Grèce : Yánis Varoufákis semble prêt à lâcher du lest face à l’Eurogroupe

Lors réunion l'Eurogroupe vendredi, ministre Finances grec, Yánis Varoufákis, s'est retrouvé seul face ministres inquiets agacés, unanimement demandé d'accélérer travaux présenter liste réformes.

Lors de la réunion de l’Eurogroupe vendredi, le ministre des Finances grec, Yánis Varoufákis, s’est retrouvé seul face à des ministres inquiets et agacés, qui lui ont unanimement demandé d’accélérer les travaux pour présenter la liste de réformes. – Photo Nicholas Kamm/AFP

Le ministre grec des Finances isolé face à ses homologues. La Grèce menace de tenir un référendum si on la pousse trop dans ses retranchements.
Plus le temps passe, plus la Grèce est à court de liquidités, plus elle approche du défaut de paiement et moins sa position de négociation est forte. Le ministre des Finances grec, Yánis Varoufákis, en a fait l’amère expérience lors de la réunion de l’Eurogroupe vendredi. Il s’est retrouvé seul face à des ministres inquiets, agacés et fatigués, qui lui ont unanimement demandé d’accélérer les travaux pour présenter la liste de réformes exigées par l’accord de l’Eurogroupe conclu le 20 février.

C’est sûr que si on s’imagine qu’on va trouver UN pays solidaire pour aider la Grèce qui lui doit de l’argent – vive l’Europe !

Une réunion pleine d’acrimonie, les ministres des Finances européens exprimant leur frustration en face d’un ministre toujours jugé trop professoral et condescendant.

Ah j’ai cru que c’était parce que la Grèce ne pouvait pas payer – si c’est juste à cause du sourire du gars, ça va alors…

In fine, le ministre des Finances français, Michel Sapin, a évoqué une réunion « utile », puisque tous ont demandé, une nouvelle fois, au gouvernement grec d’accélérer les travaux. A l’inverse, l’équipe de Yánis Varoufákis a évoqué une réunion « inutile », où les ministres font des remontrances sans intérêt au lieu d’aller au fond des dossiers.

Désormais la donne est claire : il reste au plus tard jusqu’au 30 juin, date d’échéance de l’aide européenne pour trouver un accord. A Riga, Jeroen Dijsselbloem a rejeté d’accorder des prêts partiels en échange d’un début de programme de réformes. Il a répété la nécessité d’obtenir un programme de réformes global.« Il faut faire l’addition des mesures pour comprendre quel est l’équilibre sur les finances publiques grecques, sur l’excédent primaire budgétaire et c’est ce que nous attendons toujours », a expliqué Michel Sapin.

Des garanties adéquates

Isolé, Yánis Varoufákis a rencontré, samedi, le président de la BCE, Mario Draghi, celui de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, et le commissaire aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, pour faire le point. Pour l’heure, la BCE a, infailliblement, soutenu Athènes, grâce à son aide d’urgence (ELA – Emergency liquidity assistance) au système bancaire grec. Mais pour continuer, les banques grecques doivent être solvables et apporter des garanties adéquates. Or, si les retraits des dépôts bancaires se poursuivent et si les taux d’intérêts des obligations grecques s’envolent, réduisant d’autant la valeur des obligations grecques apportées en garantie à la BCE, la banque centrale aurait du mal à maintenir son aide. Pour autant, personne n’admet préparer de plan B. Pour la Grèce, instaurer un contrôle des capitaux, à la veille de la saison touristique, serait une catastrophe.

Aussi Yánis Varoufákis a reconnu qu’il n’y avait pas d’autres issues que d’accélérer les négociations. « L’accord viendra au plus vite car nous n’avons d’autres options », a-t-il admis.

Sérieusement, il m’épate le type ! Quel négociateur quand même… “La négo est dure, mais je n’ai pas d’autre option que d’obtenir un accord”, c’est sûr qu’il est en position de force… [Mode ironie là]

La Grèce va, donc, reprendre les sujets des retraites – elle reconnaît, à présent, la nécessité d’une réforme -, de la TVA, des privatisations. Il faudra trouver une issue sur les saisies immobilières. Un sujet difficile, pour aboutir à l’équilibre entre la protection des plus démunis et la nécessaire épuration des comptes pour faire redémarrer le crédit. Le prochain Eurogroupe est prévu le 11 mai à Bruxelles. Il reste beaucoup de travail avant un accord, et la Grèce menace de tenir un référendum si on la pousse trop dans ses retranchements. Toutefois, comme l’a déclaré Yánis Varoufákis , ni la zone euro, ni la Grèce « n’ont le droit de ne pas trouver un accord ».

Les Grecs ont voté pour des changements, mais comme le montre un sondage publié par « To Vima », ce week-end, 72 % veulent un accord entre Athènes et ses créanciers, et une minorité prône le refus de tout compromis. 80 % d’entre eux disent vouloir rester dans l’Union européenne et 74 % dans l’Otan. L’accord viendra.

Ils sont vraiment lobotomisés par les médias sur l’euro les pauvres grecs, comme les autres européens…

Source : Anne Bauer, pour Les Echos, le 27 avril 2015.


Grèce : Athènes remanie son équipe de négociation avec ses créanciers

Critiqué isolé, ministre l'Economie grec, Yabis Varoufakis, sauve apparences perd main négociations créancier d'Athènes

Critiqué et isolé, le ministre de l’Economie grec, Yanis Varoufakis, sauve les apparences mais perd un peu la main dans les négociations avec les créancier d’Athènes – AFP – Paul J Richards

Officiellement le ministre de l’Economie, Yanis Varoufakis, continue de superviser l’équipe de négociateurs grecs. Mais la coordination de leur travail et l’élaboration du programme de croissance destiné à servir de base à un accord sont confiés à d’autres.

Si l’on dit toujours qu’on ne change pas une équipe qui gagne, de toute évidence le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a pris la mesure des critiques qui, en fin de semaine dernière, se sont abattues son ministre des Finances, Yanis Varoufakis à la suite de la réunion de l’Eurogroupe.

Yanis Varoufakis, dont le style et le discours peu conventionnels déplaisent à certains de ses pairs, est en effet une nouvelle fois apparu isolé lors de cette réunion avec ses homologues de la zone euro en Lettonie, dont il est revenu les mains vides. L’Eurogroupe a ainsi averti le gouvernement grec qu’il n’obtiendrait le déblocage d’une nouvelle tranche d’aide financière qu’en échange d’un plan de réformes économiques complet et détaillé, et que le délai pour y parvenir était de plus en plus court.

La coordination des négociateurs échappe à Varoufakis

Conséquence directe de cette situation, les apparences sont sauves pour Yanis Varoufakis qui garde le soutien d’Alexis Tsipras et conserve le rôle de superviseur de l’équipe des négociateurs. Mais la coordination de leur travail a été confiée à Euclide Tsakalatos, ministre délégué aux Affaires économiques internationales au sein du ministère des Affaires étrangères.

Une décision qui donne à penser que ce professeur d’économie diplômé de l’université d’Oxford, né en 1960, exercera un rôle accru dans les discussions directes avec les représentants des créanciers de la Grèce (Union européenne et Fonds monétaire international).

Un proche du vice-Premier ministre élaborera le programme de croissance

Autre choix renforçant cette impression de mise sous surveillance de Yanis Varoufakis, son secrétaire général Nikos Theocharakis, qui dirigeait les discussions au niveau technique avec le “groupe de Bruxelles”, va désormais s’attacher à élaborer un programme de croissance économique destiné à servir de base à un accord avec les créanciers en juin.

George Chouliarakis, considéré comme un proche de l’influent vice-Premier ministre Yannis Dragasakis, va prendre la responsabilité des discussions avec le groupe de Bruxelles.

Enfin, une nouvelle équipe a aussi été constituée pour collaborer avec les représentants de l’UE et du FMI chargés de la collecte des informations à Athènes sur la situation de la Grèce.

L’ensemble de ce remaniement a été salué par les Bourses européennes , qui se sont retournées à la hausse après cette annonce.

Source : Les Echos, le 27 avril 2015.


Grèce : les taux d’emprunt plongent, la Bourse s’envole

Le taux grecs 3 ans détendent 300 points base l’espoir d’avancées négociations

Le taux grecs à 3 ans se détendent de 300 points de base dans l’espoir d’avancées dans les négociations – Shutterstock

Le remaniement de l’équipe chargée des négociations de la Grèce avec ses créanciers soulage les marchés. Les Bourses européennes ont rebondi.

« Ils sont unanimes dans leur haine contre moi et leur haine me fait plaisir ». Ce tweet envoyé dimanche par Yanis Varoufakis, le ministre des Finances grec -, qui fait référence au discours de Roosevelt de 1936 en faveur du New Deal – a trouvé un sombre écho ce lundi. La perspective d’un amoindrissement du rôle du ministre « super star » dans les négociations avec les créanciers d’Athènes a en effet réjoui la communauté financière.

La Bourse de Paris au plus haut depuis 2008

Le rendement des emprunts grecs à 3 ans a fondu de pas moins de 400 points de base, passant de plus de 26 % à 22,3 %. La Bourse d’Athènes a aussi bien réagi, gagnant 4,37% en clôture. Et l’espoir d’ une sortie de l’impasse pour la Grèce a eu des répercussions sur le reste de la zone euro. Les taux des pays de la « périphérie » (Portugal, Espagne, Italie) se sont détendus et les places boursières européennes ont retrouvé des couleurs. La Bourse de Paris a même terminé au plus haut depuis janvier 2008, avec un gain de 1,3 % à 5.268,91 points.

Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, a manifestement pris la mesure des critiques exprimées à l’encontre de son ministre des Finances lors de l’Eurogroupe qui s’est tenu à Riga en fin de semaine passée. Yanis Varoufakis est rentré les mains vides et les partenaires européens ont manifesté une impatience accrue à l’égard d’Athènes. D’où l’annonce d’un remaniement de l’équipe en charge des négociations ce lundi : le ministre grec dont la renommée est sans égal n’est pas totalement écarté, mais il jouera un rôle de second plan. Ce qui, du point de vue des investisseurs, améliore les chances de trouver une solution, alors que la Grèce court derrière les liquidités et risque prochainement l’accident de paiement.

Forte contagion en cas de « Grexit »

Selon la banque Goldman Sachs, un scénario de « Grexit » (sortie de la Grèce de la zone euro, suite à un accident de paiement et un échec total des négociations avec les créanciers) serait bien un « événement systémique » pour les marchés financiers. S’il se réalisait – ce n’est pas le scénario central de Goldman Sachs – l’écart des taux italien ou espagnol avec ceux de l’Allemagne pourrait atteindre 350 à 400 points de base avant qu’un pare-feu soit mis en place. Comme la plupart des spécialistes, Goldman Sachs estime que la Banque centrale européenne (BCE) serait obligée d’intervenir pour calmer la contagion, de même que le Mécanisme européen de supervision (MES).

Les analystes rappellent cependant que les investisseurs privés sont peu exposés à la dette grecque : ils détiennent 36 milliards d’euros d’obligations (concentrées dans les mains d’une poignée d’investisseurs).

Source : Les Echos, le 27 avril 2015.

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86 réponses à Pour Les Echos, la Grèce plie. Mais jusqu’où ?

Commentaires recommandés

Franck Le 29 avril 2015 à 08h13

C’est l’histoire de l’esclavagisme moderne, ou une poignée d’oligarques qui détiennent le pouvoir et l’argent, ont perdu tout sens commun, en arrivent à faire absolument n’importe quoi pour préserver leurs pouvoirs et leur argent…

Nous avons déjà vécu ça dans l’histoire, et à plusieurs reprises. Mais apparemment ils ne retiennent jamais la leçon. Ce qui est cyclique en fait, c’est le retour systématique de la bêtise à grande échelle pour une minorité, ou pour maintenir leurs pouvoirs, ils se mettent à faire la guerre en tuant et en traumatisant leurs clients, leur main d’œuvre. Pourtant, aucun d’eux n’a jamais pris un fusil de sa vie entre ses mains, ni été au front, pour défendre ses idées.

Ainsi, le peuple grec est devenu leur laboratoire de test, ou ils expérimentent in vivo un moyen de sortir de leur impasse, ou ils essayent de nouvelles formules pour continuer à exister, repoussant sans cesse l’échéance d’une mort annoncée.

Alors qu’ils refusent de prêter un seul centime de plus à la Grèce, ils vont donner plus de 11 milliards à un autre pays en faillite, l’Ukraine, et qui ne fait même pas partie de la Zone Euro ni de l’Europe.

Oui, je suis pessimiste, très pessimiste même. Car si nous ne faisons rien, et très vite, alors non seulement nous aurons droit à une guerre et des dictatures militaires, mais ils nous jetteront les uns contre les autres en utilisant les fascistes et les extrémistes les plus violents pour nous contrôler par la terreur…

  1. dupontg Le 29 avril 2015 à 05h45
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    Les grecs ont l’air de recreer des monnaies locales..
    d’apres ce que j’ai pu lire ,environ 70 de recensées..
    exemple la tem….
    http://www.metronews.fr/info/crise-de-l-euro-en-grece-des-habitants-creent-leur-propre-monnaie/mlkh!wqxRtsOlvYMI/

    on se rapproche du retour de la drachme


    • Kaiel Le 29 avril 2015 à 12h37
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      Ou peut-être de l’abandon pur et simple du système bancaire.
      Sur la monnaie je recommande Bernard Lietaer : https://vimeo.com/29287225


      • Michel Ickx Le 30 avril 2015 à 00h15
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        Merci Kaiel,

        J’ignorais que cette video était sur la toile. Elle a été tournée lors de la présentation du livre àu Collège Supérieur des Experts Comptables à Paris en présence de la Princesse de Polignac qui a écrit une très belle introduction au livre de Bernard Lietaer.

        Ce livre présente une approche de la monnaie tout à fait originale avec de très nombreux détails peu connus sur l’histoire de la monnaie depuis environ 5000 ans.

        Il est indispensable pour comprendre comment le type de monnaie »guerrière » que nous avons actuellement nous conduit nécessairement à la compétitivité suicidaire que nous connaissons.


  2. Yves.JM Le 29 avril 2015 à 06h58
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    “Pour la Grèce, instaurer un contrôle des capitaux, à la veille de la saison touristique, serait une catastrophe.”
    C’est nouveau ça, ou j’ai rien compris ?
    Je croyais que le contrôle des capitaux était pour les empêcher de sortir, pas d’entrer…


    • P. Peterovich Le 29 avril 2015 à 09h41
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      Je suppose qu’ils ne visent pas tant un contrôle des capitaux qu’un contrôle des changes dans l’hypothèse d’un retour à la drachme…

      Quant à dire que ce serait une catastrophe pour le tourisme, c’est un raccourci emprunté au bréviaire mondialiste. Que je sache, un certain nombre de destinations touristiques appliquent pareil contrôle sans que cela ne leur nuise…

      Il y a juste des formalités supplémentaires, mais pas de quoi en faire un plat

      Pour rappel, dans ma jeunesse (désormais lointaine), quand on allait en Italie, on devait acheter au préalable des coupons d’essence… et cela ne nous empêchait pas d’y aller. Il y avait même une douane, vous vous rendez compte…


      • Roscanvel Le 29 avril 2015 à 10h44
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        Les coupons d’essence pour l’Italie, c’était même l’occasion pour certains de faire un peu de trafic. J’ai aussi vécu cette période.


        • Chris Le 29 avril 2015 à 15h40
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          Tickets d’essence pour l’Italie dans les années 60/70 : en Suisse on se les procurait au Touring Club. Simple formalité. A la même époque on achetait aussi des chèques de voyage en dollars. J’ignore si ça existe toujours.


  3. Crapaud Rouge Le 29 avril 2015 à 07h49
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    Et d’après http://www.greekcrisis.fr/2015/04/Fr0425.html#deb, la tendance serait à “Un défaut grec sans quitter la zone euro, voire un “arrangement honnête”, à la remorque de l’euro et à celle de sa supposée “stabilité”.“… Rien d’exaltant. Pourtant, dans le même billet, il raconte : “J’ai remarqué récemment dans un supermarché d’Athènes que des articles et des produits, tels les pots de miel, les conserves de jambon, certaines marques de café moulu, entre tant d’autres, ont été placés, et cela par centaines, sous de puissants dispositifs antivol, seulement neutralisés lors du passage à la caisse.” Puis il cite une employée : “Depuis quelques mois tout se dégrade. Les gens volent tout, vraiment tout, du jamais vu, même depuis ce temps de crise. Il n’y a plus de vergogne, voler de la nourriture, du savon ou du shampoing devient-il un acte disons normal.“…


    • izarn Le 30 avril 2015 à 19h47
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      Ca sent l’Argentine au moment de son défaut….
      De toute manière, soit l’UE paye le défaut, soit la Grece sort de l’Euro.
      Pas besoin que Tsipras s’agite…
      Et si l’UE gagne, la prochaine fois, ce sera plus Tsipras mais Aube Dorée…
      Parceque des Christina Fernandez, ça court pas les rues en Grece…


  4. Franck Le 29 avril 2015 à 08h13
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    C’est l’histoire de l’esclavagisme moderne, ou une poignée d’oligarques qui détiennent le pouvoir et l’argent, ont perdu tout sens commun, en arrivent à faire absolument n’importe quoi pour préserver leurs pouvoirs et leur argent…

    Nous avons déjà vécu ça dans l’histoire, et à plusieurs reprises. Mais apparemment ils ne retiennent jamais la leçon. Ce qui est cyclique en fait, c’est le retour systématique de la bêtise à grande échelle pour une minorité, ou pour maintenir leurs pouvoirs, ils se mettent à faire la guerre en tuant et en traumatisant leurs clients, leur main d’œuvre. Pourtant, aucun d’eux n’a jamais pris un fusil de sa vie entre ses mains, ni été au front, pour défendre ses idées.

    Ainsi, le peuple grec est devenu leur laboratoire de test, ou ils expérimentent in vivo un moyen de sortir de leur impasse, ou ils essayent de nouvelles formules pour continuer à exister, repoussant sans cesse l’échéance d’une mort annoncée.

    Alors qu’ils refusent de prêter un seul centime de plus à la Grèce, ils vont donner plus de 11 milliards à un autre pays en faillite, l’Ukraine, et qui ne fait même pas partie de la Zone Euro ni de l’Europe.

    Oui, je suis pessimiste, très pessimiste même. Car si nous ne faisons rien, et très vite, alors non seulement nous aurons droit à une guerre et des dictatures militaires, mais ils nous jetteront les uns contre les autres en utilisant les fascistes et les extrémistes les plus violents pour nous contrôler par la terreur…


    • Alain Le 29 avril 2015 à 09h22
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      Un état en plus néo-nazi, les Grecs devraient peut-être porter au pouvoir Aube dorée pour bénéficier de la même attention bienveillante ?


    • Alae Le 29 avril 2015 à 13h12
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      Car si nous ne faisons rien, et très vite, alors non seulement nous aurons droit à une guerre et des dictatures militaires, mais ils nous jetteront les uns contre les autres en utilisant les fascistes et les extrémistes les plus violents pour nous contrôler par la terreur…
      Ils n’auront même pas besoin de fascistes ou d’extrémistes. Il leur suffira de continuer à fomenter et à entretenir des divisions dans les rangs du peuple pour nous paralyser. C’est ce qui se passe aux USA, où la population, désespérément désunie, subit des atteintes inacceptables à ses libertés, meurtres par des policiers compris, dans la passivité la plus totale.
      http://www.les-crises.fr/dix-raisons-pour-lesquelles-les-etats-unis-ne-sont-plus-la-terre-des-hommes-libres/
      Les Américains sont devenus incapables de se coordonner, donc d’agir. Et nous allons vers la même tendance, surtout à gauche où les tiraillements sont tels que ses diverses factions ressemblent de plus en plus à des pièces de puzzle sans cohérence.
      “El pueblo, unido, jamas sera vencido”, “le peuple uni ne sera jamais vaincu” a une réponse facile : divisez-le et vous avez virtuellement gagné. Il pourra même arriver à subir l’impensable en courbant l’échine. L’histoire en est pleine d’exemples.


      • Ils sont grands parce que nous sommes à genoux Le 30 avril 2015 à 11h17
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        La désunion n’est pas le problème.
        C’est l’absence de catalyseur qui est le problème.
        Certains ne sont pas encore assez touchés par la pauvreté ou sont encore sous hypnotise créée par les médias.
        Ce qui manque c’est une personnalité charismatique, un méchant, un chef!


        • Alae Le 30 avril 2015 à 13h13
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          “La désunion n’est pas le problème.
          C’est l’absence de catalyseur qui est le problème.”

          Dans le cadre d’une société divisée, les catalyseurs ne débouchent que sur des émeutes vite éteintes, jamais sur des révolutions. Exemples, Ferguson et en ce moment même, Baltimore aux USA.
          Contre-exemple, dans une société unie comme celle du Donbass (vieux bastion marxiste-léniniste où les gens n’ont pas appris les “vertus” de l’ultra-libéralisme post-moderne, de ses communautarismes et de sa promotion du narcissisme clivant), le moins qu’on puisse dire est que la rébellion a su être d’une efficacité redoutable. Et sans leader charismatique autre que ceux qui sont sortis de ses rangs.

          “Diviser pour régner”, malheureusement, marche très bien. Ne gagnent que ceux qui ont compris la sagesse du même proverbe, mais inversé : “l’union fait la force”.


          • Ils sont grands parce que nous sommes à genoux Le 02 mai 2015 à 14h41
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            La désunion est mesurable en regard des revenus de ceux qui s’opposent.
            Le catalyseur d’une révolte a toujours été les blessures d’une “petite classe moyenne”, de la classe laborieuse et productive qui ne voit plus de retour sur ses efforts, privations, qui est soumise au mode survie.
            Celle-ci n’a que commencé son chemin de croix et encore par petite touche depuis 1980. C’est encore toujours indolore. Plus pour très longtemps.
            Le succès d’une révolte est la continuation vers la Révolution.
            Pour ce faire, il faut la rencontre de la masse catalysée avec un ou des élites déterminés et en capacité d’être chefs désignés.
            Ceux-ci ne sont toujours pas révélés pour le moment.
            Ils s’ignorent même peut-être encore?
            Cette absence ou inconnue est l’élément le plus dramatique de notre époque.
            Mais il est aussi certain que les bénéficiaires de la société actuelle ne sont pas des imbéciles.
            Enfin pas tous.
            Donc ils ont intérêt à faire perdurer cette situation dont on pressent qu’elle ne sera plus tenable encore bien longtemps.
            Tous les artifices sont employés.
            Le chrono sera déclenché quand on constatera l’intensification de la bagarre à mort entre les bénéficiaires actuels.
            Cela ne sera pas triste!


    • Maurice Le 29 avril 2015 à 14h54
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      C’est hélas certain !


  5. Gribouille Le 29 avril 2015 à 08h23
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    Les autorités européennes font semblant d’oublier qu’avant Tsipras : Papandreou, Papademos et Samaras ont été chargés de mener ces fameuses réformes structurelles. Aujourd’hui, on fait comme si les anciens dirigeants grecs n’avaient rien fait, et on demande à Tsipras de faire ce qui n’a pas été fait par ses successeurs. Successeurs, qui avaient pourtant le soutien et l’agrément des autorités européennes.
    Y a comme deux poids deux mesures qui sont insupportables. Quand vous découvrez d’un coté, que n’a rien a été fait en cinq ans contre la corruption et l’évasion fiscale, que l’Etat grec reste à moderniser, q’un système fiscal efficace reste à construire,
    et que d’un autre coté, sous la demande des autorités européennes on s’en prend aux retraites pour faire des économies, on renforce les droits des créanciers aux dépens des débiteurs au profit des banques, et qu’on fait vendre le patrimoine du pays pour récupérer l’argent. Et qu’on appelle ces dernières mesures des réformes structurelles !!!!!!!
    On peut légitimement penser que l’objectif de l’UE est de presser la Grèce comme un citron pour en tirer tout le jus avant sa mise en faillite officielle. Et que c’est la résistance du nouveau gouvernement grec contre la mise à sac de l’économie grecque qui hérisse en réalité le poil des autorités européennes.


  6. christian Le 29 avril 2015 à 09h16
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    Un espoir européen,
    Un retour de la Drachme ,en Grèce,constituerait pour l’Euro sa seule chance de survie.
    L’euro deviendrait la monnaie commune et non plus la monnaie unique.
    La possibilité revenue d’ajustement monétaire au niveau des états ,par des dévaluations,
    permettrait l’harmonisation des politiques économiques.


  7. Alain Le 29 avril 2015 à 09h20
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    Syrisa est un tigre de papier, et en plus des amateurs en termes de technique de négociation. Ils devaient montrer leur détermination d’entrée de jeu et bloquant les retraits dans les banques et en décrétant un moratoire (pas un défaut) sur les remboursements en capital et en réduisant les intérêts versés à un taux symbolique étant donné les taux négatifs de la BCE (et auxquels se financent leurs principaux bailleurs de fonds).

    A partir de là, les autres auraient fait des concessions. mais ici ce sont eux qui ont fait seuls les concessions depuis leur arrivée au pouvoir sans rien obtenir; pourquoi les autres deviendraient plus souples si la fermeté paie !

    Le résultat sera encore plus de désespérance des peuples européens. En d’autre temps cela aurait depuis longtemps dégénéré en révolution mais aujourd’hui les peuples sont bien trop résignés pour arriver à ces extrêmes.

    Warren Buffet l’a dit: la guerre des classes est terminée et la mienne a gagné


    • achriline Le 29 avril 2015 à 12h13
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      Une hypothèse qui n’a pas encore été évoquée il me semble et qui me passe par la tête en lisant le commentaire d’Alain.
      Et si ces négociations n’étaient qu’une comédie pour faire voir à tous les autres européens que même un gouvernement radical de gauche, qui donne l’impression de se défendre bec et ongle, ne peut rien faire contre la dictature européenne et qu’il ne nous reste qu’à nous résigner et accepter notre sort.
      Bon … espérons que ce n’est qu’une idée farfelue et que la Grèce va tenir bon.


    • farigoulette Le 30 avril 2015 à 01h22
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      La phrase de Warren Buffet : “Oui la guerre des classes existe, et nous sommes en train de la gagner”


  8. Rose du sud Le 29 avril 2015 à 09h37
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    Bravo.
    Le nouveau groupe politique grec va éliminer peu à peu son ministre intègre Varou. Pensez donc il voulait changer les choses, alors que les Grecs et ce nouveau parti veulent négocier c’est à dire se soumettre aux plus forts!!!!
    Quand Varou sera complètement parti, la Grèce ne pourra rien payer, la haine à leurs trousses, la faim qui poussera le peuple grec à des actions illégitimes seront leur avenir et le nôtre à leur suite.
    Belle perspectives en réalité.
    Plus ils reculent à sortir de ce Drame plus ce sera catastrophique. C’est évident, c’est psychologique et plus du tout politique, car l’Union européenne n’a aucune légitimité!


    • Kiwixar Le 29 avril 2015 à 12h37
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      I”la faim qui poussera le peuple grec à des actions illégitimes”

      Je tique là-dessus. Si le peuple grec meurt de faim, il sera légitime qu’il envoie paître ses créanciers, la dette inique (illégitime), l’UERSS, la Troïka, les affameurs, le FMI, l’euro, tout le monde. Quand on meurt de faim littérallement, il n’y a plus grand chose d’illégitime, l’instinct de survie pour soi et sa famille prime. Est-ce que bouffer un banquier luxembourgeois ou un vendeur de sous-marin allemand serait illégitime? Illégal oui sans doute, mais illégitime?


      • Hader Le 01 mai 2015 à 19h04
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        Il est à se demander si la «légalité» n’est pas l’invention des maîtres du complot pour faire prévaloir leur «illégitimité» … en long et en large!


  9. Louise Le 29 avril 2015 à 09h49
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    “Ils sont vraiment lobotomisés par l’euro les pauvres grecs”
    Ce ne sont pas les grecs les plus aisés qui ont déjà planqué leur fric à l’abri dans les banques suisses qui subiront les effets d’une sortie de l’euro mais encore et toujours les plus démunis. Les Grecs sont totalement dépendant de l’extérieur y compris pour les produits de premières nécessités, ils en prendront donc plein la figure, on peut comprendre qu’ils hésitent.
    Facile les yaka..quand on est bien au chaud, à l’abri….


  10. P. Peterovich Le 29 avril 2015 à 10h13
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    « Mefions nous des sondages, surtout pour tout ce qui concerne l’euro et l’Ue »

    Petite question : est-ce que vous, Français, vous êtes prêt à abandonner l’euro ?


    • Phypsi Le 29 avril 2015 à 10h42
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      Clairement, je pense qu’on aurait des résultats identiques à ceux du sondage évoqué plus haut.


    • Alain C Le 29 avril 2015 à 10h47
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      oui, je l’ai fait

      et j’en suis bien content 🙂


      • Eric Le 03 mai 2015 à 14h35
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        Comment ? Merci, en quelques mots cela peut être intéressant pour d’autres aussi.


    • okeanos Le 29 avril 2015 à 12h14
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      A noter qu’un sondage réalisé fin 2014 montrait que 52% des Grecs sont favorables à un retour à la monnaie nationale, voir ici : http://www.okeanews.fr/20150309-pourquoi-la-grece-evoque-t-elle-un-referendum#ndlr

      En Grèce (et ailleurs), il est est courant de poser une question du genre “Pensez vous que la sortie de la zone euro est un risque” puis de prendre le résultat et d’en conclure “x% veulent rester dans la zone euro”…


    • Greco Le 29 avril 2015 à 17h06
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      Bonjour a tous!
      Je voudrais faire une précision:
      Ce sondage a été faite par la société « Kapa Rechearch » qui appartiennent à un de plus grands trust de Grèce (une alliance des armateurs/ constructeurs/détenteurs des grands chaines de TV. Bobolas , un PDG des dizaines de sociétés en Grèce et en Arabie Saoudite a été interpellé pour une dette de 2M euros et maintenant il s’acharne) et dans l’article que vous mentionnez je voudrais seulement dire qu’il ment!
      La question était “vous êtes pour ou contre une issue favorable aux négociations avec nos partenaires” …..Très vague comme question, tout le monde peut s’y trouver.
      Mais il manque la principale question: “si on avait demain des élections, quel parti vous allez votez: 36-37% Syriza-21% NouvelleDemocratie (l’ancien gouvernement)…
      Grosso modo, après 3 mois, des énormes humiliations au niveau européen, des caisses vides -la droite qui gouvernait savait quelle va perdre et elle n’a laissé rien, etc , Syriza a une différence de 16% du 2eme parti quand aux élections de Janvier il avait que 8% d’avance.
      De toute façon, pour un nouveaux mémorandum, il va avoir un referendum ou des élections.
      C’est la stratégie de Syriza : pas d’argent, alors on va se battre jusqu’au moment ou ils vont nous virer…..
      (Ils commence même à accuser -l’ambassade américaine- l’initiative « un école pour Lugansk », un initiative de la platforme communiste de Syriza et des oraganisations antifacsistes pour financer la construction d’une école à la République Populaire. Bref, ca va plaire non plus à Fabius j’imagine .http://ergatikilesxi-kd.blogspot.gr/2015/04/blog-post.html


      • Lionel Gilles Le 29 avril 2015 à 21h04
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        Kapa Research ?
        Ils sont en train de préparer l opinion à la séparation de l Eglise et de l État (dont la majorité des Grecs à 95% orthodoxes ne veulent pas). Voir les deux sondages parus à une semaine d intervalle dans le Vima du dimanche début avril. Si Syriza ouvre un front contre l Eglise, ils sont foutus. Mais c est peut-être un piège des Europeistes d entraîner le nouveau gouvernement dans la confrontation laïque. Séparer Syriza de son allié de circonstance, l ANEL.
        Pour info,le journal Vima (la Tribune) n est pas très Syriziste, c est le moins que l on puisse dire. Ils passent leur temps à effrayer le bon peuple sur la sortie de l Euro.
        Manipulations, coups bas, trahisons ? On n a pas fini de s amuser avec le feuilleton grec.


        • Greco Le 29 avril 2015 à 23h03
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          – Kapa Rechearch a fait le sondage pour le journal TO VIMA (www.tovima.gr) qui appartient au groupe (de presse entre autres) Lambrakis (ou Kapa Recearch appartienne aussi…..).L group Lambrakis est associé avec la famille des armateurs Bardinogiannis à travers la première chaine d’info en Grèce MegaTV. A MegaTV est aussi actionnaire la famille Bobolas (sociétés de constructions qui travaille avec Vinci en Grèce, etc.
          – Les chaines de TV doivent 700M (sans les majorations a cause des années qui ne payent pas) euros à l’Etat mais ils ne le donnent pas. Le gouvernement va passer une loi que s’ils ne payent pas, ils ferment. Alors c’est la guerre…
          – Les oligarques grecs essayent de faire chuter le gouvernement, c’est si simple que ca. Et tous les coups sont permis de leur part.


    • Charles Michael Le 29 avril 2015 à 17h09
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      Ce sondage ? qui rebondit d’un site/article à l’autre,

      mais personne ne donne la source, l’institut, le commanditaire.


  11. Werrebrouck Le 29 avril 2015 à 10h18
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    Le pouvoir grec n’est pas qu’un tigre en papier, loin de là. Mais c’est vrai qu’il y a de quoi réfléchir: les produits de grande consommation sont pour l’essentiel importés, et donc en cas de sortie de l’euro les prix vont exploser et le pouvoir d’achat diminuer. au détriment des classes qui ont élus Syriza.Il faudra donc du temps pour reconstruire le pays.
    http://www.lacrisedesannees2010.com/2015/04/grece-les-temps-difficiles-et-pourtant-salutaires-de-l-apres-euro.html


    • Kiwixar Le 29 avril 2015 à 12h44
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      “et donc en cas de sortie de l’euro les prix vont exploser et le pouvoir d’achat diminuer”

      Le pouvoir d’achat a déjà fortement diminué, avec des salaires baissés à grand coups de sabre, jusqu’à quoi, 400 EUR par mois? Sans parler du chômage généralisé. Quelle différence pour un Grec entre revenir à la drachme qui baisserait de 50% par rapport à l’euro, ou voir son salaire en euro baissé de moitié, selon les requêtes de la Troika?
      Et c’est le même processus en cours en France : “déréguler le marché du travail pour permettre de baisser les salaires et d’être compétitifs avec la Bulgarie et la Roumanie”…. Bon courage avec ça.


      • Léa Le 29 avril 2015 à 13h40
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        L’avantage de la dévaluation d’une monnaie locale est qu’elle ne concerne que les importations, ça ne change rien pour payer le loyer, la nourriture, alors que l’amputation de 50 % du salaire concerne tous les achats.


    • Lionel Gilles Le 29 avril 2015 à 14h41
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      «les produits de grande consommation sont pour l’essentiel importés»
      C est totalement faux. J habite en Grèce et mon caddie est à 90% de produits fabriqués en Grèce (facile : la plupart des produits ont dorénavant un petit drapeau grec): lait, pâtes, yaourts, jambon, confiture, fromage, PQ, savons, liquide vaisselle, etc…
      Mes rares produits de grande consommation non-grecs : Nescafe, corn flakes et éventuellement de la viande de boeuf.

      Toujours les mêmes poncifs, ca fatigue…


      • Léa Le 29 avril 2015 à 16h10
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        Et moi j’achète de la vraie FETA grecque par solidarité et parce que je n’aime pas que d’autres copient nos produits authentiques.


      • Sébastien Le 01 mai 2015 à 00h24
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        Franchement j’ai du mal à vous croire. Conditionné en Grèce oui, mais fabriqué là-bas… Même en France ce n’est pas la cas. Un consommateur averti devrait savoir ce qu’il en ai des labels et des étiquettes “made in UE3. Hum, hum. Après si vous choisissez en fonction de ce critère, vous pouvez bien trouver 90%, ce qui ne signifie pas que 90% de ce qui est consommé est fabriqué sur place.


        • Lionel Gilles Le 03 mai 2015 à 18h03
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          La Grèce a une industrie agroalimentaire qui n a pas à rougir, même si les Français l ignorent. Les produits sont essentiellement exportés dans les pays voisins des Balkans et au Proche-Orient, Turquie comprise. Savez-vous que la Grèce est le deuxième producteur de riz en Europe, derrière l Italie ? Que l usine d’embouteillage d’Athènes est l une des plus grandes du monde ? Que la plus grande cimenterie d Europe se trouve à Volos ?
          Aujourd’hui hui, je lisais qu’ Intracom, équipementier électronique grec s était installé en Pologne. Savez-vous que l industrie automobile repart avec un nouveau modèle de Pony (vendues jusqu’en France Allemagne dans les années 70 !) ?
          Évidemment, on ne vous le dira jamais dans les grands médias, car il faut que ca rentre dans tête de l’Européen moyen : la Grèce ne produit que des olives et de le feta… Ces abrutis, voleurs et profiteurs sont des bons à rien et méritent leur sort.


  12. Phypsi Le 29 avril 2015 à 10h24
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    C’est vrai, par exemple il suffit de “bien” poser la question pour se retrouver avec 63% de “oui” à la restriction des libertés individuelles en France.
    Mais plus généralement, dans la remarque d’O.B “Ils sont vraiment lobotomisés par l’euro les pauvres grecs” je pense qu’on peut remplacer grecs par espagnols, français, italiens, anglais, allemands…
    On entretient la peur de ce que serait la vie des gens sans l’europe de la paix, de la stabilité, de la fraternité… Et ça fonctionne bien. Plus c’est gros et plus ça passe !


    • jave Le 29 avril 2015 à 12h15
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      Ils sont vraiment lobotomisés par les médias sur l’euro les pauvres grecs, comme les autres européens…

      Je trouve ce genre de formule indigne de ce site. C’est insultant, condescendant et hyper simpliste.
      N’oubliez pas que ces pauvres grecs sont tellement lobotomisés par les médias pro-UE qu’ils ont voté Siriza.


      • Phypsi Le 29 avril 2015 à 13h13
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        @jave: ce n’est pas incompatible, d’ailleurs, Siriza n’a jamais au grand jamais dit qu’il souhaitait sortir de l’euro !
        Et même si le peuple Grec a voté pour Siriza, il ne veut pas sortir de l’euro…
        Il n’y a aucune condescendance ni insulte dans ces propos.


        • Lionel Gilles Le 29 avril 2015 à 21h17
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          Le peuple grec ne veut pas sortir de l Euro parce ce que les grands médias lui promettent l Apocalypse ! Et le Grec moyen gobe encore ce que lui racontent Méga et les autres chaines de TV.
          Le jour où par enchantement les médias aux mains des grands groupes (et principaux fraudeurs) leur expliqueront par A + B que non finalement la Grèce s en sortira mieux avec sa Drachme devaluee, vous verrez des résultats de sondages différents.
          L opinion ca se retourne.


      • Eric Le 04 mai 2015 à 14h19
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        Malheureusement “lobotomisés par les médias sur l’euro” est un constat. Ce n’est donc ni insultant, ni condescendant c’est simplement l’affirmation (certes effrayante) d’un fait qui concerne aussi “les autres européens…” donc les français.

        Je dirai même que malheureusement ce constat concerne TOUS les pays dit “civilisés” !

        Ceux qui veulent lobotomiser y mettent aussi les moyens mais il est vrai aussi qu’il faudrait que les peuples se réveillent…


    • Kiwixar Le 29 avril 2015 à 12h47
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      “il suffit de “bien” poser la question pour se retrouver avec 63% de “oui” à la restriction des libertés individuelles en France.”

      Les sondages font pleinement partie de la “fabrication du consentement”. Quand 80% des Français sont contre, il suffit de publier un sondage indiquant que “80% des Français sont pour” pour que cette majorité se sentent en minorité et consente à quelque chose d’inacceptable.


      • Phypsi Le 29 avril 2015 à 13h16
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        Je partage bien évidemment votre assertion Kiwixar.


    • Bouddha vert Le 29 avril 2015 à 13h43
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      Bonjour,

      Il est indéniable que nous avons tous nos cécités, et sans ce site et d’autres sources, l’horizon des sujets abordés serait certainement moins clair…
      Parallèlement, il existe une cécité sociologique concernant les pays de l’OCDE qui me fascine, Grèce comprise, c’est la dépendance de nos modèles sociaux/sociétaux liée à l’abondance d’énergie.
      Pétrole pour le transport, charbon, gaz et nucléaire pour l’électricité industrielle et domestique, le reste pour ce qui fait tourner nos ordinateurs, mais pas encore assez pour les fabriquer… 🙂

      Il faut changer de modèle parce que ça coince, les recherches minières liquides et solides ont une bonne idée de ce qu’il nous reste:
      Or les réservoirs se tarissent mais surtout, la taille des robinets rétrécit également car nous avons épuisés les lacs et il nous reste les mares, ça coute plus chère à exploiter, ça attire moins les capitaux…
      Redistribuer les populations dans les secteurs précédemment vidés par cette orgie énergétique (agriculture, industrie, artisanat…), oublier les aéroports, et les avions, 1 fixing boursier quotidien par place boursière (ou alors le justifier sociétalement), “la Constitution” pour principal objet de réflexion politique…

      Si nous avons l’obligation de créer pour l’avenir, des modèles politique plus horizontaux, c’est parce que dans un monde pauvre en énergie, l’esclave humain comme force mécanique reprends économiquement du sens.
      Inversion du principe qui a fait abandonner le droit à l’esclavage, car face à la machine mécanique, puis couplée à la logique, ce n’était économiquement plus rentable donc plus justifiable.
      Il nous faudra donc des civilisations à la culture puissante parce que partagée… ARGH!!
      Voir l’esclavage dans la bible… un drôle de socle sociétal!

      Que de changements!
      En attendant, viser une organisation individuelle pauvre en énergie et penser celles pour lesquelles les usages font société.
      Quelle histoire


  13. placide_PRCF Le 29 avril 2015 à 10h46
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    Et ce qui etait prévisible (et prévu, cela fait 10 ans que le PRCF explique que rester dans l’euro et l’UE s’est liquider nos droits sociaux, nos services publics, nos salaires…) se réalise malheureusement : il n’est pas de politique aux services des peuples possibles en restant dans l’UE.
    Construit par et pour l’oligarchie capitaliste, l’euro est une arme de guerre contre les salaires, les services publics etc. Pour s’en sortir, il faut en sortir. Y rester c’est priver le peuple d’un des instruments principaux de sa souveraineté qui lui permettrait de riposter aux agressions des oligarques. Ces dernier, avec l’UE avec l’euro ont des institutions construites par et pour eux pour imposer leur dictature et faire exécuter la politique remplissant les poches des banquiers et des grands patrons.


    • placide_PRCF Le 30 avril 2015 à 16h17
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      le 30 mai prochain, j’espère que nous serons très nombreux à la manifestation unitaire, organisée à Paris, pour la sortie de l’UE, de l’euro, de l’otan.


  14. Macarel Le 29 avril 2015 à 11h20
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    Aller au fond des dossiers, mais vous n’y pensez pas !

    C’est plus reposant, d’appliquer les règles coulées dans le marbre des Traités.

    Cela évite d’avoir à penser, et c’est tout ce qui leur importe à nos oligarques, ne pas penser, et empocher de confortables revenus.

    Quel malotru ce Varoufakis, il ne respecte pas les codes de conduite de ces milieux technocratiques feutrés, c’est choquant !


  15. ponsov Le 29 avril 2015 à 11h35
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    En attendant, la Grece principal exportateur de pêches vers la Russie est victime des sanctions européennes , l’ambassadeur de l’UE au USA est tout fier d’annoncer la prolongation de celles ci jusqu’a fin 2015 au moins. On vient d’apprendre que Total a eu le feu vert de bercy afin d’investir sur 3 sites pétroliers russes ‘en euro et en yuan pour eviter ce qui s’est passé avec Paribas), et que les USA ont augmenté de 5.9 pour cent le volume de leurs échanges commerciaux avec les Russes.

    Je pense qu’une fois de plus ce sont les “sans-dents” européens qui sont les dindons de la farce,la sortie de cette union européenne doit tous nous concerner…finalement Obama et Poutine ne doivent pas si mal s’entendre que cela et doivent beaucoup rire en nous regardant.


  16. Macarel Le 29 avril 2015 à 11h42
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    A propos de mauvaises tête, et nul doute que Varoufakis en est une !

    À Berlin comme à Bruxelles, on devrait se souvenir des années trente, de la politique déflationniste menée en Allemagne par le chancelier Brunig, et par Pierre Laval en France, et du chômage de masse. Une politique qui a ouvert un boulevard à Hitler. Nos élites, aux têtes bien pleines et bien faites, devraient également méditer ce que Mirabeau disait à Louis XVI en 1789 : « Sire, quand on voit où les bonnes têtes ont mené le pays, il ne serait peut être pas inutile d’essayer les mauvaises…» S’il l’avait écouté, Louis XVI aurait peut-être sauvé sa tête.

    Conclusion de l’article suivant de J-M Quatrepoint sur son site

    http://jean-michel-quatrepoint.fr/populiste-vous-avez-dit-populiste/

    C’est plus de Varoufakis qu’il nous faudrait et pas moins, en France il n’y a que des eunuques du sérail bruxellois…


  17. Alae Le 29 avril 2015 à 11h57
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    “il reste au plus tard jusqu’au 30 juin, date d’échéance de l’aide européenne pour trouver un accord.”
    Tiens, encore une date-butoir indépassable. Comme ça fait, en gros, la dixième, ça commence à devenir une vraie berceuse. Et pourtant, la donne est claire : Obama ne veut pas de Grexit. L’UE va donc, de ce fait, continuer à payer de quoi maintenir la Grèce dans l’euro, la Grèce continuera à envoyer Varoufakis ou Tsipras à toutes les “réunions de la dernière chance” qu’on voudra et à ne rien faire ou rembourser du tout. Ça semble le plan pour les années qui viennent, s’il est plus utile à l’UE d’entretenir sa danseuse grecque que de risquer l’implosion.
    La seule chose qui pourrait accélérer le processus dans un sens ou dans l’autre serait l’accession de Podemos au pouvoir en Espagne. Deux danseuses, ça commencerait à faire cher.
    Sur les négos à la sauce Syriza, même Poutine n’a rien compris : Tsipras est allé à Moscou… pour ne rien proposer du tout et même refuser l’offre en or de Gazprom, ce qui rend toute concession de l’UE à la Grèce innécessaire et fait de plus en plus ressembler Tsipras et son équipe à des rigolos ou, en moins méchant, à des politiciens trop jeunes et inexpérimentés pour leur mission. Et c’est un autre Grec qui le dit.
    http://russia-insider.com/en/greece-russia-and-eu-prospects-grexit-loom/6108

    Pour finir, eh oui, les Grecs sont lobotomisés, mais il faut ajouter une question : est-ce qu’on leur fait peur sur les conséquences d’une éventuelle sortie ? On tient très ferme les gens en les effrayant sur le devenir de leur portefeuille. Regardez ce qui s’est passé en Ecosse : les Anglais, tous partis confondus, ont paniqué les Ecossais en menaçant de les sortir manu militari de la livre sterling sans plan b. Conclusion, une majorité a voté le maintien de l’Ecosse dans le Royaume-Uni par pure trouille.
    Le pire esclavage est celui du pognon, même du très peu qui vaut toujours mieux que rien.


    • Léa Le 29 avril 2015 à 13h45
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      Je crois qu’ils ont surtout peur que l’ UE et l’ OTAN leur remette des “colonels” pour quelques dizaines d’années.


      • Léa Le 29 avril 2015 à 17h00
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        Je pense que Syrisia préfère se faire éjecter de l’ UE par l’ Allemagne, afin de ne pas en porter la responsabilité, d’échapper à des sanctions ( aux colonels désignés par l’OTAN ) et ils pourront dire à leurs électeurs pro européens : vous voyez bien que c’est impossible de rester dans l’ UE, sinon on va devoir vous assassiner : on ne le fera pas, mais alors démerdez vous !

        Ils doivent retourner les pro européens contre l’ UE.

        Ca tombe bien l’ UE a du fric à donner à l’ Ukraine, rien pour les grecs, de quoi avoir les boules.

        Je parie que c’est l’ UE qui lâchera, car si Syrisia se retire c’est Aube Dorée qui remportera la mise et eux ne sont pas à la botte de l’ UE ni de l’ OTAN..


        • Léa Le 29 avril 2015 à 17h57
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          Il y a aussi l’ Autriche qui a envie de sortir, la Hongrie pas loin…


    • Melissa Le 29 avril 2015 à 14h23
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      Alae,

      “Le pire esclavage est celui du pognon, même du très peu qui vaut toujours mieux que rien.”

      N’était-ce pas déjà ce que voulait dire Jésus, par “rendez à César ce qui est à César” ?…
      Libérez-vous de ce maître !…,en quelque sorte ?…

      Vous êtes au cœur du problème, Alae…Le grand dilemme de chacun !…
      Je poursuis la partie ?…,je jette mes carte et je la quitte?…j’attends encore un peu en espérant que d’autres jettent leurs cartes avant moi ?…Ok, ça prolonge l’agonie des grecs…,d’accord, la Méditerranée devient la salle d’équarrissage des premiers perdants…Mais d’un autre côté, si je peux me maintenir en ne perdant pas trop à la fois…,j’ai une chance de rafler la mise…Tant que je peux jouer, je n’ai pas perdu…!…

      Connerie !…Le mec qui a sa tronche au dos des cartes et qui à inventé les règles de ce jeux bouffera aussi le vainqueur…
      Il n’y a qu’au casino, qu’on fait sauter la banque !…

      On en parle, si vous voulez…


      • Alae Le 29 avril 2015 à 17h09
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        “Il n’y a qu’au casino, qu’on fait sauter la banque !… “
        Même pas. Au casino, la banque finit toujours par gagner. Elle est conçue pour ça, de même que l’esprit du joueur est conçu pour perdre : soit il gagne, ne sait pas s’arrêter parce qu’il veut plus et finit par tout reperdre, soit il perd et continue dans l’espoir de regagner ce qu’il a perdu, jusqu’à ce qu’il y laisse sa chemise.
        Il n’y a pas d’autre sortie que faire une croix sur ses pertes et se lever de la table avant d’être totalement lessivé… mais cela demande une capacité à se résigner, à accepter l’idée qu’on s’est engagé dans une voie sans issue et qu’on a perdu, bêtement et sans gloire.


  18. reneegate Le 29 avril 2015 à 12h09
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    Tout discours rationnel et sincère sera rejeté unanimement par ces Sapin et consorts. Ce qu’ils attendent de Varouflakis c’est de faire exactement ce qu’ils ont déjà fait :
    1 – obtempérer aux exigences de UE : casser les contraintes sur le marché de l’emploi, augmenter la durée de cotisations pour les retraites, réduire le domaine public,..;
    2 – justifier ces mesures en ignorant leurs conséquences néfastes sur la dette et l’emploi.
    3 – faire l’imbécile et ne pas tenir compte des résultats catastrophiques de ces mesures
    Ce rejet me rassure quant à la sincérité et les motivations de Varouflakis, alors qu’il inquiète l’EU et les médias : “quand Varouflakis va t il se coucher?”.
    C’est tout le processus de sélection qui n’a pas fonctionné. Un Macron a été moulte fois évalué et sélectionné par le “milieu bancaire” par exemple. Macron sait donc reconnaitre ses maitres et obtempérer lorsque nécessaire, Macron sait mentir quant aux objectifs de ses décisions en prétendant qu’elles sont bénéfiques au plus grand nombre alors qu’elles ne servent qu’une oligarchie au pouvoir, etc..;
    Tous les politiques au pouvoir ont été soigneusement sélectionnées ENA, grandes écoles et très souvent le secteur finance. Aucun universitaire pur, aucun issu de la société civile..
    Varouflakis n’a pas eu à subir tous ces pré contrôles, il est nommé par un premier ministre démocratiquement élu et vient de nulle part pour l’Euro groupe (Schlaube a parait il des irruptions cutanées pas très joli, joli).
    N’oublions pas désormais de vérifier d’où vient un homme politique et par qui il a été sélectionné.
    Quant à moi, Varouflakis, je l’embauche.


  19. olivier imbert Le 29 avril 2015 à 12h49
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    tant que la grèce ne s’en prend pas conjointement, à al sortie de l’euro, en y substituant sur une maitrise de sa monnaie nationale une coopération diversifiée avec les brics les plus important dans son commerce extérieur et donc ensuite ds paiements en balance ou réciprocités et à la propriété des armateurs des multinationales, y compris du tourisme, de sièges et domiciliation principale en Grèce et ds assurances ou banques à rendre immédiatement publique, elle ne peut qu’hésiter avec une partie de l’agrégat monétaire fiduciaire de base, et donc se faire squeezer par les nations et groupes multinationaux européens les plus solides en se faisant une réputation de petite folle des derniers venues en europe et sauf répression européenne ou nationale avec les russes récupérant l’ukraine assez vite, de se faire renverser par son aube dorée, en se faisant pièger par le côté légion de volontaire d’extrème droite religieuse et austère militaire comme les turcs dans l’otan-alliance atlantique anti-[(brics orientés anti-iméprialistes au proche orient méditérannéens ) et pro-échanges avec l’amérique latine par les canaux].


    • Chris Le 29 avril 2015 à 21h02
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      @Olivier Imbert Votre intervention serait tellement plus agréable à lire et compréhensible si vous faisiez quelques paragraphes et des phrases plus courtes pour une meilleure lisibilité ! Merci.


  20. wesson Le 29 avril 2015 à 12h52
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    Le retrait de Varoufakis des négociations est à mon sens au contraire une mauvaise nouvelle pour l’Europe.

    Varoufakis a toujours été considéré comme un pro Européen envers et contre tout. Son retrait pourrait en fait signifier que Syriza a constaté l’impossibilité de son maintient dans la zone Euro, et se prépare à un départ.

    Il en va de même pour l’Eurogroupe dont certains membres en ont marre de devoir à chaque fois parler de la Grèce (car le problème ne datait évidemment pas de Syriza).

    Je pense que l’on se dirige vers une sortie plus ou moins ordonnée.


  21. Balthazar Le 29 avril 2015 à 13h28
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    Les conseils de réformes à faire pour redresser le pays, venant de M. sapin, c’est d’un croustillant !
    A faire suivre à Michel S., ministre français qui explique qu’il n’a pas de conseils à recevoir de Bruxelles ou de son homologue allemand.


  22. Alae Le 29 avril 2015 à 14h02
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    Et ce qui devait arriver arriva… en Espagne, Podemos s’effondre dans les sondages.
    http://www.huffingtonpost.es/2015/04/27/encuesta-electoral-abril-2015-observatorio_n_7135330.html


  23. Grégoire Le 29 avril 2015 à 14h26
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    “La Bourse de Paris a même terminé au plus haut depuis janvier 2008, avec un gain de 1,3 % à 5.268,91 points.” Les bourses européennes gonflent la bulle spéculative toxique depuis que la BCE a annoncé que la planche a billet allait fabriquer plus de 1000 milliards d’euros… Rien a voir avec la Grèce donc qui doit sortir de l’UE et de l’euro si ce pays veut redevenir une démocratie. L’Islande à montré l’exemple pourquoi pa


  24. Macarel Le 29 avril 2015 à 14h48
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    En France ça ira mieux quand les “socialistes” auront liquidé le modèle social français.

    Macron à la BBC…

    https://www.dailymotion.com/video/x2kgj5j_emmanuel-macron-les-reformes-et-le-thatcherisme_news?start=7

    C’est vrai que dans le contexte de mondialisation financière actuelle, l’on ne peut plus se “payer” le luxe d’une protection sociale, c’est bien elle qui nous empêche d’être compétitifs, qui empêche le site France d’être attractif pour les investisseurs (les fonds vautours internationaux).
    Donc, une bonne dose de thatchérisme de “gauche” ne peut que nous faire du bien.
    Après, il n’y aura plus de chômeurs, car c’est bien le droit du travail qui nous plombe dans la compétition mondiale.
    Comme l’a dit Schaüble la France doit être réformée de force, il en rêve : Hollande, Macron, et Valls le font. pour notre bien, évidemment.
    Plus besoin d’invasion par les Ardennes, pour que la classe dirigeante française collabore.
    Nous, l’on a des élites aux têtes bien faites et bien pleines, pas des fortes, des mauvaises têtes, comme ce grec de Varoufakis.


    • georges glise Le 29 avril 2015 à 19h29
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      marre de toutes ces conneries, nous attendions de hollande, comme les grecs l’attendent de tsipras, un approfondissement, et non une démolition, du welfare state. ce n’est pas impossible, il suffit de le vouloir et de tenir bon, le roseau dit au chêne: je plie mais ne romps pas.à quoi sert l’état s’il est incapable de protéger les plus démunis. s’il en est incapable, il faut le démolir. la révolte des pauvres, des gueux, des “sans dents” est toujours possible, ce pourrait être un nouveau djihad.


  25. BA Le 29 avril 2015 à 14h58
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    Les banques privées grecques sont en faillite.

    Mercredi 29 avril 2015 :

    La chute libre des dépôts bancaires grecs :

    Janvier 2014 : dans les banques privées grecques, les dépôts étaient de 161 milliards d’euros.

    Novembre 2014 : les dépôts étaient de 164,3 milliards d’euros.

    Décembre 2014 : les dépôts étaient de 160,3 milliards d’euros.

    Janvier 2015 : les dépôts étaient de 148 milliards d’euros.

    Février 2015 : les dépôts étaient de 140,5 milliards d’euros.

    Mars 2015 : les dépôts étaient de 138,55 milliards d’euros.

    La Banque centrale européenne (BCE) a encore relevé mercredi, d’1,4 milliard d’euros, le plafond de son financement d’urgence (ELA) des banques grecques, qui passe ainsi à 76,9 milliards d’euros, a-t-on appris de source bancaire grecque.

    Fin mars, les dépôts privés se montaient à 138,55 milliards d’euros dans les banques grecques, au plus bas depuis février 2005.

    Et selon les premiers chiffres connus pour avril, la tendance au retrait des capitaux a repris de plus belle ce mois-ci.

    http://www.romandie.com/news/Grece–la-BCE-releve-dencore-14-milliard-deuros-le-plafond-de-lELA/588825.rom


    • Chris Le 29 avril 2015 à 15h54
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      Avec une régression du PIB de 25% en 6 ans, des taux usuriers à presque 8% et 40% de la population active en chômage, vous voudriez que le taux des dépôts augmentent ?


  26. L jolivet Le 29 avril 2015 à 15h19
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    Tsipras s’est couché
    Varoufákis s’est couché, fellow à l’université de Cambridge, a étudié en Angleterre
    Euclide Tsakalotos se couchera, a étudié l’économie, la politique et la philosophie à l’Université d’Oxford et de Sussex

    TOUS des anglo-americanophiles ….chercher l’erreur

    Pauvre peuple grec !

    Faites fonctionner votre cerveau !


    • téléphobe Le 30 avril 2015 à 12h34
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      En quelques phrases vous avez résumé la situation pour la Grèce.
      Chez nous les “Charlie” se font macroniser ;o)


  27. Amy Le 29 avril 2015 à 16h19
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    Je pensais que tout s’écroulait le 24 avril?


  28. Xuméi Le 29 avril 2015 à 17h31
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    Ce constat pertinent a été déjà exprimé dans des blogs, pas assez entendu je pense, mais si bien exprimé ici et si bien complété par le deuxième commentaire ci-dessous, (à propos de la déstructuration l’état social en cour en Europe qui doit s’accélérer, en fait)

    «Si on explique les positions du gouvernement Grec … on est très très facilement considéré comme quelqu’un qui prend parti. Il y a une grande partie de la presse qui ne va pas chercher au fond ce qui se passe actuellement en Grèce et qui ne dépasse pas les communiqués qui sont donnés par les différents bureaux de presse à Bruxelles. … On veut sortir de l’austérité mais pas avec les mesures d’austérité que vous nous imposez : on ne veut pas baisser les salaires, on ne veut pas augmenter la TVA, on ne veut pas autoriser les licenciements groupés. Ce sont les lignes rouges que le gouvernement s’est posé. Et si le gouvernement doit revenir sur ces lignes rouges, ce n’est pas impossible il demandera alors à nouveau que le peuple Grec se reprononce soit par des élections anticipés soit par un référendum. Et il y a très très peu de journalistes qui creuse dans ce sens là, c’est tellement plus facile, plus simple de dire que les Grecs … »

    « Il n’a jamais été question de ne pas payer. Il a été question de trouver différemment l’argent et ça on ne veut pas l’entendre. Elle est là la différence. La différence c’est que le gouvernement Grec a décidé parce qu’il a été élu sur un programme anti-austérité de ne pas baisser à nouveaux les salaires et les retraites mais il a dit qu’il allait trouver l’argent en livrant une réelle réforme fiscale de la justice et de l’administration et en menant une réelle bataille contre la fraude fiscale ce qui n’a pas été fait par les gouvernements précédents. Il est très étonnant que l’Euro groupe et les ministres concernés n’ont pas relevé que le gouvernement précédent et toutes les équipes précédentes d’ailleurs n’ont pas fait une vraie réforme fiscale. Hier a été mis en prison pour la première fois … plus grand magna de la presse … et relâché sous la promesse qu’il allait enfin payer les amendes (de plusieurs millions d’euro). Ce n’est qu’un début. La vraie bataille elle est là.

    Ce n’est pas de ne pas payer les créanciers, c’est deux choses, c’est d’ indexer le remboursement de la dette envers les créanciers sur la croissance du pays ce qui ferait que les créanciers seraient intéressés par une vrai croissance du pays et d’autre part il faut trouver l’argent là où il est chez les fraudeurs et pas comme on le fait maintenant depuis cinq ans, en réduisant les salaires et les retraites et en déstructurant l’état social . Mais ça on ne veut pas l’entendre. C’est plus facile de dire les Grec vont être obligés de payer, donc ils vont être obligés de revenir sur leurs promesses électorales. » Angélique Kourounis à Athènes.
    http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=1084577

    « Un jour dans le monde » par Nicolas Demorand, l’émission du jeudi 23 avril 2015 à 18h10
    Y-a t-il la gentille Grèce, et la méchante, l’irresponsable ? Y-a-t-il des gagnants, et des perdants ? Les journalistes parlent-ils de la Grèce selon la position politique de leur pays ? Quelle Grèce les médias donnent-ils à voir, et finalement, est-il possible de savoir où en est, véritablement, la Grèce ?
    http://www.franceinter.fr/emission-un-jour-dans-le-monde-comment-informer-sur-la-grece


  29. Xuméi Le 29 avril 2015 à 17h32
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    Lu : « Sous des dehors de recherche d’accords, la Grèce est acculée à se débrouiller seule – sans l’aide de l’Europe. Malgré ses efforts pour repousser l’échéance, elle est obligée de se lancer dans la sortie de l’Europe.
    Après un temps de quelques mois difficiles, elle sera plus heureuse qu’aujourd’hui. Attendre ne sert à rien qu’à engraisser ceux qui la traquent et faire souffrir plus longtemps le Peuple Grec. Est-ce raisonnable ?
    La Grèce va sortie de l’euro et ce sera sa libération du joug de l’Europe monétaire qui n’a rien à voir avec l’Europe des Peuples. Qu’elle se hâte ! » Clefsdufutur-Actualités-27.04.2015-


  30. Maria A. Le 29 avril 2015 à 23h36
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    Un élu de Syriza Lapavitsas décrit bien dans son article du site The press project http://www.thepressproject.gr/article/76248/Lapabitsas-Ti-egine—Ti-na-ginei décrit bien quelle pourrait être la source de ces rumeurs décrites dans l’article de Les échos.
    “Ce dernier temps il y a beaucoup d’interprètes du vote du people grec aux récentes élections. La Troika de l’intérieur [Nouvelle démocratie, PASOK, POTAMI] nous bombarde systématiquement avec l’avis que le peuple n’a pas voté car il voulait la rupture, qu’il veut un compromis et surtout qu’il veut rester dans l’euro etc. Je me permets, de mon côté d’interpréter le résultat électoral. Il est absolument certain que le peuple n’a pas voté pour retourner au mémorandum, à la soumission inconditionnelle aux préteurs et pour être dominé par la Troika de l’intérieur.


  31. Patrick Luder Le 30 avril 2015 à 05h35
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    La Grèce ne peut pas se coucher, ce n’est pas dans sa nature. La position de la Grèce est autant bien trop faible que bien trop fort, avoir autant de dettes peut devenir un argument de masse.


  32. Macarel Le 30 avril 2015 à 08h51
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    Pour Mars 2015, la planète est plutôt en surchauffe aussi, voir cette carte de la NOAA

    https://www.ncdc.noaa.gov/sotc/service/global/map-percentile-mntp/201503.gif


  33. Louise Le 30 avril 2015 à 09h56
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    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-comment-alexis-tsipras-tente-de-contourner-les-blocages-des-creanciers-472947.html

    Intéressant article de R. Godin. Contrairement aux Echos il n’attend pas avec jubilation la “capitulation” de la Grèce.


  34. Catherine Balogh Le 30 avril 2015 à 17h38
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    Ils sont presque pervers:comment voulez-vous qu’un gouvernement reprenne la barre en si peu de temps?
    Il devrait exister un moratoire pour tout gouvernement afin qu’il prenne ses dispositions pour gouverner.

    C’est quoi cette exigence, ce couteau sous la gorge qu’on met à la Grèce?

    Enfin, revenons à l’exigence abjecte de l’UE, celle qui s’est permis d’obliger les Grecs à licencier plus de la moitié du personnel de santé;Une honte!!!comme si on choisissait la maladie.

    Honte sur ces gens pour qui la dignité n’a plus de sens.

    J’espère que la Grèce travaille en silence avec d’autres partenaires, aujourd’hui, vu la folie des atlantistes, il est bon de se rapprocher d’un puissant protecteur et la Grèce sait qu’elle ne peut pas compter sur l’Occident qui…….. la pousse dans les bras de l’Orient.
    Décidément, on voit bien que les échecs ne font pas partie de la culture anglo-saxonne.
    🙂


    • Carabistouille Le 30 avril 2015 à 21h52
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      Pourquoi “presque”? Ils le sont carrément.


  35. 1Direct Le 01 mai 2015 à 13h50
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    En résumé, d’après les sondages, les Grecques veulent tout et son contraire. Le beurre et l’argent du beurre.
    Refuser de se soumettre aux dictâtes et rester dans l’Euro, l’OTAN etc. sont des demandes incompatibles.
    Les Grecs vont/devraient faire un choix.
    Tsipras ne peut respecter les deux. C’est impossible.
    En l’état, sauf positionnement de la population sur l’un ou l’autre des choix, ce gouvernement est sûr de perdre à coup sûr quelque soit le résultat.
    S’il plie devant la troïka il renonce de fait à son programme et reprend les réformes. Les Grecs ne seront pas contents.
    S’il résiste, la Grèce finira de facto hors de l’Euro voire de l’OTAN. Là encore, les Grecs ne seront pas contents car ce n’est pas dans le programme ni se qu’ils veulent.

    Donc c’est perdu d’avance !
    A moins que, après explication à la population, il y ait un référendum mettant les grecs devant leurs responsabilités et donc sur l’obligation de choisir entre les deux solutions.

    P.S.:
    Décidément ils me paraissent bien proche des français ces grecs 😉 🙂
    Les efforts? pour les autres.
    Les assistés? Toujours et encore les autres. Pour moi c’est un acquis, un avantage social légitime.
    (un exemple: les 1ers assistés de France sont les entreprises mais … chuuuut!
    A tel point que tous les salaries devraient être payés par l’état et délégués gratuitement dans les entreprise. On va y arriver)


    • reneegate Le 01 mai 2015 à 15h44
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      L’assistanat comme l’état providence c’est très souvent ceux qui n’en ont pas besoin qui en parlent. Ceux qui en ont besoin savent que ce ne sont que chimères. Essayez d’obtenir le RSA lorsque vous partagez votre location..
      Le seul état providence c’est pour les patrons (40 milliards) et les politiques qui servent les patrons et de cela les Grecs n’en veulent plus. Les “Français” comme vous, continuent de rêver.


      • 1Direct Le 04 mai 2015 à 18h37
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        OUPS !!
        Je me suis certainement mal exprimé. J’en suis désolé.
        Ma comparaison était du au fait que les grecs veulent à la fois et en même temps rester dans l’U.E./Euro et ne pas (ne plus) se soumettre aux réformes dictées, ordonnées, par la troïka.
        Cela est impossible à tenir pour Tsipras car l’U.E. en est venue à en faire d’une part une question de principe (donc plus aucune logique) et d’autre, si elle cède -l’U.E.-, ont une peur certaine de la contagion des mêmes refus de la part des autres pays. Principalement les pays du PIIGS (Portugal, Ireland, Italy, Greece and Spain).

        A l’instar des français qui crient à l’assistanat lorsqu’il s’agit des autres alors que pour eux …
        Ces mêmes français qui disent qu’il y a trop d’impôts (vrai ou faux n’est pas le débat ici) mais dés qu’il s’agit de faire des “économies” sur un poste budgétaire qui les concerne ils crient tous “au scandale … touchez pas mon “budget” ”
        Là aussi il faut savoir ce que l’on veut, faire des économies ou garder ses “avantages” (merci de noter les guillemets).

        D’où mon PS
        …/… Les efforts? pour les autres.
        Les assistés? Toujours et encore les autres. Pour moi c’est un acquis, un avantage social légitime.
        (un exemple: les 1ers assistés de France sont les entreprises mais … chuuuut!
        A tel point que tous les salaries devraient être payés par l’état et délégués gratuitement dans les entreprise. On va y arriver)
        …/…

        J’espère avoir été plus claire et vous avoir montré, qu’à priori, nous ne sommes pas en désaccord.


        • reneegate Le 04 mai 2015 à 19h58
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          Je l’avais senti je vous l’assure, mais je n’ai pas pu résister de dénoncer les idées reçues sur l’état providence, qui n’est définitivement plus. 3 millions de français sont sans aucune aide et beaucoup rembourseront après leur décès.


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