Source : Vu du droit, Régis de Castelnau, 09-07-2013

[…]

Histoire de remettre les idées en place, le 18 juin, j’ai relu cette page des Mémoire de guerre ou de Gaulle décrit son arrivée à Londres : «je m’apparaissais à moi-même, seul et démuni de tout, comme un homme au bord d’un océan qu’il prétendrait franchir à la nage. »

Pour faire bonne mesure, je me suis repassé plusieurs documentaires, surtout ceux d’Antoine Casubolo intitulés « les derniers compagnons ». Ensemble de témoignages de ces Français libres distingués par le titre de «Compagnons de la Libération » qui leur fut décerné par de Gaulle. Au-delà de l’émotion et de l’admiration que l’on éprouve à entendre tous ces héros s’expliquer avec tant de simplicité, on ne peut s’empêcher de se poser, lancinante, la question : comment quelques garçons de 20 ans, de toutes origines sociales, géographiques et politiques, ont pu faire le choix, alors que tout était perdu, la nation effondrée, les élites légitimes appelant à la soumission, de partir sans armes, sans bagages, sans même savoir où aller, simplement pour continuer le combat ? Je dis quelques, car ils furent peu nombreux. Comme l’a dit Elizabeth de Miribel qui fut la secrétaire de Charles de Gaulle, Londres n’était pas une ville où on arrivait, c’était une ville dont on partait… André Maurois, Raymond Aron, Jean Monnet, Alexis Léger, tous les notables fuyaient pour le confort et la sécurité des États-Unis. Alors, chacun de ceux qui étaient à l’époque, de très jeunes hommes donne son explication. Tous, quelle que soit leur origine ou leur parcours, parlent à leur façon, de la France, du caractère inacceptable de la défaite. Et de la nature de l’ennemi. Et ils racontent le combat, la victoire, le difficile retour à la vie civile.

Maurice Halna du Fretay a été tué aux commandes de son avion lors du raid canadien sur Dieppe en août 42. Il avait rejoint l’Angleterre en novembre 40 après avoir, remonté pièce à pièce un vieil avion qu’il avait réussi à faire à atterrir en terre anglaise. Interrogé, après cet exploit, sur ses motivations il avait répondu simplement : « Je suis pauvre comme Job, je suis libre comme l’air. Je ne suis plus vaincu ».Dans la sociologie particulière de ce groupe étrange, les aristocrates étaient les plus nombreux. En général les cadets de famille. Ils eurent le taux de pertes le plus élevé. Normal.

Il y avait, beaucoup de bretons, de ces marins têtus qui payèrent un si lourd tribut à la bataille de l’Atlantique. Des intellectuels, des enseignants, des étudiants. Peu de paysans et d’ouvriers, catégories assommées par la défaite et la destruction du Parti Communiste. Ils se rattraperont.

Il y avait des juifs, aussi comme André Zirnheld jeune professeur de philosophie alsacien, premier officier parachutiste français tué à l’ennemi en juillet 1942 et auteur de la fameuse prière du para. Lazare Pytkowicz, « Petit Louis » qui commença la résistance en novembre 40 à l’âge de 12 ans ! Il s’enfuit du Vel’ d’Hiv’ en juillet 42. Devint agent de liaison. Arrêté trois fois par la Gestapo. Évadé trois fois. Il aura affaire à Klaus Barbie. Torturé, on lui demande s’il aurait parlé. Il répond non en souriant, jamais ! Puis se reprend et dit, confondant de modestie : « Mais, attention, je n’ai pas subi le supplice de la baignoire. Seulement les coups ». Il attendra en vain au Lutétia, ses parents et ses sœurs restés à l’intérieur du Vél d’Hiv. Sa Croix de la Libération lui sera remise dans le bureau du proviseur où il a été convoqué pendant la classe qu’il a reprise à la Libération.… Il a 16 ans.

Le communiste Jean Devé chef de district à la gare de Villedieu les Poêles rejoint Londres en juin 40. Il organise la sortie de Bir Hakeim en juin 42, s’élance le premier sur son Bren Carriers, pour ouvrir la voie aux ambulances chargées des blessés transportables, « hurlant à la bataille », arrêté par un obus antichar en pleine poitrine.

« Une mère, ça ne doute de rien ». Madame Moore habite à Louvigné-du-Désert, à quelques kilomètres de Villedieu les Poêles. Ses deux fils, Fred et Gaston, sont partis en Angleterre, en bateau à voile le 19 juin 1940. Depuis, aucune nouvelle. Au soir du 3 août 1944, la grand-rue de Louvigné résonne du passage incessant des troupes alliées qui viennent de s’engouffrer dans le sillage de la percée de Patton.« Mme Moore, Mme Moore, il y a des français, c’est l’armée Leclerc ! » C’est pourtant vrai ! Madame Moore avise un gaillard dans son half track :

«-Dites moi, vous n’auriez pas connu les frères Moore?

-Fred et Gaston ? Ils sont justes derrière. Mon lieutenant, on vous demande ! »

« Ce furent les retrouvailles » nous dit sobrement Fred d’une voix qu’il essaie d’affermir.

Des ecclésiastiques aussi, comme le truculent abbé de Naurois, antinazi farouche, Compagnon de la Libération et Juste parmi les nations, qui débarqua le 6 juin 1944 avec le commando Kieffer armé de son seul missel. Daniel Cordier, bien sûr, personnage extraordinaire. Dont la voix se brise lorsqu’il raconte son arrivée à l’Olympia Hall, lieu de rassemblement de la poignée de français « qui ne s’étaient pas couchés devant l’ennemi » au début du mois de juillet 1940. Arrivée de nuit, toutes les fenêtres éteintes. Qui s’allument les unes après les autres et des voix qui se répondent parlant du pays d’où elles viennent: Brest ! Concarneau ! Bayonne ! Rouen ! Paris ! Et la marseillaise qui éclate. « La plus belle que j’ai jamais entendue ». On veut bien vous croire, Monsieur.

Des militaires, finalement pas mal. Égaux à eux-mêmes. Leclerc, Koenig, Amilakvari, le prince géorgien, tant d’autres. J’ai une prédilection particulière pour Edgar de Larminat. Que de gaulle gratifiait d’une amitié « circonspecte ». Dont je recommande la lecture des « chroniques irrévérencieuses » particulièrement savoureuses. Sa définition de Leclerc en 1943 : « c’est le gaillard qui vient vous regarder sous le nez d’un air méchant, vous écrase le pied en vous bousculant et vous chipe votre mouchoir. Au moment où vous allez-vous rebiffer, vous vous apercevez qu’avec ce mouchoir il a fait un service de table complet alors vous ne dites rien et donnez votre chemise. »

Tous antifascistes. Tous. Mention particulière pour ce juif tunisien qui n’avait jamais mis les pieds en France et a débarqué, un des 177 du commando Kieffer le 6 juin 44. Qui décrit cette journée, avec son accent pied-noir à couper au couteau et une mine rigolarde. Les Anglais qui s’effacent quand la barge, touche le sable, en leur disant : « Messieurs les Français rentrez chez vous les premiers ». La prise du Casino d’Ouistreham. Les camarades tombés. Sa voix qui change et se brise dans un sanglot lorsqu’il raconte l’honneur retrouvé. Comment, au soir du combat, le colonel anglais, commandant le régiment, blessé à la tête, se redresse pour les saluer et les pointant du doigt, leur dit : « vous, les Français, vous avez fait du bon travail. »

On terminera avec ceux pour qui le « no pasaran » veut vraiment dire quelque chose. Ces Espagnols de la retirada qui ont rejoint la France libre et formé une compagnie célèbre : «la Nueve » celle qui rentrera la première dans Paris en août 44 commandé par le capitaine Dronne à qui Leclerc avait dit :« Je vous donne le commandement des Espagnols. Ils font peur à tout le monde. Ils ne sont pas vraiment faciles. Vous devriez vous en sortir…. » Antifascistes ceux là aussi, des vrais, des rudes. Qui à leur grand désespoir, après neuf ans de combat, ne pourront pas rentrer dans leur patrie.

Ce vieil homme retiré dans sa maison de retraite en Bretagne, qui a combattu au Tchad, en Libye, libéré Paris avec la Nueve, qui n’a jamais voulu retourner en Espagne et reçoit dans sa chambre aux murs de laquelle est accroché le drapeau de la République espagnole au côté de la photo de son chef, Philippe Leclerc de Hautecloque, est-il le Miralles, dont parle Javier Cercas dans son magnifique roman, « Les soldats de Salamine »?

« Il pense à un homme fini qui eu du courage et l’instinct de la vertu et pour cela ne se trompa jamais ou ne s’est pas trompé au moment où il fut vraiment important de ne pas se tromper….à un soldat seul dans un interminable désert ardent, brandissant le drapeau d’un pays qui n’est pas le sien, d’un pays qui est tous les pays à la fois et qui n’existe que parce que ce soldat brandit son drapeau renié ». Antifascisme…

Il y a probablement plusieurs façons d’être antifasciste. Mais c’est une chose sérieuse. Ceux que l’on vient de saluer l’ont été dans des circonstances particulières, celles où l’on payait le prix dans sa chair. C’est la raison pour laquelle il faut traiter tout cela avec précaution et ne pas galvauder. Le ventre serait encore fécond…? Certainement, certainement, mais il ne faut pas manier les symboles et la mémoire n’importe comment. Et puis écouter, et réfléchir à ce que nous disent ces gens-là. Que pour être antifasciste il faut d’abord être patriote.

Source : Vu du droit, Régis de Castelnau, 09-07-2013

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En passant, il ne reste plus que 11 Compagnons de la Libération en mai 2017 :

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

69 réponses à [2013] L’antifascisme, le vrai. Par Régis de Castelnau

Commentaires recommandés

GLEB Le 06 mai 2017 à 04h13

Un grand bol d’air frais.
Un vrai recadrage du sens des mots. Merci

  1. GLEB Le 06 mai 2017 à 04h13
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    Un grand bol d’air frais.
    Un vrai recadrage du sens des mots. Merci


  2. ALM Le 06 mai 2017 à 05h19
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    Oui, c’est beau.
    Il eut été plus honnête de parler également des antifascistes de l’ultra-droite type AF, des résistants financés par Vichy (comme les réseaux alsaciens de Dungler) et de l’armée d’Afrique formée par Weygand et lancée dans la guerre contre l’Axe sur ordre de Pétain…


    • Fritz Le 06 mai 2017 à 06h25
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      Pétain n’a donné aucun ordre pour lancer l’armée d’Afrique contre les troupes de l’Axe. Il a même publiquement désavoué Darlan qui venait de s’entendre avec les Alliés en novembre 1942. Quant à Weygand, son défaitisme en 1940 aurait pu le conduire devant un peloton d’exécution. Cela dit, il n’a jamais collaboré, et à son retour à Marseille il avait même accepté de recevoir le jeune Jacques Baumel qui voulait le “convertir” à la Résistance. Mais voilà, l’antigaullisme de Weygand l’a emporté…


      • J Le 06 mai 2017 à 09h08
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        En juin 40, Weygand, intoxiqué sur ce point par les services allemands, était persuadé qu’il y aurait une insurrection communiste (comme en 1871, comme en Allemagne après 1918… ce n’était pas délirant même si les communistes n’en avaient aucune intention). C’est pourquoi il a exigé l’armistice. La capitulation (comme la Pologne, la Belgique, etc.) aurait permis aux forces françaises hors métropole, et aux Français hors métropole en général, de continuer la guerre aux côtés des alliés (réduits à l’Angleterre à ce moment) sans défier le gouvernement français quel qu’il fût. Mais elle ne laissait aucune force armée en métropole même pour s’opposer à cette insurrection.


      • ALM Le 08 mai 2017 à 05h03
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        “Pétain n’a donné aucun ordre pour lancer l’armée d’Afrique contre les troupes de l’Axe.”
        Si.
        Extrait du livre de Peter Tompkins, au sujet de la relance de l’Empire colonial dans la guerre, le 13 novembre 1942, in «Le meurtre de l’amiral Darlan»:
        « Laissés à eux-mêmes, les Français procédèrent à l’étude de la situation, et Darlan décida d’envoyer un nouveau message secret au maréchal lui demandant d’approuver leur décision.
        Il reçut d’Auphan la réponse suivante : « Accord intime du maréchal et du président Laval. Mais décision officielle soumise aux autorités occupantes. »
        Bien qu’en apparence énigmatique, cette réponse n’en était pas moins claire pour Darlan qui s’exclama, ravi, devant ses collègues : « On a l’accord du Vieux ! »
        Sur quoi Darlan câble à Vichy un dernier message secret.
        – Adieu. Bonne chance à tous.
        La ligne secrète fut détruite le lendemain par un technicien de la Marine. »


    • Owen Le 06 mai 2017 à 08h03
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      Il est normal que des communistes aient refusé un gouvernement bourgeois, soutien de capitalistes qui ont armé l’Allemagne nazie susceptible de détruire en URSS, la seule expérience socialiste populaire. http://mai68.org/spip/spip.php?article1324 et http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/17/94/94/400710-duclos-thorez-appel.pdf

      Il est normal que des militaires aient refusé l’occupation du pays par l’ennemi et se soient tournés vers Pétain, le vainqueur de Verdun, pour préparer les batailles à venir. https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Frenay

      Il est normal que des aristocrates et royalistes aient refusé la fin de l’espoir à un retour monarchiste, que des catholiques aient refusé l’idéologie nazie, d’essence païenne. http://www.voxnr.com/cc/d_france/EElpEyuZpEZfCDsHCx.shtml

      Il est normal que de simples patriotes, soucieux de préserver leurs champs et leurs usines pour leur descendants, aient pris le maquis.

      En général, une fracturation de la société mène à la guerre civile. Cette coagulation, cette prise commune qui a pu se faire entre des réseaux de souches idéologiques irréconciliables est bien la particularité de la Résistance. La sincérité des engagements de ces forces de caractères, a permis de cimenter les rébellions et d’éviter les ravages des emportements fanatiques.

      Une leçon que cette campagne électorale a insultée de bout en bout.


  3. thierry dechambre Le 06 mai 2017 à 05h22
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    J’en reste sans voix. Monsieur Berruyer nous avait gardé le meilleur pour la fin. Merci


  4. ZE Le 06 mai 2017 à 05h26
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    “pour être antifasciste il faut d’abord être patriote”. Francisco Ponzan Vidal doit se retourner dans sa tombe. https://fr.wikipedia.org/wiki/Francisco_Ponzan_Vidal


  5. Fritz Le 06 mai 2017 à 05h53
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    Les Français libres sont des Résistants, qui ont refusé l’évidence d’une défaite irrémédiable. Sursaut de fierté, conscience indomptable : ils ont misé sur l’impossible et gagné la guerre.
    Mais en 1940, combien parlaient de la “lutte contre le fascisme” ? A ma connaissance, ni le général de Gaulle, ni le lieutenant d’Estienne d’Orves, ni les pêcheurs de l’île de Sein.

    En se battant pour la France, ils ont assuré la défaite de l’Allemagne nazie et de l’Italie fasciste.
    En ce sens ils sont antifascistes : mais c’est une imposture de se prévaloir de ce terme quand on se bat pour les “valeurs” du capitalisme mondialisé, incarnées par qui vous savez.

    Cet amalgame scandaleux est facilité par les notions élastiques de fascisme et d’antifascisme. Voilà pourquoi je modifierais légèrement la conclusion de Régis de Castelnau : « pour être un résistant, il faut d’abord être patriote ».


    • Sandrine Le 06 mai 2017 à 10h24
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      Je suis d’accord avec vous : être anti-fasciste ce n’est pas la même chose qu’être patriote.
      On oublie aussi que le fascisme n’est pas vraiment un mouvement d’extrême-droite. C’est un mouvement qui veux dépasser la lutte des classe et qui sacralise la nation (unie de manière totalitaire). C’est donc un mouvement ni de droite ni de gauche, avec une forte composante sociale – voire socialiste dans le sens non marxiste du terme.
      C’est aussi un mouvement qui fait du nationalisme une sorte de religion séculière.. Du coup ça rend le combat des résistants patriotes assez proche du nationalisme fasciste. C’est juste une question de degré.
      Un autre point qui me paraît important à souligner: l’amalgame souvent fait entre anti-racisme et anti-Fascisme : les fascistes italiens n’étaient pas du tout racistes au départ. L’obsession anti-semite était propre au nationalisme allemand (et ce bien avant l’émergence du fascisme après la première guerre mondiale)


    • Legrelet Le 06 mai 2017 à 13h20
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      Que dire des prisonniers de guerre (dont mon père, dans la banlieue de Lille) qui le furent en protégeant le ré embarquement de l’armée anglaise … guerre déclarée par le gouvernement anglais puis le Front popu !


  6. fanfan Le 06 mai 2017 à 06h55
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    La constitution française ayant été invalidée par les nombreuses modifications illégitimes des dernières années et la démocratie ayant été annulée par le décret de Manuel Valls du 5 décembre 2016, si des élections ont lieu hors d’un cadre légitime, cela revient à demander aux Français d’élire un dictateur qui pourra établir les règles à sa convenance.
    La « souveraineté du peuple » est la base des Droits de l’Homme, reconnue par le Droit international et précisée par la charte des Nations-Unies. Hormis un gouvernement démocratique, la seule expression de cette souveraineté reconnue internationalement est un « Conseil National de Transition » composé de citoyens qui, par leurs investigations personnelles, ont commencé à découvrir les réalités et surtout l’illégitimité des gouvernants, et se sont réunis en ce Conseil.
    http://www.conseilnational.fr/liste-des-experts/


  7. LBSSO Le 06 mai 2017 à 07h10
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    L’antifascisme n’est pas la bonne rhétorique vis-à-vis du FN.

    Je me suis décidé à écouter le débat TV en rediffusion.

    -Je ne reviens pas sur le cas EM , le Vide arrogant technocratique .
    -MLP , ses conseillers : incompétents, superficiels.
    Comment peut-on, des années durant, établir une stratégie de dédiabolisation, se donner une image de présidentiable sereine, féminine, cultivée sur une affiche de deuxième tour et argumenter aussi pauvrement dans ce débat. Pour rameuter « les mélenchonistes » ? Vous avez tort de les prendre pour des ânes.
    Les angles pour « attaquer » EM ne manquaient pourtant pas.
    Un seul exemple, choisi car débattu ici : regardez la manière minable dont elle s’est emparée de la question du patrimoine d’EM. Un gâchis !
    35 ans que ce parti stérilise des débats essentiels pour la France. Sert de repoussoir. Et je ne parle pas de l’instrumentalisation de l’immigration.
    Pire : ces dirigeants successifs trahissent la confiance. Donnée par des gens, dignes eux, qui souffrent ou s’inquiètent. Alors oui, j’espère que ce parti fera un score inférieur à ses objectifs et implosera. Laissant la place à des gens sérieux, responsables et dignes de porter, pour et avec le peuple français, des idées ambitieuses et respectueuses de sa mémoire, tel ce « rafraîchissant » (@GLEB) billet.

    Ce débat ? L’incompétence aspirée par le Vide.


  8. fanfan Le 06 mai 2017 à 08h02
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    Zoom – Toute la vérité sur les attentats des Champs-Elysées
    Le 21 avril 2017, Karim Cheurfi abat le capitaine Xavier Jugelé, policier en service, sur les Champs-Elysées. Le terroriste est abattu par les tirs de riposte.
    https://www.youtube.com/watch?v=u6fJIJsNWbE


    • fanfan Le 06 mai 2017 à 08h13
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      Eric Dénécé : les services secrets français sont-ils nuls ?
      https://www.youtube.com/watch?v=6Dh445uv6BA


      • Jean-Claude Ract Le 06 mai 2017 à 11h42
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        Eric Dénécé à 4:40 : “.. un agent secret c’est un indic en fait, c’est la personne que vous recrutez et que vous manipulez pour faire le sale boulot à votre place. C’est celui qui est arrêté et pendu quand le contre-espionnage adverse découvre la manoeuvre alors que l’officier de renseignement qui travaille en général sous couverture diplomatique est expulsé.” arrêté et pendu. Je souligne.


    • Jean-Claude Ract Le 06 mai 2017 à 11h01
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      Pour faire un peu avancer le schmilblick sur ce sujet, c’est à dire aider les lecteurs des “crises” à théoriser : Debord 1988 (il y a 29 ans) : <>.


      • Jean-Claude Ract Le 06 mai 2017 à 11h26
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        La citation de Debord ne s’affichant pas je n’en “édite” que la fin (sinon ça ne veut plus rien dire, modérateurs il faut le comprendre) : Certains ne verraient dans le terrorisme rien de plus que quelques évidentes manipulations par des services secrets ; d’autres estimeraient qu’au contraire il ne faut reprocher aux terroristes que leur manque total de sens historique. L’emploi d’un peu de logique historique permettrait de conclure assez vite qu’il n’y a rien de contradictoire à considérer que des gens qui manquent de tout sens historique peuvent également être manipulés ; et même encore plus facilement que d’autres.


    • Jean-Claude Ract Le 06 mai 2017 à 13h21
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      Une opération sous false flag assez analogue ( peut-être n’est-ce pas ? il ne s’agit que de spéculation.. ) est décrite par Stendhal dans Lucien Leuwen. C’était sous Louis-Philippe.

      Mot-clé “Kortis” avec ce lien :

      https://beq.ebooksgratuits.com/vents/Stendhal-Lucien-2.pdf


      • Jean-Claude Ract Le 08 mai 2017 à 11h11
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        Pour les paresseux : “l’affaire
        Kortis, si vertement démentie dans nos journaux d’hier
        matin, n’est que trop vraie. Kortis, l’un des hommes les
        plus dévoués du général N…, un homme à 300 francs
        par mois, a entrepris mercredi passé de désarmer un
        conscrit bien niais qu’il guettait depuis huit jours. Ce
        conscrit fut mis en sentinelle au beau milieu du pont
        d’Austerlitz à minuit. Une demi-heure après, Kortis
        s’avance en imitant l’ivrogne. Tout à coup, il se jette
        sur le conscrit et veut lui arracher son fusil. Ce diable
        de conscrit, si niais en apparence et choisi sur sa mine,
        recule deux pas et campe au Kortis un coup de fusil
        dans le ventre. Le conscrit s’est trouvé être un chasseur
        des montagnes du Dauphiné. Voilà Kortis blessé
        mortellement, mais le diable c’est qu’il n’est pas mort. ”

        Pour Karim Cheurfi, dans un Etat “normal”, une presse normale aurait dû chercher du côté de ses “officiers traitants” : c’est-à-dire du côté des représentants de l’autorité judiciaire à son contact.


  9. Alfred Le 06 mai 2017 à 08h46
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    C’est peut être déplacé mais. De mes deux papys, un s’etait couché et ne s’etait réveillé qu’avec le STO (la fuite et la clandestinité passive). L’autre etait compagnon de la Libération. Plus que de la médaille j’étais fier du petit numéro sur sa carte de français libre. Je les ai toujours aimé pareil et j’ai toujours cherché à attribuer aux circonstances (l’âge, la position géographique au début du conflit, les amis) leurs attitudes si différentes. Je sais maintenant que ce n’était pas que cela. Et aussi que je peux être fier des deux. La fuite de l’un n’était au moins pas de la collaboration et pour l’autre tout le monde de ne s’est pas engagé dans la lutte hors de métropole.
    J’ai le souvenir très vivace de ma grand mère soudainement émue aux larmes et pleine de colère rentrée en croisant simplement un jour à la gare une troupe de scouts. La chemise trop sombre et la forme trop plate et large qu’avait leur béret… “On dirait des miliciens…” Elle n’a jamais rien pardonné.
    Mais jamais je n’en ai entendu un des quatre s’alarmer du père le Pen. Du cirque. Ils méprisaient tous les quatre souverainement les politiciens.
    Je suis persuadé que dans leur génération le souvenir de celle d’avant (Verdun et les disparus du village) a complètement interdit à certains de baisser les bras. Dans la nôtre qui se paye de mots et qui n’a plus de pays simplement parce que ce n’est plus à la mode, baisser les bras ne coûte rien.
    À l’époque royalistes et communistes avaient la France en commun . Maintenant “insoumis” et “fachos” se chamaillent au nom de valeurs de papier qu’ils ne font pas vivre.


    • Julien Le 06 mai 2017 à 10h05
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      Moi c’était ma grand-mère, déportée à Ravensbrück en 42 juste avant Germaine Tillion, camp libéré par les Russes.

      Revenue en France elle avait un peu de mal avec les policiers : c’était eux qui l’avaient remis à la Gestapo… A chaque fois qu’elle en voyait un elle l’insultait (véridique)… Du coup je comprends bien le coup des scouts…

      Je vais consulter son dossier au SHD le mois prochain.

      Je ne veux pas croire que n’avons plus la France en commun. Il ne s’agit que de mots pour l’instant, c’est vrai, mais tout cela pourrait bien changer.

      Bien à vous.


    • Gilles Le 06 mai 2017 à 10h43
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      Alfred,

      Votre histoire est belle mais êtes-vous sur que vos aîeux seraient d’accord avec ce que vous avancez?

      le nombre de billets ou vous encouragez à voter MLP prétextant une “co-sanguinité” de son programme avec celui de JLM
      devient insupportable. Et vous n’êtes pas le seul.
      Le FN est un parti identitaire, raciste, faciste et totalitaire. Si vous en êtes, alors assumez!!

      Mais n’essayez pas de confondre les 2 programmes qui sont diamètralement opposés. C’est ce que n’a cessé de faire la presse (que vous ne cessez de dénoncer) et le milieu politique néo-libéral. Entretenir la confusion, telle est leur doctrine pour empêcher toute autre proposition …

      Il ne suffit pas de juxtaposer 2 programmes et y trouver quelques points communs pour prétendre qu’il n’y a pas de différence. (Si MLP dit que l’eau mouille, je ne vais pas dire le contraire.)

      Quant à votre stratégie électorale, si elle est sincère, il est néanmoins évident qu’elle n’empêchera pas la victoire de Macron. Je voterai blanc comme 36% des insoumis
      avec les 29 % des abstentionnistes et en regrettant le vote de 35% pour Macron.

      Et n’oubliez pas, le combat aux législatives commence le 8 Mai. Nous verrons alors qui veut un vrai changement. La composition de la nouvelle assemblée nous en apprendra beaucoup plus sur l’état d’esprit des Français.


      • Fritz Le 06 mai 2017 à 10h52
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        Tant que vous verrez le dissident d’en face comme un ennemi (“diamétralement opposé”), le Système néolibéral n’aura rien à craindre, car il utilise avec délices les clivages du passé. Cela vaut pour les soutiens de JLM comme pour ceux de MLP.

        Les Résistants avaient su dépasser ces clivages hérités, et qui n’étaient pas insignifiants : communistes et royalistes, militants et officiers de carrière, celui qui croyait au ciel et celui qui n’y croyait pas, etc.


        • Gilles Le 06 mai 2017 à 10h54
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          tant que vous entretiendrez la confusion, il n’y aura aucune chance de sortir du système imposé par les libéraux mondialistes.

          Jamais, je ne me mêlerai aux voix racistes et totalitaires, vu !!!!!


          • tepavac Le 06 mai 2017 à 20h25
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            Nous pouvons, et nous devons constamment lutter contre de tels idées, nous devons bannir cette logique et non exclure le Citoyen. Sa liberté d’expression est égale à la votre et y ont la même protection.

            Chaque voix est égal à tout autre et nul ne peut se prévaloir d’une liberté plus importante sur celle d’un autre Citoyen. Le fait que des personnes s’expriment comme des charretiers ne change rien au principe d’égalité devant la Loi. Vous avez le droit de ne pas être d’accord, pas celui d’exclure.
            Vous êtes paradoxal dans vos prises de décisions et je me demandais si c’était douloureux?


            • Narm Le 06 mai 2017 à 22h28
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              eh oui Tepavac, c’est exactement là où se situe le problème.

              exclure quelqu’un, un partie ou groupe de personne pour ces motifs n’est rien d’autre qu’appliquer une forme de totalitarisme.
              J’ai même toujours penser que ça pouvait être du rasisme.

              dictionnaire : “Attitude d’hostilité systématique à l’égard d’une catégorie déterminée de personnes : Racisme antijeunes.”


          • Kamfrenchie Le 06 mai 2017 à 23h14
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            Gilles, vous réalisez que des frontistes ont voté contre le traité de Lisbonne ? par conséquent, auriez vous voté oui ?

            Les 2 partis extreme ont comme effet de diviser les voix de ceux qui ne veulent plus de l’UE, et de les rendre irréconciliables, donc de les neutraliser.

            Et pensez au fait que des membres d’extreme gauche ont fait des choses discutables aussi, comme soutenir les bombardements en Lybie


      • Alfred Le 06 mai 2017 à 12h19
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        Je crois que vous confondez tout ou que vous m’avez (mal) lu la bave aux lèvres. C’est pour être poli. Je suis assez déçu de voir votre logo associé à des méthodes pareilles (faire dire ce que l’on a pas dit): Je n’ai jamais nié que le FN soit un parti xénophobe et raciste.
        J’appelle à voter le Pen à la présidentielle et à annihiler son parti par les urnes aux législatives. C’est un vote de combat qui est le fruit d’une longue réflexion (depuis la victoire de Hamon à la primaire je savais au fond de moi que c’était foutu). Vous pouvez ne pas apprécier qu’au fond je vous reproche de fuir mais ne me la faites pas à l’envers. Je respecte votre abstention (c’est mon premier grand père: la fuite pas la collaboration). Mais je trouve extraordinaire, si on a connu le chômage et la précarité, d’accepter de voir Macron au pouvoir sans se battre avec une vraie intention de vaincre. Vous savez aussi bien que moi que la rue ne changera rien car nous sommes un pays petit bourgeois à l’échelle du monde. Il nous faut ET les législatives ET les médias avec nous contre le président.
        Enfin je tiens à vous dire au passage que je trouve profondément raciste notre facilité à accepter (même à gauche) les “victimes collatérales” faites par nos rafales. À Nice sont les innocents, pas en Syrie ? Des défilés contre la guerre impérialiste en Lybie et en Syrie ? Non. D’ailleurs 1/3 de FI va voter pour la poursuite de la guerre “pour faire barrage”.
        Entre les postures et la bêtise, je ne sais pas ce qu’il y a de pire.


        • Jac Le 06 mai 2017 à 19h47
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          Intéressants arguments. Où je vous donne raison, c’est dans l’importance à donner aux législatives comme moyen de contre pouvoir. Vous avez cru que je suis “macroniste” (peut-on d’ailleurs être macroniste puisqu’il n’a aucune idéologie politique) et que je vais voter pour lui mais en réalité, à la veille de cette élection d’un “monarque”, je ne sais pas toujours pas comment voter comme bcp manifestement.
          Mais je crois à un autre contre pouvoir, celui associatif. Je parle de celles qui permettent par ex aux immigrés de s’intégrer, ou à nombreux non élites d’avoir accès à la culture et à l’art, ou aux consommateurs de se passer du pouvoir marchand des grandes surfaces, ou de permettre de recycler le gaspillage pour éviter de s’endetter avec du neuf made in china, …etc …etc : Bref tous ces groupements associatifs qui rendent l’individu moins dépendant du système en place.
          Ce sont pour moi de vrais “résistants” dans le système actuel, qui est d’un autre contexte évidemment que lors de la 2ème guerre mondiale.
          Alors pour quel monarque voter ?

          Cependant, cette nouvelle résistance sans violence mais très efficace me semble fragile si on élit une ou un monarque qui utilisera ses pleins pouvoirs présidentiels. Ce qu’ont fait les maires frontistes en supprimant les subventions aux associations qui ne leur plaisaient pas…………..


          • Jac Le 06 mai 2017 à 20h39
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            j’ajoute
            je pense en réalité que ce qui nous déboussole tous, en tout cas sur ce site de “libres penseurs”, c’est de devoir voter pour un monarque, et que ce qui a le plus convaincu les électeurs de Mélenchon au 1er tour est sa proposition d’une 6 ème République pour en sortir de ces pleins pouvoirs présidentiels….
            Déjà, commençons par être libre soi-même pour ne pas se rendre dépendant de quelconque chef (de meute…..)


          • Alfred Le 06 mai 2017 à 22h06
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            Pardonnez moi de m’être autant trompé (et vous avez rasion: “macroniste” c’était pour le moins léger).
            Juste un mot sur le contre pouvoir associatif. C’est effectivement le plus prometteur mais vous avez raison de souligner à quel point il est fragile. Il est toléré tant qu’il reste sous les radars ou négligeable. Mais il ne le sera pas au delà. Un exemple typique est celui des monnaies alternative et du troc. Ok tant que c’est petit. Le jour où de véritables alternatives prennent trop de place et permettent à trop de monde de ” s’échapper”, vous pouvez être sur que les banques et leur bras armé l’état ferment toutes les boutiques par la force. C’est pour cela précisément​ qu’il serait très dangereux de déserter le champ politique. On ne peut pas se retirer en nombre sur la montagne. Ils viendront toujours.


            • Jac Le 07 mai 2017 à 00h12
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              Les banques ont plein pouvoir avec les dettes de ceux qui empruntent. Mais ceux qu empruntent sont ceux qui investissent ou font des achats importants. Tout investisseur se fie au marketing et aux “tendances”, et les consommateurs se fient souvent à la mode (je la connais bien, j’ai contribué à lancer des modes il y a longtemps). En l’occurrence, grâce à ce contre-pouvoir et à la résistance opiniâtre souvent silencieuse des écologistes convaincus ou de ceux qui refusent qu’on leur impose ce qu’ils doivent consommer ou acheter, les investisseurs commencent déjà à investir dans par ex le bio, ou les énergies renouvelables …etc. Comme je l’ai écrit souvent, la finance et donc les investisseurs s’adaptent.
              Continuons à résister, et même les politiciens ambitieux de “briller” sur le trône du pouvoir finiront par se plier aux exigences citoyennes s’ils veulent rester élus.
              Retournons les armes de ceux qu’on combat contre eux.
              Sans violence ni haine…


            • Jac Le 07 mai 2017 à 00h32
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              J’ajoute,
              Il n’y a pas de complot contre les associations, il n’y a que des pouvoirs (par ex celui d’attribuer ou non des subventions). Mais de plus en plus d’associations se passent très bien de ces subventions.
              Toute interdiction officielle ou officieuse se contourne d’une manière ou d’une autre.
              Faisons juste en sorte que la loi 1901 et la démocratie demeurent…


        • Narm Le 06 mai 2017 à 22h45
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          Tout à fait d’accord : Alfred Le 06 mai 2017 à 12h19

          c’est la posture qui nous perd. Le vote TUTILE ?

          OUI le vote TUe. (*) Malheureusement. surtout le vote téléguidé des mougeons , charlie et autres hypnotisés. Vous avez dimanche la dernière possibilité de l’éviter.
          (dans le cas d’un vote MLP , tout le monde sait qu’elle n’aura ni les moyens, ni le parlement pour)

          En tous cas, si les gens sont assez stupides ( oui, c’est mon point de vue, je le suis quelquepart sûrement aussi) , donc, si l’on est assez stupide pour voter utile à cette présidentielle, rattrappez vous au moins aux legislative pour ne pas donner les pleins pouvoirs à Emmanu(Valls) Hollande pour ne pas achever l’oeuvre pour laquelle ils ont été mis là sur orbite.
          (*) un president ne devrait pas dire ça


  10. d'Aubrac. Le 06 mai 2017 à 08h49
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    Gratitude, M de Castelnau.

    Gratitude aux Va-nu-pieds de la France Libre et de la France Combattante.

    Il faut réinventer la gratitude fondée sur l’Histoire.

    Pour remettre les pieds-nickelés de la lutte anti-fa à leur place : la poubelle de ce siècle de voyous subventionnés.


  11. fanfan Le 06 mai 2017 à 08h49
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    Élections présidentielles et fiabilité des résultats. Liliane Held-Khawam
    “Nous sommes face à système électoral hybride, où une législation – jamais pleinement appliquée- n’a pas réussi à chasser des us et coutumes largement admis.
    Ce système hybride présente comme nous l’avons vu une instabilité dans le déroulement du processus électoral. Ce faisant, cela tend à générer une équité contestable entre les citoyens et une remise en question des résultats eux-mêmes…
    https://lilianeheldkhawam.com/2017/05/01/elections-presidentielles-des-failles-qui-interrogent-la-fiabilite-des-resultats-liliane-held-khawam/

    Une zone d’ombre sur 6 millions d’électeurs? + Mises à jour Liliane Held-Khawam :
    https://lilianeheldkhawam.com/2017/04/27/une-zone-dombre-sur-6-millions-delecteurs-liliane-held-khawam/


  12. lon Le 06 mai 2017 à 09h36
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    Vous en faites pas , Fritz , la gôôche sociale libérale libertaire jure ses grands dieux qu’elle va occuper la rue , les entreprises , les salons de thé et l’assemblée pour résister à celui pour qui elle a appelé à voter ..nous n’avons rien à craindre


  13. Fritz Le 06 mai 2017 à 09h44
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    Ça va être dur de résister à Macron pendant cinq ans, s’il est élu comme prévu… Un mot aurait pu fédérer ses opposants de divers horizons : “antimondialisme”. Dommage que ce mot ait été remplacé par “altermondialisme”, il y a une quinzaine d’années, comme pour éviter le soupçon de nationalisme.

    Imaginez les Résistants de 1940 se réclamer de l’alterfascisme, ou de l’altervichy…


  14. Alfred Le 06 mai 2017 à 09h50
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    La disparition de la nation… c’est une défaite de la gauche devenue la fausse gauche. Pour rappel à tous les tenants “de gauche” de l’autre Europe, et de l’Europe d’abord après ça ira mieux:
    “La lutte du prolétariat contre la bourgeoisie, bien qu’elle ne soit pas, quant au fond, une lutte nationale, en revêt cependant tout d’abord la forme. Il va sans dire que le prolétariat de chaque pays doit en finir, avant tout, avec sa propre bourgeoisie.” (Au point où on en est il faut souligner à certains soumis que c’est dans le manifeste…).


  15. fanfan Le 06 mai 2017 à 09h57
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    Marc Bloch « L’Étrange défaite » – Témoignage écrit en 1940 (1946)
    [Historien français, spécialiste du Moyen âge, co-fondateur avec Lucien Febvre, de la revue Annales d’histoire économique et sociale. Patriote ardent, il est un résistant actif durant l’occupation allemande de la France. Arrêté, torturé, il est exécuté en juin 1944.]

    (…) A qui la faute, direz-vous ?
    Marc Bloch, en son temps, a mis le doigt sur nos plaies en ces termes : « … gouvernaient-ils tant que cela, nos Parlements et les ministres sortis de leurs rangs ? Des systèmes antérieurs, ils avaient gardé plusieurs grands corps publics qu’ils étaient bien loin de diriger étroitement. Sans doute, les préoccupations de parti ne manquaient pas d’intervenir, assez souvent, dans le choix des chefs d’équipe. De quelque côté que soufflât le vent du moment, les désignations qu’elles imposaient étaient rarement les plus heureuses. Mais le recrutement de base restait presque exclusivement corporatif … L’Ecole Polytechnique, dont les bancs voient se nouer, pour la vie, les liens d’une si merveilleuse solidarité, ne fournissait pas seulement les états-majors de l’industrie ; elle ouvrait l’accès de ces carrières d’ingénieurs de l’Etat, où l’avancement obéit aux lois d’un automatisme quasi mécanique. »
    https://blogs.mediapart.fr/louis-bulidon/blog/050116/letrange-defaite


  16. Jules Vallés Le 06 mai 2017 à 09h58
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    Finalement les vrais antifascistes ce sont tous ceux qui l’ont subi et qui ont refusé de s’y soumettre, au risque de leur vie…
    Rien à voir avec tous ces salonards , antifas, amalgameurs anathémiseurs et autres stigmatiseurs qui interrompent leur révolte parce que c’est le week-end, ou qu’il fait beau, ou que les élections sont passées, ou que ce sont les vacances, ou qu’il y a la finale du foot…. ou….ou..OUH!


  17. HANSEN Le 06 mai 2017 à 10h00
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    Il faudrait s’entendre sur le programme fasciste, son idéologie et ses sources , comme toutes idéologie de gouvernance : Libéralisme , communisme , fascisme,Européisme, Royalisme , démocraties électives , elles ont toutes et je dis bien toutes des qualités sur le papier , donner au Fascisme tout les défauts et tout les crimes possibles ce que par expérience il en fut l’auteur est réducteur de ses qualités , en rangeant les images d’Epinal de la représentation bien pensante , ce serait oublier le présent : les guerres de l’Otan et toutes formes d’apartheid , juger le passé avec l’oeil du présent est le typique du journaliste d’opinion , pas de l’historien.
    Non je ne suis pas fasciste , comme le laisserait penser mon commentaire , d’ailleurs je ne me range dans aucune idéologie.


  18. Olivier d'Aram Le 06 mai 2017 à 10h05
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    Cher. Régis,

    Merci de ce remarquable article qui m’a remis en mémoire une conversation avec votre père
    Gérald à Toulouse qui m’avait raconté son engagement dans la Résistance avec Biaggi, Sanguinetti
    entre autres…Sur le millier de Compagnons de La Libération il y eu 50 membres de l’ANF c’est à dire une proportion trés au dessus de la moyenne nationale…

    Comme vous le dites trés bien: Pour résister il faut être patriote!

    ” J’appelle francais ceux qui n’acceptent pas que la France meure.” Malraux
    Amitiés.
    Olivier d’Aram


  19. lon Le 06 mai 2017 à 10h06
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    Tiens où sont passés mes commentaires ?
    La modération sur ce blog est au delà de la compréhension du pékin moyen ….


  20. fanfan Le 06 mai 2017 à 10h13
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    Une édition électronique réalisée à partir du texte de Marc Bloch (1886-1944)], L’Étrange défaite. Témoignage écrit en 1940. Paris: Société des Éditions Franc-Tireur, 1946, pp. 21-194, réalisée par Pierre Palpant, bénévole, Paris.
    http://classiques.uqac.ca/classiques/bloch_marc/etrange_defaite/bloch_defaite.pdf

    – Le site de l’Association Marc Bloch, http://www.marcbloch.fr/
    – Un texte de Bronislaw Geremek sur Marc Bloch, http://cmb.ehess.fr/document49.html (dans le cadre des «conférences Marc Bloch», 1986)


  21. Ardéchoix Le 06 mai 2017 à 10h18
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    Dans la liste des pilotes de l”escadrille Normandie Niemen
    Le 15 juillet 1944, suite à une panne, Maurice De Seynes refuse de sauter en laissant son mécanicien non équipé de parachute. Ils mourront et seront enterrés ensemble.
    http://normandieniemen.free.fr/les_pilotes_du_Normandie_Niemen.htm


  22. christian gedeon Le 06 mai 2017 à 10h39
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    Malheureusement,les mots antifasciste,patriote,nation ont été vidés de leur sens… toutefois,il y a des raisons d’espérer. Cette fois,pas de mobilisation de masse,pas de rues noires de monde…même les “concerts” que ce soit à la philarmonie ou à république n’ont pas fait recette,sans parler du raout de bhl,bide s’il en est.le peuple est plus intelligent qu’on ne le croit,en dépit du martelage médiatico-artistique.(mais qu’ils sont ridicules ces artistes pois chiche qui croient rejouer no pasaran,avant d’aller caviarder,dans tous les sens du terme,entre”initiés”).Signal important,mêmes les syndicats de “l’éducation(sic!) nationale” n’ont pas bougé,en dépit de la prurit épistolaire des chefs(petits) d’université. C’est le désert des tartares…


  23. bluetonga Le 06 mai 2017 à 10h45
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    Très belle page émouvante. Ce qui caractérisait ces hommes? La fierté. Leur incapacité à se soumettre à ce qu’ils estimaient injuste, impropre. La conviction que les actions comptent plus que les paroles et que l’on est d’abord ce qu’on fait, pas ce qu’on dit ou ce qu’on possède. Et le plus souvent la jeunesse, de cœur sinon de corps, l’enthousiasme qui rend possible l’impossible.

    On peut les appeler héros puisqu’ils ont été héroïques, qu’ils ont joué leur vie et leur viande pour leurs idées et leur dignité. Mais la guerre est un creuset infernal d’où émerge de la grandeur et beaucoup de laideur. Le prix à payer pour la dignité n’est pas seulement celui du sang, c’est aussi celui des remords et des illusions perdues. C’est peut-être encore plus pour cela qu’ils méritent respect et admiration.

    Comme le contraste est saisissant avec nos “héros” télégéniques actuels, nos petits soldats de la finance, des médias et de la politique tout affairés à leurs basses besognes de nécrophages.


  24. Lysbeth Levy Le 06 mai 2017 à 11h03
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    Il me plait ce Mr de Castelnau, remettre les choses a leur place et les faits aussi, quand on voit quelques jeunes des beaux quartiers usurper le titre “antifasciste” sous “l’appellation contrôlée” “antifa” alors qu’ils servent uniquement le Capital responsable du fascisme de la société et des marchés ..Une mystification comme le dit Richard Pulvar .sur celle du Front républicain qu’on nous ressort a chaque élection https://universalite-richard-pulvar.blogspot.fr/2017/04/front-republicain-halte-la-mystification.html Bref l’antifascisme a toutes les sauces ne feront pas oublier qu’il y eu des héros des vrais ceux là ceux qui se sont sacrifiés pour leurs idéaux ….


    • Catalina Le 06 mai 2017 à 12h32
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      il semblerait que la planète ait connu ce genre de lascars sous appellations diverses, vous savez tous ces gens bien médiatisés qui “faisaient la révolution chez eux; l’opposition(arf)”), avec le recul, on peut se poser la question de l’instrumentalisation de quelques jeunes influençables vite fait encadrés par plus sérieux mais on ne verra que ces “révoltés” car les médias en parleront en ommettant comme à leur habitude de parler des commanditaires. idiots du système, pauvres d’eux qui se laissent balader comme des ânes.


  25. Betula Le 06 mai 2017 à 11h04
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    Pour continuer de respirer l’air frais et vivifiant (au vrai sens du terme) allez vous promener du côté de chez Serge Ravanel:

    Serge Ravanel, L’esprit de résistance, L’Histoire immédiate, Seuil, Paris, 1995,

    Colonel des FFI à 24 ans pour lui “le souvenir de la Résistance est toujours vivace. Face à la mansuétude dont ont bénéficié Bousquet et bien d’autres grands collaborateurs, face aux tentatives falsificatrices, chacun comprend l’importance des enjeux. Veut-on faire oublier que la Résistance fut d’abord un combat pour des principes (le patriotisme, la liberté…), un combat d’hommes imprégnés d’un esprit de responsabilité à l’égard de la société ?”

    ” Il s’interroge sur les périls qui menacent la France d’aujourd’hui et se pose la question : «Ne serait-il pas nécessaire de retrouver, au sens fort du terme, l’esprit de résistance ?»”


    • Fritz Le 06 mai 2017 à 11h06
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      “Il faut retrouver l’esprit de résistance” : c’était aussi le message de Georges Guingouin (FFI-FTP), lors des cérémonies du souvenir au Mont Gargan.


  26. Hyac Le 06 mai 2017 à 11h44
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    Quel gâchis ! Ce grand et beau pays qui devrait être maintenant le plus riche d’Europe est déchiré par des disputes type années trente avec le choix entre deux candidats d’une médiocrité à faire vraiment peur. C’est évidemment bien de se souvenir des hommes et des femmes héroïques du temps de guerre mais ce qui me semble dramatique est que nous en sommes là, après 70 ans de paix (en Europe de l’ouest). On déjà oublié la crise de 2008 et on ne veut pas voir que la prochaine qui arrive inexorablement sera terrible. Ne peut-on trouver d’urgence des réformateurs instruits et courageux?

    Modeste commentaire d’un petit suisse.


  27. Philvar Le 06 mai 2017 à 12h46
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    Je trouve qu’il serait temps de réhabiliter Pierre Malaise colonel alter ego de De Gaulle juste avant la guerre de 39/45. Il commandait la chasse et De Gaulle les chars ; ils étaient en forte opposition comme conseiller gouvernementaux juste avant la guerre. Il a choisi le renseignement en Espagne pour le compte des américains pensant qu’eux seuls pouvaient gagner contre Hitler. Cependant il était un piètre politique et lors de son voyage à Alger pendant la guerre pour rencontrer De Gaulle il a commencé par lui dire : ” Qui t’a nommé général ? ” Puis la discussion s’est envenimée et Pierre Malaise est retourné à Madrid pour continuer à faire du renseignement. De Gaulle ne lui a jamais pardonné et l’a brisé à la libération. Il m’a dit que aux CNN de Cherbourg il avait été mis en chantier la construction en série de bimoteurs qui volaient plus vite que les chasseurs allemands ; ce qui m’a été confirmé sur place. Les allemands ont détruit ces chantiers avant même la déclaration de guerre ! Parallèlement à cela il a fait partie essentielle de la filière qui a permis à plus de 20.000 personnes dont de très nombreux juifs de passer en Espagne. Voir le livre de Robert Belot « Aux frontières de la liberté » chez Fayard pour plus de détails.


    • Chris Le 06 mai 2017 à 15h03
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      Voies parallèles. Le choix des armes est très significatif de la nature des deux hommes : air contre terre. De Gaulle ne pouvait admettre qu’il fut de connivence avec ses adversaires, dont Giraud.


  28. Julien Le 06 mai 2017 à 12h58
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    Merci pour ce texte, il m à ému aux larmes. J ai une grosse pensée pour mon grand-père qui partit à 19 ans rejoindre la France libre participant aux débarquement de Provence, à la campagne d Italie entre autre…
    Merci.


  29. Bourdeaux Le 06 mai 2017 à 13h26
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    Je me permet de signaler une erreur factuelle dans l’article : Raymond ARON n’a jamais mis les pieds au US durant la guerre, qu’il a passée à Londres, où il écrivait pour le journal “combat”.


  30. Marco Le 06 mai 2017 à 13h41
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    Merci Olivier pour ce billet.
    Il est indispensable en ces temps ou l’histoire est réécrite de faire des piqûres de rappel.
    Les mots ont un sens et donner du fascisme a tort et a travers ne permet que d’affaiblir son sens et son histoire.
    J’aurais voulu raconter l’histoire de ma famille qui a vécu la guerre, le fascisme, mais ce serait un peu long.

    Avant-hier, je me suis fait traite de facho par une militante Macron qui tractait.
    J’avoue que j’ai du me faire violence pour retenir ma main qui demandait a rencontrer son visage.
    Je suis absolument contre le “système Macron” qui est mon ennemi absolu et ce avant meme que Macron mange des Carambars.

    Pour moi, demain, c’est lecture ou jardinage.
    Je verrai pour la suite.


  31. Hiot Le 06 mai 2017 à 13h46
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    Très beau texte, mais qui fait l’amalgame entre les ” résistants” qui refusaient la défaite et voulaient continuer la lutte contre l’ennemie envahisseur et la lutte antifasciste.
    Certes l’ennemie était “fasciste” le Reich hitlerien, mais il aurait pu être d’une autre idéologie et nos ” héros” célèbres auraient rejoint Londres pareillement. D’ailleurs comment auraient -ils pu être antifasciste, puisque d’après l’Historiographie dominante depuis R.Remond jusqu’à M.Winnock il n’y a jamais eu de partis fascistes en France.
    Contrairement aux historiens étrangers
    (Paxton, Soucy) qui pensent le contraire.
    Les ligues, AF, Croix de feu/PSF pour eux ont été des mouvements fascistes.
    Combien d’ancien AF à Londres? Cordier que je respecte beaucoup à été membre de l’Action Française a 17 ans et il l’est toujours qu’en il part à Londres à 20 ans!
    Faire d’eux des anti-fascistes, n’a de sens que si Vichy était fasciste ce que je pense. Ce qui pose la question de ces “résistants au fascisme” rejoignant Londres en 1942 membres des gouvernements, hauts fonctionnaires, militaires tres actifs à Vichy et avant, partant à Londres sachant après Stalingrad que Hitler ne gagnerait pas et que les vainqueurs seront Les États Unis et l’Angleterre!
    Certains seront des collaborateurs de de Gaulle et du mouvement gaulliste après la Libération.


    • Alfred Le 06 mai 2017 à 14h58
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      La fin de votre commentaire m’interpelle. C’est exactement ce qui a éloigné mon grand père ffl de la politique. Juste après guerre on cherchait du monde pour les têtes de listes et les cadres parceque l’air de rien ils n’étaient pas si nombreux les braves dans le bled. Il a toujours refusé à cause de ça. Par fierté. Pour signifier : “désolé mais on est pas pareil” aux résistants de la dernière heure. La course à l’échalote des retardataires, plus royalistes que le roi. C’était peut être déplacé mais c’est comme ça. Je pense que c’était pas le seul. Un mépris infini pour les politiciens.
      À n’en pas douter si un jour la France retrouve son autonomie politique et son indépendance de l’UE et de l’Otan cela aura été la position et le combat de tout le monde “depuis toujours”. N’est ce pas?


    • Owen Le 06 mai 2017 à 16h03
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      Évidemment !… Et merci Hiot.

      Je n’ai rien vu ! Le mot “antifasciste” dans titre, et répété 4 fois dans le texte !

      J’espère pour l’auteur que c’est involontaire. Si non, il a détourné des faits dramatiques et émouvants pour alimenter ses besoins idéologiques.
      Le concept de Résistance est clair: c’est le refus de l’occupant dans un pays vaincu et la valeur de ce phénomène -que l’on masque de mieux en mieux- est qu’il a été formé avec des partisans d’horizons divers. Ils n’ont pas créé le Conseil National Antifasciste que je sache !
      Et le plus beau legs que ces résistants nous ont laissé, après avoir risqué leur peau pour la Libération, est ce programme politique qui a permis les 30 Glorieuses, l’une des plus belles pages de la douceur de vivre au pays. Question “devoir de mémoire”, voilà bien un respect des voeux de nos anciens qu’on a ruiné sans jamais d’explication !

      Le fascisme (que je condamne, évidemment), si on le déborde du régime Mussolinien, recouvre des étendues historiques, géographiques et idéologiques autrement plus complexes à circonscrire. L’antifascisme, on le voit bien aujourd’hui, est une injonction dangereusement manipulatoire.

      Ces changements de mots, c’est la Ferme aux Animaux et la Novlangue.
      Voilà le vrai danger de 2017, porteur d’un totalitarisme peut-être autrement plus lourd, en tout cas bien plus menaçant que les fascismes des années 30.


    • Bourdeaux Le 06 mai 2017 à 18h30
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      Merci hiot pour cette mise au point. Cordier en effet, mais aussi honoré d’Estienne d’Orves, Henri Fresnay, et même le Général De Gaulle lui-même (he oui, désolé…), tous d’extrême droite et résistants de la première heure. Certains socialistes comme René Belin, Paul Faure ou marcel Déat se rallièrent à vichy ou parfois à la collaboration extrême, tandis que d’autres comme Brossolette ont sacrifié leur vie à la résistance. Bref, tout cela pour dire que cette période de notre histoire est malheureusement l’occasion incessante de mettre tout le monde dans le même panier, selon la couleur politique de tel individu à tel ou tel moment. Il est bon de rappeler, comme vous le faites, que la résistance, voire l’héroisme n’est pas une petite glande qu’on a dans le cerveau dès lors que l’on est de gauche, ni un titre de noblesse que nous confère une carte de parti politique.


  32. Incognitototo Le 06 mai 2017 à 14h21
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    Oui totalement d’accord pour ne pas galvauder le sens des mots… Cependant, on peut être patriote et fasciste, l’un n’exclut pas l’autre.
    À toute fin utile, pour ceux qui auraient des doutes sur la vraie nature d’une des participantes aux élections, lire le dernier Canard. Ça rafraîchit la mémoire et restitue bien que dans son cas les mots ne sont pas galvaudés.


  33. Chris Le 06 mai 2017 à 14h43
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    … et qui nous livre au fiel du fascisme des “marchands du temple”, ces éternels prédateurs aux paroles mielleuses, fourbes et moralisatrices qui, lorsque le peuple excédé leur botte le cul pour passer la porte du refus, reviennent en force par les fenêtres de l’accaparement du bien commun.
    La mondialisation c’est l’instauration d’un monde de brigands.
    J’y vois surtout le moyen d’éliminer en douce (que voulez-vous mon bon monsieur, c’est la faute à personne !) une bonne partie de la (sur)population (guerres, suicides de désespérance, malbouffe et manque de soins) tout en faisant la fortune de quelques-uns…
    Que le monde des hommes est triste en compagnie de Satan.


  34. wuwei Le 06 mai 2017 à 17h05
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    “Mention particulière pour ce juif tunisien qui n’avait jamais mis les pieds en France et a débarqué, un des 177 du commando Kieffer le 6 juin 44.”

    Souvenons-nous de ces combattants, Français ou pas, de toutes confessions venus de notre ex-empire défendre avec leur corps mais aussi avec leur âmes un idéal. Mon père est parti d’Alger en 1942 avec un communiste Italien et un anarchiste Espagnol rejoindre les Forces Navales Françaises Libre en Egypte. C’étaient pour la plupart des anonymes et ils le restèrent. En écrivant ces lignes je regarde les cartes de FFL et de Grand Résistant de mon père et je me dis qu’il est préférable qu’aujourd’hui il soit mort pour ne pas avoir à supporter les palidonies des médiocres BHL, Cohen Bendit et autres résistants de salle de presse et de diners Germanopratins.


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