Source : The Intercept, le 04/01/2017

Photo: Paul J. Richards/AFP/Getty Images

Durant les six semaines passées, le Washington Post a publié deux histoires à succès devenue virales sur la menace russe : une sur comment la Russie est derrière une explosion massive de “fausses nouvelles”, l’autre sur comment elle a envahi le réseau électrique des USA. Les deux articles étaient fondamentalement faux. Chacune présente maintenant une note humiliante, écrite à contrecœur par un rédacteur admettant que les déclarations fondamentales de l’histoire étaient de la fiction : la première note a été publiée deux semaines complètes après, à l’en-tête de l’article original ; l’autre a été enterrée le jour suivant tout en bas de l’article.

La seconde histoire sur le réseau électrique est devenue de loin pire que je ne le réalisais quand j’ai écrit sur le sujet samedi, quand il devint clair qu’il n’y a eu aucune “pénétration dans le réseau électrique des USA”, comme le Post l’a prétendu. En plus de la note du rédacteur, l’histoire “la-Russie-a-piraté-notre-réseau-électrique” est maintenant complètement escamotée sous la forme d’un article séparé admettant que “l’incident n’est pas lié à une tentative du gouvernement russe de viser ou pirater le service” et qu’il n’y a même pas eu de malwares du tout sur cet ordinateur portable.

Mais pendant que ces débâcles embarrassaient le journal, il a aussi été généreusement récompensé. Cela parce que les journalistes – y compris ceux du Post – ont fait un tel battage agressif et ont promu les fausses nouvelles sensationnelles et originales, s’assurant qu’elles deviennent virales, générant un trafic massif vers le Post (Marty Baron, l’éditeur exécutif du journal, s’est récemment  vanté sur la soudaine lucrativité du journal).

Après avoir répandu des mensonges en long et en large, élevant le niveau de peur et manipulant le discours politiques des USA dans la foulée, (les deux histoires sur la Russie ont été largement rabâchée sur le câble), les journalistes qui ont répandu ces fausses allégations ont par la suite écrit une note de rétractation ou de correction seulement de la manière la plus silencieuse possible, et souvent même, ne l’on pas fait du tout. Comme résultat, seule une petite fraction des gens qui ont été exposés à la fausse histoire originale ont finalement lu les rétractations.

Baron lui-même, l’éditeur en chef du Post, est un cas parfait d’étude de ces tactiques irresponsables. C’est Baron qui est allé poster sur Twitter le soir du 24 novembre pour annoncer que l’exposé du Post sur l’énorme portée de l’opération de fausses nouvelles russes, basées sur ce qu’il a clamé comme étant les trouvailles de “chercheurs indépendants”. Le tweet de Baron s’est répandu partout ; jusqu’à aujourd’hui, il a été re-posté plus de 3000 fois, y compris par beaucoup de journalistes avec leur grand nombre de suiveurs :

La tentative de propagande russe a aidé à répandre des fausses nouvelles durant les élections, d’après des chercheurs indépendants

Mais après que cette histoire ait dû faire face à un barrage de critiques intense – de la part d’Adrian Chen dans le New Yorker (“la propagande sur la propagande russe”), Matt Taibbi dans Rolling Stone (“honteux, dégoutant”), mon propre article et beaucoup d’autres – y compris les menaces légales de sites calomniés comme propagandistes pour la Russie par les “chercheurs indépendants” du Post – le Post a finalement ajouté une note plus longue de l’éditeur se distançant lui-même du groupe anonyme qui a fourni les principales revendications de son histoire (“le Post… ne valide pas lui-même les conclusions de PropOrNot” et “depuis la publication de l’histoire dans le Post, PropOrNot a retiré certains sites de la liste.”)

Qu’est-ce que Baron a raconté à ses suiveurs sur la note de ce rédacteur dégoûté de ces principales allégations dont il a lui-même fait grand battage ? Rien. Pas un mot. Jusqu’à aujourd’hui, il a été publiquement silencieux sur ces révisions. Il avait répandu les allégations originales au sein de dizaines de milliers de personnes, sinon plus, il n’a pris aucune mesure pour s’assurer qu’ils entendent parler de la marche arrière majeure sur les allégations les plus inflammatoires et significatives de l’article. Cependant, ironiquement, il trouva le temps de promouvoir une histoire différente sur le Post sur l’effet terrible et dommageable des fausses nouvelles :

“Pizzagate” montre comment les fausses nouvelles blessent les vrais gens

Savoir si les fausses histoires du Post ici peuvent être distinguées de ce qui est communément appelé “fausses nouvelles” est, à ce niveau, une dispute sémantique, particulièrement parce que l’expression “fausses nouvelles” n’a pas de sens convaincant. Les défenseurs des fausses nouvelles en tant que catégorie distincte [de nouvelles] mettent typiquement l’accent sur l’intention, pour se différencier du mauvais journalisme. C’est vraiment juste un moyen de définir les fausses nouvelles de telle façon qu’il est impossible par définition à des médias grand public comme le Post de s’en rendre jamais coupable (de façon très semblable le terrorisme est défini pour qu’il soit sûr que le gouvernement des USA et ses alliés ne puissent en aucun cas, par définition, le commettre).

Mais quelle était la motivation du Post pour publier deux fausses nouvelles sur la Russie, qui, de façon très prévisible, ont généré une attention massive, trafic, et impact politique ? Est-ce que c’était idéologique et politique – à savoir, un dévouement au projet de D.C. [Washington, NdT] d’élever la Russie au statut de grave menace pour la sécurité des USA ? Etait-ce pour plaire à son public – sachant que ses lecteurs, au matin de la victoire de Trump, voulaient se gaver d’histoires sur la trahison russe ? Etait-ce une servitude envers les sources – prouvant ainsi qu’il servira, loyalement et sans critique, de dépôt pour n’importe quelle propagande que les agents du renseignement veulent disséminer ? Etait-ce par cupidité – pour obtenir un revenu par les unes sensationnelles et génératrices de clics avec un mépris imprudent pour la véracité de l’histoire ? Dans une institution aussi grande que le Post, avec un grand nombre de reporters et de rédacteurs participants à ces histoires, il est impossible d’identifier un motif définitif.

Quelques soient les motifs, les effets de ces fausses histoires sont exactement les mêmes que ceux que l’on considère comme de fausses nouvelles. Les fausses allégations voyagent sur internet, trompant un nombre énorme de gens qui veulent y croire. Les propagateurs de mensonges reçoivent un large profit de leurs fausses “infos” virales. Et personne ne sera tenu responsable, de sorte qu’il n’y aura aucune dissuasion de répéter ce comportement. (Le fait que finalement le Post a corrigé ces fausses histoires ne les distingue pas d’un site classique de “fausses nouvelles”, qui aussi parfois fait de même.)

Et alors qu’il est vrai que les médias font des erreurs, et que même le journaliste le plus prudent parfois s’égare, ces faits n’atténuent pas, même de loin, le comportement du Post ici. Dans ces cas, ils ne font pas des erreurs de bonne foi, après s’être engagés dans un journalisme prudent. Avec ces deux histoires, ils ont été imprudents (au mieux) depuis le début, et les déficiences criantes du reportage se révélaient d’emblée évidentes (ce qui est la raison pour laquelle les deux histoires ont été largement attaquées après publication).

Cette excellente chronologie documentée par Kalev Leetaru montre que le Post ne s’est même pas soucié de contacter les sociétés de service en question – étape la plus élémentaire de la responsabilité journalistique – jusqu’après la publication de l’histoire. Les agents du renseignement insistant sur l’anonymat – pour s’assurer ainsi qu’ils ne pourraient être tenus pour responsables – leur ont chuchoté que cela était arrivé, et malgré l’importance des conséquences possibles, ils se sont empressés de l’éditer sans aucune vérification. Ce n’est pas un cas de mauvais journalisme produisant des rapports inexacts ; c’est un cas de la publication par un média d’une histoire dont ce média connaissait la production massive de bénéfices et de conséquences sans la plus petite vérification ou le moindre soin attendus.

L’aspect le plus ironique de tout cela est que les journalistes grand public – les mêmes personnes qui sont devenues obsédées par la croisade contre les fausses nouvelles – sont ceux qui jouent un rôle clé en permettant et en approvisionnant la dissémination de fausses histoires. Ils le font non seulement en les répandant sans discussion, mais aussi en ne prenant que peu ou pas de mesures pour avertir le public de leur fausseté.

La débâcle épique du Post ce week-end à propos de cette fiction du réseau électrique illustre brillamment cette dynamique. Comme je le remarquais samedi, beaucoup de journalistes ont réagi à cette histoire de la même façon qu’ils le font pour toute histoire concernant la Russie : ils cliquent instantanément et re-postent et partagent l’histoire sans le moindre examen minutieux. Le fait que ces allégations soient constamment basées sur les chuchotements d’agents anonymes et accompagnées d’aucune preuve que ce soit ne laisse à ces journalistes aucun temps mort ; n’importe quelle déclaration officielle que la Russie et Poutine sont derrière un quelconque mal universel est instantanément traitée comme la Vérité. C’est une raison importante pour que des journaux comme le Post soient incités à publier imprudemment des histoires de ce genre. Ils savent qu’ils seront louangés et récompensés, peu importe la justesse ou la fiabilité de ces informations, parce que leur Cause – le plan – est celui qui est juste.

Vendredi soir, immédiatement après que l’histoire du Post fut publiée, une des déclarations des plus dramatiques vint du rédacteur éditorial Brent Staples du New York Times, qui dit ceci :

“Notre “ami” russe Poutine attaque le réseau électrique.”

Maintenant que cette histoire s’est effondrée et a été complètement retirée, qu’a fait Staples pour noter que ce tweet était faux ? Juste comme Baron, absolument rien. En fait, ce n’est pas tout-à-fait vrai, car il fit quelque chose : à un certain moment, après vendredi soir, il a tranquillement supprimé son tweet sans commentaire. Il n’a pas soufflé un mot sur le fait que l’histoire qu’il promouvait s’était écroulée et s’est révélée totalement fausse sous tous ses aspects, et que c’est ce qu’il avait raconté à ses 16 000 et plus suiveurs – avec en plus un nombre incalculable de gens qui re-postent la déclaration spectaculaire de cet éminent journaliste.

Encore plus instructif est le cas de Kyle Griffin de MSNBC, un utilisateur avisé et prolifique des médias sociaux  qui a vu son nombre de suiveurs exploser cette année avec un flot constant de contenu anti-Trump. Vendredi soir, quand le Post a publié l’histoire, Griffin l’a gonflée avec une série de tweets destinés à faire paraître l’histoire comme menaçante et lourde de conséquences. Ce qui comprenait des déclarations hystériques de fonctionnaires du Vermont – qui croyaient dans les fausses déclarations du Post- ce qui rétrospectivement est incroyablement embarrassant.

Le gouverneur du Vermont Peter Shumlin sur la tentative de piratage : “Un des voyous en chef mondiaux, Poutine, a tenté de hacker notre réseau électrique.”

Ce tweet de Griffin – convainquant les gens que Poutine mettait en danger la santé et la sécurité des vermontois – a été re-posté plus de 1000 fois. Ses autres tweets similaires – comme celui qui fait figurer l’avertissement du Sénateur du Vermont Patrick Leahy sur la tentative de Poutine de “fermer le réseau en plein hiver” – ont aussi été largement répandus.

Mais le lendemain, le nœud de l’histoire s’est écroulé – dans sa note, le rédacteur du Post admit “qu’il n’y avait pas de signes” que “des hackers russes aient infiltré le réseau électrique” – et Griffin n’a rien dit. En fait, il n’a rien ajouté là-dessus jusqu’à hier – quatre jours après sa série de tweets largement partagés – dans laquelle il a simplement re-posté le reporter du Post citant une “mise à jour”, que l’histoire était fausse sans fournir de commentaires personnels :

En contraste avec les tweets enflammés originaux de Griffin sur la menace russe, qui ont été largement diffusés avec enthousiasme, cette correction après les faits a été re-postée seulement 289 minables fois. Aussi, une petite fraction de ceux qui furent exposés à la sensationnelle histoire a fini par être informée que cela était faux.

Sincèrement, ce n’est pas mon intention de mépriser publiquement ces journalistes. Ils montrent juste une dynamique très ordinaire : toute histoire qui renforce la théorie orthodoxe de D.C. [Washington, NdT] sur la menace russe, peu importe à quel point elle est douteuse, est répandu en long et en large. Et ensuite, comme il arrive si souvent, quand l’histoire se révèle fausse ou trompeuse, peu ou rien du tout est fait pour corriger les effets pervers. Et le plus incroyable de tout cela, ce sont les mêmes gens qui décrient constamment les menaces générées par les Fausses Nouvelles.

Une dynamique très commune conduit à ceci : une pensée de groupe des médias, totalement exacerbée (comme je l’ai décrit samedi) par le système d’incitation de Twitter. Comme l’échec géant des médias en 2002 l’a démontré, les journalistes américains sont hautement susceptibles d’attiser et de mener la parade de diabolisation d’un nouvel ennemi étranger plutôt que de se restreindre et d’être sceptiques sur l’évaluation de la vraie nature de cette menace.

Ce n’est pas une coïncidence que beaucoup des plus embarrassantes débâcles journalistiques de cette année impliquent la Menace russe, et elles sont toutes impliquées dans la même dynamique. La pire d’entre elles peut-être, fut la ridicule et fallacieuse histoire pré-électorale de Slate – qui a été proposée à de multiple publications (y compris The Intercept) – prétendant que Trump avait créé un serveur secret pour communiquer avec une banque russe ; cette histoire fut si largement partagée que même la campagne de Clinton a fini par en faire un battage – un tweet, qui a lui-même été re-posté presque 12 000 fois.

Des informaticiens ont apparemment découvert un serveur caché liant la Trump Organization à une banque russe.

Mais seulement un petit pourcentage de ceux qui ont entendu cette histoire a finalement entendu parler de la marche arrière majeure et de la démystification venant d’autres publications. La même chose est vraie sur l’histoire du Guardian de la semaine dernière sur WikiLeaks et Poutine qui est devenue virale, seulement  finalement la rétractation a été à peine remarquée parce que la plupart des journalistes qui ont répandu cette histoire ne se sont pas soucier de la noter.

Au-delà de la tendance des journalistes à faire écho aux propos de fonctionnaires anonymes sur n’importe quoi concernant les Affreuses Menaces Etrangères à la mode du moment, il y a une intention incitative indépendante qui sous-tend le tout. Que la Russie soit une grave menace attaquant les USA est devenu, pour des raisons évidentes, une histoire cruciale pour les Démocrates et les autres opposants de Trump qui dominent les élites des cercles médiatiques dans les réseaux sociaux et partout ailleurs. Ils récompensent et font la publicité de quiconque soutient cette histoire, et en même temps attaquent vicieusement tous ceux qui la mettent en question.

Bien sûr, durant mes 10 ans et plus d’écriture sur la politique et sur un nombre infini de problèmes clivants – y compris le rapport Snowden – rien n’est comparable, et de loin, à la campagne de calomnie qui a été lancée après que j’ai travaillé à questionner et défier les allégations sur le piratage russe et la menace posée par ce pays en général. Cela a été manigancé, non pas par des comptes au hasard ou marginaux, mais par les experts les plus éminents du Parti démocrate et l’appui massif des médias.

J’ai été transformé en l’espace d’une nuit en adhérent de la première heure de l’idéologie de la droite alternative, un fan absolu de Breitbart, un supporter de Trump enthousiaste, et, inutile de le dire, un agent du Kremlin. C’est littéralement le script explicite qu’ils utilisent maintenant, qui fabrique carrément ce que je dis (voir ici un exemple particulièrement criant).

Bien sûr, ils savent que tout est faux. En dix ans de journalisme, j’ai porté un intérêt primordial à la défense des libertés civiles des musulmans. J’ai écrit un livre entier sur le racisme et l’inégalité inhérents au système judiciaire des USA. Ma carrière de juriste implique de nombreuses représentations de victimes de discrimination raciale. J’étais l’un des premiers journalistes à condamner l’approche “neutre” et mensongère des rapports sur Trump, et à appeler à plus de condamnations explicites des extrémismes et des mensonges. J’étais l’un des rares à défendre Jorge Ramos contre les attaques des médias largement répandues quand il a défié Trump sur ses positions extrêmes sur l’immigration. Avec beaucoup d’autres, j’ai essayé d’avertir les démocrates que la nomination d’une candidate aussi impopulaire qu’Hillary Clinton faisait courir le risque d’une victoire de Trump. Et en tant que personne très ouvertement en faveur du mariage entre personnes du même sexe et du mariage mixte, et avec quelqu’un qui vient juste d’être élu sur un poste de fonctionnaire en tant que socialiste, je fais un bien improbable leader de la droite alternative, pour parler gentiment.

La malveillance de cette campagne dépasse sa stupidité évidente. Même d’avoir à lui donner une défense digne, c’est déprimant, bien qu’une fois répandu largement comme ça, il n’y a pas beaucoup de choix.

Mais c’est le climat que les démocrates ont cultivé avec succès, alors que tout le monde conteste ou même simplement exprime du scepticisme au sujet de leur propre intéressement, l’histoire russe est la cible de calomnies coordonnées et puissantes : comme James Carden de The Nation l’a documenté hier, le scepticisme équivaut à une trahison. Et le contraire est vrai également : ceux qui disséminent des allégations qui appuient cette histoire, peu importe à quel point elles sont dissociées de la raison et de l’évidence, reçoivent un étalage de bénéfices et de récompenses.

Que l’histoire soit finalement complètement discréditée n’a que peu d’importance. Le mal est fait, et les bénéfices encaissés. Les fausses nouvelles au sens restrictif sont certainement quelque chose qui mérite qu’on s’en inquiète. Mais peu importe comment on veut appeler ce genre de comportement de la part du Post, c’est une bien plus grande menace étant donné la portée que cela a sur les institutions qui s’y engagent.

Source : The Intercept, le 04/01/2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

35 réponses à Le WashPost est généreusement récompensé pour ses fausses nouvelles sur la menace russe, alors que le public est trompé, par Glenn Greenwald

Commentaires recommandés

WASTERLAIN Serge Le 04 mars 2017 à 11h55

Au-delà de la polémique concernant les fausses nouvelles, la russophobie qui règne aux USA, en UK, France et en général dans tous les medias occidentaux, donnent l’impression d’un formatage des cerveaux du petit peuple que nous sommes pour une guerre avec la Russie. Quand on rapproche cette attitude hostile avec le déploiement des forces de l’OTAN aux frontières russes, il y a de quoi avoir peur, je dis bien peur, pas inquiet !

  1. Fritz Le 04 mars 2017 à 11h55
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    A noter : le Washington Post a dû reculer suite à des articles dénonçant ses mensonges, et suite aux menaces légales des sites qu’il avait calomniés. Un exemple à suivre en France, peut-être…
    Pour éviter que ces médias enterrent leurs démentis, on devrait leur retourner leurs mensonges.

    Pour alimenter la banque de bobards suggérée par bluetonga en commentaire au billet précédent, je suggère l’épisode du “convoi fantôme”, un prétendu convoi militaire russe qui aurait fait incursion en Ukraine avant d’être détruit par l’artillerie ukrainienne : tellement anéanti qu’il n’en est resté aucune trace, aucun débris.

    Ce bobard a été repris par toute la presse atlantiste, du Guardian au Monde, et il a suscité les réactions indignées de la Maison Blanche et de l’OTAN.

    Le 16 août 2014, à 15 h, une journaliste de France Inter disait : “La Russie refuse toujours d’admettre qu’un de ses convois a été détruit en Ukraine”. Une autre journaliste, Bernadette Chamonaz, soulignait quinze jours plus tard la prudence de l’UE, qui “laisse une semaine à la Russie pour retirer ses tanks” (France Inter, 31 août 2014, journal de 9 h).


    • bluetonga Le 04 mars 2017 à 14h31
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      Merci d’insuffler un peu de vie au projet, Fritz.

      Dans les bobards faciles concernant l’Ukraine, le coup très médiatisé des rebelles du Donbass pillant l’épave du vol MH17, avec notamment un des soudards s’emparant d’une grosse peluche et la brandissant comme un trophée. Clip révoltant et commodément coupé à ce moment précis. La suite de la vidéo, jamais montrée par la presse occidentale : le soudard en question qui lâche, dégoutté : “ils font même la guerre aux enfants”, se découvre, se signe et prie. Pas le même effet, évidemment.

      Autre histoire ultra-connue, la vidéo tronquée de Chavez et Ahmadinejad en train de fantasmer sur des canons géants menaçant directement Washington. Quand on regarde la vidéo complète, Chavez se lâchait et tournait en dérision le discours américain en le caricaturant. Mais l’AFP n’avait manifestement pas saisi la nuance…

      Il y en a des tonnes comme ça, et il est très facile de les démont(r)er.


  2. WASTERLAIN Serge Le 04 mars 2017 à 11h55
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    Au-delà de la polémique concernant les fausses nouvelles, la russophobie qui règne aux USA, en UK, France et en général dans tous les medias occidentaux, donnent l’impression d’un formatage des cerveaux du petit peuple que nous sommes pour une guerre avec la Russie. Quand on rapproche cette attitude hostile avec le déploiement des forces de l’OTAN aux frontières russes, il y a de quoi avoir peur, je dis bien peur, pas inquiet !


    • Arcousan09 Le 04 mars 2017 à 13h39
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      Par curiosité vous regardez sur Internet bases américaines sur la carte du monde …. édifiant
      Faites la recherche sur bases russes dans le monde … tout aussi édifiant
      Et ce seraient les russes les agresseurs …..


    • Chevallier-Héran Le 04 mars 2017 à 16h13
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      C’est très vrai ! Et quand on pense que les authentiques patriotes sont pour la plupart tous pro-Russes. C’est pas facile la dialectique à l’époque de “l’inversion de toutes les valeurs”. Les t.raîtres et les c.ollabos sont au pouvoir. Ce sont les mêmes qui mentent depuis plus de 40 ans, les mêmes qui nous vendent la soupe de “l’Europe c’est la paix des peuples”. Alors que la guerre est intra-européenne. C’est celle de tous les peuples d’Europe contre les différentes facettes de leurs représentants ! La défiance générale une fois institutionnalisée, voilà venir le triomphe ouaté et hypocrite de “la guerre de tous contre tous” qui toujours épargne les mêmes, les p… au pouvoir ! Les seuls à tirer avantage de cette politique sordide, les mêmes qui nous vendent du rêve depuis plus 40 ans et la boucle est bouclée.

      Pour casser ce cercle vicieux infernal, il n’y a pas mille solutions, une Révolution nationale, une Révolution de toutes les composantes du peuple au sens large du terme, sans haine et dans la dignité et le respect de l’autre, à l’exception bien sûr des p… précédemment dénoncés qui devront être jugés et condamnés, sans état d’âme, ni aucune pitié ! Tout le reste n’est que pédanterie charliesque de Bisounours attardés. Les élections pestilentielles à venir ne sont qu’une farce de plus pour nous détourner de la nécessité d’accomplir le renversement radical qui s’impose !

      Comme dirait l’autre “le vent se lève” et les p… peuvent commencer à trembler.


      • Marcel Le 08 mars 2017 à 19h09
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        “les authentiques patriotes sont pour la plupart tous pro-Russes.”…

        Exactement la raison pour laquelle, dès qu’on refuse la diabolisation de la Russie et l’hystérie manichéenne contre son président, on se voit hélas si facilement assimiler aux peu reluisants thuriféraires européens de Vladimir Poutine.

        Vous êtes, messieurs les “authentiques patriotes” de la “Révolution nationale”, la meilleure défense des anti-russes professionnels et des tenants de la thèse du Poutine nouveau Hitler, et votre présence dans les commentaires de ses articles fait bien du mal à la réputation de ce site, à mon humble avis.

        (deuxième et a priori dernière tentative de commentaire sur ce blog en plusieurs années – lors de la précédente, j’osai m’étonner de ce qu’un commentateur invitât la Russie à annexer les détroits turcs, rien que ça…)


  3. Dizalch Le 04 mars 2017 à 11h58
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    Remarquable, fantastique, salutaire “leçon” de journalisme que nous livre une fois encore un Immense Monsieur: Glenn Greenwald… Merci à lui… (et aux lecteurs des Crises pour la traduction!)
    Si seulement les journalistes à travers le monde pouvaient le lire et essayer, ne serais-ce qu’un peu… d’appliquer 1/10ème par exemple de son travail journalistique… de (re)comprendre leur “véritable” travail… (s’interroger sur ce qui (leur) est dit, chercher, creuser, mettre en perspective et, coûte que coûte, garder leur neutralité et indépendance de réflexion… en somme avoir un “esprit critique” et ne pas (plus?) être des boîtes aux lettres bien souvent…)
    Encore Merci M. Greenwald


    • bluerider Le 04 mars 2017 à 16h34
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      les plus consciencieux avouent que leur rédaction ne leur laisse pas le temps nécessaire pour enquêter. le journalisme d’investigation en France se meurt. Ceux qui sont prêts à manger de la vache enragée sont rares. L’attrait de positions confortables dans le privé n’a jamais été aussi violent dans cet environnement de crise où tout job fait figure de planche de salut (foi entretenue par des medias anxyogènes à souhait).


  4. Louis Robert Le 04 mars 2017 à 12h16
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    “L’aspect le plus ironique de tout cela est que les journalistes grand public – les mêmes personnes qui sont devenues obsédées par la croisade contre les fausses nouvelles – sont ceux qui jouent un rôle clé en permettant et en approvisionnant la dissémination de fausses histoires. Ils le font non seulement en les répandant sans discussion, mais aussi en ne prenant que peu ou pas de mesures pour avertir le public de leur fausseté.”

    Il existe pourtant une solution au-delà du masochisme ambiant, qui consiste à acculer ces créatures à l’ostracisme et à la faillite en les ignorant totalement. Cessons de fréquenter les journalistes et les médias grand public. Jetons ensuite systématiquement tous ces torchons-papiers qui nous tombent sous la main à la poubelle, tous nos écrans aussi, s’il le faut. Oui, passons à autre chose. La vie existe, sans les chaînes.

    Oh!… J’oubliais. Cette solution poubelle vaut tout autant pour l’ensemble de nos classes politiques respectives.


    • patrick Le 04 mars 2017 à 14h55
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      il faudrait commencer par arrêter les subventions avec l’argent public parce qu’en ce moment ils n’ont pratiquement plus besoin de lecteurs.


      • Louis Robert Le 04 mars 2017 à 15h20
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        La solution poubelle est impitoyable, Patrick:

        1. dans les médias sans aucun auditoire et ignorés, tôt ou tard l’argent se tarira;

        2. en politique, les candidats ignorés et pour qui personne, jamais, ne votera feront la manche en vain puis seront oubliés.

        Si certains médias “grand public” (c’est tout dire!) survivent, c’est qu’ils ont assez de lecteurs, sinon d’abonnés, … sûrement assez d’influence (directe et indirecte) et précisément celle que leurs maîtres recherchent.


        • Amsterdammer Le 04 mars 2017 à 22h38
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          Certains média ‘grand public’ survivent grâce aux subventions étatiques et aux renflouements opérés par leurs propriétaires. Lesquels, milliardaires, n’ont pas acquis ces médias pour gagner de l’argent avec, mais de l’influence sur les opinions publiques. Et ce pouvoir, ça vaut bien d’éponger les pertes récurrentes de ces journaux.


  5. Koui Le 04 mars 2017 à 12h17
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    Selon un titre du Figaro du jour, c’est la Russie qui est gagnée par la cyber-paranoïa. Je trouve cela génial. Il faudrai exploiter cette veine plus à fond et aborder enfin des thèmes comme la méfiance des russes envers leurs médias , les statistiques économiques truquées en Russie, ou l’exploitation éhonté de la peur du terrorisme par le pouvoir en Russie. On pourrait aussi suspecter Poutine d’avoir organisé de faux attentats islamistes à Moscou pour justifier une guerre. Et que les sportifs sont dopes, en Russie seulement. Miroir dis moi si ma démocratie est toujours la plus belle


  6. Duracuir Le 04 mars 2017 à 12h21
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    Ras le bol de cette hystérie sur “l’Arlésienne” des fake-news Russes.
    Il faudrait lancer une pétition de mise en demeure d’établir la liste des fake-news russes à tous ceux qui les dénoncent. Soit ils fournissent une liste, soit ils s’excusent publiquement, soit ils risquent une procédure judiciaire pour “propagation de fausses nouvelles mettant en danger la diplomatie du pays”.
    Elle serait adressée:
    -AFP
    -Reuters
    -AP
    -BBC
    -l’intégralité des médias qui accusent la Russie de diffuser des fake-news
    ET AUSSI:
    Parlement Européen(qui vient de voter une résolution en ce sens sans établir le moindre exemple.

    ça suffit.
    Ceci est de la propagande visant à nous préparer à une guerre, ni plus ni moins. Il faut stopper ça.


  7. Fred Le 04 mars 2017 à 12h33
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    Le Washington post appartient à vous savez qui. Pour ma part j’ai arrêté d’acheter ainsi que ma famille sur ce site pour 6 mois.
    Quand on peut aussi voter avec son porte monnaie, il faut, comme eux, ne pas se gêner.


  8. basile Le 04 mars 2017 à 12h33
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    « Le mal est fait, et les bénéfices encaissés. »

    Comment ces gens sont-ils encore debout après tous ces scandales ? Comment sont ils encore soutenus par des lecteurs ? Probablement parce que tous pensent que ces fausses nouvelles (y compris ces renversements de régimes, Irak, Libye, Ukraine) sont un mal nécessaire pour défendre les « valeurs » de l’occident.

    La fin justifie les moyens


  9. Dahool Le 04 mars 2017 à 12h53
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    Bonjour

    Le problème, c’est que ces gens ne sont jamais sanctionnés.

    Ensuite, la plupart des citoyens oublient et passent à autre chose, ne se rendant pas compte qu’ils credibilisent des “specialistes” qui leur ont menti effrontément quelques mois plus tôt.

    Néanmoins, l’accumation de cicatrices qui ne se referment pas provoque chez d’autres le sentiment légitime que les dès sont pipés, ils deviennent “anti” et étiquetés comme tel.

    En ces moments troubles, j’ai la sensation que l’utilité du journaliste trompeur est d’exacerber les tensions, les clivages. L’orgueil de celui-ci ne peut expliquer la non remise en cause de son jugement.

    Reste à savoir si ces manoeuvres grossières seront démasqués, le résultat d’un grand nombre d’élections nous apportera quelques réponses. Et on voit que les jeux ne sont pas faits…

    Bref, ça chauffe donc ça craint.


  10. Olposoch Le 04 mars 2017 à 12h56
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    J’aime bien sur franceinfo: petit glissement ce matin:
    A Mossul (en Irak, donc) => 7 personnes présentant des signes d’irritation (et des cloques) => conclusion armes chimiques (diagnostic rapide) => on ne sait pas qui en est l’auteur (aucune suggestion à ce stade) => armes chimiques interdites par la convention (rappel) => la Russie et la Chine vetoent une résolution condamnant la Syrie pour l’utillisation des armes chimiques…(en conclusion)…


  11. Lysbeth Levy Le 04 mars 2017 à 14h04
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    Bah oui a chaque problème quel qu’il soit on doit dire “ce sont les russes qui l’on fait” d’ailleurs ça devient un hashtag commode : http://rbth.com/arts/2016/12/23/russiansdidit-new-meme-puts-all-the-blame-on-russians_666873 C’est trop drôle quand même quand on peux mettre sur le dos de quelqu’un autre, surtout son ennemi, ces propres bêtises ..En plus les déconneurs “décodeurs” et autre “dés-intoxiqueurs” nous prennent vraiment pour des nuls : http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/desintox-sur-fabius-et-le-front-al-190293 Même avec des preuves les chasseurs de sorcières bien connus, continueront à nier que Mr Fabius l’ai dit et peut-être ils auront un prix ou une médaille….


  12. bluerider Le 04 mars 2017 à 16h28
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    PAS POUR PUBLICATION – ORTHOGRAPHE / “quelques soient” NON > “quels que soient” OUI. Il y a d’autres fautes à corriger. Pour votre blog c’est également essentiel de se faire RELIRE par des correcteurs externes avant. Sur ce point là aussi vous devez être MEILLEURS que la presse mainstream. Bon courage… B


  13. Fred Le 04 mars 2017 à 16h30
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    Je voudrais parler du cas de la Pologne au sujet des fake news. (appelés différemment a l’époque)

    Il y a un peu plus d’un an, le nouveau gouvernement démocratiquement élu (droite nationale) a licencié du jour au lendemain tous les directeurs, cadres et des dizaines de journalistes des médias publiques (TV, Radio).
    La raison: les journalistes, depuis longtemps et surtout pendant la campagne,diffusaient des fakes news et des analyses non objectives.

    Ont pouvait voir sur certaines chaines privées des journalistes en pleurs se déclarant eux-mêmes le dernier rempart de la démocratie. Ils sont même allés se plaindre auprès de l’U.E.

    Quelques liens de nos médias impartiaux a ce sujet:
    http://www.europe1.fr/international/liberte-de-la-presse-lunion-europeenne-menace-la-pologne-2643899
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/01/07/pologne-entree-en-vigueur-de-la-loi-sur-les-medias-publics_4843377_3214.html
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/01/07/pologne-entree-en-vigueur-de-la-loi-sur-les-medias-publics_4843377_3214.html


  14. moshedayan Le 04 mars 2017 à 17h15
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    Avis très très personnel.
    Pour connaître des amis russes. La plus grande crainte de Russes d’une certaine génération, de 35 à 70 ans : c’est l’incident de frontières. Un scénario à l’incident de Gleiwitz,
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Himmler
    pour ceux qui ont de la mémoire.
    C’est-à-dire sur fond de “guerre électronique” maintenant, une accusation fomentée de violation de l’espace aérien d’un pays membre de l’OTAN.
    Du genre “Aujourd’hui, à 4 heures du matin, notre état-major, a clairement identifié une tentative d’attaque de nos forces aériennes stationnées… attaque préparée par une tentative de destruction de nos systèmes électroniques d’alertes et aériens de défense […] En conséquence, nos forces ont entamé une riposte justifiée […] pour détruire […] l’ennemi” scénario possible en Pologne, Pays Baltes (en Roumanie le risque s’amoindrit en ce moment avec un gouvernement jugé “russophile” à l’Ouest mais en fait plus neutre…)


  15. Crapaud Rouge Le 04 mars 2017 à 17h47
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    “L’aspect le plus ironique de tout cela est que les journalistes grand public – les mêmes personnes qui sont devenues obsédées par la croisade contre les fausses nouvelles – sont ceux qui jouent un rôle clé en permettant et en approvisionnant la dissémination de fausses histoires.” : mais c’est cela même l’ère de la “post-vérité” !!! Elle est le fait de ceux qui s’en fichent royalement, ceux pour qui elle n’est ni un but ni une contrainte, et qui n’ont d’autre souci que de balancer des nouvelles croustillantes en guise de “géopolitique”, histoire d’occuper bruyamment le terrain merdiatique. Ils n’ont que faire d’être crus ou non par la masse des “followers”, ni d’être crédibles ou pas : l’important pour eux est seulement d’entretenir un certain climat dans les salles de rédaction. Leur logique est celle du spectacle.


    • Louis Robert Le 04 mars 2017 à 21h40
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      Je vous soumets que leur logique va bien au-delà du spectacle et qu’ils ont le souci d’être crus, voulant surtout être suivis. Ils ne sont pas inoffensifs, loin de là, ayant fait plusieurs fois la preuve déjà qu’ils sont extrêmement dangereux.

      Nos troupes sont à quelques kilomètres de l’héroïque Léningrad d’hier, rappelant Barbarossa, tandis que l’Empire grenouille en Mer Noire, en Scandinavie, en Ukraine, en Syrie, au Yémen, en mer de Chine, etc., où les actes de guerre se multiplient, deviennent des événements quotidiens, la “nouvelle normalité” quoi!

      En fait, par des campagnes de diabolisation incessantes, ils tentent de nous conditionner en vue d’une guerre prochaine qui sera totale, et qui nous tombera dessus comme “Shock and Awe”. Cette fois-ci, ce ne sera plus un spectacle donné chez le voisin, préprogrammé et à suivre à la télévision à l’heure dite. On l’a vu, c’est bien chez nous que cela se passera… et nous serons tous du spectacle. Aujourd’hui même, un rien nous menace, qui peut se produire en tout temps.

      L’extrême lucidité et la diligence sont donc de mise, je crois, le sens de l’humour des Russes et des autres n’étant aucunement inépuisable…


  16. Silk Le 04 mars 2017 à 18h32
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    Que Grenn Greenwald soit obligé de se justifier comme ca pour couper court à une campagne de calomnies (agent du Kremlin, pro-Trump etc.) est très mauvais signe : il faut s’attendre au même fonctionnement en France.


  17. yann 35 Le 04 mars 2017 à 19h28
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    excellent article, merci. Les Fèces niouzes ressemblent à des virus lancés par des apprentis sorciers qui veulent nous vendre ensuite un remède. Nous pourrions utiliser l’acronyme IGM pour Info Généreusement Modifiée, pour ensuite mieux percevoir ce que les Monsanto des médias veulent, à savoir séparer totalement le concept de “vérité” du monde de la réalité et produire du discours totalement hors sol … décodex devenant le roundup de la pensée unique.


  18. Frédéric Le 04 mars 2017 à 19h58
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    La boucle est bouclée. Cela faisait longtemps qu’on était nourris aux “Fakenews” de la part des grands medias. Voyant que, déjà depuis le referendum sur la “constitution” européenne en 2005 quelque choses ne passait plus, le “complotisme” était né. C’était le premier tir de barrage contre ceux qui, voyant la mauvaise foi, utilisaient les mêmes armes. Et puis sont venus, après le Brexit et Trump, les “Fakenews” des autres. Mais là on se plaint ouvertement que les “autres” se servent des mêmes armes. Au moins le “complotisme” a une connotation péjorative et est prononcée du haut d’un système qui se voit une force tranquille, même si elle pouvait encore avouer le doute. Mais le “fake” ne peut plus cacher le désarroi. Comment? Vous doutez que c’est nous qui avons raison? Vous allez nous croire par un acte de foi!


  19. Fred Le 04 mars 2017 à 20h11
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    Je voudrais parler du cas de la Pologne au sujet des fake news. (appelés différemment a l’époque)

    Il y a un peu plus d’un an, le nouveau gouvernement démocratiquement élu (droite nationale) a licencié du jour au lendemain tous les directeurs, cadres et des dizaines de journalistes des médias publiques (TV, Radio).
    La raison: les journalistes, depuis longtemps et surtout pendant la campagne,diffusaient des fakes news et des analyses non objectives.

    Ont pouvait voir sur certaines chaines privées des journalistes en pleurs se déclarant eux-mêmes le dernier rempart de la démocratie. Ils sont même allés se plaindre auprès de l’U.E.

    Quelques liens de nos médias impartiaux a ce sujet:
    http://www.europe1.fr/international/liberte-de-la-presse-lunion-europeenne-menace-la-pologne-2643899

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/01/07/pologne-entree-en-vigueur-de-la-loi-sur-les-medias-publics_4843377_3214.html


  20. clint Le 04 mars 2017 à 21h49
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    Pas à dire, ce Greenwald vraiment ce n’est ni un pédé ni une lopette ni une tafiole, c’est un homme un vrai :))

    https://theintercept.com/2015/01/14/days-hosting-massive-free-speech-march-france-arrests-comedian-facebook-comments/

    Qjuand je pense à ce qu’on a chez nous…

    Vive l’Amérique!!! :)))


    • Jaccas Le 06 mars 2017 à 09h58
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      Je ne suis pas sûre que Greenwald apprécierait vos “compliments”.


      • clint eastwood Le 06 mars 2017 à 14h21
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        Oh vous savez, s’il en riait je considérerais cet homme comme encore plus “de plus haute volée” que ce que je le considère déja 😉


  21. Hervé CRUCHANT Le 04 mars 2017 à 23h41
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    Le Washington Post fait partie du réseau scélérat Décodex !


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