qui veulent vous faire chier dans de la sciure de bois et “nous faire retourner en arrière”.
          Vous êtes probablement convaincu d’avoir mérité ce que vous avez eu dans votre vie et pourtant vous avez consommé plus que votre part de ressources naturelles à l’échelle de l’humanité et à l’échelle des générations (et peut être fait de beaux voyages chez les pauvres et les faignants).
          C’est normal c’est le lot commun en particulier en occident et en particulier la génération d’après guerre (mais pas que bien entendu).
          Vous trouvez peut être que c’est des foutaises mais l’expression vivre au dessus de ses moyens telle que vous l’avez employée fait très xx ieme siècle.
          De nos jours dans le contexte merveilleux de la financiarisation du monde et de l’erosion des ressources elle a malheureusement un aspect pathétique et comique à la fois.


    • catherine Balogh Le 29 juin 2015 à 09h56
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      Pierre, Allez voir le commentaire de Kiwixar sur [Décryptage] La propagande européiste de Jean Quatremer en temps de crise, 29 juiin, 8h46.Cela vous évitera de dire des énormités.
      Allez, je vous le remets:

      “La Grèce est en équilibre budgétaire hors charge de la dette, contrairement à quasiment tous les pays de l’UE. C’est-à-dire que les rentrées fiscales permettent de payer toutes les charges de l’Etat, y compris les retraites. Les 27 ne paient pas pour la Grèce : chaque centime fourni par l’UE repart aussitôt pour payer les créanciers étrangers sur une dette douteuse (odieuse?). Une dette qui ne serait pas du ressort du contribuable européen s’il n’y avait pas eu la forfaiture de transférer ces dettes depuis les banques privées vers les “institutions” européennes. Privatiser les bénéfices, mutualiser les pertes.

      Quand aux armateurs et à l’Eglise, il faudrait peut-être balayer devant notre porte, notamment l’évasion fiscale et les paradis fiscaux, l’Irlande, etc. Jean-Claude Junker, ex-président de la plus grande lessiveuse fiscale européenne (Luxembourg)”


      • catherine Balogh Le 29 juin 2015 à 12h26
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        Alexis,

        ce n’est donc pas aux Grecs qu’il faut s’en prendre mais bien à vos politichiens!
        Enfin, je vois que vous préferez vous en prendre aux boucs émissaires.C’est vos politichiens qui sont contents parce que eux, ils vivent très bien tout ça…
        “Pire que le bourreau, son serviteur”


        • catherine Balogh Le 29 juin 2015 à 12h36
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          “La seule chose que perdraient les contribuables français, ce sont les intérêts versés par la Grèce, soit 15 € par Français et par an2.”

          http://www.audit-citoyen.org/?p=6374


          • Alexis Kamarov Le 29 juin 2015 à 13h01
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            Carrément faux : les Français perdraient 2500 € par foyer fiscal, mais 5.000 € par foyer fiscal imposable. En effet, 68 milliards d’euros prêtés ou cautionnés par la France donc les contribuables, que nous avons dû emprunter. De plus, si les Grecs ne font pas seulement défaut sur le capital mais aussi sur les intérêts, alors nous devrons aussi continuer à payer les intérêts de leur dette, soit des taux de 2% par an (actuellement, mais ça augmentera vu que les échéances de la dette grecque avaient déjà été repoussées à 30 ans !).

            Donc chaque année, en plus de la perte initiale de 5000 € par foyer fiscal imposable, on aura à payer 100 à 150 € d’intérêts en plus.

            CQFD


            • Vallois Le 29 juin 2015 à 18h05
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              Demander des comptes à ceux qui ont outrepassé leurs mandats électoraux et ont transféré la dette bancaire en dette publique par rachat des actifs pourris (Sarkozy, Hollande, Merkel…) pour sauver l’euro et le système bancaire alors que je dirais que ce dernier est là pour servir de fusible, ce serait même son rôle d’intermédiaire réalisé.


            • Franck irribarria Le 29 juin 2015 à 20h41
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              Bonsoir Alexie,

              En fait c’est cool d’acheter de la dette,
              si les états peuvent payer, tu touche,
              et quand les état sont en faillites, tu touche aussi.

              Dans tous les cas tu gagne, c’est cool la bourse,
              c’est comme ça tout le temps ? Et pour tous le monde ?

              Dans ce cas là j’ai une dernière question :

              Est ce qu’a tout hasard on nous prendraient pas un peu
              pour des dindons ??

              Cordialement

              Franck


      • Bubble Le 29 juin 2015 à 16h51
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        Bonjour Alexis, ainsi qu’à Pierre et aux autres

        J’ai déjà mis en lien pas mal de docs pour essayer de démontrer que depuis plusieurs décennies la Grèce, les grecs et leurs représentants ont très largement participé à leur débâcle malgré la solidarité européenne:

        je rappelle que le taux du 10 ans grec en 1995 était de 22% – soit un défaut de paiement proche, avec une structure industrielle quasi inexistante, ramené à 5% grâce à l’annonce de l’arrimage de la Grèce à l’euro, sauvant le pays d’un scénario catastrophique (Zimbabwe)

        Mais aussi les transferts du budget européens (nos impôts) à la Grèce qui représentent quasi 100 Milliards d’euros CASH, dont tous les analystes s’accordent à dire qu’ils ont été utilisés plus ou moins “n’importe comment”

        A cela nous pouvons rajouter l’effacement d’une partie de la dette grecque (100 Milliards de plus)

        La restitution des intérêts perçus sur la dette grecque (environ 25 Milliards)

        Bref, la Grèce est sans doute l’un des pays au monde ayant le plus bénéficié de la solidarité extra-nationale, et européenne (je répète que je ne suis pas pro européen dans sa forme actuelle)

        http://cemoti.revues.org/125

        la grèce un “modèle” de corruption, fraude fiscale des indépendants (non fonctionnaires) évaluée à 28 milliards par an (rapporté au PIB, c’est énormissime)

        http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=2109500

        https://books.google.fr/books?hl=fr&lr=&id=lTOkY7CSaGwC&oi=fnd&pg=PA112&dq=greece+corruption+indice&ots=s4L-WdeNoO&sig=GWu8hZreGRhFQ0YNnuwx5zIQBuk#v=onepage&q=greece%20corruption%20indice&f=false

        Classement des pays en terme de corruptions (tjrs le même résultat quelque que soit l’institut)

        http://www.reuters.com/article/2012/12/05/us-corruption-transparency-idUSBRE8B406C20121205

        mais des solutions proposées par Syriza, comme payer les touristes pour espionner les citoyens grecs

        http://trends.levif.be/economie/politique-economique/la-surprenante-mesure-grecque-pour-lutter-contre-la-fraude-fiscale/article-normal-370563.html

        Après, il reste les impôts fonciers, les armateurs, l’église orthodoxe, les avoirs dissimulés à l’étranger etc… va en falloir des touristes et des étudiants…

        Enfin je remercie certains commentateurs ( Karim Wilmotte, par exemple) de continuer à désinformer les lecteurs en inversant dans ses commentaires, les légendes des graph que j’ai mis en ligne hier, histoire de rouler tout le monde dans la farine afin d’essayer “d’avoir raison”, ne vous faites pas avoir, consulter les documents. Merci.


        • raloul Le 29 juin 2015 à 20h41
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          Bonjour !

          Quelques remarques.
          Vous mettez tous les grecs dans le même panier ; amalgame.
          Vous faites porter toute la responsabilité à la Grèce ; négation de la volonté stratégique de rattacher la Grèce au bloc occidental coûte que coûte (ce n’est donc pas gratuit).
          Le scénario actuel est catastrophique ; il s’agit d’une réalité et non d’une fiction que vous projetez en 1995.
          Avez-vous une source pour les 100 milliards d’euros cash? ; cash signifie pièces et billets…
          Le modèle de corruption institutionnelle made in EU est-il de bon secours pour juger un pays et son peuple?

          J’apprécie toutefois de lire des avis critiques, particulièrement lorsqu’ils sont documentés.


        • Wilmotte Karim Le 30 juin 2015 à 20h05
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          “Enfin je remercie certains commentateurs ( Karim Wilmotte, par exemple) de continuer à désinformer les lecteurs en inversant dans ses commentaires, les légendes des graph que j’ai mis en ligne hier, histoire de rouler tout le monde dans la farine afin d’essayer “d’avoir raison”, ne vous faites pas avoir, consulter les documents. Merci”

          Vous pourriez me dire dans quel article je me suis permet ainsi de “désinformer” (ce que vous, vous ne faites pas, évidement!)

          Merci d’avance.


          • Bubble Le 01 juillet 2015 à 17h58
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            Bonjour
            Avec plaisir, en date du 28 juin, article Referendum kaput, à propos de la puissance militaire grec, j’ai mis en lien 2 classements des armées. L’un en français classant les 35 premières puissances mondiales, ou n’apparait pas la Grèce, ni la Jordanie. Un second, en anglais, sur tous les pays.

            Or, vous avez rajoutez en commentaire, en parlant de la Grèce et de la Jordanie : je vous cite :

            “En cas de guerre entre la Jordanie et la Grèce, je mise à découvert 50 000 sur la Grèce.

            “Selon la note de FirePower, qui a publié l’infographie, ce classement ne tient pas compte de l’équipement, de l’entraînement ni du professionnalisme des armées.””

            Or le classement FirePower ne mentionne pas la Grèce, et du fait de cette réserve, j’ai posté le lien du classement GlobalFirePower, qui lui tient compte de ces éléments et mentionne et classe la Grèce.

            Vous avez donc associez la légende (ou réserves) du tableau n°1, en français, qui ne parle pas de la Grèce, au tableau n°2, en anglais qui lui en traite en prenant en compte les éléments (ou réserves) mentionnés. Le tableau le plus complet, celui de GlobalFirePower, traitant de la Grèce, en anglais, ne mentionne pas la citation que vous rapportez (qui vient du tableau 1 en français), au contraire, il prend ces éléments en compte.

            C’est donc par souci de “transparence” que j’ai posté les 2 liens, compte tenu des réserves du 1er tableau (FirePower), qui ne mentionne pas la Grèce…

            C’est donc soit une “maladresse” soit une volonté de “manipulation” de votre part…

            Voila, vous avez, je pense, tous les éléments, et il suffit de vous rendre sur la page des commentaires de l’article en question (Referendum kaput), et de le constater, tout simplement.
            Merci.


            • Wilmotte Karim Le 01 juillet 2015 à 19h02
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              La source du premier est… Global Firepower. Et le deuxième est GFP.

              Soit, il est très probable que le mode de calcul de l’un et l’autre soit si pas identique, au moins très proche. Puisque l’institution productrice est la même.

              Or, les points 2 et 3 (entrainement et professionnalisme) sont fondamentaux.

              Sinon, oui, l’armée Irakienne était selon ce type de classement (je n’ai pas vérifié pour GFP) la 4-em du monde.

              Après, je ne sais pas qui a fait une maladresse. Je vous laisse juger.


      • step Le 29 juin 2015 à 16h54
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        @alexis @Pierre.

        à 2% le montant remboursé par un débiteur double tous les 80 ans. La durée de vie d’un étant étant infinie, ça peut en faire des intérêts. Les taux usuraire, ce n’est pas qu’une histoire de taux, c’est aussi une histoire de montant et de durée !

        L’histoire du PIB est une tarte à la crême de bas niveau. Baissez notre pib de 30%, maintenez les retraites : Leur %age en fonction du PIB augmentera automatiquement. Ce qui n’indique en aucun cas qu’elles sont illégitimes ou non. Si vous ne comprenez pas cela je vous propose une super offre commerciale :
        75% de réduction sur une baguette à 1Euro, si vous acceptez de m’acheter une maison à 250 000 euros 1% plus cher. Merci de me contacter je vous donnerai mes coordonnées bancaires!!

        Bref je ne vais pas commenter tout ce qui est déconnant dans le raisonnement, j’avoue avoir vu ces 2 points puis noté le ton et la haine suintante. Je me suis donc arrêté là. A ce titre je vais vous donner un exemple (véridique) assez marrant des procédés qui sous-tendent votre raisonnement : Une association culturelle, le trésorier s’est barré avec le pognon. “Donc cette association est pourrie, donc il faut la fermer”. 4 animateurs sur le carreau, 170 bénéficiaires qui n’auront rien en échange de leur cotisation. Comment diminuer le cout d’une association de danse pour les enfants ? Bon sang mais c’est bien sûr ! le bâtiment est amianté ! Il est donc urgent de la fermer. Comme quoi quand on veut taper sur la classe moyenne, il suffit de trouver un prétexte, un fraudeur, un mafieux dans un tas de braves gens. A Bruxelles on ADORE ce genre de raisonnement, c’est exactement le formatage intellectuel souhaité qui permet leur politique. C’est bien, vous êtes conformes au projet politique européen, vous êtes malléables à souhaits. Vous aurez un carambar (à 75% si vous insistez).

        A ce propos, votre pognon que vous semblez vouloir défendre bec et ongles, il est déjà sacrifié, mais on vous en informera en temps utile, n’en doutons pas…. le lendemain de la fermeture des banques en France !


        • lvzor Le 29 juin 2015 à 18h39
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          @ step

          Bravo et merci 🙂

          Mais il est évident que les personnages auxquels tu as eu la patience de répondre ne comprendront jamais que “les Grecs” sont aussi peu responsables de l’endettement de leur pays que “les Français” le sont du traité de Lisbonne 🙂


          • step Le 29 juin 2015 à 19h36
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            c’est bien pour cela que “je me suis arrête là”. Comme les deux points sur lequel j’ai répondu sont ultra-classiques, je me suis dit que c’était intéressant d’y répondre, au delà de l’influence potentielle de mes arguments sur nos deux contributeurs en colère.


    • stephp Le 29 juin 2015 à 10h09
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      @Pierre le troll
      Grand principe de diffusion de la haine envers toute une population : mettre tous ses représentants dans le même sac en les affublant d’un unique qualificatif insultant.
      Par exemple “Tous les xxxx ont des nez crochus”, ou ‘Tous les yyyy sont des voleurs’ ou encore, exemple plus récent : “La Grèce est de fait une France puissance X : un pays de “branleurs”.
      Vous voyez l’idée ou dois-je développer encore un peu ?


      • julien Le 29 juin 2015 à 12h33
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        “Tous les banquiers ont des doigts crochus” ca rentre dans quelle case ?


    • Gilles Le 29 juin 2015 à 10h32
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      Ne dites pas n’importe quoi.
      1- la moyenne européenne est de 12/13 %
      2- évidemment la moyenne grecque est plus élévée vu la baisse du PIB en 5 ans imposé par la troika. prenez le PIB de 2010 et le rapport sera ramené à la moyenne européenne.

      Pauvre “engeance”!! retraites hallucinantes!! mais sur quelle planète vivez-vous?
      “au nom de quoi des Allemands, des Français, des Italiens devraient financer le train de vie des mafieux grecs ? ” au nom d’un transfert de dettes privées détenues par des banques privées (principalement grecques, allemandes et surtout françaises)vers des établissement publics. Et nous avons laissé faire ou plutot nous avons élu des gens corrompus qui ont laissé faire le plus grand braquage du siècle: LES GRECS (LA PLEBE) N’Y SONT POUR RIEN.


      • Damien Le 29 juin 2015 à 16h47
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        Les types comme Pierre et Kamarov sont juste des troll libéraux, menteurs et manipulateurs.

        “Les Français vont devoir payer la dette des Grecs, et même les intérêts.”
        Quelle blague… La dette est bidon, du flan, du vent… La dette est totalement artificielle et n’a pour seul but que d’imposer des “réformes” visant à transférer les revenus des 99% vers la poche des banquiers.

        Peu importe d’où finit la dette, notre tour viendra. C’est déjà le cas, nos amis “socialistes” avec la loi Macron, vont chaque jour un peu plus loin, appauvrissant les travailleurs pour enrichir les rentiers. Chômage, précarité, destruction des acquis, tout est fait pour nous mener en douceur à l’abattoir, comme les Grecs.

        La meilleurs preuve de soutien à leur apporter et de se battre corps et âme contre ce gouvernement, de refuser union nationale et syndicalisme rassemblé, et de se battre pour la démocratie, contre ces vautours qui prétendent nous en priver.


    • PierreH Le 29 juin 2015 à 13h12
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      Il me semblait que les fonctionnaires de base avaient vu leur salaire diminuer de manière conséquente de part les mesures d’austérité, ainsi que leur nombre total, me serais-je trompé ? Quant à la proportion des retraites sur PIB, vu la diminution récente du PIB ces dernières années, il ne m’étonnerait pas qu’en prenant celui de 2008 ou 2010 le rapport soit déjà un peu moins impressionnant.

      Après, vu que mes rares messages ici ont souvent pour but de tempérer la vision idéalisée des grecs en tant que peuple martyr responsable d’aucun de ses problèmes, je suis plutot pour que quelqu’un propose un point de vue qui questionne la responsabilité des grecs dans leur situation, pas la peine cependant de le faire la bave aux lèvres en les traitant de “branleurs” et de fainéants (qualificatifs que vous réservez aussi à vos compatriotes semble-t-il, bien que divisés par 10). A l’époque où j’y travaillais, j’y ai noté une défiance envers l’Etat en général et envers le Trésor Public en particulier, mais lorsque je descendais en bas de chez moi pour acheter du pain à 22h, j’y trouvais encore ma boulangère qui me le vendait volontiers. Alors certes elle était raciste et votait peut-etre pour Aube Dorée, mais je n’ai pas souvenir de l’avoir vu beaucoup glander… Après dans les administrations, on trouve un peu de tout, tout le monde se lamente un peu de l’administration là-bas…


      • catherine Balogh Le 29 juin 2015 à 13h57
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        Bonjour PierreH

        le rapport de l’audit doit bien pouvoir vous éclairer un peu sur la responsabilité de l’ancien gouvernement grec


      • step Le 29 juin 2015 à 19h41
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        “Il me semblait que les fonctionnaires de base avaient vu leur salaire diminuer de manière conséquente de part les mesures d’austérité” .
        De mémoire -40%, à mettre en face des -50% en moyenne sur les revenus issus du privé. Mais là encore avec les pourcentages, là seule chose que je vais conclure, c’est que oui, il y a effort du public en montant.

        Il y a aussi pas mal d’ex-fonctionnaire rebalancés sur le marché de l’emploi avec quelques années de dédommagement, puis plus rien derrière. On en entend plus parler de ceux là. Et je ne sais pas ce qu’ils sont devenus.


    • ATUFOCUS Le 29 juin 2015 à 13h42
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      vu que le pib a baissé de 25%, oui c’est normal… le ratio serait le même qu’ailleurs si on était sur le PIB grec de 2010.

      (je n’avais pas vu le commentaire de Gilles, on est sur la même longueur d’onde.)


    • almuixe Le 29 juin 2015 à 14h50
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      Evidemment avec le PIB qui a rétrécit comme peau de chagrin, les retraites représentent mécaniquement un % plus grand du PIB qu’avant.

      Mais surtout, les plus de 65 ans sont plus nombreux en Grèce que dans le reste de l’Europe. Individuellement, ils touchent quelque chose dans la moyenne de l’union européenne.

      Donc non, les pensions grecques ne sont pas si somptuaires que la propagande le prétend. Et c’est le wall street journal qui l’affirme.
      http://blogs.wsj.com/brussels/2015/02/27/greeces-pension-system-isnt-that-generous-after-all/


    • Greg Le 29 juin 2015 à 15h14
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      Ce chiffre de 17% est exact… tant qu’on ne regarde pas trop près la méthode de calcul.

      Car extrapoler des chiffres 2014 en prenant pour base le montant total des retraites des fonctionnaires grecs en activité 2009 avec le PIB de 2013 est ridicule.


    • Feuille de Mars Le 29 juin 2015 à 15h31
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      Les retraites pèsent 17% du PIB tout simplement parce qu’elles n’avaient pas encore été dévastées comme l’ont été le reste de l’économie grecque. Si tout est réduit à peau de chagrin sauf les retraites, il est bien normal que celles-ci soient plus hautes…ou moins basses, c’est selon.


  16. MAURICE Le 29 juin 2015 à 08h26
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    Souvenez vous de la fin prophétique du remarquable film de Costa-Gavras, “l’argent”

    Où nous avons pu admirer le talent de Gad Elmaleh qui lors de la dernière scène se fait copieusement applaudir lorsqu’il lance à la cantonade cette courte phrase qui a elle seule résume bien la philosophie du film et celle des banquiers modernes: “Nous allons continuer d’appauvrir encore plus les pauvres, pour enrichir toujours plus les riches”

    Fin du film dans l’allégresse générale des actionnaires présents çà cette séance…


  17. luc Le 29 juin 2015 à 08h45
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    les banques resteront fermées jusqu’au résultat du référendum… mais je me demande quelle sera la question posée… that is the question… “voulez-vous retirer plus d’argent, en sachant qu’il faudra accepter les sacrifices?”

    🙂 la prophétie des inconnus : https://www.youtube.com/watch?v=7w2VbOoXE2k


  18. Joanna Le 29 juin 2015 à 09h56
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    Une opinion vue sous un prisme qui me semble assez particulier :

    https://liesidotorg.wordpress.com/2015/06/24/grececreanciers-lart-de-lenfumage-pour-gagner-du-temps-sur-le-calendrier/

    Comme toujours sur ce site des prédictions. je m’interroge sur leur degré de fiabilité.
    Si certains connaissent et surtout comprennent mieux que moi … n’hésitez pas.


  19. Franck Le 29 juin 2015 à 10h07
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    Nous vivons un moment absolument historique de choix entre l’esclavagisme par le dette éternelle et par des hommes politiques et des banquiers corrompus jusqu’à la moelle, et la reprise de contrôle par les peuples de leurs institutions, par la voie la plus démocratique qui soit…
    .
    Le 14 juillet, vous faites quoi au juste ?


    • Charlie Bermude Le 29 juin 2015 à 17h47
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      Méfiez vous de liesi . L’art de l’emfumage ils connaissent trés bien . Dénonciateurs ils se font une crédibilité à bon compte auprés des naifs . Ce n’est plus le cas mais ce le fut longtemps ; ils étaient trés actifs sur les forums de boursorama auprés de nombreux boursicoteurs du dimanche . Avec succés , quoique étant réguliérement en défaut sur le timing , c’est à dire réguliérement perdants .
      Ils ont donc fait perdre beaucoup d’argent à ceux qui les ont cru . Au final , plus de crédit dans l’auditoire , mais çà a duré longtemps . Mais on peut toujours unvoquer sa bonne fois n’est ce pas .
      ( il faut savoir que sur ces forums nombre de gens incitent les autres à prendre les positions contraire de celles qu’ils prennent , pour une raison simple plus les autres perdent plus eux gagnent , ce n’est pas Goldmann Sachs qui a inventé çà , ni méme le Rotschild du temps de Napoléon , c’est aussi vieux que la spéculation . Pour GS c’est plus vicieux quand méme puisqu’elle fait le contraire de ce qu’elle conseille à ces clients . Exemple au hasard c’est GS qui a lancé les attaques contre l’Euro , par les cds contre la dette Grecque , via Soros .


  20. Kiwixar Le 29 juin 2015 à 10h27
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    Philippe Marlière @PhMarliere : Wolfgang Munchau, dans le @FT:
    “Les créanciers ont voulu détruire l’économie grecque, maintenant ils veulent détruire la démocratie grecque”
    Jacques Sapir retweeted Philippe Marlière : “Très juste.”


  21. zorba Le 29 juin 2015 à 10h32
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    D’accord avec vous.
    Permettez une précision, si la musique est bien de Beethoven, le texte est de Schiller.


  22. Léa Le 29 juin 2015 à 10h40
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    C ‘est de la réclame trotskyste.

    C ‘est grâce à toutes ces chapelles de gauche que les républicains espagnols ont perdu la lutte contre le franquisme;

    Comme chez nous les associations d’aide aux immigrés qui se disputaient lors d’une évacuation. Ils ne veulent pas régler les problèmes, sinon ils n’auraient plus rien à faire, plus rien à dire, la misère c’est leur gagne pain.


    • Kiwixar Le 29 juin 2015 à 11h00
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      Les gauchistes se divisent en 1000 chapelles sur les miettes qui les sépare… les droitistes se rassemblent sur la religion qui les unit (le pognon)… Pas étonnant que ce soit le capitalisme qui gagne.


  23. BA Le 29 juin 2015 à 11h00
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    Lundi 29 juin 2015 :

    Il ne reste plus que les banques centrales pour éviter un effondrement systémique généralisé.

    Pour empêcher un krach mondial, les banques centrales vont faire tourner leur planche à billet à plein régime.

    Exemple : la banque centrale de Suisse.

    La BNS est intervenue sur les marchés pour les stabiliser (Jordan).

    « La Banque nationale suisse (BNS) est intervenue pour stabiliser le marché des changes », a déclaré lundi son président Thomas Jordan. La situation actuelle en Grèce justifie cette opération, a-t-il expliqué lors du Swiss International Forum à Berne.

    La BNS a depuis l’abolition du taux plancher de l’euro le 15 janvier toujours dit qu’en cas de besoin, elle interviendrait sur le marché des devises, a-t-il dit. La situation en vigueur en Grèce depuis ce week-end justifie ce besoin. Le franc suisse est plébiscité comme valeur refuge depuis que la Grèce a imposé des mesures de contrôle des capitaux et ordonné la fermeture de ses banques pendant une semaine.

    Le président de la BNS n’a en revanche pas donné d’indications sur l’ampleur de l’intervention. Il n’a pas non plus annoncé si de nouvelles transactions sont prévues. « La BNS observe attentivement la situation », a-t-il ajouté.

    http://www.romandie.com/news/La-BNS-est-intervenue-sur-les-marches-pour-les-stabiliser-Jordan/607156.rom


  24. Louis Le 29 juin 2015 à 11h10
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    J’ai trouvé ce gif sur twitter avec comme mention “pourquoi les prêts européens n’ont jamais aidé le peuple grec” et je dois dire que j’ai bien ri 🙂

    https://pbs.twimg.com/tweet_video/CIb4AMuWUAAQyts.mp4


  25. Kiwixar Le 29 juin 2015 à 11h13
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    Pendant que l’Europe tangue, l’Asie continue son chemin. 57 pays (dont Chine, Russie, Inde) signent les articles de l’accord pour la création de la Banque Asiatique d’Investissement pour les Infrastructures (AIIB) avec 100 milliards de dollars de capital :

    = http://news.xinhuanet.com/english/2015-06/29/c_134365817.htm =


  26. Charles Michael Le 29 juin 2015 à 11h39
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    C’est super facile comme attitude et je dois dire désolant. Evidement ces groupuscules n’ont aucune chance, jamais, d’arriver à excercer le pouvoir, ni par la “rêve-olution” (lol) ni bien sur par le vote.
    Fondamentalement tous les groupaillons Trotskystes (WSWS compris) sont des idéologues faussaires. Trosky, dont la seule rédemption est d’avoir été assassiné sur ordre de Staline, fut un boucher zélé sous les ordres de Lénine et le perdant d’une lutte avec Staline pour le pouvoir totalitaire.
    Considérant ses antécédents les peuples d’URSS ont sans doute éviter l’encore pire de ce petit bureaucrate (voir lettres à Lénine réclamant plus de bureaucratie).

    Ni Dieu, ni Maître, du passé (Trosky et PolPot compris) faisons table rase.


  27. david Le 29 juin 2015 à 11h41
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    Je ne voudrais pas casser l’ambiance mais à mon avis le NON au référendum va être refusé par les grecs. En effet, la fermeture des banques va les faire flipper et ils vont faire une bonne vieille “fuite vers le chef” en l’occurrence papa BCE. En effet, l’approche prudente dit qu’il ne faut pas lâcher la proie pour l’ombre.
    Donc, une fois cela fait, on appliquera les mesures (mais avec un discount) et on annulera qq dettes de la Grêce pour que l’honneur de la BCE et de Syriza soit sauf (bref comme chez Jacques Martin).
    L’ajustement se fera dans la déflation salariale au lieu de passer par le change (dépréciation de monnaie) et touchera des facto uniquement les classes pauvres et laborieuses du pays… mais pour leur bien car ils ne sont pas assez compétitititititif !
    Le chapiteau de dette restera tel quel. Les problèmes de la dette grecque ne seront pas réglés, la compétitivité de la Grèce non plus d’ailleurs, mais son attractivité touristique un peu plus.
    Bref, on gagne du temps mais vu que l’économie moderne est un immense schéma de Ponzi, autant ne pas être le dindon de la farce finale !
    Je vous parie une bière que ça se passera comme ça. Tout le monde y a intérêt, la fermeture des banques pendant une semaine est un acte politique que rien ne justifiait si ce n’est faire peur à l’électeur pour qu’il vote bien. Tsipras ne roule pas pour la fin de l’euro (sinon il n’aurait jamais été élu)
    On arrive à la quintessence de la manipulation des masses par la non violence et l’hypnose médiatique (le fameux soft power).
    Ah oui j’oubliais, le résultat du vote, les gros le connaissent déjà (sondage avancé avec indice de fiabilité) et vont mettre un peu plus la pression pour faire un 60/40 ou mieux un 70/30. Ne prenez pas nos élites pour des demeurés, ils ont 10 coups d’avance sur nous.
    Le projet d’Etats-Unis d’Europe avance et rien ne pourra l’empêcher. France = Texas rien de plus, La Grèce, ce sera hawai et puis basta. Depuis quand un référundum peut-il changer quoi que ce soit à un projet politique aussi “brillant”, 2005 ne vous a pas suffit ?
    Prochaine étape, la péréquation mais chut faut pas le dire aux allemands, enfin pas tout de suite, ils croient encore que c’est verbotten… mais on le mettra en place… pour leur bien !


    • Dolly Prane Le 29 juin 2015 à 11h59
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      En accord avec ce que vous écrivez, je plussoie !

      Quant à ” …France = Texas rien de plus,…” , Le Texas est le 2ème Etat le plus riche des USA après la Californie me semble t-il. Disons plutôt …. “France = kentucky ou Louisiane …”


    • Benoit Le 29 juin 2015 à 12h31
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      Je suis aussi plutôt en accord avec ce que vous écrivez.

      Le referendum était pour moi une très mauvaise manoeuvre : très apte à diviser l’opinion, facilement manipulable par les médias, victime de certaines alliances fortuites (aube dorée pour le “non”). Facile aussi de détourner la question, qui porte uniquement sur les propositions des créanciers à priori, vers des problématiques qui n’ont rien a voir (Europe, euro). Enfin, comme le souligne très justement Sapir, un referendum ne devrait pas porter sur des questions technique, et devrait laisser le temps au débat de s’installer. En l’état, qui aura le temps de lire en détail les propositions des créanciers en moins de 7 jours ?

      Pour moi, c’est comme ci Tsipras avait succombé à la pression des créanciers, tout en essayant de maintenir un semblant de légitimité en utilisant un processus “démocratique” au lieu d’accepter l’ultimatum européen.


      • Kiwixar Le 29 juin 2015 à 12h59
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        Tsipras vient de renverser la pression : ce sont non seulement les créanciers qui l’ont, mais tous les pays du sud de l’Europe qui voient les taux d’intérêts monter… Pour se financer en émettant des obligations, ils vont devoir payer beaucoup plus cher…


        • Benoit Le 29 juin 2015 à 13h01
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          C’est vrai, je n’avais pas considéré cet angle là…
          Je pensais que les marchés s’étaient préparé à ce genre de possibilité ou attendaient le résultat du référendum


        • Bubble Le 29 juin 2015 à 15h57
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          Bonjour,

          Apparemment non, les taux des souverains espagnol, italien, portugais etc… n’ont bougé depuis ce matin que quelques point de base, toujours autours de 2% pour les 10 ans. Vérifiable sur n’importe quel site de bourse ou finance…


    • Vasco Le 29 juin 2015 à 14h12
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  28. arthur78 Le 29 juin 2015 à 11h48
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    les leaders de la zone euro a genoux implorent la Grece de revenir à la table des Négos

    http://www.bloomberg.com/news/articles/2015-06-29/greece-implored-to-resume-talks-as-leaders-weigh-contingencies


  29. Charlie Bermude Le 29 juin 2015 à 11h54
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    Je dois infirmer un post d’hier sur les marchés , aujourd’hui çà bouge , sur tous et fortement .
    Ce qui m’améne à invoquer un autre processus d’anticipation/évaluation que celui de l’état capitaliste que sont les marchés et qui complétent Sapir dans cet article au sujet d’une mauvaise évaluation du référendum . Ma source est une anti référence : Deleuze sur appareil d’état et machines de guerre , ce qui me semble convenir à Syriza .
    Cet autre processus d’évaluation est celui qui prévaut chez les guerriers , en l’occurence ici les gauchistes Grecs , il opére lorsque des guerriers ( on va dire au sens métaphorique) parlant des langues différentes , communiquent entr’eux ( je pense aux Chinois et aux Russes ) . la différence technique d’avec une évaluation en appareil capitaliste est l’abscence d’une évaluation collective en terme de temps pour arriver à la limite . C’est pourtant une meilleure évaluation , plus rapide , plus rapide méme que le passage d’un degré à l’autre dans la série qui méne au seuil d’un nouvel arangement ..
    Du coup les guerriers s’emparent de la machine de guerre capitaliste et la retourne contre lui , ce qui explique les brusques effondrements de ce qu’on appelai jadis les Despotismes Asiatiques ( l’Europe en l’occurence) .


  30. BA Le 29 juin 2015 à 11h56
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    Lundi 29 juin 2015 :

    11h42 : Angela Merkel déclare à son parti : « C’est à la Grèce de bouger. »

    La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré, lundi, lors d’une réunion des dirigeants de son parti, l’Union chrétienne-démocrate (CDU) que « c’est à la Grèce de bouger pour sortir de l’impasse où elle se trouve avec ses partenaires de la zone euro », selon des personnes présentes à la réunion.

    « Les décisions concernant la Grèce, a déclaré la chancelière à ses collègues de la CDU, ne peuvent être prises qu’au jour le jour, compte tenu du niveau actuel d’incertitude », rapportent les participants.


  31. Charlie Bermude Le 29 juin 2015 à 12h22
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    Autre anti référence qui me semble pertinente : la plainte sous sa forme où les Grecs ont excélé : la tragédie .
    A un moment à la plainte du Héros face à son destin doit suivre l’apparition du choeur ( peuple) qui lui fait écho . Jusque là exclu comme il se doit naturellement d’où la surprise du spectateur et son plaisir esthétique .


  32. georges dubuis Le 29 juin 2015 à 12h26
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    Allez, un petit guide Michelin de la semaine à venir, qui va se dégonfler ?

    – la Bourse d’Athènes sera fermée pendant 1 semaine (au moins)

    – les banques seront fermées pendant 1 semaine (au moins)

    – les retraits aux distributeurs sont limités à 60 euros suite à la décision du Conseil des Banques grecques

    – les virements sont suspendus et un contrôle des capitaux instauré

    – les touristes pourront en revanche retirer autant qu’ils veulent aux DABs

    – les cartes de crédit des Grecs en visite à l’étranger suspendues ou limitées

    – les pays frontaliers comme la Macédoine ou la Bulgarie vont interdire les retraits des cartes grecques dans leur circuit DAB

    – un accord avec Bruxelles est encore possible, et dans ce cas le référendum serait annulé à la dernière minute
    Et depuis hier, les distributeurs sont… vides. Même les épiceries ont été vidées, tout comme les pharmacies et les stations essence (on avait vu la même chose en Argentine et en ex-Yougoslavie).


    • Charles Michael Le 29 juin 2015 à 19h24
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      Ce que vous affirmez concernant épiceries, pharmacie et station essence est tout simplement faux.

      et j’habite en Grèce pas sur mon canapé devant la télé.


  33. Kiwixar Le 29 juin 2015 à 12h33
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    Le point de vue très intéressant de Charles Sannat sur le sujet de la Grèce et nos deux pays “amis” qui sont nos ennemis (USA et Allemagne qui se battent respectivement pour l’hégémonie mondiale et européenne) :
    http://www.lecontrarien.com/grecela-fin-29-06-2015-edito


    • jules Le 29 juin 2015 à 21h17
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      Le premier ennemi de la France, c’est son gouvernement. Pas l’Allemagne. Pas les USA.


      • FifiBrind_acier Le 29 juin 2015 à 21h25
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        Vous saviez que les USA et l’ Allemagne avaient signé en 2004 ” L’ Alliance germano-américaine pour le 21e siècle”? Le couple franco-allemand, c’est une légende urbaine pour les gogos de Français…


        • Kiwixar Le 30 juin 2015 à 02h23
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          C’est possible mais il n’y a aucune preuve d’un accord secret qui est euh secret. Il y a dû quand même avoir des tractations intéressantes lors de la réunification allemande. Les Français ont dû dire “ah ok” et les Zuniens ont dû dire “ah ok, mais vous serez à notre botte pendant 1 siècle et vous la cirerez” ou un truc dans le genre.


  34. skep Le 29 juin 2015 à 12h36
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    A ceux qui pensent que l’Allemagne ne sera pas impactée par une sortie de la Grèce de la zone Euro, je rappellerai l’exposition des banques allemandes (DB mais aussi, ce dont on parle moins, toutes les Landesbänke dont une partie est en quasi faillite, à l’instar de certains Länder) aux produits dérivés et autres swaps. Par ailleurs, question que j’avais déjà posée ici, quel impact à terme pour l’économie allemande en cas de rébellion de son Hinterland industriel des pays de l’est, qui rue déjà dans les brancards. L’Allemagne tire sa puissance de l’Euro; un éclatement de la zone euro l’affaiblirait considérablement.
    C’est toujours le même problème en économie: avons-nous pris tous les paramètres en cause.


    • georges dubuis Le 29 juin 2015 à 12h53
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      Illustration
      Les montants ci-dessous ne concernent que la dette grecque (Bons du Trésor) achetée uniquement par les banques européennes. Comme vous pouvez le voir, les banques allemandes et les françaises sont les plus exposées. Traders, vous pouvez jouer sur les actions du Crédit Agricole. Là, ça promet.

      – 10203 millions d’euros pour l’Allemagne

      – 1368 millions d’euros pour la France

      – 923 millions pour la Hollande

      – 800 millions pour l’Italie

      – 301 millions pour l’Espagne

      – 263 millions pour le Portugal

      – 97 millions pour l’Autriche

      – 60 millions pour l’Irlande

      – 29 millions pour la Belgique


    • Charlie Bermude Le 29 juin 2015 à 16h12
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      L’Europe n’a plus de potentiel pour l’Allemagne , ce que vous dites fut vrai , mais ne l’est plus . Ce ne peut étre en Europe que l’Allemagne compensera ses pertes en Russie , le seul espoir serait en Chine où le long de la route pour la soie . Mais les Chinois seront ils suffisemment aimable envers un partenaire d’un tel Atlantisme .
      La seule chose pour laquelle il pourrait espérer de l’Europe ce serait une utilisation perverse du Tafta , un détournement de celui ci conçu par les US pour les US , mais alors il faudrait les affronter .


  35. Euroxit Le 29 juin 2015 à 12h37
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    Confusion des genres.

    Le référendum (i) sur les propositions de l’Eurogroup est présenté par l’Eurogroup comme un référendum (ii) sur la sortie de l’Euro et, de manière irrationnelle, comme un référendum (iii) sur la possibilité de récupérer son argent en banque.
    Les grecs (en tant que grecs) disent NON à (i), OUI/NON (en tant qu’européen) à (ii) et OUI (en tant qu’épargnant) à (iii).
    Le résultat va donc dépendre de la capacité du gouvernement à rassurer les électeurs en leur faisant bien comprendre qu’ils ne vont pas perdre leur avoir bancaire (comme les argentins) en votant NON. Au contraire l’Eurogroup va s’atteler à entretenir la confusion pour que le vote aboutisse à un changement de gouvernement.

    Avec ou sans Grexit (sortie de la Grèce de l’Euro), l’Euroxit (sortie de l’Europe de la démocratie) est en bonne voie.


  36. julien Le 29 juin 2015 à 12h42
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    si vous devez payer pour les pré-retraites des grecs, c’est la responsabilité de l’euro. Sans monnaie unique, la drachme se serait déprécié diminuant le pouvoir d’achat des grecs en conséquence des choix politiques effectués.


    • Alexis Kamarov Le 29 juin 2015 à 13h07
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      @julien mais moi j’ai toujours été contre l’euro. J’ai voté NON à Maastricht (contrairement à Olivier Berruyer).

      maintenant, je vous signale que 18 autres pays sont dans l’euro et qu’ils payent eux-mêmes leurs retraites ! Ce n’est donc pas à cause de l’euro qu’on paye les retraites (et les fonctionnaires grecs), mais du fait que ce pays a dépensé entre 30 et 60% de plus que ses ressources depuis son entrée dans l’UE et dans l’euro.


      • PierreH Le 29 juin 2015 à 13h31
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        Hé oui, mais “on” s’est précipité pour accueillir les grecs dans l’euro, ainsi que tout ce qui bouge d’ailleurs, sans se préoccuper de l’effet que pourrait avoir une monnaie de type “allemande” sur un pays comme la Grèce, avec les dérives possibles. Personne n’est allé vérifier les chiffres présentés (truqués) pour l’entrée, principalement pour des raisons politiques et idéologiques (l’extension frénétique de l’UE-c’est-la-paix).

        En celà nous devrons nous aussi faire face à nos responsabilités, comme tous ceux qui ont preté sans discernement à la Grèce. En tous les cas je doute que ce soit en les forcant à plus d’austérité qu’ont les aidera ou qu’on s’aidera nous-memes mais plutot en acceptant que tout n’est pas remboursable. Et oui, ca va faire mal, très probablemement…


      • catherine Balogh Le 29 juin 2015 à 13h31
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        Alexis, vous êtes borné, j’ai l’impression, allez un peu d’humour.
        Le bordel financier Europeen

        https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=ocOFcHQO114#t=132


      • catherine Balogh Le 29 juin 2015 à 14h11
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        Alexis, Olivier a voté “oui” à Maastrich???
        d’où tenez-vous ça?


        • Alexis Kamarov Le 29 juin 2015 à 14h31
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          Il l’a dit. Mais ah!! Vous allez encore me dire que c’est faux.

          Alors demandez lui si vous ne me croyez pas.

          Moi j’ai voté non à Maastrcht, à l’époque, c’était la 1ère fois que je votais, j’avais 20 ans. Au début, je n’en pensais rien, mais à force de lire des choses à droite à gauche, j’ai compris de mieux en mieux pourquoi il était absurde de mettre tous les pieds dans une chaussure de taille unique.


          • step Le 29 juin 2015 à 19h50
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            oui, je confirme, et un paquet de monde s’est fait empapaouter à cette époque là. Si l’on devait jouer au pur des purs en jetant des cailloux à tous ceux qui ont compris plus tard, autant s’inscrire à DAESH. Ils adorent les gens qui ont ce genre de principes.

            On est un certain nombre a avoir vu le coup venir, j’en fais aussi parti, et c’était aussi mon premier vote, pour la même raison que vous, sans compter que mon côté gauchiste avait senti venir la réalité de l’union économique et la vacuité des promesses d’union sociale et donc les mirobolantes perspectives de crash sociaux.
            On y est, pas de quoi pavoiser. Voir est une chose, mais nous avons aussi copieusement échoué à diffuser notre vision.


  37. cryptoman Le 29 juin 2015 à 13h04
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    • Charlie Bermude Le 30 juin 2015 à 02h27
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      Stabilisé dans une tendance haussiére ? Non . Par contre se stabilisant de sa tendance baissiére oui . Et méme plus semble t il . J’espére que les Grecs ont un ordinateur , ou au moins une clé et la possibilité d’user d’un ordinateur , ce pourrait aussi étre une bonne maniére de stabiliser leurs revenus pour les mois qui viennent , parce que s’il semble que le bitcoin redevienne haussier ce n’est certainement pas du qu’à la Gréce .


  38. Sophie Le 29 juin 2015 à 13h04
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    Nuit et jour, c’est la panique devant les banques depuis vendredi soir. La nuit dernière, les retraités ont même campé devant les distributeurs. Curieusement, toute cette mascarade a lieu au moment du paiement des retraites…

    La vie s’est arrêtée chez les hellènes, emportant la consommation dans sa mort lente et douloureuse. Aujourd’hui, pas question de céder aux achats impulsifs, ni de régler nos factures, il faut d’abord penser au minimal vital qui est parfois de réserver son argent pour se payer le luxe de se fournir des médicaments.

    Il est difficile de prédire l’issue du référendum, cependant, je pense que la peur des jours à venir engendra un “oui” massif. La jeunesse qui s’est exilée n’a pas le droit de voter, restent les petits vieux qui pensent encore que sous Samaras et Papandreou, les privations n’étaient pas si importantes qu’aujourd’hui.


  39. oudeis Le 29 juin 2015 à 13h16
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    en marge du sujet de ce post, l’avis de Paul Krugman (prix Nobel d’économie) sur le référendum grec à lire sur http://krugman.blogs.nytimes.com/. Et ma traduction d’un extrait :

    « […] Je voterais non.

    Deux raisons à cela :

    Premier point, quoique tous redoutent un grexit (moi compris), les demandes présentes de la troïka reviennent à perpétuer indéfiniment la politique suivie depuis cinq ans. Avec quel espoir ?

    Peut-être — je dis bien peut-être —, montrer que l’on est disposé à sortir [de la zone euro] incitera-t-il [les créanciers] à changer de perspective, même si probablement il n’en sera pas ainsi. Mais même dans ce dernier cas, une dévaluation n’aggraverait pas de beaucoup le chaos présent et ouvrirait la voie à un rétablissement ultérieur, comme on l’a vu bien souvent ailleurs. Le cas de la Grèce n’est en effet pas particulier à ce point.

    Deuxième point, les implications d’un vote « oui » seraient profondément troublantes. La troïka a fait un Corleone inverse * en présentant à Tsipras une offre pour lui inacceptable et cela sans doute en toute connaissance de cause. L’ultimatum visait donc à remplacer l’actuel gouvernement. Et même si Syriza n’est pas votre tasse de thé, le fait doit donner à réfléchir à quiconque a foi dans les idéaux européens.

    * langue au chat pour le « reverse Corleone » Amateurs du Parrain, à votre érudition !


    • Alfred Le 01 juillet 2015 à 00h42
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      Corleone: une offre que l’on ne peut refuser (le flingue sur la tempe)
      Troïka: une offre que l’on ne peut accepter (le flingue sur la tempe: ici la disparition politique )


  40. Carabistouille Le 29 juin 2015 à 13h17
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    Nous vivons des jours historiques et dramatiques.

    Il serait bien, sur ce blog qu’ Olivier essaye de rendre super, qu’ON ARRÊTE DE RACONTER N’IMPORTE QUOI SUR DES BASES IDÉOLOGIQUES!!!

    Certains ici, par détastation de l’UE et ou du Système et ou de la Presse usent des mêmes travers nauséeux que ce qu’on reproche à la presse système. A savoir propager des contre-vérités voire des mensonges flagrants dans leur vindicte.
    Quand je lis que “la presse système est hystérique anti-grecque ce matin” j’aimerai bien savoir où parce que moi qui la lit je le trouve plutôt mesurée étonnement.
    Je lis que Merckel veut enfoncer la Grèce alors qu’elle vient de déclarer que sans compromis l’UE était foutu. Pas seulement l’euro, carrément l’UE.
    C’est à dire qu’entre Hollande qui impose que la BCE continue ses aides d’urgences et Merckel, ces deux là viennent de prendre le contre-pied total de Schaube(le camp des intégristres ultra-lib), de Junker(le camp des intégriste européens) et du président de l’eurogroup(le camp des créanciers).
    ça c’est une bombe.
    Qu’on en parle
    Mais qu’on arrête de vomir sa bile en racontant n’importe quoi. C’est une insulte à ce blog.


    • julien Le 29 juin 2015 à 13h26
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      Beaucoup de monde pense de plus en plus que les refus répétés de A.Merkel sont une stratégie visant à pousser la zone euro à l’éclatement permettant ainsi une sortie de l’Allemagne de l”euro sans en endosser la responsabilité politiquement et en limitant les pertes subies (je pense que c’est un reve sur ce point par contre).


      • Alae Le 29 juin 2015 à 14h16
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        “Beaucoup de monde pense de plus en plus que les refus répétés de A.Merkel sont une stratégie visant à pousser la zone euro à l’éclatement permettant ainsi une sortie de l’Allemagne de l”euro.”
        Sauf que ce n’est pas aussi simple que ça. Étant donnée l’interdépendance des marchés, si la zone euro explose, elle provoque un effondrement mondial.
        Comme Merkel est beaucoup plus une comptable qu’une politicienne, ce détail ne lui a sûrement pas échappé, non plus qu’à ses maîtres de Washington. Or donc, les refus de l’UE, Allemagne en tête, relevaient de l’hubris et non d’une quelconque stratégie. Il sont réellement cru qu’en accumulant menaces, ultimatums et mises en demeure, la Grèce allait plier. Il n’y avait aucun “plan savant” là-dessous, juste une poignée d’individus mal embouchés et incompétents qui se sont pris pour les maîtres du monde.


        • Charlie Bermude Le 30 juin 2015 à 02h47
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          Mais qui les a choisis individus hubriques ? . Les politiques n’ont pas de fiches sur eux , ils n’ont pas de consignes , ils s’assignent leur mission de leur propre chef .
          Ne pas se laissez abuser par Hollande , Merkel , non plus , c’est élémentaire pour des dirigeants , d’utiliser des pare feux , surtout en cas de plan foireux ou impopulaire . Ainsi ils redorent leur blason méme en cas de revers de leur projets en jouant les arbitres en dernier ressort .
          Le Hollande fait celui qui lutte contre le terrorisme en soutenant des terroristes modérés . La Merkel , instigatrice de Minsk ,dans un discours d’introduction au g8 , réévoque ‘la Crimée’ , peut faire plus hypocrite .
          Alors que méme pour les US c’est affaire classée


    • Un naïf Le 29 juin 2015 à 13h38
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      L’UE et plus généralement la troïka sont composées de fascistes en col blanc, qui sont prêts à tout pour nous imposer leur idéologie mortifère. Chacun est libre de choisir son camp !!


    • Feuille de Mars Le 29 juin 2015 à 14h48
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      Ce n’est pas idéologique, c’est réel.

      L’UE a imposé une monnaie unique totalement mal foutue, a humilié et appauvri un peuple pendant des années et fuis comme un vampire devant la croix les referendum et les consultations populaires.
      Défendre ce système qui fait tant de mal : c’est déjà osé, je trouve.
      Mais casser du sucre sur le dos de ceux qui prennent des risques en dénonçant ce système, c’est très mal placé (comme l’a dit O. Berruryer : être anti-europe, à leurs yeux, c’est être pour le retour des chambres à gaz…ne vous étonnez pas si un de ces 4 matins on se retrouve avec une nouvelle loi de Valls qui interdirait la parole anti-européiste dans notre pays).

      La presse n’est pas hystérique sur la Grèce ? Vous êtes sûr de la lire ? Allez sur le site de Libé ou du Nouvel Obs…même Goebbles n’aurait pas osé se vautrer autant dans le mensonge.


      • lvzor Le 29 juin 2015 à 19h17
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        Sans compter Juncker qui dans sa conférence de presse traite carrément Tsipras de menteur…


    • Homère d'Allore Le 29 juin 2015 à 21h01
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      Entièrement d’accord avec votre analyse, Carabistouille. Et il ne faut pas confondre Schäuble et Merkel, nous sommes d’accord.

      Maintenant, je trouve la presse mainstream ni plus enragée ni plus modérée qu’avant l’annonce du référendum… Le Point, dont j’ai mis le lien plus haut, restant le pire.

      Au fait, avez-vous des nouvelles de Chevènement et de son nouveau parti ? Moi, c’est silence radio….J’ai pourtant bien donné mes coordonnées.


    • Wilmotte Karim Le 29 juin 2015 à 21h47
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      La première réaction a été hystérique (me semble-t-il).
      Mais les membres de l’Eurogroupe, tout en reportant toute la responsabilité sur Syriza qui ne s’est pas couché, commencent à se rendre compte de la situation.

      Les médias rediffusent les positions des Oligarques et de leurs laquais, cela implique des positions plus mesurées (le prise de la mesure du risque, rien de tel pour faire réfléchir les plus téméraire).

      Les médias n’ont pas de distance critique par rapport aux propos des tenants de l’Oligarchie.
      Ils en ont plutôt pour les autres (ce qui relève d’une propagande de fait).


  41. BA Le 29 juin 2015 à 13h22
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    L’économiste danois Jens Nordvig a répertorié qu’entre 1918 et 2012 quelque 67 unions monétaires ont volé en éclat. Toutes les tentatives d’États indépendants de constituer une monnaie commune unique ont fini par échouer. On ne connaît pas de contre-exemple.

    Lisez cet article fondamental :

    http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2015/06/29/31007-20150629ARTFIG00142-referendum-grec-vie-et-mort-des-unions-monetaires.php


    • Wilmotte Karim Le 29 juin 2015 à 21h48
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      L’Union monétaire Belgo-Luxembourgeoise?


      • Homère d'Allore Le 29 juin 2015 à 22h51
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        Le Luxembourg n’est pas vraiment un pays… A ce moment, on peut citer la France et Monaco, L’Italie et San Marino, la Suisse et le Liechtenstein…


  42. Dizalch Le 29 juin 2015 à 13h23
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    Les dirigeants Européens sont complètement “retournés/abasourdis” qu’un peuple puisse encore avoir le droit à la parole et choisir son propre destin en son âme et conscience?…
    Mais dans quel monde vivent-ils?…
    C’est ahurissant de voir/lire leurs réactions toutes plus stupéfiantes les unes que les autres de déni de réalité… Pitoyable… (à l’exemple de Junker à l’instant qui parle de “trahison”, on croit rêver…)
    J’espère sincèrement que les Grecs sortiront la tête haute de tout ceci… Et qu’ils retrouveront leur souveraineté légitime…


    • Kiwixar Le 29 juin 2015 à 14h12
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      “Mais dans quel monde vivent-ils?”

      Le monde du mépris des peuples.


      • simplesanstete Le 29 juin 2015 à 15h36
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        Tant que les peuples se méprennent !!!!!!.


      • Eric83 Le 29 juin 2015 à 17h48
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        Je vous joins, chers commentateurs, un lien du site Romandie.com sur les propos de Nicolas Sarkozy concernant le référendum en Grèce.

        http://www.romandie.com/news/Sarkozy-appelle-lEurope-a-ne-pas-ceder-face-au-chantage-de-Tsipras_RP/607357.rom

        J’ai garde ce “discours” ahurissant car il sera bon de le rappeler si NS se présentais à la prochaine présidentielle.

        Par ses propos, il se dévoile lui-même ouvertement comme un des politiques les plus anti-démocrates et des plus néo-libéraux français.

        Il nous avait déjà trahis en s’asseyant sournoisement sur le référendum de 2005 et il récidive au grand jour concernant la Grèce.

        Il devrait prendre la nationalité américaine pour se présenter à la présidentielle aux USA, il aurait toutes ses chances comme impérialiste.


        • catherine Balogh Le 30 juin 2015 à 11h24
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          Eric 83,

          ah ah ah, le nabot qui essayait tout comme BHL d’être au premier plan lors de la manif des dictateurs en Janvier!!!!!
          J’espère que tous les Français se rappelleront qu’il nous a endettés de 600 millairds en l’espace de 5 ans, qu’il a menti,- trahit Mr Nicolas Hulot avec le pacte -écolo- qu’il a oublié dès le lendemain de son élection et qu’il nous afait rentrer dans l’OTAN qui comme tout le monde le sait est l’arme stratégique des USA pour nous asservir et au final, faire exploser l’Europe(pas cette saleté d’UE).


  43. Feuille de Mars Le 29 juin 2015 à 13h53
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    Je ne comprends pas comment ils pourraient discréditer Tsipras.

    Alexis Tsipras a eu le soutien des grecs pour empêcher des mesures d’austérité sur les petites retraites. Il propore au peuple de choisir entre le “plan d’aide” (mauvaise question : il devrait leur demander : “Voulez-vous les mesures d’austérité induites par ce plan d’aide ou non ?”)
    Si ceux-ci votent OUI à ces mesures : alors ils votent OUI aux mesures contre les retraites et les petits salaires. Ce ne serait pas un désaveu de Tsipras, ce serait un désaveu de l’électorat grec qui prouvera qu’il ne sait pas ce qu’il veut : il veut s’opposer aux mesures d’austérité mais il va voter pour les européistes pour sanctionner un Tsipras qui a été contraint par ces mêmes européistes à fermer les banques…………………..Si les grecs votent oui, Tsipras s’en sort les mains blanchies, ce sera eu peuple grec lui-même de se reprocher les mesures d’austérité qui le font tant souffrir.

    La balle est dans votre camp, les grecs !

    Ceci dit, j’ai du mal à croire ces sondages avec lesquels on nous assomme comme quoi : 70 % des grecs veulent rester dans l’euro, 60 % des grecs vont voter oui aux réformes…j’ai l’impression que c’est le même type de sondage que ceux qui nous disent que Valls a plus de 53% d’opinions favorables.

    On verra samedi prochain si les grecs veulent ou non continuer à subir le diktat de l’euro, en tout cas, hors de question pour vous de jeter la faute sur Tsipras, il vous donne la parole : si vous vous prononcez pour les mesures d’austérité, ce ne sera qu’à vous, le peuple grec, qu’il faudra s’en prendre.

    Chapeau Tsipras !

    Je suis désolé de parler crument, mais il vaut mieux dire ses 4 vérités aux gens. Si vous voulez que Papandreou ou Samarras reviennent au pouvoir et avec eux la Troïka, c’est votre choix ! Si vous estimez qu’il est tolérable que des enfants aillent à l’école le ventre vide et que l’on opère des gens sans anesthésie, c’est votre choix !


  44. AUTOFOCUS Le 29 juin 2015 à 13h54
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    ca craque de partout… l’heure de vérité approcherait-elle?

    Porto Rico « ne peut pas » rembourser ses dettes
    Le Monde.fr avec AFP | 29.06.2015 à 12h19

    http://www.lemonde.fr/economie-mondiale/article/2015/06/29/porto-rico-ne-peut-pas-rembourser-ses-dettes_4663891_1656941.html


  45. Anas Le 29 juin 2015 à 13h59
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    Maintenant la balle est dans le camp des grecs, s’ils votent “oui” c’est qu’ils n’ont vraiment rien compris. Après toutes ces humiliations, il faut tenir une semaine et voter “non”. La solidarité patriotique doit être de mise. Les gens qui ont assez de sous dans leur poches doivent aider ceux qui n’en n’ont pas assez.


    • Inox Le 29 juin 2015 à 14h25
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      C’est ce que j’attends de voir en fait, et c’est le plus important. La réaction du peuple Grec. Si il se soumet dimanche prochain, les créanciers ont, je pense, définitivement gagné et on aura plus qu’à accepter cette Europe telle qu’elle se fait, un glorieux Empire financier.


      • Feuille de Mars Le 29 juin 2015 à 14h52
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        Jusqu’à ce que ce soit le tour des italiens.


  46. Sophie Le 29 juin 2015 à 14h02
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    Non, VOUS payez pour VOS banques, pas pour les Grecs.

    Il ne faut pas trop se fier aux gros titres de la presse “libre” francaise, ni des conversations du dimanche midi chez mémé ! Un peu plus et vous nous auriez parlé du célébre “sport national”.


  47. catherine Balogh Le 29 juin 2015 à 14h03
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    la panique des dirigants européens m’apporte une joie incommensurable.

    Vive l’Europe!!

    Mort à l’UE!


  48. Krystyna Hawrot Le 29 juin 2015 à 14h11
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    Franchement quand vous avez 60 Euros par jour à retirer en Grèce, c’est que vous êtes déjà riche! En effet cela fait quand même 360 Euros par semaine… Avec 30% d’adultes au chômage sans indemnités, et la moitié de la population qui gagne en dessous de 1000 Euros, cela fait juste ce qu’il faut pour survivre au mois de juillet. Avec une nourriture locale disponible ou importée de la fertile Serbie, bien moins chère que les fruits et légumes pourris espagnols…
    Je trouve que le timing est plutôt bien choisi pour une sortie du système. Si Tsipras l’avait fait en janvier quand 300 000 familles se gelaient sans l’électricité (et l’hiver a été glacial),cela aurait été Autrement suicidiare. Le Grèce a longtemps, jusque dans les années 2001-2, eu une culture de la frugalité, ou il était plus important de jouir de la conversation et la compagnie des autres en regardant la mer que de consommer dans les magasins et acheter n’importe quoi. Dans les années 90 les Grecs n’achetaient quasiment pas de produits alimentaires transformés: c’est les maitresses de maisons qui faisaient la cuisisne pour la semaine, les pites et autre keftedes.
    Cela m’avait frappé à l’époque en 1997 quand je suis allée en Grèce pour la première fois rendre visite à ma meilleure amie. Cela ressemblait bien plus à la Pologne qu’à la France!

    Si les familles grecs n’ont pas oublié comment survivre, elles vont résister.

    Et n’oubliez pas que pour les Grecs, leur “oxi” au référendum fait puissamment écho au fameux “Oxi” du 28 octobre 1941.
    Pour eux il n’y pas de UE, c’est l’Allemagne qui décide. Alors je ne crois pas à ce que disent les sondages qui donnent 2/3 de oui… Comment ont-il été réalisé? En ciblant les porteurs du dernier Iphone?


    • Feuille de Mars Le 29 juin 2015 à 14h56
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      Je vous l’dis ! Ce sondage a été réalisé par les mêmes diplômés que ceux qui vous expliquent de Valls est à plus de 73% d’opinion favorable, que en 2002 nous allions avoir un second tour Bayrou-Chevènement, que John Kerry allait battre à plate couture Bush en 2004.

      Les sondages, c’est fait pour faire parler les c… et les journalistes.


  49. Marion Le 29 juin 2015 à 14h13
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    Encore choquee par cet article de pure propagande…
    http://www.bloomberg.com/news/articles/2015-06-29/these-greeks-are-having-a-party

    The banks are closed, ATMs are running out cash and talk of financial meltdown dominates the airwaves, but some in Greece are actually celebrating.
    In the courtyard outside the Athens School of Fine Arts in the city’s impoverished Piraeus district there’s a collegiate, party atmosphere. There’s a live band, barbecue and cold beer. There are also huge “Smash the EU” banners and “Exit the euro” posters. The school is hosting an international anti-EU forum.
    Holding court as one of the star speakers is George Sapounas, a member of the ruling Syriza party’s executive committee, and a voice for those on the left of an already left-wing party.
    He said he couldn’t be happier with the government’s decision to call a referendum – even if it means short-term economic meltdown, and a possible exit from the euro.


  50. Kiwixar Le 29 juin 2015 à 14h19
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    Je réfléchissais aux conditions extrêmes que les eurotalibans ont essayé d’imposer à Tsipras, qu’il a lui-même qualifié (il me semble) de “pire que ce qui a été imposé à l’Irlande”…

    Cela pourrait être la question du référendum, quelque chose du genre plutôt flou : “Acceptez-vous que la Grèce subisse de la Troïka des conditions pire que celles demandées à l’Irlande?”

    La fierté nationale (et le bon sens) devraient inciter les Grecs à répondre “non”, traçant une ligne rouge de négociation très légitime pour Tsipras. Comme les “conditions de l’Irlande”, c’est quelque chose d’assez large et flou, ça permettrait de trouver un compromis et à tout le monde de sauver la face, sur une position pas si mauvaise pour la Grèce. Et ça permettrait de faire porter le chapeau de l’éclatement de l’euro sur les prochains candidats (Italiens ou Espagnols).



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