L’ancien chancelier s’élève contre l’euro-hystérie. Jusqu’ici, pas un seul euro n’aurait été versé par l’Allemagne à la Grèce. Au lieu de se mobiliser contre Athènes, les politiciens feraient mieux de brider les marchés financiers.

L’ancien chancelier Helmut Schmidt s’élève contre l’hystérie dans le débat sur l’euro. (photographie : DAPD)
Cher monsieur Schmidt, depuis des mois les médias n’arrêtent pas de parler des turbulences sur les marchés financiers. Mais malgré tout ce que le public peut entendre ou lire, il reste un point où il demeure ignorant : une faillite de la Grèce serait-elle vraiment un désastre pour l’Union européenne ou non ? Pouvez-vous nous éclairer sur ce point ?

Helmut Schmidt : On peut avoir une idée de l’importance économique de l’état grec et de son économie nationale si l’on garde bien à l’esprit que son PIB représente environ 2,5% du PIB de l’Union européenne…

… le pays a approximativement la puissance économique de la Hesse.

Si cet état devenait temporairement insolvable, ce serait un grand malheur pour les Grecs et les Européens, mais pas un malheur présentant un péril existentiel. Cela vaut autant pour les conséquences économiques que politiques d’une telle banqueroute. Les conséquences politiques pourraient même être plus importantes, car cela pourrait donner l’impression que la solidarité européenne est bien plus mal en point qu’on ne l’imaginait ces dernières années. La confiance en la communauté des 27 continuerait à s’amenuiser. Ce coût politique serait trop élevé. C’est pourquoi les états de l’Union européenne doivent aider la Grèce.

Mais le coût politique ne serait-il pas au moins aussi élevé pour tous les gouvernements impliqués s’ils doivent encore et toujours expliquer à leurs citoyens que la Grèce est un puits sans fond ? Après tout, c’est un des devoirs prioritaires des hommes politiques de parer au danger menaçant leur propre pays !

Les Grecs sont la plus vieille nation civilisée d’Europe. Aujourd’hui ils ont besoin d’un plan d’assainissement total qui ne se réduise pas aux seules aides financières. Ce plan n’existe pas encore, il doit encore être élaboré. Par ailleurs, ce serait une erreur grossière que mettre les intérêts nationaux sur un plateau de la balance et ceux de l’Union sur l’autre car les intérêts de l’Union sont en même temps les intérêts nationaux des Allemands, comme certainement ceux des Français, des Néerlandais, des Polonais et de beaucoup d’autres nations européennes.

Mais que faire si les Grecs ne font pas leur devoir ?

Les admonestations, les leçons et les conseils condescendants donnés par d’autres membres de l’Union européenne ont causé une dépression économique en Grèce. C’est pourquoi j’hésite à reprocher aux Grecs le peu d’économies auxquelles ils ont procédé, reproche que d’autres n’hésitent pas à leur faire. Car toute cette épargne forcenée est une des causes de la dépression. Il est en tout cas certain, quelle que soit la façon dont les choses évoluent, que les Grecs vont au devant d’années difficiles.

Ne peut-on pas dire : c’est de votre propre faute ?

Voyez-vous, j’aimerais comparer cela avec la situation de l’Allemagne après la seconde guerre mondiale. Naturellement, les Américains ou les Français auraient pu dire alors : les Allemands sont seuls responsables, laissons-les donc pourrir dans leur situation misérable ! Ils ne l’ont pourtant pas fait. Au lieu de cela, les Américains ont lancé le plan Marshall et les Français nous ont tendu la main en 1950 avec le plan Schuman. Comparé à la situation de l’Allemagne à l’époque et de l’aide qu’étaient prêts à lui fournir d’autres pays qui quelques années auparavant étaient encore en guerre contre elle, le problème grec est une broutille. Que le diable emporte les chefs des gouvernements européens s’ils n’arrivent pas à sauver la Grèce !

Seriez-vous prêt pour cela à une augmentation de la dette de l’Allemagne ?

Je ne pense pas que l’on puisse sauver la Grèce uniquement par des versements. Et d’ailleurs il faut le dire clairement : jusqu’à présent, pas un seul euro des contribuables allemands n’a été viré à la Grèce.

Il y a eu des promesses de garanties.

On s’excite à propos de ce qui pourrait survenir dans l’avenir ; jusqu’à maintenant rien n’a encore été versé. Oui, il s’agit de garanties. Et comme toute quantité monétaire, elles perdront de leur valeur au fil du temps.

Malgré tout il reste une charge très considérable.

Oui, c’est vrai, mais des charges considérables ont aussi existé par le passé. Après tout, l’Allemagne a encore effectué en 2010 les derniers paiements découlant de la convention de Londres de 1952 et les dettes allemandes d’alors remontaient à l’entre-deux-guerres !

Ce dont plus personne ne se souvient.

Mais c’est la réalité.

Partagez-vous la préoccupation de beaucoup d’économistes pour lesquels la dette publique est notre problème fondamental – aussi parce qu’elle incite à la spéculation ?

L’endettement de l’état est un problème parmi d’autres. Mais la liberté d’action sans frein sur les marchés financiers planétaires en est un bien plus vaste.

Mais les spéculateurs ne peuvent faire jouer leur levier que lorsqu’un état s’expose à cause du montant élevé de sa dette.

En 2008, Lehman Brothers a dû déposer son bilan. À ce moment-là, il ne s’agissait pas le moins du monde de dette publique, mais d’un grand nombre d’instituts financiers qui les uns après les autres ont dû être sauvés par leurs états. Les marchés financiers fourmillent d’idiots intelligents, mais borgnes. Celui de leurs yeux qui devrait avoir le bien public en vue est aveugle et de l’autre ils lorgnent leur propre bonification. Ils n’ont pas le sens des responsabilités, et donc il faut les soumettre à une surveillance beaucoup plus stricte. Voilà mon opinion depuis deux décennies et demie.

Mais une surveillance plus stricte des marchés financiers ne résout pas le problème de l’endettement de l’état.

C’est vrai. Mais une régulation stricte résout le problème des réactions psychotiques sur les marchés financiers mondiaux qui comprennent des dizaines de milliers d’agioteurs de devises et de titres. De fait, les comités directeurs des banques ne savent souvent même pas ce que leurs courtiers sont justement en train de faire.

Vous croyez vraiment que l’on puisse brider les marchés financiers ?

On peut les brider. Mais pour cela il faut une volonté ferme, tout au moins une volonté ferme de ces gouvernements qui se sont associés pour la monnaie commune européenne.

Percevez-vous une telle volonté ?

A l’heure actuelle, non, hélas. Mais il n’est pas inimaginable qu’elle voie le jour. Et il serait bon qu’elle voie le jour.

En ce moment, nombre d’Allemands craignent pour leur épargne. Pouvez-vous comprendre cela ?

S’il y a des Allemands qui le craignent, c’est qu’on leur a fait peur. Par exemple par les gros titres du Spiegel ou du journal Bild. Le journalisme allemand n’a pas changé, hélas. Il est vrai que la crise bancaire de l’année 2008 a été commentée avec une retenue raisonnable. Mais c’est le passé. Maintenant, tous misent sur la peur – même dans la Süddeutsche Zeitung j’ai lu que nous serions confrontés à une crise de l’euro. Mais ce n’est pas vrai. Nous sommes confrontés à une crise des institutions européennes.

Pour vous, craindre une réforme monétaire serait donc avoir la berlue ?

Ce sont vraiment des balivernes.

A part l’euro, vous avez vécu deux de ces réformes, l’introduction du rentenmark en 1923 et l’introduction du deutsche mark en 1948.

Dans les deux cas, une inflation mirobolante a précédé ces réformes et l’endettement de l’état allemand était devenu astronomique. Nous n’avons aujourd’hui ni l’un ni l’autre. Ce n’est pas l’Allemagne qui est surendettée, ni la France, ni même l’Union européenne dans son ensemble, mais c’est la Grèce, somme toute assez petite. Peut-être aussi le Portugal plus petit encore.

L’Italie, quand même plus grande, a aussi une dette imposante.

Quand on parle de dette, il faut toujours regarder qui sont les créanciers. Dans le cas de la Grèce, il y a beaucoup de créanciers étrangers. La Société Générale, la Hypo Real Estate à Munich, ce sont probablement les plus grands des créanciers concernés. Pour ce qui est de l’Italie, il s’agit essentiellement de banques nationales, c’est une autre paire de manches. À cause de cela, on ne peut pas comparer la dette italienne avec la dette grecque. Il faut également avouer que le gouvernement italien n’est certainement pas meilleur que le grec.

Les réformes monétaires dans les années 20 et 40 furent précédées dans les deux cas par une guerre mondiale.

Oui, mais les Allemands auraient eu besoin d’une réforme monétaire même s’ils avaient gagné la guerre. Il faut dire aussi que la deuxième réforme monétaire allemande, l’introduction du deutsche mark, n’était pas une invention d’Allemands, mais essentiellement d’Américains. Elle s’est révélé une aubaine, parce qu’elle s’accompagnait des bienfaits du plan Marshall. Sans ce plan, la réforme aurait pris un tournant moins heureux. Les prix auraient regrimpé tout de suite. Mais puisque les bananes et les oranges arrivaient au pays et puisqu’on pouvait acheter quelque chose qui n’existait pas avant avec la nouvelle monnaie, la réforme est rapidement devenue un succès.

Mais pour la Grèce, elle serait au contraire une catastrophe ?

La Grèce n’a pas besoin d’oranges et de bananes, la Grèce a besoin d’investissements ! Il faut qu’il y ait des entrepreneurs qui prennent le risque d’investir dans le pays. Ils ne le feront que lorsqu’il y aura une politique économique fiable en Grèce. Si j’exige un plan Marshall pour la Grèce, je ne pense pas à l’argent, mais à des projets concrets.

Aviez-vous un attachement sentimental au deutsche mark ?

Non, et plus particulièrement aucun attachement sentimental à la Bundesbank. Il m’a parfois déplu qu’elle ait trop peu pris en compte sa responsabilité envers le développement de l’économie dans son ensemble, à la différence de la Banque centrale américaine. La plupart du temps, la Bundesbank ne se sentait responsable que de la stabilité du pouvoir d’achat du deutsche mark, mais non pas par exemple de la lutte contre le chômage.

Mais beaucoup de citoyens prisaient le deutsche mark.

C’est vrai pour les Ossi [NdT : les anciens citoyens de la RDA]. Les citoyens ouest-allemands n’ont découvert leur estime pour leur monnaie qu’au cours des années 90. Avant, le deutsche mark n’était pas l’objet d’un attachement émotionnel, cela allait sans dire. C’était seulement lorsqu’on raconta aux gens que l’euro était un teuro [NdT : une monnaie inflationniste, traduisible par “chéro”] qu’ils commencèrent à y réfléchir. Dès ce moment-là, quelques-uns se prenaient soudainement d’amour pour le deutsche mark. Beaucoup de ménagères croyaient que tous les prix allaient grimper. C’est vrai qu’une série de produits alimentaires sont devenus plus chers. Mais en somme, pendant les dix années après l’introduction de l’euro, le taux d’inflation était inférieur à celui du deutsche mark durant ses dix dernières années. Les ménagères avaient tort. De fait, Jean-Claude Trichet et la Banque Centrale Européenne ont maintenu l’euro plus stable à l’intérieur et à l’extérieur que n’avaient fait les Américains avec leur dollar ou les Chinois avec leur yuan.

Vous semblez très serein – mais des pays de l’UE sont menacés de faillite et des économistes sérieux mettent en garde contre une récession mondiale !

Oui, il n’est pas dans ma nature d’avoir peur.

Croyez-vous qu’il y aura une récession mondiale ?

Non. Je crois possible une récession mondiale, mais je la crois aussi évitable.

Comment l’éviter ?

Par exemple par un comportement raisonnable des institutions de l’Union européenne. Et par un retour du Parti républicain des États-Unis d’Amérique à la raison économique. Je m’attends à ce que, dans deux années au plus, les Républicains abandonnent leur attitude actuelle. Et une récession mondiale n’est alors pas inévitable.

On pourrait d’ailleurs assister non seulement à une récession mondiale, mais même à une dépression mondiale, si par exemple les gouvernements de quelques grands états commettaient d’importantes sottises. Je ne saurais totalement exclure une telle chose.

Ce n’est pas précisément quelque chose dont on peut se réjouir.

Il faut l’avoir dans ses arrière-pensées, en tant que possibilité très préoccupante mais assez éloignée.

M. Schmidt, vous m’avez une fois révélé que vous aviez placé une toute petite partie de votre patrimoine en actions. En avez-vous vendu pendant cette crise ?

Non, je ne me suis jamais préoccupé de ce que l’on achète ou ce que l’on vend.

Vous avez donc confiance en votre banque ?

Modérément. Mais j’ai confiance en cet homme à la banque. C’est une différence essentielle.

Source : Handelsblatt, le 11/10/2011

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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41 réponses à Que le diable les emporte s’ils ne sauvent pas la Grèce, par Helmut Schmidt

Commentaires recommandés

Pic et Puce Le 15 juillet 2015 à 01h45

C’est curieux que l’on oublie souvent d’évoquer le rôle des spéculateurs anglo-saxons, du rôle de la banque Goldman Sachs connue pour parier contre ses clients… et c’est ce qui est arrivé contre la Grèce, avec la complicité évidente de ses élites qui ont ensuite planqué leur argent principalement en… Allemagne… Tout le problème c’est que l’on a mélangé l’argent produit par le TRAVAIL et celui produit par la SPECULATION-CASINO et que l’on a demandé ensuite aux travailleurs de payer les dettes des spéculateurs lorsqu’ils perdaient… mais n’ont jamais partagé leurs énormes gains… Il est grand temps de séparer les banques de dépôt des banques de casino… Et cette belle m…. nous la devons à Clinton… trop occupé à se désembourber de l’affaire Lewinski… une agente des milieux financiers…

  1. Pic et Puce Le 15 juillet 2015 à 01h45
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    C’est curieux que l’on oublie souvent d’évoquer le rôle des spéculateurs anglo-saxons, du rôle de la banque Goldman Sachs connue pour parier contre ses clients… et c’est ce qui est arrivé contre la Grèce, avec la complicité évidente de ses élites qui ont ensuite planqué leur argent principalement en… Allemagne… Tout le problème c’est que l’on a mélangé l’argent produit par le TRAVAIL et celui produit par la SPECULATION-CASINO et que l’on a demandé ensuite aux travailleurs de payer les dettes des spéculateurs lorsqu’ils perdaient… mais n’ont jamais partagé leurs énormes gains… Il est grand temps de séparer les banques de dépôt des banques de casino… Et cette belle m…. nous la devons à Clinton… trop occupé à se désembourber de l’affaire Lewinski… une agente des milieux financiers…


    • Dizalch Le 15 juillet 2015 à 06h13
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      Effectivement l’abolition du Glass-Steagall Act par Clinton en 1999 (https://fr.wikipedia.org/wiki/Glass-Steagall_Act) est une des pierres angulaires du fondement de la déviance des banques d’investissement & co. de ces dernières années.
      Mais, ce n’est pas le seul point… la base étant juste la “monnaie fiduciaire” (fiat) créée de toute pièce par les banques, à des fins de spéculations et de prêts pour endettement, pourquoi? car ils peuvent imprimer sans limite et contre partie “réelle”, virtuellement cela n’a pas de limite tant que les bulles spéculatives n’ont pas explosées… Et cela à essentiellement deux avantages, cela leur permet de bénéficier de cash à volonté d’une part, et d’autre part, par l’endettement qu’ils créés, il asservent le débiteur (états, personnes privées, etc.).
      A cela s’ajoute le fait que ces mêmes banques privées, qui ont tout fait pour abolir le Glass-steagall Act et s’approprier la création de monnaie à des fins spéculatives, sont les seuls dans les faits, à bénéficier de la protection des États!… En effet, lors de grands krachs boursiers (2008, etc.) ce sont les seules à se voir “totalement effacer leurs dettes”… alors que les particuliers non… y compris dans les pays dits “capitalistes de droite”, comme aux USA, UK, etc., ce sont elles qui bénéficie du “socialisme” paradoxalement! car, via leur système de pression sur les états, où elles leur font peur en disant “sauvez nous, ou c’est la fin du système pour tout le monde = ruine”, les dociles petits politiques qui ont étés formatés par les lobbys bancaires, se portent à leur secours sans sourcilier, effaçant totalement leurs pertes et les renflouant… en revanche, les citoyens “restent redevables de leurs dettes” (prêts des maisons, auto, etc.)…
      Elle est pas belle la vie dans leur système?…
      D’où la volonté de beaucoup d’économistes de formation “classique”, d’en finir avec ce système pervers…
      Mais il faut alors faire face, et c’est le dernier point de mon post, à l’autre courant de pensée majoritaire en ce moment, car sciemment enseigné partout à travers le monde et promu chez les élites, politiques, etc. par les “lobbys des créanciers”. Ce courant étant le “néo-libéralisme” (ou la financiarisation à outrance, maximiser les profits coûte que coûte), en total opposition avec le capitalisme “classique”, nécessaire il va de soit, et qui tient compte de son environnement (l’homme, les ressources naturelles, etc. etc.);
      Bref c’est pas gagné, car la majorité de nos “élites bien pensantes” sont convertis au système néo-libérale, et ce, partout à travers le monde…
      On en voit d’ailleurs parfaitement le cas sur la Grèce actuellement…


    • Frantz Le 16 juillet 2015 à 13h15
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      On attaque l’Allemagne avec raison mais les vrais coupables cyniques sont les banques (Goldman-Sachs) qu’il faut dénoncer avec vigueur.


  2. Greco Le 15 juillet 2015 à 01h56
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    Mais M. Schmidt , on veut pas simplement que vous melez à nos affaires. Ni vous, ni Merkel, ni personne. C’est simple.
    “Mais que faire si les Grecs ne font pas leur devoir ?” ca c’est une question d’un journaliste? Vous imaginez un journaliste Russe poser une question comme ca a Poutine????? La presse europeenne est devenu totalitaire, si homogene (lisez Figaro/Monde/Liberation, et vous trouvez les memes questions et reponses!).
    Des nouvelles de Grèce:Ce soir Tsipras a parlé la TV grecque(ERT) ou il a dit que “d’abord demain il faut voter les lois nécessaires pour l’accord et après si je perd la majorité, je passe aux élections. » .
    Envirron 15-25 deputes (dont quelques ministres et toute la platforme gauche), en plus Varoufakis tard soir a annoncé qu’il ne vote pas un nouveau traité de Versailles. Ca risque d’être chaud pour Tsipras étant donné que les meilleures éléments de Syriza , sont contre le l’accord ( et de dizaines de OM -organisation de base- de Syriza votent contre cette capitulation , cad la base du parti) !
    Demain grève dans tous les mairies, l’administration, les transports communs le matin, les pharmaciens, etc.
    Et manif le soir, au moment du vote du parlement. Mais je ne fait pas des illusions, à la mi-juillet, sous la chaleur écrasante, Athènes est a moitie vide.
    Par contre Varoufakis http://blogs.mediapart.fr/blog/monica-m/140715/yanis-varoufakis-sur-leurogroupe-et-sur-sa-demission explique assez bien que ce qu’il est passé.
    Et le remarquable discours de Zoi Konstatopoulou http://arretsurinfo.ch/zoe-konstantopoulou-jamais-je-ne-pourrai-voter-et-legitimer-le-contenu-de-laccord/ qui est la présidente du parlement et que pour la première fois dans l’histoire c’est Tsipras qui veut la virer (motion de confiance) !


    • Greco Le 15 juillet 2015 à 03h13
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    • Jay SWD Le 15 juillet 2015 à 04h28
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      @Greco,
      Ton avis là dessus:

      http://www.lepoint.fr/monde/accord-avec-la-grece-tsipras-a-signe-pour-eviter-le-desastre-14-07-2015-1944393_24.php

      Il est total à la ramasse et ne sait plus à quel saint ce vouer,ou il cherche à torpiller le vote??
      A moins que les BRICS,actuellement en congrés soient venus aux nouvelles??

      Bon,pour les commentaires débiles de l’article,te formalise pas,c’est juste Le Point,hein!!!


      • Greco Le 15 juillet 2015 à 10h49
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        Oui il est dans une situation pitoyable, il peut gouverner mais avec les votes de la droite/pasok/ potami, alors il est obligé à faire des élections au Septembre! Il est fini!
        Plus important que le 20-30 députés qui vont fuir, c’est que Syriza perd sa base, ceux qui ont vote pour lui, ceux qui ont luté pour Syriza.
        Et aujourd’hui le seul allié de Tsipras face aux manifs qui commencent déjà a Athènes est la météo et la chaleur. L’automne va être très très complique pour lui. Dommage.
        Je ne pense pas que le BRICS ou la Russie vont aider. La Grèce appartient à l’occident, alors ce sont les américains qui décident….malheureusement


    • raloul Le 15 juillet 2015 à 09h55
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      Bonjour!

      Effectivement, quel discours fondamental et magistral de la présidente du parlement grec! Les termes du débat sont posés de façon limpide, ce qui n’est pas évident, vu les circonstances.


    • Louis Robert Le 15 juillet 2015 à 12h08
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      Merci de nous communiquer ces liens, Greco.

      Zoé Konstantopoulou, qui incarne l’âme grecque, sauve aujourd’hui l’honneur de la Grèce et du peuple grec. Son texte émouvant est immortel. Le lisant, on comprend sans équivoque le sens du moment présent qui est, bien simplement et bien sobrement, rien de moins que “! Libertad o muerte!”

      Je suis d’avis que ce texte doit maintenant être affiché partout où l’on trouve encore un être humain.


      • Grognard Le 15 juillet 2015 à 17h29
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        Si le discours de cette dame correspond vraiment à ce qu’elle pense ; alors, elle a les épaules et les tripes pour tenir la barre dans la tempête.


        • Louis Robert Le 16 juillet 2015 à 11h52
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          Elle l’a montré dès son élection à la présidence du parlement hellénique.

          D’autres textes de cette personne de qualité sont disponibles:

          http://cadtm.org/Jamais-je-ne-pourrai-voter-et


  3. jave Le 15 juillet 2015 à 02h17
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    Si la sortie de l’euro est la seule solution pour échapper au protectorat en cas de dérapage budgétaire, alors il n’est plus acceptable que l’euro soit irréversible.


  4. dissy Le 15 juillet 2015 à 02h27
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    Jeffrey Sachs : « Les Etats puissants seront rattrapés par les souffrances qu’ils infligent»

    Pour l’économiste, très critique envers l’accord sur la Grèce, l’Europe «est sur le point de s’effondrer à cause des vanités et du cynisme d’une poignée de banquiers et de politiciens».

    http://www.liberation.fr/monde/2015/07/14/jeffrey-sachs-les-etats-puissants-seront-rattrapes-par-les-souffrances-qu-ils-infligent_1347718

    L’accord pour la Grèce ramène l’austérité sans tuer le Grexit, estiment des économistes.

    http://www.liberation.fr/economie/2015/07/14/l-accord-pour-la-grece-ramene-l-austerite-sans-tuer-le-grexit-estiment-des-economistes_1347845

    je m’excuse de fournir deux liens de Libération,c’est très rare mais ils sont intéressants,encore plus étonnant venant de ce ‘journal’…ça sent le sapin?On retourne sa veste?

    La présidente de la Vouli Zoé Konstantopoulo refuse de présider les débats sur l’adoption en urgence du plan de Bruxelles.

    https://www.facebook.com/ObservatoireSyriza?fref=nf

    La dernière sal…de quatremer:

    https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10153532616631037&set=a.286172756036.141846.739301036&type=1&theater


    • Joanna Le 15 juillet 2015 à 07h01
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      “La présidente de la Vouli Zoé Konstantopoulo refuse de présider les débats sur l’adoption en urgence du plan de Bruxelles”

      c’est tout à son honneur.
      La lucidité et le courage c’est souvent chez les femmes qu’on les trouve, tout en sachant qu’il y en a beaucoup d’autres qui sont passablement horribles, notamment sur ce sujet, pas besoin de les citer.

      Nous on a pu voir celui qui est censé nous diriger aller se vautrer dans le compromis de la chancelière … écoeurant !
      Sarkozy aurait fait pareil sur le fond, sur la forme il aurait tiré la couverture à lui … on connaît.


  5. Caliban Le 15 juillet 2015 à 02h47
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    Helmut et Valéry paraissent bien plus lucides qu’Angela et François.

    Ils n’ont pas de plan de carrière et leur parole est libre… parce qu’elle ne compte pas.

    Je veux dire, leurs propos n’influencent pas les indicateurs boursiers à partir desquels les décisions politiques se prennent. Finalement, ils ne sont peut-être pas plus lucides, juste encore plus insignifiants, si c’est dieu possible.


    • Ils sont grands parce que nous sommes à genoux Le 15 juillet 2015 à 13h11
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      Ils restent que ce sont toujours et encore des fédéralistes et donc destructeurs des Nations.
      C’est eux l’Europe actuelle !
      C’est eux la Constitution européenne repoussée et que Tsarko nous remit avec vaseline.
      Interview de com.
      Bla bla d’ex apparatchiks européens.
      Lui et Giscard ont tué l’esprit européen à la de Gaulle. Celle des Nations. La seule viable.
      Le Général avait fait cependant un 180° quant à son estime envers l’Allemagne.
      Celle-ci devint trop arrogante, comme toujours. C’est dans leurs gênes.
      La réunification n’a fait que fortifié cette arrogance.
      Ach! Si Napoléon avait été prussien, cela aurait tout changé. Es wäre viel besser gewesen.


      • Caliban Le 15 juillet 2015 à 21h37
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        Vous racontez n’importe quoi, mais je suis sûr que vous le savez.

        “C’est dans leur gêne” … donc un allemand qui ne serait pas d’accord avec Merkel serait génétiquement non allemand ?

        Quant à Napoléon, je me dis surtout que si le royaume de France avait attendu 1 an de plus avant d’acheter la Corse, on n’en aurait jamais entendu parlé.


  6. Jay SWD Le 15 juillet 2015 à 04h35
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    Bon,tout ceci est fort intéressant,frappé au coin du bon sens,et qd ds le mème temps on voit passer ça:

    http://www.lepoint.fr/monde/martin-schulz-pe-plaide-pour-un-gouvernement-europeen-14-07-2015-1944378_24.php

    On constate que les allemands partagent avec nous la dégénérescence de leur classe politique!!
    Ce P**** de Schulz ne manque pas d’air,appeler à renverser Tsipras,honorer 3 jrs aprés,de sa présence,les Nazillons Ukies en leur royaume Kievien,puis comme ça,vite fait entre la poire et le fromage,essayer de nous emmancher son fédéralisme! ! ! !


  7. Dizalch Le 15 juillet 2015 à 06h48
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    “Que le diable les emporte s’ils ne sauvent pas la Grèce”, par Helmut Schmidt
    Trop tard M. Schmidt, ils ont déjà tué la démocratie en Grèce… c’est en tout cas ce qui se dit outre atlantique: http://www.zerohedge.com/news/2015-07-14/tsipras-stunner-creditors-said-countries-under-bailout-there-no-point-holding-electi
    “Perhaps it is only fitting that democracy officially dies in the country in which it was born, a country which is about to very clearly demonstrate to the rest of the world that in this day and age, banks have infinitely more power and leverage that “sovereign” nations.
    As for the Greeks: enjoy your now official “second-rate citizen” status as slaves of Brussels bureaucrats even as you liquidate all your most valuable assets, and hand over your gold for the generous honor of being allowed to repay the Troika’s debt.”
    -Traduction:
    “Peut-être faut-il seulement se résoudre à ce que le démocratie soit officiellement morte dans le pays dans lequel elle est née. Un pays qui est sur le point de montrer très clairement au reste du monde que de nos jours, les banques ont infiniment plus de pouvoir et d’influence que les nations “souveraines”.
    Quant aux Grecs : savourez votre désormais officiel statut “de citoyen de deuxième ordre”, statut d’esclaves des bureaucrates de Bruxelles, au moment même où vous liquidez tous vos plus importants actifs de valeur et que vous remettez votre or, pour l’honneur généreux de pouvoir rembourser la dette de la Troïka.”
    ——-
    ça calme…

    http://www.zerohedge.com/news/2015-07-14/varoufakis-greek-deal-coup-turns-greece-vassal-state-and-deals-decisive-blow-europea


  8. Fabrice Le 15 juillet 2015 à 08h11
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    Toujours cette même farce qui voudrait nous faire croire que le politique et la monnaie sont deux choses différentes…c’est bien pratique de ne pas avoir à prendre de décisions économiques, vendre des sornettes et de se faire élire par le neuneu subjugué par tant de courage, d’intelligence et de détermination….gratuite.
    Circulez politiques toujours inutiles et trop souvent corrompus par les lobbys et vos interets électoraux.
    Quelle qu’elle soit, il n’y a que la volonté du peuple qui soit recevable. Toute autre analyse ou position politique relève du charlatanisme, du divinatoire et du sectaire.


  9. Macarel Le 15 juillet 2015 à 08h37
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    Tsipras a signé ce qu’il considère un mauvais accord, il l’a fait car il avait le pistolet sur tempe.

    Il ne croît pas à cet accord, mais il est obligé de l’appliquer.

    Voilà, ce qu’est devenu l’Europe, une association mafieuse, qui pointe le flingue sur les peuples à racketter.


  10. Macarel Le 15 juillet 2015 à 08h53
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    Cette affaire grecque, me fait penser à ces couples qui ne s’entendent plus, qui font chambre à part, mais qui restent ensemble pour les enfants, pire pour la maison.
    Ils donnent l’illusion à l’extérieur que tout va bien, mais derrière les portes en privé ils se font la gueule. Tout le cirque des sommets de la dernière chance, toute cette communication me fait penser à ça.
    Il en va de même pour la “bonne santé du couple franco-allemand”, de la com, de la com.
    Mais un jour, l’illusion cesse et le couple se sépare avec grand fracas. Je pense que c’est ce qui arrivera aux conjoints de la zone euro. Ils restent ensembles pour préserver leur enfant, l’euro, mais comme l’euro aggrave leurs situations respectives, du moins pour les plus faibles, certains conjoints finiront par claquer la porte avec perte et fracas.
    Toute cette com, qui fait d’ailleurs de moins en moins illusion, c’est reculer pour mieux sauter : plus dure sera la chute. Et plus douloureuse sera la séparation, et plus épineuse les conditions de la séparation des biens.
    Toutes les parties auraient intérêt à un démontage en douceur de l’euro, mais pour les raisons évoquées précédemment l’on n’en prend pas le chemin. Donc le démontage se fera dans la précipitation et la douleur.


    • Eric83 Le 15 juillet 2015 à 10h45
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      Je vous propose une autre métaphore, plus brutale, celle de l’immeuble – UE – construit sur des fondations – institutions et euro – totalement inadéquates.

      L’immeuble a été rehaussé d’un étage à chaque fois qu’un nouveau pays a été intégré à l’UE.
      A cause des fondations inadéquates, l’immeuble se fissure de partout et les seuls travaux entrepris – selon les experts de nos institutions – consistent à colmater les fissures. Ce qui est totalement vain.

      L’effondrement de l’immeuble est inéluctable car les fondations ne peuvent être reprises.

      Donc, soit les pays membres déménagent de l’immeuble, avec état des lieux et de façon organisée, soit ils tenteront simplement d’en sortir dans le chaos de l’effondrement.
      Ceux qui habitent aux derniers étages – les pays les plus vulnérables – ont intérêt à préparer rapidement leur déménagement très rapidement…


  11. Sauzon Le 15 juillet 2015 à 09h56
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    J’ai trouvé ce billet très intéressant :

    nous espérions une nuit du 4 août et nous avons eu un nouveau Munich

    http://www.pauljorion.com/blog/2015/07/13/nous-esperions-une-nuit-du-4-aout-et-nous-avons-eu-un-nouveau-munich-par-henri-chesnot/

    avec une conclusion si vraie :

    “« François Hollande s’est hissé au niveau de l’Histoire » a déclaré Manuel Valls.
    (…)

    Si François Hollande s’est « hissé » jusqu’au niveau de l’histoire, cela a été si péniblement qu’il ne l’a atteint qu’en rampant.”


  12. samuel Le 15 juillet 2015 à 10h51
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    ” On pourrait d’ailleurs assister non seulement à une récession mondiale, mais même à une dépression mondiale, si par exemple les gouvernements de quelques grands états commettaient d’importantes sottises. Je ne saurais totalement exclure une telle chose. ” H.Schmidt

    Je me demande à quoi pourrait ressembler une dépression mondiale dans les premiers événements de récession à l’image, si malheureusement les gouvernements se faisaient graduellement dicter leurs conduites par les premières multinationales du néo-libéralisme en vigueur. Pourquoi rien ne filtre dans les discussions ? Pourquoi les citoyens sont tellement laissés à l’écart, comme dernièrement avec le peuple Grec. Serons-nous seulement informés par nos médias, lorsque la signature aura été actée par les élites plus ou moins honnêtes de notre temps, déjà que les privilèges des multinationales ne semblent pas moins nuire à la confiance et à tout le vivant. Si ça se trouve les dernières alternances n’y changent plus grand chose, c’est le progrès qui tue.


  13. Patrick Luder Le 15 juillet 2015 à 10h54
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    Dommage que ce politicien soit à la retraite,
    c’est de telles envergures que l’Europe aurait besoin …


    • Macarel Le 15 juillet 2015 à 11h13
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      C’était une autre génération, rien à voir avec les marionnettes qui président à nos destinées aujourd’hui.


  14. Chris Le 15 juillet 2015 à 11h22
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    “Au lieu de se mobiliser contre Athènes, les politiciens feraient mieux de brider les marchés financiers”
    C’est exactement ce qui ressort de l’interview de Yanis Varoufakis par Harald Schumann à l’automne 2014 : https ://www.youtube.com/watch?v=qNItYoJhgmk


  15. Dany 2 Le 15 juillet 2015 à 11h26
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    ” Après tout, l’Allemagne a encore effectué en 2010 les derniers paiements découlant de la convention de Londres de 1952…”

    http://www.liberation.fr/economie/2006/01/07/le-plan-marshall-encore-au-secours-de-berlin_25709


  16. kopenhague Le 15 juillet 2015 à 11h27
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    Hors sujet , quoi que…saviez vous que Paul Jorion est membre du groupe de réflexion sur l’économie positive, groupe dirigé par Jacques Attali, lequel enthousiaste déclare “que l’Euro est la plus belle trouvaille depuis la roue”


    • samuel Le 15 juillet 2015 à 12h24
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      Autrefois il y avait le supplice de la roue, on attachait le condamné à une roue chargée de pics acérés et on installait une autre rangée de pics par terre. Ensuite on faisait tourner la roue, et
      le ventre ou le dos de la personne étaient écorchés. Mais aujourd’hui rien de tout cela, il y a le supplice de l’austérité pour les premiers Marchands de l’Europe ou en panne de croissance. En réalité l’Euro n’est pas la plus belle trouvaille depuis l’invention de la roue ou de la meule à broyer, ce n’est qu’une nouvelle forme de dictature, chose que beaucoup d’idéologues ont du mal à reconnaître, mais bon faut voir la première politique étrangère de nos Maîtres à torturer.
      Ils ne peuvent accepter l’échec de leur monde.

      “Cette dette, que ni le peuple ni le gouvernement actuel n’ont ni créé et gonflé, est utilisée depuis cinq ans comme instrument d’asservissement du peuple par des forces qui agissent à l’intérieur de l’Europe dans le cadre d’un totalitarisme économique.

      Au mépris de la morale et du droit, l’Allemagne n’a pas acquitté jusqu’à aujourd’hui ses dettes à la petite Grèce résistante dont l’histoire reconnaît l’attitude héroïque. Des dettes qui dépassent la dette publique grecque et représentent un montant de 340 milliards d’euros selon les calculs modérés de la Commission de la Cour des Comptes qui a été créée par le gouvernement précédent, quand la prétendue dette publique grecque a été chiffrée à 325 milliards d’euros. L’Allemagne a bénéficié du plus grand effacement de dette après la Seconde Guerre Mondiale afin qu’elle se remette sur pied, avec le concours généreux de la Grèce. Or, c’est cette même Allemagne qui a accordé sa protection à des responsables d’entreprises coupables d’actes de corruption avec les précédents gouvernements et leurs partis politiques, comme Siemens, et elle les a protégés en les soustrayant à la justice grecque. Pourtant, l’Allemagne se comporte comme si l’Histoire et le peuple grec avaient des dettes envers elle, comme si elle voulait prendre sa revanche historique pour ses atrocités, en appliquant et en imposant une politique qui constitue un crime non seulement envers le peuple grec, mais aussi un crime contre l’humanité, au sens pénal du terme car il s’agit ici d’une agression systématique et de grande envergure a contre une population avec l’objectif bien prémédité de produire sa destruction partielle ou totale.”
      Zoé Konstantopoulou


  17. Volodia Le 15 juillet 2015 à 12h24
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    Le rêve européen s’était transformé en cauchemar longtemps avant que Syriza ne gagne les élections en Grèce, mais la métamorphose de la Gentille Fée Europe en Méchante Sorcière UE n’était perçue jusqu’à alors que par une petite partie de l’opinion de notre Continent.

    C’est le combat acharné des Grecs au cours des 5 derniers mois qui a révélé enfin aux yeux de tous la vraie nature de l’UE et de ses “Institutions”: une tyrannie olygarchique agissant à la façon d’un clan mafieux (comme dit Krugman) ou d’une Secte (selon le mot de Philippe Grasset).

    Le prix à payer pour avoir accompli ce dévoilement est atroce, le suicide politique pour Tsipras et l’asservissement programmé de son peuple.

    Cependant, l’Histoire ne se termine pas au petit matin du 13 juillet avec la capitulation du gouvernement grec, enduite par des longs mois d’asphyxie financière et par une horrible nuit de tortures.
    Rien n’est réglé car rien ne peut l’être et la conscience populaire a fait des pas de géant.

    Quelle que soit l’autosatisfaction béate et inconsciente de certains, les peuples voient désormais en pleine lumière le château maléfique qui les opprime. Combien de temps les soldats de garde pourront-ils sauver ses tristes sires de la colère des nations?


  18. Grognard Le 15 juillet 2015 à 17h49
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    Sur ce sujet les commentaires ont une dominante économique et politique.
    Il serait peut-être temps d’introduire une dimension sociologique.
    Même en faisant preuve de la plus grande honnêteté intellectuelle il est difficile d’échapper aux effets de filtre et de halo.
    Il est tout aussi dangereux de laisser la place à l’affect dans une analyse.
    Seulement voilà.
    La Grèce ce n’est pas seulement 11 millions d’habitants et 2,5% du PIB de l’UE.
    Je n’écrirai pas que nous somme tous grecs.
    A l’évidence ce n’est pas vrai.
    Pour autant dans notre inconscient collectif ce pays occupe une place a part.
    Faut-il que les politiciens soient imbus d’eux même pour ne pas en tenir compte.

    Pour celles et ceux qui placent les valeurs humanistes au somment de leur propre pyramide de Maslow ; il n’est qu’une question.
    Comment tendre la main au peuple grec.
    Leur combat est aussi le notre.


    • TC Le 15 juillet 2015 à 18h03
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      @Grognard : “Comment tendre la main au peuple grec. Leur combat est aussi le notre.”

      Il n’y a malheureusement pas trente six solutions ! Si on veut rester dans le cadre légal, il n’y a qu’une seule chose à faire voter pour les représentants d’un parti qui propose clairement la sortie de l’UE et de l’euro.

      Une fois que les Français auront obtenu la sortie de cette euromafia, tous les autres peuples feront de même.


  19. Greco Le 15 juillet 2015 à 20h29
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    INFO de la derniere minute : De violents incidents entre manifestants et les CRS à la place Syntagma , en face du parlement!


  20. aleksandar Le 15 juillet 2015 à 20h56
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    Tsipras aurait du constituer sa Troika a lui pour négocier,
    Schroder, VGE et Schmidt.
    Du lourd, même à la retraite…………


  21. samuel Le 16 juillet 2015 à 00h58
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    ” L’ancien chancelier s’élève contre l’euro-hystérie. Jusqu’ici, pas un seul euro n’aurait été versé par l’Allemagne à la Grèce.”

    Cela ne va donc pas si bien que cela chez les Teutons. Si ça se trouve la locomotive Allemande est en train de plomber l’Europe, possible que l’espérance de vie recule si les écarts de richesses explosent pas moins là bas. Ah si seulement tous les peuples pouvaient mieux suivre le modèle Allemand jusqu’au bout, l’espérance de vie des plus pauvres serait moins ruineuse pour l’économie. Un sou est un sou, il ne faut pas gaspiller l’argent du contribuable Allemand, même si les sommes engagées sont minimes, ah les gros bobards, non le plan de la Merkel est aucunement injuste. C’est vrai, n’est-ce pas une seconde concession Allemande, la Grèce ne peut donc que moins mal vieillir en suivant les premières directives de l’Euro groupe, faut juste que le peuple Grec apprenne davantage à écouter la première Maîtresse d’école de l’Europe. Vu qu’elle ne se trompe jamais, aujourd’hui comme hier, Il en va surtout de la réputation de l’Allemagne, c’est historique, mais quand est-ce que les Allemands déboulonneront leur idole. Elle en symbolise bien à elle seule toute la dureté doctrinale et le sadomasochisme du peuple Allemand. Malheureusement tout cela finira par toucher d’autres petits enfants Allemands. Ah la bonne mère Européenne, une autre dame de fer pour le monde de la finance, l’entêtement d’une femme de pouvoir. Mais si ça se trouve c’est déjà trop tard, vu que de toutes façons ils n’en font plus qu’à leurs têtes. Car comment peuvent-ils dire à la fois, que c’est une victoire pour l’Europe, mais aussi que la plus importante des valeurs a été perdue. On pourrait se demander si ce sont bien les Allemands qui savent mieux défendre le vivre ensemble en société, c’est vrai ils se montrent si souvent les plus disciplinés, industrieux, c’est-à-dire forcément les moins grecs, et donc les plus prévoyants en toutes choses, bref une race tellement supérieure sur le reste des autres peuples de l’Europe, qu’il y a vraiment de quoi avoir honte de ne pas être né Alllemand de nos jours. Mais oui l’anti-Gernamisme de nos jours ne peut donc venir que de gens qui ne connaissent aucunement l’histoire de l’Allemagne. Aveuglement surtout de gens qui ne jurent plus que par l’austérité financière pour mieux conduire plus de peuples vers je ne sais où. Alors ils se soutiennent comme au temps de la mafia à Chicago ou du grand rêve Américain, votent pour d’autres plans foireux, seule voie possible, seule voie permise. Sinon vous pensez bien que vous exprimeriez trop de l’idéologie. Mais un jour l’inévitable finira par se produire, mais non vous disent-ils :” Vous verrez, nous en serons jamais les premiers responsables de la ruine de notre monde ” Or que nous montre l’histoire avec l’Allemagne.


  22. Scorpionbleu Le 16 juillet 2015 à 09h51
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    Merci pour cet article. HS apparait juste et clairvoyant c’est vrai. Mais il est dégagé des affaires politiques..

    Ne pas oublier qu’il fut celui qui combattu très fort les déficits public. De Keynésien il est devenu père a rigueur….Théorème de Schmidt: « Les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain »

    Quant aux remarques sur Tsipras, Tsipras n’est pas un traitre. je persiste à dire qu’il se conduit comme un homme d’état, il évite le pire et “travaille dans le réel” contre ses convictions pour éviter le pire. Les grecs censés le savent bien. Sans lui ce serait déjà pire ! Il va tenter d’avancer autrement.
    Ce qui se joue en ce moment est bien plus ample que le sort de la Grèce, il s’agit du pouvoir en Europe et du rôle des USA dans ce jeu.

    Quant à Varoufakis et Zoé P, ce sont des gens formidables mais ils n’ont pas le destin du peuple grec dans les mains et d’ailleurs ils n’attaquent pas personnel leur ami. Ils jouent sur un autre registre.


  23. Monchal Le 17 juillet 2015 à 11h17
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    Merci pour votre site ! je reviendrai vers vous ultérieurement…


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