Je vous propose aujourd’hui la traduction d’un premier rapport que vient tout juste de réaliser le professeur Theodore A. Postol, du MIT, sur l’attaque au gaz de Khan Cheikhoun le 4 avril, en réaction à un rapport  présenté comme venant de la Maison-Blanche.

C’est un des deux auteurs de l’étude du MIT de 2013 sur l’attaque au gaz à Damas. La vision de ce grand spécialiste des armes (qui a conseillé le Pentagone) est donc importante.

Ceci étant, comme il n’a pas enquêté sur place, on restera extrêmement prudent quant aux conclusions. Cela peut simplement aider à se poser – et à poser – les bonnes questions, afin de découvrir la Vérité.

Il appartient dès lors aux grands médias d’enquêter afin de voir si tout ceci se confirme ou s’infirme. Nous mettrons alors cet article à jour en fonction de leurs conclusions étayées.

EDIT : je rappelle que M. Postol indique clairement qu’il ne dit nullement que le gouvernement syrien est innocent, il n’en sait rien. Il indique seulement qu’à son avis, le rapport diffusé par la Maison-Blanche est très douteux. Aux scientifiques d’en débattre, désormais – ne concluons rien trop vite.

Analyse du rapport de renseignement de la Maison-Blanche du 11 avril 2017, par Theodore Postol

Une évaluation rapide du rapport de renseignement de la Maison-Blanche publié le 11 avril 2017 à propos de l’attaque à l’agent neurotoxique à Khan Cheikhoun, en Syrie.

Theodore A. Postol, Professeur émérite en science, technologie et politique de sécurité nationale, Massachusetts Institute of Technology (version pdf d’abord, et en texte dans l’article après) (Lien source)

Document en pdf téléchargeable ici

Cher Larry :

Je réponds à ce que vous me transmettez que je comprends être un communiqué de la Maison-Blanche affirmant avoir découvert des informations à propos de l’attaque à l’agent neurotoxique le 4 avril 2017 à Khan Cheikhoun, en Syrie. Ce que je comprends de votre note est que le résumé des renseignements de la Maison-Blanche vous a été communiqué dans la journée du 11 avril.

J’ai examiné le document avec soin, et je crois qu’on peut montrer, sans aucun doute, que le document ne fournit aucune preuve d’aucune sorte que le gouvernement des États-Unis ait eu une connaissance concrète que le gouvernement syrien ait été la source de l’attaque chimique de Khan Cheikhoun, en Syrie, à approximativement 6 à 7 heures du matin le 4 avril 2017.

En fait, une preuve principale citée dans le document porte à croire à une attaque qui aurait été exécutée par des individus au sol, et non pas depuis un avion, le matin du 4 avril.

Cette conclusion se fonde sur une hypothèse faite par la Maison-Blanche lorsqu’elle cite la source de l’émission de sarin et les photographies de cette source. Ma propre analyse est que la source a très probablement été falsifiée ou mise en scène, donc aucune conclusion sérieuse ne pourrait être tirée des photographies auxquelles la Maison-Blanche a fait référence.

Cependant, si l’on suppose, ce que fait la Maison-Blanche, que la source du sarin venait de ce lieu et que cette localisation n’a pas été falsifiée, la conclusion la plus plausible est que le sarin a été répandu par un engin de dispersion improvisé fabriqué à partir d’une section d’un tube de roquette de 122 mm remplie de sarin et bouchée des deux côtés.

Le seul fait incontestable énoncé dans le rapport de la Maison-Blanche est l’affirmation qu’une attaque chimique utilisant un agent neurotoxique s’est produite à Khan Cheikhoun, en Syrie, ce matin-là. Bien que le communiqué de la Maison-Blanche répète ce point de nombreuses fois dans son rapport, celui-ci ne contient absolument aucune preuve que cette attaque ait été le résultat d’une munition lâchée depuis un avion. En fait, le rapport ne contient absolument aucune preuve qui indiquerait qui est le coupable de cette atrocité.

Le rapport accumule au contraire les observations d’effets physiques dont souffrent les victimes qui indiquent sans aucun doute un empoisonnement par un agent neurotoxique.

La seule source que le document cite comme une preuve que l’attaque ait été perpétrée par le gouvernement syrien est le cratère qu’il affirme avoir identifié sur une route au nord de Khan Cheikhoun.

J’ai localisé ce cratère en utilisant Google Earth et il n’y a absolument aucune preuve que le cratère ait été créé par une munition conçue pour disperser du sarin après avoir été larguée d’un avion.

La carte Google Earth en image 1 à la fin de ce paragraphe montre le lieu de ce cratère sur la route au nord de Khan Cheikhoun, comme décrit dans le communiqué de la Maison-Blanche.

Les données citées par la Maison-Blanche sont plus conformes à la probabilité que les munitions étaient placées sur le sol plutôt que lâchées depuis un avion. Cette conclusion suppose que le cratère n’a pas été falsifié avant les photographies. Cependant, en se référant à la munition dans ce cratère, la Maison-Blanche indique que c’est la source inexacte des données qu’elle a utilisée pour conclure que la munition provenait d’un avion syrien.

L’analyse des débris visibles sur les photographies citées par la Maison-Blanche indique clairement que la munition était très certainement placée sur le sol avec un explosif de détonation externe sur le dessus qui a écrasé le conteneur afin de disperser la présumée charge de sarin.

Puisque le temps semble être essentiel ici, j’ai assemblé un résumé des preuves que j’ai que le rapport de la Maison-Blanche contient des conclusions fausses et trompeuses dans une série d’images à la fin de cette discussion. Chacune des images a une description en dessous, mais je vais résumer ces images ci-dessous et attendre d’autres questions sur la base des conclusions que je propose ici.

L’image 1 montre une capture de Google Earth du coin nord-est de Khan Cheikhoun où se trouve le cratère identifié comme la source de l’attaque au sarin et mentionné dans le rapport de la Maison-Blanche.

La capture Google Earth affiche également la direction du vent depuis le cratère. À 3 heures du matin, le vent allait directement vers le sud à une vitesse d’environ 1,5 à 2,5 m/s. À 6 heures du matin, le vent se déplaçait vers le sud-est de 1 à 2 m/s. La température était également basse, de 10 à 13°C près du sol. Ces conditions sont absolument idéales pour une attaque à l’agent neurotoxique.

Lorsque la température près du sol est faible, qu’il n’y a pas de soleil et des vents très lents, l’air frais et dense reste près du sol et il n’y a presque aucun mouvement vers le haut de l’air. Ces conditions impliquent que les particules, les gouttelettes ou les nuages de gaz dispersé restent près du sol lorsque l’air environnant se déplace sur le sol. Nous percevons ce mouvement comme une douce brise dans un matin calme avant le lever du soleil.

On peut se représenter un nuage de sarin comme un nuage d’encre généré par une pieuvre qui s’échappe. Le nuage d’encre flotte dans l’eau, et à mesure que l’eau se déplace lentement, le nuage se déplace aussi. Comme le nuage est déplacé par l’eau, il se propagera lentement dans toutes les directions à mesure qu’il se déplace. Si la couche d’eau où l’encre est incorporée se déplace de manière à rester près du fond de l’océan, le nuage couvrira les objets alors qu’il se déplace avec l’eau.

C’est la situation qui se produit lors d’une nuit fraîche avant le lever du soleil lorsque les vents ne se déplacent que doucement.

Les images 5 et 6 montrent des tableaux qui résument la météo à intervalles de 3 heures à Khan Cheikhoun le jour de l’attaque, le 4 avril, la veille de l’attaque, le 3 avril et le lendemain de l’attaque, le 5 avril. La caractéristique frappante de la météo est qu’il y avait des vents relativement élevés dans les heures du matin à la fois les 3 avril et 5 avril. Si l’attaque par gaz avait été exécutée le jour précédent ou le lendemain matin, l’attaque aurait été très inefficace. Les vents beaucoup plus élevés auraient dispersé le nuage d’agent neurotoxique et le mouvement de vents d’altitudes plus élevées aurait élevé l’agent neurotoxique dans les airs. Il est donc absolument clair que l’heure et le jour de l’attaque ont été soigneusement choisis et n’étaient pas un hasard.

L’image 2 montre une photographie de haute qualité du cratère identifié dans le rapport de la Maison-Blanche comme la source de l’attaque au sarin. En supposant qu’il n’y avait pas de falsification de preuves au cratère, on peut voir ce que la Maison-Blanche prétend être un diffuseur de l’agent neurotoxique.

Le diffuseur ressemble à un tube de 122 mm similaire à ceux utilisés dans la production de fusées d’artillerie.

Comme le montre le gros plan du tube dans le cratère de l’image 3, le tube semble être scellé à l’avant et à l’arrière. Il est également à noter que le tube est aplati dans le cratère, et a également une ligne de fracture qui a été créée par une rupture fragile de l’enveloppe métallique lorsque le tube a été soudainement écrasé vers l’intérieur depuis le dessus.

L’image 4 montre la configuration possible d’un dispositif de dispersion de sarin improvisé qui aurait pu être utilisé pour créer le cratère et la carcasse écrasée de ce qui était à l’origine un tube cylindrique. Une bonne estimation de la façon dont ce mécanisme de dispersion a fonctionné (encore une fois, en supposant que le cratère et la carcasse n’aient pas été mis en scène, comme l’a supposé le rapport de la Maison-Blanche), est qu’un bloc d’un puissant explosif a été placé sur une extrémité du tube rempli de sarin et a détoné.

L’explosif a agi sur le tube comme si un maillet l’avait écrasé. Il a conduit le tube dans le sol tout en créant le cratère. Étant donné que le tube était rempli de sarin, qui est un fluide incompressible, lorsque le tuyau a été aplati, le sarin a agi sur les parois et les extrémités du tube, provoquant une fissure sur toute la longueur du tube et également la rupture du bouchon à l’extrémité arrière. Ce mécanisme de dispersion est essentiellement le même que le fait de frapper un tube de dentifrice avec un gros maillet, ce qui entraîne une rupture du tube et le dentifrice est soufflé dans de nombreuses directions selon la manière exacte de la rupture de l’enveloppe du tube de dentifrice.

Si c’est bien le mécanisme utilisé pour disperser le sarin, cela indique que le tube de sarin a été placé sur le sol par des individus au sol et qu’il n’a pas été largué par un avion.

L’image 8 montre le diffuseur de sarin improvisé avec une fusée d’artillerie typique de 122 mm et la fusée d’artillerie modifiée utilisée dans l’attaque au sarin du 21 août 2013 à Damas.

À cette époque (le 30 août 2013), la Maison-Blanche d’Obama a aussi publié un rapport de renseignement contenant des inexactitudes évidentes. Par exemple, le rapport indiquait sans équivoque que la fusée d’artillerie contenant le sarin utilisée à Damas avait été tirée depuis une des zones contrôlées par le gouvernement syrien. Il s’est avéré que la munition particulière utilisée dans cette attaque ne pouvait pas aller plus loin qu’environ 2 km, donc très loin d’une zone contrôlée par le gouvernement syrien à cette époque. Le rapport de la Maison-Blanche à l’époque contenait aussi d’autres erreurs cruciales et importantes que l’on pourrait convenablement qualifier d’amateurs. Par exemple, le rapport affirmait que les lieux de lancement et l’impact des pointes des roquettes d’artillerie avaient été observés par des satellites des États-Unis. Cette affirmation était absolument fausse et n’importe quel analyste du renseignement compétent l’aurait su. On pouvait voir les fusées depuis le Space-Based Infrared Satellite (SBIRS) mais le satellite ne pouvait absolument pas voir les points d’impact parce que les points d’impact n’ont pas été accompagnés d’explosion. Ces erreurs étaient des indicateurs clairs que le rapport de renseignement de la Maison-Blanche avait en partie été fabriqué et n’avait pas été vérifié par des experts du renseignement compétents.

La même situation semble se répéter avec l’actuel rapport de renseignement de la Maison-Blanche. Aucun analyste un tant soit peu compétent ne se prononcerait sur le fait que le cratère présenté comme la source de l’attaque au sarin soit une preuve que le projectile proviendrait d’un avion. Aucun analyste un tant soit peu compétent ne pourrait se prononcer sur le fait que la photo de la carcasse de la cartouche de sarin soit effectivement une cartouche de sarin. N’importe quel analyste compétent aurait des doutes quant à savoir si les débris dans le cratère sont réels ou une mise en scène. Aucun analyste compétent n’aurait laissé passer le fait que la cartouche de sarin a été écrasée avec force par le dessus, plutôt que explosée à l’aide d’une charge explosive à l’intérieur. Toutes ces grossières erreurs d’amateurs montrent que ce rapport de la Maison-Blanche, tout comme le précédent rapport de la Maison-Blanche sous l’administration Obama, n’a pas été examiné correctement par la communauté du renseignement, comme cela a été rapporté.

J’ai travaillé avec la communauté du renseignement par le passé et je m’inquiète gravement de la politisation du renseignement qui semble arriver de plus en plus fréquemment ces derniers temps ; mais je sais que la communauté du renseignement possède des analystes très compétents. Et si ces analystes avaient correctement été consultés sur les déclarations du rapport de la Maison-Blanche, ils n’auraient pas approuvé ce document.

Je suis disponible pour développer substantiellement ces commentaires. Je n’ai eu que quelques heures pour examiner rapidement le rapport de la Maison-Blanche. Mais une lecture attentive rapide montre sans beaucoup d’analyses que ce rapport ne peut pas être correct, et il semble que ce rapport n’a pas été correctement vérifié par la communauté du renseignement.

C’est un problème vraiment très grave.

Le président Obama a été initialement mal informé sur les supposés indices du renseignement selon lesquels la Syrie avait perpétré l’attaque à l’agent neurotoxique à Damas, le 21 août 2013.  C’est une information qui est désormais publique. Le président Obama a indiqué que sa compréhension initialement fausse était due au fait que les renseignements montraient clairement que la Syrie était la source de l’attaque à l’agent neurotoxique. Cette information fausse a été corrigée lorsque le Directeur du renseignement national d’alors, James Clapper, a interrompu le Président durant un exposé des renseignements. D’après le président Obama, M. Clapper a dit au Président que les renseignements selon lesquels la Syrie était l’auteur de l’attaque n’étaient pas un truc facile à faire avaler.

La question à laquelle doit répondre notre nation est comment le Président a-t-il été initialement induit en erreur sur des conclusions aussi profondément importantes ? Une deuxième question, tout aussi importante, est comment la Maison-Blanche a produit un rapport de renseignement manifestement incorrect et amateur, qui a été rendu public et jamais rectifié ? La même information fausse dans le rapport du renseignement publié par la Maison-Blanche le 30 août 2013 a été solennellement fournie par le Secrétaire d’État John Kerry dans sa déposition au Comité des affaires étrangères du Sénat !

Nous faisons de nouveau face à une situation où la Maison-Blanche a publié un rapport de renseignement manifestement faux, trompeur et amateur.

Il est tard dans la soirée pour moi, donc je vais arrêter mon examen ici.

Je suis prêt à fournir à mon pays toute analyse ou toute aide qui relève de ma compétence. Ce que je peux dire de façon certaine ici, c’est que ce que raconte maintenant la Maison-Blanche au pays ne peut pas être vrai et le fait que cette information a été fournie dans ces conditions pose les questions les plus sérieuses sur la gestion de notre sécurité nationale.

Sincèrement vôtre, Theodore A. Postol

Professeur émérite en science, technologie et en politique de sécurité nationale

Massachusetts Institute of Technology

Theodore Postol est professeur de Science, Technologie et de Stratégie en Sécurité Nationale dans le programme de Science, Technologie et Société du MIT (Massachusetts Institute of Technology). Il a fait ses études de premier cycle en physique et de deuxième cycle en ingénierie nucléaire au Massachusetts Institute of Technology. Après avoir obtenu son doctorat, le Professeur Postol a rejoint l’équipe du Laboratoire National Argonne, où il a étudié la dynamique microscopique et la structure des liquides ainsi que des solides amorphes à l’aide de la diffusion de neutrons, de rayons X, et de lumière, en parallèle avec des techniques informatisées de dynamique moléculaire. Par la suite, il s’est dirigé vers le bureau du Congrès d’Évaluation Technologique pour étudier les méthodes de déploiement des missiles MX, et, plus tard, il a travaillé comme conseiller scientifique auprès du chef des opérations navales.

Après avoir quitté le Pentagone, le Professeur Postol a participé à la mise en place d’un programme à l’Université de Stanford pour former les chercheurs en milieu de carrière à étudier les développements dans les technologies d’armement relatives à la défense et à la stratégie de contrôle des armes. En 1990, la Société Américaine de Physique remet le prix Leo Szilard au Professeur Postol. En 1995, il reçoit le prix Hilliard Roderick des mains de l’Association Américaine pour l’Avancée des Sciences, et en 2001 le prix Norbert Wiener remis par Les Professionnels de l’Informatique pour la Responsabilité Sociale pour avoir débusqué un grand nombre d’affirmations fausses sur les défenses par missiles.

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Figure 1 : Direction du nuage mortel le 4 avril 2017 entre 03h00 et 06h00, dans l’hypothèse où le cratère identifié dans le rapport de la Maison Blanche est bien le site réel de dispersion du sarin.

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Figure 2 : Photographie rapprochée du cratère qui a été montré par de nombreux média traditionnels et que la Maison Blanche prétend être la preuve que le responsable de l’attaque neurotoxique était le gouvernement syrien.

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Figure 3 : Déformation du tube rempli de sarin et du cratère issu de l’action de la charge explosive placée au-dessus du tuyau rempli de sarin. Notez que le tube a été aplati de l’extérieur et a éclaté sur sa longueur et à l’extrémité en raison de l’action du sarin liquide incompressible contre les parois du tube. [“La carcasse du tube qui aurait pu contenir le sarin apparait comme ayant été écrasé par une puissante force explosive vers le sol”]

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Figure 4 : Configuration possible d’un dispositif improvisé de dispersion de sarin qui utilise un explosif placé à l’extérieur et un tube scellé qui a été rempli de sarin, pouvant potentiellement contenir de 8 à 10 litres de sarin.

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Figure 5 : La météo au moment de l’attaque était idéale pour la propagation la plus létale de l’agent neurotoxique. Le sol était frais et il y avait une couche d’air à haute densité près du sol
qui entrainerait l’agent neurotoxique près du sol pendant qu’il dérivait vers ses victimes. La vitesse du vent était également très faible, ce qui a conduit à ce que le sarin mette beaucoup de temps
pour passer parmi ses victimes, entraînant de longues expositions qui rendaient plus probable le fait que les victimes recevraient une dose létale.

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Figure 6 : La météo la veille de l’attaque, le lundi 3 avril, et le lendemain de l’attaque, le mercredi 5 avril, induisait un mauvais temps pour une attaque efficace des agents neurotoxiques. Les vents étaient puissants et en rafale les deux jours, ce qui aurait éloigné le sarin du sol et l’aurait fait passer rapidement sur toutes les victimes potentielles, ce qui laissait un temps très limité pour recevoir une dose mortelle.

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Figure 7 : Comment le sarin est dispersé par le vent : le graphique ci-dessus montre une estimation de la dispersion d’un nuage de gouttelettes de sarin dans des conditions météorologiques similaires à celles de Khan Cheikhoun le 4 avril 2017. Alors que le sarin est porté par les vents ambiants, il a tendance à monter et à se propager quelque peu du fait des turbulences de l’air. Notez que le nuage pourrait ne pas trop se disperser sur des distances de milliers de mètres sous le vent. La distance de propagation et la dispersion verticale sont déterminées non seulement par les conditions météorologiques, mais aussi par le sol, qui peut favoriser la dispersion s’il présente un relief, et inversement réduire la dispersion s’il est plat et non accidenté.

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Figure 8 : L’engin artisanal de dispersion de sarin au sol est présenté à côté d’une roquette standard de 122 mm, et de l’obus modifié qui a été utilisé pour disperser le sarin durant l’attaque par agent innervant du 21 août 2013. Contrairement aux obus modifiés utilisés lors de l’attaque sur Damas du 21 août 2013, cet engin artisanal de dispersion est constitué simplement d’une section cylindrique provenant d’une roquette de 122 mm, ou utilisée pour la fabrication de roquettes de 122 mm qui pourraient être remplies de sarin. L’explosif placé en haut du cylindre pourrait l’écraser comme s’il s’agissait d’un tube de dentifrice écrasé par un marteau. Le sarin est alors dispersé autour du tube métallique comme le serait le dentifrice autour du tube de dentifrice.

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Figure 9 : Estimation approximative des densités potentielles de sarin, et durées d’exposition mortelle provenant d’un engin de dispersion de sarin artisanal décrit dans le rapport de la Maison-Blanche, et qui a explosé sur la route à Khan Cheikhoun.

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Figure 10 : Points d’impact et colonnes de fumée provenant de bassins d’évaporation d’agents neurotoxiques, entre 2 et 3h du matin, le 21 août 2013

Source: Assessment of White House Intelligence Report of April 11, 2017, le 11/04/2017 (Lien source)

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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J’ajoute ceci :

Annexe 1 : La principale photo a été prise par Kareem Shaheen pour le Guardian

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Annexe 2 : On écoutera M. Postol interrogé par RT :

Annexe 3 : Je signale que Les Décodeurs ont encore parlé sans raison de ce blog hier (dans un grand billet façon Chiens de garde qui cite 6 fois BellingCat / Higgins et renvoie au billet sur le non-journaliste “avenir du journalisme” !), au motif que j’ai repris la vidéo de 22 minutes du grand arabisant Bassam Tahan faite par Eurasie Express (et j’appelais à la prudence et au recul en ces temps de propagande de toutes parts). Cela ne les a pas empêchés de rajouter ce nouveau lien “à mon casier judiciaire de la pensée” du Décodex, dont on voit toute la mécanique néfaste visant à diminuer la Liberté d’expression. Mais je ne céderai pas à ces intimidations – qui confirment bien l’évident harcèlement à notre encontre.

Aïe, j’ai refusé de croire totalement Le Monde sans enquête indépendante chez les Djihadistes?Mon casier judiciaire Décodex a donc encore enflé

C’est beau, “les faits”…

Mention spéciale à cette prose – du grand Sénécat :

Ce n’est quand même pas parce qu’on est face à une théorie absurde inexplicable qu’on va se mettre à douter de Donald Trump et à exiger des enquêtes solides sur place…

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EDIT : traduction des documents de la Maisons Blanche du rapport Postol :

Annexe

Citations du rapport de la Maison-Blanche

Les États-Unis sont certains que le régime syrien a mené une attaque chimique, en utilisant l’agent neurotoxique sarin

Nous sommes d’autant plus confiants dans notre évaluation que nous avons des signaux radio et des informations géo-spatiales, des analyses de laboratoires d’échantillons physiologiques prélevés sur de multiples victimes, ainsi qu’un nombre conséquent de récits crédibles librement disponibles, qui racontent une histoire cohérente.

Nous avons établi que le régime de Damas a lancé son attaque chimique en réponse à une offensive de l’opposition dans la province du Nord-Hama qui mettait en péril une infrastructure clef. Il est probable que de hauts responsables militaires du régime aient été impliqués dans la préparation de l’attaque.

Cheikhoun à 6h55 du matin, heure locale, le 4 avril

Nos informations indiquent que l’agent chimique a été largué depuis un appareil à ailes fixes Su-22 du régime

nos informations indiquent que du personnel historiquement lié au programme d’armement chimique du gouvernement syrien était présent à la base de Chaayrate fin mars, en préparation d’une attaque à venir sur le Nord de la Syrie, et ils étaient présents sur la base le jour de l’attaque.

Quelques heures après l’attaque du 4 avril, on comptait des centaines de victimes présentant des symptômes correspondant à une exposition au gaz sarin.

Une image satellite commerciale de ce site prise le 6 avril a montré des cratères d’impact autour de l’hôpital, cohérents avec des rapports librement accessibles d’une attaque conventionnelle contre l’hôpital après l’attaque chimique.

Une vidéo accessible librement montre l’emplacement où nous pensons que l’engin chimique a atterri – non pas dans un entrepôt à munitions, mais au milieu d’une rue, dans le quartier nord de Khan Cheikhoun. Une image satellite commerciale de ce site prise le 6 avril, après l’allégation, montre un cratère sur la route correspondant à ce que nous voyons dans la vidéo.

les débris de munition observés dans le cratère et dispersés autour du point d’impact correspondent à une munition qui a fonctionné.

En novembre dernier, par exemple, de hauts-responsables russes ont utilisé une image provenant d’une attaque chimique perpétrée par le régime en 2013 pour accuser l’opposition d’utiliser des armes chimiques.

Nous devons nous rappeler que le régime d’Assad a manqué à ses obligations internationales, après son attaque dévastatrice sur la banlieue de Damas, utilisant l’agent neurotoxique sarin en août 2013, qui a provoqué la mort de plus d’un millier de civils, dont bon nombre étaient des enfants. Le régime a accepté à ce moment de démanteler complètement son programme d’armement chimique, mais cette récente attaque

Annexe

Rapport de renseignement de la Maison-Blanche qui m’a été remis le 11 avril 2017

Utilisation d’armes chimiques par le régime d’Assad le 4 avril 2017

Les États-Unis ont la certitude que le régime syrien a conduit une attaque chimique, utilisant l’agent neurotoxique sarin, contre son propre peuple dans la ville de Khan Cheikhoun, dans le sud de la province d’Idlib le 4 avril 2017. Selon les observateurs sur place, l’attaque a provoqué la mort de 50 à 100 personnes (dont de nombreux enfants), avec des centaines de blessés.

Nous sommes d’autant plus confiants dans notre évaluation que nous avons des signaux radio et des informations géo-spatiales, des analyses de laboratoires d’échantillons physiologiques prélevés sur de multiples victimes, ainsi qu’un nombre conséquent de récits crédibles librement disponibles, qui racontent une histoire cohérente. Nous ne pouvons révéler publiquement toutes les informations disponibles sur cette attaque pour protéger nos sources et nos méthodes, mais ce qui suit inclut un résumé non-classifié de l’analyse de l’attaque par la communauté du renseignement des États-Unis.

Résumé des conclusions de la communauté du renseignement des États-Unis sur l’attaque du 4 avril

Le régime syrien conserve la capacité et l’intention d’utiliser des armes chimiques contre l’opposition pour empêcher la perte de territoires indispensables à sa survie. Nous déclarons que Damas a lancé cette attaque chimique en réponse à une offensive de l’opposition dans la province du Nord-Hama qui menaçait des infrastructures clefs. De hauts-responsables de l’armée du régime ont probablement participé à la préparation de l’attaque.

Un nombre important de récits provenant de médias sociaux pro-opposition indiquent que l’attaque a commencé à Khan Cheikhoun à 6:55 du matin, heure locale, le 4 avril.

Nos informations indiquent que l’agent chimique a été largué depuis un appareil à ailes fixes de type Su-22 du régime, qui a décollé de la base de Chaayrate, sous contrôle du régime. Ces appareils se trouvaient aux alentours de Khan Cheikhoun à peu près 20 minutes avant que des rapports sur l’attaque ont commencé, et ont quitté la zone peu après l’attaque. De plus, nos informations indiquent que du personnel historiquement lié au programme d’armement chimique du gouvernement syrien était présent à la base de Chaayrate fin mars, en préparation d’une attaque à venir sur le nord de la Syrie, et ils étaient présents sur la base le jour de l’attaque.

Quelques heures après l’attaque du 4 avril, il y avait déjà des centaines de victimes présentant des symptômes correspondant à une exposition au gaz sarin, comme de l’écume au niveau du nez et de la bouche, des contractions musculaires et des pupilles rétrécies. Cet ensemble de symptômes ne correspond pas à une exposition à des irritants respiratoires comme le chlore – que le régime a également utilisé lors d’attaques – et il est très peu probable qu’il résulte d’une attaque conventionnelle du fait du nombre de victimes sur les vidéos et de l’absence d’autres blessures visibles. Les premiers récits disponibles librement indiquaient que les premiers secours avaient du mal à respirer et que certains ont perdu connaissance au contact des victimes, ce qui correspond à une exposition secondaire à un agent neurotoxique.

Avant 12:15 heure locale, les vidéos locales diffusées montraient des images d’enfants morts d’âges variés. Des témoignages d’un hôpital ayant été bombardé ont commencé à apparaître vers 13:10 heure locale, suivis de vidéos montrant le bombardement d’un hôpital à proximité qui a été submergé de victimes de l’attaque au sarin. Une image d’un satellite commercial du 6 avril montre des cratères d’impact autour de l’hôpital qui correspondent aux récits sur une attaque conventionnelle sur l’hôpital juste après l’attaque chimique. Plus tard le 4 avril, des médecins locaux postaient des vidéos montrant spécifiquement des pupilles contractées (symptôme probant d’une exposition à un agent neurotoxique), des médecins en combinaison hermétique et des traitements à l’atropine, qui est un antidote aux agents neurotoxiques comme le sarin.

Nous sommes certains que l’opposition n’a pas pu fabriquer toutes ces vidéos et d’autres récits d’attaques chimiques. Une telle action aurait nécessité une campagne hautement organisée pour tromper un grand nombre de sources de médias et d’organisations des droits de l’homme, tout en échappant à toute détection. En outre, nous avons confirmé indépendamment que les vidéos ont été prises approximativement aux moments et lieux décrits dans les séquences.

De plus, l’Organisation Mondiale de la Santé a déclaré le 5 avril que ses analyses de victimes de l’attaque en Syrie présentaient des traces d’exposition à des agents neurotoxiques, mentionnant l’absence de blessures externes et de morts par suffocation. Médecins Sans Frontière a dit que les équipes médicales traitant les patients affectés ont trouvé des symptômes correspondant à une exposition à un agent neurotoxique comme le gaz sarin. Et Amnesty International a dit que les preuves pointaient vers une attaque chimique aérienne. Les analyses de laboratoires qui ont suivi, sur des échantillons prélevés sur nombre de victimes, ont détecté des signatures de l’agent neurotoxique sarin.

Démenti des faux récits

Le régime syrien et son principal allié, la Russie, ont cherché à tromper la communauté internationale sur les responsables de l’utilisation d’armes chimiques contre le peuple syrien dans cette attaque ainsi que des attaques précédentes. Initialement, Moscou a nié les allégations d’une attaque chimique sur Khan Cheikhoun, déclarant que l’attaque était un “canular provocateur” et que toutes les preuves avaient été fabriquées. Il est cependant clair que l’opposition syrienne n’a pas pu fabriquer une telle quantité et une telle variété de vidéos et autres témoignages provenant du site de l’attaque et des installations médicales en Syrie et en Turquie, tout en trompant les médias et les agences de renseignement.

Moscou a déclaré depuis que la diffusion d’éléments chimiques a été causée par le bombardement par le régime d’un dépôt de munitions terroriste dans la banlieue Est de Khan Cheikhoun. Cependant, une source militaire syrienne a dit devant les médias publics russes le 4 avril que les forces du régime n’ont effectué aucune attaque aérienne à Khan Cheikhoun, en contradiction avec les déclarations russes. Une vidéo accessible librement montre aussi l’emplacement où nous pensons que l’engin chimique a atterri – non pas un local rempli d’armement, mais au milieu d’une rue dans les quartiers Nord de Khan Cheikhoun. Une photo du site prise par un satellite commercial le 6 avril, après l’allégation, montre un cratère sur la route qui correspond bien à la vidéo.

Moscou a suggéré que les terroristes utilisaient le dépôt de munitions visé pour produire et stocker des cartouches contenant du gaz toxique qu’ils utilisaient ensuite en Irak, ajoutant que l’Irak comme des organismes internationaux ont confirmé l’utilisation de telles armes par les militants. Alors qu’il est largement accepté que l’État islamique en Irak et Syrie (EI) a utilisé plusieurs fois du gaz moutarde sur le terrain, il n’y a aucune preuve que l’EI soit responsable de cet incident ou que cette attaque implique des armes en la possession de l’EI.

Moscou a suggéré que cette attaque aérienne a eu lieu entre 11h30 et 12h30, en heure locale le 4 avril, ignorant que les premières diffusions sur les réseaux sociaux sont apparues vers 7h00 heure locale ce matin-là, au moment où nous savons que des avions du régime opéraient au-dessus de Khan Cheikhoun. De plus, les débris de projectile dans le cratère et autour du point d’impact correspondent à une bombe qui a fonctionné, mais les structures les plus proches du cratère d’impact ne présentent pas de dommages que l’on pourrait attendre d’une charge conventionnelle hautement explosive. Au lieu de cela, les dommages correspondent plutôt à celle d’une bombe chimique.

Le régime syrien a utilisé d’autres agents chimiques dans des attaques contre les civils dans des zones tenues par l’opposition par le passé, dont l’utilisation de gaz moutarde à Alep fin 2016. La Russie a prétendu que les images vidéo du 4 avril indiquaient que les victimes de cette attaque montraient les mêmes symptômes d’empoisonnement que les victimes d’Alep à l’automne dernier, laissant entendre que quelque chose d’autre qu’un agent neurotoxique avait été utilisé à Khan Cheikhoun. Pourtant, les victimes de l’attaque du 4 avril présentaient des symptômes probants d’une exposition à un agent neurotoxique, dont des pupilles rétrécies, de l’écume au niveau du nez et de la bouche, et des contractions musculaires, tout cela est contradictoire avec une exposition au gaz moutarde.

Les allégations de la Russie s’inscrivent dans le schéma d’un éloignement de la faute du régime et d’une tentative d’affaiblir la crédibilité de ses adversaires. La Russie et la Syrie, à de nombreuses occasions depuis le milieu 2016, ont tenu l’opposition pour responsable de l’utilisation d’armes chimiques dans les attaques. Pourtant semblables au récit russe de l’attaque de Khan Cheikhoun, la plupart des accusations russes ont manqué d’informations précises ou crédibles. En novembre dernier, par exemple, les responsables russes ont utilisé l’image d’une attaque à l’arme chimique contre le régime en 2013, largement diffusée sur les plateformes des réseaux sociaux pour accuser publiquement l’opposition d’utiliser des armes chimiques. En mai 2016, les responsables russes ont fait une affirmation similaire en utilisant une image tirée d’un jeu vidéo. En octobre 2016, Moscou a aussi affirmé que les terroristes avaient utilisé du chlore et du phosphore blanc à Alep, bien que les images dans les médias pro-russes du site de l’attaque ne montraient aucun signe d’une utilisation de chlore. En fait, nos renseignements de la même journée suggèrent qu’aucun des rapports de la Russie n’était exact et que le régime pourrait avoir utilisé par erreur du chlore contre ses propres forces. Les rapports contradictoires et erronés de la Russie semblent avoir été destinés à embrouiller et à obscurcir la situation pour le compte du régime.

Les allégations de Moscou étaient généralement programmées pour détourner la communauté internationale de l’utilisation en continu par la Syrie d’armes chimiques, comme ses affirmations plus tôt cette semaine, ou pour contrer les découvertes du Mécanisme d’enquête conjoint Organisation pour l’interdiction des armes chimiques-Nations Unies (OIAC-ONU), qui a confirmé en août et en octobre 2016 des rapports selon lesquels le régime syrien a continué à utiliser des armes chimiques à de nombreuses reprises longtemps après s’être engagé à abandonner son arsenal en 2013. La Russie a aussi douté des conclusions impartiales du Mécanisme, un organisme que la Russie a aidé à créer, et a même été disposée à aller jusqu’à suggérer que le régime d’Assad fasse sa propre enquête sur l’utilisation d’armes chimiques.

La réponse de Moscou à l’attaque du 4 avril fait suite à une tendance familière dans les réponses qu’elle a apportées à d’autres actes flagrants. Elle produit de multiples rapports contradictoires dans le but de générer de la confusion et de semer le doute au sein de la communauté internationale.

Condamnation internationale et un temps pour agir

L’utilisation brutale par le régime d’Assad d’armes chimiques est inacceptable et pose une menace évidente aux intérêts des États-Unis et de la communauté internationale en matière de sécurité nationale. L’usage d’armes de destruction massive par quelque acteur que ce soit abaisse le seuil pour d’autres qui pourraient chercher à faire de même, et augmente la probabilité qu’elles soient utilisées contre les États-Unis, nos alliés, nos partenaires ou toute autre nation dans le monde.

Les États-Unis en appellent dans les termes les plus forts possibles à la communauté internationale de se tenir avec nous en déclarant sans ambiguïté que ce comportement ne sera pas toléré. C’est un moment crucial, nous devons faire la démonstration que le subterfuge et les informations fausses n’ont aucun poids, que les excuses de ceux qui protègent leurs alliés rendent le monde plus dangereux et qu’il ne sera plus permis au régime syrien de continuer l’utilisation d’armes chimiques.

Nous devons nous rappeler que le régime d’Assad a manqué au respect de ses obligations internationales après ses attaques dévastatrices sur la banlieue de Damas en utilisant l’agent neurotoxique sarin en août 2013, qui ont causé la mort de plus d’un millier de civils, dont beaucoup étaient des enfants. Le régime a accepté à l’époque de démanteler la totalité de son programme d’armes chimiques, mais cette attaque plus récente, comme d’autres avant, sont la preuve qu’il n’en a rien fait. Pour être clair, la Syrie a violé ses obligations concernant la Convention sur l’interdiction des armes chimiques et la Charte des Nations Unies, et aucun battement de tambour ni les affirmations insensées du régime ou de ses alliés ne peuvent cacher cette vérité. Et, bien qu’il soit embarrassant que la Russie ait opposé son veto à de multiples résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU qui auraient pu aider à rectifier la situation, les États-Unis entendent aujourd’hui envoyer un message clair que nous et nos partenaires ne permettront pas au monde de devenir un endroit plus dangereux à cause d’actes flagrants du régime d’Assad.

Source: Assessment of White House Intelligence Report of April 11, 2017, le 11/04/2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

125 réponses à [Syrie] “La Maison-Blanche a publié un rapport de renseignement manifestement faux, trompeur et amateur” par Theodore Postol (MIT)

Commentaires recommandés

Georges Clounaud Le 13 avril 2017 à 07h25

Dans le 20 heures de Pujadas qui est également en marche dans la propagande, la résponsabilité du “régime syrien” ne fait plus de doute :
http://www.francetvinfo.fr/monde/revolte-en-syrie/attaque-chimique-en-syrie/syrie-que-veut-la-russie_2142730.html
Admirez la conclusion : La Syrie est coupable de ces attaques chimiques et la Russie est complice. point final fermez le ban !
La propagande du “monde libre” fonctionne toujours de la même façon lorsque de telles attaques, toujours alimentées d’insoutenables images, se produisent. Au départ on fait mine d’avoir quelques doutes quant aux auteurs de ces attaques même si pèsent de forts soupçons contre l’armée du méchant dictateur. Ensuite, avec le temps, sans que le moindre élément incontestable et vérifiable aille dans ce sens, les soupçons, sans cesse rabâchés, se transforment progressivement en certitudes. Et tous ceux qui oseraient émettre des doutes contre cette “fabrique du coupable idéal” se transforment en indéfectible soutien de l’ignoble dictateur Assad, d’horrible poutinophile ou, crime ultime, de complotiste !

  1. Georges Clounaud Le 13 avril 2017 à 07h25
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    Dans le 20 heures de Pujadas qui est également en marche dans la propagande, la résponsabilité du “régime syrien” ne fait plus de doute :
    http://www.francetvinfo.fr/monde/revolte-en-syrie/attaque-chimique-en-syrie/syrie-que-veut-la-russie_2142730.html
    Admirez la conclusion : La Syrie est coupable de ces attaques chimiques et la Russie est complice. point final fermez le ban !
    La propagande du “monde libre” fonctionne toujours de la même façon lorsque de telles attaques, toujours alimentées d’insoutenables images, se produisent. Au départ on fait mine d’avoir quelques doutes quant aux auteurs de ces attaques même si pèsent de forts soupçons contre l’armée du méchant dictateur. Ensuite, avec le temps, sans que le moindre élément incontestable et vérifiable aille dans ce sens, les soupçons, sans cesse rabâchés, se transforment progressivement en certitudes. Et tous ceux qui oseraient émettre des doutes contre cette “fabrique du coupable idéal” se transforment en indéfectible soutien de l’ignoble dictateur Assad, d’horrible poutinophile ou, crime ultime, de complotiste !


    • amer Le 13 avril 2017 à 10h31
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      Surtout qu’on connait l’impartialité de Francetvinfo dans l’affaire syrienne depuis le début :

      http://www.francetvinfo.fr/monde/revolte-en-syrie/video-les-turcs-expriment-leur-colere-contre-le-regime-syrien-apres-le-double-attentat_322711.html

      Lisez les commentaires de lecteurs indignés par le parti pris flagrant de et sauvegardez cette page avant qu’ils ne l’enlèvent définitivement…

      exemple de commentaire d’un abonné scandalisé

      disqus_qmBUnGfPYH • il y a 4 ans
      SCANDALEUX !!!!

      Traduction des slogans :

      Katil AKP hesap verecek = tueur AKP doit rendre des comptes (je précise
      AKP est le parti de Erdogan, le peuple exige des comptes)

      Reyhanli halki yalniz deyildir = le peuple de reyhanli n’est pas seul

      Katil AKP ABD isbirlikçi = tueur AKP associé des USA

      ABD defol = USA casse-toi

      Yasasin halklarin kardesligi = vive la fraternité des peuples

      Fasizme devrim = contre le fascisme (bien sûr il s’agit du fascisme de l’AKP)


      • Chris Le 13 avril 2017 à 16h17
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        Un article qui date de 2013, si j’en juge la datation des dits commentaires : il y a 4 ans.
        Ceci dit, on a affaire à exactement la même manipulation.


        • amer Le 13 avril 2017 à 17h04
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          La date ne change rien car justement les mensonges d’hier permettent d’éclairer les manipulations d’aujourd’hui des mêmes médias sur la même affaire syrienne…Ce qui est intéressant c’est la méthode de tromperie de Francetvinfo qui fait croire aux lecteurs que le gouvernement syrien est responsable des attentats en Turquie alors même que les manifestants disent le contraire; qui parle de déontologie du journalisme ? Le decodex ? A mourir de rire n’est-ce pas !


    • christian gedeon Le 13 avril 2017 à 11h42
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      Bof…qui accorde encore du crédit aux “informations ” diffusées par ces gens là?j’ai l’optimisme de penser que plus grand monde.France Inter,Q,Info,RFI,TV info,France 2,Arte,et j’en passe parlent d’une même voix,ont un seul “rédacteur ” en chef…donc,bof.les chiens aboient,la caravane passe.


    • Fritz Le 13 avril 2017 à 12h24
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      Une remarque préliminaire : l’article de Wikipédia sur l’affaire de Khan Cheikoun est de plus en plus biaisé, alourdi, bétonné, malgré quelques efforts pour le rééquilibrer.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Khan_Cheikhoun_du_4_avril_2017

      Notez bien qu’un seul contributeur a écrit plus de 97 % du texte de l’article :
      https://tools.wmflabs.org/xtools-articleinfo/index.php?project=fr.wikipedia.org&article=Massacre_de_Khan_Cheikhoun_du_4_avril_2017#topeditors

      Sur Wikipédia aussi, il faut se battre contre le monopole… des désinformateurs.


      • tepavac Le 13 avril 2017 à 13h06
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        Pardon, je m’interpose juste pour dire que ce que je soupçonnait semble se confirmer. Il semble que suite aux défaites succéssives des “modérés”, ils aient envisager de stocker délibérément des produits hautement toxiques “avec” population civil otage afin de dissuader les frappes aériennes.

        https://southfront.org/syrain-defense-ministry-us-led-coalition-bombed-isis-chemical-weapons-depot-in-deir-ezzor-province/


        • amer Le 13 avril 2017 à 13h26
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          Attendons de voir si les chiens de garde vont aboyer cette fois…


        • Chris Le 13 avril 2017 à 16h19
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          C’était à prévoir. Une manière plus radicale que le bouclier humain et qui permet de faire accuser les autres.


        • anne jordan Le 13 avril 2017 à 17h24
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          Ajoutez à tous ces arguments que la supposition ” le gouvernement d’Assad dispose de services de renseignements , donc , ” ils ” savaient qu’il y avait du gaz à cet endroit ” ne tient pas vraiment la route :
          pas plus tard que le semaine précédente une attaque terroriste à tué 49 officiers de renseignement sur une base près de Damas , avec tous ceux qui ont été éliminés depuis 2011 , il ne doit plus en rester beaucoup !


        • Gael Le 15 avril 2017 à 17h52
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          Bonjour. Les usa ont ils reconnu cet effet de nuage suite a leur bombardement ou est ce juste dit par les syriens?
          Merci
          Gael


          • tepavac Le 15 avril 2017 à 21h57
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            Non ce n’est pas reconnu par la coalition.


  2. Fritz Le 13 avril 2017 à 07h30
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    La munition de sarin, aplatie et fendue comme un tube de dentifrice écrasé à coup de maillet…
    Il serait nécessaire et urgent de vérifier cette hypothèse de Theodore Postol. Tous les médias de bonne foi devraient s’y mettre, car la paix du monde dépend aussi de la vérité ou du mensonge.

    Je ne suis pas allé sur place, mais la thèse d’un avion de chasse syrien larguant une bombe chimique (et une seule) sur la route de Khan Cheikhoun me semble invraisemblable : tactique aléatoire, intérêt militaire quasi-nul, faute politique gigantesque puisque cela reviendrait à dresser le monde entier contre Assad, à retourner Trump contre Assad, et à humilier le principal allié d’Assad : la Russie, qui avait proposé le désarmement chimique de la Syrie.

    L’ennui est qu’il est impossible d’aller sur place sans l’accord des djihadistes qui tiennent le terrain.
    L’autre ennui, c’est que nos médias sont tellement conformistes, tellement englués dans le mensonge qu’ils n’écouteront pas le professeur Postol.

    Comme des automates, ces médias continueront à répandre des “fake news” – pour préparer la guerre.


    • Prométhée Enchaîné Le 13 avril 2017 à 10h37
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      C’est là que beaucoup d’entre vous s’acharnent à ne pas voir le passif du gouvernement syrien. Si ce n’est pas dans l’intérêt du gouvernement syrien de viser les populations avec des armes chimiques, pourquoi l’a-t-il fait à plusieurs reprises selon les rapports de la Commission d’Enquête de l’Onu ?

      Vous n’êtes pas dans la tête du gouvernement syrien, vous ne savez donc pas quelle est sa logique, ni ses intérêts.

      Sinon, théorie du complot pour théorie du complot : ceux qui ont vue le documentaire “Syrie : mission impossible” d’Anne Poiret savent que la dernière stratégie de Staffan de Mistura dans les négociations de paix consistait à presser les gouvernements européens de s’engager dans la reconstruction pour obtenir, par la suite, des compromis de la part de la Russie qui mettrait progressivement en œuvre une transition politique. Donc donnez des sous, et on verra ce qu’on fera d’Assad.

      1/ Soit la Russie est complice de l’attaque chimique et cela signifie que le but est une fois de plus de garder un peu de chaos pour embêter les occidentaux.
      2/ Soit elle ne l’est pas, et c’est la Syrie qui veut embarrasser la Russie.
      3/ Soit il y a une option que je ne vois pas.

      Notez que l’Europe refuse désormais de payer pour la reconstruction.


      • Prométhée Enchaîné Le 13 avril 2017 à 10h40
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        Pour Postol, je n’ai rien à dire. Du moment qu’effectivement M. Berruyer s’engage à mettre à jour le billet, et au su de tous.

        Il y a quand même deux gros problèmes dans tout ça.

        1/ Allez-vous acceptez les contradictions si elles viennent de Bellingcat ? Car j’ai peu de doutes qu’ils seront à l’avant-garde de la critique.

        2/ Il risque de ne pas y avoir d’enquête de l’Onu sur place, à cause de qui ?


        • Fritz Le 13 avril 2017 à 11h07
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          “Il risque de ne pas y avoir d’enquête de l’ONU sur place, à cause de qui ?”
          A cause des djihadistes qui tiennent la région de Khan Cheikhoun. Le représentant syrien à l’ONU vient de demander une enquête “impartiale” :
          https://francais.rt.com/international/36827-syrie-demande-ouverture-d-enquete-impartiale-sur-utilisation-armes-chimiques


        • Les-crises Le 13 avril 2017 à 11h54
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          “2/ Il risque de ne pas y avoir d’enquête de l’Onu sur place, à cause de qui ?”

          A/ Je ne sais pas, la Syrie et la Russie la demandent :

          https://francais.rt.com/international/36827-syrie-demande-ouverture-d-enquete-impartiale-sur-utilisation-armes-chimiques

          B/ La Russie a évidemment mis son veto à une résolution qui prévoyait des “actions militaires”. Peut-être que si on ne les avait pas entubés en Libye ils feraient plus confiance avant de revoter un truc de ce genre.

          However, the draft leaned heavily on the Syrian government in terms of demands to submit to an investigation of the incident. It said inspectors chosen by the UN and the Organization for the Prohibition of Chemical Weapons (OPCW) must be given prompt and unrestricted access to “any and all sites” they choose, provided with flight plans and logs they request, and given the names of military officers “in command of any aircraft” they probe.

          Damascus would also have to “arrange meetings requested, including with generals or other officers, within no more than five days of the date on which such meeting is requested.”

          In the event of non-compliance with the terms, Syria could be exposed to military action mandated by the UN Security Council under Chapter VII of the UN Charter.

          https://www.rt.com/news/384534-un-resulution-syria-chemical/

          C/ Je ne comprends pas pourquoi vous semblez vouloir une enquête si vous ne condamnez pas fermement l’attaque américaine. Il faut savoir ! On ne peut pas faire des actions unilatérales violant le Droit International, et se plaindre après que le Multilatéralisme à l’ONU marche mal…
          https://www.rt.com/news/384534-un-resulution-syria-chemical/

          D/ à ce sujet, cela ne vous étonne pas que ces médias ne donnent pas les explications de la Russie et de la Bolivie sur leur vote ? :

          http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/04/12/poutine-recoit-le-secretaire-d-etat-americain-tillerson-dans-un-climat-tendu_5110366_3222.html

          http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/guerre-en-syrie/20170413.OBS7953/la-russie-bloque-l-enquete-sur-l-attaque-chimique-en-syrie-le-veto-de-trop.html

          Ils n’ont pas forcément raison, mais enfin, ça s’écoute…


          • Prométhée Enchaîné Le 13 avril 2017 à 13h08
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            Pour ne pas encombrer ni se disperser, focalisons-nous sur la résolutions de l’Onu si vous voulez bien.

            J’en cherche désespérément le texte donc déjà premier problème, je ne peux pas fact-checker ce que prétend l’article de RT. L’avez-vous fait ?

            Avez-vous remarqué que les guillemets s’arrêtent précisément ici : In the event of non-compliance with the terms, Syria could be exposed to military action mandated by the UN Security Council under Chapter VII of the UN Charter.

            Cela rend la vérification d’autant plus nécessaire.


            • anne jordan Le 13 avril 2017 à 17h42
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              A @prométhée : comme vous j’ai cherché LE TEXTE EXACT ET COMPLET de la résolution de l’Onu ; comme vous je ne veux pas recopier tel quel l’article de R.T ; cependant voici ce que j’ai trouvé de plus approchant :
              “La résolution devait apporter le soutien de la communauté internationale aux enquêteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). Le texte exigeait notamment que les autorités syriennes fournissent les détails des activités militaires de son armée le jour de l’attaque, ainsi que les noms des commandants des escadrons aériens, et donnent un accès aux bases aériennes. ”
              Le Monde
              L’accès aux bases et à toutes les bases peut être considéré comme inacceptable , d’autant que si vous faites une rapide revue de presse , vous voyez partout :
              ” une résolution pour condamner Assad”
              Inacceptable pour Moscou et Téhéran .
              Ces 3 pays ont demandé une enquête indépendante dès le lendemain de l’attaque , ça ne vous suffit pas ?


          • Prométhée Enchaîné Le 14 avril 2017 à 12h40
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            Le texte de la résolution mentionne effectivement le chapitre VII de la Charte des Nations-Unies :
            https://un-report.blogspot.fr/2017/04/revised-p3-draft-on-syria-un-access-to.html?showComment=1492164510162#c709510990659506714

            ‘7. Recalls its decision in response to violations of resolution 2118 to impose measures under Chapter VII of the United Nations charter.’

            Mais :

            1/ Comme je l’avais précédemment mentionné, avant toute mesure militaire (Point 42), il y a les mesures non-militaires (Point 41) :
            http://www.un.org/fr/sections/un-charter/chapter-vii/index.html

            2/ Il reste à déterminer si ces mesures doivent faire l’objet d’une nouvelle résolution. Car le Conseil de Sécurité, c’est pas Guterres, donc il faut que les membres s’accordent sur les sanctions à priori.

            3/ Quoiqu’il en soit, la résolution sur l’implémentation du démantèlement du programme d’armement chimique syrien contient exactement la même mention :
            http://unscr.com/en/resolutions/2118

            ’21. Decides, in the event of non-compliance with this resolution, including
            unauthorized transfer of chemical weapons, or any use of chemical weapons by
            anyone in the Syrian Arab Republic, to impose measures under Chapter VII of the United Nations Charter’


            • Prométhée Enchaîné Le 14 avril 2017 à 13h04
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              Aaaaaaaaah mais c’est pire que ça !!!! Je n’avais même pas vu mais la résolution mentionnée n’était pas celle en cours de débat !!!

              Le point 7 parle justement de la résolution de 2013 !! Donc c’est déjà effectif et ceci constitue un rappel (‘recalls its decision’) !

              [Modéré : vous avez quel âge ?]


        • Prométhée Enchaîné Le 13 avril 2017 à 13h06
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          Une première critique à main levée par Aron Lund :
          https://twitter.com/aronlund/status/852453845800296448


          • Lysbeth Levy Le 13 avril 2017 à 17h11
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            Ah encore ? Aron Lund l’homme qui s’inquiète des Frères Musulmans au coeur des “exactions et conflits” contre la Syrie Laique et indépendante, “une arme de guerre” toujours au service des anglo-saxons, dans le passé contre Nasser et ensuite contre la Syrie du père d’Assad qui a dû se défendre contre eux en 1982 ! Ce qu’on reproche aujourd’hui au fils était déjà une tentative de renversement de la Syrie indépendante, avec l’aide des Frères musulmans, qu’on fait passer pour de “bons gars”, “freedom fighter” cher aux néocons.et qui aussi faisaient du “bon boulot” : http://carnegieendowment.org/2013/05/07/struggling-to-adapt-muslim-brotherhood-in-new-syria/g2qm..Je trouve honteux que vous défendiez ces “terroristes” en faisant semblant de croire et “”nous faire croire” que ce sont des “rebelles modérés” après les 500 000 morts syriens dont la moitié sont des soldats de l’armée syrienne d’Assad !


            • shuppy Le 13 avril 2017 à 19h51
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              pas trouver le terme “freedom fighter” dans le lien que vous avez mise ; l’article est un rappelle, intéressant, de l’histoire des Frères Musulmans
              en Syrie. Vous lisez les liens que vous donnez ?


      • Fritz Le 13 avril 2017 à 11h24
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        Si le gouvernement syrien – ou plutôt l’armée syrienne – a utilisé l’arme chimique, c’était avant l’attaque de la Ghouta en août 2013. Cette armée n’allait pas se mettre à l’utiliser alors que Damas venait d’inviter les inspecteurs de l’ONU sur l’affaire de Khan al-Assal. (Réponse au commentaire de Prométhée, 10 h 37)
        https://en.wikipedia.org/wiki/Khan_al-Assal_chemical_attack


      • SanKuKai Le 13 avril 2017 à 11h30
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        1/2 @Prométhée Enchaîné. Vous avez peut etre raison, je ne sais pas, mais concernant le passif du gouvernement Syrien, la gouvernance de Bashar A. Assad, n’est pas celle de son père. C’est un amalgame très fréquent dans les médias.


        • Prométhée Enchaîné Le 13 avril 2017 à 13h12
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          Vous répondez à côté si je peux me permettre. L’IICISAR (établie par l’ONU) n’est pas le gouvernement des Etats-Unis. Les rapports documentent largement la stratégie de terreur appliquée par Assad. Je vous laisse le soin d’aller les consulter.
          http://www.ohchr.org/EN/HRBodies/HRC/IICISyria/Pages/Documentation.aspx

          Commentaire : bien des Syriens (euphémisme) considèrent désormais Bachar comme pire que son père.


          • Catalina Le 13 avril 2017 à 16h43
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            “Commentaire : bien des Syriens (euphémisme) considèrent désormais Bachar comme pire que son père.”
            ENCORE ?
            mais enfin ! des affirmations et hop, on se la fait comme les médias, et c’est emballé !! non, mais alors !!!! vous en avez pas marre ! c’est justement ce que nous dénonçons ici, ce genre d’attitude ! donnez nous du factuel et arrêtez d’affirmer sans cesse, de faire votre “sénécat” !


          • Lysbeth Levy Le 13 avril 2017 à 16h56
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            Non même l’Otan avait reconnu qu’Assad était populaire dans son pays à 70 % mais bon après “cette” enquête “a charge” de cet organisme de quelques personnes liés aux Usa a aussi ces défauts : http://w41k.com/77843 L’ONU est phagocyté par les Usa qui pensent payer la plus grosse partie des frais, mais c’est le lobbyisme intensif des représentants américains et leurs alliés qui mettent en danger bien des pays pauvres ou du Sud : http://guytressia.over-blog.com/article-l-onu-et-les-usa-font-ils-deux-poids-deux-mesures-63544742.html
            http://www.interet-general.info/spip.php?article2890
            Il est évident que les pressions sur certains enquêteurs n’en fait pas “un machin” totalement juste mais les pays devraient revenir a la lettre du début sur les droits de la souveraineté des pays et des peuples à disposer d’eux mêmes. Notions “partiellement” effacées depuis que le “R2P” ou “ingérence humanitaire” chère à Kouchner s’impose a cause des Usa, et leurs alliés occidentaux soucieux de préserver leurs prés carrés dans le tiers monde. Ce qui est honteux la loi du plus fort !


            • anne jordan Le 13 avril 2017 à 17h45
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              j’ajoute – sans scrupules ! –
              http://french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=22669&cid=309#.WOpOAWmLTIU
              C’est une charge contre les adorables casques blancs…
              au point où en en est de complotisme et de fake news , pourquoi pas celle là !!!


            • tepavac Le 13 avril 2017 à 22h42
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              “revenir sur les Droits de la souveraineté”
              c’est précisément contre cela que se battent les lobbyistes du commerce libéral depuis un siècle. c’est le cœur, la base de leur programme et de leur idéologie.

              Puis,”idéologie” est un bien grand mot pour ces prédateurs dont la devise s’approche plus de “la loi du plus apte” à celle de “la justice, l’égalité et la fraternité”


          • Lysbeth Levy Le 15 avril 2017 à 12h30
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            Là vous spéculez mais voilà il y a des liens qui prouvent le contraire : http://newsrescue.com/nato-data-70-syrians-support-assad-only-10-support-foreign-backed-rebel-terrorists/#axzz4eJN4ee5l l’accès au World Tribune n’étant pas facile, la reprise par d’autres journaux : https://www.democraticunderground.com/10023586203 déjà en 2012 ne me dites pas que ce média est pro-russe : https://www.theguardian.com/commentisfree/2012/jan/17/syrians-support-assad-western-propaganda?CMP=share_btn_tw
            au fond je crois que vous êtes malhonnête car vous savez très bien les faits mais vous défendez vos “rebelles pas modérés” du tout PIerre Le Corf peux témoigner que les terroristes et les rebelles sont les mêmes personnes et même les Whites Helmet qui se mettent en scène ensemble et rigolent quand ils vont décapiter un pauvre gosse de 12 ans ! Petite vidéo graphique : https://www.facebook.com/UneFranceUnie/?pnref=story on peux trouver les terroristes sur facebook même ou ils se mettent en scène


            • Izambert Le 20 avril 2017 à 09h56
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              Voir l’enquête que j’ai publiée sous le titre 56 – L’Etat français complice de groupes criminels ( IS Edition) en versions papier ( http://www.amazon.fr) et numérique sur les relations entre des dirigeants et hauts fonctionnaires français avec les membres d'”organisations extrémistes de terroristes” (sic Interpol), dont les Frères musulmans.
              Le tome 2 doit paraître en juin prochain avec le titre 56 – Mensonges et crimes d’Etat. Cela vous intéressera sûrement, vous donnera de nouveaux arguments et devrait calmer les désinformateurs amis de ce que les médias officiels et politiciens appellent “l’opposition modérée syrienne”.


      • SanKuKai Le 13 avril 2017 à 11h30
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        2/2 @Prométhée Enchaîné.
        De votre coté vous semblez oublier le passif des gouvernements US:
        Citation de jplchrm (Commentaire de l’article Les-Crises – “L’ennemi commun des peuples : Le moment Hillary par Bruno Guigue”)
        “-En 1964, on vous a raconté que le Nord-Vietnam avait attaqué la flotte US dans le Golf du Tonkin. C’était faux
        -En 1967, on vous a raconté que L’Égypte avait attaqué Israël. C’était faux
        -En 1991, on vous a raconté que l’armée de Sadam Hussein débranchait les couveuses dans les maternités de Koweit City. C’était faux
        -En 2001, on vous a raconté que les afghans étaient derrière le 11 Septembre.
        -En 2003, on vous a raconté que l’Irak possédait des armes de destruction massive. C’était faux
        -En 2011, on vous a raconté que Kadhafi massacrait son peuple. C’était faux
        -En 2014, on vous a raconté que les ukrainiens avaient tout seuls pacifiquement renversé leur gouvernement démocratiquement élu.
        -Aujourd’hui, on vous raconte le même genre de salade sur la Syrie et la Russie et vous y croyez toujours !”


      • Les-crises Le 13 avril 2017 à 11h41
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        “3/ Soit il y a une option que je ne vois pas.”

        Euh, je ne sais pas, genre : “il y a une manipulation de foutus djihadistes qui rodent dans la zone et à qui on semble faire confiance – et l’armée syrienne n’y est pour rien ?” Simple hypothèse hein, mais qui a le bon goût, elle, d’être plus logique que celle-qui est vendue par TRUMP.


        • Prométhée Enchaîné Le 13 avril 2017 à 13h17
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          Je parlais dans le cadre de “ma” théorie du complot.

          La réalité est peut-être encore plus bête. L’offensive de Hama (coordonnée avec la banlieue de Damas et Deraa) a ébranlé et fait trembler le gouvernement syrien et celui-ci met les bouchées doubles dans la terreur. En témoigne la multiplication massives des frappes au phosphores blanc, les bombardements massifs à Deraa, etc.


          • Les-crises Le 13 avril 2017 à 15h28
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            Ok, vous êtes donc complotiste – c’est plus clair. 😉 🙂

            En fait, vous êtes comme Belingcat : l’hypothèse que des djihadistes soient coupables est en général écartée d’office très vite. Mais je redis, c’est bon, on vous a compris. Merci.


            • shuppy Le 13 avril 2017 à 17h06
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              Critique que l’on pourrait faire aux médias russes : l’hypothèse que Assad soit coupables est en général écartée d’office très vite


            • Les-crises Le 13 avril 2017 à 17h47
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              Oui, bien sûr, il y a de la propagande partout, TOUS les gouvernements mentent, le russe comme l’américain et le français.

              Mais on n’est pas en Russie ici, vous l’aurez noté, on s’occupe donc de survivre à la propagande française.

              Ne vous inquiétez donc pas, vous n’échapperez pas à toute vraie preuve contre Assad.


            • Prométhée Enchaîné Le 13 avril 2017 à 17h34
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              Pardon pas la Russie qui a frappé, mais le gouvernement syrien.


            • Homère d'Allore Le 13 avril 2017 à 18h15
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              De toute façon, Le Monde nous l’a bien prouvé : une Commission d’enquête de l’ONU a attribué la responsabilité de l’attaque chimique à Bachar Al Assad.

              http://www.lemonde.fr/syrie/video/2017/04/07/syrie-pourquoi-les-armes-chimiques-choquent-elles-plus-que-les-autres_5107959_1618247.html

              Que demander de plus !? Si un journal de référence nous parle d’une Commission d’enquête de l’ONU, c’est qu’il doit bien en avoir une…et qu’elle a très très très vite rendu son rapport !


          • Kevin Le 13 avril 2017 à 15h30
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            Mmm… Pas vraiment, l’offensive avait été un bref succès, mais l’armée syrienne avait déjà reconquis les territoires perdus. Je suis de l’avis de Melenchon: si Assad est derrière cette attaque au sarin, c’est le chef l’état le plus bête du monde! Il a tout à perdre et rien à gagner dans l’histoire…


            • anne jordan Le 13 avril 2017 à 17h48
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              si vous saviez… à que point cette simple remarque de bon sens a fait perdre à JLM des voix de gauche , bien pensantes , mais sur le point de lâcher Hamon pour le grand méchant loup rouge !


          • Alfred Le 13 avril 2017 à 21h18
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            Le gouvernement d’assad en panique ? Vous ne devez pas avoir suivi grand chose de la Syrie depuis toutes ces années pour baser vos réflexions sur de telles inepties. Le résultat des batailles d’Alep?? De la gouta? Du “réduit côtier”? Pourtant vous évoquez quelques détails qui laissent croire que vous suivez. Cela laisse penser que vous êtes clairement partisant et pas de bonne foi. Tous les commentateurs de tous les bords (même pro rebelles) sont unanimes: l’offensive de la province de Hama est la n+1 ieme et un échec comme les autres. Dans la banlieue de Damas il s’agit d’un ultime effort pour sauver un quartier depuis une poche un peu plus grande. Deraa? Un mois sur un quartier ? Vous dites n’importe quoi.
            Ce qui peut menacer Assad c’est la jonction de la poche “est qalamoun” avec la Jordanie et les forces spéciales us d’une part et l’attaque sur raqua par le sud est qui coupe l’herbe sous le pieds aux russo-syriens (et ouvre la voie à une partition mais on en est encore très loin).
            Clairement les us affirment leur emprise et leur pouvoir de nuisance sur le terrain mais tout aussi clairement leur bataille est “défensive”: il s’agit de préserver des zones d’influences plus de remplacer assad, ce qu’ils n’ont plus les moyens de faire.
            Bref tout faux Prométhée (et je pense que vous le savez).


          • tepavac Le 13 avril 2017 à 22h56
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            “a ébranlé et fait trembler le gouvernement syrien et celui-ci met les bouchées doubles dans la terreur”

            Haha, et donc l’armé Syrienne, toute conne qu’elle est utilise tous ses efforts militaires pour détruire des enfants et des civils.
            Et comme ils ont plus de munition, ils démontent des rockets pour katioucha pour les truffer de sarin et les jeter du haut de leur avion!

            est-ce que vous vous rendez compte du ridicule de vos assertions.


      • Fritz Le 13 avril 2017 à 11h47
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        1/ “Soit la Russie est complice de l’attaque chimique et cela signifie que le but est une fois de plus de garder un peu de chaos pour embêter les Occidentaux” :
        Ah bon ? Moi qui croyais que la Russie voulait maintenir l’ordre, et les régimes en place, contre le “chaos constructif” cher aux stratèges du “regime change”…

        J’ai eu tort de croire Poutine et son discours à l’ONU, où il reprochait aux Occidentaux le chaos qu’ils ont créé (“Est-ce que vous vous rendez compte de ce que vous avez fait ?”).


      • Lysbeth Levy Le 13 avril 2017 à 16h27
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        Encore là pour nous expliquer comment être dans “le bon” camps ? Ce film totalement “a charge”, énième “propagande” pour envoyer des tonnes de bombes et détruire un pays entier comme la Lybie, avec les mêmes mensonges énième avatar des Irak, Lybie, Yougoslavie, Somalie, etc…Petite critique de vos films biaisés : https://blogs.mediapart.fr/robert-chaudenson/blog/080317/la-syrie-sur-arte-poiret-sans-serrault Décidement vous vous battez fort pour l’avoir votre “petite guerre”. Arrêtez de vous aveugler : https://www.les-crises.fr/video-un-oeil-sur-la-planete-syrie-le-grand-aveuglement/


      • ANNA Le 13 avril 2017 à 16h33
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        Cher Prométhée Enchaîné,
        Je vous cite : “Si ce n’est pas dans l’intérêt du gouvernement syrien de viser les populations avec des armes chimiques, pourquoi l’a-t-il fait à plusieurs reprises selon les rapports de la Commission d’Enquête de l’Onu ?”
        Je vous propose gentiment et sans aucun sarcasme de prendre une loupe et de consulter ce rapport de l’ONU, dont vous parlez, lequel vous mentionnez, mais visiblement vous n’avez jamais lu :
        http://www.un.org/press/fr/2013/Conf131213-ARMES_CHIMIQUES.doc.htm
        Surprise ! Le rapport dit :
        « Je n’ai pas à ma disposition les éléments d’informations nécessaires permettant d’identifier les responsables des attaques à l’arme chimique qui ont eu lieu en Syrie »
        Donc, il n’y a AUCUN rapport de l’ONU, qui accuse Assad d’utiliser les armes chimiques…


    • Lecteur Le 13 avril 2017 à 10h45
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      Chers lecteurs,
      Votre scepticisme est légitime et je ne souhaite pas vous convaincre de quoi que ce soit. Voilà simplement une précision qui éclairera peut-être votre raisonnement : l’appareil militaire syrien ne dispose plus d’une chaîne de commandement efficace et claire ; aussi politiquement suicidaire qu’une attaque à l’arme chimique puisse paraître, il n’est pas improbable qu’elle soit le fait d’éléments isolés dans le sous-commandement militaire. Par ailleurs, le recourt à ce type d’armes sert une tactique contre-insurrectionnelle classique qui vise à démoraliser la population et est cohérent avec la politique du régime vis-à-vis des “terroristes” (i.e. un groupe bien plus hétérogène qu’ils ne le sous-entenddent) .

      Ce que je lis sur ce blog (que je ne connaissais pas, du reste) ne me semble pas être le produit d’un travail d’experts du dossier, mais tout le monde doit pouvoir s’exprimer ! Dans la limite de la bonne foi bien entendu.

      Bien à vous,
      F


      • Les-crises Le 13 avril 2017 à 11h35
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        Oui, c’est bien sûr aussi une hypothèse. Maintenant dire que Postol (qui est peut-être dans l’erreur) n’est pas un expert….

        Dernier point : estimez vous que depuis la semaine dernière les “rebelles” sont plus ou moins démoralisés qu’avant l’attaque au gaz ? Pour cet objectif, je vous conseille plutôt des raids aériens conventionnels. Quant à avoir planqué des armes chimiques et les ressoritr pour tuer quelques dizaines de civils dans la cambrousse et subir des bombardements et de gros problèmes diplomatiques avec ses alliés, comment dire… ? Mais oui, tout est possible.


        • Catalina Le 13 avril 2017 à 16h39
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          “ce type d’armes sert une tactique contre-insurrectionnelle classique qui vise à démoraliser la population et est cohérent avec la politique du régime vis-à-vis des “terroristes”.
          Je me permets de reformuler car votre phrase n’est pas claire.
          Les terroristes se vengent en utilisant du gaz pour démoraliser la population, parce que Assad les vire – eux, les terroristes – gentiment de son pays. J’ai bon ?


      • aleksandar Le 15 avril 2017 à 01h07
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        Justement , la bonne foi n’est pas votre tasse de thé.
        Et cela commence fort ! Par une affirmation débile !
        “L’appareil militaire syrien ne dispose plus d’une chaine de commandement efficace “.
        Vous êtes qui pour affirmer cela , Quel est votre expérience militaire et votre expérience de la chaine de commandement ?
        C’est le contraire, la chaine de commandement syrienne a été entièrement ” révisée” par les conseillers militaires russes. Elle est très réactive et très efficace, il suffit de voir le redéploiement de troupes en 2 jours de Est Alep vers Hama et la reconquête de 85% du territoire perdu les premiers jours de l’offensive.L’armée syrienne progresse partout et sa chaine de commandement n’existe plus ! Vous croyez vraiment ce que vous écrivez ?.
        Même les modes opératoires ont été recalibrés, plus question de s’accrocher au terrain au prix de pertes humaine et matérielles. On pose des point de contrôle avancés, des ” sonnettes” en terme militaire, on averti, on résiste un peu et on décroche le dispositif avec armes et bagages sur un ligne de résistance pré établie plus forte.
        Quand a l’utilisation d’armes chimique dans la lutte contre insurrectionnelle classique c’est juste une affabulation. Aller donc vendre votre science militaire sur les blogs du Monde.


  3. LBSSO Le 13 avril 2017 à 07h37
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    Interview de T Postol sur RT :

    https://www.youtube.com/watch?v=qOKOwgeFcG4


  4. Crapaud Rouge Le 13 avril 2017 à 08h08
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    A quoi bon cette contre-expertise alors que la partie adverse se contrefiche des faits ? Après la fiole de Colin Powel, le MH17 et l’attaque au gaz de la Ghouta, l’on sait qu’il est impossible de leur faire confiance dès lors que :

    1) un méchant est accusé d’exercer une menace ou d’avoir perpétré une attaque qui le fait tomber sous le coup du droit international.
    2) les faits sont avérés selon les services de renseignement mais les preuves sont secrets d’État.
    3) les médias mainstream ne manifestent aucun esprit critique, et passent sous silence les contre-expertises.

    C’est quand même ballot que les preuves ne puissent jamais être révélées pour les faits les plus cruciaux, ceux qui appellent à un “sursaut” moral et salutaire face à “la paix” et “l’ordre mondial” menacés…


    • Raoul Le 13 avril 2017 à 10h40
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      Je pense qu’il est important de faire une contre-expertise, même si je suis d’accord avec vous : la partie adverse qui possède les médias n’en a rien à faire.

      Mais, quand sur l’attaque au gaz de la Ghouta, on peut citer, pour contrer la désinformation, une enquête indépendante du MIT, cela met quelques secondes les journalistes en porte-à-faux au point qu’ils finissent par dire, se ridiculisant définitivement : « c’est la communauté internationale qui le dit ».

      En pratique, cela ne change rien, il est vrai. Car la propagande a besoin de faits, réels ou inventés (charnier de Timisoara), mais pas de preuves. Les affirmations d’« autorités » — évidemment juges et parties, mais qui s’en soucie ? — suffisent ensuite pour convaincre le menu peuple. Ou pas… vu que la crédibilité de ces médias est tout de même en chute libre.


  5. Guy Robin Le 13 avril 2017 à 08h47
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    Que rajouter de plus, si ce n’est que l’opinion publique mondiale est de nouveau l’objet d’une desinformation et d’une manipulation. La responsabilité des médias main steam est écrasante mais je crains que peu de mes concitoyens en soient conscients.La riposte américaine en violation des règles internes aux USA et internationales va compromettre les efforts de paix à Astana. Je suis affligé par l’absence de toute politique étrangère de la France désormais soumise.


  6. Persona Le 13 avril 2017 à 09h43
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    J’adore le tutoiement, comme si vous, OB et eux, aviez gardé les vaches ensemble.
    L’expression “casier judiciaire de la pensée” n’est-elle pas une injure à la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, à la constitution de 1958, voire à la loi de 1905, une injure à tous ces textes qui disent que la liberté de pensée n’est pas justiciable…sauf dans les limites définies par la loi, mais quelles sont ces limites ? Celles que définissent les flics de la pensée ???
    L’expression “casier judiciaire de la pensée” c’est du fascisme, du fascisme de bac à sables car ces gens là sont feignants, paresseux, lâches par conséquent.


  7. Persona Le 13 avril 2017 à 09h50
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    Dans la série “balayez d’abord devant votre porte” ou “quand le décodeur se fait décoder” la réponse de Jacques Sapir à un article du Monde sur lui : https://russeurope.hypotheses.org/5894


  8. Patrique Le 13 avril 2017 à 09h52
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    Après la “facniouze” du Monde contre Sapir, une nouvelle “facniouze” aujourd’hui : Le Monde écrit :
    “La Russie met son veto à une résolution de l’ONU condamnant l’attaque chimique en Syrie”
    Alors que la réalité est “La Russie met son veto à une résolution à l’ONU condamnant l’attaque chimique en Syrie”.
    Nouvelle pastille rouge contre le monstre.


    • tachyon Le 13 avril 2017 à 10h25
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      Les 2 phrases disent la même chose, aucune différence visible…


      • Raoul Le 13 avril 2017 à 11h04
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        Résolution de l’ONU = résolution proposée par l’ONU
        Résolution à l’ONU = résolution proposée par certains membres de l’ONU

        La phrase du Monde est factuellement fausse car elle attribue à l’ONU ce qui est le fait de certain membres de l’ONU (je suppose trois membres : les États-Unis et leurs deux larbins que sont le Royaume-Uni et la France).


        • Crapaud Rouge Le 13 avril 2017 à 13h34
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          Patrique, vous cherchez la p’tite bête. L’origine d’une résolution a bien sûr un sens politique, mais l’on voit bien que seul le vote importe ici. Et choisir entre “à l’ONU” ou “de l’ONU” n’entraîne pas le distinguo que fait Raoul, car les résolutions peuvent dans les deux cas provenir des mêmes sources qui sont : les membres, l’assemblée générale ou le secrétaire général. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Résolution_du_Conseil_de_sécurité_des_Nations_unies#M.C3.A9canisme_d.E2.80.99.C3.A9laboration)


          • tepavac Le 13 avril 2017 à 23h35
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            Oui, mais il est bon de préciser, que ce n’est pas un veto contre une résolution de l’ONU, mais d’un veto contre la “proposition” de l’un de ses membres.
            Cela fait une sacrée différence que les malfaisants s’empressent toujours de noyer sous de fausses accusations.


    • Fritz Le 13 avril 2017 à 10h38
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      La réalité est : “La Russie oppose son veto à une résolution occidentale à l’ONU qui adresse un ultimatum au gouvernement syrien en accusant l’armée syrienne d’une attaque chimique”. La Russie n’a jamais nié l’attaque chimique elle-même.

      https://francais.rt.com/international/36817-moscou-veto-onu-resolution-attaque-chimique-presumee-syrie


  9. fanfan Le 13 avril 2017 à 10h11
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    Mar 8, 2017 #WhiteHelmets denounced by Swedish doctors for medical malpractice and misuse of children as props for propaganda :
    https://www.youtube.com/watch?v=ijcA3LCKCl0


    • tepavac Le 13 avril 2017 à 23h38
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      Le professeur Férrada et ses collaborateurs ont été menacés de mort suite à la diagnostique d’expert…


  10. Lysbeth Levy Le 13 avril 2017 à 10h14
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    Bravo, a nouveau Théodore Postol du MIT qui évite une guerre et les faits relatés par le Decodex biaisés, trop idéologisé, n’est pas crédible, ils prétendent se mettre à la place des spécialistes alors qu’ils n’en ont pas plus les qualités de chercheurs. Olivier ne fait que relater ce qu’il lui semble juste c’est son choix libre (en principe !) étant donné que nous sommes en République. L’expression “casier judiciaire de la pensée” est excellente ! Tenez un cadeau a nos “déconneurs” pour leur “chasse aux sorcières” un grand livre :
    http://realite-histoire.over-blog.com/article-25922822.html très connu au Pays Cathare et a Pamiers ville de l’ancien inquisiteur devenu Pape Benoit XII pour avoir éradiquer les hérétiques. Allez continuez comme ça les “déconneurs” vous aurez une “promotion”…La crise syrienne laissera t’elle place à la paix auquel aspire tant de syriens et leur président légitime qu’on le veuille ou non !..


  11. Dva Le 13 avril 2017 à 10h14
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    Les US sont déjà sur le terrain …autour de Raqqa (https://www.romandie.com/news/Syrie-deploiement-de-force-americain-pour-reprendre-un/782444.rom ) …avec Deir ez-Zor et Mossoul…joli triangle pour ‘ partitionner la Syrie …avec les kurdes et les irakiens aux ordres …Gaz et autres false flag …contribuent à ce but…Une hypothèse comme une autre …Non ?


  12. fanfan Le 13 avril 2017 à 10h17
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    Document de la CIA : Washington misait sur un renversement du président Assad… en 1986
    WikiLeaks a publié sur son compte Twitter (https://twitter.com/wikileaks) le 10 avril une note de l’Agence centrale de renseignement américaine (CIA), exhumée parmi les 13 millions de pages de document déclassifiés par la CIA en janvier dernier. La lecture de ce rapport (https://www.cia.gov/library/readingroom/docs/CIA-RDP86T01017R000100770001-5.pdf 28 pages) montre que la CIA avait élaboré en 1986 des «scénarios pouvant conduire à l’éviction du président Hafez el-Assad [le père de Bachar] en Syrie».
    les auteurs du document voyaient dans le déclenchement d’une guerre confessionnelle entre la communautés sunnite et la minorité alaouite (à laquelle appartenait le nationaliste Hafez el-Assad) une potentielle opportunité pour les intérêts américains.


    • fanfan Le 13 avril 2017 à 10h19
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      A l’époque, la CIA estimait que «les craintes de représailles et les problèmes d’organisation [rendaient] improbable un […] soulèvement sunnite». Néanmoins, le rapport de l’Agence évaluait également qu’«une réaction excessive du gouvernement [syrien] face à des foyers mineurs de rébellion sunnite pourrait déclencher des troubles majeurs [dans le pays]».
      «Dans la plupart des cas, le régime [syrien] aurait les ressources nécessaires pour écraser un mouvement d’opposition sunnite, mais nous pensons que la généralisation de la violence au sein de la population pourrait encourager un grand nombre d’officiers et de conscrits sunnites à déserter ou à se mutiner, ouvrant la voie à une guerre civile».
      le rapport de l’Agence américaine suggérait que la création d’un régime sunnite modéré était dans l’intérêt de Washington, notant par ailleurs qu’«un tel régime serait moins enclin à des tensions avec Israël». 


    • fanfan Le 13 avril 2017 à 10h20
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      «Notre espoir est que Bachar el-Assad ne fasse pas partie de l’avenir de la Syrie», a déclaré le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, le 11 avril, avant de se rendre à Moscou.


      • Lysbeth Levy Le 13 avril 2017 à 13h08
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        Et bien fanfan, le nôte espoir est qu’Holllande, Macron, Fillon, etc…ne fasse plus partie de l’avenir de notre nation et ce qu’il en reste, donc “out of France” ces va-t’en guerre qui ont tant de sang sur les mains et dans la tête. Ces élites se croient tout permis et décident du sort des autres, même de pays indépendants, en utilisant la “diplomatie de la canonnière” datant du XIX ème siècle. C’est monstrueux ce que font les pays dits “occidentaux” ceux qui prétendent incarner “les droits de l’homme”, les violent tous les jours et ce depuis 1945 et la soit disant “décolonisation” Combien de millions de morts depuis les ingérences incessantes de nos pays riches dans ces pays dit pauvres ? ..


  13. Crapaud Rouge Le 13 avril 2017 à 10h19
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    D’après les Japonais, la Corée du Nord pourrait utiliser du sarin : https://fr.sputniknews.com/international/201704131030876216-pm-abe-coree-nord-ogives-sarin/ Il en résulte “naturellement” qu’« il est tout à fait naturel qu’on débatte () de la nécessité d’une force de dissuasion efficace ». Et ça tombe bien, Trump a besoin de montrer ses muscles dans la région pour réaliser ses promesses électorales.


    • Pavlo Le 13 avril 2017 à 10h37
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      Ce qui est remarquable avec la Corée c’est que les coréens sont tranquilles dans leur coin et n’embêtent personne; et ne commencent à s’agiter et à développer des armes atomiques que lorsqu’ils se sentent menacés.

      Les japonais seraient plus inspirés de laisser la Corée tranquille, plutôt que de donner aux coréens des raisons supplémentaires de se sentir menacés.


  14. POL Le 13 avril 2017 à 10h43
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    il semble qu’il ait été négligé de mentionner que les “témoins” sur place, principalement les whites-helmets, ont rapportés des odeurs âcres dans la zone d’intervention alors qu’il est connu que le Sarin est sans odeur caractéristique, cette description fait plutôt penser à des dérivés chlorés.
    De plus toutes les vidéos disponibles montrent des intervenants équipés extrêmement sommairement, sans gants, ni masque “full-face”, dans ces conditions s’il s’était agit de Sarin, il auraient tous été asphyxiés en peu de temps.
    Vous rechercherez et regarderez aussi la manipulation avec une seringue à adrénaline d’un soit disant docteur sur un bébé agonisant, seringue dont le piston n’a jamais été poussé pendant toute la manœuvre d’injection…


    • Alfred Le 13 avril 2017 à 21h22
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      Docteur “jeckyl et lister Hyde” celui là (vous ferez des recherches). La tête du bambin mort de trouille vaut la peine aussi.


  15. Lysbeth Levy Le 13 avril 2017 à 10h47
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    Toutes les preuves de l’agression américaine contre la Syrie sont sur les sites officiels américains, et ils osent nous faire croire que ce n’était pas prévu ? Déjà il y a eu la signature par Bush de “l’accountability syrian act” en 2003 vraie déclaration de guerre contre ce pays souverain :
    https://www.congress.gov/108/crpt/hrpt314/CRPT-108hrpt314.pdf
    Etude pour “régime change” en Syrie : https://www.brookings.edu/wp-content/uploads/2016/06/0315_syria_saban.pdf
    les blocus, les accusations non fondés sur l’attentat qui a tué Hariri et juste après avoir agressé l’Irak. Quoique ce projet de faire tomber les Assad remonte loin dans l’histoire, car dès 1983 il y a eu les Frères Musulmans qui ont servi selon un plan pré-établi : http://www.informationclearinghouse.info/46846.htm
    La partition de la Syrie ou son dépeçage en plusieurs régions sur la base religieuse et ethnique méthode bien éprouvé pour l’Usarmy : https://www.ruor.uottawa.ca/bitstream/10393/31052/1/ASSALY,%20Tania%20Assaly%2020141.pdf
    Reconfigurer le moyen-orient pour mieux exploiter ces ressources précieuses, voilà le projet américain du PNAC déjà connu. Combien de pays en guerre depuis 2001 ? Des millions de réfugiés convergent de ces pays bombardés, agressés par des escadrons de la mort sous bannière islamiste, encadré, entrainé, financé par nos grands pays soit disant “démocratiques” voleurs et pilleurs depuis le colonialisme.


    • Renaud 2 Le 14 avril 2017 à 08h41
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      Oui et cet agenda, on pensait que Trump allait y mettre un frein, c’est aussi ce pour quoi il a été élu (ne pas aller à la confrontation avec la Russie au sujet du Moyen-Orient). Mais tout espoir est mort, Trump relance l’OTAN, qui tout d’un coup n’est plus “obsolète”. Je ne sais pas ce qui a provoqué ce revirement, mais il est définitivement acté. Dans cette bataille entre mondialistes-impérialistes et souverainistes, c’est une nouvelle défaite du souverainisme. Les néocons ont encore gagné.


  16. Commentaire Le 13 avril 2017 à 12h16
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    Photos de débris (pas tous de 122 mm, il y a parfois un peu de tout sur les liens que je propose) pour comparaison.

    Personnellement, je n’en pense rien. Mais si on résume, l’argument repose “seulement” sur la munition applatie et fendue, on est d’accord ? (non pas que la version officielle soit plus convaincante hein… La logique voudrait que la charge de la preuve irréfutable soit à celui qui prend des décisions guerrières)

    https://www.algemeiner.com/2013/07/19/idf-installs-iron-dome-defense-system-in-eilat-after-grad-rocket-fired-from-sinai/grad-rocket-4/

    http://linearparts.com/vietnam/SP5-Gray.html ( A 122 mm rocket impact crater at II Corps Headquarters, RVN, 1971)

    http://graphics8.nytimes.com/packages/pdf/world/syria/Lloyd_warhead.pdf

    http://ninjapundit.blogspot.fr/2013/09/syrian-or-rebel-300mm-chemical-warhead.html

    http://www.interpretermag.com/wp-content/uploads/2014/06/140613-grad-shell-crater-e1402664693284.jpg


    • aleksandar Le 15 avril 2017 à 01h21
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      Une munition larguée par un avion explose et le corps de la munition reste gentiment dans le cratère en attendant le venue des Whites Helmets ?
      En 30 ans je n’ai jamais vue une chose pareille sur aucun théâtre d’opération.
      En plus je me répète mais tant pis, on n’utilise JAMAIS d’avion de chasse pour une attaque chimique C’est le boulot de l’artillerie, des helicos ou de l’aviation légère.

      La démonstration du Professeur Postol est parfaitement cohérente avec l’emploi des armes chimiques.
      Aucun doute a avoir, c’est du solide.


  17. Khorvald Le 13 avril 2017 à 12h57
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    Bonjour,

    1er commentaire sur Les-Crises :), j’ai fait une petite recherche pour comprendre le rejet de l’ébauche de résolution à l’ONU parce que même sur RT, on a du mal à comprendre la position officielle de la Syrie et de la Russie à propos de son veto.

    J’ai quand même du remonter jusqu’au site officiel de l’ONU en anglais pour avoir une réponse. Et en lisant le document, j’ai trouvé tout ça très clair. Pourquoi les journaux se sentent obligés de polluer de leur prose le document original quand ils pourraient y rester fidèles ?

    https://www.un.org/press/en/2017/sc12791.doc.htm


    • Khorvald Le 13 avril 2017 à 12h58
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      “Syria’s representative rejected any use of chemical weapons and all weapons of mass destruction, emphasizing that his country wanted to learn the truth more than anyone else. In its cooperation with the OPCW, Syria had requested that investigations be launched in Khan Shaykhun and the Shayrat air base.

      He rejected the draft resolution because it contained sly political language that had wanted the investigation to accuse in advance the Government of Syria. Whoever read the text would understand that truth was not its true goal. Facts had been doctored and evidence fabricated against the Syrian Government, which, for its part, had sent 90 letters to OPCW about terrorist groups’ involvement with chemical weapons and other arms. He called on Council members to be rational and to obtain clear responses with regard to the Khan Shaykhun incident.”


      • Khorvald Le 13 avril 2017 à 12h59
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        Pour les non-anglophones :

        “Le représentant de la Syrie a réfuté l’utilisation d’armes chimiques ou de toute arme de destruction massive, maintenant que son pays veut connaître la vérité plus que quiconque. Dans sa coopération avec l’OIAC (Organisation pour l’interdiction des armes chimiques), la Syrie a demandé que des investigations soient lancées à Khan Shaykhun et à la base aérienne de Shayrat.

        Il a rejeté la proposition de résolution parce qu’elle contenait un language politique sournois visant à ce que l’investigation accuse à l’avance le Gouvernement Syrien. Quiconque ayant lu le texte aurait compris que la vérté n’était pas son véritable objectif. Des faits ont été maquillés et des évidences ont été fabriquées contre le Gouvernement Syrien qui, pour sa part, a envoyé 90 lettres à l’OIAC à propos de l’implication de groupes terroristes avec des armes chimiques entre autres. Il a appelé les membres du Conseil à être rationnels et à obtenir des réponses claires au regard de l’incident de Khan Shaykhun.”

        -Ca c’est pour la position officielle Syrienne qui est certainement la même que celle de la Russie. Ils doivent juger que l’enquête ne sera pas assez impartiale aux vues du texte de la résolution. Après, malheureusement, je n’ai pas réussi à trouver ladite ébauche de résolution, même sur l’ONU. J’aurai bien aimé juger moi-même de l’agressivité du texte.


        • marie p Le 13 avril 2017 à 21h48
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          • tepavac Le 14 avril 2017 à 10h32
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            Effectivement on comprend mieux le “véto”

            “M. SAFRONKOV (Fédération de Russie)
            a expliqué son opposition « catégorique » à un projet de résolution « unilatéral » qui n’a pu faire l’objet d’aucun amendement durant les négociations. Le problème du texte est qu’il nomme le coupable avant même la conduite d’une enquête objective et indépendante. « Cette démarche est contraire aux normes et traditions judiciaires les plus élémentaires », a estimé le représentant russe, relevant aussi que les frappes aériennes contre une base syrienne sont contraires au droit international. Nous sommes extrêmement préoccupés, a-t-il confié, que huit jours après l’attaque chimique, aucune décision claire n’ait été prise pour mener une enquête sérieuse. Il a jugé urgent de dépêcher sur place une équipe internationale composée d’experts de haut niveau pour déterminer si des armes chimiques ont bien été utilisées et, si oui, dans quelles circonstances. Cela suppose un accès sans entrave et sûr au lieu de l’attaque, a-t-il dit, avant d’appeler à l’abandon des enquêtes à distance. « Je vous demande d’arrêter d’insulter la Russie », a lancé, une nouvelle fois, le représentant aux autres membres du Conseil.”


            • Prométhée Enchaîné Le 14 avril 2017 à 14h27
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            • Les-crises Le 14 avril 2017 à 14h40
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              genre : qu’un pays demande une enquête en Syrie APRÈS avoir bombardé l’armée syrienne, en violation du Droit International ?

              (Surtout quand c’est le pays auteur probablement du pire crime chimique, au Vietnam (agent orange) et seul pays au monde à avoir utilisé des bombes atomiques sur des populations civiles, par exemple)

              Vous notez aussi que n’est cité que le gouvernement syrien, et aucunement les pays qui soutiennent les djihadistes, par exemple. Vous voyez bien que n’est ciblée que l’aviation syrienne. Vous voulez enquêter sérieusement comment exactement, vu que c’est arrivé dans la zone tenue par al-QaIda ? Il faut déjà connaitre avec certitude le vecteur de dissémination et le point zéro.

              Vous ne pouvez pas en appeler au multilatéralisme de l’ONU sans condamner fortement l’unilatéralisme guerrier en violation de la Charte de l’ONU. Mais ceci a déjà été dit plusieurs fois ici ; vous pouvez parfaitement être en désaccord – mais votre trolling est un peu fatiguant.


  18. Lysbeth Levy Le 13 avril 2017 à 14h03
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    La tartufferie Bana Alabed la fillette de 7 ans qui a ‘”ému” nos médias et s’est révélée être proche de la frontière turque et accueillie par ‘Erdogan ! http://www.lepoint.fr/monde/une-fillette-qui-tweete-d-alep-fuit-a-l-approche-de-l-armee-06-12-2016-2088393_24.php
    En fait c’était sa mère qui tenait le compte l’écriture anglaise parfaite correspondait bien a celle d’une adulte :http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/rue89-sur-les-reseaux/20161212.RUE5990/la-mere-de-bana-la-fillette-d-alep-nous-sommes-de-vraies-personnes.html
    Ces parents son proches des terroristes mais peu leur chaut à nos médias mainstream c’est une “héroine” qui témoigne sous les bombes ..Sauf que certains ont fini par découvrir le pot aux roses :https://fr.sputniknews.com/international/201612181029232194-bana-bloggeuse-propagande/ et http://21stcenturywire.com/2016/11/29/child-exploitation-who-is-bana-of-aleppo/ Et puis Erdogan le tyran est redevenu “bon” et juste ? Après les violences contre son peuple, et bien il a accueilli cette petite famille dont le papa a travaillé pour Daesh : http://www.20minutes.fr/monde/1984599-20161221-video-turquie-erdogan-rencontre-bana-al-abed-fillette-syrienne-tweetait-enfer-alep
    Maintenant elle va écrire un livre de mémoire sur “ces aventures” : http://time.com/4736570/syria-bana-alabed-simon-shuster-dear-world/ la nouvelle “Anne Frank” du moyen orient remplace la gay-girl de Damas. “Mention” spéciale a Bellingcat pour avoir tenté de faire croire à ce storystelling !!


    • Alfred Le 13 avril 2017 à 21h25
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      C’est clair. Quel déshonneur pour quiconque a relayer ces fadaises. Certains n’ont vraiment pas honte de passer pour des imbéciles (ou n’ont jamais vu d’enfants de près ?). Les photos du père armé avec ces copains sont faciles à trouver. Il existe même une photo où il font poser la fillette elle même avec une fusil d’assaut dans les bras. Celle là on est pas près de la voir dans le monde…


      • Lysbeth Levy Le 13 avril 2017 à 22h37
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        Dans quelques années qu’en dira t’on si on en sort vivant ? Déjà en 1990 un mandela afghan un “freedom fighter” était le héros de l’Amérique : https://sanstransition.tumblr.com/post/134719612526/quand-ben-laden-%C3%A9tait-un-h%C3%A9ros-pour-loccident
        Il y eu un tel “passif” de mensonges, de “no news” comme dit Olivier, qu’il faut maintenant ternir compte des nombreux faux que les médias nous sortent :un média antifa, anar défends le milliardaire Soros qu’on accuse, a raison, d’ingérence dans les affaires intérieures de pays tiers : https://paris-luttes.info/usa-soros-le-mondialisme-et-les-7447 Malgré les preuves ces soit disant anars ou antifas ne doutent de rien et osent dire que ceux qui véhiculent cette vérité (spéculateur, pilleur d’état souverain) sont c……istes !


  19. scc Le 13 avril 2017 à 14h38
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    “Ceci étant, comme il n’a pas enquêté sur place, on restera extrêmement prudent quant aux conclusions”.

    Le problème c’est que personne du côté des accusateurs n’y est allé non plus (j’entends hors Al-Qaeda et casques blancs). Cela ne les dissuade ni d’accuser avec certitude, ni de lancer une attaque sur une base aérienne en représaille (tout en exigeant de la Syrie et de la Russie de fournir toutes les infos pour établir la vérité).

    On aimerait que la même prudence se retrouve dans notre presse…


  20. Dominique Le 13 avril 2017 à 14h54
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    « Il appartient dès lors aux grands médias d’enquêter afin de voir si tout ceci se confirme ou s’infirme. Nous mettrons alors cet article à jour en fonction de leurs conclusions étayées. »

    Avant cela, le Père Noël aura délivré tous les enfants du travail au Bangladesh et distribué des friandises empaquetées par des marmottes.


  21. Bruno Le 13 avril 2017 à 16h15
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    C’est quoi ce bout de tube ?
    Comment un bout de tube pourrait rester sur place avec l’explosion d’une bombe larguée d’un avion ?
    Et le cratère semble tout petit non ?

    Il y a des experts militaires parmi nous pour nous expliquer ?


    • Commentaire Le 13 avril 2017 à 18h24
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      Des experts ? mais il y a bien Bellingcat ! Je rigole … Sinon dans un commentaire précédent j’ai mis des liens avec des photos d’impacts de rockets pour comparaison. La plupart du temps on semble retrouver des bouts, et même des plus gros que ça (puisqu’on retrouve souvent la partie “moteur”, qui là n’est pas présente mais a priori ça ne pose pas de soucis, car c’est un sujet que personne n’a soulevé).


      • aleksandar Le 15 avril 2017 à 01h31
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        Jamais concernant les munitions avion de gros calibre ( et du 122 c’est du gros calibre ) : explosion au sol avec une plus grande vitesse d’impact = dissémination plus importante.
        On peut retrouver des morceaux mais jamais au point d’impact.


  22. Roman Garev Le 13 avril 2017 à 17h27
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    Selon la déclaration du commandement militaire syrien, hier le 12 avril de 17h30 à 17h50 (heure de Damas) la soi-disant « coalition internationale » a porté plusieurs frappes sur les positions de Daech à Djalta, à l’est du province Deir ez-Zor, en faisant exploser le dépôt d’armes chimiques des terroristes, ce qui a causé la mort aux centaines de gens, des terroristes comme des civils.
    Un grand nuage blanc est monté, devenu ensuite jaune. L’incendie durait jusqu’à 22h30, plusieurs sont morts d’étouffement.
    Le ministère russe de la défense vient d’annoncer l’envoi sur place des drones de renseignement pour estimer les dégâts.


  23. Roman Garev Le 13 avril 2017 à 17h29
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    Sur ces entrefaites Trump vient de tweeter ceci :

    Things will work out fine between the U.S.A. and Russia. At the right time everyone will come to their senses & there will be lasting peace !

    (Tout ira bien entre les USA et la Russie ! Au moment propice les choses s’arrangeront, et ce sera la paix durable !)

    Il paraît que Tillerson aurait reçu une bonne leçon hier à Moscou…


  24. Chris Le 13 avril 2017 à 18h18
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    Un fait ressort. Depuis que Trump a attaqué illégalement la Syrie, les médias US semblent lui lâcher les baskets et nos abrutis recouvrer leur calme.


  25. Nicolas D. Le 13 avril 2017 à 18h40
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    Concernant l’information sur la Syrie, il faut rappeler quelques éléments:

    – des témoignages sur les zones tenus par l’armée syrienne, il y en a : à Alep, vous avez quelques moines européens qui ont témoigné, vous avez Pierre Le Corf qui témoigne, vous avez des envoyés spéciaux de Paris Match et France Info qui sont allés juste après la chute. Je ne parle pas ici des politiciens français pro-Assad. Même les envoyés de Paris Match et France Info, qui ont été peu relayés, ont dit ne pas pouvoir recouper les informations de la propagande pro-djihadistes sur Alep Est.

    – demain matin, si TF1, France 2 ou Le Figaro voulaient envoyer un journaliste un mois à voyager dans la Syrie tenue par le régime, ils le pourraient (je crois que Le Monde est interdit de visa). Je trouve incroyable qu’il n’y ait pas des correspondants à Damas, Tartous et Alep. Ca révèle le professionnalisme de ces médias.

    – aucun journaliste occidental ne s’est aventuré en zone tenue par les rebelles depuis plusieurs années. Comme l’a expliqué Renaud Girard dans le Fig, c’est par peur d’enlèvements/demandes de rançon. Donc, on n’a AUCUNE info de première main de ces zones, que la parole des djihadistes. Ca tombe bien : tout le monde les croit.


    • Alfred Le 13 avril 2017 à 21h29
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      C’est le but. Cela a été clairement décrit comme faisant t partie de la stratégie : pas de témoins extérieurs.


    • aleksandar Le 15 avril 2017 à 01h36
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      Les derniers journalistes ont été pris en otage.
      Dans le groupe des preneurs d’otage figurait le ” médecin” d’Al Qaida qui a donné des conférences en direct sur internet a propos de la soi-disant attaque chimique.
      Le hasard……….


  26. Lysbeth Levy Le 13 avril 2017 à 18h47
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    Selon le wsws d’obédience trotskyste mais le plus honnête et non aligné : https://www.wsws.org/fr/articles/2017/avr2017/pers-a13.shtml :” Un rapport du groupe britannique de surveillance Airwars a révélé que le nombre de morts provoquées par les attaques aériennes américaines en Irak et en Syrie a presque quadruplé au mois de mars par rapport au dernier mois complet avant que Donald Trump entre à la Maison Blanche. Les décès de civils déclarés ont bondi de 465 en décembre 2016 à 1 754 en mars 2017, soit une hausse de 277 pour cent. !” Qui parle du martyre de Mossoul dans nos médias ? La France, Usa, et leurs alliés bombardent sans cesse tout comme au Yemen, et nada nouvelles ? Sur la pseudo-gauche une extrême vérité sur son alignement atlantiste : https://www.wsws.org/fr/articles/2017/avr2017/pers-a12.shtml
    Voilà même les partis dits “de gauche” radicales s’alignent sur l’Otan ..La “gauche” est bien morte.:.”Le mouvement anti-guerre renouvelé ne viendra pas de ces couches de la classe moyenne, mais de la classe ouvrière. La tâche la plus urgente dans la construction d’un véritable “mouvement contre la guerre” est la révélation de la nature politique de ces groupes de droite “petits-bourgeois” et des intérêts sociaux qu’ils représentent.””


  27. amer Le 13 avril 2017 à 19h26
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    Une fois n’est pas coutume, voici l’intervention de Renaud Girard, Grand reporter international et reporter de guerre au journal Le Figaro depuis 1984 (Wikipedia) qui prend les précautions nécessaires sur l’affaire de l’attaque chimique en Syrie, intervention courte mais claire…ça c’est du journalisme

    https://www.youtube.com/watch?v=MyKtT0bOoQA


  28. Julie Le 13 avril 2017 à 21h53
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    La photo du Guardian est de Kareem Shaheen qui était sur place, mais si l’on écoute les infos de France Culture aujourd’hui 18h, c’est un scoop, un journaliste du Guardian ET un journaliste syrien “ont pu se rendre sur place” et voir le cratère etc… comme si la photo n’était pas connue depuis 3 jours… comme ci les 2 “journalistes” en question n’appartenaient pas au même journal…
    Trump empéché et un beau procès contre le Guardian Le Monde et les White Helmets, ca aurait de la gueule.. on peut toujours rêver.


  29. Lysbeth Levy Le 13 avril 2017 à 23h28
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    Un bon article sur l’affaire du village sous “commandement rebelle” des enfants gazés : https://rhubarbe.net/2017/04/13/khan-cheikhoun-grand-exercice-de-tele-realite/#more-15397
    Et ce que pas mal pense d’internautes, une possible manipulation des corps d’enfants sur les “deux images” ou l’on voit le garçon a gauche qui semble raidi mais pas totalement seule, une main changeante sur l’autre photo, étrange…a voir hélas. Aussi la main mise des néocons sur Trump par la choix de ceux qui ont été évincés après des lynchages médiatiques ou de possibles “connaissances de faits” par les services secrets ? : http://www.mintpressnews.com/the-prodigal-son-in-law-jared-kushner-and-the-rise-of-the-neo-cons-in-the-trump-admin/226794/..


  30. Max Le 14 avril 2017 à 06h37
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    Dans le genre de conflits d’aujourd’hui que les occidentaux (notamment USA et France) mènent en toutes impunités.
    Bombardement en Afghanistan, Syrie Yémen Irak, Yougoslavie a au moins deux facteurs.
    Le 1er est la certitude que ces pays ne peuvent pas riposter ou n’oseront pas.
    La deuxième est la professionnalisation des armées occidentales qui sont maintenant des armées de mercenaires.
    A l’époque du Vietnam du temps de l’armée de conscription chaque famille savait que son fils pouvait partir au Vietnam, il y a eu donc des manifestations de masse contre l’envoi des boys.
    Aujourd’hui les dirigeants occidentaux règlent ca avec la Mère des Bombes ou a coup de tomahawks.
    Le message envoyé par les occidentaux, aux pays soumit a leurs vindictes, est donc clair : Tant que vous ne nous ferez pas subir ce qu’on vous fait subir, on continuera.


  31. Poseur de question Le 14 avril 2017 à 13h45
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    J’ai quelques question sur les conditions de production du rapport:
    Pourquoi ce rapport est-il nécessaire ? A qui est-il adressé ? Qui a rédigé ce rapport ? Y a-t-il une chaine de commandement pour sa production ? Le ou les rédacteurs sont-ils un collectif ? Si oui, qui composent ce collectif ? Ont-ils des objectifs politiques en tête ? Ont-ils un devoir de réserve à propos de leur opinion politique ? Faisaient-ils partie de l’administration avant l’élection récente de leur nouveau chef d’Etat ? Les extraits du rapport mentionnent sur chaque page, en gras et à l’encre rouge, “White House Intelligence Report Provided to Me” Qui est ce “Me” ? Pourquoi cette mention figure-t-elle ? Comment produit-on habituellement ce genre de rapport ? Est-ce habituellement aussi rapide ? Quelle est la portée de ce rapport ? La portée de ce rapport fait-elle l’objet d’une doctrine ou d’une tradition diplomatique établie ? Si il y a une doctrine, est-elle codifiée par des éléments de loi ou de droit international ? Spécifiquement, à quoi sert ce rapport ? Est-il destiné uniquement au chef de l’Etat américain? Sert-il de base de travail au conseil de l’ONU ? Pourquoi le diffuser à l’opinion publique alors que tant d’autres sont classifiés voire absolument confidentiels ?


  32. Phil-A Le 14 avril 2017 à 16h31
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  33. Crapaud Rouge Le 14 avril 2017 à 19h30
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    “Si c’est bien le mécanisme utilisé pour disperser le sarin, cela indique que le tube de sarin a été placé sur le sol par des individus au sol et qu’il n’a pas été largué par un avion.” : pas d’accord avec cette conclusion ! Le mécanisme décrit n’exclut pas que le tube de sarin et l’explosif (avec son détonateur) ont pu être attachés ensemble, (avec du scotch, tout bêtement), et largués d’un avion ou d’un hélico.


    • tepavac Le 14 avril 2017 à 21h27
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      Ok, alors pourquoi se fatiguer à le mettre dans une rocket, Une simple bouteille en verre suffisait !


      • Crapaud Rouge Le 14 avril 2017 à 23h30
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        tepavac, je dis seulement qu’à partir du mécanisme on ne peut pas exclure la solution du largage. La conclusion est logiquement fausse : placer le dispositif au sol est une possibilité, mais ce n’est pas la seule.


        • aleksandar Le 15 avril 2017 à 01h44
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          Et bien évidement le tube de 122 mm après une chute verticale tombe du bon coté, le détonateur bien placé au dessus et ce après un chute de minimum de 50 mètres, altitude des vols d’hélico en Syrie ? C’était du bon scotch !
          Mais pas de vol d’hélicoptère signalé dans la zone.
          Si le largage a eu lieu d’un avion, c’est encore moins possible.


        • tepavac Le 15 avril 2017 à 23h01
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          Je comprend bien, je soulignai seulement le fait “très réel” que je ne vois pas la raison pratique d’utiliser “l’enveloppe” d’une munition autopropulsée, de la désosser, de la remplir d’un liquide hautement létal à manipuler et de la balancer par dessus un avion bombardier sur des civils.

          Croyez vous réellement que dans cette situation de stress permanent, des techniciens ont le temps et l’esprit pour ce genre d’opération?
          et à quel fin?
          pour faire croire que les terroristes sont des terroristes?
          pour convaincre qui?,
          Pour quelle avantage?
          Bref, toute cette perte de temps, de danger à manipuler un produit mortel et de tracas pour un gain nul, avec des conseillés Russes à leur côté!
          Imaginez tous les obstacles qu’il faille surmonter pour arriver à ce triste objectif, alors même que l’armée Syrienne est gagnante sur tous les fronts!

          Maintenant tout est possible, mais avant d’accuser sur des supposition il faut les démontrer, or seule une enquête peut ou pourrait nous éclairer sur la question.


  34. Sun Tzu Le 14 avril 2017 à 22h24
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    En fait, je trouve ça logique que les journalistes actuels, vu leur niveau, nous disent que le futur de la profession c’est un gars qui ne parle pas arabe, ne s’est jamais rendu en Syrie, s’informe uniquement par Google News (mdr celle-là m’a fait rire !) et monte ses trucs uniquement à partir des posts des cyberactivistes syriens proches de l’opposition… Et qu’ils nous prient instamment de croire cette personne-là, ou alors le rapport d’un gouvernement juge et parti (qui n’a jamais menti, noon) face à un expert indépendant du MIT; pire finalement que Sputniknews qui avale ce que dit son gouvernement (alors que les heures de l’attaque ne correspondent pas apparemment) vu qu’au Monde, on dit avoir une éthique journalistique, on dit vivre dans une démocratie soucieuse de Vérité en étalant son mépris face aux gueux trainant dans les poubelles fakenewesques du web….


  35. Betty Le 15 avril 2017 à 08h21
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    lemonde.fr dans un article publié le 13/04/2017 tente de porter le discrédit sur l’enquête du M.I.T. http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/04/13/en-syrie-donald-trump-n-a-pas-formule-de-strategie_5110973_3222.html:
    Est-ce que pour vous Richard Lloyd, ancien inspecteur de l’ONU, et Seymour Hersh, prix Pulitzer, qui ont réalisé des rapports réfutant les rapports faits par les services français et américains sont des pro-Assad ?
    “Maram Susli, qui a collaboré aux travaux de Richard Lloyd et de Theodore Postol, ne fait pas mystère de ses sympathies pour le régime.”
    A noter que T. Postol n’est pas cité dans la question. Quant à Richard Lloyd, pour info, il est décédé des suites d’un cancer le 31/10/2014 https://www.tesla.net/news & http://www.legacy.com/obituaries/spokesman/obituary.aspx?pid=173027692


  36. Arnaud Le 17 avril 2017 à 20h20
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    Bonjour à tous,

    J’ai découvert ce site un peu par hasard en faisant des recherches sur l’attaque de La Ghouta.

    J’ai fait un Messages Facebook en mettant le lien sur le premier rapport de Postol avec un lien vers votre blog pour sa traduction en français.

    Je suis parfaitement d’accord pour reconnaître l’expérience et la validité des remarques du Docteur Postol.

    Cependant, quand on lis le rapport de la Maison-Blanche il y a d’autres informations qui ne cadre pas avec les déclarations de la Syrie et de l’Iran

    https://assets.documentcloud.org/documents/3553049/Syria-Chemical-Weapons-Report-White-House.pdf

    Notamment le fait qu’ils déclarent avoir fait un raid vers 11h30 locale et avoir détruit un dépôt d’armes qui contiendrait des armes chimiques ayant provoqué l’épandage involontairement.

    Cette déclaration semble-t-il officielle (repris dans plusieurs médias type RT) de la Syrie et de la Russie semble en contradiction complète avec toutes les observations sur les réseaux sociaux.

    De nombreux témoins visuels, des observateurs des mouvements aériens, des vidéos postés sur youtube semblent il nouvelles ont signalé l’attaque chimique bien avant l’heure du raid.

    Est-il sérieusement envisageable que ce magma social soit de la pure propagande, l’ampleur me semble importante et les sources très diverses ?


  37. bizmarco Le 20 avril 2017 à 13h54
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    Theodor Postol a récemment publié une analyse approfondie de sa précédente étude.
    Son dernier rapport vient de paraître le 18 avril et s’intitule « L’attaque neurotoxique qui n’a pas eu lieu: analyse de l’heure et des emplacements des événements importants de l’attaque neurotoxique présumée de Khan Cheikhoun en Syrie, le 4 avril 2017 à 07h00 »

    http://galacteros.over-blog.com/2017/04/l-attaque-neurotoxique-qui-n-a-pas-eu-lieu-rapport-de-t.postol-du-18-avril-2017-sur-khan-cheikhoun.html


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