Comme en 2005, les médias ont joué à fond leur rôle : assurer la propagande de l’Union européenne.

Un moment mythique donc hier : sur BFM TV, la journaliste Roselyne Dubois, dépitée, lâche le morceau face à Nadine Morano ; elle reconnaît que sa fonction est d’influencer l’opinion – et non pas de l’informer :

« Nous, médias, comme vous, élus, n’arrivons pas à faire passer l’idée que l’Europe apporte quelque chose. Que faut-il changer ? Il y a un vrai mea culpa à avoir ! »

L’aveu est fascinant dans sa naïveté même : la journaliste ne trouve rien d’anormal à déclarer qu’elle se charge de la communication de l’UE, cela va de soi pour elle, elle y croit totalement, et à complètement oublié la Charte de Munich régissant (si peu…) les devoirs de sa profession, dont :

2. Défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique.

9. Ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste

Évidemment, jamais elle n’arrivera à faire le lien avec ses anciens confrères de la télé soviétique dans les années 1980…

Autre florilège de la fin de semaine :

 

Marie Drucker : “Comment peut-on avoir 25 ans et rejeter l’Union européenne ?

Sa consoeur Marie Drucker n’a pas hésité, quant à elle, ce 24 juin historique sur France 2, à mettre en cause la réelle signification du vote des Britanniques :

“Tous ceux qui ont voté pour le Brexit, pour la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, le voulaient-ils vraiment ? (…) De nombreux observateurs estiment qu’il s’agit moins d’un vote de rejet de l’Europe et l’Union européenne qu’un vote contre les élites, contre l’establishment, contre la politique intérieure, bref, comme le sont souvent les référendums, un vote de colère.”

Autrement dit, selon notre grande interprète, les électeurs auraient pu voter contre leur souhait véritable, non pas guidés par leur raison (que seuls les eurobéats possèdent à coup sûr), mais aveuglés par une passion, la colère. On imagine mal Marie Drucker faire le même genre d’analyse si le Brexin l’avait emporté :

“Tous ceux qui ont voté pour le Brexin, pour le maintien de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne, le voulaient-ils vraiment ? De nombreux observateurs estiment qu’il s’agit moins d’un vote d’adhésion à l’Europe et à l’Union européenne qu’un vote en faveur des élites médiatiques, qui manipulent avec opiniâtreté l’opinion, et pour la politique intérieure, survendue par d’habiles communicants, bref, comme le sont souvent les référendums, un vote de crédulité.

Même type de réaction partisane, qu’on n’imagine pas en sens inverse, de la part de François Jost, chroniqueur du Nouvel Obs et professeur à l’université Paris III. Il estime que ce référendum est un “un semblant de démocratie” :

“S’il y a une leçon à tirer de cet événement historique, c’est bien en effet le paradoxe suivant : le référendum, brandi par tous les populistes comme outil démocratique par lequel le peuple va s’exprimer, produit l’effet contraire de ce pour quoi il est soi-disant fait.

Car, au-delà de ces slogans qui font du pays l’acteur de cette rupture avec l’Europe, que disent les chiffres ?

D’abord que 51,9% des votants ont été favorables au Brexit. On se réjouit du taux de participation de 72,2%. Il signifie pourtant que c’est seulement un peu plus de 36% des Britanniques qui ont décidé de la sortie. (…)

Pour qu’un référendum portant sur une décision à portée historique soit juste, il faudrait au moins exiger une majorité qualifiée, par exemple que trois-quarts des votants soient pour ou contre la question posée.”

Si le Brexin l’avait emporté, François Jost se serait-il insurgé contre ce “semblant de démocratie“, sur le fait que seuls 36% des Britanniques auraient pu décider du maintien du Royaume-Uni dans l’UE ? Et l’a-t-on entendu exiger que trois-quarts des votants se prononcent pour l’entrée de nouveaux pays dans l’UE ?

Par exemple, le 13 novembre 1994, la Suède s’est prononcée par référendum sur son adhésion à l’UE. Celle-ci fut acceptée à seulement 52,8 % des suffrages exprimés. Faut-il donc exiger que la Suède sorte de l’UE et organise un nouveau vote où les trois-quarts des votants (75%) devraient se prononcer pour l’adhésion afin que celle-ci soit validée ?

Mais revenons à nos journalistes, en pleine gueule de bois ce 24 juin. Audrey Pulvar, sur Europe 1, a ainsi osé déclarer que les gens qui ont voté contre le Brexit sont des gens qui vivent dans la modernité, qui savent à quel point il est important de maintenir des échanges commerciaux, des échanges de populations, etc.” Comprenez : les gens qui ont voté pour le Brexit sont des ploucs arriérés qui ne savent pas ce qui est bon pour eux. On entendait exactement la même chose en 2005.

Elle a même osé ajouter : “La presse anglaise a une énorme responsabilité dans ce résultat.” Il est vrai que le Sun, plus gros tirage d’Angleterre, a pris parti pour le Brexit. En revanche, cela ne la gêne pas le moins du monde que près de 100 % de la presse française se soit prononcée contre le Brexit.

bfm

81 réponses à Journaliste : ” Nous, médias, comme vous, élus, n’arrivons pas à faire passer l’idée que l’Europe apporte quelque chose ; il y a un vrai mea culpa à avoir !”

Commentaires recommandés

Spectre Le 26 juin 2016 à 01h08

D’abord que 51,9% des votants ont été favorables au Brexit. On se réjouit du taux de participation de 72,2%. Il signifie pourtant que c’est seulement un peu plus de 36% des Britanniques qui ont décidé de la sortie. (…)

J’adore cet argument, qui se retourne comme un gant !

Maastricht = 51,04% de oui avec 69,70% de participation = 34,3% des Français ont décidé du oui !
François Hollande = 28,63% des voix au premier tour avec 79,48% de participation = 22% des Français l’envoient au second tour, qu’il remporte avec seulement 39% du corps électoral. Tyrannie de la minorité ! !
Karine Daniel (député PS) = élue avec 12% des voix (https://www.les-crises.fr/a-tous-les-naifs-du-vote-blanc-karine-daniel-une-star-est-nee-ou-pas-car-avec-7-des-citoyens/). Comme ça, elle pourra gentiment voter la loi Travail rejetée par les trois quarts des Français, vive la légitimité !

Et maintenant on parle carrément d’une pétition pour revoter sur le Brexit ! ! Incroyable ! ! La prochaine fois que je ferai un jeu de société en famille ou avec des amis, je leur proposerai de relancer les dés jusqu’à ce que j’obtienne le résultat voulu, je suis sûr qu’ils seront tous d’accord…

  1. bluetonga Le 26 juin 2016 à 00h57
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    Tout qui profite du système défend le système, et le plus triste, de manière inconsciente. Roselyne Dubois est probablement de bonne foi. Pour elle, il est évident que l’UE va de soi, que comme disait Margaret There Is No Alternative. Le caractère ubuesque du fonctionnement de l’UE lui échappe totalement. Elle bouffe au râtelier, où est le problème?

    Ces réactions sont attendues, et il ne faut pas se faire d’illusion. Comme le disait un des leader de l”UK, son nom m’échappe, c’est une révolte de paysans. Ceux qui écrivent dans les journaux ne font pas partie des paysans.

    Le sabotage du brexit ne fait que commencer. Ceux qui n’en veulent pas, ceux qui tirent les marrons du feu, ont plus d’un tour dans leurs sac, et contrôlent les médias, trop heureux de servir leurs bons maîtres. Mais les paysans sont fatigués. Et ils commencent à avoir faim.

    Le rôle critique des sites de réinformation en cette heure est d’exposer clairement les arguments en jeu. Ce sont eux qui donneront l’union puis la force aux paysans que nous sommes.


    • Eveille Le 26 juin 2016 à 19h52
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      L’analyse fine du vote laisse voir bien des choses (politiquement “incorrectes”)…
      (L’immigration comme un outil des mondialiste pour renforcer leur rêgne par la destruction des nations ? Nan, ça relève du délire complotiste…)

      http://lordashcroftpolls.com/wp-content/uploads/2016/06/Ill-vs-Good-768×757.jpg

      http://lordashcroftpolls.com/2016/06/how-the-united-kingdom-voted-and-why/


    • Plock Le 27 juin 2016 à 01h56
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      Les dimensions extra ordinaire du traitement médiatique de cette affaire au cours du week-end sont les suivantes:
      1. déni radical du fondement à dire “non” (brexit)
      2. interrogation quasi systématique des perdants (alors que la règle générale est l’interview des gagnants),
      3. registre émotionnel du questionnement (les valeur, l’Europe avec un E, le jeunes et Eramus etc),
      4. glissement progressif vers la recherche du bouc émissaire: Cameron et son gouvernement qui ont osé poser la “mauvaise question”.
      5. mépris et condescendance pour les votants du Brexit (des arriérés obtus dépassés par la modernité, peut être appauvris, mais qui ont l’outrecuidance de s’en plaindre.
      6. L’affaire étant sérieuse, retournement complet des élites dirigeantes: “ok maintenant que c’est fait on lance les négos pour limiter la casse” – bref, l’apocalypse anglaise n’a pas eu lieu. D’ailleur la BoE a trouvé d’un coup 250 MdE à mettre sur les marchés et la FED a ouvert son chéquier, si besoin.

      “Il ne sont grand que par ce que nous sommes à genoux” – rien de plus.


  2. Silk Le 26 juin 2016 à 00h57
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    Les médias se sont défoulés (c’est vrai que toucher à l’Europe c’est grave pour eux, un crime majeur).
    BFM en tête ils ont commencé par dire que les électeurs qui avaient voté pour le Brexit étaient arriérés, ploucs etc.
    Avec des perfidies comme une précision que le vote “out” avait été massif dans les régions fortement touchées par le chômage et laissant entendre ainsi que la population se “vengeaient” sans répondre à la question.
    Après c’est passé de “ils ont fait une erreur” (ils sont cons, ils ont pas compris :/) à “une partie des votants pro Brexit ont déclaré qu’ils n’avaient pas compris les conséquences, qu’on leur avait menti et que s’ils devaient revoter, ils voteraient remain” …
    Et maintenant ils nous ressortent la pétition (qui n’avait rien à voir avec le leave ou remain)…
    Vraiment quand il s’agit de l’Europe, ils aiment pas les référendums.
    Il est d’ailleurs assumé qu’il faut punir la GB pour que surtout aucun pays ne soit tenté de suivre (d’où l’ensemble de “sanctions” qu’on se dépêche de mettre en place).
    Sur ce dernier point ils n’ont aucun scrupule et revendiquent haut et fort de vite virer l’Angleterre en ne prenant nullement en compte l’impact économique pour les peuples mais uniquement comment éviter des tentations a d’autres pays membres …


  3. Pierre Le 26 juin 2016 à 01h04
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    L’Europe aurait pu amener quelque chose. L’UE n’amène rien d’autre qu’une stratification des privilèges de quelques uns aux dépends des autres. Mais c’est là toute sa force: faire croire à une pseudo-élite qu’elle mérite ses privilèges face à la plèbe. Mais le contrôle des masses est l’illusion dans laquelle tous les régimes autocratiques ont toujours fini par se fourvoyer…car les forces centripètes se voient toujours opposer des forces centrifuges…et réciproquement. Les lois de la physique ne sont pas si éloignés des lois de la sociologie humaine.


  4. Spectre Le 26 juin 2016 à 01h08
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    D’abord que 51,9% des votants ont été favorables au Brexit. On se réjouit du taux de participation de 72,2%. Il signifie pourtant que c’est seulement un peu plus de 36% des Britanniques qui ont décidé de la sortie. (…)

    J’adore cet argument, qui se retourne comme un gant !

    Maastricht = 51,04% de oui avec 69,70% de participation = 34,3% des Français ont décidé du oui !
    François Hollande = 28,63% des voix au premier tour avec 79,48% de participation = 22% des Français l’envoient au second tour, qu’il remporte avec seulement 39% du corps électoral. Tyrannie de la minorité ! !
    Karine Daniel (député PS) = élue avec 12% des voix (https://www.les-crises.fr/a-tous-les-naifs-du-vote-blanc-karine-daniel-une-star-est-nee-ou-pas-car-avec-7-des-citoyens/). Comme ça, elle pourra gentiment voter la loi Travail rejetée par les trois quarts des Français, vive la légitimité !

    Et maintenant on parle carrément d’une pétition pour revoter sur le Brexit ! ! Incroyable ! ! La prochaine fois que je ferai un jeu de société en famille ou avec des amis, je leur proposerai de relancer les dés jusqu’à ce que j’obtienne le résultat voulu, je suis sûr qu’ils seront tous d’accord…


    • bobob Le 26 juin 2016 à 02h18
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      Il est à rapprocher de celui sur l’âge des votants : “si on enlève le vote des + 65 ans, la GB serait restée dans l’UE”.

      Ce qui donnerait en France par exemple : non à Maastricht et FN au pouvoir (ou quasiment). Bizarrement, cette idée ne leur vient pour ces occasions.

      Ces gens n’ont aucun principe et se permettent de donner des leçons de morale aux “ivrognes sous-éduqués fascisto-stalino-nazis” (citation approximative mais sans-doute en-deçà de leur pensée) qui votent mal…

      D’autres idées doivent leur arriver en ce moment : interdire le vote aux non BAC+5, interdire le vote aux non-habitants des centres-villes des métropoles, interdire le vote à moins de 3000 euros par mois, interdire de vote si on n’a pas au moins 15 000 euros d’actions bancaires, etc


      • Fabien Le 26 juin 2016 à 10h20
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        J’en suis à me demander, si selon ce “nouveau” système, Poutine ne serait il pas le seul président “démocratiquement” élu de ces 15 dernières années?


      • Le Rouméliote Le 26 juin 2016 à 12h15
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        Il ne leur est pas venu à l’idée que plus l’électeur est âgé plus il se souvient comme on était mieux AVANT l’UE qu’après et que les jeunes qui n’ont connu que cela ont été formatés par la propagande européiste.


      • red2 Le 27 juin 2016 à 14h18
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        Et dans les sondages en Espagne (qui Ok se sont bien plantés…) j’avais vu : – de 34 ans => podemos 48 %, + de 65 ans => podemos 13 %…

        Après la question serait de savoir pourquoi les “vieux” britanniques ont voté pour un changement si radical quand partout ailleurs en Europe ils ont un vote très conservateur ?


    • condamy Le 26 juin 2016 à 14h39
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      Celà nous prouve au moins qu’ils n’ont pas la moindre idée de ce qu’est la Démocratie !!


  5. Vladimir K Le 26 juin 2016 à 01h09
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    Comment nos chers médias ont-ils jugé le fait que les islandais ont fait machine arrière toute quant à leur adhésion à l’UE ? Ils n’en ont pas parlé (ou si peu). Un pay démocratique qui refuse l’UE et qui s’en sort bien, ça fait désordre…


    • Feubeuh Le 26 juin 2016 à 03h46
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      Yes, un bel exemple de démocrassie.
      Les Islandais avaient lancé une pétition signée par 20% de la population pour exiger un référendum sur le retrait de candidature,
      Le gouvernement n’est même pas passé par le parlement, il n’avait pas pu réunir la majorité et a simplement envoyé une lettre a la présidence de l’UE.

      http://www.latribune.fr/economie/international/63-des-islandais-veulent-adherer-a-l-union-europeenne-462661.html


      • Homère d'Allore Le 27 juin 2016 à 13h37
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        Heureusement que l’Islande n’était pas membre de l’UE en 2008.

        Elle a pu ainsi faire défaut. Autrement, elle aurait subi le sort de la Grèce.


  6. Louis Robert Le 26 juin 2016 à 02h16
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    « Nous, médias, n’arrivons pas à faire passer l’idée que l’Europe apporte quelque chose. Que faut-il changer ? »

    1. Vous départir de cette attitude paternaliste qui consiste à traiter sans fin et avec le plus arrogant mépris plus de 17 millions de citoyens d’une grande nation qui tournent le dos à l’UE… comme s’ils étaient tous de parfaits imbéciles ignorant ce qu’ils pensent et font. 2. Renoncer à tenter de les convaincre par le chantage. 3. Avoir la décence de ne pas reprocher aux autres les choix qu’ils font… et qui valent bien les vôtres.

    2. J’ai été moi-même humilié par la performance de Marie Drucker qu’une jeune femme a dû entreprendre d’informer que rejeter l’UE n’était pas rompre avec l’Europe et les Européens: “Il ne faut pas confondre, madame… L’UE n’est qu’un projet politique.” — Un(e) journaliste doit connaître ce dont il/elle parle au moins autant que son interlocuteur, l’honnête homme rencontré dans la rue.


    • Narm Le 26 juin 2016 à 02h27
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      Comme Calvi qui trouve toujours un auditeur qui l’appelle pour œuvrer totalement dans le sens “de son vent médiatique”


    • Astatruc Le 26 juin 2016 à 07h13
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      https://www.youtube.com/watch?v=u–Eu_76Hpo

      ” ce n’est pas un rejet de l’Europe, et ça c’est quelque chose qui a été très mal compris surtout depuis l’étranger ”
      Charlotte Kude.
      Porte parole du mouvement ” vote leave “.


      • Louis Robert Le 26 juin 2016 à 10h02
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        Grand merci de préciser ici, document à l’appui, Astatruc. J’avais attrapé la conversation au vol et je citais malheureusement de mémoire…

        Je ne supporte toujours pas ce ton (!!!) et la formulation même de la question par Drucker: “Comment peut-on avoir 25 ans… (penser ainsi et faire une chose pareille)?”. Réponse superbe de la jeune femme, et avec quel aplomb!

        On rapporte (en anglais) que Merkel aurait insisté en ces termes, samedi: (dans nos appréciations du vote en faveur du Brexit), “il n’est pas nécessaire d’être désagréable!” (“No need to be nasty”) — euphémisme idiomatique, en anglais, pour “insultant” et “injurieux”.


        • K-Bile Le 26 juin 2016 à 18h05
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          “nasty” n’est pas spécialement un euphémisme….le terme peut être très vulgaire voire insultant selon les circonstances.


    • madake Le 27 juin 2016 à 02h22
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      L’interview de Charlotte Kude a l’immense mérite de briser l’amalgame fait entre l’Europe et l’UE.
      Car la propagande pro-€ assénée depuis des décennies utilise cette confusion.

      Et la question posée :
      “Comment peut-on avoir 25 ans et rejeter l’Union européenne ?”
      n’est pas posée dans un micro-trottoir à quelqu’une dont la compétence en matière européenne est discutable.
      Elle s’adresse à une assistante parlementaire de l’UE, qui sait comment fonctionne l’UE au quotidien, en connait les rouages et en expose les travers.
      Ce qui donne un poids à son témoignage qu’on ne peut pas ignorer

      Bien nommer les choses, c’est alléger les malheurs du monde, et c’est ici, la première étape de la réflexion qui commence.


    • L. A. Le 27 juin 2016 à 10h17
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      @ Louis Robert
      On ne peut qu’être d’accord avec votre message. Attention toutefois quand vous dites « Un(e) journaliste doit connaître ce dont il/elle parle au moins autant que son interlocuteur, l’honnête homme rencontré dans la rue », car la jeune femme dont il s’agit ici est une assistante parlementaire, militante du parti conservateur, et non une simple quidame rencontrée dans la rue. Pourquoi une médiacrate pur produit du népotisme irait-elle se fatiguer à sortir du sérail pour interroger des gens ?


  7. Narm Le 26 juin 2016 à 02h19
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    je me suis posé la question :

    Tout cela n’était-il pas prévu , au milieu de “l’euro’ de foot pour que tout passe, y compris la loi El Komery ?

    Et pour les pseudo journalistes : quand je lis celui là, d’une luminosté exceptionnelle.

    vu dans les merdias : Le parti du désordre et de la chienlit | Valeurs actuelles

    par Yves de Kerdrel surement un bon français

    je le cite : “Même si les images filmées au carrefour Duroc ont pu apporter la preuve que les écervelés qui s’en sont pris à l’hôpital Necker portaient tous des gilets de la CGT et n’avaient rien de commun avec des hooligans.”

    ça c’est du journalisme

    je rappelle la vidéo du casseur La vérité sur l’attaque de l’hôpital Necker, et les conclusions qu’on peut en tirer (éditorial en accès libre) — L’AUTRE QUOTIDIEN 17 Juin

    Valeurs Actuelles condamné en appel pour son dossier sur les Roms – L’Express

    Valeurs actuelles condamné à 2000€ d’amende


    • RémyB Le 26 juin 2016 à 15h10
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      est-il possible de le poursuivre en justice pour mensonge?


    • K-Bile Le 26 juin 2016 à 18h11
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      Ben un journal d’extrême droite quoi. “valeurs passées” ira rejoindre rivarol et minute.

      (mais rien de bien neuf finalement).


  8. Caliban Le 26 juin 2016 à 02h32
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    Le manque de pédagogie nous mène droit à la démagogie.

    Avec ce genre de raisonnement on comprends bien que l’oligarchie ne fait que creuser le fossé entre elle et la masse. Qui malgré son esprit brouillon a déjà le vague sentiment qu’on nous prend pour des buses.

    11 ans après 2005, les discours restent les mêmes. Quand on apprend si peu de l’expérience, je crois qu’on a manifestement à faire à un excès d’idéologie.


    • bourdeaux Le 26 juin 2016 à 21h34
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      “Quand on apprend si peu de l’expérience”, exact, …mais le peuvent-ils encore ? Les similitudes entre le fonctionnement intellectuel de la nomenklatura soviétique de jadis et celui des bruxellocrates sont éclatantes : plus le catéchisme se désintègre sur la réalité, plus il parait nécessaire d’excommunier ceux qui n’y croient plus, parce que le clergé a tellement investi intellectuellement dans sa théologie qu’il lui est impossible de rien renier sans se déjuger entièrement. On est en plein dans ce que Revel appelait la mécanique de l’engagement.


  9. Kiwixar Le 26 juin 2016 à 02h49
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    “des gens qui vivent dans la modernité, qui savent à quel point il est important de maintenir des échanges commerciaux, des échanges de populations, etc.”

    Je rappelle le point essentiel qu’on peut avoir des échanges commerciaux (OMC) et même des échanges libres de population (travail, installation, etc.) comme entre la Nouvelle-Zélande et l’Australie avec uniquement un accord bilatéral…. Pas besoin de MACHIN à Bruxelles ni d’Eurotalibans ni d’Europathes ni de perte de souveraineté. Les journalistes qui prétendent qu’on a besoin d’UERSS pour les échanges commerciaux et les échanges de population sont des MENTEURS.


  10. Boyington Le 26 juin 2016 à 02h53
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    Les journalistes militants des médias dominants ne se rendent même pas compte de leur parti pris pourtant patent…


  11. globule rouge Le 26 juin 2016 à 03h07
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    La volonté d’en decoudre de vouloir punir les britanniques confirment ce que promeut l’organisation de bruxelle, un autre nationalisme voulant ecraser les divergences pour faire son unité.
    les masques tombent sur le fameux argument “l’europe (organisation de bruxelle) c’est la paix”, si c’etait vraiment le cas, on ne les menacerait pas de represaille/punition, susceptible de faire monter les tensions et on souhaiterait respecter leurs decisions en adaptant au mieux possibles les modalités de nos nouvelles relations.
    l’organisation de bruxelle ce n’est pas la paix, mais au contraire c’est la paix (oui apres les tueries des deux dernieres GM, il y’avait plus grand monde pour vouloir remettre le couvert…) qui a permis la possibilité d’une union, occasion gachée (volée ?) vu ce qu’on a pondu….


    • Narm Le 26 juin 2016 à 20h08
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      l’Euro force, bientôt pour réprimer nos manifestations


  12. fanfan Le 26 juin 2016 à 04h10
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    Jonathan Pie talks #Brexit and the Greek tragedy it’s created in his latest episode.
    https://www.youtube.com/watch?v=FXSyOlZuYOw

    Le Brexit a coûté 115 milliards d’euros aux 400 personnes les plus riches du monde, selon Bloomberg
    https://francais.rt.com/economie/22748-brexit-depouille-les-plus-riches


    • xc Le 26 juin 2016 à 09h35
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      Les 115 milliards d’€ en moins pour les 400 les plus riches, c’est à relativiser. C’est la baisse de la capitalisation boursière (différence de cours de Bourse X nombre d’actions), pas une perte comptabilisée, ils n’ont pas vendu. Comme dit un vieux proverbe boursier, “tant qu’on n’a pas vendu, on n’a pas perdu”. Du reste, rien ne dit que si ces gens vendaient maintenant, ils seraient de perte. Tout dépend du cours auquel ils ont acheté.


    • ernest Le 26 juin 2016 à 10h06
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      Pas besoin d’ordres, la structure des médias rend la servitude logique et non psychologique : les journalistes sont le pur effet de l’idéologie qui les recrute, ce qui les rend plus efficaces à la servir, débarrassés qu’ils sont de la nécessité d’une volonté malfaisante pour ce faire.

      Les journalistes qui d’emblée collent au système sans avoir à dépenser trop d’énergie restent voire font carrière, les autres (dont les justes) en ont été évincés depuis longtemps.


  13. jessim Le 26 juin 2016 à 05h22
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    Le Royaume Uni est sorti et il y a forte a parier que la Suède va suivre le même chemin le plus rapidement possible je l’espère. Il me semble aussi que la Finlande est excédé par l’euro et le fonctionnement de l’Europe aussi donc cela pourrait lui donner des idées.
    L’Europe, bien que belle idée dans son concept ne s’est révélé qu’être une copie (moins mortifère j’en conviens) de l’URSS. On impose ce que l’on veut, on se fout de l’avis des peuples et on se moque royalement du mécontentement globale des européens. L’Europe telle qu’elle est et dans son projet sont voués à l’échec : une monnaie mal goupillée, des institutions non représentatives et une cacophonie monumentale si on cherche à se mettre d’accord avec 28 pays. Au delà de l’aspect structurel, l’histoire a démontré que chaque entité politique qui n’a eu de cesse de s’élargir fini par s’effondrer : empire romain, arabo-musulman, mongol, malien et j’en oublie sûrement d’autres…

    Mais bon visiblement JC Juncker pense réussir là ou de brillantes civilisations ont échouées. Ce référendum commence à lui donner un début de réponse.


  14. Gier 13 Le 26 juin 2016 à 07h27
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    Si on en doutait encore, on sait maintenant pour qui roulent les journalistes.
    Ils nous font aussi depuis vendredi, la démonstration de leur mépris pour le peuple, de leur détachement des valeurs démocratiques, de leur irrespect du vote (dès lors que le peuple n’a pas voté comme on le lui dit) et d’une arrogance certaine, persuadés qu’ils sont de détenir la vérité et de pouvoir influencer, manipuler leurs lecteurs/ auditeurs.
    Ils croient être journalistes quand ils ne sont que propagandistes. Ils n’ont même plus la lucidité pour s’en apercevoir. Leur esprit critique aux oubliettes, ils nous vendent l’UE comme le Pape nous vend le catholicisme, un système auquel on adhére sans broncher, sans discuter, une vérité divine.
    l’UE n’est pas une construction économique, ni politique, c’est une religion, un crédo !


  15. Alain Le 26 juin 2016 à 07h30
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    Le vrai mea culpa serait de se poser la question de savoir si l’UE (pas l’Europe!) apporte ce dont les citoyens ont besoin et non pas ce dont les marchés ont besoin.

    Toujours la même conviction:
    – il n’est pas concevable de rejeter les “bienfaits” de l’UE, donc c’est un problème de communication
    – donc quand on vote contre l’UE, on a été trompé et il faut revoter pour corriger cette tromperie


    • Caliban Le 26 juin 2016 à 08h28
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      @Alain

      Je crois surtout qu’il y a :

      • d’une part un profond mépris pour les citoyens. Lorsque c’est euphémisé, les citoyens sont mal informés (“ce sont des questions trop complexes”). Lorsque l’eurolâtre se lâche, les citoyens sont des imbéciles (“de vieux aigris”, “des alcooliques”, “des colériques”, “des populistes”). Le plus souvent ils sont rangés dans le placard d’extrême-droite …

      • d’autre part une méfiance profonde envers la démocratie. C’est lié au point précédent mais c’est à mon avis plus profond qu’un simple clivage social ou culturel. C’est lié à cette prétention de détenir le pouvoir (politique, médiatique), détention du pouvoir qu’ils n’interrogent jamais vraiment (l’audimat et les sondages leur parlent plus que la souveraineté du peuple).

      D’en-bas, nous voyons bien que ces gens-là ne détiennent aucun réel pouvoir de décision (les politiques sont décidées dans les Traités et les GOPÉs). Ils nous mentent et surtout – peut-être plus problématique – ils se mentent à eux-mêmes. Réécoutez la journaliste dans l’extrait du début d’article : elle est sincère dans son “désespoir”.


  16. philbrasov Le 26 juin 2016 à 07h56
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    j’ai ete etonne vendredi matin, du peu de reaction dans les forums qu’ils soient du fig de l’obs ou de libe… et de BFM TV Puis petit a petit les langues commençaient a se délier… Mais franchement tres en dessous de ce que l’on pouvait attendre dompte tenu des enjeux.

    j’ai eu cette étrange impression que la censure a fonctionne a fond….entre vendredi et hier…Comme si on voulait cacher la parole du peuple… ( du peuple internet déjà..)
    Je pense que les prochaines semaines vont être cruciales, tant sur les marches financiers, que sur l’orientation des medias…
    Je me fais cependant aucune illusion, les medias main stream, vont continuer leur lamentable propagande, aux ordres du pouvoir bruxellois….
    Tenir bon face a cette ignoble adversité devra être de notre part, l’impératif de ces 12 prochains mois.


  17. Ardèchoix Le 26 juin 2016 à 08h16
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    Moi aussi veux être journaliste.
    ” A cause du vote pro brexit , les anglais seront dans l’obligation de rouler à gauche sur le continent Européen, ceci n’était pas sans danger. ” 🙂


    • rastignac Le 26 juin 2016 à 09h31
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      malheureux! ne dites pas ça! certains vont tomber dans le panneau ! 🙂 ( pas ici)


  18. Henri Tanson Le 26 juin 2016 à 08h36
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    À force d’être immergés dans cette soupe européiste généralisée et permanente, nous ne nous rendons plus trop compte de toutes ces énormités que nous sortent les politiques et les journalistes… Ça devient de plus en plus gros, et ça passe quand même !
    Nous sommes tellement habitués aux médias partisans que nous sommes à peine choqués d’entendre une journaliste regretter de ne pas faire assez de propagande européenne…!
    Merci à ceux qui mettent le focus sur ces dérapages.
    C’est le glissement permanent des valeurs, des idées, et du sens critique qui s’émousse.
    L’Europe utilise intelligemment cette stratégie des petits pas, des petits reculs, ce qui fait que nous en sommes arrivés là sans presque nous en rendre compte…
    C’est comme une nuit de sommeil entrecoupée de petits soubresauts, rêves et cauchemars, de petits réveils, sommeil profond ou paradoxal, jusqu’au réveil final qui nous fait nous lever… Il me semble que le vrai réveil approche; non ? Le réveil va sonner….
    🙂


  19. xavier37 Le 26 juin 2016 à 08h58
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    Les journalistes officiels se rendent compte qu’ils ne servent pas à grand chose. Ils voient que les gens se passent très bien de leurs conseils.
    Il y a de quoi être dépité, surtout qu’ils se voient comme le 4e pouvoir, voire le 1er pour certains (ne font ils pas les candidats avec les instituts de sondages?…)


  20. Nondidjou Le 26 juin 2016 à 09h21
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    Afin de faire comprendre à ces idiots qui travaillent à la télé (ne les appelons pas journalistes) que le Brexit n’a pas été le résultat d’un malentendu (ils ont dit ça en Belgique), il faudrait que d’autres pays suivent le Royaume Uni. Quand l’UE sera complètement détricotée, que pourront-ils encore dire??


  21. Jmk011 Le 26 juin 2016 à 09h28
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    Il est vrai que la journaliste de BFM a dit tout haut ce que la grande majorité des “chiens de garde” pensaient tout bas, et n’hésitent plus, après le vote british, à le condamner haut et fort. La pensée “unique” neo-libérale montre à quel point les peuples font l’objet d’une intense propagande anti démocratique et pro capitaliste de la part des grands médias. Seuls des personnes isolees comme Sapir ou Lordon, ou des petits partis politiques de gauche comme de droite en France, ou encore quelques sites pas assez suivis comme “Les crises”, tentent péniblement de faire surnager des idées condamnant cette idéologie funeste.

    Aujourd’hui c’est au tour des Espagnols de se prononcer, il serait bon pour la démocratie que les listes Podemos-Izquierda unida l’emportent face aux partis traditionnels PP et PSOE qu se font concurrence dans la défense des intérêts capitalistes.


    • Henri Tanson Le 26 juin 2016 à 10h49
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      Podemos…. Izquierda…
      J’ai bien peur que, comme Syriza en Grèce, Podemos qui bénéficie de l’ultra-médiatisation de la presse du système, ne soit qu’un parti bidon, ou “parti-leurre” comme l’explique, entre autres, Asselineau. Il ne résiste pas longtemps à une analyse un peu critique…
      Je dis ça, hein…
      J’espère que nous aurons, après les élections espagnoles, sur ce blog (excellent !) quelques articles qui nous éclaireront sur la réalité de ce parti politique incertain. Histoire de nous mettre en garde sur ce qui pourrait émerger chez nous aussi, dans quelques mois.
      A suivre.


    • Andoni Le 26 juin 2016 à 17h14
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      Ne nous trompons pas, en Espagne le débat européen, ainsi que celui des relations internationales en général, spécialement dans le cas russe, est d’une inconsistance enervante.
      Podemos, pour être un parti médiatique, est esclave de ses racines et a terminé pour être affecté par les commentaires et ils commentent beaucoup, des moyens traditionnels, tous en ‘oligopole’, esclaves d’une pensée néolibérale sauvage et, en consequence, esclaves du concept européen ‘by Juncker’ (J.C. svp, ne confondre avec les ‘Stuka’ bien que, parfois, ils se ressamblent de si ‘nazophile’ que c’est la réalité). Je crois que, aujourd’hui, ‘Unidos-Podemos’ (l’ensemble de Podemos et Izquierda Unida ou s’integre le PCE) ça ressamble plus à celui de Tsipras qu’à celui de Varoufakis mais, enfin, je peux me tromper.


  22. JC Le 26 juin 2016 à 09h28
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    L’européisme est une religion redoutable. On s’en fout de l’idée (que l’Europe apporte quelque chose), on n’a rien contre qui que ce soit en Europe, par contre les TRAITÉS de la CONSTRUCTION européenne, on les a lus, et on veut les déchirer d’urgence, point ! C’est dingue ça ! Faut voir l’ambiance de deuil de vendredi matin sur France Culture (j’imagine partout ailleurs), relayé par tous les réseaux de propagande (certains ont dû en découvrir… il y avait encore des abonnés à Avaaz par exemple ?).


  23. Ardèchoix Le 26 juin 2016 à 09h29
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    Colère : un vote démocratique cela se respecte que l’on soit pour ou contre , nos merdias ( financés à hauteur de 80%, par nos impôts) devraient revoir la définition du mot déontologie (mot emprunté à l’anglais).
    Si on en croit les merdias français, les anglais : regrettent leur vote, se sont trompés, doivent revoter, sont racistes, etc etc. Et en plus ils boivent énormément, alors à défaut d’être Charlie, Paris et autre, aujourd’hui je suis Anglais .
    Ps: avec ce que je picole si cela se trouve je suis anglais. “GOD SAVE THE DRINCK”
    http://tempsreel.nouvelobs.com/brexit/20160623.OBS3245/brexit-tout-le-monde-ici-vote-pour-la-sortie.html


    • rastignac Le 26 juin 2016 à 09h37
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      en plus vous devez être vieux et moche, je parie!…


  24. sergeat Le 26 juin 2016 à 09h45
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    “Nos”journalistes digne d’une nouvelle Pravda devrait écouter et méditer la déclaration de Poutine:”la concentration du pouvoir en UE est plus importante que sous l’Union Soviétique” ,je pense qu’il aurait pu ajouter qu’en France contrairement au Royaume Uni les journalistes sont moins libres que sous l’ex URSS avec le grand inquisiteur AFP et leurs salaires important payés par des milliardaires mondialistes (Drahi,Dassault,Berger,Pigasse,….).


  25. xc Le 26 juin 2016 à 09h45
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    ““Tous ceux qui ont voté pour le Brexit, pour la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, le voulaient-ils vraiment ? (…)”
    Ca et la pétition, il faut croire que les européistes préparent les Britanniques à un nouveau référendum par lequel ils pourront “bien” voter sans se sentir ridicules.


  26. Pink Le 26 juin 2016 à 09h51
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    La doctrine de Quatremer, Juncker etc. qui consiste à faire mal aux anglais pour eviter la contagion est d’une bêtise et d’un aveuglement sans nom. Si les anglais ont quitté l’EU, c’est qu’ ils avaient deja bien mal. Ce que ne pige pas Quatrem.. c’est qu’au lieu de taper sur les anglais il ferait mieux de garder toute son énergie pour éviter que les français ne quittent le navire. Les gens sont écoeurés par cette elite bruxelloise irresponsable, veule, soumise.
    Ce dernier mot d’ordre qui vise à punir un peuple qui souffre va finir d’enterrer la reputation de l’UE, après l’exemple désastreux de la Grèce.


  27. Clementine Le 26 juin 2016 à 10h01
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    Rappel de la dernière étude du CEVIPOF, sortie le 17 janvier 2016 quant à la confiance accordée aux médias : 1% (un pour cent) des sondés leur font tout à fait confiance, et 23% plutôt confiance, ce qui veut dire que les trois quarts des personnes interrogées ne leur font plutôt pas (48%) ou pas du tout (27%) confiance.
    C’est clair, non ?
    CEVIPOF/CNRS, janvier 2016, Baromètre de la confiance politique en France, vague 7 (sondage réalisé du 17 au 28 décembre 2015)
    http://www.cevipof.com/fr/le-barometre-de-la-confiance-politique-du-cevipof/resultats-1/vague7


  28. rastignac Le 26 juin 2016 à 10h02
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    Dans le même genre ce canard de Montréal n’est pas mal non plus:

    http://www.journaldemontreal.com/2016/06/24/mepriser-le-peuple-le-censurer-le-deconstruire

    Vox populi, vox déni.


    • fanfan Le 26 juin 2016 à 12h08
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      ” Comment faire taire le peuple. La solution prescrite depuis près de 24 h, c’est tout simplement de cesser de le consulter. Cette tentation de déconstruction du peuple s’opère essentiellement au nom du parachèvement de la démocratie, qui ne serait jamais aussi belle que lorsqu’elle parvient à se priver du demos. C’est au nom d’une démocratie évoluée qu’on étouffera le principe premier de la démocratie: la souveraineté populaire.”


  29. Arcousan09 Le 26 juin 2016 à 10h09
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    Pour une découverte c’est une découverte.
    Communication _ Manipulation …. où se situe la limite

    C’est bien pourquoi je ne lis plus la presse écrite, que je prends énormément de recul sur les “infos” télé ou radio.

    Pour me faire une opinion je suis plusieurs sites internet Belge, Québec, Français,Suisse, Espagnol, Allemand, Suédois et par ce biais je pense ne pas me faire trop conditionner par tous ces manipulateurs, faiseurs d’opinion patentés ou autoproclamés et autres pseudo philosophes


  30. georges dubuis Le 26 juin 2016 à 10h50
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    Cette journaliste est en fait arrivé au stade du burn out, elle avoue en direct qu’elle a échoué dans son travail…..le conformisme est devenu une maladie du temps qui s’accélère…


  31. Louis Robert Le 26 juin 2016 à 10h52
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    “Que faut-il changer?”

    Ayant parcouru les commentaires, je suggère que l’on crée immédiatement dans toutes les régions de France, des centres de déradicalisation pour “journalistes” où ils seront traités gratuitement (prétendre l’être suffit à se qualifier).


  32. Jean-Paul B. Le 26 juin 2016 à 11h09
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    Bonjour,
    la gourde (pardon la journaliste de BFMTV!) a dit tout haut ce que pense la majorité de cette corporation trop “intelligente” pour nous. Mais n’oublions jamais que ce ne sont que des chiens de garde.Par conséquent, ils aboient et les référendums passent!!!


  33. Mister Croche Le 26 juin 2016 à 11h22
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    Comme cela a été dit, ce genre de réaction des médias-pravda était on ne peut plus prévisible. D’une certaine manière, leur bêtise est rassurante, puisqu’elle leur interdit d’anticiper des événements auxquels ils ne comprennent rien. Ce qui serait inquiétant, ce serait qu’ils fassent vraiment mine de comprendre les choses : on pourrait redouter alors une magouille plus efficace.


  34. BRIGOT Le 26 juin 2016 à 12h29
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    Une journaliste de BFM en indiquant que 3 millions d’anglais demandaient un 2ème référendum, expliquaient que tout le monde pouvait voter sur ce site et nous invitait ainsi à le faire !!!!
    Précédemment une autre journaliste de BFM expliquait que ceux qui avaient voter pour le Brexit, en fait c’était pour “équilibrer” le vote contre le Brexit, en fait ils disaient qu’ils ne savaient pas que les bourses chuteraient, en fait il ne savait pas……..z’étaient bête, alcoolique et malcomprenanr en clair…


  35. jim Le 26 juin 2016 à 12h40
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    Un peu de philo pour mettre à jour ce que sont les journalistes et les politiciens de ce pays et d’autres, et les hipsters londoniens, en somme tous ceux qui méprisent les anglais du “peuple du terroir” qui dit stop & exit.
    Les demi-savants, ceux qui méprisent et font les entendus., par Pascal. Qui rejoint Orwell et Montaigne…

    La question pratique devient alors de comprendre comment se forme une telle concentration de mi-savants clonés dans les media et les institutions politiques, et comment y remédier car c’est vraiment trop concentré et pathogène.

    Pascal donc :
    Le monde juge bien des choses, car il est dans l’ignorance naturelle, qui est le vrai siège de l’homme. Les sciences ont deux extrémités qui se touchent. La première est la pure ignorance naturelle où se trouvent tous les hommes en naissant. L’autre extrémité est celle où arrivent les grandes âmes qui, ayant parcouru tout ce que les hommes peuvent savoir, trouvent qu’ils ne savent rien et se rencontrent en cette même ignorance d’où ils étaient partis. Mais c’est une ignorance savante, qui se connaît.
    Ceux d’entre‑deux, qui sont sortis de l’ignorance naturelle et n’ont pu arriver à l’autre, ont quelque teinture de cette science suffisante et font les entendus.
    Ceux‑là troublent le monde et jugent mal de tout. Le peuple et les habiles composent le train du monde, ceux‑là le méprisent et sont méprisés. Ils jugent mal de toutes choses, et le monde en juge bien.

    Rapide éclairage sous ce lien pour ceux que ça titille :
    http://www.penseesdepascal.fr/Raisons/Raisons3-moderne.php


  36. loki Le 26 juin 2016 à 13h10
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    Le leitmotiv médiatique en France après le Brexit a surtout tourné autour de l’idée que les anglais qui avaient voté pour le Brexit le regrettent maintenant amèrement et pétitionnent pour pouvoir revoter : De qui se moque-t-on ?
    Il est certain qu’exiger 3/4 des votes exprimés pour ce type de décision me paraît bien plus cohérent de par la nature quasi-constitutionnelle de la question et ses implications mais ceci effectivement vaut pour une adhésion comme une sortie.
    Les menaces institionnelles et/ou médiacratiques à l’encontre du Royaume Uni sortant sont écoeurantes. La paix des peuples passe par le respect mutuel !
    D’ailleurs on peut s’interroger si ce vote va au final impliquer une réelle sortie : Tant que cela n’est pas acté je me méfie des politiciens retors à la manoeuvre.


  37. Feelgood Le 26 juin 2016 à 13h12
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    Ils font une pétition avec 3 millions de personnes, pas grave, d’autres en feront une de 4 millions de personnes pour valider le Brexit !

    Maintenant :
    L’aéroport de Notre Dame des Landes = NON
    Election en Espagne = Podemos
    Election aux US = Trump

    Et l’élite se tire une balle, game over


  38. Romaric Le 26 juin 2016 à 13h49
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    Dans la continuité de ce billet, une analyse du traitement médiatique du Brexit par l’AFP : https://miscellaneesnumeriques.com/2016/06/22/lafp-contre-le-brexit-analyse-du-traitement-mediatique/


  39. LA ROQUE Le 26 juin 2016 à 15h08
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    Formidable !

    AFP : Voter brexit et s’en mordre les doigts

    “Il est le visage de ce Royaume-Uni qui se mord les doigts après son vote en faveur du Brexit. Adam, comme d’autres Britanniques, a voté pour sortir de l’Union européenne et n’a réalisé les conséquences qu’après coup.
    On ne connaît pas son nom de famille. A peine apparu samedi matin dans un reportage de la BBC, son discours n’a pas ému mais énervé des milliers d’internautes qui ont immédiatement réagi sur les réseaux sociaux.

    “Je suis choqué, nous avons vraiment voté pour sortir de l’UE. Je n’aurais jamais cru que cela pouvait arriver. Mon vote, je n’ai pas pensé qu’il pouvait compter parce que j’imaginais que nous allions rester mais je ne me remets pas de la démission de David Cameron pour être tout à fait honnête. Oui, je suis assez inquiet”, confie Adam.

    Peur d’être taxé de girouette par les pro-Brexit ou d’inconscient par le camp adverse, les “brexiters” qui font acte de contrition ne se manifestent pas ou peu sur internet. Le hashtag #regrexit pullulait samedi sur Twitter, laissant surtout place aux railleries.

    http://www.boursorama.com/actualites/voter-brexit-et-s-en-mordre-les-doigts-609d4ebb0612013cc8d6039e9edc522b

    Franchement cette propagande atteint un niveau d’absurdité hallucinante !


  40. Emmanuel Le 26 juin 2016 à 15h46
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    Ce n’est plus une guerre larvée contre la démocratie, c’est une guerre ouverte. Haut les coeurs ! Voici le retour du despotisme éclairé, avec la maximisation du profit à court terme en guise de rationalité ainsi que des banquiers d’affaires et des capitaines d’industrie en guise de conseillers des princes (entre deux passages dans la haute administration d’Etat, il va sans dire). Quant à leurs laquais, inutile de chercher bien loin pour les trouver…


  41. Andoni Le 26 juin 2016 à 17h42
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    Ma conception de l’Europe est plus traditionnelle, simple, et émane de la pensée des grecs-romains classiques, des humanistes du Renaissance, des Lumières, françaises ou non du XVIIIe, et de sa Révolution qui est, adaptée à chaque réalité individuelle et collective, celle qui nous a apporté les pensées et les périodes de liberté dont nous avons pu obtenir les européens.
    Jusqu’à 20 ans, j’ai vécu sous la botte du fascisme version iberique. J’ai subi dans mon propre corp la colère de son Gestapo, la Brigade Politique Social, et pour moi c’est une souffrance insupportable, une humiliation que je ne peux pas expliquer avec mots, voir comment il fleurit en Europe de l’Est. J’ai soixante ans et, malgré les années passées, encore un tiers de ma vie je l’ai vécu sous la tyrannie insupportable du régime franquiste.
    Pour moi, un jour, l’Europe a été un sommeil. Je ne veux pas fuir de l’Europe, je veux fuir de cette Europe et construire autre libre, égalitaire et fraternelle, dont l’idée nous l’on léguée nos ancêtres plus grands.


  42. Julian Le 26 juin 2016 à 17h54
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    Marie Drucker, Audrey Pulvar, François Jost….et leurs semblables.

    Ces gens ont-ils même la simple notion de ce qu’est un scrupule intellectuel ? Et je ne parle pas de scrupule moral !

    Ces gens vivent encoconnés dans un système qui les paient pour servir la soupe.

    Comme toutefois ces gens perçoivent bien la fragilité du système et sa mise en cause de plus en plus pressante par les “ploucs” qui votent, ces mercenaires vont souvent même au delà des attentes de leurs médias-employeurs… Zélés, qui doivent filer bien doux dans les conf. de rédac !

    Le cas de Jean Quatremer est différent. Lui est un militant qui s’assume tel. Avec rage et dans l’aveuglement. Mais qui s’assume totalement ! Moins veule en somme. Détestable, mais finalement on sait à qui on a affaire !


  43. Zasttava Le 26 juin 2016 à 18h11
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    Un grand merci à ce blog pour avoir ressorti cette pépite, qui est encore plus terrible que ce dont je m’étais souvenu !
    Son analyse est parfaite.
    Je relaie sans modération !


  44. ance Le 26 juin 2016 à 19h11
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    Les médias français sont pires que les médias américains car la caste journalistique avec ses soi-disantes grandes plumes et la nouvelle noria de jeunes journalistes des chaînes info sont d’une inculture historique nulle . Ils invitent toujours les mêmes experts dogmatiques du capitalisme qui répètent toujours les mêmes choses sans être contredits . La France crève de la pensée unique bourgeoise avec son bréviaire d’austérité permanente pour les pauvres gens sans défense . Le Brexit annonce des lendemains qui déchantent pour ces gens-là . Alors ils peuvent crier à la “connerie populaire” ,nous leur coupons le son comme le faisaient les soviétiques à une certaine époque . L’UE va s’effondrer comme l’URSS . Les grands ensembles sont toujours ingouvernables , c’est pourquoi l’histoire des peuples a créé les villages et les villes avec des arrondissements ou comtés .
    Bernard SARTON , communiste nouvelle vague dit “le Serpenseur” .


  45. Ailleret Le 26 juin 2016 à 21h56
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    Et que pense M. Dubitatif du Brexit ? De l’aveu ingénu de dame Dubois ?


  46. Subotai Le 26 juin 2016 à 23h08
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    S’il n’y ne fallait qu’une seule bonne raison pour le “?exit” ça serait celle ci

    Le Brexit a coûté 115 milliards d’euros aux 400 personnes les plus riches du monde, selon Bloomberg
    https://francais.rt.com/economie/22748-brexit-depouille-les-plus-riches
    MDR 🙂
    On comprend qu’ils pleurent..!


  47. thmos Le 27 juin 2016 à 10h22
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    Payons nous une enquète d’opinion pour estimer quelle méfiance vis à vis de la mass média


  48. thmos Le 27 juin 2016 à 10h25
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    Un simple rapport faisant apparaitre : nom du journaliste , média, proprio du média ( et signaler les si rares pro brexit en marge )


  49. Nicolas Le 27 juin 2016 à 10h49
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    Pour qu’un référendum portant sur une décision à portée historique soit juste, il faudrait au moins exiger une majorité qualifiée, par exemple que trois-quarts des votants soient pour ou contre la question posée.”

    43,44% des britanniques ont voté pour l’entrée du RU dans la CEE


  50. Thierry Le 27 juin 2016 à 13h13
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    Bonjour,
    Reportage ce matin dans le journal de 8h00 de France Inter.
    Interviews de trois anglais après le brexit :
    – une femme qui regrette d’avoir votépour le Brexit car il y a eu beaucoup de mensonges et si c’était à refaire elle voterait contre.
    – un autre n’est pas allé voter mais vu que le vote a été fait de manière non réfléchie mais plutôt dans le rejet, il faudrait refaire un vote car maintenant tout le monde sait de quoi il retourne

    interview donc à sens unique.
    Revue de presse en citant BHL … le vote du Brexit n’est pas valable car voté par des anglais racistes et ivrognes (c’est un résumé rapide mais juste)

    Après l’invitée politique (Cécile Duflot) qui doit avouer à Patrick Cohen que le vote pour l’aéroport doit être considéré comme valide et donc qu’elle doit s’assoir sur ses convictions.

    C’est tellement énorme qu’ils ne se cachent vraiment plus. Si le peuple vote le contraire de ce que veulent les élites (journalistes, banquiers, hommes politiques … la ploutocratie en fait), c’est nul et non avenu.



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