Très intéressant texte de L’Obs, qui redresse un peu la barre et pose quelques bonnes questions…

Source : Le Nouvel Obs, Timothée Vilars, 16-12-2016

Le quartier al-Zabdiya (sud-est d'Alep) pilonné par les frappes du régime, mercredi 14 décembre. (STRINGER/AFP)

Le quartier al-Zabdiya (sud-est d’Alep) pilonné par les frappes du régime, mercredi 14 décembre. (STRINGER/AFP)

Les images de la guerre en Syrie proviennent en partie d’activistes des deux camps, dessinant deux visions géopolitiques diamétralement opposées. Comment faire le tri ?

Que s’est-il passé à Alep-Est ? Lundi 12 décembre au soir, il ne fallait pas errer longtemps sur Twitter pour voir défiler une litanie de messages déchirants sur l’épilogue du calvaire de la deuxième ville syrienne. La situation dans les dernières poches contrôlées par les rebelles est désespérée ; des corps jonchent les rues ; des civils seraient sommairement exécutés par les troupes du régime qui prétextent leur soutien aux “terroristes” ; le personnel médical, directement ciblé. Le mot “génocide” est brandi. Le souvenir de Srebrenica réactivé ; sauf que cette fois, on y assiste “en direct, sur les réseaux sociaux”.

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Mais presque simultanément, d’autres images apparaissent. Foin de ville martyre : on y voit au contraire les Alépins fous de joie, “libérés” de cinq ans de cauchemar, dansant dans les rues. Ils lèvent les bras au ciel, remercient le gouvernement Assad, désormais en voie de gagner la guerre contre les terroristes – un terme ici préféré à celui, un peu fourre-tout il est vrai, de “rebelles”. Les massacres ? Des rumeurs colportées par les médias occidentaux manipulés.

Que croire ? Deux visions du monde s’opposent. L’une (l’occident pour aller vite) ne s’est jamais départie de l’illusion que la tentative de révolution démocratique syrienne serait le dernier étage de la fusée du printemps arabe ; l’autre (plutôt pro-russe) n’a jamais vu la révolte de 2011 comme autre chose qu’un putsch salafiste, soutenu en sous-main par les puissances de l’argent pour faire vaciller un leader légitime, garant de la stabilité régionale.

Ce second camp de l’information mondiale a profité d’une guerre interminable et ultra-complexe, moins médiatisée qu’elle n’y paraît, pour s’engouffrer dans tous les flous, dans toutes les incohérences politiques et intellectuelles, et saper pas à pas la crédibilité du premier. Pour comprendre comment est née cette confusion, savamment entretenue par deux camps qui se renvoient mutuellement à leurs accusations de propagande, il faut en revenir aux sources d’informations disponibles.

L’OSDH ou le don d’ubiquité

C’est l’une des réalités les plus étranges et sans doute les moins connues de la couverture médiatique du conflit syrien. Samedi 10 novembre, les troupes turques entrent dans al-Bab, fief de Daech dans le nord du pays. Dimanche, l’Etat islamique reprend possession par surprise de la cité antique de Palmyre ; mercredi matin à Alep, les bombardements reprennent malgré le cessez-le-feu. A chaque fois, l’information tombe sur les fils d’information du monde entier avec cette source : “OSDH”, pour Observatoire syrien des droits de l’Homme (SOHR, en anglais).

Pourtant à chaque fois, un seul téléphone a sonné : celui de Rami Abdel Rahmane (Ossama Suleiman de son vrai nom), un immigrant syrien basé à Coventry, au Royaume-Uni, directeur et… seul membre actif de l’ONG. L’homme ne doit guère prendre de vacances. Celui qui dit n’avoir pas mis le pied en Syrie depuis 2000 a en effet gagné sa crédibilité auprès des grandes agences de presse à force d’un incroyable travail de fourmi solitaire.

Rami Abdel Rahmane (Facebook)

Rami Abdel Rahmane (Facebook)

Sur la centaine de dépêches AFP sur Alep diffusées entre lundi et mercredi, l’organisation est citée pas moins de 36 fois en 48 heures. Reuters et Associated Press citent, elles aussi, abondamment les informations communiquées par l’immigré alaouite. Une OSDH-dépendance telle, que Rami Abdel Rahmane a délaissé au fil des ans la simple recension des exactions du régime Assad (son but premier et militant) pour donner un panorama plus large et plus objectif du conflit, informant également sur les pertes humaines des loyalistes et les massacres perpétrés par les factions de rebelles.

Aussi discret sur son passé que sur ses financements, l’homme dit avoir tissé un large réseau de près de 200 informateurs, qui grossit par cooptation, et que l’ancien diplomate français spécialiste de la Syrie Ignace Leverrier avait longuement mis en accusation sur son blog du “Monde” en 2014. Un flou sur les méthodes qui l’a fait accuser de tous les maux au fil des ans : trop tendre avec Assad ou au contraire caisse de résonance de la rébellion, acoquiné avec les Frères musulmans ou au contraire avec les renseignements britanniques…

Toujours est-il que le don d’ubiquité sur le terrain de Rami Abdel Rahmane et son apparente impartialité lui ont fait acquérir une place surdimensionnée dans le traitement du conflit – par pure commodité selon certains, ses communiqués étant rédigés en anglais et surtout accompagnés de bilans humains chiffrés et actualisés, nerf de l’information de guerre.

Le dernier bilan de 312.000 morts en cinq ans et demi de conflit, repris partout, c’est lui. Un chiffre très certainement sous-estimé, puisqu’il ne comprend que les victimes identifiées, ou celles documentées par des photos ou vidéos transmises à l’OSDH, qui elle-même extrapole plutôt le nombre de victimes autour de 450.000.

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L’ONU privée d’observateurs

Ces bilans chiffrés ont cruellement manqué lundi soir à l’ONU, alors que la rébellion d’Alep tombait. Le secrétariat des Nations unies indique que Ban Ki-moon s’alarme des informations faisant état d’atrocités “contre un grand nombre” de civils, alors que les témoignages évoquant des massacres s’amplifient sur les réseaux sociaux. Mais l’ONU précise immédiatement ne “pouvoir vérifier de manière indépendante ces informations” et se contenter de transmettre ses “grandes inquiétudes”.

Et pour cause : les Nations unies ne disposent pas d’observateurs sur le terrain, ce que déplorait encore récemment le Haut-Commissaire aux droits de l’homme Zeid Ra’ad Al Hussein. Il a donc fallu attendre mardi pour que le porte-parole du Haut-Commissariat, Rupert Colville, quantifie la tuerie. Il évoque alors “l’assassinat” d’au moins 82 civils par les forces pro-Assad, indiquant que son bureau a réuni “des informations crédibles selon lesquelles des dizaines de civils ont été tués – soit par des bombardements intenses, soit par des exécutions sommaires de la part des forces pro-gouvernementales.”

L’ONU a aussi des difficultés à estimer le nombre de personnes qui ont déjà quitté la ville. Elle avance le chiffre de 37.000 civils, se basant sur l’enregistrement de ceux qui ont rejoint l’un des abris mis en place par le gouvernement. L’OSDH parle de 130.000 personnes… quatre fois plus. L’ONU ignore aussi la façon dont ces personnes sont véritablement traitées, s’inquiétant notamment de la présence de militaires dans ces bâtiments saturés.

ONG et activistes, première source d’info

En l’absence d’observateurs internationaux, l’essentiel des informations sur ce qui se passe à Alep-Est émane désormais de ses habitants, qui témoignent de l’atrocité du quotidien. Le problème, c’est que la quasi-totalité des personnes qui se filment sur Twitter ou interviennent dans les médias sont elles-mêmes des activistes ou des combattants rebelles, sans que ce soit toujours précisé – un élément que les sceptiques ne manquent pas de pointer.

Hicham Eskef, cité comme “l’un des responsables des rebelles” par “Midi Libre” le mois dernier, était ainsi présenté comme un simple “habitant”, mercredi soir sur les chaînes du groupe Canal+ (ce qui n’enlève rien à l’aspect dramatique de son témoignage).

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Les mêmes personnes sont citées en boucle par les médias internationaux puisqu’elles sont les seules à s’exprimer en anglais et à avoir accès à un système d’internet par satellite dans des quartiers privés d’eau, d’électricité et de carburant. Citons les activistes Lina Shamy et Abdulkhafi Alhamdo, ou la petite Bana, fillette de 7 ans devenue le symbole de la vie sous les bombardements à Alep-Est.

La médiatisation de Bana Alabed a immédiatement posé question, pointe “le Monde” : comme toutes les mises en scène d’enfants en temps de guerre, certains crient à la propagande.

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Le “New York Times” est entré en contact avec celle qui gère son compte Twitter, suivi par 300.000 personnes : sa mère Fatemah. Le quotidien américain a ainsi pu confirmer que les vidéos avaient bien été tournées à Alep-Est, mais relève que la fillette semble réciter un texte appris par cœur. Un collaborateur de TF1 a également rencontré la famille. Il faut dire qu’en 2011, l’histoire d’une blogueuse lesbienne de Damas, qui s’est révélée être un Américain de 40 ans vivant en Ecosse, a appris la méfiance à la presse internationale…

Les contenus postés par des ONG présentes sur place ne sont pas nécessairement à prendre pour argent comptant. Lundi soir, une vidéo sanglante virale censée dépeindre les massacres de civils à Alep, partagée sur Twitter par l’association humanitaire Syria Charity – l’une des rares ONG françaises présentes en Syrie – s’est révélée mal contextualisée. Comme le souligne l’association, ce genre d’erreurs ne diminue pas l’horreur de la vie quotidienne dans la ville mais a pour tort de nourrir le scepticisme.

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Autre cible privilégiée des pro-Assad : l’organisation de secouristes “Les Casques blancs”, longtemps pressentie pour le prix Nobel de la Paix cette année, est aussi devenue une des rares sources d’informations de terrain. Le public français les connaît surtout via le visage d’Ismael al-Abdullah, devenu le principal contact sur place de l’émission “Quotidien” de Yann Barthès.

“Le cessez-le-feu est fini. Tout le monde sera exécuté quand les forces d’Assad et leurs voyous vont capturer notre zone”

La “Défense civile syrienne” (nom officiel des Casques blancs) a été créée en 2013 à l’initiative d’un consultant britannique qui travaillait auprès de l’opposition, pour pallier l’absence des services publics dans les zones non-contrôlées par le régime. Ces civils sauvant des civils, qui se disent non armés et non politisés, ont vite gagné la sympathie – et les subventions – de l’Occident. Leur équipement est en effet financé à hauteur de dizaines de millions de dollars par l’Europe et les Etats-Unis, ce qui leur a valu des soupçons infinis.

Mi-septembre, Bachar al-Assad lui-même montait au créneau pour minimiser le service rendu par les Casques blancs, et le Kremlin les taxait de “proches d’Al-Nosra”, histoire de se donner un blanc-seing pour frapper les hôpitaux jusqu’au dernier. Il faut dire que les Etats-Unis n’ont pas clarifié la situation en interdisant leur territoire au directeur de l’ONG, Raed Saleh, qui n’a pu se rendre à une remise de prix à Washington en avril.

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Des incertitudes exploitées par la russosphère

[…]

Lire la suite sur : Le Nouvel Obs, Timothée Vilars, 16-12-2016

65 réponses à SYRIE. À Alep, la guerre est aussi celle de l’information, par Timothée Vilars

Commentaires recommandés

Kiwixar Le 02 janvier 2017 à 04h43

Je suis bien d’accord. Un gros essai de sauvetage des meubles, pour tenter de garder des lecteurs (et des subventions?), avec l’approche “c’était complexe, confus, etc”… Hé, bandes de journalopes du salObs, vous saviez TRES BIEN ce que vous faisiez : vous suiviez une narrative pré-écrite au bénéfice de l’Otan, des marchands d’armes et des puissances de l’argent qui adorent financer les guerres, ça rapporte du pognon.

Un médecin est responsable de ses erreurs INVOLONTAIRES sur UN patient, vous journalopes vous êtes des millions de fois plus responsables de ces MILLIONS de morts en Irak, Syrie, Afghanistan, de ces vies brisées, de ces maisons dévastées, de ces trésors archéologiques détruits – qui n’auraient pas pu avoir lieu sans vos actions VOLONTAIRES de propagande de guerre. J’espère vraiment voir le jour – et dans pas longtemps – où vous devrez répondre de vos actes immondes au niveau judiciaire.

Obéir aux ordres n’est pas une excuse, on le sait depuis Nuremberg. Aucun médecin ayant fait une erreur médicale ne s’est jamais défendu avec “j’obéissais aux ordres”.

  1. Le Courtois Le 02 janvier 2017 à 01h11
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    Ça fait du bien de lire un article un peu plus neutre. Dommage qu’ils aient 4ans de retard. Peut être que si les français avaient eu droit à ce genre de traitement de l’information dès le départ, le peuple aurait fait pression sur nos gouvernants pour stopper définitivement cette guerre plus tôt.

    Ce qui est fait est fait, maintenant la question est: comment ne pas reproduire un tel drame?


    • Logic Le 02 janvier 2017 à 03h23
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      Pas si neutre que ça. La suite de l’article parle de Russosphère, et de complotisme, en citant RT et Sputnik, parce qu’ils sont de parti-pris. Mais le sont-ils davantage que la plupart de nos médias occidentaux, pourquoi alors ces dénominations ? On ne parle pas de USosphère ou de UEosphère.
      Heureusement qu’il y a des médias russes pour nous donner un autre point de vue.

      Un autre article du même auteur :
      http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/guerre-en-syrie/20161215.OBS2749/que-s-est-il-passe-a-alep-est-voici-ce-dont-on-est-sur.html


      • Le Courtois Le 02 janvier 2017 à 12h34
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        Je n’avais pas lu la suite en cliquant sur le lien et je suis bien d’accord avec vous.

        Mais nous n’en sommes qu’au tout début du revirement médiatique. Nos médias envoient des petites sondes par-ci par-là pour mesurer le pouls et bientôt ces néologismes vont disparaitre. Car l’Histoire est écrite par les vainqueur et pour le moment nous sommes du côté des perdants.


      • bm607 Le 02 janvier 2017 à 13h05
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        Il est dommage effectivement que la suite de l’article adopte un ton plus hargneux, du style de celui habituel ces derniers temps dans nos médias.

        Pourquoi des phrases comme “Moscou fait tout pour favoriser le climat de suspicion” (au lieu de dire Moscou fait tout pour donner son point de vue), “la machine de guerre médiatique russe, l’agence de presse Sputnik” (au lieu de l’agence d’état Russe), “Le complotisme procède toujours des mêmes méthodes : juger le tout par la partie ; induire que tout est faux quand quelque chose est flou. Et Sputnik d’affirmer tranquillement..” (pour bien laisser entendre que Sputnik ce sont des complotistes), “L’ex-leader du Front national de la jeunesse, Julien Rochedy, n’avait pas assez de mains lundi soir pour applaudir la reconquête d’Alep-Est par l’armée de la “Syrie légitime” (vous savez, le FN, “les vilains”…), etc..?
        Alors qu’un rédaction apaisée aurait donné plus de crédibilité à cette fin d’article, disons aurait mieux posé les points de vue.

        Mais on ne peut changer sa dialectique du jour au lendemain, “tout voyage de mille lieues commence par un premier pas”, espérons qu’ils continueront à aller dans la bonne direction.


      • Alfred Le 03 janvier 2017 à 17h14
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        Puisque les gens de l’obs n’aiment pas les trolls russes, ils peuvent peut etre relayer ceux qui gravitent autour des militaires otaniens et creuser un peu:
        http://www.opex360.com/2016/12/31/chef-kosovar-de-daesh-serait-de-retour-dans-les-balkans/#yUwLeCGi6K71k6U7.99
        Ce qui m’épate dans ce texte c’est que le chef djihadiste dont il est question aurait été un ancien employé de la KFOR. Ca me rappelle le fameux chef “tchetchenne” en fait georgien et entrainé par les US (tué combien de fois déjà, 4 ou 5?) ou bien l’ancien chef du contreterroisme tadjik passé au djihad, ou encore mais c’est des bruits un français.. Ca marche pas très bien la lutte antiterroriste malgré toutes ces forces spéciales et autres barbouzes…


    • Fritz Le 02 janvier 2017 à 08h08
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      Associer “russe” et “complotisme” est un truc de propagande.

      Curieusement, ceux qui accusent sans preuve la Russie d’avoir interféré dans l’élection américaine (d’où l’expulsion de dizaines de diplomates russes, hier) ne seraient pas des complotistes ? On peut accuser la Russie de manipuler tout et n’importe quoi sans être complotiste ?

      Ceci était une interrogation complotiste.


    • Subotai Le 02 janvier 2017 à 18h16
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      Ce n’est rien d’autre que du “Dammage control”.
      Les objectifs politiques n’ont pas changé.


    • Pascalcs Le 03 janvier 2017 à 08h58
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      “La journaliste indépendante canadienne Eva Bartlett, par ailleurs collaboratrice de “RT” y débobine le vademecum des arguments anti-médias corrompus, …à laisser croire qu’aucune information du terrain n’est crédible….”

      Quand la débâcle approche, les spécialistes du retournement de veste s’illustrent. Mais notre journaliste montre qu’il a encore des beaux restes en décrivant (une fois de plus dira-t-on) Eva Barley comme une collaboratrice de RT qu’elle n’est pas. Elle tient un blog type Op-Ed sur RT depuis très longtemps et personne ne lui cherchait des poux lorsqu’elle faisait ses reportages sur Gaza.

      Remarquons que notre retourneur de veste n’a pas pu trouver un signe clinique de Russophilie aiguë chez Msr. Jean-Clément Jeanbart, archevêque d’Alep, MIchel Collon, journaliste Belge, Vanessa Beeley, journaliste indépendante anglaise et le Général US Wesley Clark. Tous pourfendeurs de l’évangile selon nos Neocons favoris. Alors il omet simplement d’en parler.


    • BEOTIEN Le 06 janvier 2017 à 19h58
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      Las ! Dans les guerres, toutes les guerres, la première victime est toujours la vérité.


  2. Alfred Le 02 janvier 2017 à 01h23
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    Opération rétropédalage-allumage-des-fusees-d’atterissage-ouverture-des-parachutes-et-sauvons-les-ruines-fumantes-de-la-presse.

    Désolé non c’est mort. À pars un GROS mea culpa rien ne peut rattraper le désastre.

    En fait même ça c’est mal essayé pour qui a un peu creusé le sujet. Sur les casques blancs par exemple les preuves de GROS bidonnage abondent de même que les preuves de collusion avec Al qaida. Dommage. Essaye.encore.


    • Seraphim Le 02 janvier 2017 à 03h41
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      Le grand classique du “damage control”: noyer le poisson de la responsabilité active et de la manipulation consciente dans un “les torts sont partagés, à égalité bien sûr, entraînant une confusion générale expliquant que nous ayons été abusés”. Puisqu’il n’y a pas de vérité, nous n’avons pas menti!


    • Kiwixar Le 02 janvier 2017 à 04h43
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      Je suis bien d’accord. Un gros essai de sauvetage des meubles, pour tenter de garder des lecteurs (et des subventions?), avec l’approche “c’était complexe, confus, etc”… Hé, bandes de journalopes du salObs, vous saviez TRES BIEN ce que vous faisiez : vous suiviez une narrative pré-écrite au bénéfice de l’Otan, des marchands d’armes et des puissances de l’argent qui adorent financer les guerres, ça rapporte du pognon.

      Un médecin est responsable de ses erreurs INVOLONTAIRES sur UN patient, vous journalopes vous êtes des millions de fois plus responsables de ces MILLIONS de morts en Irak, Syrie, Afghanistan, de ces vies brisées, de ces maisons dévastées, de ces trésors archéologiques détruits – qui n’auraient pas pu avoir lieu sans vos actions VOLONTAIRES de propagande de guerre. J’espère vraiment voir le jour – et dans pas longtemps – où vous devrez répondre de vos actes immondes au niveau judiciaire.

      Obéir aux ordres n’est pas une excuse, on le sait depuis Nuremberg. Aucun médecin ayant fait une erreur médicale ne s’est jamais défendu avec “j’obéissais aux ordres”.


      • Nasser Le 02 janvier 2017 à 21h13
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        Oui vous avez raison! Comme par hasard ils deviennent honnêtes! Avec érudition, ils ont bien réfléchi à la question pour conclure que la situation est plutôt contraire à ce que l’on pensait et disait au monde, alors que n’importe quel “inculte” le savait et le criait depuis 6 ans à la face du monde ! Non ! Ils connaissent la vérité ! C’est la malhonnêteté qui les a dominé !
        Bien-sûr, et comme toujours, juste quand il n’est plus possible de faire plus ; quand le rapport de force bascule ; quand Alep est libérée ; quand la déroute des “opposants armés modérés”, qu’ils soutiennent, se précise sans autre voie ; quand le Grand Maitre US va décamper ; quand le Nouveau Maitre promet l’inverse du précédent ; quand l’espoir de dominer la Syrie et la région tombe irrémédiablement ; quand il faut maintenant récupéré « l’honneur » dont on s’est défait durant 6 ans pour tromper, abuser et tricher.
        …………..


        • Nasser Le 02 janvier 2017 à 21h13
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          suite..
          Ce « Nouvel Obs » et ses confrères n’existent que pour servir des catégories sociales dominantes en présentant la réalité des choses selon leur prisme ! Ce ne sont que des supports de leur propagande et rien d’autre ! Ce semblant retour à la vérité partielle marque plus l’échec et un souci de préservation qu’un acte de salubrité morale !
          Des supports amoraux pour tromper, pour mentir, pour falsifier le présent, le passé et le futur ! Toutes choses produites par ces malfaisants doit être frappée de suspicion, pour ne pas dire carrément rejetée, même si elles semblent vraies !


      • Didier Le 02 janvier 2017 à 22h04
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        Oui, ben non. Désolé Kiwixar, mais si je peux partager une partie de votre “analyse”, je ne peux aucunement en cautionner le ton (ce dont vous vous fichez sans doute, mais bon).

        Utiliser systématiquement l’insulte (“journalopes”), pratiquer les raccourcis abusifs (mânes du point Godwin, sortez de ce corps!) en associant insidieusement votre critique à l’évocation du tribunal de Nuremberg, évoquer “les puissances de l’argent” comme deus ex machina responsable de tous les maux, lancer un appel à peine déguisé à la rétorsion (“répondre de vos actes immondes au niveau judiciaire”, on sent flotter comme un petit parfum de guillotine…) ne m’apparaît en rien comme une manière constructive de faire avancer les choses.

        En outre, on peut trouver pénible votre abus des capitales (qui donne l’impression que vous hurlez), tout comme votre inféodation sans recul à la novlangue franglaise (“une narrative” à la place de “un récit” ou “un scénario”).

        Et je suis quelque peu effaré de voir que votre billet a été approuvé à cent douze reprises.

        Après tout, rien ni personne ne vous oblige à lire le Nouvel Observateur. Même chez le dentiste, il est toujours possible de se rabattre sur “Auto-Moto Broum Broum” et consorts. Pas que ce ce soit mieux, mais c’est plus neutre politiquement.

        Votre billet donne surtout l’impression que vous sautez sur l’occasion pour déverser un flot de haine. Je le déplore profondément. Et je ne suis pas journaliste.

        Cordialement.


      • julya Le 03 janvier 2017 à 00h51
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        Kiwixar
        Vous n’êtes pas obligé d’insulter les gens de l’obs. Si vous pensez que la vulgarité est un gage de verite, vous vous plantez.
        Désole mais votre texte est minable.


        • Catalina Le 03 janvier 2017 à 05h54
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          Bravo Kiwixar, et oui, les premiers responsables du chaos sont ceux qui travaillent à le construire en mentant, en falsifiant, et en faisant du journalisme qui n’en est pas. Je comprends votre colère car sans ces maillons du système, ces travailleurs d’opinion, qui ne peuvent en aucun cas s’appeler “journalistes”, la situation n’aurait pas dérapé vers une guerre.


        • Antoine Le 03 janvier 2017 à 12h07
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          Certes, on peut regretter d’être grossier et la colère est rarement bonne conseillère … Sans doute, sans doute … Bien au chaud et à l’abri … Mais on peut aussi ressentir de la haine pour les responsables de ces destructions, de ces centaines de milliers de morts, de ces millions de vies gâchées. Or la propagande organisée et généralisée de l’ensemble de la presse occidentale a une responsabilité majeure dans ces crimes monstrueux. Alors, désolé, mais moi aussi, j’ai la haine de ces meurtriers, mercenaires de la désinformation. Et qui n’ont rien à voir avec le journalisme.


        • UltraLucide Le 03 janvier 2017 à 12h14
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          Des gens qui se prétendent journalistes et passent leur temps à écrire une propagande mensongère au service de manoeuvres géopolitiques ignobles, car utilisant un outil monstrueux appelé Etat Islamique ou Al-Qaida, ces gens-là, une fois leur attitude de collabos mise à jour, ne méritent aucune politesse ni commisération.
          Ils étaient sincères et aveuglés par leur idéologie? Ce n’est pas une excuse, un grand nombre de collabos vychistes pro-nazis l’étaient également.


      • Jean-Marc Le 03 janvier 2017 à 11h14
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        Bravo Kiwixar pour ce texte que j’approuve à 100 %, je partage ce sentiment de dégoût d’une presse aux ordres du nouvel ordre mondial dont les journalistes (journaleux est plus juste) ont perdu tout sens critique au profit d’une “narrative” orchestrée et approuvée dans les officines de renseignements occidentales. 127 personnes qui approuvent votre texte montre bien que même sur ce blog, nous sommes écœurés par les manipulations.


    • Alfred Le 03 janvier 2017 à 20h40
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      C’est la saison des comiques: http://www.marianne.net/syrie-victime-plus-credibilite-mediatique-100248961.html
      Tout le monde se met à la fameuse “maîtrise des dégâts”.


  3. Pierre Tavernier Le 02 janvier 2017 à 02h03
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    Dans la suite de l’article de l’Obs, on cite notamment le “journaliste” Hadi Abdullah. Voici le lien d’une de ces vidéos (sous-titrée en anglais) :
    https://www.youtube.com/watch?v=AIeCj-vFH6A
    Dès le début, cette personne nous parle des “héros” de Jaish Al-Fatah “armée de la conquête” dont Wikipédia nous apprends la composition :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Arm%C3%A9e_de_la_conqu%C3%AAte
    On notera la citation en premier lieu du front Al-Nosra, émanation d’Al-Quaida.
    Associé à Jaish Al-Fatah, il nous cite Jund Al-Aqsa, qui quittera par la suite l’armée de la conquête, “en dénonçant certains groupes qui la composent et en les qualifiant de salafistes modérés”
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Jund_al-Aqsa
    Je vous laisse juge de l’objectivité de ce journaliste par le visionnage de la vidéo (pas besoin d’être expert en anglais pour comprendre ses propos).
    Cet article met en évidence un rétro-pédalage de l’Obs. Mais pourquoi ces interrogations au bout de 5 ans de conflits ?


  4. Hellebora Le 02 janvier 2017 à 03h55
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    Regardez cette itw de Bana accompagnée par une femme (sa mère ?) qui lui souffle les réponses ! https://youtu.be/dojClmuHXuI


    • Ovuef2r Le 02 janvier 2017 à 07h13
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      On voit surtout combien elle n’a aucune connaissance de l’anglais qu’elle maniait pourtant à la perfection quand elle utilisait les réseaux sociaux.


  5. blue rider Le 02 janvier 2017 à 05h02
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    ce qui est pathétique dans ce genre d’article, c’est de constater que nous connaissons déjà la quasi totalité de son contenu. Les informations nouvelles glanées ici le sont à la marge, et sans importance stratégique. Autrement dit, ce journal fait partie des sursitaires. Un abonnement internet (sans télévision) pour surfer le web gratuit suffit. Un gestionnaire de flux rss et quelques abonnements mails “stratégiques” (dont celui des CRISES) complètent le dispositif. Le journalisme tel que pratiqué par les chiens de garde du “mainstream” est absolument mort. Les aboiement au complotisme de ces chiens galeux sont pitoyables et n’entameront plus la marche de la vérité. Bref… au suivant…


  6. Fritz Le 02 janvier 2017 à 05h18
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    Cet article ? L’hommage du mensonge à la vérité. Certains diront : mieux vaut tard que jamais ;
    mais le mal est fait.

    Cet article n’aurait JAMAIS vu le jour si les rebelles-terroristes-héros de la démocratie avaient gagné la guerre, ou simplement gardé la ville d’Alep. Rappelez-vous le déluge de joie obscène lors de la prise de Tripoli, puis de l’assassinat de Kadhafi.

    Il n’empêche : les médias du mensonge acculés à reconnaître la vérité, c’est bon signe (pour la vérité, pas pour les médias).


    • LBSSO Le 02 janvier 2017 à 17h34
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      Citation:
      ” Le mensonge est un hommage à la vérité comme l’hypocrisie est un hommage
      à la vertu. Le vrai et le bien sont tellement les deux pôles de notre destin que nous sommes condamnés à en fabriquer les simulacres dans la mesure où nous en refusons la réalité”
      (…)
      ” … la vérité la plus pure a besoin, pour se communiquer, de ce socle de mensonge comme le phare de sa tour”.
      (…)
      ” L’amour est un dieu qui ment, (…) :or un mensonge dit de si près a plus de chaleur et d’éclat humain qu’une vérité qui nous arrive par les canaux réfrigérants et décolorants des sermons et des livres”
      (Gustave Tibon,L’ignorance étoilée,p46-51)

      Bref. Le mensonge et la vérité sont les mêmes faces d’une pièce qui conduit à Dieu selon l’auteur.Ainsi une citation décontextualisée (“mensongère”), conduit ,grâce à votre post, à une vérité 🙂 .


      • Fritz Le 03 janvier 2017 à 00h02
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        Merci. Je connais Gustave Thibon, ou plutôt j’avais parcouru un ou deux de ses livres, mais j’ignorais cette citation… Ou je l’ai tellement bien assimilée que je l’ai ressortie à mon insu !


  7. Renard Le 02 janvier 2017 à 05h36
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    Je le trouve pas si neutre que ça cette article, j’y ai vu quelques erreurs et beaucoup de mauvaise foi.

    Espérons que cette affaire Alep sonne le glas du journalisme pro-guerre. Les blogs de réinformation se développent ainsi que les consciences, en sommes nous arrivés à un point de rupture tel que la propagande de guerre ne fonctionne plus ?


  8. Fritz Le 02 janvier 2017 à 05h53
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    Les remarques de M. Vilars sur le don d’ubiquité de l’OSDH avaient été formulées en … 2011 :
    https://www.legrandsoir.info/syrie-rami-abdel-rahmane-fournisseur-quasi-exclusif-de-fausses-nouvelles.html

    Cela dit, il a raison : nos médias-qui-mentent allaient plus loin que cette curieuse ONG (Officine Non Garantie), puisqu’ils attribuaient la totalité du chiffre des victimes à la “répression-du-régime”, y compris les victimes loyalistes dénombrées par l’OSDH.


  9. DUGUESCLIN Le 02 janvier 2017 à 06h39
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    A Noël, mon épouse et moi-même avons été invités chez des amis syriens, que nous aimons comme des membres de notre famille. Médecins pour la plupart, chrétiens et musulmans, nous avons fêté, en même temps que Noël, la libération d’Alep. Ils ont de la famille à Damas et à Alep. Ils ne parlent pas de daech, mais de mercenaires venus de l’étranger, organisés et payés par des forces étrangères. Du fait de la présence d’enfants, nous n’avons parlé qu’à mi-mots des exactions de ces troupes de mercenaires, payés, encadrés, qui complètent leurs salaires par des pillages et exactions diverses. La pression politico-médiatique est telle, qu’ils ne parlent pas ou peu, sauf entre amis. Nos médias feraient bien de les rencontrer. Il y en beaucoup en France. Ils rendent hommage aux russes qu’ils considèrent comme des libérateurs. Ce n’est qu’un petit témoignage, mais je ne peux que le transmettre en toute simplicité.


    • Etienne2 Le 02 janvier 2017 à 20h53
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      Durant les fêtes fin 2011, nous avions reçu un couple syrien (dont le père, sunnite de tradition,est parrain de l’un de nos enfants) et je me souviens de leur témoignage:
      -“il y a des snipers qui tirent à l’aveugle,ce sont des mercenaires étrangers.”
      – “il ne faut pas écouter les médias français, il y a beaucoup de mensonges!”
      Depuis les 5 ans écoulés rien n’a changé au niveau de l’information et de nombreuses victimes,dont le frère de l’épouse qu’on connait, un appelé du contingent de l’armée syrienne;
      On est forcément gêné en tant que français.
      Face aux propagandes, à l’intérieur de soi,on se pose beaucoup de questions sur nos dirigeants et leurs médias.(TPI?)
      Des médecins syriens, vous en trouvez dans les hôpitaux publics, une main d’oeuvre salarié pour diminuer les coûts…j’ai honte à la France surtout face aux populismes,identitaire, nationalistes, cathos révisionnistes et j’en passe…
      J’ai cru apprendre à l’école que le “national-socialisme” était révolu;plus jamais ça nous a-t-on dit!


  10. joebardoc Le 02 janvier 2017 à 07h05
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    et bien “tout vient à point…”comme on fit ou bien “mieux vaut tard…”. A titre personnel, lorsque j’ai parcouru cet article, j’ai fait un lien avec l’arrivée de François Fillon aux manettes de son parti quelques jours auparavant et j’ai pensé que quelques responsables éditoriaux avait pu être briefés, voire déplacés ou tout simplement remerciés pour préparer le terrain d’une politique étrangère plus honorable à moyen terme. Mais je vois peut être des complots partout ?


  11. lon Le 02 janvier 2017 à 07h29
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    L’article est bien putassier , ça commence avec des ” mais-oui-mais-non-on-sait-pas-et-pis-ptêt-que ” destinés à dédouaner leur couverture du conflit et sans doute alléger le début de malaise intellectuel , et en deuxième partie on a des ” ‘tention-les-méchants-russes-z’en-profitent-pour-nous-mettre-la-tête-à-l’envers “


  12. caliban Le 02 janvier 2017 à 07h46
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    L’Obs fait déjà mieux que la mairie de Paris.
    http://www.paris.fr/actualites/paris-aux-cotes-des-refugies-dans-la-region-syro-irakienne-4349

    … je me demande combien de temps cela va leur prendre pour effacer cette page. Et notamment la référence au “maire d’Alep Est” (?!?), qui prétendait qu’il n’y avait que 200 ou 300 djihadistes dans ses quartiers (https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-06-decembre-2016)


  13. François Lacoste Le 02 janvier 2017 à 08h14
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    La girouette, instrument de mesure simple et souvent précis, indique la direction du vent, le contraire n’est pas vrai.
    Dans le cas de l’Obs, nous constatons sans y croire, que le vent prend la direction indiquée par la girouette bloquée dans une position immuable.

    Dans tous les cas, lorsqu’il n’y a plus de vent, la position de la girouette indique la dernière direction du vent.

    Et pourtant, c’est à ce moment que l’Obs frémit sur son axe et pivote de quelques pouillèmes de seconde d’arc (selon une observation sans doute confirmée par Yann Barthes).
    Cette rotation résulte-t-elle: d’un phénomène scientifique inexpliquée?, de la manifestation surnaturelle des forces mécaniques de l’esprit ? ou bien est-elle du aux forces mystérieuses du complotisme?


  14. Jean-Paul B. Le 02 janvier 2017 à 08h17
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    Ne pas oublier ce que nous a fait avaler depuis toujours(?) cette presse dite “grande” sur:les guerres de Yougoslavie et le “martyr” de Sarajevo,sur la “juste” intervention de l’OTAN au Kosovo,sur Bush et sa guerre contre l’Irak de Saddam, sur Sarkozy-Cameron-Obama-H.Clinton contre la Libye de Khadafi, sur l’Ukraine et ses “démocrates” de Maïdan contre Poutine “Le Méchant”,sur la Syrie des gentils démocrates barbus contre le vilain Assad,sur les conséquences apocalyptiques du Brexit pour le RU,sur les dangers que l’élection de Trump fait peser pour l’avenir des USA et du monde entier,etc (liste non exhaustive). Alors pour ceux qui ont encore un petit doute, n’achetez plus ces canards, en les privant de notre argent ils vont mourir déshydratés et nous nous serons moins “pavlovisés”.


    • Alfred Le 02 janvier 2017 à 18h29
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      Ils ne peuvent pas mourir déshydratés car nous les hydratons à “l’insu de notre plein gré” via les impôts et les aides à la presse. Il faut limiter pour que ce système d’aide soit abolit afin les journalistes (qui n’ont que la reconnaissance du ventre) dépendent enfin de leur audience véritable.


      • Scytales Le 03 janvier 2017 à 07h06
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        Et la pub quand on clique sur un lien vers un article en ligne pour n’y lire que les commentaires des internautes…


  15. bluetonga Le 02 janvier 2017 à 08h37
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    Ce n’est pas un mea culpa, c’est une piètre tentative de justifier l’injustifiable, cinq ans de reportages partisans à la ramasse, de propagande assassine, et le tout sur un ton fielleux et cauteleux, farci d’allusions et d’amalgames. Pris la main dans le pot de confiture, les petits morveux plaident la confusion et la pression sociale. Même pas peur, même pas honte. Prêts à remettre ça.

    La “russosphère”, le complotisme..! Ah qu’il était joli le temps du maccarthysme et de la guerre froide. Pas étonnant que les guerres reprennent toujours avec des plumes aussi molles, flottant toujours dans le sens du vent.


  16. Arcousan09 Le 02 janvier 2017 à 09h04
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    Et cette presse censée nous “informer” n’est qu’une vaste entreprise de lavage de cerveau, de décérébration et de manipulation …
    Il faut bien “justifier” auprès du public la nécessité impérieuse de vendre encore et encore des armes, de continuer à tuer des civils à l’aide de bombes intelligentes, de frappes chirurgicale et je ne sais quelles autres billevesées MAIS au nom de la liberté de la démocratie et de la paix.

    Toute petite question anodine aux marionnettes de l’Elysée et autour:
    Elles servent à quoi ces guerres?
    Quel sont les buts et les résultats attendus de ces guerres?
    Qui est ou sont les VRAIS bénéficiaires de ces massacres bien au chaud dans leurs bureaux climatisé avec secrétaire bimbo ???


  17. Duracuir Le 02 janvier 2017 à 09h13
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    OSDH.
    Imagine-t-on un seul instant, un Syrien immigré en Russie, habitant, par exemple à Smolensk, balançant des chiffres invérifiables aussitôt relayés par RT et Sputinik.
    Et oui, les mecs qui ont répercuté, sans recul l’OSDH, sourient à cette idée.
    Quelle dérision.


  18. YH Le 02 janvier 2017 à 09h49
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    pour ce qui est d’un possible mea culpa de la presse, certains sont peut-être assez vieux pour se souvenir des excuses de la-dite presse à propos des massacres de Timisoara.
    Déjà, nous avions eu, bien après que l’information (fausse) ait produit tout ce que l’on pouvait espérer d’elle, un retentissant « plus jamais ça ! ».
    Puis il y a eu la Yougoslavie, …


  19. Vassili Arkhipov Le 02 janvier 2017 à 09h49
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    La technique habituelle… Quand la position n’est plus tenable, on fait semblant de plus ou moins reconnaître ses fautes, en minimisant pour chaque point le problème ou la responsabilité. Les casques blancs? les “poutiniens” ne les aiment pas, mais on va rester très vagues et ne pas donner leurs arguments.
    L’OSDH? Idem, restons vagues en disant que c’est pas très net, mais sans en tirer les conséquences surtout!
    On a cru sur parole des gens qui avaient parti pris dans le conflit, tout en les présentant comme des civils persécutés? bah, la situation est complexe vous savez, on ne nous apprends pas à vérifier les sources en école de journalisme…

    Je ne vois pas l’amélioration, c’est pathétique. Certes, certaines choses sont dites qui ne passaient pas le plafond de verre avant, mais c’est juste parce que la situation les y oblige. On a vu la même chose avec l’ukraine, lorsque les gars de pravy sector sont devenus tellement intenables qu’il a fallu en parler un peu quand même.


  20. chesnel sylvain Le 02 janvier 2017 à 09h58
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    Oui enfin dans cet article il nous est présenté deux camps les pro Assad et les pro rebelles, alors que les deux vrais camps c’est ceux qui cherchent la vérité et ceux qui cherchent à distordre la vérité pour manipuler l’opinion. Il est même quasiment dit dans cet article ceux qui cherche la vérité sont pro assad, à mon avis tout est dit
    “Autre cible privilégiée des pro-Assad : l’organisation de secouristes “Les Casques blancs” ”
    Ma question est peut on cherché la vérité sans être pro Assad mais juste réaliste
    Ma vérité c’est que nos hommes politiques sont complices de crimes de guerre, d’association avec des organisations terroriste commettant des crimes de masses organisés là bas en Syrie mais aussi chez nous, ils sont coupables d’ingérences grave et que les média sont complices aussi de crimes de guerre de désinformation caractérisées et aussi complice de radicalisation de certains de nos citoyen, ces mensonges donnant nécessairement plus de poids au discours radicalisant


  21. Catalina Le 02 janvier 2017 à 10h08
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    la meilleure solution serait de créer un collectif de citoyens qui porteraient plainte contre les médias pour “abus de confiance”, ” détournement de fonds en vue d’association de malfaiteurs”et “incitation à la haine”, allons-nous encore longtemps payer de notre poche ( subventions à la presse) ces enfumeurs vendus aux intérêts des faiseurs de guerre ?


    • Etienne2 Le 02 janvier 2017 à 22h05
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      A la Haye, il y a le TPI (Tribunal Pénal International),il me semble…pardon, un tribunal pro-otan._
      “abus de confiance” et “détournement de fonds en vue d’association de malfaiteurs” et “incitation à la haine”,pensez-vous qu’en France, un Procureur recevra les plaintes contre son employeur?
      Il faudrait que le gouvernement qui suivra fasse un demi-tour à 180°,ce qui est très peu probable!


      • Lysbeth Levy Le 02 janvier 2017 à 22h20
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        Datant de 2013 la “déconstruction” d’un des premiers mensonges ou “false flag” accusant Assad de crimes de guerres ou crimes contre son propre peuple selon les critères définis par le R2P ou “responsabilité a protéger” avatar plus moderne que “l’ingérence humanitaire” façon Kouchner, la hollywoodisation des conflits étant une constante depuis la guerre contre la Yougoslavie :
        https://bbcpanoramasavingsyriaschildren.wordpress.com/ Un cas d’école déjà oublié il serait sans doute possible de faire une “longue liste” des faux crimes utilisés comme “casus belli” pour l’intervention mortelle de l’OTAN…


  22. Lysbeth Levy Le 02 janvier 2017 à 10h16
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    Oui très mitigé cet article toujours dans la ligne de la doxasphère du “méchant russe” et ces médias qui attire la “complosphère” du FN ou extrême droite (ad Hitlérium) pour coller “Russie = extrêmistes de gauche ou droite”.!..Légitimant Eliot Higgins au passage et les “journalistes-djihadistes” dont les noms apparaissent, au passage il “prends acte” de la réponse de “Djordje Kuzmanvic” sur Marianne et tente de dénoncer les “nombreux fakes” fait justement par les “pro-occidentaux” et non la “russosphère”. On note bien qu’ils n’y a pas de vrais journalistes occidentaux comptant sur le frauduleux Abdul Rahman, alias Rami Abdulrahman, alias Oussama Suleiman – dans une petite maison à Coventry, en Angleterre, et son «équipe de quatre militants en Syrie»! Dans l’article de ce même auteur : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/guerre-en-syrie/20161215.OBS2749/que-s-est-il-passe-a-alep-est-voici-ce-dont-on-est-sur.html Bachar Al Assad est encore le gros méchant à abattre pour ces crimes.


  23. chesnel sylvain Le 02 janvier 2017 à 10h22
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    Mais oui mais aussi aujourd hui les gens se renseignent, le peuple veut savoir la vérité alors c’est chiant de faire le travail de propagande euh non de journaliste pardon un lapsus.
    Regarde sur la Libye Les gens aujourd’hui savent qu’on s’est foutu de leur gueulle, avant quand on envoyait BHL c’était un signe que c’était une juste cause maintenant c’est devenu un signe de foutage de gueulle c’est devenu pas facile le métier de journaleux. Les gens ont jusqu’à été faire le lien entre les défiscalisation de Sarko pour les investissement du Katar en France et le fait que le Katar à financer les rebelles Libyens, alors on peut plus faire notre travail nous.
    Si seulement on pouvait garder la même presse et changer le peuple, que des gens crédules pour lire mes articles, mes beaux articles, je l’aime moi mon travail ma vérité elle est belle. Mais qu’est ce que cherche les gens à la fin, tu vas voir que si on les laisse faire il vont demandé à être informé objectivement.


  24. Louis Robert Le 02 janvier 2017 à 10h31
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    Après tant d’années de tromperie et de mensonges, de fabrications, d’opérations sous faux drapeaux et d’incidents fictifs qui servirent néanmoins de prétextes à la guerre perpétuelle, … j’avoue me réjouir de voir aujourd’hui tous ces serpents du régime impérial se tordre sur la grille brûlante de notre gigantesque barbecue médiatique international, dans l’attente de la création officielle de ces divers ministères des “faits réels” et de la “vérité”, avec leurs innombrables chasses aux nouvelles truquées (“fake news”) … et aux espions russes du Web (une pierre, deux coups).

    Nous vivons un grand moment de vérité qui se transforme déjà, hélas, en son contraire, par cette impulsion nouvelle qui se veut régénératrice de l’imposture d’hier; c’est qu’on veut sauver un système qui ne saurait l’être. Dans leur longue marche vers le totalitarisme, ceux qui tentaient désespérément de sauver leur peau en s’accrochant au pouvoir par la fraude ont échoué. Il ne leur reste plus que de le tenter par la force. Assurément, ils ne s’en priveront pas.Tout est prêt!

    http://www.adbusters.org/article/chris-hedges-zero-point-of-systemic-collapse/


  25. tchoo Le 02 janvier 2017 à 12h19
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    J’y vois toujours une tentatives de manipulations en relevant out doucement le manque de fiabilité des sources (ou de la…) et son unicité, mais ici où là on reste dans la trame habituelle en renvoyant les chercheurs de vérité, les doutes de certains à des comportements pro-assad, et en oubliant de dire que dès 2011 le mythe du printemps syriens s’effondrait, sans oublier que dans l’affaire les russes sont intervenus bien plus tard.


  26. Dahool Le 02 janvier 2017 à 12h21
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    Bonjour

    Le journaliste cautionnaire du “voyez, nous aussi on l’avait dit !”

    Le type nous explique qu’il est légitime de s’interroger sur la qualité et la réalité des sources occidentales tout en reprochant aux russes, au gouvernement syrien et aux complotistes de dénoncer la narrative potentiellement falatieuse du camp des gentils.
    Cette maladie doit bien avoir un nom ? Un syndrome de qqchose, genre Gilles de La Tourette…

    Les médias ne mentent pas, ils se trompent dans des proportions gigantesques.
    La nuance autorise l’excuse.
    Le chien de garde reconnaîtra avoir trop aboyé mais que c’est pas de sa faute, il a été manipulé.

    Nous ne sommes pas dupes.


  27. Olposoch Le 02 janvier 2017 à 12h54
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    Tout comme “l’occident” colonial a du mal dans ce monde devenu multi-polaire, ou a-polaire, les employés des rédactions ont du mal à appréhender un monde devenu multi-sources, les journalistes en étant une parmi toutes les autres…
    (en même temps le référendum de 2005 a eu lieu en 2005, soit il y a 11+ années…ils auraient pu comprendre avant…)
    Avec Alep ils découvrent que leur récit n’était pas le seul, celui écrit par les vainqueurs, et comme les vainqueurs (du moment) sont ailleurs, ils découvrent un récit différent…
    On leur souhaite bon courage pour servir en même temps une info équilibrée aux lecteurs/auditeurs/électeurs et les choix stratégiques de leurs possédants.
    Chez @si aussi aujourd’hui on parle de “brouillard”, cette altération visuelle qui empêche de distinguer ceci de cela…
    Il est vrai que à force de voir des commentaires indignés en dessous de leurs billets, ils ont pu envisager le fait qu’il ne s’agissait pas de trolls rémunérés par le kremlin ou des sociopathes en quête de sens dans leurs vies misérables…
    A noter aussi ce matin une émission surprenante ou des gens ont dit des trucs sensés (je parle des invités, pas des hôtes de la radio financée par l’Elysée).
    https://www.franceculture.fr/emissions/culturesmonde/2017-vers-un-nouvel-ordre-mondial-14-vers-une-sortie-du-modele-liberal


    • Olposoch Le 02 janvier 2017 à 13h02
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      J’ajoute que ces médias font la une avec la revendication de l’attentat terrible en Turquie parce que venant de l’etat islamique, mais pour l’assassinat de l’embassadeur russe dans cette même Turquie, on parle d’un groupe “qui n’est pas daech” sur France Info.


  28. Astrolabe Le 02 janvier 2017 à 18h12
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    Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose. L’Obs-cène, lAberration, l’Immonde, l’Agence Française de Propagande (AFP) , et combien d’autres encore… Mensonge en 1ère page à la minute qui suit, démenti (parfois) en dernière page huit jours ou dix ans plus tard….. Toute l’histoire est faite de ces mensonges, qui font que les gens non avertis ne comprennent rien au film et surtout rien à ce qui se passe autour d’eux. Et ils continuent à empiler les âneries car ils n’ont pas la possibilité ou le temps de corriger les erreurs et de rétablir la vérité…


  29. Scytales Le 02 janvier 2017 à 20h03
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    Un peu dans le sujet, un texte court, bon et si pertinent de M. Bruno Guigue : http://arretsurinfo.ch/et-si-les-russes-etaient-plus-intelligents-par-bruno-guigue/

    Si je devais, moi, résumer la situation, je dirais que les Russes, face aux Américains et aux Européens, ont un comportement d’adultes comparés à celui d’enfants.


  30. Lydia Le 02 janvier 2017 à 20h53
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    Le business pour le business sans éthique ni
    Conscience engendre des monstres… Fabrication de guerres pour vendre des armes l’humanité et les générations futures n’en seront pas fières.


  31. Zevengeur Le 02 janvier 2017 à 22h21
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    Cette presse poubelle est grillée depuis bien longtemps, ce changement éditorial ne trompera que les gobes mouches.
    Car en effet, s’ils admettent être dans l’erreur depuis 4 ans, cela signifie que soit ils sont incompétents, soit ils mentaient.
    Dans les 2 cas, ce n’est pas du journalisme.

    De plus, cela arrive comme par hasard lorsque le vent tourne aux USA et sans doute bientot en France.

    Pathétique…


  32. Lysbeth Levy Le 02 janvier 2017 à 22h49
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    Encore un article “dissonant” dans ce océan de mensonges médiatiques, enfin les langues se délieraient ? : http://www.monde-diplomatique.fr/2017/01/RIMBERT/56980 les chauffards du bobard a lire bien sur avant gout :”.Ceux qui trompaient la Terre entière en décembre 1989 avec les faux charniers de Timişoara, en Roumanie ; ceux qui diffusaient sans vérification, en octobre 1990, la fable des soldats irakiens détruisant des couveuses à la maternité de Koweït afin de préparer l’opinion à une intervention militaire ; ceux qui révélaient à la « une » du Monde (8 et 10 avril 1999) le plan « Fer à cheval » manigancé par les Serbes pour liquider les Kosovars — une invention des services secrets allemands destinée à légitimer les bombardements sur Belgrade””
    Je bois mon lait …
    Bourdieu triomphe : http://www.monde-diplomatique.fr/2016/12/RIMBERT/56929
    Je rebois mon lait ..


  33. peyo Le 03 janvier 2017 à 00h19
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    “Rahmane a délaissé au fil des ans la simple recension des exactions du régime Assad (son but premier et militant) pour donner un panorama plus large et plus objectif du conflit,” Arrêter de prendre les lecteurs pour des imbéciles, il délaisse quand ?
    “Ces bilans chiffrés ont cruellement manqué lundi soir à l’ONU, alors que la rébellion d’Alep tombait.” ça y est on a compris, c’est pas pour aujourd’hui.


  34. judith Le 03 janvier 2017 à 08h36
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    • Lysbeth Levy Le 03 janvier 2017 à 10h15
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      Oh excellent encore une fois, et cette dame Ingrid Riocreux est connue déjà pour parler vrai contrairement aux “journalistes” ou “experts en tout genre, a écrit un livre sur “la langue des médias” : https://www.youtube.com/watch?v=2Rr5Vwqrokk les torquemadas, journalistes a la manoeuvre dans la fabrique du consentement, et du pré penser .et moralisateur !…


  35. Alfred Le 03 janvier 2017 à 17h42
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