Source : Robert Parry, Consortium News, 20-06-2017

Les néoconservateurs américains reviennent frapper les tambours de guerre en exhortant le président Trump à intensifier ses attaques à l’intérieur de la Syrie, même si cela implique de frapper des cibles russes et de risquer une nouvelle guerre mondiale, rapporte Robert Parry.

La diabolisation presque universelle par les médias mainstream américains du président syrien Bachar al-Assad et du président russe Vladimir Poutine – ainsi qu’une haine similaire dirigée contre l’Iran et le Hezbollah – mènent le monde sur le sentier de la Troisième Guerre mondiale.

Le destroyer à missiles guidés USS Porter effectue des opérations de frappe contre une base aérienne syrienne depuis la Méditerranée, le 7 avril 2017 (Photo de la Navy par le sergent de marine 3e classe Ford Williams).

De façon ironique, le meilleur espoir pour éviter une dangereuse escalade vers un conflit mondial est de s’en remettre à Assad, à Poutine, à l’Iran et au Hezbollah pour faire preuve de retenue face aux attaques militaires illégales, à l’intérieur de la Syrie, des États-Unis et de ses alliés au Moyen-Orient .

En d’autres termes, après que l’armée américaine a bombardé des forces du gouvernement syrien sur son propre territoire et abattu un avion de guerre syrien dimanche dernier – et après qu’Israël a lancé ses propres frappes à l’intérieur de la Syrie et que l’Arabie saoudite et ses alliés du Golfe ont financé et formé des djihadistes pour renverser Assad – il appartient maintenant au gouvernement syrien et à ses alliés de tendre l’autre joue.

Bien sûr, il existe également un danger résultant d’une telle maîtrise de soi, car elle peut encourager les agresseurs à tester encore plus les limites, considérant cette retenue comme l’acceptation de leur impunité et une bonne raison pour ignorer tous les avertissements et toutes les lignes rouges qui leur sont adressés..

En effet, si vous suivez le New York Times, le Washington Post, le Wall Street Journal et d’autres organes de presse aux États-Unis, la pensée unique la plus frappante qu’ils partagent est que le gouvernement américain et ses alliés ont le droit d’intervenir militairement n’importe où dans le monde. Leur slogan pourrait se résumer comme suit : « Le droit international – c’est pour le gars d’en face ! »

Dans ce monde à l’envers de l’hégémonie américaine, Assad devient « l’agresseur » lorsqu’il cherche à reprendre le contrôle du territoire syrien contre les insurgés armés, dominés par al-Qaïda et l’État islamique (EI), ou lorsqu’il proteste contre l’invasion du territoire syrien par des forces étrangères.

Quand Assad recherche légalement l’aide de la Russie et de l’Iran pour vaincre ces djihadistes armés et soutenus par l’étranger, les médias et les politiciens mainstream des États-Unis traitent ses alliances comme inappropriées et posant problème. En revanche, les interventions intrusives en Syrie des États-Unis et ses divers alliés, y compris la Turquie et Israël, sont traitées comme normales et attendues.

Exiger l’escalade

La grande majorité des critiques des médias américains concernant la politique américaine en Syrie provient de néoconservateurs et d’interventionnistes libéraux qui préfèrent une guerre beaucoup plus ambitieuse et vigoureuse de « changement de régime », même si elle est enveloppée de phrases plus jolies telles que « zones de sécurité » et « zones d’exclusion aérienne ».

Nikki Haley, représentante permanente des États-Unis à l’ONU, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité sur la situation en Syrie le 27 avril 2017 (Photo ONU)

Donc, on a l’éditorial du Wall Street Journal de mardi qui se félicite de ce que les Américains ont abattu dimanche un avion militaire syrien parce que celui-ci aurait prétendument lâché des bombes « à proximité » de l’un des groupes de rebelles soutenus par les États-Unis – bien que les Syriens affirment qu’ils visaient une position de l’État islamique.

Bien que ce soit les États-Unis qui ont abattu l’avion syrien au-dessus de la Syrie, l’éditorial du journal dépeint les Russes et les Syriens comme des têtes brûlées pour avoir dénoncé l’attaque américaine comme une provocation et avoir averti que des frappes aériennes similaires ne seraient pas tolérées.

En réponse, les rédacteurs néoconservateurs du journal ont réclamé qu’une plus grande force militaire soit exercée contre la Russie et la Syrie : « Le risque d’escalade est réel, mais ce n’est pas une escarmouche que les États-Unis peuvent facilement éviter. M. Assad et ses alliés à Moscou et à Téhéran savent que les jours de l’EI sont comptés. Ils veulent exercer un contrôle sur le plus grand territoire possible entre-temps, ce qui signifie écraser le SDF [les forces démocratiques syriennes soutenues par les États-Unis].

« La menace russe lundi de cibler, avec des missiles antiaériens, tout avion américain volant à l’ouest du fleuve Euphrate en Syrie fait partie de la même stratégie d’intimidation. La Russie a également suspendu une ligne téléphonique directe entre les deux forces armées destinée à réduire le risque d’une erreur militaire. L’Iran, qui arme et assiste M. Assad sur le terrain, a promis d’autres attaques du régime syrien contre le SDF, défiant pratiquement les avions américains de riposter sous la menace russe.

« La Maison-Blanche et le Pentagone ont réagi avec retenue lundi, appelant à une désescalade et à la réouverture des lignes de communication. Mais si la Syrie et ses alliés sont décidés à intensifier les combats, les États-Unis devront soit battre en retraite, soit se préparer à un effort plus concerté pour protéger leurs alliés, et maintenant les avions américains.

« C’est une situation fâcheuse dans laquelle le président Obama a mis les États-Unis quand, en esquivant ses responsabilités en Syrie, il a créé un vide permettant à Poutine d’intervenir. Si les États-Unis avaient établi une zone d’exclusion aérienne ou une autre zone de sécurité pour protéger les réfugiés, le Kremlin aurait sans doute été plus prudent ».

Comme de hauts responsables américains l’ont cependant expliqué, l’idée agréable d’une « zone d’exclusion aérienne ou autre zone de sécurité » impliquerait une campagne militaire américaine massive à l’intérieur de la Syrie qui dévasterait les forces gouvernementales et aboutirait à la mort de milliers de civils, car de nombreuses défenses aériennes sont situées en zones urbaines. Cela pourrait également conduire à une victoire d’al-Qaïda et/ou de son dérivé, l’État Islamique, un sort horrible pour la plupart des Syriens.

La valeur de la propagande

Mais l’illusion de la « zone de sécurité » aurait une forte valeur en tant que propagande, n’étant guère que le nouvel emballage de l’autre guerre de « changement de régime » que les néoconservateurs désiraient en Syrie, à la suite de l’invasion de l’Irak en 2003, mais qu’ils ne pouvaient réaliser immédiatement parce que la guerre en Irak avait tourné au désastre sanglant.

Au début de l’invasion américaine de l’Irak en 2003, le président George W. Bush a ordonné à l’armée américaine de mener une attaque aérienne dévastatrice sur Bagdad, connue sous le nom de « Choc et stupeur ».

Au lieu de cela, les néoconservateurs ont dû se contenter d’une guerre par procuration contre la Syrie, financée et armée par le gouvernement américain et ses alliés régionaux, en s’appuyant sur les djihadistes violents pour mener l’essentiel des combats et des tueries. Quand le gouvernement d’Assad a réagi maladroitement à ce défi, les grands médias américains ont dépeint Assad comme le méchant et les « rebelles » comme les héros.

En 2012, l’agence de renseignement de la Défense, alors sous le commandement du général de corps d’armée Michael Flynn, a averti que la stratégie américaine donnerait lieu à « une principauté salafiste déclarée ou non déclarée à l’Est de la Syrie ».

Flynn est allé plus loin dans une interview en 2015 quand il a déclaré que, pour le renseignement, il était « très clair » que l’administration d’Obama avait pris « la décision délibérée » de soutenir ces djihadistes en connivence avec des alliés au Moyen-Orient. (Flynn a brièvement eu la fonction de conseiller à la sécurité nationale du Président Trump mais a été limogé au milieu du « scandale » grandissant du Russie-gate.)

C’est seulement en 2014, quand les militants de l’État islamique ont commencé à décapiter des otages américains et à conquérir des villes en Irak, que l’administration Obama a fait marche arrière et a commencé à attaquer l’EI, tout en fermant les yeux sur les ravages causés par d’autres groupes rebelles alliés au front Nosra d’al-Qaïda, incluant de nombreuses organisations jugées « modérées » dans le vocabulaire américain.

Mais le problème est que pratiquement rien de cette histoire n’existe dans le récit dominant aux États-Unis, qui – comme l’ont fait les rédacteurs néoconservateurs du Journal mardi – décrivent simplement Obama comme faible et provoquent ensuite le président Trump pour qu’il montre militairement plus de muscle.

Quel intérêts nationaux pour les États-Unis ?

L’éditorial du Journal a critiqué Trump pour n’avoir aucune stratégie, à part l’éradication de l’EI, et a ajouté : « Il est grand temps de réfléchir à une telle stratégie car la Syrie, la Russie et l’Iran savent ce qu’ils veulent. M. Assad veut réaffirmer son contrôle sur tout le territoire syrien, et non un pays divisé entre des parties alawites, sunnites et kurdes. L’Iran veut un arc d’influence de Téhéran à Beyrouth. M. Poutine se contentera d’un port sur la Méditerranée et de la démonstration qu’on peut faire confiance à la Russie pour soutenir ses alliés, tandis que l’Amérique est peu fiable. Rien de cela n’est dans les intérêts nationaux des États-Unis ».

Le président syrien Bachar al-Assad

Mais en quoi n’est-ce pas dans les intérêts nationaux des États-Unis ? Qu’y a-t-il de mal à une Syrie unifiée et laïque, qui pourrait commencer à reconstruire ses infrastructures anéanties et à rapatrier les réfugiés qui ont fui en Europe, déstabilisant le continent ?

Quel gros problème pose un « arc d’influence chiite » ? Les chiites ne sont pas une menace pour les États-Unis ni pour l’Occident. Les principaux groupes terroristes – Al Qaïda et Daech – proviennent de la version extrémiste saoudienne de l’Islam sunnite, connu sous le nom de Wahhabisme. Je comprends qu’Israël et l’Arabie saoudite ont visé la Syrie en partie pour détruire « l’arc chiite », mais nous avons vu les horribles conséquences de cette stratégie. En quoi le chaos qu’a déchaîné la guerre en Syrie a-t-il été bénéfique pour les intérêts nationaux des États-Unis ?

Et qu’est-ce que ça peut faire que la Russie ait une base navale sur la mer Méditerranée ? Cela n’est pas non plus une menace pour les États-Unis.

Mais quelle est la prescription alternative de la part des rédacteurs néoconservateurs du Journal ? L’éditorial conclut : « L’alternative serait de démontrer que M. Assad, l’Iran et la Russie paieront un prix plus élevé pour leurs ambitions. Cela signifie refuser de revenir sur la défense des alliés américains sur le terrain et riposter si des avions ou des missiles russes tentent d’abattre des avions américains. Ce que nous croyons, c’est que la Russie ne veut pas plus d’un engagement militaire avec l’armée des États-Unis que les États-Unis n’en veulent un avec la Russie, mais la Russie continuera de faire pression pour avoir l’avantage à moins que Trump ne montre plus de fermeté que son prédécesseur ».

Donc, au lieu de permettre au gouvernement syrien de restaurer une forme d’ordre en Syrie, les néoconservateurs veulent que l’administration Trump continue à violer la loi internationale, qui interdit l’invasion militaire de pays souverains, et qu’elle continue à faire couler le sang. En plus de cela, les néoconservateurs veulent que l’armée américaine joue au plus fort avec l’autre super-puissance nucléaire à partir de l’hypothèse que la Russie reculera.

Comme d’habitude, les guerriers en chambre néoconservateurs ne réfléchissent pas beaucoup à ce qui pourrait se passer si les avions militaires attaquant le territoire syrien étaient abattus. Il est à supposer que cela obligerait le président Trump à autoriser une contre-attaque puissante contre des cibles russes avec la possibilité que ces escalades n’échappent à tout contrôle. Mais c’est dans une telle folie qu’un régime continu de propagande des néoconservateurs/faucons libéraux a conduit l’Amérique.

Nous sommes prêts à risquer un conflit nucléaire et à mettre fin à toute vie sur la planète, pour qu’Israël et l’Arabie saoudite puissent réduire en cendres un « arc d’influence chiite » et pour que les politiciens américains n’aient pas à subir les coups de fouets rhétoriques des néoconservateurs et de leurs acolytes faucons libéraux.

Le journaliste d’investigation Robert Parry a révélé de nombreuses affaires de l’Iran-contra pour The Associated Press et Newsweek dans les années 80.

Source : Robert Parry, Consortium News, 20-06-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

31 réponses à Ils cherchent à étendre la guerre en Syrie, par Robert Parry

Commentaires recommandés

Fritz Le 06 août 2017 à 05h56

Si le pire devait arriver, et si le monde devait y survivre, nous serons en droit d’inculper les médias menteurs pour CRIMES CONTRE LA PAIX.
Rappelons la jurisprudence de Nuremberg (1945-46) : “Le crime contre la paix ne diffère des autres crimes de guerre que parce qu’il les contient tous”.

Cela fait des années que les médias qui mentent poussent au pire, obstinément, sans relâche et sans repentir. A un moment ou à un autre, ils devront payer.

  1. Le Wallon Le 06 août 2017 à 05h39
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    Bref, pour être clair et pour paraphraser le Président de la Fédération de Russie : “personne ne survivra à un conflit nucléaire” (in, “Conversations avec Mr Poutine”, Oliver Stone, 2017).

    “Threads” et “The Day After” furent conçus comme autant d’avertissements mais je doute qu’ils aient été vus par ceux qui sont les héritiers des von Moltke (le jeune), von Hötzendorf, Delcassé, Poincarré et autres étant les idiots qui nous plongèrent dans la tuerie de 1914 – 1918.

    “Je ne sais pas quand débutera la Troisième Guerre mondiale, mais que je sais que la Quatrième sera faite avec des bâtons et des cailloux” Albert Einstein


    • Amora Le 06 août 2017 à 09h54
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      Einstein était optimiste car pour obtenir des bâtons, il faut encore des arbres… Donc la 4e guerre mondiale se fera à coup de cailloux… s’il reste des gens pour les prendre.


  2. atanguy Le 06 août 2017 à 05h46
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    “exhortant le président Trump”

    Malheureusement,Trump n’a pas besoin d’être poussé a une nouvelle guerre,c’est sa porte de sortie dans la situation actuelle ou il risque d’être poursuivi, avec les membres de sa famille, quand leurs accords financiers avec les mafias et les oligarques seront mis sur la place publique par Mueller.
    https://www.theguardian.com/us


    • aleksandar Le 08 août 2017 à 13h11
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      Et si Paris était plus petit on, pourrait mettre Paris en bouteille.
      Vous semblez bien certain des conclusions du procureur Special Mueller.
      Mais bien sur si c’est écrit dans The Guardian, c’est aussi vrai que si c’était écrit dans ” l’Immonde ” ou ” l’Aliénation” !


  3. Fritz Le 06 août 2017 à 05h56
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    Si le pire devait arriver, et si le monde devait y survivre, nous serons en droit d’inculper les médias menteurs pour CRIMES CONTRE LA PAIX.
    Rappelons la jurisprudence de Nuremberg (1945-46) : “Le crime contre la paix ne diffère des autres crimes de guerre que parce qu’il les contient tous”.

    Cela fait des années que les médias qui mentent poussent au pire, obstinément, sans relâche et sans repentir. A un moment ou à un autre, ils devront payer.


    • Louis Robert Le 06 août 2017 à 11h07
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      Les médias ne méritent même plus qu’on les “inculpe”. Il vaut mieux les ignorer, pour enfin les oublier. Le plus tôt sera le mieux.

      Nous? “En droit de…”?

      Il vaudrait mieux que nous nous préoccupions urgemment de notre survie collective!


    • Parzifal Le 06 août 2017 à 12h20
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      Inculper ?! Oui, c’est une première étape, mais de loin pas la plus décisive… Il faut… afin d’édifier la masse. Car la masse, d’une manière ou d’une autre est toujours complice du Système qui l’oppresse, soit par son inertie, soit par son ignorance, soit par sa collaboration, soit par la combinaison des trois éléments précités.

      La fin de l’Amérique est pour très bientôt. Les états coloniaux-collabos d’Europe suivront. Les mois qui viennent s’annoncent très très “hots”, comme on dit en français colonial…


    • zirgel Le 06 août 2017 à 14h25
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      “Si le pire devait arriver, et si le monde devait y survivre, nous serons en droit d’inculper les médias menteurs pour CRIMES CONTRE LA PAIX.
      Rappelons la jurisprudence de Nuremberg (1945-46) : “Le crime contre la paix ne diffère des autres crimes de guerre que parce qu’il les contient tous”.”

      Pourquoi détruire la vie et la planète pour traduire ces criminels en justice ? Cela doit être fait AVANT que cette funeste et néfaste valetaille sans foi ni loi n’atteigne ses objectifs. Votre façon de voir me surprend.


  4. Nerouiev Le 06 août 2017 à 06h31
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    L’enjeu initial d’une domination du M. Orient pour l’énergie est aujourd’hui dépassé par les neocons Américains, il leur faut une victoire militaire totale. Ils ont tellement de casseroles non révélées au grand public par les médias que seule une victoire militaire pourra les laisser dans l’oubli, quitte à ce qu’il n’y ait pas de vainqueur pour en parler.


  5. isidor ducasse Le 06 août 2017 à 08h37
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    Faut pas chercher midi à 14 heures, les Américains c’est F.Mitterrand qui en parle le mieux:

    La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort.»

    http://www.slate.fr/story/103453/les-hommes-detat-francais-sans-illusion-allie-americain


    • Fritz Le 06 août 2017 à 09h09
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      Bien, mais ç’aurait été mieux si Mitterrand avait dit ces phrases en public, par exemple lors de ses derniers vœux de nouvel an. Déjà fort malade, il n’avait plus rien à perdre.
      Vous imaginez ? “Françaises, Français, mes chers compatriotes, je dois vous informer d’une vérité méconnue sur nos relations extérieures…”


      • dupontg Le 07 août 2017 à 06h52
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        Eisenhower avait mis en garde le peuple americain contre le danger du complexe militaro industriel…en direct à la television…
        Ca n’aura pas servi à grand chose


  6. DUGUESCLIN Le 06 août 2017 à 09h04
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    Robert Parry a raison d’être alarmiste, si cela peut aider le monde à ouvrir les yeux sur les dangers d’une guerre nucléaire.
    Mais la Russie ne réagira pas aux petites provocations qui ne sont pas déterminantes sur l’issue de la guerre contre l’alliance, Liban, Syrie, Irak, Iran.
    Seule une mobilisation massive des troupes américaines vers la Méditerranée pourraient changer l’issue de la guerre. Ce qui serait visible et entraînerait un conflit généralisé, impliquant l’OTAN dans une guerre ouverte contre la Russie.
    Les états majors, français, allemand, espagnol, italien, et les autres, accepteraient-ils un engagement aussi meurtrier pour leurs pays? Il y a des limites à la soumission. Les USA seraient seuls et ils le savent.
    Les petits pays baltes russopohobes et la Pologne ne sont pas suffisants.
    Il faudrait beaucoup plus que des provocations paroxystiques pour faire réagir la Russie.
    Les USA peinent à trouver une justification pour nous impliquer, la Russie ne leur offrira pas.


    • Louis Robert Le 06 août 2017 à 10h56
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      “Les USA peinent à trouver une justification”?

      L’Empire en créera, et plus d’une.

      “Il y a des limites à la soumission”?

      Devant l’apparence de fait accompli, les éternels soumis se soumettront.


  7. DUGUESCLIN Le 06 août 2017 à 09h39
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    Notre petit chef des armées pourrait s’exposer à une mutinerie. N’est pas Napoléon qui veut.
    La mère Merkel qui règne sur l’union européiste, pourrait tout perdre dans un conflit ouvert contre la Russie.
    Le Japon a-t-il envie d’un nouveau Nagasaki et Hiroshima?
    Tant que la pseudo communauté internationale représentée par l’OTAN, propose des bombardements de ci de là, comme contre la Serbie, par exemple, c’est possible, mais une guerre nucléaire contre la Russie, c’est une autre paire de manches.
    Un bombardement massif de l’Iran entraînerait une riposte très sérieuse et provoquerait l’éclatement de l’OTAN et la fin des néo-cons, qui n’ont pas besoin de “néo” pour l’être.
    Une telle entreprise de guerre de la part des USA, qui seraient seuls, serait la fin de leur hégémonie.
    Leur seule issue est d’apparaître dans le camp des vainqueurs, comme d’habitude, en changeant de camp.


  8. Louis Robert Le 06 août 2017 à 10h45
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    Tous les Empires meurent.

    Il appartient aux peuples de l’Empire de décider comment celui-ci finira et s’ils lui survivront.

    Le temps presse.


  9. Daniel Le 06 août 2017 à 11h33
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    La vision de la Syrie par un visionnaire bien connu:

    https://www.youtube.com/watch?v=BmSRliaM2-M

    Proprement i-n-s-u-p-p-o-r-t-a-b-l-e-!


    • Arcousan09 Le 06 août 2017 à 11h44
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      Laissez ce “visionnaire” à ses “visions” ….. par pitié !!!!!


    • Fritz Le 06 août 2017 à 11h48
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      Ah ! Si Noël Godin pouvait faire des disciples en Irak et en Syrie…
      https://www.youtube.com/watch?v=LavzJ95O7n0
      Huit tartes à la crème depuis 1985.


      • Daniel Le 06 août 2017 à 17h01
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        Je ne pense pas que les Syriens se contenteraient de tartes à la crème.


  10. Christian Gedeon Le 06 août 2017 à 13h56
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    Sacré Parry…il est excellent dans le rôle de l’apocalyptique. Mais bon,ceux qui connaissent à peu près le région savent que ces ” prédictions sont juste de la roupie de sansonnet. Non,la guerre contre l’Iran n’aura pas lieu. Parce que l’Iran est en définitive une assurance contre le gigantesque bordel arabe du MO ,dont l’évolution est imprévisible. Non,la Russie,qui avance sur des œufs quoiqu’on en pense,ne se laissera pas prendre à un piège aussi évident…soyez cool les mecs,Paary devrait chercher une place de scénariste. A Hollywood…


  11. politzer Le 06 août 2017 à 15h07
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    Il faut démystifier tte cette propagande guerriere qui vise 2 objectifs : foutre la trouille aux populations et pousser Russie et Chine ds une course aux armements ruineuse pour ces pays mais benefique pour l emploi US et l enrichissement des actionnaires du complex militaro industriel. L impérialisme occidental ne tient nullement à être vitrifié. Les neocons ne sont pas fous ils tiennent à leurs nonos!
    Ils vivent trop bien ! Ils mènent une vie de luxe comme jamais ds le passé.
    Si un avion russe est descendu une riposte de Poutine proportionnée n entraînera pas une guerre mondiale à l issue de laquelle nos dirigeants impérialistes seraient condamnés à croupir tte leur existence sous terre et finalement crever comme des rats!
    Dormez tranquilles braves gens et ne vs faites pas de mauvais sang . Ttes ces menaces ricaines ne sont que paroles en l air. Les neocons savent que des dizaines de sous marins lance missiles russo chinois indetectables ( tapis ds les eaux internationales des océans atlantique et pacifique) sont postés à distance de tir des grdes métropoles ricaines des deux côtes Est et Ouest.


    • Scytales Le 06 août 2017 à 16h40
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      Je me permets de préciser qu’il y a moins d’une vingtaine de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE ou SSBN en anglais) russes et chinois connus.

      14 russes (trois Boreï, six Delfin [Delta-IV pour l’OTAN] et trois Kalmar [Delta-III pour l’OTAN] et l’unique rescapé de la classe Akula [Typhon pour l’OTAN], plus un Kalmar qui servent plutôt aux essais.

      5 chinois (un type 092 Xia et quatre type 094 Jin apparemment opérationnels sur huit prévus).

      Cela fait 19 SNLE russes et chinois combinés dans le meilleur des cas (il faut comprendre que tous les SNLE ne sont pas simultanément opérationnels : certains sont en entretien, servent à l’entraînement, etc…)

      Je suis très à cheval sur l’exactitude de l’évaluation des capacités militaires d’un pays, car l’exagération de l’adversaire fait partie de la propagande de guerre.

      Ne jamais oublier que l’armée russe n’a cessé de décroître en volume depuis 1991 et qu’elle continuera à décroître dans les années à venir.


  12. politzer Le 06 août 2017 à 15h22
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    Je le dis et le répète la stratégie ricaine c est de mettre à genoux Russes et Chinois ds une course aux armements qui a démontré son efficacité ds la chute de l URSS dont l économie de guerre a contribué à provoquer un immense mécontentement ds la population qui de ce fait n a pas défendu ses dirigeants lors du putsch Eltsyne le poivrot.
    ttes les guerres impérialistes des neocons et l encerclement de la Russie et de la Chine obligent ces deux pays à développer sans cesse des armements très coûteux soit autant d argent qui ne bénéficiera aux populations civiles. Des “révolutions oranges” finiront le boulot!


    • Fritz Le 06 août 2017 à 15h32
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      Vous êtes bien pessimiste… Quant à cette histoire de course aux armements qui aurait provoqué l’effondrement de l’URSS (en particulier l’IDS annoncée par Reagan en 1983), elle me fait l’effet d’une fable racontée après coup par les néocons. La première fois que j’en ai entendu parler, c’était dans Time magazine en 1992 (au plus tôt).


      • politzer Le 06 août 2017 à 16h12
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        L ids? Lol vs êtes en retard de plusieurs guerres notamment Corée et Vietnam qui ont coûté cher sans compter l Afghanistan .
        D une manière générale l opposition aux guerres et menées impérialistes ont coûté une part non négligeable du niveau de vie ds les pays socialistes. Je parle en connaissance de cause moi car j ai vécu là bas assez longtemps pour être à l abri de la propagande occidentale bien entendu pour le bien des peuples….


  13. Lievin Le 08 août 2017 à 08h42
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    Dimanche dans une braderie artisanale il y avait un bouquiniste qui vendait des Paris Match de 1955/56.
    J’ouvre une page de l’un d’eux au hasard par simple curiosité et je lis en gros titre au centre du journal sur deux pages : un article sur 2 pages (vrai)
    “Pourquoi le Monde entier n’aime pas l’amérique ?”
    à l’époque j’avais pas 5 ans
    Sans commentaires


  14. aleksandar Le 08 août 2017 à 13h28
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    Article qui date deja d’un mois et demi et devenu obsolète.
    Trump ne veut pas se coller une guerre syrienne sur le dos.
    Il a arrêté le programme de financement des terroristes, les US ont lâché Al Tanf, rappelé aux groupes terroriste que l’ennemi c’est Daesh et qu’il était interdit d’attaquer l’armée syrienne etc.
    Pas d’obstacle non plus à la progression de la SAA vers Al Suknah et Deir Ez Zor.
    Et soutien discret aux zones de desescalations sous contrôle russe au sud et au centre de la Syrie.
    Pour le moment, The Donald a tout juste.


  15. ledufakademy Le 09 août 2017 à 00h48
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    “La diabolisation presque universelle par les médias mainstream américains du président syrien Bachar al-Assad et du président russe Vladimir Poutine – ainsi qu’une haine similaire dirigée contre l’Iran et le Hezbollah – mènent le monde sur le sentier de la Troisième Guerre mondiale.”

    Saviez vous que la naissance d’un “kurdistan” va être lancé par referendum en septembre 2017 ?
    Source : http://www.liberation.fr/debats/2017/06/29/vers-un-kurdistan-enfin-independant_1580468
    [modéré]
    Bonnes chances , akiba et les autres


  16. groumpf Le 09 août 2017 à 08h59
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    “La menace russe lundi de cibler,”

    Il ne manque pas un mot quelque part ?


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