Source : Wikisource, Octave Mirbeau, 28-11-1888

Le Figaro 28 novembre 1888
Octave Mirbeau

La Grève des électeurs

Une chose m’étonne prodigieusement, j’oserai dire qu’elle me stupéfie, c’est qu’à l’heure scientifique où j’écris, après les innombrables expériences, après les scandales journaliers, il puisse exister encore dans notre chère France (comme ils disent à la Commission du budget) un électeur, un seul électeur, cet animal irrationnel, inorganique, hallucinant, qui consente à se déranger de ses affaires, de ses rêves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur de quelqu’un ou de quelque chose.

Quand on réfléchit un seul instant, ce surprenant phénomène n’est-il pas fait pour dérouter les philosophies les plus subtiles et confondre la raison ?

Où est-il le Balzac qui nous donnera la physiologie de l’électeur moderne ?

Et le Charcot qui nous expliquera l’anatomie et les mentalités de cet incurable dément ?

Nous l’attendons.

Je comprends qu’un escroc trouve toujours des actionnaires, la Censure des défenseurs, l’Opéra-Comique des dilettanti, le Constitutionnel des abonnés, M. Carnot des peintres qui célèbrent sa triomphale et rigide entrée dans une cité languedocienne ; je comprends M. Chantavoine s’obstinant à chercher des rimes ; je comprends tout.

Mais qu’un député, ou un sénateur, ou un président de République, ou n’importe lequel parmi tous les étranges farceurs qui réclament une fonction élective, quelle qu’elle soit, trouve un électeur, c’est-à-dire l’être irrêvé, le martyr improbable, qui vous nourrit de son pain, vous vêt de sa laine, vous engraisse de sa chair, vous enrichit de son argent, avec la seule perspective de recevoir, en échange de ces prodigalités, des coups de trique sur la nuque, des coups de pied au derrière, quand ce n’est pas des coups de fusil dans la poitrine, en vérité, cela dépasse les notions déjà pas mal pessimistes que je m’étais faites jusqu’ici de la sottise humaine, en général, et de la sottise française en particulier, notre chère et immortelle sottise, â chauvin !

Il est bien entendu que je parle ici de l’électeur averti, convaincu, de l’électeur théoricien, de celui qui s’imagine, le pauvre diable, faire acte de citoyen libre, étaler sa souveraineté, exprimer ses opinions, imposer — ô folie admirable et déconcertante — des programmes politiques et des revendications sociales ; et non point de l’électeur « qui la connaît » et qui s’en moque, de celui qui ne voit dans « les résultats de sa toute-puissance » qu’une rigolade à la charcuterie monarchiste, ou une ribote au vin républicain.

Sa souveraineté à celui-là, c’est de se pocharder aux frais du suffrage universel. Il est dans le vrai, car cela seul lui importe, et il n’a cure du reste. Il sait ce qu’il fait.

Mais les autres ?

Ah ! oui, les autres ! Les sérieux, les austères, les peuple souverain, ceux-là qui sentent une ivresse les gagner lorsqu’ils se regardent et se disent : « Je suis électeur ! Rien ne se fait que par moi. Je suis la base de la société moderne. Par ma volonté, Floque fait des lois auxquelles sont astreints trente-six millions d’hommes, et Baudry d’Asson aussi, et Pierre Alype également. » Comment y en a-t-il encore de cet acabit ? Comment, si entêtés, si orgueilleux, si paradoxaux qu’ils soient, n’ont-ils pas été, depuis longtemps, découragés et honteux de leur œuvre ?

Comment peut-il arriver qu’il se rencontre quelque part, même dans le fond des landes perdues de la Bretagne, même dans les inaccessibles cavernes des Cévennes et des Pyrénées, un bonhomme assez stupide, assez déraisonnable, assez aveugle à ce qui se voit, assez sourd à ce qui se dit, pour voter bleu, blanc ou rouge, sans que rien l’y oblige, sans qu’on le paye ou sans qu’on le soûle ?

À quel sentiment baroque, à quelle mystérieuse suggestion peut bien obéir ce bipède pensant, doué d’une volonté, à ce qu’on prétend, et qui s’en va, fier de son droit, assuré qu’il accomplit un devoir, déposer dans une boîte électorale quelconque un quelconque bulletin, peu importe le nom qu’il ait écrit dessus… Qu’est-ce qu’il doit bien se dire, en dedans de soi, qui justifie ou seulement qui explique cet acte extravagant ? Qu’est-ce qu’il espère ?

Car enfin, pour consentir à se donner des maîtres avides qui le grugent et qui l’assomment, il faut qu’il se dise et qu’il espère quelque chose d’extraordinaire que nous ne soupçonnons pas. Il faut que, par de puissantes déviations cérébrales, les idées de député correspondent en lui à des idées de science, de justice, de dévouement, de travail et de probité ; il faut que dans les noms seuls de Barbe et de Baihaut, non moins que dans ceux de Rouvier et de Wilson, il découvre une magie spéciale et qu’il voie, au travers d’un mirage, fleurir et s’épanouir dans Vergoin et dans Hubbard, des promesses de bonheur futur et de soulagement immédiat.

Et c’est cela qui est véritablement effrayant.

Rien ne lui sert de leçon, ni les comédies les plus burlesques, ni les plus sinistres tragédies.

Voilà pourtant de longs siècles que le monde dure, que les sociétés se déroulent et se succèdent, pareilles les unes aux autres, qu’un fait unique domine toutes les histoires : la protection aux grands, l’écrasement aux petits. Il ne peut arriver à comprendre qu’il n’a qu’une raison d’être historique, c’est de payer pour un tas de choses dont il ne jouira jamais, et de mourir pour des combinaisons politiques qui ne le regardent point.

Que lui importe que ce soit Pierre ou Jean qui lui demande son argent et qui lui prenne la vie, puisqu’il est obligé de se dépouiller de l’un, et de donner l’autre ?

Eh bien ! non. Entre ses voleurs et ses bourreaux, il a des préférences, et il vote pour les plus rapaces et les plus féroces.

Il a voté hier, il votera demain, il votera toujours.

Les moutons vont à l’abattoir. Ils ne se disent rien, eux, et ils n’espèrent rien. Mais du moins ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera, et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que les bêtes, plus moutonnier que les moutons, l’électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des Révolutions pour conquérir ce droit.


Ô bon électeur, inexprimable imbécile, pauvre hère, si, au lieu de te laisser prendre aux rengaines absurdes que te débitent chaque matin, pour un sou, les journaux grands ou petits, bleus ou noirs, blancs ou rouges, et qui sont payés pour avoir ta peau ; si, au lieu de croire aux chimériques flatteries dont on caresse ta vanité, dont on entoure ta lamentable souveraineté en guenilles, si, au lieu de t’arrêter, éternel badaud, devant les lourdes duperies des programmes ; si tu lisais parfois, au coin du feu, Schopenhauer et Max Nordau, deux philosophes qui en savent long sur tes maitres et sur toi, peut-être apprendrais-tu des choses étonnantes et utiles.

Peut-être aussi, après les avoir lus, serais-tu moins empressé à revêtir ton air grave et ta belle redingote, à courir ensuite vers les urnes homicides où, quelque nom que tu mettes, tu mets d’avance le nom de ton plus mortel ennemi. Ils te diraient, en connaisseurs d’humanité, que la politique est un abominable mensonge, que tout y est à l’envers du bon sens, de la justice et du droit, et que tu n’as rien à y voir, toi dont le compte est réglé au grand livre des destinées humaines.

Rêve après cela, si tu veux, des paradis de lumières et de parfums, des fraternités impossibles, des bonheurs irréels. C’est bon de rêver, et cela calme la souffrance. Mais ne mêle jamais l’homme à ton rêve, car là où est l’homme, là est la douleur, la haine et le meurtre. Surtout, souviens-toi que l’homme qui sollicite tes suffrages est, de ce fait, un malhonnête homme, parce qu’en échange de la situation et de la fortune où tu le pousses, il te promet un tas de choses merveilleuses qu’il ne te donnera pas et qu’il n’est pas d’ailleurs, en son pouvoir de te donner. L’homme que tu élèves ne représente ni ta misère, ni tes aspirations, ni rien de toi ; il ne représente que ses propres passions et ses propres intérêts, lesquels sont contraires aux tiens. Pour te réconforter et ranimer des espérances qui seraient vite déçues, ne va pas t’imaginer que le spectacle navrant auquel tu assistes aujourd’hui est particulier à une époque ou à un régime, et que cela passera.

Toutes les époques se valent, et aussi tous les régimes, c’est-à-dire qu’ils ne valent rien. Donc, rentre chez toi, bonhomme, et fais la grève du suffrage universel. Tu n’as rien à y perdre, je t’en réponds ; et cela pourra t’amuser quelque temps. Sur le seuil de ta porte, fermée aux quémandeurs d’aumônes politiques, tu regarderas défiler la bagarre, en fumant silencieusement ta pipe.

Et s’il existe, en un endroit ignoré, un honnête homme capable de te gouverner et de t’aimer, ne le regrette pas. Il serait trop jaloux de sa dignité pour se mêler à la lutte fangeuse des partis, trop fier pour tenir de toi un mandat que tu n’accordes jamais qu’à l’audace cynique, à l’insulte et au mensonge.

Je te l’ai dit, bonhomme, rentre chez toi et fais la grève.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

59 réponses à La Grève des électeurs, par Octave Mirbeau

Commentaires recommandés

Je suis à la pêche Le 18 juin 2017 à 06h46

Ouf ! 1888.

Je n’avais pas vu la date, je croyais que l’auteur vivait un accès de révolte et voulait se faire radier du métier de journaliste : pas de faute de français élémentaire, pas d’anglais ridicule, pas de contradiction grossière, etc. Pire que tout, de l’engagement et du sens, qu’on soit d’accord ou pas avec le propos.

Ca va, le mec est mort, il peut exprimer sa lucidité et son intelligence sans danger.

Vu la détresse intellectuelle de la presse d’aujourd’hui… je ne serais pas surpris si un journaliste actuel accusait Mirbeau d’être pro-Poutine et de vouloir saboter le scrutin.

  1. Je suis à la pêche Le 18 juin 2017 à 06h46
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    Ouf ! 1888.

    Je n’avais pas vu la date, je croyais que l’auteur vivait un accès de révolte et voulait se faire radier du métier de journaliste : pas de faute de français élémentaire, pas d’anglais ridicule, pas de contradiction grossière, etc. Pire que tout, de l’engagement et du sens, qu’on soit d’accord ou pas avec le propos.

    Ca va, le mec est mort, il peut exprimer sa lucidité et son intelligence sans danger.

    Vu la détresse intellectuelle de la presse d’aujourd’hui… je ne serais pas surpris si un journaliste actuel accusait Mirbeau d’être pro-Poutine et de vouloir saboter le scrutin.


    • Bonsensiste Le 18 juin 2017 à 10h06
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      C est tout a fait d actualite !

      Pour resoudre ce probleme il faudfrait des election a TROIS tours

      Le premier pour ELIMINER ceux que l on ne veut plus voir !

      et ensuite un choix parmi les rescapes ?


      • RGT Le 18 juin 2017 à 10h33
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        Même en cas d’élections à 15 tours ça ne changerait RIEN.

        Le problème démocratique réside dans les “représentants” eux-mêmes.

        La seule solution consiste à ce que TOUTES les règles et les lois soient approuvées par L’INTÉGRALITÉ de la population.

        Donc, des discussions avec un CONSENSUS qui ne lèse PERSONNE.

        Mais là, il ne faut pas rêver, ce cerait l’ANARCHIE (au sens noble du terme), ce qui priverait les oligarques de toute possibilité d’influence.

        Petits agneaux, continuez de voter pour votre bourreau.

        Vous avez au moins cet avantage 🙂 sur les animaux d’élevage : Vous pouvez choisir celui qui procèdera à votre mise à mort !!! 🙁


        • toutcoton94 Le 18 juin 2017 à 11h18
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          Je ne veux pas avoir à discuter de tout sur tout. Le mode représentatif a du sens.
          Mais oui pour que nous citoyens, redéfinissions le rôle de nos représentants et les moyens dont ils disposeront pour exercer leurs “mandats”.


        • Hariciophile Le 18 juin 2017 à 12h34
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          Il faudrait surtout qu’un mandat électoral devienne un mandat et non une durée, soit un système réellement démocratique ou le détenteur du mandat a des obligation et risque :

          – des sanctions appropriées en cas de manquement ou d’agissement contre les intérêts des mandants,

          -de sanctions lourdes en cas de truande ([modéré], évasion fiscale, corruption, détournements…),

          – des sanction exemplaires la mise en danger de la vie d’autrui a court terme (affaire Servier, Amiante, Roundup…) et à long terme (Nucléaire et sa pollution millionaire, gaz de schiste…).

          L’interdiction d’exercer sur le territoire à toute entreprise ayant pratiqué la corruption politique (non rétroactivement, sinon on va avoir un problème sérieux de transition) et la fin de l’irresponsabilité individuelle des firmes et sociétés anonymes lorsqu’il y a des crimes, comme la diffusion des produits dangereux et cancérigènes par Monsanto alors que ça fait au moins 20 ans que leur propres études l’ont prouvé.

          le tout avec un possibilité des citoyens de participer à l’élaboration, au contrôle et la réalisation des projets, et non pas se contenter de pseudo-consultation pipées ou l’on choisi oui-non d’après une plaquette en papier glacé.

          Les “élites” ne risquent pas de changer s’ils ont l’impunité de leurs actes.


        • Chris Le 18 juin 2017 à 12h52
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          “La seule solution consiste à ce que TOUTES les règles et les lois soient approuvées par L’INTÉGRALITÉ de la population”

          Là, vous faites une très dure critique de la démocratie directe (votations et référendums d’initiative) suisse, qui connait, elle aussi, ses électeurs paresseux !!!


      • Dufour Le 18 juin 2017 à 23h51
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        Ici le troisième tour:
        Lundi 19 Juin: mobilisation générale dans toute la France
        https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/180617/lundi-19-juin-mobilisation-generale-dans-toute-la-france
        Il s’agit maintenant, de faire grossir encore un peu plus le rassemblement de Lundi 19 juin. Partageons l’événement sur les réseaux sociaux, informons du rassemblement sur nos sites, diffusons auprès de nos camarades et amis. Faisons de cette échéance un succès énorme, vers le renversement de MAC40 et son monde.


    • calal Le 18 juin 2017 à 10h11
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      je ne peux pas cautionner ce texte ecrit par un homme blanc mort: c’est le mal.


    • Thierry Le 18 juin 2017 à 22h42
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      Mirbeau était libertaire et anarchiste. Il y en avait pas mal, à l’époque (Proudhon, ..) mais c’est un mouvement politique qui s’est essoufflé. Pratiquement personne ne se réfère plus à l’anarchisme de nos jours.

      Donc il n’y pas trop lieu de lire cet texte dans une optique contemporaine. Les contextes ont changés.


      • Dufour Le 18 juin 2017 à 23h53
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        C’est tout le contraire: les abstentionnistes ne cessent de croitre en nombre depuis le coup d’Etat de 1958.


        • Thierry Le 19 juin 2017 à 00h12
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          Certes, mais rien n’indique que les abstentionnistes sont majoritairement libertaires et anarchistes. Leur raisons pour ne pas voter ne sont plus cettes de Mirbeau ou de Prudhon.


      • Kopkounine Le 25 juin 2017 à 16h18
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        Je ne suis pas d’accord: certes, l’anarchisme est épuisé, mais au moment où les multinationales ont un pouvoir qui dépasse celui des états, c’est une pensée à laquelle il est urgent de se ressourcer. C’est par la lutte économique que Ghandi a libéré l’Inde….


  2. Ralphe LEBŒUF Le 18 juin 2017 à 07h10
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    Rien n’a vraiment changé.
    ” Les moutons vont à l’abattoir. Ils ne se disent rien, eux, et ils n’espèrent rien. Mais du moins ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera, et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que les bêtes, plus moutonnier que les moutons, l’électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des Révolutions pour conquérir ce droit.”

    Comme quoi, on n’apprend rien de ses erreurs.


    • Thierry Le 18 juin 2017 à 22h43
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      Ce qui a changé, c’est que toutes les tentatives anarchistes (Mirbeau était libertaire et anarchiste) ont échouées. Donc peut être qu’on a appris de nos erreurs…


  3. LS Le 18 juin 2017 à 07h32
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    ” … c’est qu’à l’heure scientifique où j’écris … ”

    Écrire un truc pareil sur un objet humain, c’est compréhensible en 1888. Il serait temps qu’en 2017, on ait enfin abandonné toute revendication à une illusoire scientificité objective sur ces sujets là.

    Sinon, beau texte, toujours d’actualité.


    • PierreH Le 18 juin 2017 à 13h02
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      Ouais bon, c’était encore l’époque où le scientisme avait une certain aura, faut toujours contextualiser un minimum… On ne va quand même pas modifier le texte selon l’humeur de qui le publie à un moment donné ^_^


  4. Louis Robert Le 18 juin 2017 à 07h52
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    “Les moutons vont à l’abattoir. Ils ne se disent rien, eux, et ils n’espèrent rien. Mais du moins ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera, et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que les bêtes, plus moutonnier que les moutons, l’électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des Révolutions pour conquérir ce droit… Je te l’ai dit, bonhomme, rentre chez toi et fais la grève.”

    Ce texte est immortel.


    • Hariciophile Le 18 juin 2017 à 12h45
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      Il faudrait peut-être cesser de mépriser “les moutons à l’abattoir” pour remettre en causes ses propres capacités :

      – Pourquoi les électeurs se comportent “comme des moutons à l’abattoir” ?

      – Objectivement, se comportent-ils réellement comme tels ? Est-ce aussi simple ? Quelle est la part de manipulation vu les centaines de millions (qui peuvent se compter en milliards si on inclue le lobbying de la guerre et de l’espionnage généralisé) qu’on lui consacre par an ?

      – Fait-on ce qu’il faut pour qu’ils aient les moyens de réellement choisir leur sort et avoir un comportement plus constructif et “long-termiste” ?


      • Louis Robert Le 18 juin 2017 à 20h48
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        Relisez ce texte. Il est très respectueux desdits moutons qui, eux, n’étant pas si bêtes, comme il est dit, ne se laissent pas manipuler comme le fait l’électeur qui, effectivement, aujourd’hui même comme hier, encore et toujours, “nomme son boucher et choisit son bourgeois”.


        • Haricophile Le 18 juin 2017 à 20h59
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          Je ne parlais pas de ce texte que je trouve excellent, mais des commentaires qu’on trouve un peu partout où des désabusés finissent par dériver vers le mépris. Je suis le premier à me persuader de lutter contre cette tendance, l’actualité me rendrait facilement misanthrope s’il n’y avait de ci de là des personnes merveilleuses pour redonner un peu de courage.


    • tepavac Le 19 juin 2017 à 01h10
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      Il est vrais qu’à un moment de lassitude, après avoir trop lutter vainement, après s’être désolé de la vacuité des réponses à nos volontés, nous en sommes réduit à espérer ce suicide moral et cette annihilation de la pensée, pour que ne subsiste que cette émotion primaire, celle de l’instinct de survie.

      Quel piètres guerriers, que ces nemrods de l’intellectualisme cantonnés dans leur univers étriqué et borné par leur impuissante activité.Qui faute de s’épanouir, faute de s’imposer, faute cardinale de se remettre en question et d’accepter leur propres erreurs, décrètent du haut de leur médiocrité, que c’est la vie qui est vaine.

      Hé bien suicidez -vous en silence et ne faite pas déshonneur à ceux qui ont réellement donné leur vie pour que vous puissiez en palabrer.
      Ouais! le 18 Juin…..


      • Haricophile Le 20 juin 2017 à 11h08
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        Au fil des clavardages sur l’oiseau bleu :


        #Votedeconfiance : de courageux #frondeurs se révoltent et menacent de ne rien dire du tout !

        Pour plus d’informations:

        Un député qui s’abstient, c’est quelqu’un de courageux, de rebelle, on l’appelle frondeur et on tremble devant lui. On le paie environ 5k€ net par mois, ce qui est justifié par sa courageuse prise de position qui consiste la plupart du temps à ne rien dire, tout en faisant savoir qu’il n’est pas complètement d’accord avec ce qui vient de se dire.

        Un électeur qui s’abstient, c’est un chômeur, un assisté, quelqu’un qui ne tient pas compte du fait que des gens sont morts pour lui (non pas Jésus, d’autres gens) afin qu’il puisse voter, alors que lui ne se donne même pas la peine d’y aller, voter. Ingrat, il refuse donc de donner sa langue afin que l’on puisse s’abstenir à sa place au milieu des dorures des palais français. Pire, il fait le jeu du fn. Ah le salaud.

        C’est quand même pas compliqué !


  5. Michel Ickx Le 18 juin 2017 à 08h03
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    Mirbeau avait tout compris il y a 129 ans!
    Aujourd’hui 51% des électeurs ont compris. Faudra-t-il attendre l’an 2146 pour que la totalité des électeurs comprennent?
    Blague à part, l’argument de “l’abstention ne sert à rien” est l’ultime tentative de la mafia politique pour trouver des voix. A 51% d’abstention les partis se déchirent et il faut inventer une association ni droite ni gauche avec un candidat miracle plus toute la puissance de la presse pour leurrer les 49% de croyants restants.
    A 60 ou 70% le système n’aura plus aucune crédibilité.
    Courage, on approche.


    • Shirmeck Le 18 juin 2017 à 08h16
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      Je suis également de l’espèce abstentionniste (en tout cas le plus souvent), mais ne nous payons pas de mots : en effet, l’abstention ne sert à rien. Le système a perdu sa crédibilité depuis bien longtemps, et n’a eu besoin d’aucune progression dans la “grève de l’électeur” pour cela.
      Ajoutons ceci : un président pourrait être élu en 2146 par 2% des inscrits, soit tous ceux qui espèrent encore tirer quelques prébendes de son arrivée au pouvoir, on lui confierait immédiatement et sans hésitation les codes nucléaires et toute la panoplie qui lui permettrait, le cas échéant, d’imposer la “légitimité” que les urnes ne lui auraient pas conférée.
      L’abstention permet, au mieux, de se sentir propre. Au pire, complice. Je me suis abstenu au second tour de l’élection présidentielle, mais si MLP était passée, je l’aurais eu mauvaise…


      • Hariciophile Le 18 juin 2017 à 12h51
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        Moi je l’ai eu mauvaise au premier tour. Le second tour n’ayant jamais été pour moi qu’une pantalonnade, je ne vois pas en quoi Macron est mieux que Lepen, attendez un peu le déroulement du mandat et vous allez comprendre si vous avez encore des illusions là dessus.


      • Michel Ickx Le 19 juin 2017 à 15h06
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        @Shirmeck,
        A-t-il vraiment perdu sa crédibilité?
        Je ne le pense pas. Il lui a suffit de changer un peu le scenario avec un candidat vêtu d’un habit neuf, une brillante campagne de presse, une association de citoyens au lieu d’un parti. Pour trouver un nombre suffisant de nouveaux croyants et monter un gouvernement crédible.

        N’est ce pas le même système avec un habile montage ?
        Et avec des élections 100% démocratiques. Du moins apparemment.


    • RGT Le 18 juin 2017 à 10h41
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      Finalement les penseurs du XIXè siècle étaient largement en avance sur notre temps car ils avaient TOUT compris mais personne ne prend leurs analyses en compte.

      Un autre penseur que j’apprécie, Proudhon, en 1851 :

      “Être gouverné, c’est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, par des êtres qui n’ont ni titre, ni la science, ni la vertu…

      .. …

      Voilà le gouvernement, voilà sa justice, voilà sa morale ! Et qu’il y a parmi nous des démocrates qui prétendent que le gouvernement a du bon ; des socialistes qui soutiennent, au nom de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, cette ignominie ; des prolétaires qui posent leur candidature à la présidence la République !”

      Je pense que vous connaissez ce texte , sinon cherchez-le.
      Vous verrez qu’il n’a pas pris une seule ride.


      • Loxosceles Le 18 juin 2017 à 18h27
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        Depuis, la “Propaganda” et la double-pensée sont passées par là… La pensée a été distordue avec les mots. Il y a de plus en plus d’abstention, mais il y a aussi des personnes qui sont conditionnées comme jamais, et en masse.

        Il semble pourtant que cet assaut contre la pensée montre des signes d’échec de plus en plus clairs, mais dont les effets restent à démontrer. Je pense malheureusement que l’imposture actuelle sera remplacée par une autre, nouvelle, Macron n’étant qu’une première tentative dans ce sens, les prochaines pouvant emprunter des traits d’apparence écologique, par exemple (on s’en rapproche déjà avec la nomination de Hulot). Le greenwashing est un avenir possible de la politique, qui aura été préparé par toutes sortes d’autres assauts contre la libre pensée, avec l’imposition de faux consensus faussement écologiques qui sont le cadet des soucis de la caste encore au pouvoir.


        • Bouddha Vert Le 18 juin 2017 à 23h06
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          Si ce sont toujours Gaël Giraud et the shift project qui épaulent Hulot, ce ne sera pas du green washing.
          Mais il n’est pas du tout certains que Hulot conserve sa place, le new Government français nous en dira plus.


    • Dufour Le 18 juin 2017 à 23h57
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      Concernant ceux qui créent les richesses ou la jeunesse, nous sommes déjà aux deux tiers d’abstention.


    • tepavac Le 19 juin 2017 à 01h26
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      “Aujourd’hui 51% des électeurs ont compris”

      S’ils avaient compris, ils seraient comme les Crétois, la trique à la mains en train de bastonner les gigolos de la politique sur le chemin de leur exile vers le mont des parias.

      Quand aux “abstentionnistes”, on devrait leur ôter tous leur Droits de Citoyen et les reléguer dans la jungle des Droits naturels avec leur pairs et pour seule police celle du plus apte.
      Décidément, le confort d’une société trop protectrice est source de trop de lâcheté.
      Tout ceci est honteux, pour ne pas dire criminel.Beurk!


      • Pascalcs Le 19 juin 2017 à 02h44
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        Et les (abstentionnistes) exempter de tout impôt…


  6. Fabrice Le 18 juin 2017 à 08h03
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    N’étant ni Balzac ni Charcot je tente sans risque une réponse simple Monsieur Mirabeau.
    Le sapiens est l’animal social par excellence! Nul ne sais vivre sans le groupe qui lui ressemble et dans lequel il est accepté. Ainsi, ceux qui se ressemblent s’assemblent et c’est dans cette banale évidence que s’épanouissent toutes les paix sociales.
    Pour autant, comme Emmanuel Laborie, je crois qu’il existe des dominants et des dominés et des autonomes, dans chacune des classes et dans des proportions aussi déterminées et utiles que le nombre d’or.
    Ainsi le groupe laborieux a toujours nouri son maître car totalement dépourvu de moyens, d’outils et plus encore de volonté pour organiser sa paix sociale!
    Tous les groupe sociaux de mammifères ont des codes de soumissions à la loi du plus fort; nous, le vote.
    …et même la formidable ” transversalité” d’Internet, je crois , ni changera pas grand chose.


    • LS Le 18 juin 2017 à 09h47
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      Au sujet de votre 1er § : Oui, c’est une difficulté réelle mais c’est pour cela que J.Sapir (par exemple) insiste sur la définition politique de la nation qui a l’ambition de construire un groupe pérenne (sans trop de violence) un minimum pluraliste. On peut aussi appeler cela l’ambition républicaine via le débat public (politique), ou l’objectif libéral via un état de droit technocratique.

      Au sujet de votre 2ième § : en ce qui concerne les constructions économiques, sociales et culturelles de l’être humain : hormis des aspects fondamentaux (inceste, cannibalisme…), il n’existe pas de “loi naturelle”.


      • Sandrine Le 18 juin 2017 à 10h37
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        Le cannibalisme a été pratiqué dans de nombreuses sociétés (dont la Chine encore au XXe siècle).
        La loi naturelle fondamentale ça serait plutôt justement la loi de la survie, donc la loi du plus fort. La fonction du groupe (la nation) serait, dans ce sens, comme dit Hobbs, d’éviter “la guerre de tous contre tous”.
        La fonction du vote c’est la même chose : il sert à désarmer le peuple et à canaliser son agressivité.
        Et justement, en ce moment, en France, de ce coté là, c’est plutôt raté…


        • tepavac Le 19 juin 2017 à 01h42
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          “La fonction du vote c’est la même chose : il sert à désarmer le peuple”

          Hé bien on peut le voir ainsi, cependant l’être civilisé peut répondre que c’est précisément pour éviter de s’entre-tuer que les inter-actions individuelles doivent se borner par le “dialogue” démocratique.

          Le fait que les lois bornant cette inter-action ne soient pas respecté est de la responsabilité de la population. Si elle cesse de faire respecter ces lois et que des malandrins en profitent, nul ne peut en incriminer le principe.


        • Haricophile Le 20 juin 2017 à 11h35
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          Le canibalisme a peut-être été pratiqué ponctuellement pour la survie, mais en général c’est pour des croyances religieuses : Tu prends les qualités de ce que tu mange, la force du taureau, le courage et la force de ton ennemi… ce genre de croyances dont nous avons encore des traces dans le langage, voire qui ont des influences même dans les milieux scientifiques car enracinés dans notre culture. Inutile de dire que les traces sont bien plus profondes dans le milieu politique qui n’a jamais été constitué majoritairement de progressistes… c’est d’ailleurs une piste sociologique à creuser dans l’organisation de nos sociétés si on veut progresser.

          D’autre part je me méfie comme une peste du “naturel”, la vision que l’on a de la nature ne correspond pas toujours à sa réalité, et malgré tout nous faisons partie de la nature. La nature, c’est un ensemble infiniment complexe d’interactions entre beaucoup de choses, il me semble que “loi naturelle” est généralement un concept philosophique d’un autre âge à manipuler avec des pincettes et un masque.


    • calal Le 18 juin 2017 à 10h16
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      la ou je serai d’accord avec vous,c’est d’inclure les theses ou l’etude de laborit dans le programme de l’education nationale. mais il y a deja tellement de choses bien plus importantes a transmettre aux generations suivantes de concitoyens actuellement deja presentes dans ces programmes de notre chere (!) ed nat…


  7. Macarel Le 18 juin 2017 à 08h21
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    Très bonne analyse de Jérôme Sainte-Marie sur Polony.tv

    Les classes bourgeoises libérales de gauche et de droite ont fusionné derrière Macron pour défendre leur intérêt commun de classe.

    Les classes populaires sont éclatées entre FN et FI, et elles ne peuvent fusionner.

    Au final il ne faut plus parler de droite et de gauche, mais de haut et de bas. Le haut a une très forte conscience de ses intérêts classe et s’unit pour les défendre.

    Le bas n’a pas conscience de ses intérêts de classe ou se fout de la politique, est divisés entre des extrêmes inconciliables, ou reste à la maison.

    Le phénomène Macron a au moins le mérite de clarifier les choses, la classe minoritaire de la bourgeoisie libérale, qui représente 15% des inscrits, va avoir à la chambre plus de 70% des sièges. Les classes populaires “nada” ou presque, ce n’est pas nouveau, mais là ça devient caricatural !

    Notre démocratie n’est pas participative, ni directe, mais elle n’est évidemment même pas représentative du peuple dans sa diversité. En fait notre régime est une monarchie élective quasiment censitaire dans les faits, et le parlement représente une aristocratie minoritaire, à supposer que ce soient encore les meilleurs de la classe libérale bourgeoise que le vote va envoyer au parlement.

    1789 : une révolution pour rien, ou presque…


    • Macarel Le 18 juin 2017 à 09h00
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      Et la défense des intérêts de classe du “haut” passe par une nouvelle “Loi travail” durcie, et une institutionnalisation de l’état d’urgence pour faire face aux probables révoltes d’au moins certaines parties des milieux populaires soumis à une exploitation de plus en plus dure du fait des “réformes” qui vont leur être appliquées dans l’intérêt des milieux capitalistes, nationaux et internationaux.
      Mais aussi pour réprimer la contestation de nature “écologiste”. Puisque écologie et intérêts du capital ne font pas bon ménage non plus.
      Pour résumer : Capitalisme et Démocratie sont incompatibles.


    • bili Le 18 juin 2017 à 10h19
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      Merci, d avoir publié l excelente analyse de Jérôme sainte-marie!
      Interview GRATUIT de Jérôme, qui reprend cette analyse:

      http://mobile.francetvinfo.fr/politique/marine-le-pen/jerome-sainte-marie-politologue-marine-le-pen-est-confrontee-a-une-rediabolisation-via-les-medias-via-la-rue_2177471.html


    • Julien Le 18 juin 2017 à 22h40
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      Nous avons une inversion de la lutte des classes. Ils ont réussi à éclater la classe populaire entre misère et espérance de consommation, la classe moyenne comment petit à petit à exploser.
      Il n y a plus de conscience collective, tout à vole en éclat. Un individualisme exacerbe, une recherche du bonheur pour soi et non au pluriel.


    • Arienam Le 20 juin 2017 à 13h22
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      ” Les classes populaires sont éclatées entre FN et FI, et elles ne peuvent fusionner. ”

      Et c’est exactement afin d’atteindre ce but qu’ “on” les a poussé en avant dans les médias (toute proportion gardée vis à vis de “LREM”, mais déjà infiniment plus que la vraie dissidence politique).

      Le FN et la France Insoumise servent effectivement à parquer les mécontentements mais ne pourrons jamais rassembler suffisamment d’électeurs en leur sein pour remporter la décision (ou obtenir une part plus importante du parlement) parce qu’ils ont des marqueurs d’extrêmes bien reconnus, repoussants pour les électeurs de “l’autre bord”.


  8. Coulon Le 18 juin 2017 à 09h31
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    Le vote c’est pour les cons! Si une grosse majorité de citoyen ne voté plus … Fini les politiques , fini les lavages de cerveau . Un exemple ,le Danemark ou la Finlande .Des pays ou on vote pour un programme ,et pas pour une personne ! Ceux qui nous gouverne ne nous apporte que des mots.


    • tachyon Le 18 juin 2017 à 09h49
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      Grave erreur. Ne pas voter :
      1 – n’évite pas le lavage de cerveau par la caste financiaro-médiatico-publicitaire,
      2 – satisfait pleinement de la classe d’en haut (voir Macarel ci-dessus).


  9. Bonsensiste Le 18 juin 2017 à 09h59
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    Ennfin , quelqu un qui m a reconnu !

    je signe mes courriels aux poliotiques avec la mention suivante depuis plusieurs annees :

    Le Bonsensiste, greviste du vote inutile .


    • Alfred Le 18 juin 2017 à 21h12
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      Si j’étais un politicien je ne pense pas que je perdrais du temps à lire quelqu’un qui m’annonce d’emblée qu’il ne vote pas. C’est … du simple bons sens politicien.
      (C’est juste pour vous taquiner hein.. mais enfin qu’elle est la logique ?)


  10. Jules Vallés Le 18 juin 2017 à 10h36
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    1) S’inscrire sur les listes électorales
    2) Ne voter qu’en cas de référendum d’initiative populaire…

    CAD jamais!

    Euh…J’aurais quand même peut-être eu envie de voter pour ce bon Octave Mirbeau!!


  11. Jean-Claude Ract Le 18 juin 2017 à 11h08
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    Citation de Louis-Ferdinand Céline : “Les hommes torchent [torchent!…] les lois, les femmes font l’opinion”. Et leur opinion, rien à faire, c’est Macron.
    Rien à voir. Quelque chose me chiffonne avec le sigle FI. Avec l’ingénieux logo qu’ils se sont trouvé il faudrait comme Jarry avec Phynance, dire : La Phrance Insoumise, la PHI, abrégée en Rance Insoumise, la RI.


    • lvzor Le 18 juin 2017 à 19h47
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      “Quelque chose me chiffonne avec le sigle FI”

      — Fi donc! 😀


      • Jean-Claude Ract Le 20 juin 2017 à 07h24
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        On pourrait dire aussi la FRI : Les palotins ont FRI, ils ont tout compris.


  12. some Le 18 juin 2017 à 11h23
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    bah ça me fait une belle jambe.

    Si je vais au bout de l’idée, je finis cynique qui ne croit en rien, qui ne vis que pour lui, sans espoir pour le lendemain.

    Autant arrêter de vivre avec ce genre de logique, pourquoi vivre pour voir un lendemain toujours pire que la veille lorsque même l’espoir n’est pus de la partie ?

    Alors oui, c’est un texte réaliste, qui se voudrait le réveilleur de velléités endormies.
    “Certes”, mais j’attends plus que se tas de viandes fraîche pour nourrir le mal être des âmes,
    je ne peux me suffire de proses et de jolie mots.

    C’est le genre de texte après l’avoir lu, j’ai envie que tout change, d’une manière ou d’une autre, par la force ou la contrainte, la violence même, mais déjà, de mon humble compréhension, je comprends que la violence pour la violence est inutile.
    Que le changement, pour le changement de décor, c’est une blague française de 1789.

    Alors finalement j’ai lu ce texte, je n’ai pas plus de réponses, j’ai toujours aussi mal,
    amicalement, j’en dis que c’est de la merde.


  13. DidierF Le 18 juin 2017 à 13h33
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    J’avoue être tenté par une expérience. Il s’agirait de mettre ce texte sous un nom comme celui de Jean-Baptiste Botul et de le publier dans un lieu visible.

    Je me demande en combien de temps Mirbeau se retrouverait espion russe ou agent poutinien.

    Il est mort donc il ne risque rien.


  14. Caliban Le 18 juin 2017 à 19h45
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    Merci d’avoir sorti Octave des limbes de l’histoire 🙂
    (coïncidence, M. Janneney a également eu cette heureuse idée il y a peu : https://www.franceculture.fr/emissions/concordance-des-temps/actualite-doctave-mirbeau)

    1888 … c’est deux ou trois ans après la crise boulangiste. Qui s’est dénouée non pas comme l’écrit la légende (noire) par le suicide du général mais par un tripatouillage du code électoral. Que l’on doit à nos chers “républicains”, du même acabit que ceux qui prétendent l’être aujourd’hui mais qui ont surtout en commun de se méfier du peuple.


  15. Larousse Le 18 juin 2017 à 21h25
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    R E M : majorité absolue :… l’expérience continue sur une non validation absolue d’une grande majorité des Français.
    J’entendais à la radio un “assesseur” qui critiquait ainsi à Europe 1 les abstentions :”Comment ne pas participer à la suite logique de l’élection présidentielle !” Ainsi, avec son ton, il en appelait tout simplement à un plébiscite pour ce président Macron.
    Après ça comment voulez-vous convaincre de participer à des élections ???


    • Julien Le 18 juin 2017 à 22h43
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      Pas de panique, l abstention c est du au soleil et à la plage selon nos journalistes, pas de mise en cause du système et en plus, ça permet de faire l abstentionniste pour un égoïste fainéant.
      Des que le sujet parlait d abstentionnisme, la phrase commençait par : “le soleil, la température, la plage etc.


      • Haricophile Le 18 juin 2017 à 22h54
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        C’est certains que ces gens qui savent mieux que tout le monde comment vivent plus de la moitié des Français, représenté dans moins de 2% du temps télévisuel, savent que cette moitié de Français qui n’a déjà pas les moyens de partir en vacances en été ont payés une place d’avion à toute leur famille pour s’offrir la plage aux Baléares juste pour le week-end au lieu de remplir leur devoir de citoyen. Si c’est les experts télévisuels qui le disent, c’est vrai. Ils ont raison en plus d’être méprisant, tellement leurs savoirs et leur intelligence est supérieure.


  16. Un_passant Le 18 juin 2017 à 21h35
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    Les élections conduisent à élire des personnes qui veulent être élues. Etre “élu”‘. N’est pas incroyablement narcissique et même mégalo?

    Faudrait-il voter, non pas pour des hommes, mais pour des projets qui auraient ensuite valeur de loi? L’humain est-il suffisamment mûr pour cela? Est-ce seulement réaliste face à la complexité du monde? Je ne pense pas.

    Il n’y a aucune solution réaliste, l’humain étant incapable ou disons, trop rarement, capable de se montrer à la hauteur des enjeux.

    L’humain se croit rationnel, ce qu’il n’est malheureusement pas, sinon marginalement, dans tous les cas, pas assez.


    • Haricophile Le 20 juin 2017 à 11h58
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      L’humain se croit rationnel, ce qu’il n’est malheureusement pas, sinon marginalement, dans tous les cas, pas assez.

      Je ne te donnerais pas tort, mais je pense surtout qu’il y a deux problèmes :

      – La mise à disposition d’outils d’une puissance incommensurable : le fameux “irréversible progrès scientifique” n’est un progrès que si les outils sont bien employés ce qui n’est clairement pas le cas. A chaque fois qu’on sort un outil génial et puissant, la première chose que les [#### CENSORED ####] en font sont des armes de guerre pour détruire.

      – La capacité à s’organiser socialement non plus dans les petits groupes mais dans des très grands groupes inclus dans un meta-groupe de http://www.populationmondiale.com/ milliards d’individus organisés à l’échelle de la planète.

      Pour le deuxième point, la structure pyramidale classique est totalement dépassée et produit essentiellement des effets pervers. Je ne vois pas comment on pourrait sortir de l’impasse sans repenser des structures “maillées” à l’échelle humaine, à la manière du fonctionnement (technique) d’internet.


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