Reprise d’un article éclairant de janvier 2013, qui m’avait échappé. On verra ce qui se dira à Davos 2014…

David Cameron et Angela Merkel, jeudi à Davos.

David Cameron et Angela Merkel, jeudi à Davos.
Crédits photo : BPA/REUTERS

 

Angela Merkel est totalement d’accord avec David Cameron sur sa conception de l’Europe. La priorité essentielle devrait être la compétitivité et le libre-échange. On a assisté à un spectacle apparemment surréaliste jeudi après-midi, à la tribune du Forum de Davos, en Suisse. La chancelière allemande a cité à plusieurs reprises le premier ministre britannique, pour louer ses propositions en faveur de profondes réformes structurelles, et à aucun moment elle n’a fait allusion ni de près ni de loin au projet de référendum sur l’Union européenne outre-Manche!

«David Cameron a déjà parlé de la compétitivité. C’est la question centrale en Europe», a souligné à plaisir la chancelière. «Alors que l’Europe regroupe 7 % de la population mondiale et 25 % du PIB du monde, ses dépenses sociales en représentent 50 %. On ne pourra défendre notre système social qu’en étant innovateur», a-t-elle martelé, reprenant des chiffres qui lui tiennent manifestement à cœur.

La «dame de fer» allemande a rebondi sur une autre suggestion de son homologue britannique: «Le libre-échange est essentiel pour la croissance. L’Allemagne est d’accord pour que l’Union européenne signe des traités commerciaux bilatéraux avec le Canada, le Japon et les pays de l’Asean (Association des nations de l’Asie du Sud-Est). De même, et après de multiples tentatives avec les États-Unis, il serait bon d’entamer des négociations. Certes l’agriculture constitue un obstacle, mais il est surmontable.» En tant que première économie exportatrice de produits industriels au monde, ex aequo avec la Chine, l’Allemagne a toujours milité à la fois pour le marché unique européen, dont la création remonte à 1992, et pour une Europe la plus ouverte possible à la concurrence internationale.

En l’absence des Français…

Ce sont précisément les deux points que David Cameron entend défendre à tout prix. Intervenant quelques heures dans la même enceinte de Davos, il avait tenu à rappeler que le Royaume-Uni a été l’initiateur du «grand marché intérieur», et l’idée en revient à Margaret Thatcher. Quant au grand marché de libre-échange transatlantique dont Londres et Berlin ont toujours rêvé, «il permettrait de créer 2 millions d’emplois en Europe», selon lui. [SIC !]

En revanche, Cameron n’a pas caché les inquiétudes que lui inspire l’euro, «et tout ce que cela implique, l’union bancaire et bien d’autres conséquences pour un pays qui n’y participe pas et n’y participera jamais». Mais là aussi Angela Merkel a tenu à le rassurer. «On examine toutes les formes de renforcement de surveillance des banques pour les pays qui ne sont pas dans l’euro», a-t-elle promis.

La première et la troisième économie de l’Union européenne veulent converger. «Le moment est venu de revoir l’Europe comme un moteur de croissance et non comme un motif de plainte pour nos concitoyens», insiste David Cameron. Et Angela Merkel d’ajouter: «Les États nationaux doivent s’engager avec la Commission européenne pour améliorer leur compétitivité.» Et la chancelière d’insister: «C’est le moment pour les réformes structurelles.»

Face à ce nouveau couple, la France pourrait se sentir encerclée. Mais aucun ministre français n’est encore arrivé à Davos. Pierre Moscovici, le ministre des Finances, ne doit y faire qu’une brève apparition ce vendredi où il doit s’exprimer sur un sujet relativement technique, à savoir «l’abondance de liquidités créées par les banques centrales» et leur impact sur la croissance.

En revanche, la pléiade de premiers ministres européens présents au Forum ont reconnu le bien-fondé des recommandations britanniques, tout en prenant leurs distances avec le référendum. «L’Europe est fondée sur le marché unique, mais il n’y en a pas pour l’énergie ni pour les services numériques», a regretté Mario Monti, qui dans une vie antérieure a été commissaire européen à la Concurrence. «Il faut terminer le marché unique», a-t-il insisté, soutenu par son homologue danoise. «Il faut engager des négociations commerciales avec les États-Unis», espère Enda Kenny, le premier ministre irlandais dont le tropisme atlantique est avéré. L’Europe sera libérale ou déclinera? Le débat est lancé.

Source : lefigaro.fr

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102 réponses à [Reprise] Merkel soutient Cameron pour une Europe plus libérale

  1. Patrick Luder Le 09 janvier 2014 à 08h25
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    L’Europe, avec 7% de la population mondiale, représente 50% des dépenses sociales …
    >>> Equilibrage il y aura de gré ou de force >>> préparez-vous !!!


    • Un naïf Le 09 janvier 2014 à 08h31
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      Nous serions donc prisonnier d’un système sur lequel nous n’avons aucune prise ?
      Si tel est le cas, il est donc inutile de se déplacer pour aller voter…


      • Amsterdammer Le 09 janvier 2014 à 10h54
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        Evidemment, si on persiste à voter pour des partis du système, faut pas s’étonner que rien ne change… Les gens en avaient marre de la politique néo-libérale UMP, qu’ont-ils fait? Z’ont voté pour un autre parti néo-libéral, le PS. Après ça, faut pas pleurer.

        Bon, sinon, pour la suite, on peut aussi foutre le bordel en élisant une majorité eurosceptique au parlement Européen. Que ce soit à droite de l’UMPS ou à sa gauche, il y a ce qu’il faut [et pour ce qui est de la droite, point besoin pour cela de voter pour la petite Nentreprise Familiale, il y a aussi Dupont-Gnangnan et l’UPR, si on ne veut pas se salir les mains]


    • Patrice Le 09 janvier 2014 à 09h29
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      Est-ce parce que les dépenses sociales sont trop élevées en Europe ou parce qu’elles sont trop faibles ailleurs?


      • DaJuan Le 09 janvier 2014 à 12h51
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        C’est une question pertinente qui n’est jamais soulevée. Plutôt que remettre en cause sans cesse notre protection sociale et niveler le niveau par le bas, on devrait le chérir et en faire la promotion auprès des autres nations émergentes.


    • NeoWorld Le 09 janvier 2014 à 11h02
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      Bonjour Olivier,

      C’est mon premier commentaire donc j’en profite pour te souhaiter une bonne année et te remercier pour tous ces articles.

      Pour rebondir sur ta question, je pense surtout que le système à la chinoise dédouane l’état de la responsabilité de la gestion des revenus après la vie active (quand on voit comment le système est géré actuellement par nos politiques et l’absence totale de vision à long terme je pense que ce n’est pas nécessairement qu’un mal). Comme d’habitude, ce seront les populations les plus fragiles qui souffriront d’un retour en arrière :/


    • jducac Le 09 janvier 2014 à 11h09
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      @ Olivier Berruyer Le 09 janvier 2014 à 09h31

      Au final, dans les 2 cas, 8 % du PIB en retraites. Ça change quoi ?

      Pour moi cela change tout.

      Dans un cas, avec l’exemple chinois, lorsque chacun épargne 8% de son PIB afin de financer ses dépenses de retraite, lesquelles interviendront dans le futur, chacun réalise une réserve d’énergie déjà produite ( travail et énergie étant équivalents et s’exprimant dans les mêmes unités), en évitant de la consommer en totalité dans le présent et de sorte à pouvoir la consommer dans le futur, une fois venu le moment de la retraite et sans rien devoir à personne, sans dette.

      Dans ce cas, il a été constitué un capital permettant de vivre en l’exploitant. C’est une retraite par capitalisation.

      Dans l’autre cas, à l’exemple des retraites à la française (à la Madoff) chacun consomme durant sa phase de vie productive de richesse (énergie utile à la vie= travail) au maximum de ce qu’il peut, en laissant aux générations suivantes, la charge de pourvoir à leurs propres besoins et à ceux des producteurs devenus trop âgés pour couvrir les charges de leurs vieux jours.

      Pire que cela, à l’exemple de ce que l’on constate actuellement en France, les dépenses du présent sont tellement supérieures à ce qu’elles devraient être, que l’on en vient à consommer le capital productif (y compris le savoir faire) hérité d’un passé encore récent (post 30 glorieuses) de sorte que la génération des baby boomers laissent aux jeunes générations l’obligation morale de subvenir aux besoins de tout le monde (jeunes et vieux) sans capital productif en état de pouvoir être exploité. C’est la ruine due à une insuffisance de bon sens, bien que l’on ait amené 80% d’une classe d’âge au niveau du bac. Quelle belle performance !

      C’est bien beau de ne rien s’interdire, et de jouir sans contrainte, mais il arrive un moment où il faut régler l’addition. Le CNR largement influencé par la pensée communiste, s’est laissé piéger par l’idéologie qui laisse croire qu’on peut tout régler par la seule mise en commun, en oubliant que si le présent ne modère pas sa consommation pour préparer l’avenir, il arrive un temps où il ne peut plus y avoir ni avenir, ni présent.


      • casper Le 09 janvier 2014 à 12h03
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        “chacun réalise une réserve d’énergie déjà produite ( travail et énergie étant équivalents et s’exprimant dans les mêmes unités)”

        Combien de fois il va falloir vous le dire? Ouvrez donc un manuel de physique de collège avant de dire ce genre de généralisations. A vous lire on croirait que la faillite de l’école française date de bien avant mai 68…

        Et la retraite par capitalisation ou par répartition, comme le temps, ne change rien a l’affaire: une retraité c’est quelqu’un qui ne travaille plus et compte sur les generations suivantes pour produire ce qu’il achète avec l’argent de sa retraite.


      • PAK Le 09 janvier 2014 à 12h45
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        Bonjour et bonne année M Berruyer et a tous les lecteurs de votre site.

        Sauf erreur de ma part les retraites par capitalisation en France on été supprimées par le gouvernement de Vichy qui en a profité pour faucher tout le capital en échange de la promesse de prise en charge publique par répartition. C’est une décision arbitraire d’un pouvoir dictatorial dont on n’a pas fini de payer les conséquences.


      • Surya Le 09 janvier 2014 à 13h02
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        La retraite par capitalisation. Gros succès pour les salariés d’Enron.


        • BabarMillésimé Le 09 janvier 2014 à 13h21
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          Ou pour les salariés de la municipalité de Detroit…


        • peyo Le 10 janvier 2014 à 20h46
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          Ou pour les retraités Chiliens


      • Mano Le 09 janvier 2014 à 13h55
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        S’il n’y avait pas de cotisations sociales en France les salaires versés seraient effectivement plus élevés, mais comme les salariés devraient payer pour leur protection sociale au final leur revenu net disponible serait sensiblement identique ; à moins bien sûr qu’ils préfèrent ne pas se protéger, on sait ce que cela donne avec le sexe…


      • Fabrice Le 09 janvier 2014 à 17h00
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        Olivier justement un lien qui récapitule l’histoire la retraite et du chapitre que vous évoquez :

        http://www.histoire.presse.fr/recherche/heurs-et-malheurs-de-la-retraite-pour-tous-01-10-2003-9060


      • red2 Le 09 janvier 2014 à 17h13
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        excellente vidéo sur le sujet de la scop le pavé:

        http://www.dailymotion.com/video/xeerd4_vive-les-retraites-la-brouette_fun

        Dans tout les cas les retraites sont payés par les actifs, et si il n’y a pas assez de richesse produite par ceux ci, les fonds de retraite par capitalisation s’effondreront eux aussi! Après c’est uniquement un choix politique et désolé mais dans ce cas je prefere et de loin la répartition.


        • casper Le 11 janvier 2014 à 06h59
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          Excellente vidéo qui expose très bien l’ambiguïté de la capitalisation.

          Et, contrairement a certains, il n’ont pas besoin de faire se retourner Isaac Newton dans sa tombe pour faire leur démonstration ^^


      • jducac Le 09 janvier 2014 à 20h57
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        @ Olivier Berruyer Le 09 janvier 2014 à 11h39

        c’est une simple interprétation : c’est toujours un flux de 8 % du PIB mis de coté tous les ans…

        Désolé Olivier et………. pardonnez moi d’insister.

        Avec nos systèmes par répartition, il me semble qu’il n’y a rien de « mis de côté » au sens que l’on accorde à cette expression.

        http://www.cnrtl.fr/synonymie/mettre%20de%20côté

        Le flux alimenté par les actifs est pratiquement consommé, au fil de l’eau, en quasi-totalité, par les retraites versées aux retraités

        Certes, il y aurait bien un fonds de réserve pour les retraites en France, mais il serait en voie d’extinction et donc très loin de se situer à la hauteur de ce qu’ils sont dans d’autres pays développés.

        http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/11/25/20002-20131125ARTFIG00566–l-etranger-des-reservess-pour-financer-les-retraites.php


      • Steve.C Le 10 janvier 2014 à 11h27
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        Bonjour Jducac,

        Je ne suis pas d’accord avec votre interprétation.
        – C’est le MEDEF dans les années 90 qui a obtenu le gel des cotisations patronales sur la retraite. Sans cette mesure, le systeme etait insubmersible, on reglait le taux de cotisation sur ce que l’on avait à payer la meme année.
        Sur ce point je vous conseille l’excellent livre de Bernard Friot “l’enjeu des retraites” ou la vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=3XgnaNdgvdI‎
        Je ne suis pas d’accord avec toute la ligne Friot, mais il a le mérite de pousser la reflexion bien en dehors du cadre BFM business…
        J’anticipe l’argument de la compétitivité qui va m’etre opposé sur la charge des entreprise mais la je contrataquerai avec le levier taux de change (bien plus prépondérant) ou la protection douanière (on ne peut pas lutter contre un salaire chinois et une monnaie sous évalué)

        – La retraite par capitalisation impose de subir le risque (voir les retraités aux US), faite un sondage et demandez au gens si ils sont pret à risquer l’argent d’une vie sur les marchés. Je pense connaitre la réponse.

        – Personnellement, j’estime que mon argent n’a pas a travailler pour moi (ou plutot en faire travailler d’autre) je voudrais juste ne pas être spolier par l’inflation ni plus ni moins. D’ailleur, vous n’etes pas sans savoir que les portefeuilles retraite sont gavés d’obligation d’etats… ce qui revient à allourdir le fardeau de tout le monde (dette et taxe) pour votre retraite futur et donc via un circuit déguisé c’est de la retraite par répartition.
        Et la on retombe sur le sujet de la dette, l’etat n’a pas a faire appel aux preteurs privés. Il doit créer son argent, le ramener via les taxes et surveiller la masse monétaire et sa distribution. Je pense qu’aujourd’hui la masse monétaire (soumise à interet privé) est trop grosse alors que la distribution n’a jamais été aussi inégalitaire.
        Quand on suit le blog d’Olivier depuis un moment et que l’on voit la masse de produits dérivés dans les bilans bancaires, on se demande comment faire redescendre cet argent dans le monde réel. Et la à part attaquer un peu la liberté de pouvoir tout faire et surtout n’importe quoi, je ne vois pas.


      • Emmanuel Florac Le 11 janvier 2014 à 14h46
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        Il y a encore une autre façon de présenter le problème (qui rejoint celle du pavé, mais présentée différemment): à tout moment, les retraités ne produisent pas de richesse, ils ne créent pas de revenu. Le capital ne compte pas; à la retraite, on ne mange pas des immeubles, on ne s’habille pas avec les fringues qu’on a acheté quand on bossé, on ne se soigne pas avec les médicaments mis de côté il y a 20 ans. Un retraité consomme un certain revenu, un certain flux de richesses créées actuellement par les actifs actuels.

        Que la retraite soit par répartition ou par capitalisation, ça ne change absolument rien: les retraités dépendent entièrement de la capacité des actifs à produire de la richesse excédentaire pour les nourrir, les loger, les chauffer, les soigner. Comme souvent, la prise en compte de l’aspect financier brouille les cartes plus qu’autre chose…

        La question est donc entre une capitalisation par nature individuelle, et une répartition par nature sociale et solidaire. Dans le premier cas, les risques reposent entièrement sur le retraité individuel, qui risque de tout perdre, dans le second cas, sur la société entière qui doit assumer la charge de ses anciens d’une façon ou d’une autre. C’est une question de solidarité: soit on veut l’individualisme forcené, soit pas.


    • BG Le 09 janvier 2014 à 12h32
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      Pour la France, en 2011, les pensions de retraite versées représentent 13.6% du PIB.
      le régime de base représente 10.2% du PIB.
      les régimes complémentaires 3.4% du PIB.

      cf le COR :
      http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-1967.pdf

      Je ne sais pas si la France est dans la moyenne européenne : il me semble notre démographie est plus favorable ?
      Ces 8% du PIB consacrées aux retraites , c’est une estimation au pif ou une moyenne européenne, OCDE ?


      • BabarMillésimé Le 09 janvier 2014 à 12h54
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        Non RG, les 8% étaient évidemment le fait d’un pif très enrhumé. C’est plus de 13% du pib les dépenses publiques de pensions vieillesse pour les 27 de l’UE en moyenne en 2009 selon Eurostat, entre 7% pour Chypre ou l’Irlande et 16% pour l’Italie.
        Les prestations sociales en général représentant elles près de 30% du pib et 33% pour la France. Voilà voilà…
        http://epp.eurostat.ec.europa.eu/statistics_explained/mobile/index.php#Page?title=Social%20protection%20statistics&lg=fr


        • BG Le 09 janvier 2014 à 16h05
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          Merci Babar,
          C’est parfois surprenant, Royaume-Uni = 11.8, Norvège = 8.5 % du PIB.


    • ploi Le 09 janvier 2014 à 14h04
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      “«Alors que l’Europe regroupe 7 % de la population mondiale et 25 % du PIB du monde, ses dépenses sociales en représentent 50 %. On ne pourra défendre notre système social qu’en étant innovateur», a-t-elle martelé, reprenant des chiffres qui lui tiennent manifestement à cœur.”

      Des chiffres qui lui tiennent à cœur mais qui sont faux!!!

      Daniel Cohen (pas le 1er des gauchistes hétérodoxes donc) : “il est devenu fréquent de dire que les dépenses publiques dépassent 56 % du produit intérieur brut. C’est absurde. Les dépenses effectivement absorbées par l’Etat sont beaucoup plus faibles. Les dépenses de fonctionnement représentent moins de 20 % du PIB. En incluant les charges d’intérêts et les investissements, on monte à 25 % environ, chiffre qui n’est pas très différent d’un pays à l’autre. Le reste ne mesure pas des dépenses, au sens économique du terme, mais des transferts d’une partie de la population à une autre, à un moment différé de leur existence. Parler de « dépenses » publiques laisse entendre que l’Etat les consomme, alors qu’il ne fait que les transférer.”

      source : http://www.arretsurimages.net/breves/2014-01-06/Depenses-publiques-Le-monde-vs-Le-monde-id16652

      @Olivier

      Ce serait possible de faire un billet qui explique clairement une fois pour toute cette affaire du 56% s’il vous plaît??
      Parce que j’ai l’impression que tout le monde reprend ce chiffre sans bien savoir à quoi ça correspond dans le seul et unique but de justifier la déconstruction de l’État social qui serait le principal problème français (et pas du tout par exemple la monnaie qui, on le sait bien, n’a que peu d’utilité pour une économie…)


      • bizbee Le 09 janvier 2014 à 16h54
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        Ceci dit, 25%, ça signifie qu’en moyenne 1/4 du revenu des actifs est absorbé pour ne revenir que partiellement et indirectement (sécurité, éducation, transport…).

        Dans ces 25% de “dépense de fonctionnement”, quelle serait la part réelle du service public (service au vrai sens du terme)?


    • Benjamin Franklin Le 09 janvier 2014 à 16h31
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      Trois cas :

      1) Retraite par répartition

      On transfert directement de la consommation des actifs vers les retraités. Les actifs d’aujourd’hui financent donc directement la consommation des vieux d’aujourd’hui. Si les générations n’ont pas été équilibrées (en termes d’effectifs, de montant des pensions, de durées des pensions), c’est complètement inique, et contre-performant à long terme. C’est ce qu’on observe.
      De plus, la première génération de vieux à profiter du système n’aura jamais cotisé pour les pensions qu’elle a touché.

      Exemple : la France, où c’est en train de craquer.

      2) Retraite par capitalisation chapeautée par l’Etat

      Les actifs cotisent pour leurs vieux jours, mais essentiellement sous la forme de bons du Trésor. Les actifs d’aujourd’hui financent directement les déficits publics d’aujourd’hui. Si ces déficits correspondent à des investissements de qualité, c’est viable. Si ça sert à financer des petits fours ministériels et des garanties de prêts immobiliers douteux… dommage.
      Dans ce système, par rapport au précédent, chaque génération dispose des droits à la retraite qu’elle a elle-même cotisé… à condition que ces droits valent encore quelque chose à leur départ ! En pratique, vu la gestion publique depuis 50 ans, l’Etat devra surcharger d’impôts les actifs de demain pour payer les intérêts sur la dette détenue par les cotisants d’aujourd’hui.

      Bref, c’est un désastre aussi, et ça s’observe aux USA et au Japon.

      3) Retraite par capitalisation tout court

      Les actifs cotisent aujourd’hui pour financer des INVESTISSEMENTS, et les pensions qu’ils toucheront à la retraite seront les dividendes de ces investissements. Ca veut dire que, contrairement au système par répartition, les générations qui n’ont pas cotisé ne touchent rien, et les générations qui n’ont pas assez cotisé ne toucheront pas grand-chose.

      Dans le système par répartition français, les gens qui étaient actifs dans les années 60 à 80 ont payé des cotisations ridicules (très peu de vieux, qui partaient à la retraite à 65 ans en plus), et sont partis à la retraite tôt (retraite à 60 ans en 81). Ils ont par contre touché de belles pensions payées par la génération suivante.
      Génération qui elle l’aura bien dans l’os : ils paient en ce moment de grosses cotisations, mais ces cotisations ne servent nullement à préparer leur avenir : elles servent à pensionner des vieux qui ont sous-épargné.

      Avec un système par capitalisation, les français dans leur ensemble auraient été obligés d’épargner (et donc d’investir) significativement plus qu’ils ne l’ont fait depuis 50 ans.


      • tchoo Le 09 janvier 2014 à 17h52
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        les retraites par répartitions sont de la solidarité intergénérationnelle!

        pouah que c’est vilain

        les retraites par capitalisation, c’est confier une partie des ces gains actuels, à quelques officines destinées à faire “fructifier” celui-ci quitte à avoir à faire à des entités uniquement intéressés par le maximum de profit (voir l’effet néfaste des fonds de pension exigeant des rendements sans commune mesure avec la réalité des activités des entreprises) ou à des Madoff, qui le moment venu ne vous laisseront que les yeux pour pleurer.
        Rappellez-vous l’épisode Maxwell il y a quelques années au RU


        • wuwei Le 09 janvier 2014 à 18h49
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          @tchoo

          Il faut comprendre Benjy, tout ce qui est solidarité, gratuité, mise en commun, est archaïque, limite stalinien, car portant une atteinte intolérable à son sacro-saint libéralisme. Alors vous pensez bien qu’un projet qui met de l’argent hors de portée de la voracité inextinguible de la finance ne saurait être, à ses yeux, paré de la moindre vertu.


        • Benjamin Franklin Le 10 janvier 2014 à 00h45
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          @tchoo
          Quand une génération cotise à 6% de son salaire et part à la retraite à 60 ans, quand celle d’avant n’avait aucune retraite et celle d’après cotise à 13% du salaire et partira à 70 ans, j’appelle pas vraiment ça de la solidarité. Vous peut-être, mais sans doute êtes vous du bon côté du manche.

          @wuwei
          Tu crois que si tout le monde faisait ce qu’il voulait de son argent, les gens l’utiliseraient forcément à des trucs sales, moches, égoïstes, turbolibéraux ? Tu veux dire que les gens sont massivement égoïstes et cupides ?
          Ah ba zut, ça va être difficile de mettre en place le socialisme si 90% des gens sont des ordures.


        • Steve.C Le 10 janvier 2014 à 11h35
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          En plus la retraite par capitalisation donne un pouvoir inégalitaire à ceux qui ont déja capitalisé, par exemple les retraités Allemands. Bien qu’individuellement ils ne dispose d’aucun pouvoir, leur interet commun est la restriction monétaire et la non-inflation (pile l’objectif de la BCE basé … en Allemagne) et cela est contre les intérêts de de la jeune qui a besoin d’inflation (salaires inclus)… pour investir.


        • jducac Le 10 janvier 2014 à 14h22
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          @ Steve.C Le 10 janvier 2014 à 11h35

          En plus la retraite par capitalisation donne un pouvoir inégalitaire à ceux qui ont déjà capitalisé, par exemple les retraités Allemands.

          Votre observation est judicieuse. Mais elle ne fait que traduire dans les faits l’avantage qui est en général donné à ceux qui sont les premiers « à investir » dans une nouvelle technique, dans un nouveau mode de vie ou autre, allant dans le sens d’un progrès pour la perpétuation d’une espèce, laquelle donne une prime, une préférence, au plus performant, au plus compétitif.

          On peut comprendre que la capitalisation, ne plaise pas à ceux qui mettent en avant l’égalitarisme. Mais pour une espèce, telle l’espèce humaine dont l’évolution n’est pas achevée et qui va devoir survivre dans un espace où les ressources essentielles à sa perpétuation vont aller en se réduisant, il n’est pas illogique que les lignées les plus vertueuses soient avantagées par rapport à celles qui le sont moins.

          Or, dans un espace fini, aux ressources limitées, les lignées les plus vertueuses sont celles qui à la fois savent investir, ce qui témoigne de leur intérêt pour la préparation du futur, et qui ce faisant, montrent qu’elles sont en même temps capables de se serrer la ceinture et de réduire leur train de vie pour atteindre cet objectif.

          C’est ce qu’a su faire le gouvernement Schröder, alors qu’au même moment, en France, un autre gouvernement, lui aussi socialiste, mais sans se soucier du futur et de la survie de l’espèce humaine, agissait en sens inverse en faisant travailler moins, avec 35h payées 39, et en aidant à consommer plus en relevant continuellement le SMIC.
          http://www.smichoraire.net/evolution-du-smic/

          Le socialisme allemand s’est mis en ligne pour faire se développer dans sa population, des comportements vertueux bien plus méritoires pour la survie de l’espèce que ceux du socialisme français, encourageant au contraire la jouissance et la consommation. Celles-ci s’accordent mal avec une forte croissance de la population mondiale et une inexorable réduction des ressources. Le socialisme français contrairement à l’allemand, ne s’est pas hissé au niveau d’un modèle d’efficacité pour la survie de l’espèce.


          • Mano Le 10 janvier 2014 à 18h05
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            Quand dans le même texte je vois “socialisme allemand” accolé à “survie de l’espèce” il y a quelque chose qui me dérange (peut-être un titillement au niveau du point Godwin?)


        • Benjamin Franklin Le 10 janvier 2014 à 14h39
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          @Steve
          Pourquoi les jeunes auraient-ils un intérêt quelconque à l’inflation en particulier ?


        • jducac Le 10 janvier 2014 à 21h13
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          @ Mano Le 10 janvier 2014 à 18h05

          Tout en n’oubliant rien, il convient aussi d’observer objectivement l’évolution du monde.

          Quand il est évoqué Schröder, la confusion n’est pas possible. Quant à la survie de l’espèce, on peut noter que des peuples autres que le peuple allemand, s’en préoccupent aussi, notamment ceux qui s’intéressent à des territoires agricoles hors de leur pays : le peuple chinois par exemple.
          Comme par hasard, au lieu de donner plus de pouvoir d’achat à sa population, la Chine a elle aussi, préféré investir pour accroître son efficacité et mieux assurer sa survie, en allant même jusqu’à limiter volontairement l’accroissement de sa population.

          Vous devriez tenir compte des travaux de D. Maedows et P.Chefurka


        • Karihkoun Kluen Le 11 janvier 2014 à 03h23
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          “les retraites par répartitions sont de la solidarité
          intergénérationnelle! ”
          La retraite par capitalisation aussi.
          http://www.contrepoints.org/2013/09/08/138317-les-retraites-expliquees-mes-fils


      • fabrice Le 09 janvier 2014 à 18h51
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        moi j’ajouterais :

        4 : un smic retraite assurant à tous un minimum vital peu importe les salaires lors de l’activité pour tous et toutes pris en charge par les cotisations salariales et patronales et le reste sur une cotisation volontaire afin de s’assurer un plus.

        avantages : – budgets prévisibles, si la part capitalisée connaît un revers les retraités ne se retrouvent pas dans la misère comme cité pour Enron, Detroit, …


        • fabrice Le 09 janvier 2014 à 20h18
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          BabarMillésimé je parlais d’une retraite décente soit environ 1 430,22 euros brut par personne à la retraite soit 1 120,43 € net mais pour tous peu importe le salaire d’avant.

          Ceux qui ont un salaire aisé auront les moyens d’économiser et ceux qui n’ont pas eut cette opportunité voir une retraite décente mais dans tous les cas seraient assurés d’avoir un socle non destructible par les aléas des marchés (dans le cadre de la capitalisation totale), mais sans que l’on voir perdurer des divergences qui existaient du temps de l’activité alors qu’ils ne sont plus actifs donc ne justifiant pas que l’on voit des écarts de pension pouvant être de X10 perdurer.


        • Benjamin Franklin Le 10 janvier 2014 à 00h47
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          Et on le finance comment, le smic retraite à 1400€ ?
          Et si une génération entière a massivement sous-épargné et sous-cotisé, comment on la finance ?


        • BabarMillésimé Le 10 janvier 2014 à 00h47
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          Fabrice, 800 € nets c’est pas mal du tout, si on compare à un rsa évidemment ou mieux, à zéro pour un moins de 25 ou 400 max pour un boursier…


        • BabarMillésimé Le 10 janvier 2014 à 01h18
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          Franklin, quelle serait cette “génération” qui aurait “sous-épargné” s’il vous plaît ? A 15% de taux d’épargne en moyenne pour les ménages français depuis lurette, soit 200 mds chaque année, 10% de pib ???


        • Benjamin Franklin Le 10 janvier 2014 à 11h45
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          @BabarMillésimé
          La moitié de ce taux d’épargne est constitué de remboursements d’emprunts immobiliers. Pas vraiment de l’investissement, quoi. Surtout quand les prix de l’immobilier ont été tirés vers le haut par le rationnement du foncier.

          Ensuite, le taux d’épargne est calculé sur le revenu brut disponible. Après soustraction des cotisations sociales. Comme la part des cotisation sociales dans les salaires complets ont explosé depuis les années 70 (et qu’elles ne financent pas l’investissement), ça veut dire qu’avec un taux d’épargne/revenu brut disponible stable depuis 40 ans, le rapport épargne/revenu complet est lui en diminution constante depuis 40 ans.

          Et tout ça, ça s’observe très bien au niveau macro, vu que depuis les années 70 l’investissement a baissé : http://www.les-crises.fr/historique-pib-france/


        • BabarMillésimé Le 10 janvier 2014 à 18h46
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          Franklin, votre “démonstration” sur le taux d’épargne faussé par la part grandissante des cotisations sociales ne tient pas du tout la route. Si les cotisations sont bien sûr exclues du RDB, les prestations (plus de 30% de Pib) y sont elles bien réintégrées. Ainsi donc la comparaisons historiques des taux d’épargne sont tout à fait pertinentes. C’est d’ailleurs bien pour cela que l’Insee utilise cette donnée macro de Revenu DISPONIBLE Brut. Je sais bien que chez les autrichiens on n’aime pas les stars macros mais quand même…
          Ensuite, sur l’investissement, veuillez être plus précis dans vos termes s’il vous plait dorénavant, ça nous évitera ces échanges oiseux. Je vous rappelle que vous parliez de “sous-épargne” et non de sous-investissement.


        • Benjamin Franklin Le 10 janvier 2014 à 21h50
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          Effectivement, c’est plutôt l’investissement qu’il faudrait regarder. Mais comme la définition macro de l’épargne, c’est le revenu non consommé, l’épargne des ménages part intégralement dans l’investissement. Faudrait ajouter l’investissement des entreprises pour avoir l’investissement total, mais les courbes de l’investissement total et de l’épargne des ménages sont quasi parallèles.

          Ca ne change pas grand-chose : le taux d’épargne des français était de 20% du RDB dans les années 70, de 15% aujourd’hui, après être passé par un trou à 10% dans les années 80. Ca fait une grosse différence.


      • toutouadi Le 09 janvier 2014 à 19h38
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        “Avec un système par capitalisation, les français dans leur ensemble auraient été obligés d’épargner (et donc d’investir) significativement plus qu’ils ne l’ont fait depuis 50 ans.”

        Pas de demande solvable pas d’investissement !!
        On croule sous les capitaux qui n’ont comme seuls réels débouchés que la dette et la spéculation.

        Effectivement la capitalisation ça marche super bien, surtout depuis 2008.


        • Benjamin Franklin Le 10 janvier 2014 à 00h55
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          Les pays émergents asiatiques investissent méchamment plus que nous en R&D par exemple, tu penses que c’est une mauvaise idée ?


        • BabarMillésimé Le 10 janvier 2014 à 10h27
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          Franklin, “méchamment plus” ? C’est à dire ? Comme les scandinaves, les japonais ou les suisses à peu près (en % du pib) ? Je crois pas, à part la Corée du Sud mais c’est plus un émergent…
          Espérons pour eux au moins qu’ils continuent à booster leurs dépenses de R&D, étant donnée la répression financière qui règne, par exemple en Chine, c’est la moindre des choses que les décideurs politiques misent un peu de cette épargne gratuite sur le R&D plutôt que sur des zones industrielles désespérément vides, non ?


      • michel lambotte Le 09 janvier 2014 à 20h16
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        Il faut surtout investir dans le gaz de schiste cela peut rapporter gros

        http://www.monde-diplomatique.fr/2013/03/AHMED/48823
        Cela va faire pshiiiiit et adieu l’énoooooorme retraitre


      • toutouadi Le 09 janvier 2014 à 20h36
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        @ben

        Les investissements n’ont pas forcement besoin des capitaux privés par contre les capitaux privés ont nécessairement besoin d’une demande solvable pour pouvoir s’investir !!

        Une grande partie des investissements des 30 glorieuses a été financée par des banques de dépôts nationales (crédit socialisé).

        C’est fou !! Aujourd’hui De Gaulle passerait pour un élément de l’ultra gauche natif de Colombey sous Tarnac.


        • Benjamin Franklin Le 10 janvier 2014 à 00h49
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          Arrête de réfléchir avec de la monnaie, ça sera plus clair.

          Tu as un champ, du grain, tu le sèmes, ça te donne une récolte. Tu en manges une partie, et tu resèmes le reste.
          Si tu veux une plus grosse récolte demain, il faut semer plus et donc manger moins. Ca c’est l’investissement. La réalité, pas les écrans de fumée des bonimenteurs de la monnaie.


        • toutouadi Le 10 janvier 2014 à 08h55
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          T’as raison, des banques de dépôts et de crédits publics.. Dingue !!

          Avec des intérêts qui alimentaient le corps social plutôt que le patrimoine des possédants .. Fou !!
          Mais l’état ne sait pas gérer et ne saurait quoi en faire !! c’est forcement du boniment !!


        • lechanu Le 10 janvier 2014 à 11h36
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          @ B Franklin

          Le problème , dans votre parabole du champ cultivé , c’est que certains ont un tel appétit , qu’il ne reste plus grand chose pour les autres , et qu’à vouloir toujours plus récolter , on finit par épuiser le sol .


        • Benjamin Franklin Le 10 janvier 2014 à 15h21
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          @toutouadi
          J’ai 10 sacs de grain. J’ai décidé d’en manger 8 et d’en investir 2 (pour la prochaine récolte). Pour l’instant pas d’histoire de monnaie.

          Tu rajoutes la monnaie.
          Si je veux vraiment investir mes 2 sacs et que personne n’en veut à mon prix, je baisse l’intérêt réclamé jusqu’à ce que quelqu’un les emprunte.
          Si on s’arrache mes sacs, j’augmente l’intérêt réclamé tant que je trouve preneur.

          Tu peux ajouter toutes les histoires de monnaie et de crédit que tu veux, si les gens décident de manger 80% des richesses et d’investir les 20% restants, c’est ce partage qui prévaudra.


        • lechanu Le 10 janvier 2014 à 15h52
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          @ B Franklin

          C’est justement parce que je ne crois pas que la bonté et la gentillesse soient les qualités les plus répandues dans l’humanité , que je n’adhère pas au libéralisme .
          Bon week end à vous .


        • toutouadi Le 10 janvier 2014 à 17h45
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          @ben

          Vivi j’ai compris le principe de la capitalisation !! Mais toi ?

          1er moyen pour avoir accès à un prêt en vue d’un investissement. (Intuitif)

          Intuitivement on pensera de suite à faire appel à l’homme suffisamment riche pour avoir un reliquat de patrimoine liquide et non utilisé pour ses besoins.
          Comme l’ingratitude n’est pas de mise, ce service sera rétribué sous forme d’intérêts ou de dividendes. Cet EMPRUNT est élaboré par un drainage FINANCIER qui fait appel à l’ÉPARGNE rentière.
          L’épargne rentière est donc une richesse qui va se soustraire de la demande (consommation) afin de se fixer sur les investissements (offre).

          L’épargne rentière tant financière qu’actionnariale génère 3 problèmes majeurs:

          -Une concentration patrimoniale par exponentialisation des intérêts ou des dividendes.
          -Un assèchement du pouvoir d’achat par extraction de la richesse de l’économie réelle au profit de l’économie financière (immobilisation du prêt au détriment de la demande)
          -A terme, une amplification de la paupérisation de l’économie réelle par hypertrophie du système spéculatif. (recherche de nouveaux débouchés pour une épargne démesurée)

          2eme moyen pour avoir accès à un prêt en vue d’investissement. (Contre-intuitif, mais ne pas oublier que la monnaie est un vecteur/étalon et non une richesse en elle-même.)

          La BANQUE DE DEPOT va créer la monnaie afin de générer le CREDIT puis la détruira au moment du remboursement du principal. La variation dynamique de la masse monétaire n’a que peu d’influence sur l’inflation car l’augmentation de la quantité de monnaie liée au flux de crédit est largement compensée par la dynamique économique engendrée (création de richesse).

          L’avantage de ce système de financement particulièrement intelligent, c’est que le principal du crédit n’est pas extrait de la demande, contrairement à l’emprunt issu du système financier et épargnal.
          De plus, grâce au coefficient multiplicateur de crédit (environ 2 à 6 dans la zone euro), la capacité de financement par le crédit bancaire est largement supérieur à l’emprunt épargnal.
          Ce système d’ingénierie bancaire, possible uniquement grâce à la découverte de la monnaie non-intrinsèque, est sûrement une des origines du prodigieux développement économique entamé au début de la renaissance jusqu’à nos jours.
          Dans le cas d’une banque de dépôt privée, les intérêts tendront à participer à la concentration patrimoniale des plus nantis par le biais des dividendes perçus par les actionnaires, tandis que dans le cadre d’un système bancaire public (crédit socialisé), les intérêts retourneront au sein du corps social.

          Le rêve des néo libéraux les plus radicaux est de bannir le crédit bancaire (théorie du 100% monnaie) afin d’augmenter la part de marché de l’emprunt épargnal qui lui, est à l’origine de toutes les turpitudes financières.
          Or, l’emprunt épargnal, contrairement au crédit bancaire facilement socialisable, va participer à la concentration patrimoniale par le biais des intérêts et des dividendes mais va aussi s’extraire et assécher la demande par le principal.
          Le 100% monnaie ainsi que les théories sur l’efficience des marchés sous prétexte de liberté, de sécurisation bancaire ou de concurrence régulatrice aboutissent in fine à l’enrichissement des possédants au détriment de tous. http://www.inegalites.fr/spip.php?article1393
          Dumping salarial, dumping social, dumping fiscal, 100 % monnaie, privatisation des secteurs publics et spéculations n’ont qu’une seule réelle fonction, celle d’élargir et d’assurer de nouveaux débouchés au système épargnal rentier des possédants.

          Frédéric Lordon préconise de généraliser le crédit bancaire dans un cadre public (crédit socialisé) et de fermer la bourse et les banques d’investissements.


      • BabarMillésimé Le 09 janvier 2014 à 21h52
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        Franklin, il y a un peu plus de cinq ans, le pays-modèle de l’OCDE pour la retraite par capitalisation : l’équivalent de 134% du pib accumulés sur des fonds de pension, 10% de taux de remplacement du dernier salaire par le système public de retraite (chiffres ocde). Records du monde dans les deux cas.
        Nom du pays ? Islande.


        • Benjamin Franklin Le 10 janvier 2014 à 00h53
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          Ah, ces malheureux islandais qui ont tellement souffert de la crise, d’ailleurs maintenant ils vivent moins bien que nous…
          http://mecometer.com/whats/france/gdp-per-capita-ppp/
          http://mecometer.com/whats/iceland/gdp-per-capita-ppp/
          Ah tiens, non ? C’t’incroyable, ça !

          Accessoirement, l’Islande a eu une des réactions les plus libérales qui soit dans la crise. Elle a laissé ses banques faire faillite. Bienvenue dans le vrai capitalisme, celui où on privatise aussi les pertes.

          Faudrait aussi s’amuser à regarder la part des retraites par capitalisation islandaises qui étaient liées à des crédits immobiliers garantis par l’Etat.


        • lechanu Le 10 janvier 2014 à 11h42
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          Monsieur Franklin , le libéralisme que vous défendez d’ailleurs avec conviction , repose théoriquement l’efficience et la rationalité des marchés et de ses agents.
          Comment expliquez vous alors la crise des subprimes , la bulle internet etc .


        • Benjamin Franklin Le 10 janvier 2014 à 11h47
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          @lechanu
          Négatif, je suis libéral tendance classique et autrichienne. La rationalité et l’efficience des marchés et des agents, c’est une fumisterie pure, dont je me passe sans problème.


        • lechanu Le 10 janvier 2014 à 14h15
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          @ B Franklin

          Mouais .. Donc vous gardez juste la notion de liberté individuelle . ” laissez faire , laissez aller ” .
          Désolé , mais quand je regarde comment tout cela fonctionne , j’ai des doutes.
          Pour ma part , je ne connais qu’un seul agent a peu près fiable dans cette affaire , c’est l’état ( en tout cas dans une démocratie où les citoyens ont théoriquement un droit de regard et de contrôle ) .
          Il faut dire que je ne crois ni en dieu , ni en la providence , ni en la théorie du ruissellement , ni dans la liberté des poules lorsqu’elles ont un renard en face d’elles .


        • Benjamin Franklin Le 10 janvier 2014 à 14h47
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          “Laissez faire, laissez aller… tant que vous n’enquiquinez pas votre voisin”, oui.

          “En tout cas dans une démocratie où les citoyens ont théoriquement un droit de regard et de contrôle”
          Tout le problème est là. Si un tel Etat dans une telle démocratie existait, ça se saurait. De même que si les gens étaient tous gentils et compétents, le libéralisme serait le système idéal, non ?

          Ca tombe bien, je ne crois pas en la providence ni au ruissellement non plus. Et je ne crois pas non plus que le propriétaire de l’enclos des poules soit beaucoup plus désintéressé que le renard, en fait. Entre la dent du renard et la hache du fermier, je préfère tenter ma chance loin de la ferme.


  2. luci2/29 Le 09 janvier 2014 à 10h10
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    Il y a une quinzaine d’années,à Brest,J. Cl. Guilbaud dressait le tableau de la Mutation qui se mettait en place …
    Les faits sont venus corroborer ses analyses.
    P. Jorion,parmi d’autres,assez rares il est vrai,dès 2005,ès qualité,mettait en garde contre la catastrophe financière qui couvait;.

    Il n’y aurait plus rien à faire…à en croire la “résignation” ‘(abattement) de nos compatriotes ?
    Que diable ,bien sûr que si !
    Une preuve entre mille :
    Ici ,nous sommes ferraillants et dénonçant les malfaisances des mauvaises gouvernances et de leurs étais.
    Des groupes,des Personnes diverses,chevronnées,et même Le Pape Berroglio..(j’aime le citer,car il compte et comptera encore beaucoup plus..et vite…! ) sont à l’oeuvre ,dans le bon sens. Savoir la répartition Juste des produits du Travail ,répartition juste de toutes les richesses.
    Il nous faut ,pour chacun,afin de progresser,nous dépouiller de nos égoïsmes et orgueils liés à la finitude humaine.
    Et,de là,reconquérir,rétablir l’amorce d’une Fraternité retrouvée.
    De quoi faire donc…
    De ce pas,j’accours chez ma voisine de palier,nonagénaire handicapée,pour lui apporter présence et assistance.
    Cela n’a l’air de rien et n’est rien en termes “marchands”,et pourtant ,cela produit plus d’effets que le bruissement d’une pensée confuse produite par un QI de moule affaiblie


    • Opps' Le 09 janvier 2014 à 13h22
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      Lucie

      Pour qui est bien renseignée, saches que Jorion , qui n’a jamais manqué de s’en enorgueillir, est loin d’être le seul d’avoir prédit le krack et la crise que nous vivons . Ayant fréquenté son blog , je me rappelle qu’il citait régulière Roubini ( lui aussi ayant ‘prévu’ la crise) , lequel actuellement pense que nous sommes en train de sortir de la crise … : Jorion ne cite donc plus Roubini.

      Par ailleurs , comme il est facile de le constater , des crises arrivent régulièrement de sorte que les cassandres qui crient sans cesse à la future crise , finissent toujours par avoir raison à un moment donné, comme les pendules arrêtées donnent l’heure exacte deux fois par jour.

      Il est aussi facile de dire que nous allons changer de civilisation et le le système va muter : en cas d’échec prévisionnel on se contente alors de rajouter que cela va s’étaler sur une longue période et c’est vrai que depuis 50 ou 100 ans le ‘système’ a bien changé !

      Tu as raison de souligner qu’il ne faut pas se laisser abattre : d’ailleurs les tenants de notre système ne se laisse pas abattre non plus …

      Tout à fait d’accord avec toi pour aller vers un dépouillement de nos égoïsme et de notre orgueil … le seul bémol à cela est qu’ il n’est guère prudent de baser le fonctionnement et l’ amélioration du monde sur ce seul espoir .Le système , pour être solide et stable doit également compter sur le fait que ce n’est pas un pari gagné !

      Quant à la répartition juste des richesses … bien peu son contre , le problème étant en plus que l’on ne sait pas trop ce qui est “juste” …, et que certaines conceptions fraternelles en théorie sur le papier et dans nos têtes de ce qui est “juste” , provoquent une raréfaction de ces “richesses” matérielles.

      Tu me diras que les “richesses matérielles” comptent peu en fin de compte : c’est vrai (Les riches seraient d’ailleurs très satisfait de nous voir adopter une pareille philosophie) . Et pourtant tout , dans nos micro-comportements, prouvent et oeuvrent dans le sens contraire, à savoir notre addiction aux choses matérielles.

      C’est un peu comme en Amour : il y a l’idée et puis il y a le comportement en apportant la preuve , comme effectivement d’aller apporter de la présence à qui en manque. Bravo.


      • BabarMillésimé Le 09 janvier 2014 à 20h21
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        Opposum, je vous cite :
        « Par ailleurs , comme il est facile de le constater , des crises arrivent régulièrement de sorte que les cassandres qui crient sans cesse à la future crise , finissent toujours par avoir raison à un moment donné, comme les pendules arrêtées donnent l’heure exacte deux fois par jour. »
        Si vous avez bel et bien passé du temps sur le blog à Popaul (avant de vous brouiller quelque peu si je ne m’abuse…), soit vous n’avez pas lu son bouquin “La crise du capitalisme américain”, soit vous en avez oublié les détails, soit… je vous laisse finir.
        Parce-qu’enfin, me semble bien me souvenir que le bouquin en question, écrit en 2004, ne se contentait pas “d’indiquer une heure” mais démontait tous les dysfonctionnements des mécanismes qui allaient faire s’arrêter cette horloge à cette heure là.
        Ok il était “at the right place at the right time”. Mais apparemment il était aussi the right man, pasque mine de rien, dès zigs qu’ont écrit ce scénario en 2004, ils sont pas nombreux du tout!, opposum.


      • michel lambotte Le 10 janvier 2014 à 21h49
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        @ opps’
        “Il est aussi facile de dire que nous allons changer de civilisation et le le système va muter : en cas d’échec prévisionnel on se contente alors de rajouter que cela va s’étaler sur une longue période et c’est vrai que depuis 50 ou 100 ans le ‘système’ a bien changé !”

        Je ne pense pas que le système a changé en quoi que ce soit, il a commencé au 16 eme et 17eme siècles lors des enclosures en Angleterre. http://www.amazon.fr/LOrigine-capitalisme-Ellen-Meiksins-Wood/dp/2895960720
        Aujourd’hui encore il en va de même avec les OGM, la privatisation des services publiques, l’accord relatif à une juridiction européenne unifiée du brevet (BUE), voir les puces sous cutanée http://zone-7.net/v3/conspirations-sans-theories/la-puce-sous-cutanee-pour-humains , nous ne serons même plus propriétaire de notre corps.
        La rente de la propriété privée n’a pas encore fini de faire des dégâts surtout dans nos esprits.
        C’est pourquoi il ne faut jamais s’arrêter de s’informer pour comprendre tout azimuts le fonctionnement du monde dans lequel nous vivons.


  3. yoananda Le 09 janvier 2014 à 11h09
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    C’est la dose qui fait le poison.
    C’est valable en médecine.
    C’est valable en économie pour le libéralisme.
    Le traité nord atlantique, c’est l’assurance de voir les OGM, les obèses et plein d’autres saloperies débarquer chez nous.
    Par contre, tant qu’on reste avec un état du moyen age en France, on n’aura aucun pouvoir pour négocier quoi que ce soit avec qui que soit.

    Moi je comprends que Cameron et Merkel se passent de la France et ses énarques consanguins, son état obèse, son gauchisme endémique, ses fonctionnaires autistes.

    La France, c’est le maillon faible de l’Europe / Euro.


    • Raphaël Deschamps Le 09 janvier 2014 à 15h08
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      Je dirais plutôt que l’euro est le maillon faible de la France, mais à chacun son interprétation…

      L’euro n’a que des maillons faibles, puisque son but est de construire une unité monétaire sur des économies divergentes, ce qui est une absurdité conceptuelle.

      Quant à l’Europe, celle de la commission européenne et de Bruxelles, sa grande force est de contraindre les peuples à abandonner leur souveraineté au profit d’une souveraineté de fonctionnaires (qui a dit BCE? ) et de personnes non élues – en bref, les institutions européennes sont antidémocratiques par nature.

      Bref, le gouvernement français est faible, c’est vrai, mais bien parce qu’il se plie aux directives européennes au lieu de lutter contre ces institutions et cette politique absurde d’austérité généralisée et imposée.


      • bizbee Le 09 janvier 2014 à 17h01
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        “L’euro n’a que des maillons faibles, puisque son but est de construire une unité monétaire sur des économies divergentes, ce qui est une absurdité conceptuelle.”

        Alors remplacez “divergentes” par “convergentes” et l’euro ne sera plus maillon faible: tiens bah c’est justement ce qu’ils essayent de faire (de façon très peu démocratique, je vous l’accorde…).

        Mais plus sérieusement, pour ce qui concerne les pb franco-français, ce n’est pas l’euro le maillon faible, l’euro devient juste un arbre de plus pour cacher la forêt.


        • red2 Le 09 janvier 2014 à 17h20
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          Sans l’euro notre monnaie ne serait plus surévalué et notre économie redeviendrait de fait compétitive, c’est donc bien l’euro qui nous met dedans pas notre modèle social. De même sans l’euro le mark monterait et l’Allemagne ne pourrait plus réaliser ses excédent commerciaux délirant, ce n’est donc pas les reformes antisociales de Schroder qui expliquent la relative meilleure santé de l’économie de ce pays..

          CQFD


          • bizbee Le 10 janvier 2014 à 11h38
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            “Sans l’euro notre monnaie ne serait plus surévalué et notre économie redeviendrait de fait compétitive”

            oui oui bien sur.

            avant l’euro l’économie française était très compétitive, à ne pas en douter…


        • jmeransaigne Le 09 janvier 2014 à 18h43
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          Bonjour Bizbee,
          J’aimerai bien savoir ce que vous entendez par Franco-Français, ce mot me tripatouille le marteau sonore!!
          ;O)
          Y aurait-il sans que je le sache des Améro-Américains?Des italo-Italiens, des Allemano-Allemands……des Belgio-Belges…..
          ;O)


  4. GUS Le 09 janvier 2014 à 11h52
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    7% de la population mondiale, 50% des dépenses sociales, je sais pas si ce chiffre est exact en l’absence de source, mais prenons le quand même, ce qui importe c’est le terme de rééquilibrage, mentionné ici bien sûr comme une baisse :
    – le rééquilibrage va aussi se faire par la hausse des dépenses sociales dans les pays émergents qui vont être confrontés à des problèmes démographiques très importants. La Chine est un cas typique.
    – comme le dit bien Olivier, moins de dépenses sociales mais plus d’épargne pour faire face aux aléas de la vie ou plus de dépenses privés contraintes dans des assurances privées, tout cela revient un peu au même, sans pour autant avoir la même efficacité. Exemple aux USA où les dépenses de santé en % du PIB, majoritairement privées, sont plus importantes qu’en Europe, avec des résultats en termes de santé publique moins bons. J’entendais récemment un chef d’entreprise comparer les coûts entre la France et sa filiale US : charges sociales et fiscales effectivement plus faibles (en particulier pour les charges sociales, ce n’est pas une surprise), mais il n’est pas imaginable pour une entreprise d’un certain standing qui veut attirer les bons éléments de ne pas offrir un “package” avec une assurance privée maison qui est très chère. In fine, les comparaisons coût du travail sont plus compliquées qu’il n’y parait. Bien sûr, cela vaut surtout pour les cadres et rien n’est obligatoire (enfin, sous réserve de l’application de l’Obamacare qui, si j’ai bien compris, va obliger toutes les entreprises à proposer une assurance santé)
    Dans un monde vieillissant, où les préoccupations de santé et de retraite sont de plus en plus importantes, les dépenses sociales ne vont pas manquer d’augmenter, et les dépenses publiques y auront une part importante. La part de l’Europe va sans doute diminuer, un peu du fait d’une baisse, mais surtout d’une hausse dans le reste du monde.


    • BabarMillésimé Le 09 janvier 2014 à 14h08
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      Avec 30% du pib de l’UE pour les prestations sociales (source Eurostat) on a donc plus de 5000 milliards de dollars. Le total mondial étant du double selon Angela, on aurait donc plus de 10 000 milliards de dollars de “dépenses” sociales dans le monde, soit 14% du pib mondial, une paille n’est-ce pas…


      • jmeransaigne Le 09 janvier 2014 à 19h07
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        @Babarmillésimé,
        Bonjour,
        Je viens prendre cette main invisible dans laquelle, allez, ne lésinons pas, vous avez 10 Milliards d’Euros (seulement), destinés aux prestations sociales.
        Je vous tends la mienne avec ce lien:http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_milliardaires_du_monde_en_2013,

        Les faits sont tétus, l’arbre “les prestations sociales” cache la forêt :l’avidité.

        Et qu’est-ce que, -allez, je reprends votre main invisible- représente cette somme de 10 Milliards si vous en enlevez les cotisations sociales payées par tous?
        Ce qui est bien avec une main invisible c’est qu’elle fait de 5 milliards, 10 Milliards, selon A Merkel…
        Incroyable!!!
        Mais, au fait, ça à dù diminuer vu qu’en Grèce, elles disparaissent, il est passé où tout ce blé, Nom De Diou???
        Ben, dans la main invisible!!
        ;O)


        • BabarMillésimé Le 09 janvier 2014 à 21h07
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          Jmeransaigne, bonsoir, relisez, 10 000 milliards de $ le total des prestations sociales mondiales selon les calculs d’Angela. Pas 10..Oui, ça ferait bien 1400 $ de prestations par terrien – et 10 000 par européen…


    • Gibbus Le 09 janvier 2014 à 15h03
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      Peut-être que c’est justement cela l’intérêt des Néolibs, adapter cyniquement l’offre à la demande??
      Les pays développés voient leur population vieillir: donc moins de consommation de biens matériels et plus de dépense de santé, pour la prise en charge de leur dépendance, etc.
      S’attaquer à l’état-social en privatisant l’hôpital,les retraites et les assurances sociales (ou même l’éducation) c’est faire de l’usager/contribuable un client et des fonctionnaires employés soumis à obligation de résultat… C’est maximiser le rapport marchand, le profit des banques, des assureurs et des actionnaires!!!
      Alors je ne suis pas sûr que l’état veut notre bien, mais je suis certain que les boites privées veulent seulement notre fric.
      Juste pour mettre les choses en perspective, si les impôts ont augmenté c’est pour rembourser nos créanciers, si les dépenses vont baiser c’est pour maximiser le PIB marchand (le seul qui compte selon BFM Business) et tout au profit exclusif des ploutos, de leurs alliés objectifs (les cadres supérieurs) et des multinationales!!! Et oui, les grands créanciers et les détenteurs d’actions sont les mêmes!!!
      Moi la question que je me pose c’est: qu’est ce qui fondamentalement fait que nous vivons globalement mieux aujourd’hui qu’il y a 100 ans?
      Le fait de pouvoir consommer plus que de raison (pour ceux qui le peuvent) ou le fait de pouvoir accéder aux soins médicaux, à l’éducation, aux amortisseurs sociaux quelques soit nos revenus?


  5. BA Le 09 janvier 2014 à 16h12
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    Jeudi 9 janvier 2014 :

    Grèce : chômage en hausse en octobre, nouveau taux record à 27,8%.

    Près de six jeunes sur dix étaient sans emploi en Grèce en octobre, où le taux de chômage a enregistré une nouvelle hausse sur un an, à 27,8%, a annoncé jeudi l’Autorité des statistiques grecques (Elstat). Il s’agit d’un nouveau pic historique.

    Les jeunes de moins de 24 ans sont particulièrement frappés par le chômage : 57,9% étaient sans emploi en octobre, contre 56% il y a un an.

    En octobre, les femmes étaient les plus touchées, à 32,1%, contre 24,7% pour les hommes.

    Au total, le nombre des chômeurs en octobre s’est élevé à 1,387 million de personnes, alors que le nombre de personnes ayant un emploi est estimé à 3,597 millions.

    Les régions les plus touchées restent l’Epire et la Macédoine Thrace, dans le nord-ouest et le nord-est du pays, avec un taux de 29,7% et 28,7% respectivement. En troisième position vient l’Attique, région d’Athènes, avec un taux de 28,3%.

    La Grèce a connu six ans consécutifs de récession et reste pour la quatrième année consécutive sous assistance financière internationale, marquée par une politique stricte d’austérité, en échange de prêts de l’UE et du FMI. La Grèce reste toujours le pays de la zone euro le plus touché par le chômage.

    Dette publique de la Grèce : 316,969 milliards d’euros, soit 169,1 % du PIB.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-23102013-AP/FR/2-23102013-AP-FR.PDF


  6. michel lambotte Le 09 janvier 2014 à 18h46
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    “Angela Merkel est totalement d’accord avec David Cameron sur sa conception de l’Europe. La priorité essentielle devrait être la compétitivité et le libre-échange.”
    “La «dame de fer» allemande a rebondi sur une autre suggestion de son homologue britannique: «Le libre-échange est essentiel pour la croissance.”

    Le problème est que les limites planétaires en décideront autrement.

    “«David Cameron a déjà parlé de la compétitivité. C’est la question centrale en Europe», a souligné à plaisir la chancelière. «Alors que l’Europe regroupe 7 % de la population mondiale et 25 % du PIB du monde, ses dépenses sociales en représentent 50 %.”

    Au lieu de critiquer bêtement le régime à répartition le libéralisme ferait beaucoup mieux de se demander comment utiliser intelligemment les capacités des aînés (je ne demande que cela) afin d’aller vers une société de sobriété énergétique. C’est peut-être trop demandé à ces deux clowns


  7. Bill Le 09 janvier 2014 à 19h05
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    @ Michel
    Si il n’y avait que deux clowns.
    Allez voir ici Climbing the Ladder of Awareness (October 19, 2012)
    et plus ici http://www.paulchefurka.ca/
    Vous vous amuserez.

    Alain Audet


    • michel lambotte Le 09 janvier 2014 à 19h28
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      Je voulais dire que c’étaient deux parmi tous les autres.


  8. Macarel Le 09 janvier 2014 à 19h38
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    Et en toile de fond, climat : ça se réchauffe, ça se réchauffe !

    Le résumé de la NOAA affirme qu’il s’agit du 37e mois de novembre consécutif et du 345e mois consécutif (soit plus de 28 ans) ayant enregistré une température globale supérieure à la moyenne du XXe siècle. Le dernier mois de novembre avec une température inférieure à la moyenne était le mois de novembre 1976 et la dernière température globale inférieure à la moyenne, tous mois confondus, a été mesurée au mois de février 1985.

    http://www.wmo.int/pages/mediacentre/news/index_fr.html

    http://www.ncdc.noaa.gov/sotc/global/2013/11/


  9. Raphaël Deschamps Le 09 janvier 2014 à 20h18
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    Le réchauffement climatique, c’est une goutte d’eau comparé à ce qui va arriver quand nos ressources naturelles seront épuisées.

    Le problème c’est qu’on parle d’empreinte écologique sans trop parler de démographie. Or un ralentissement démocraphique mondial est nécessaire pour permettre aux générations futures de vivre sur terre sans trop d’encombre, si bien sûr on considère que beaucoup de pays défavorisés doivent fortement se développer pour converger vers une richesse acceptable.

    La croissance démographique signifie à long terme la paupérisation de l’ensemble de l’humanité, et des tensions entre pays très importantes pour réguler les flux démographiques. Bref, rien de bien joyeux.


    • michel lambotte Le 09 janvier 2014 à 20h59
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      Le problème n’est pas l’épuisement total des ressources planétaires mais bien la diminution puis le déclin de l’approvisionnement énergétique et minéralier et là nous y sommes déjà.
      Leurs conséquences sur le système capitaliste sont de plus en plus évidentes et très peu de gens s’en rendent compte, il suffit de lire ces posts.
      En ce qui concerne les retraites il faudra envisager autre chose et ce n’est pas un débat stérile entre répartition et capitalisation qui y pourvoira car les deux seront remises en question.


      • Macarel Le 09 janvier 2014 à 21h41
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        En ce qui concerne les retraites il faudra envisager autre chose et ce n’est pas un débat stérile entre répartition et capitalisation qui y pourvoira car les deux seront remises en question.

        Sûr, que s’il n’y plus d’essence dans le réservoir, faudra pousser la voiture, où réapprendre à marcher à pied !

        Notre Président qui aime les bonnes formules, a d’ailleurs récemment dit :
        “La reprise est poussive, va falloir la pousser.” !

        Il semble que, lui, ait trouvé la solution à l’épuisement des ressources fossiles !
        Puisque la “ressource humaine”, elle, devient surabondante sur cette planète, l’on
        va la rendre bon marché. C’est bien l’objectif poursuivi, sous le vocable de compétitivité du coût du travail. En vertu de ce bon principe d’économie de marché, que ce qui n’est pas rare, doit être peu cher.
        Ainsi, les riches, ou aisés, comme en Inde, pourront faire rouler leur “voitures” à la “ressource humaine” : c’est la généralisation du “pousse-pousse”. Et tant qu’à s’inspirer de l’Inde, instaurons aussi un régime de castes (si ce n’est déjà fait).
        Comme quoi, l’économie libérale, c’est pas si con que cela, pour ceux qui tiennent la barre.
        Et en plus, c’est une traction verte, avec une émission de CO2, minime.


      • Patrick Luder Le 10 janvier 2014 à 02h18
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        “En ce qui concerne les retraites il faudra envisager autre chose et ce n’est pas un débat stérile entre répartition et capitalisation qui y pourvoira car les deux seront remises en question.” …
        La seule autre chose possible, s’appelle “SOLIDARITE”, il n’y aura pas d’autres alternatives, que de passer d’un système personnel ou individuel, à une débrouille à la “sauve-qui-peut”, ou seul l’entraide et le bien commun permettrait un minimum de décence …

        Ce que peu de personnes se rendent compte, c’est que nous avons surfé sur la vague “énergie-gratuite”, vague ayant alimenté à son tour la vague “consumérisme-média” et que ces deux vagues de grands-fonds vont s’échouer dans les récifs d’une nature dévastée …

        Jamais le reste du monde arrivera à notre niveau de dilapidation et à notre niveau d’égoïsme social … niveau d’ailleurs tellement haut que tout le monde se rend instinctivement compte qu’il ne perdurera pas, mais niveau tellement (faussement) confortable, que tout le monde s’y rattache éperdument … C’est là que je reconnais bien Merkel et Cameron, au faîte d’un formidable jeux de Ponzi, ils savent bien que le jeux est terminé et que la majorité est déjà perdante, mais n’ayant d’zyeux que pour les chanceux (crapuleux) gagnants, ils se rattachent corps et âme, encore (bêtement) à ce jeux en fin de course …


        • Marcailloux Le 10 janvier 2014 à 13h19
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          Bonjour,
          ….[La seule autre chose possible, s’appelle “SOLIDARITE”, il n’y aura pas d’autres alternatives,]………
          D’accord avec vous sur la stérilité de l’opposition entre répartition et capitalisation. D’autant plus que la répartition, particulièrement dans les régimes de retraite complémentaire n’est qu’une variante d’un régime par capitalisation.
          Mon employeur et moi avons versés pendant des années, des sommes qui me permettent aujourd’hui de bénéficier d’un complément par rapport à la retraite sécu, elle même calculée sur les cotisations proportionnelles aux salaires versés.
          Alors, finalement, chaque principe se vaut, à ceci près que seules les conditions particulières d’application font la différence sur le plan de l’équité et de l’efficacité économique.
          Ce qui manque à notre système par répartition, c’est l’existence d’un index régulateur applicable en fonction de la capacité économique de la collectivité nationale et qui fasse priorité à une équité entre les générations.


    • michel lambotte Le 09 janvier 2014 à 21h21
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      Je veux dire la diminution du taux de croissance


  10. Macarel Le 09 janvier 2014 à 23h03
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    Climat de plus en plus malsain dans ce pays, pour “faire oublier” l’échec de plus en plus patent des politiques d’austérité menée par le gouvernement. Alors que les sénateurs font bloc, pour protéger l’un des leurs, mis en cause dans des affaires pour le moins peu nettes. Tout l’appareil, médiatique, et d’ Etat se mobilise pour faire diversion avec les dérapages, certainement tout à fait condamnables d’un “humoriste”, mais qui ne méritent pas, toute la publicité qui paradoxalement leur est faite.
    Je crains que l’on obtienne dans l’opinion, l’effet inverse de celui recherché, en faisant dudit “humoriste”, un martyre de “la liberté d’expression”.


  11. Macarel Le 09 janvier 2014 à 23h54
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    Un autre signe, que ça ne tourne plus rond, dans ce pays. C’est que l’exécutif de “gauche”, est “tellement sûr” de la cohésion de sa propre majorité parlementaire, pour faire appliquer les mesures dites “structurelles”, voulues par l’Europe libérale, et les marchés, qu’il est contraint de gouverner par décrets et ordonnances.
    La démocratie, ne peut qu’en sortir affaiblie.


  12. Dan Le 10 janvier 2014 à 00h11
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    Tres revelateur. Les allemands deja competitifs veulent plus de libre echange. Profiter d’une agriculture a petit prix.
    Au contraire la france a besoin de preserver son agriculture et son industrie. Par des reformes structurelles ? Bien sur mais cela prend des années.
    L’allemagne pousse a l’ouverture alors que la France n’est pas prete.
    C’est tout sauf une convergence ! Chacun joue perso.

    Que dire de Cameron qui tente d’influer sur la politique monetaire d’une monnaie qu’il n’adoptera jamais ?? On croit rever !!


  13. Patrick Luder Le 10 janvier 2014 à 01h30
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    La politique devrait être comme un grand repas en commun …

    Boulimie et anorexie devraient être exclus d’entrée de jeux,
    priorité à la convivialité et au plaisir,
    avec un bon équilibre alimentaire,
    => santé et longue vie aux invités,
    & partage lorsqu’il n’y a pas assez …

    AM bouffe trop, trop gras, trop sucré, salement, sans plaisir et sans partage avec ses convives, ce n’est ni bon pour sa santé, ni respectueux pour la terre qui la nourrit, ni enviable pour ses voisins, ni valorisant pour ceux qui ont faim … que dire d’un hôte qui aurait déjà bouffé tout seul l’apéritif avant l’arrivée de ses convives, et dont le seul soucis est de se réserver la moitié des plats pour lui seul, alors qu’il n’a pas encore digéré sa dernière orgie? D’ailleurs à table comme en politique, nous autres, Européens, ne savons pas trop nous tenir vis à vis des autres, nous réservant d’avance la part royale mondiale d’une production agro-industrielle destructrice et ravageuse => et pour quel résultat? Surpoids, cholestérol & maladies cardio-vasculaire …


    • André Le 10 janvier 2014 à 08h57
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      hmm, la Cène!
      Avec frère et soeur Loup aux commandes, cela va être difficile. J’aimerais être optimiste, mais je ne crois guère à des changements planifiés et ordonnés. On est dans le pillage organisé et heureusement ou malheureusement, on ne pille qu’une fois.


  14. BA Le 10 janvier 2014 à 09h56
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    Vendredi 10 janvier 2014 :

    Dette des ménages, dette des entreprises, dette publique : les bulles gonflent, gonflent, gonflent …

    Et nous savons comment finissent les bulles.

    Chine : la dette totale atteint 215 % du PIB.

    L’agence Fitch, qui fit figure de pessimiste lorsqu’elle annonça que la dette cumulée, privée et publique, pourrait atteindre 218 % du PIB à la fin 2013 (contre 131 % cinq ans plus tôt), ne s’est finalement pas beaucoup trompée. L’Académie chinoise des sciences sociales a en effet établi que le montant avoisinait 215 % du PIB. Un niveau très élevé pour un pays en développement, à l’Etat providence encore embryonnaire et dont la population va vieillir rapidement. Mais c’est surtout la croissance fulgurante de cette dette qui inquiète.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0203231697514-la-chine-tente-de-remettre-de-l-ordre-dans-un-systeme-financier-nebuleux-641853.php

    En utilisant les chiffres d’Eurostat, nous pouvons additionner ces trois dettes :

    dette des ménages + dette des entreprises + dette publique.

    1- Médaille d’or : Irlande : dette totale de 432,2 % du PIB.

    2- Médaille d’argent : Chypre : dette totale de 394,7 % du PIB.

    3- Médaille de bronze : Portugal : dette totale de 356,3 % du PIB.

    4- Luxembourg : dette totale de 340,5 % du PIB.

    5- Grèce : dette totale de 299,4 % du PIB.

    6- Pays-Bas : dette totale de 294,9 % du PIB.

    7- Royaume-Uni : dette totale de 291 % du PIB.

    8- Espagne : dette totale de 287,9 % du PIB.

    9- Danemark : dette totale de 284,7 % du PIB.

    10- Italie : dette totale de 260,1 % du PIB.

    11- Suède : dette totale de 255,1 % du PIB.

    12- Belgique : dette totale de 251,4 % du PIB.

    13- France : dette totale de 234,1 % du PIB.

    14- Malte : dette totale de 231,5 % du PIB.

    15- Autriche : dette totale de 222,6 % du PIB.

    16- Finlande : dette totale de 217,7 % du PIB.

    Source pour la dette des ménages et la dette des entreprises :

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/tgm/table.do?tab=table&init=1&language=fr&pcode=tipspd20&plugin=0

    Source pour la dette publique :

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-23102013-AP/FR/2-23102013-AP-FR.PDF


    • BabarMillésimé Le 10 janvier 2014 à 10h58
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      215% du pib pour la Chine… Pas mal en 20 ans. Pour un pays pauvre en plus… Merci les réserves en dollars et en euros, ça servira un jour prochain…


  15. obermeyer Le 10 janvier 2014 à 12h08
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    Le problème de paiement des retraites ne sera bientôt plus un soucis. Les gouvernements libéraux ont trouvé la parade en allongeant la durée des cotisations ou en repoussant l’âge de départ. Si bien qu’en continuant sur cette voie, ça sera directement le cimetière en fin de carrière sans passer par la retraite. Dans de nombreux pays ” développés ” l’espérance de vie recule, même en France pour les femmes depuis l’an dernier. La casse des services publics, notamment de santé, programmée par nos instances dirigeantes au nom de la concurrence ou de la réduction des déficits ne fait qu’ accélérer le processus. Bien sûr, ce sont toujours les plus défavorisés qui meurent le plus tôt, la paupérisation programmée atteint parfaitement ses objectifs.


    • michel lambotte Le 10 janvier 2014 à 21h19
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      Et que faites-vous de toute cette jeunesse qui ne pourra plus exprimer ses capacités au travers d’un emploi créé par une croissance qui ne sera jamais plus au rendez-vous?
      L’énorme problème des adultes actuels est qu’ils ne savent pas ou ne veulent pas examiner les problèmes dans leur ensemble de manière systémique en examinant en temps réel les interactions entre eux.
      Comme il est écrit plus haut, il n’y a que la solidarité qui puissent résoudre les problèmes.
      Le système capitaliste est sur sa fin faute de croissance suffisante d’approvisionnement énergétique. Son moteur étant la rente de la propriété privée, celle-ci n’est plus possible faute d’approvisionnement énergétique. Il faut remplacer le moteur.
      Il s’appelle solidarité intergénérationnelle dans la sobriété, c’est là qu’il faut s’investir.


  16. Macarel Le 10 janvier 2014 à 21h12
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    L’Europe sociale est une chimère : elle ne peut mécaniquement pas exister, par Albert Mince

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=61249


  17. Macarel Le 10 janvier 2014 à 21h35
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    Detroit une ville en transition “forcée”, ou le retour à la terre…

    http://www.bastamag.net/spip.php?page=videos&id_article=3073


    • BabarMillésimé Le 10 janvier 2014 à 22h19
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      Ou aller bosser pour pas cher chez les vautours frenchies de Faurecia….
      Quand Faurecia récupère une ev-usine Ford de 130 Has à Detroit.
      « […] Conveniently for Faurecia, the wage structure had changed by 2012. The recession and the bankruptcies at GM and Chrysler had led the UAW to roll back wages for starting workers. And many older Saline workers had transferred out of the plant to continue working with Ford rather than starting over with a new employer, Heneka says. Before the crash, Saline’s union workers could expect to start at $19 an hour and increase to $28. By the time of Faurecia’s takeover, starting union wages under the new national agreement had dropped to $11, with a cap of $15.50 after three years. […] »
      http://www.autonews.com/article/20130916/OEM10/309169975?template=mobile&X-IgnoreUserAgent=1


  18. Macarel Le 11 janvier 2014 à 00h14
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    Une Europe toujours plus libérale pour les puissants, et toujours plus répressive pour les faibles !

    Espagne retour vers le passé ???

    http://rue89.nouvelobs.com/2014/01/10/brisons-silence-passe-espagne-248918

    http://elpais.com/elpais/2013/12/12/eps/1386865498_046078.html


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