Gros cadeau pour la rentrée : une très longue interview décapante d’Emmanuel Todd que j’ai réalisée le mois dernier, et que je sors en plusieurs billets (vous aurez un joli pdf rassemblant le tout à la fin).

Je remercie M. Todd de la confiance qu’il a placée dans ce blog, et de la qualité du travail réalisé. Et je remercie également ceux qui ont donné de gros coups de main pour la finaliser.

Bonne lecture !

[Olivier Berruyer] M.Todd, quel regard portez-vous sur la crise actuelle avec la Russie ?

[Emmanuel Todd] Il y a quelque chose d’étrange, d’irréel, dans le système international actuel. Quelque chose ne va pas : tout le monde s’acharne contre une Russie qui n’a que 145 millions d’habitants, qui s’est redressée, certes, mais dont personne ne peut imaginer qu’elle redevienne une puissance dominante à l’échelle mondiale ou même européenne. La force de la Russie est fondamentalement défensive. Le maintien de l’intégrité de son immense territoire est déjà problématique avec une population aussi réduite, comparable à celle du Japon.

La Russie est une puissance d’équilibre : son arsenal nucléaire et son autonomie énergétique font qu’elle peut jouer le rôle de contrepoids aux États-Unis. Elle peut se permettre d’accueillir Snowden et, paradoxalement, contribuer ainsi à la défense des libertés civiles en Occident. Mais l’hypothèse d’une Russie dévorant l’Europe et le monde est absurde.

Au début de votre carrière, vous vous êtes beaucoup intéressé à l’URSS – prédisant même son prochain éclatement. Aujourd’hui, la Russie n’a plus le niveau hégémonique de l’URSS à l’époque, et bien que la Russie soit beaucoup plus démocratique que ne l’était l’URSS, on la traite bien plus mal. Par exemple, lorsque l’URSS est intervenue en Tchécoslovaquie en 1968, en envoyant ses chars, on a protesté, mais finalement l’hystérie n’a pas duré pendant des semaines. Or, aujourd’hui, alors qu’il ne se passe rien de comparable, mis à part une population qui vote démocratiquement en Crimée pour retourner vers la maison mère russe, on a l’impression d’assister à un drame énorme qui mériterait presque d’aller faire la guerre pour redonner de force la Crimée à l’Ukraine, malgré la volonté contraire de la population. Pourquoi ce traitement est-il si différent ?

Cette question ne concerne pas la Russie, elle concerne l’Occident. L’Occident, certes massivement dominant, est néanmoins aujourd’hui, dans toutes ses composantes, inquiet, anxieux, malade : crise financière, stagnation ou baisse des revenus, montée des inégalités, absence totale de perspectives et, dans le cas de l’Europe continentale, crise démographique. Si l’on se place sur le plan idéologique, cette fixation sur la Russie apparaît tout d’abord comme une recherche de bouc émissaire, mieux, comme la création d’un ennemi nécessaire au maintien d’une cohérence minimale à l’Ouest. L’Union européenne est née contre l’URSS ; elle ne peut plus se passer de l’adversaire russe.

Il est vrai cependant que la Russie pose au monde occidental quelques problèmes de « valeurs », mais, à l’inverse de ce que suggèrent les âneries antipoutinistes et russophobes du journal Le Monde, le problème de l’Occident est le caractère positif et utile de certaines valeurs russes.

La Russie est un pays qui n’a pas suivi le monde occidental dans la voie du « tout libéralisme ». Un certain rôle de l’État s’y est réaffirmé, tout comme une certaine idée nationale. C’est un pays qui commence à se redresser, y compris en termes de fécondité, de baisse de la mortalité infantile. Son taux de chômage est faible.

Bien sûr, les Russes sont pauvres et personne en Europe de l’Ouest ne peut envier le système russe, y compris au niveau des libertés. Mais être russe aujourd’hui, c’est appartenir à une collectivité nationale forte et rassurante, c’est la possibilité de se projeter mentalement dans un avenir meilleur, c’est aller quelque part. Qui pourrait dire ça en France ? La Russie est en train de redevenir, malgré elle, le symbole de quelque chose de positif qui la dépasse. En ce sens, c’est vrai, elle est une vraie menace pour les gens qui, à l’Ouest, font semblant de nous gouverner, égarés dans l’histoire, qui parlent des valeurs occidentales mais qui, selon l’expression je crois de Basile de Koch, ne reconnaissent réellement que les valeurs boursières.

Mais il ne s’agit déjà plus d’un conflit entre Est et Ouest, traditionnel, régressif au sens psychiatrique, dans lequel l’Amérique serait moteur. La crise récente a tout à voir avec l’intervention européenne en Ukraine.

Si l’on échappe au délire des médias « occidentaux », qui semblent revenus pour leur part vers 1956, en plein milieu d’une guerre froide menaçant de devenir chaude, et que nous observons la réalité géographique des phénomènes, il apparaît très simplement que le conflit a lieu dans la zone d’affrontement traditionnelle entre l’Allemagne et la Russie. Très tôt, j’ai eu le sentiment que les États-Unis avaient, cette fois-ci, par peur de perdre la face après le retour de la Crimée à la Russie, emboîté le pas à l’Europe, ou à l’Allemagne plutôt, puisque c’est elle qui désormais contrôle l’Europe.

On enregistre des signaux contradictoires venant d’Allemagne. Parfois, on la sent plutôt pacifiste, sur une ligne de retrait, de coopération. Parfois, au contraire, elle apparaît très en pointe dans la contestation ou dans l’affrontement avec la Russie. Cette ligne dure monte chaque jour en puissance. Steinmeier s’était fait accompagner par Fabius et Sikorski à Kiev. Merkel visite désormais seule le nouveau protectorat ukrainien.

Mais ce n’est pas que dans cet affrontement que l’Allemagne est en pointe. En l’espace de six mois, y compris durant les dernières semaines, alors qu’elle était déjà en conflit virtuel avec la Russie dans les plaines ukrainiennes, Merkel a humilié les Anglais en leur imposant, avec une incroyable grossièreté, Juncker comme président de la Commission. Chose encore plus extraordinaire, les Allemands ont commencé à affronter les Américains, en se servant d’une histoire d’espionnage par les États-Unis. C’est absolument incroyable quand on connaît l’imbrication des activités de renseignement américaines et allemandes depuis la guerre froide. Il apparaît d’ailleurs aujourd’hui que le BND, le service de renseignement allemand, espionne aussi, très normalement, les politiques américains. Au risque de choquer, je dirais que, compte tenu des ambiguïtés de la politique allemande à l’Est, je suis tout à fait favorable au monitoring par la CIA des responsables politiques allemands. J’espère d’ailleurs que les services de renseignement français font leur travail et participent à la surveillance d’une Allemagne de plus en plus active et aventureuse sur le plan international. Reste que cette agressivité antiaméricaine de l’Allemagne est un phénomène nouveau dont il faut tenir compte. Son style est fascinant. La façon dont les hommes politiques allemands ont parlé des Américains témoigne d’un profond mépris. Il existe un fond antiaméricain important outre-Rhin. J’avais eu l’occasion de le mesurer lors de la sortie de mon livre Après l’empire en allemand. Selon moi, il explique largement le succès de librairie exceptionnel de cette traduction.

Il y a déjà un moment que le gouvernement allemand se moque des remontrances américaines en matière de gestion économique. Contribuer à l’équilibre de la demande mondiale ? Et puis quoi encore ? L’Allemagne a son projet, de puissance plutôt que de bien-être : comprimer la demande en Allemagne, asservir les pays endettés du Sud, mettre au travail les Européens de l’Est, accorder quelques cacahuètes au système bancaire français, qui contrôle l’Élysée, etc.

Dans un premier temps, au moment de la prise de la Crimée, j’avais été plutôt sensible au rétablissement de la Russie : une puissance qui ne veut plus se laisser marcher sur les pieds et qui est capable de prendre des décisions. Actuellement, je constate que la Russie est fondamentalement une nation en stabilisation, et seulement en stabilisation, même si les gens en font le grand méchant loup.

La véritable puissance émergente, avant la Russie, c’est l’Allemagne. Elle a fait un chemin prodigieux, de ses difficultés économiques lors de la réunification à son rétablissement économique, puis à la prise de contrôle du continent dans les cinq dernières années. Tout cela mérite qu’on le réinterprète. La crise financière n’a pas simplement démontré la solidité de l’Allemagne. Elle a aussi révélé sa capacité à utiliser la crise de la dette pour mettre au pas l’ensemble du continent. Si on se libère de la rhétorique archaïque de la guerre froide, si l’on arrête d’agiter le hochet idéologique de la démocratie libérale et de ses valeurs, si l’on cesse d’écouter le blabla européiste, pour observer la séquence historique en cours de façon brute et presque enfantine, bref si l’on accepte de voir que le roi est nu, on constate que :
1) au cours des cinq dernières années, l’Allemagne a pris le contrôle du continent européen sur le plan économique et politique ;
2) et que, au terme de ces cinq années, l’Europe est déjà virtuellement en guerre avec la Russie.

Ce phénomène simple est obscurci par une double dénégation : deux pays agissent comme des verrous pour que l’on ne comprenne pas la réalité de ce qui se passe.

D’abord la France, qui ne veut toujours pas admettre qu’elle s’est mise en état de servitude volontaire par rapport à l’Allemagne. Elle ne peut pas faire autrement tant qu’elle n’admet pas pleinement cette montée en puissance de l’Allemagne et le fait qu’elle n’est pas au niveau pour la contrôler. S’il y a un enseignement géopolitique de la Seconde Guerre mondiale, c’est bien que la France ne peut pas contrôler l’Allemagne, dont nous devons reconnaître les immenses qualités d’organisation et de discipline économique, et le non moins immense potentiel d’irrationalité politique.

Le refus français de la réalité allemande est une évidence. Cela fait déjà un moment que je parle de François Hollande comme du « vice-chancelier Hollande ». Voire même, désormais, plutôt comme d’un simple « directeur de communication de la Chancellerie ». Il n’est rien. Il a atteint des niveaux d’impopularité exceptionnels, qui viennent pour une part de sa servilité en face de l’Allemagne. François Hollande est aussi méprisé par les Français parce qu’il est un homme qui obéit à l’Allemagne.

Plus largement, les élites françaises, journalistiques autant que politiques, participent de ce processus de dénégation.

[À suivre ici]

Interview réalisée pour le site www.les-crises.fr, librement reproductible dans un cadre non commercial (comme le reste des articles du site, cf. Licence Creative Commons).

277 réponses à [Exclusif] La France s’est mise en état de servitude volontaire par rapport à l’Allemagne, par Emmanuel Todd (1)

  1. bidule Le 01 septembre 2014 à 05h11
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    En lisant, la dernière phrase (“librement reproductible”), une question me revient : par défaut, sous quelle licence sont placés les articles/travaux/whatever originaux du site ? Je vois parfois des copyrights traînés sur les graphiques mais d’un autre côté il y a des reprises/traductions massives d’autres sites.

    Est-il envisagé de tout mettre sous une licence Creative Commons (p.ex.) histoire que clarifier la situation ?


  2. douarn Le 01 septembre 2014 à 05h27
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    Bonjour
    Effectivement ce serait vraiment une bonne chose. Ce texte pourrait être publié sous CC-BY-NC-ND
    (paternité, pas d’utilisation commerciale, pas de modification) par exemple.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_Creative_Commons


    • Olivier Berruyer Le 01 septembre 2014 à 10h47
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      mais c’est justement le cas… 🙂


      • douarn Le 01 septembre 2014 à 11h39
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        Bonjour
        c’est exact, mes excuses 🙁


      • bidule Le 01 septembre 2014 à 23h42
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        Autant pour moi, j’avais du aller regarder une fois, mais j’ai du oublié…


  3. lm bernard Le 01 septembre 2014 à 05h59
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    Allemagne,”discipline économique et immense potentiel d’ irrationalité politique”,inquiétant car ce n’est pas nouveau,1914,1939,la Russie s’est retrouvée dans le face à face avec elle,et au bout du compte une Allemagne perdante,humiliée et toujours pour des motivations économiques ( velléités colonialistes à l’Est) en 1914 contre l’Empire britannique (la France et la Russie se retrouvant dans la triple alliance),en 1939 Hitler regardait à l’Est en faisant une guerre éclaire à l’Ouest…Attendons la suite de l’entretien.Du bon Todd comme on pourrait dire du bon Chevénement,leurs analyses sont toujours clair(voyant)es.


    • bul Le 01 septembre 2014 à 07h52
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      clairvoyantes ? en êtes vous bien certain ? il faut faire un tri, ce n est pas du pain béni


      • Wilmotte Karim Le 01 septembre 2014 à 08h45
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        En 39 (et jusque tard), les USA étaient parfaitement près à s’allier avec une Allemagne dominant “le vieux monde”.

        C’est la défaite à l’Est de l’Allemagne qui donne aux USA les moyens de la domination mondiale.


        • O FJ Le 01 septembre 2014 à 11h20
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          Et c’est Pearl Harbor, puis le succès de l’armée soviétique, qui incitent les USA à s’engager contre l’Allemagne et à lancer le débarquement de crainte que les soviétiques ne colonisent à leur place l’europe occidentale. Rappelons que jusqu’en 1942 les USA s’accommodaient fort bien du IIIème reich et que les liens entre les industriels allemands et US (notamment dans le domaine militaire) fonctionnaient bien.


          • francois Le 01 septembre 2014 à 12h03
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            Quelqu’un en sait plus dans le domaine de la coopération US allemagne ? J’ai entendu parler d’IBM mais pas plus ?

            Merci


            • Arno Le 01 septembre 2014 à 14h03
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              Sur IBM et son président Watson, qui alla à Berlin rencontrer Hitler, voir l’excellent livre de Edwin Black => https://en.wikipedia.org/wiki/IBM_and_the_Holocaust


            • Vinnie Reb Le 01 septembre 2014 à 23h21
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              Le grand-père de George W. Bush était un homme d’affaire qui avait d’ailleurs des liens et des intérêts investis dans des affaires avec des industriels nazis, via des investissements entre les banques américaines et allemandes. Il a bâti sa fortune entre autres sur ces affaires avec les nazis… Capitalistes de tous les pays, unissez-vous, pourrait-on dire.
              Roosevelt le savait aussi, qu’il y avait ce genre de pratiques et de relations. C’est pourquoi il y eut une loi votée pour mettre fin à ce type de… collaboration.


            • un.passant Le 06 septembre 2014 à 02h08
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            • paul vetran Le 08 septembre 2014 à 19h30
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              Lire les travaux de l’universitaire Anthony Sutton sur les liens entre l’Allemagne nazie et les financiers et industriels étasuniens. Voir aussi les liens avec l’aristocratie britannique personnifiés par le Cliveden Set.
              Il est aussi à noter que de nombreux cadres nazis furent ensuite “recyclés” par les Etats-Unis pendant la guerre froide.


            • pikpuss Le 08 septembre 2014 à 20h40
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              Il y a une conférence qui traite de ce sujet avec je crois Jacques Pauwels qui présente son livre sur les guerres financées par les banquiers anglo-américains. On y apprend que près de 95% de l’essence et des huiles consommées par les blindés nazis venaient de la compagnie Exxon… que les technologies de communication qui ont permis la tactique du Blitzkrieg venaient de ITT…etc… donc pas de campagne de France ni de Russie sans leur ” aide “….


          • lon Le 01 septembre 2014 à 12h24
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            Je ne comprends pas qu’on puisse encore véhiculer de telles fadaises . Les US sont entrés en guerre sur demande des Anglais ( la relation spéciale ), et ont soutenu l’effort de guerre de ceux-ci dès le début ( livraison d’armes, etc..). C’est Hitler qui a déclaré la guerre aux US ( une très grosse erreur, typique du mépris des Teurtons pour les US, tout juste bons à “fabriquer des lames de rasoir”, dixit Goering..) , disant lui-même qu’il était fatigué de tolérer le soutien US aux Brits . Les liens entre industriels US et l’Allemagne étaient des liens de business ” normal” , sans volonté explicite du gouvernement US de les promouvoir, et d’ailleurs Washington a mis le hola à ces relations après 1941 . Les ricains ont également largement fourni les russes en équipements, dès 41 . Il faut raison garder et rendre à César ce qui lui appartient .


            • Arno Le 01 septembre 2014 à 14h13
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              Faux, ceci n’est que le relai de la tentative us de blanchiment de leurs actions avant et pendant la 2ème guerre mondiale.
              Les historiens américains eux-mêmes reconnaissent aujourd’hui que Pearl Harbour a été “organisé” par le gouvernement yankee pour entrer en guerre contre l’avis largement défavorable de sa population.
              Il fallait surtout protéger les investissements massifs faits en Angleterre (perdus en cas de défaite), et pus tard, éviter que l’Europe entière ne devienne soviétique.
              O F J a raison sur toute la ligne.


            • pikpuss Le 08 septembre 2014 à 20h41
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              C’est ainsi qu’en permettant le chaos en Europe de 1939 à 1945, ils ont pu mettre la main sur ce continent et le piller avec leur monnaie de singe découplée de l’or depuis 1971… Il faut aller au fond des choses… A qui profite le crime ?


          • Marco Le 01 septembre 2014 à 12h40
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            @OFJ, oui je suis d’accord avec vous. Je pense qu’il faut aussi ajouter au dossier l’eradication de quelques centaines de milliers de Japonais (Hiroshima, Nagasaki, 6 et 9 Aout 1945). L’URSS declare la guerre au Japon le 8 Aout 1945.
            Les USA ne voulaient certainement pas partager avec l’URSS la victoire et sa domination a venir dans cette partie du monde.
            Concernant Pear Harbor, aucun porte avions dans le port (Hasard, coincidence, …), la plupart des navires atteints etaient reparables:
            http://www.histoire.presse.fr/actualite/infos/pearl-harbor-la-responsabilite-americaine-01-12-2001-6490


          • deres Le 01 septembre 2014 à 17h04
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            C’est un peu gros comme affirmation !

            Pearl Harbor : 7 décembre 1941
            Bataille de Moscou : 2 octobre 1941 – 22 janvier 1942
            Les USA déclare la guerre à l’Allemagne dès le 11 décembre.

            De plus, la bataille de Moscou a surtout été défensive. Elle ne présageait donc en rien de l’issue des offensives après l’hiver. Et la perdre aurait probablement été fatal à l’URSS. Moscou n’étant pas adossé à un lac, refaire le coup de la résistance de Léningrad n’aurait pas été possible.


        • francois Le 01 septembre 2014 à 12h00
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          C’est d’abord la défaite de l’allemagne pendant la campagne d’Angleterre et le maintient de l’Angleterre dans la guerre. Les USA et beaucoup d’autres n’auraient pas misé leur chaussette sur l’Angleterre en 40.


          • Arno Le 01 septembre 2014 à 14h26
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            Erreur grossière ! Les USA ont même fait des lois sur mesure (2ème clause Cash & Carry et surtout Lend-Lease) pour financer l’Angleterre en guerre à hauteur de 30 milliards de dollars. ça fait cher la chaussette !


            • lon Le 01 septembre 2014 à 14h54
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              “Rappelons que jusqu’en 1942 les USA s’accommodaient fort bien du IIIème reich et que les liens entre les industriels allemands et US (notamment dans le domaine militaire) fonctionnaient bien.”
              Déjà quand on écrit ça on se disqualifie d’office et on n’a pas “raison sur toute la ligne ”
              Ensuite Pearl Harbor est une action japonaise, que le gouvernement américain a sans doute laissé faire, mais certainement pas “organisé”.
              Les premiers succès de l’Armée Rouge datent de janvier 43 , Stalingrad, soit 1 an et demi après la déclaration de guerre de Hitler à l’Amérique .


            • Wilmotte Karim Le 01 septembre 2014 à 15h27
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              Les premiers succès de l’armée rouge date de 41.

              Entre autre, la victoire de Moscou.
              Et la contre-attaque de l’hiver.


            • Amélie Le 01 septembre 2014 à 23h14
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              WW2 – J’ai lu (dans un blog pas très clair) que les Etats-Unis (Rotschild & Co) fournissaient massivement l’armée allemande en carburant;

              est-ce quelqu’un peut confirmer ou infirmer?

              merci


        • boduos Le 01 septembre 2014 à 23h10
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          Oui,l’Allemagne protestante fait le pari de la domination atlantiste du monde avec le clan anglo-saxon et veut être un brillant second (avec peut être une arrière pensée d’hégémonie ,… pour plus tard)
          Seul éternel obstacle sur cette route,la France ,non plus avec ses colonies mais avec toujours son espace maritime ,la francophonie et parfois son génie si son vivier culturel n’est pas détruit par nos ministres successifs à l’éducation.Il faut donc la mettre à genoux et la vider de sa substance moelle.De l’intérieur, certains s’en chargent déjà.
          Olivier pourrait beaucoup mieux que moi expliquer comment l’Allemagne de Shroeder a pris de court ses “partenaires” européens dans la compétitivité en surfant sur la consommation de ses voisins en 2000-2005 alors qu’aujourd’hui Merkel s’oppose à tout programme d’investissement européen pour permettre à l’Europe du sud de passer le cap de leurs reformes.En fait,ce pays se conduit comme un commerçant qui donne le coup de grâce a ses concurrents pour qu’ils déposent le bilan et récupérer chez ces voisins ce qui l’intéresse ,à bon compte (Alstom ,c’est raté ,qui d’autre ? Valourec peut être …)
          Exsangues,ces voisins ,ne pourront de surcroit assister à la curée sur l’Ukraine.
          Il ne s’agit en aucun cas du comportement solidaire d’un partenaire intelligent ,ce pays oublie que ces concurrents sont avant tout ses clients.
          Deuxième erreur de Merkel,croire qu’en cas d’échec de L’OTAN sur l’Ukraine ,Poutine renouera à la realpolitik et passera l’éponge sur cette guerre médiatique,qui pour le coup ne laisse aucun espace à la duplicité .
          Poutine ne sera pas vindicatif,mais dans le jeu des alliances nécessaires à la bipolarité renforcer,il ne pourra plus faire entrer le loup dans la bergerie,une fois les masques tombés.
          Contrairement à Emmanuel TODD,je pense qu’il existe une duplicité entre USA et RDA avec mise en scène ,sur fond d’espionnage habituel entre amis,de l’expulsion de personnels d’ambassade,un peu comme la fausse rivalité Turquie -Israël (avec 9 victimes) lors de la “tentative” de livraison humanitaire à Gaza.C’était pour mieux dissimuler leur complicité dans la préparation de la chute d’Assad.Trop de fausses querelles surgissent bizarrement pour piper les cartes (état major)
          Ce qui m’effraie,c’est que ces acteurs qui choisissent un camp (plutôt que l’apaisement) s’auto propulsent à la guerre ,en oubliant qu’il y a souvent deux perdants ,1914-1918 n’ a vraiment pas servi de leçon.Un tiers , marionnettiste , sera peut être gagnant,c’était le cas en 14 et en 45 .
          Mais cette fois? un seul perdant, l’humanité.


      • Artiste Le 01 septembre 2014 à 13h58
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        N’est ce pas la menace de ne plus financer la dette française à des taux ridiculement bas qui
        Fait de la France l’otage de cette union anti russe notre situation économique a fait de nous une nation de seconde zone.


    • pikpuss Le 01 septembre 2014 à 08h26
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      Hitler a fait exactement ce que lui ont demandé ses commanditaires anglo-saxons qui l’ont largement financé. ( Tout comme Mussolini, agent opérant pour les Britanniques ) Citons une fiche des renseignements généraux français du début des années 30, publiée par la revue Historia il y a quelques années : ” agitateur politique pour le compte de puissances supérieures “. Hitler, avec un niveau certificat d’études, n’avait pas une vision lucide sur le monde de son époque déjà globaiisé. Il a assimilé les doctrines d’un certain Alfred Rosenberg, grand théoricien du IIIème Reich ( suivez mon regard ). Si l’on suit son parcours, on peut s’apercevoir qu’il a magnifiquement contribué aux plans de domination des Anglo-Saxons : effondrement de la France avec la perte programmée de son empire colonial, saignée de la Russie, mise sous tutelle de l’Allemagne ( les Américains ne partirons jamais d’Allemagne ). Les écrits d’Hitler révèlent une admiration sans borne pour les Anglo-Saxons et un dégoût profond pour la France ( exactement le genre d’ennemi dont rêvait pour nous les Anglais ) et un mépris sans borne pour le monde russe considéré comme ll’empire des sous-hommes. En fin de compte c’est plus ou moins ce que pense encore de nous nos maÎtres américains ( n’oublions pas le ” fuck Europe “… ) tandis qu’ils attribuent à la Russie les pires intentions. Hitler a été un pion idéal entre les mains de ” puissances supérieures ” si l’on reprend la fiche des renseignements généraux. Quant aux dirigeants allemands, ils seraient bien bêtes de croire qu’avec de tels alliés américains, ils ont toutes les cartes en main en Europe…


      • Renaud Le 01 septembre 2014 à 11h13
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        A propos de la WWII, voir la conférence de Jacques Pauwels “Le mythe de la bonne guerre” : http://www.dailymotion.com/video/xxkk36_jacques-pauwels-le-mythe-de-la-bonne-guerre_webcam.
        Chase Manhattan Bank (Rockefeller), Union Banking Corporation (Prescott Bush), Standard Oil (Rockefeller), ITT, Ford (Henry reçoit une médaille du régime nazi), Siemens… Et malgré le “Trading with the ennemy act”, le pouvoir n’a pas changé de mains…


      • francois Le 01 septembre 2014 à 12h08
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        Cette fiche est-t-elle disponible quelque part ?
        C’est passionnant…
        Même la droite allemande pensait facilement le manipuler


        • pikpuss Le 01 septembre 2014 à 13h08
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          Cette fiche a été présentée dans plusieurs revues comme Historama ou Historia. Je pense qu’on peut la trouver sur Internet. Sur cette fiche, il y a d’ailleurs la photo d’identité de Hitler. Il y a une bonne dizaines d’années que cette fiche a été publiée.


      • Crapaud Rouge Le 01 septembre 2014 à 12h23
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        Les écrits d’Hitler révèlent une admiration sans borne pour les Anglo-Saxons et un dégoût profond pour la France” : pour moi c’est une grande découverte. Faut dire que l’équation “Hitler = Shoa” prévaut depuis 1945, tout le reste est passé à la trappe. Ce dégoût de Hitler pour la France est d’autant plus étonnant à découvrir que “la France officielle” a fort bien “accueilli” son armée d’occupation…


        • pikpuss Le 01 septembre 2014 à 12h54
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          Dans les livres d’histoire on ne raconte pas non plus les voyages préparatoires de Hitler dans les années 20 dans bien des capitales européennes…


        • Arno Le 01 septembre 2014 à 14h31
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          “Accueilli son armée d’occupation”: on peut même ajouter “préparé son arrivée”. cf. les travaux d’historiens comme Annie Lacroix-Riz


        • Tremah Le 01 septembre 2014 à 23h03
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          C’est d’ailleurs une des raisons qui expliquent l’échec d’Hitler face aux Anglais.

          Hitler, chez qui les préjugés raciaux déterminaient les options politiques s’était Een effet ridiculement persuadé que les “cousins de race” anglo-saxons seraient amenés à traiter d’égal à égal avec lui et, placés devant le fait de la capitulation française, à reconnaître enfin la domination allemande sur le continent en échange de la garantie de ne pas remettre en question la domination maritime et commerciale de l’Angleterre (cause principale de l’entrée en guerre de la Grande-Bretagne en 1914).
          Cette conviction intime explique en partie les errances ultérieures de sa stratégie, Hitler n’ayant jamais envisagé un scénario où l’Angleterre poursuivrait la guerre, pour peu que l’on évite cette fois de s’attaquer à ses intérêts coloniaux et économiques. A commencer par la décision catastrophique de bombarder les villes anglaises alors même que la population britannique – traversée par les mêmes tendances “pacifistes” que l’opinion française – ne soutenait que très fraîchement l’option belliciste de Churchill et qu’il existait bien – conformément à l’analyse d’Hitler – un parti du compromis et du rapprochement “naturel” avec l’Allemagne, notamment très actif au sein de la famille royale (Edouard VIII).

          Dans l’esprit d’Hitler, les Américains se rallieraient ensuite sagement à la position britannique et continueraient de financer généreusement sa guerre contre les communistes et les sous-hommes russes. Cet espoir presque naïf se lit jusque dans son testament politique où Hitler, se défendant d’avoir voulu entrer en guerre contre l’Angleterre et les Etats-Unis, accuse la “juiverie internationale” d’être responsable de cette partie du conflit.

          “Je n’ai jamais désiré non plus, qu’après l’effroyable Première Guerre Mondiale,
          il y en aurait eu une seconde contre l’Angleterre ou l’Amérique.”

          Ce qui démontre bien que l’objectif principal d’Hitler était bien d’écraser les Français – les francs dégénérés – à l’Ouest et les sous-hommes slaves à l’est. Historiquement, la mémoire de la Shoah a totalement effacé cette dimension politique du conflit.


          • pic et puce Le 02 septembre 2014 à 00h10
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            On comprend pourquoi en juin 1940, Hitler a laissé filer 300 000 soldats anglais par la poche de Dunkerque… Il n’a tiré aucun profit de cette ” grâce ” . Ensuite, en septembre 1940, il a brusquement cessé les bombardements des pistes d’aérodromes sur le territoire GB pour celui des villes alors que le gouvernement anglais était prêt à négocier. La seconde guerre mondiale est pleine de zones d’ombre… qui masque les véritables enjeux.


      • lon Le 01 septembre 2014 à 12h31
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        Je suis certain que pour affirmer ce que vous affirmez ici, vous avec au moins lu et relu une biographie complète de l’oncle Adolf, n’est-ce pas ?


        • pikpuss Le 01 septembre 2014 à 13h17
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          Il faut considérer d’où vient cet homme, son niveau d’éducation, son parcours familial. Il est évident que s’il avait été humaniste, il n’aurait été d’aucune utilité pour ses ” maîtres “. Sans argent, on ne peut avoir le pouvoir n’est-ce pas ? Il suffit de se poser la question : par qui et pour quels buts a-t-il été financé ? Un petit caporal ne doit sa ” réussite ” qu’au bon vouloir d’un certain nombre de gens qui ont décelé en lui les talents d’acteur qu’il avait pour électriser les foules malmenées par la guerre et la crise économique… car c’était le chaos en Allemagne en 1933… La France avait d’ailleurs refusé d’aider l’Allemagne en 1932 alors encore république de Weimar…


        • Crapaud Rouge Le 01 septembre 2014 à 16h14
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          J’ai écouté quelques conférences d’Annie Lacroix-Riz, (elle est passionnante !), et je dois dire qu’elle ne fait rien d’autre que prouver avec force détails la responsabilité des capitalistes de l’époque. Tous ne demandaient qu’à “travailler” avec le régime hitlérien, et c’est à cela qu’elle attribue le pacifisme/défaitisme qui conduisit à Munich. Fort logiquement bien sûr, car, si la propagande avait au contraire insisté sur le danger que représentait le régime nazi, l’on aurait dû arrêter de commercer avec l’Allemagne, et se mettre à réarmer fissa. N’est-ce pas ce que d’aucuns souhaitent aujourd’hui avec la Russie accusée d’impérialisme ? Cela dit, ce que je n’ai pas entendu de la bouche d’Annie Lacroix-Riz, c’est ce que Pikpuss vient d’en dire dans son com’. D’où la découverte.


      • Alae Le 01 septembre 2014 à 12h32
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        Oui. Le cartel/machine de guerre IG Farben, sans qui la guerre de conquête allemande aurait été impossible, n’avait pas été montée par des capitaux privés allemands, mais bien américains.


  4. Pic et Puce Le 01 septembre 2014 à 06h09
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    La Russie c’est déjà la moitié de la population des USA, une population bien plus homogène que celles des USA… Une Russie qui serait le partenaire d’un trio englobant Russie, Allemagne, France serait bien plus fort que les USA et leur éternel complice Grand Breton… et c’est précisément cela qui est la hantise de ce milieu anglo-saxon dont Emmanuel Todd est l’ardent défenseur… Sa mission est donc de diaboliser l’Allemagne et de minimiser la Russie. Qu’il se rassure ses ” amis ” ont fait de la France un nain dans presque tous les domaines stratégiques. Reste que l’Allemagne et la Russie ensemble seraient un redoutable challenger aux USA qui maintiennent, pour empêcher cela, de très nombreuses bases sur toute le territoire allemand, RFA et RDA réunies… Sans compter que les dirigeants n’ont qu’à bien se tenir puisque l’or de leur pays est confisqué et que les dirigeants, chancelière en tête sont espionnés… C’est ce que l’on appelle des ” alliés “…


    • DUGUESGLIN Le 01 septembre 2014 à 07h19
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      Je pense que l’axe France, Allemagne, Russie,fait peur aux anglo-atlantistes.
      Cet axe pourrait être la colonne vertébrale d’une nouvelle europe, puissance économique et puissance de paix.
      Charger l’Allemagne n’est pas la bonne voie.


      • Crapaud Rouge Le 01 septembre 2014 à 07h42
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        Cette position de Todd, qui charge beaucoup plus l’Allemagne que les US, en choque plus d’un. Pourtant, il n’a pas tout à fait tort. Il suffit “d’analyser” la petite phrase de Merkel répétée en boucle sur tous les merdias lors du dernier “train de sanctions” : “Ces sanctions étaient inéluctables.” Le choix de ce terme implique l’absence de regret. Donc, Merkel et les industriels allemands ont bien conscience des effets néfastes pour l’Europe, mais la première n’y voit rien à redire, probablement parce qu’elle a peut-être misé à long terme sur une UE atlantiste, une UE qu’elle conçoit comme une super-Allemagne. Il est fort probable que, dans la tête à Merkel, il n’a jamais été question d’un “axe France, Allemagne, Russie“, parce que l’Allemagne n’a probablement pas l’intention de voir sa puissance être canalisée ou encadrée par “le couple franco-russe”.


        • Renaud Le 01 septembre 2014 à 09h41
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          L’Allemagne, avec ses bases US sur son territoire, est toujours occupée par les Américains. Il faut bien rappeler qu’au sortir du traité de Versailles, l’Allemagne était ruinée, ce sont les Américains, principalement via la Chase Manhattan Bank pour le financement, et via Standard Oil pour le transfert technologique, qui ont permis à Hitler d’en faire une grande puissance. Le lien Allemagne-US ne date pas d’hier. Et l’Union Européenne a également été créée (avec l’Allemagne au centre) pour qu’un bastion atlantiste garde le contrôle du développement du continent européen.
          Il apparaît évident aux yeux de tout le monde que l’intérêt de la France, et de l’Europe, est de s’allier aux BRICS. Mais se défaire d’une domination anglo-saxonne plus que centenaire (on pourrait même revenir dans le temps jusqu’à 1600 et l’East India Company) ne peut pas se faire d’un coup de baguette magique. Et on voit mal l’Allemagne mordre la main qui la nourrit (de même la France après de Gaulle est complètement sous cette domination, il suffit de voir le pédigrée de nos dirigeants : Hollande Young Leader de French American Foundation, Emmanuel Macron et ses liens avec le Bilderberg Group etc…).


        • Nerouiev Le 01 septembre 2014 à 10h03
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          Je partage entièrement votre analyse. Je rajouterais toutefois que même si l’Allemagne est une Nation organisée et disciplinée, le peuple ne suit pas forcément ses dirigeants. Il veut faire des affaires et en a fait beaucoup avec les pays de l’Est et la Russie, beaucoup plus que la France qui, malgré notre gouvernement fantoche, continue de nous aimer … question d’âme et de culture probablement.
          Mais il n’y a pas que le côté business à l’américaine, côté qui, manque de carburant au sens propre et risques environnementaux avérés, change la donne d’un futur proche et dont les atouts passent dans les mains de la Russie et des BRICS avec en plus un comportement autrement respectueux des ententes mondiales non bellicistes que les USA.
          Regardons le chemin de la Russie au sortir de 75 ans de communisme suivi par huit années de pillage oligarchique ; une vraie réussite sur tous les plans, le résultat d’un homme que voudraient abattre les USA pour asservir l’Europe. Nous sommes devenus gâteux les pires étant les nouveaux venus en Europe.
          J’aime à rappeler ce discours de Poutine de 2007 à Munich. Tout y est dit dans un langage simple, clair et précis qui ne se réfugie jamais dans l’ambiguïté, du grand Poutine toujours égal à lui-même. Nous avons tout à gagner, et l’Ukraine également d’un rapprochement fraternel avec la Russie et sortir de ces magouilleurs atlantistes :
          http://www.solidariteetprogres.org/a-repartir/articles-varies/Discours-de-Vladimir-Poutine-a-la.html


          • pikpuss Le 01 septembre 2014 à 11h13
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            On en revient à la sagesse du Grand Charles… Poutine, un De Gaulle russe…. !


            • Nerouiev Le 01 septembre 2014 à 11h36
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              Je ne vous le fais pas dire. Il est lui-même assez admiratif de De gaulle.


            • O FJ Le 01 septembre 2014 à 11h58
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              Il y a quand même une grande différence entre Poutine et de Gaulle, c’est que le second était d’une intégrité à toute épreuve : le général payait sur ses propres deniers la facture d’électricité de ses appartements privés à l’Elysée et payait les timbres de ses courriers personnels.
              En revanche, que l’avenir de la France repose aujourd’hui largement sur les épaules de Poutine, oui, je suis tout à fait d’accord. On arrive donc à ce paradoxe : être patriote en France aujourd’hui, c’est soutenir Poutine (enfin, la politique de Poutine et de la Russie) et non pas les simagrées de nos dirigeants, tous partis politiques confondus, et des technocrates de l’UE.

              “question d’âme et de culture probablement” écrit Nerouiev : bien sûr. Il y a des affinités entre civilisations (de même qu’entre individus) qui ne s’expliquent pas, mais qui sont pourtant bien réelles. La littérature russe (classique bien sûr, mais aussi dissidente de l’ère soviétique) et la littérature française ont depuis plusieurs siècles engagé un dialogue fécond et source d’enrichissement pour les peuples russes et français.
              De même, il y avait de grandes affinités entre la civilisation indochinoise et la culture française, d’où la naissance de grandes et fortes amitiés entre des lettrés indochinois et des français (souvent des officiers d’ailleurs).


        • DUGUESGLIN Le 01 septembre 2014 à 20h56
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          Merkel n’est pas ou n’est plus plus représentative de l’opinion de bon nombre d’allemands.
          Il semble évident suite à la réconciliation sous le Gl De Gaulle, que cet élan entre l’Allemagne et la France rencontrait dans les deux pays beaucoup d’opinions favorables avec un enthousiasme certain. Beaucoup y projetait une amitié qui serait la basse d’une puissance européenne qui n’a rien à voir avec les européo-atlantistes de maintenant.
          De Gaulle avait fait de la France une puissance capable de se séparer de l’emprise américaine via l’OTAN, dont l’Allemagne n’était pas membre en tant que pays vaincu.
          Mais lorsque De Gaulle a doté la France de l’arme nucléaire pour se défendre “tous azimut” donc de cesser de désigner l’URSS comme ennemi systématique, la rupture avec l’atlantisme a atteint un paroxysme. Les allemands voyait en la France un allié sérieux.


          • DUGUESGLIN Le 01 septembre 2014 à 21h13
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            Même si les allemands comptaient sur la protection américaine face à une éventuelle agression soviétique, ils se félicitaient de la couverture nucléaire de la France en laquelle ils trouvaient un allié sérieux. L’amitié franco-allemande se développait à cette époque au sein d’associations culturelles et amicales.Ni la France, ni l’Allemagne n’étaient membres de l’OTAN.
            C’est une des raisons qui a poussé à la création de l’union européenne, mais certainement pas celle de maintenant.
            L’américanisation progressive des pays européens a fait oublier ce désir d’amitié et d’alliance.
            Empêcher un rapprochement selon un axe France, Allemagne, Russie est l’objectif depuis longtemps des anglo-américains, même avant l’union soviétique.


      • boduos Le 02 septembre 2014 à 01h00
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        Duguesclin,je comprends que tu guerroies plutôt les roastbeefs (encore que la Bretagne soit peuplée de grand bretons ayant fui les saxons.
        L’histoire souvent déterminée par la géographie conserve ses fondamentaux .les tribus franques d’outre Rhin colonisaient déjà la Gaule puis César utilisa les cavaliers trévires pour combattre les gaulois .
        Il est vrai que les colonisation successives du nord de la Gaule par les Nerviens largement métisses avec les gaulois nous ont donné Clovis .
        Je te fais grâce d’ Oton ,Charles Quint, Bismarck,Guillaume et de l’avènement d’Adolphe issu du traité de Versailles …
        Au même titre,le traitement inhumain infligé à l’Allemagne à sa défaite par tous les camps et vu les tréfonds de sa nature, n’a pu que nourrir sa volonté de revanche , sa réunification ayant ensuite libéré sa vraie nature de mâle dominant.
        Une accalmie de 70 ans peut agir comme un soporifique .ne gâchons pas le sacrifice de nos poilus par un angélisme béat et par fascination aux nouveaux seigneurs de l’économie.
        L’histoire récente peut nous aveugler et nous faire baisser la garde .


        • DUGUESGLIN Le 03 septembre 2014 à 06h03
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          Il ne s’agit pas d’aveuglement vis à vis de l’Allemagne qui est maintenant prépondérante en Europe.
          Mais ce sont les politiciens incompétents en France qui a supprimer ce rôle de partenaire qui pouvait discuter d’égal à égal avec l’Allemagne.
          Mais quand un partenaire ne fait plus le poids il est naturel que celui qui devient dominant devienne le moteur.
          La critique ne devrait pas porter sur la prépondérance allemande, mais plutôt sur l’abandon des politiciens incompétents qui ont fait perdre à la France sa place dans un partenariat équilibré.
          De Gaulle avait une “certaine idée de la France”, mais maintenant? qu”en est-il?
          C’est aux français de prendre conscience de leur déliquescence plutôt que de nous alerter contre la place qu’on a laissé à l’Allemagne.
          L’histoire continue, et nous pouvons espérer que la France après une longue période d’abandon retrouvera avec sa souveraineté et sa capacité à redevenir une puissance sérieuse avec des amitiés reconstruites.
          Dans l’immédiat le plus urgent est de ne pas se laisser prendre au piège d’une nouvelle guerre entre européens.


    • red2 Le 01 septembre 2014 à 14h48
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      “ses ” amis ” ont fait de la France un nain dans presque tous les domaines stratégiques”

      Enfin, c’est surtout l’Allemagne, l’Euro et nos politiques incapables qui ont accepté tout cela qui ont fait de la France “un nain dans presque tous les domaines stratégiques”… Il faut lire un minimum de Sapit, Lordon… (ou Todd!). C’est l’Allemagne et ses alliés qui détruisent notre industrie, pas l’Amérique.


      • Vinnie Reb Le 01 septembre 2014 à 23h48
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        Ce sont surtout nos propres capitalistes – les mêmes qui avaient fait des affaires avec le IIIème Reich sous Vichy – qui ont démantelé notre industrie .

        Ce qu’il faut voir, c’est la lutte de classe et non la lutte des peuples qui est à l’oeuvre. Lénine parlait de “partage et repartage du monde”. Nous y sommes en plein.

        D’où la nécessité de sortir de l’OTAN, de l’Euro, de l’Union et du capitalisme – comme disait Jaurès, le capitalisme more la guerre comme la nuée porte l’orage. On le voit bien à travers les conflits du XXème siècle et de notre siècle en cours.


  5. ioniosis Le 01 septembre 2014 à 06h30
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    emmanuel TODD , nous expose de façon concise l’émergence du IV° reich ,ce que ne veut pas

    voir la classe politique française , il est de plus en plus pressant de sortir de l’union européenne

    et de l’otan.pour redevenir la puissance souveraine ,que nos élites bradent aux marchés.et à

    l’UE .


  6. vladimir tchernine Le 01 septembre 2014 à 06h36
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    Bravo, Olivier! Magnifique interview! J’attends avec impatience la deuxième partie. J’ai remarqué que le dernier temps Todd épargne les U.S et met toute son énergie pour charger l’Allemagne. J’aimerai bien savoir à quoi c’est du. Pour moi l’ennemie nomber oun reste la Washington.


    • Wilmotte Karim Le 01 septembre 2014 à 08h57
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      Parce qu’il analyse le monde à partir de son analyse des systèmes familiaux et des conceptions anthropologiques qui en découle.

      Les systèmes anglo-saxons font de la liberté le point focal de tout vie collective (jusqu’à la caricature qui nie la collectivité).

      Les systèmes “latins” ont une dominante libéral-égalitaire.

      Le système allemande est autoritaire et inégalitaire. En cela, il s’oppose totalement au système (qui est au cœur du système) français.

      Selon Todd, en situation de crise, les peuples puisent dans leurs valeurs fondamentales les solutions à leur problème. Ainsi, après 29, les USA lancent le new-deal, la France entre en Front Populaire, L’Allemagne proclame que l’Ordre est sacré et que l’infériorité (donc, l’inégalité) des autres races lui donne tout les droits.

      Aujourd’hui, la situation US est peu clair avec un président qui peine à dominer sa propre administration.

      La France votre pour plus d’égalité (mais celle ne s’applique, vu la nouvelle capitulation de l’élite française face à l’Allemagne).

      L’Allemagne proclame que l’Ordre des traités sera respectés jusqu’au dernier Européen vivant et que les peuples dont les états sont en défaut n’ont pas à avoir de souveraineté (leur situation de défaut étant la démonstration de leur infériorité).


      • Nihil Le 01 septembre 2014 à 12h21
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        “Les systèmes anglo-saxons font de la liberté le point focal de tout vie collective (jusqu’à la caricature qui nie la collectivité).”
        D’où Margaret Thatcher:” There is no such thing as society”. Fermez le ban.


        • pikpuss Le 01 septembre 2014 à 12h26
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          La liberté de devoir occuper plusieurs emplois en même temps pour survivre et d’être des consommateurs décérébrés ainsi que d’éternels débiteurs sous la coupe d’usuriers cyniques…


          • Nihil Le 02 septembre 2014 à 00h18
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            Donc, pour renverser nos dirigeants, il faut leur couper la dette.
            Elémentaire, mon cher Danton.
            🙂


      • Crapaud Rouge Le 01 septembre 2014 à 12h45
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        @Wilmotte Karim : je pense que vous avez fait la meilleure réponse possible à la question posée, (pourquoi charger plutôt l’Allemagne que les US). L’angle d’attaque de Todd est 100% original, mais déconcertant aussi. En tout cas, l’analyse de Todd rejoint mon idée, (voir post en réponse à
        DUGUESGLIN), que l’Allemagne n’a pas envie de jouer les seconds rôles dans un “axe Paris Berlin Moscou”. Ce qu’elle veut, – et cela pourrait expliquer pourquoi Merkel oscille entre “fermeté” et “dialogue” -, c’est que la France et la Russie soient les seconds couteaux du continent. Donc elle ne veut pas de guerre, mais elle ne fait rien non plus pour l’éviter.


        • daniel Le 01 septembre 2014 à 19h33
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          Je suis certain que le peuple allemand est profondément pacifiste, plus que nous. “Plutôt mort que rouge” (un vieux mot d’ordre d’une autre époque) est le fond du ressenti allemand. Et je suis sûr que Merkel respectera ce fond. Parce que l’autre fond allemand est la démocratie responsable.

          Le patronat allemand a une volonté et une politique mondiale ( la “WeltPolitik”). Il cherche des partenaires. Il a décidé qu’au plan économique la France avait cessé d’elle-même de jouer dans la cour des grands. La journaliste du F.A.Z. ( la bible du patronat) disait son étonnement de cet abandon et ne savait pas à quoi l’attribuer.
          Peut-être, selon elle, c’est-à-dire ses commanditaires, par édonisme
          (hors de saison, ” la vie est un Kombat; qui s’abandonne etc…)
          Cessant d’être des égaux, nous devenons des subordonnés.
          ( Exemples cités: les tentatives de main-mise de Siemens sur Aréva ou sur Alstom. Dans les 2 cas, les allemands l’ont joué “grossier” et à contre-temps. )

          La politique et la géo-politique s’imposent à ses acteurs qui voudraient faire croire qu’ils dirigent et agissent en toute indépendance et selon leur propres volonté… alors qu’ils ne jouent que dans les interstices . ( adapté de Lord Gray, Secrétaire Foreign Office. 1914 )
          Je me demande comment agiraient nos minables s’ils étaient à la tête d’un pays ayant la bonne santé relative – important, ce relatif- de l’Allemagne actuellement. L’inintelligence politique et un pouvoir extérieur exorbitant, ça doit être explosif. D’un autre côté, peut-être pourraient-ils se hausser à la hauteur de leur responsabilités ?


      • MaîtreLudard Le 01 septembre 2014 à 22h34
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        Votre appréciation des structures d’ordre allemandes semble caricaturale, surtout comparée à votre analyse des structures anglo-saxonnes et latines.

        Si mes souvenirs sont bons, les relations entre sphère individuelle et collective (donc finalement la conception de la liberté individuelle en communauté) sont effectivement :

        – Entièrement focalisée sur la sphère privée dans la culture anglo-saxonne, où la liberté est avant tout liée à la notion de propriété et du “chez soit” et “entre soi”. D’où, peut-être en effet, une forte pénétration des idées libérales poussées à l’extrême au détriment de l’égalité.
        – Régie par la loi, le fameux droit romain, qui organise la vie en communauté des individus et l’égalité de chacun dans le forum (le droit romain doit s’appliquer également à tous). Cela implique tout à la fois une forte notion d’égalité au sein de la communauté mais aussi un aspect potentiellement transgressif de la liberté individuelle (on défend sa liberté, en se permettant de transgresser un système quand il nous parait injuste).

        Mais en revanche, ce qui caractérise le système germanique ce n’est pas l’autoritarisme, mais plutôt la soumission au collectif.
        – La culture germanique a beaucoup plus longtemps été marquée par la version tribale de l’homme libre : celui qui est libre c’est celui qui peut s’exprimer dans le débat du groupe. Ce contrat de base implique aussi que la décision finale du groupe est acceptée et appliquée par l’individu. D’où une grande soumission aux règles une fois celles-ci édictées. Dans cet ordre d’idée, l’autoritarisme apparent de l’Allemagne réside dans le fait que, les traités ayant été déjà négociés entre les différentes parties, ils se doivent d’être acceptés et appliqués tel qu’il a été décidés. Tout comme la dette, une fois contractée et dont les conditions ont été acceptées, se doit d’être remboursée dans lesdites conditions.

        Voilà, je tenais simplement à compléter vos propos et à rectifier les données anthropologiques de l’Allemagne. L’analyse me parait très intéressante au demeurant.


        • Wilmotte Karim Le 02 septembre 2014 à 16h54
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          Même si à première vue, je suis d’accord avec Todd (parce que “ca marche”), Ce n’est pas “mon interpretation”
          Pour Todd, l’origine des ces différents “types” anthropologiques se trouve dans les systèmes familiaux des campagnes tels qu’ils fonctionnaient dans nos pays vers les 15-em/16-em siècle.

          Dans la famille souche allemande, le fils aîné vit sur les terres du père (voir du grand-père). il est l’héritier du domaine. Vivant sous le toit des ses aïeux, il doit se plier à leur loi.

          Il en découle qu’on append à ces enfants que les enfants de la famille sont naturellement inégaux entre eux et que l’ordre doit être respecté. Cela s’est ensuite diffusé dans la culture, dans le socle anthropologique des nations.

          En période de crise, de perte de repère, ce fond anthropologique va guider les types de tentative de dépassement de la crise.

          Cette vision des hommes libres est plutôt restée celle de l’Angleterre (libre sans connaissance de l’égalité) et du cœur de la France (libéral et égalitaire)

          Angleterre : l’enfant quitte le domaine familial très jeune. Les parents font ce qu’ils veulent de l’héritage.

          France (coeur) : les enfants quittent les parents et vont formés leur propre ménage. Les héritages sont divisés de façon égalitaire.

          Pour aller plus loin, selon Todd, les systèmes “libéraux” gardent un statut moins bas chez la femme. Dés le système souche (Allemagne, Japon) et plus encore dans les systèmes plus lourd (Russie, proche-orient, Chine), le statut de la femme est largement rabaissé (on parle du monde paysan entre 15-16-em et 18-début 19-em).

          Ce rabaissement va “sortir” de l’histoire ces peuples qui, parce que les femmes sont trop infériorisé, va avoir un effet sur l’éducation des enfants (dévolue aux femmes).
          Ainsi, des peuples qui ont tout inventés jusque là vont être dépassé par des peuples qui, n’étant pas évolué sur le plan des systèmes familiaux (familles nucléaire très simple et primitive) ont conservé tout leur capacité d’innovation.

          C’est une relecture de l’histoire intéressante.
          Malheureusement, pas assez critiquée pour être rejetée ou intégrée à l’état des connaissance.


    • Mdubit Le 01 septembre 2014 à 09h45
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      Je pense tout simplement qu’il ne charge pas les US parce que pour lui, l’Empire est en train de disparaître.
      En revanche, lorsqu’il a a dit être “pro-américain”, dans un article antérieur, il ne faut pas, à mon sens, entendre qu’il soutient la politique américaine, mais plutôt, si je fais référence au même article venant de chez herodote.net) que la société américaine est plus viable, à titre personnel, que la société russe (entendez avec son niveau de vie, d’éducation, etc.). Etant malgré tout issu de mai 68, les libertés individuelles lui sont probablement préférables aux USA qu’en Russie.


      • red2 Le 01 septembre 2014 à 14h54
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        Il se dit pro-americain car il prefere la domination de l’Amérique avec son déficit commercial chronique certes non financé (environ 500 milliards d’euro quand même!) mais qui permet aux autres pays dont la France de vivre à celle de l’Allemagne et ses 198,9 milliards d’euro d’excédent qui détruisent des sociétés entières en Europe du Sud et partout sur la planète.


  7. Kiwixar Le 01 septembre 2014 à 06h54
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    “Mais il ne s’agit déjà plus d’un conflit entre Est et Ouest, traditionnel, régressif au sens psychiatrique, dans lequel l’Amérique serait moteur. La crise récente a tout à voir avec l’intervention européenne en Ukraine.”

    Je ne partage pas cet avis. Dans l’affaire ukrainienne, les Zuniens sont les initiateurs depuis de nombreuses années (révolutions colorées), et ils se sont vanté d’avoir dépensé 5 milliards de dollars pour leur opération, sans parler de toutes les organisations de Soros, ONG et autres.
    Les US ont envoyé leurs deux agents (Barroso et Von Rompouille) en proxy, pour foutre le bordel.

    Depuis que ça part en couille, TOUS les dirigeants européens (dont Merkel) agissent de manière manifeste contre leurs intérêts nationaux, et au seul profit des US, en tentant une coupure entre l’Europe et la Russie qui permet d’éviter un désastre pour l’Amérique : une unification économique de l’Eurasie via la nouvelle route de la soie (trains à grande vitesse chinois), unification dont ils seraient exclus en raison notamment de l’augmentation des prix du fret maritime dû à l’augmentation du prix du pétrole.

    La question est : quels “dossiers” les US ont sur les dirigeants européens pour les faire ainsi trahir leur pays et agir en proxy des intérêts zuniens ? Dossier de la stasi sur Merkel ? Vidéos d’orgies pour d’autres ? Corruption ? Menace de dévoiler des affaires financières ? “Dossier” sur les enfants ou les proches, style le petiot chômeur qui se paie un appart à Paris à 7 millions d’euros ?


    • O FJ Le 01 septembre 2014 à 12h13
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      Je me pose aussi la même question, quels moyens possèdent les USA pour ainsi faire plier nos dirigeants et les amener à trahir leurs peuples ? Et je m’interroge aussi : les USA ont-ils vraiment besoin d’avoir des dossiers, ou bien leur lavage de cerveau est-il si bien réussi qu’il n’est pas même nécessaire de les faire chanter pour qu’ils se comportent en gentils petits toutous ?
      Brezezinski dans ‘le grand échiquier’ ne précise t-il pas que “On trouve des diplômés des universités américaines dans les cabinets gouvernementaux sur tous les continents” .
      Et Vincent BROUSSEAU, Responsable National de l’UPR en charge de l’euro et des questions monétaires, qui a travaillé pendant 15 ans à la BCE, explique qu’une personne qui ne possède pas de diplôme d’une université américaine n’a aucune chance de rentrer à la BCE.


      • lon Le 01 septembre 2014 à 13h42
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        Brousseau raconte n’importe quoi . Je connais quelqu’un qui vient d’y entrer avec seulement un diplôme français


        • Vinnie Reb Le 01 septembre 2014 à 23h58
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          Disons aussi qu’appartenir à Goldman Sachs, ça doit aider pour y entrer…


      • Arno Le 01 septembre 2014 à 14h42
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        “quels moyens possèdent les USA pour ainsi faire plier nos dirigeants et les amener à trahir leurs peuples ?”
        Un petit indice: c’est vert, ça commence par un D et fini par un r (ou un s car il y en a plusieurs)

        mais si j’étais plus parano (le suis-je ?), je dirais que des avions qui tombent (genre Rio-Paris, ou Malaysian Airlines pour les plus récents), ça convainc aussi


    • tepavac Le 01 septembre 2014 à 14h28
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      justement en parlant de 5 milliard, il ne semble pas que se soit les maïden qui en aient bénéficier,
      est-ce à dire que cet argent(5 milliard quand même) ait servi pour amadouer les gvt européens?


  8. Lerderien Le 01 septembre 2014 à 07h48
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    Merci pour l’article ,

    Si je comprends bien les pays européens dont le notre , ont le choix entre se soumettre aux USA à leur impérialisme idéologique , le néolibéralisme , la reconnaissance du $ comme unique monnaie d’échange, et à celui de leurs armées qui ont des bases partout dans le monde et en Europe , dont l’OTAN

    ou se soumettre à l’ Allemagne , à ses règles et ses conditions , qui représenterait la locomotive de l’UE .

    Finalement le terme de IV ème Reich un peu excessif n’est pas qu’une boutade ..

    L’Allemagne a bien rejeté le national socialisme mais n’a pas intégré ou peu , sa responsabilité dans la seconde guerre mondiale et ses conséquences : la partition de l’Europe .

    Que celle ci soit la conséquence de sa guerre ignoble menée à l’est contre des “sous hommes” et pour la recherche d’un espace vital , lui échappe un peu .

    Elle a soutenu alors que sa croisade était contre l’URSS , mais n’a pas explicité sa guerre de conquête , ce qu’attendaient alors les dirigeants US enclins à un rapide pardon .

    Et aujourd’hui cette haine de l’URSS s’est déplacée en haine de la Russie : elle n’a pas digéré “la punition” infligée par Staline et induite par les accords de Yalta en présence de Roosevelt , Staline et Churchill qui était viscéralement anticommuniste . (engagé dans les années 20 dans la contre révolution russe).

    C’est ce qu’explique aussi A. Beevor , cet historien anglais et pro occidental , dans son livre “la chute de Berlin” , à lire en décodant car les éléments, les faits, y sont présents mais beaucoup plus critiques vis à vis des soviétiques que des Allemands .

    Il insiste largement par exemple sur les viols opérés lors de la conquête de la Prusse avant l’investissement (enfin) de Berlin qui ont marqué naturellement la population allemande de l’est , mais pas trop sur les atrocités , qu’il mentionne certes , des divisions allemandes SS ou non , infligées au peuple russe et aux troupes russes en territoire soviétique pendant 4 ans .

    Et je pense qu’une A. Merkel est restée fixée là dessus .

    Ce qui est humain : difficile de reconnaître la responsabilité de son peuple complice d’exactions effroyables …

    Et ici A. Beevor donne une analyse intéressante : à la chute de Berlin une grande partie de la population allemande rejette “les erreurs de commandement qui lui ont fait perdre la guerre” , erreurs des états majors nazis mais pas que …. mais rejette sa responsabilité

    – De toutes façons ces généraux , ces maréchaux comme l’ensemble de la Werhmacht , étaient comme le reste de l’Allemagne soumis au Führer et avaient prêtés serment .

    Notons au passage une mystification après guerre qui voulait donner à penser qu’il y avait les nazis ,les SS d’un coté , et une armée “propre” de l’autre , et qui n’a que peu de réalité .

    Rommel par exemple “le renard du désert” ou la “guerre sans haine” qui a connu quelques succès dans les années 50 était pro nazi et obéissait fidèlement à Hitler et s’il a finalement pris ses distances c’est très très tardivement quand il était clair que l’Allemagne allait perdre la guerre .

    Donc l’Allemagne dans son ensemble a soutenu presque jusqu’au bout son bien aimé Führer .
    (comme les Français d’ailleurs ont encore acclamé P Pétain quelques jours avant d’applaudir De Gaulle et ovationné les troupes alliées débarquées .)

    Et a joué ensuite la carte avec les US de l’explication victimaire : “c’était pas nous , les communistes étaient des salauds , c’est contre eux que nous avons fait la guerre etc etc …”

    Seul un petit bémol a empêché cette mystification de réussir à 100 % : la découverte des derniers camps d’extermination et des charniers que les troupes SS n’avaient pas eu le temps de faire disparaître à cause de l’avancée soviétique fulgurante . Dont beaucoup en Pologne .

    D’abord découverts par les soviétiques puis un peu plus tard pour d’autres par les alliés .( Ce qui explique aussi les discours négationnistes et révisionnistes gênés de l’extrême droite qui avait fourni des troupes SS pour défendre le régime hitlérien jusqu’au bout .
    Certains de ces survivants engagés parlaient “d’erreur de jeunesse” .
    Ce qui est plausible .Mais ne les dédouane pas de la responsabilité de leurs crimes .


    • pikpuss Le 01 septembre 2014 à 11h02
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      Ce choix n’existe évidemment pas. France et Allemagne sont des pays qui se complètent très bien. Ils n’ont évidemment pas besoin d’un parasite qui vienne de l’autre côté de l’Atlantique et qui s’accroche au continent européen désespérément pour pérenniser sa domination sur le monde.


  9. Judabrutus Le 01 septembre 2014 à 07h53
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    Moi aussi, j’attends le (ou les) volet (s) suivant(s).
    pour l’heure, cette mise en avant de l’Allemagne comme personnage principal du psychodrame russo-ukrainien, avec mise en retrait concomitante des USA , me paraît une position extrêmement fragile, d’autant qu’elle tend à faire jouer à l’Allemagne à peu près le même rôle que les médias traditionnels font jouer à la Russie, en surfant sur les analogies que l’on peut établir dans le passé historique de l’Allemagne, de la même façon que nos médias surfent sur le passé soviétique de la Russie. Au bout du compte , il me semble que réfléchir sereinement sur la douloureuse et souhaitable décomposition de l’Occident écarte, par hypothèse, toute focalisation sur un aspect particulier du processus degeneratif, nécessairement global. Attendons la suite…..


    • Milsabor Le 01 septembre 2014 à 15h54
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      « Il me semble que réfléchir sereinement sur la douloureuse et souhaitable décomposition de l’Occident écarte, par hypothèse, toute focalisation sur un aspect particulier du processus dégénératif, nécessairement global. »
      Le processus dégénératif peut générer des réactions sporadiques de violence nécessairement focales. Si ces réactions se produisent elles infléchissent le cours de l’histoire de manière telle que l’analyse focale de leur déterminisme devient, après-coup, valide. Par exemple, si le successeur d’Obama est un nouveau va-t-en guerre comme GWB, la version atlantiste de l’analyse se verra confirmée par les passages-à l’acte guerriers qu’il ne manquera pas de faire en Europe, en revanche si c’est en Allemagne qu’il advient, c’est l’analyse qui prévoyait la préparation du IVème Reich qui se verra validée. L’analyste prudent cultivera des versions focales multiples prêtes à toutes les interprétations a posteriori. « Le hasard et la nécessité » était le titre d’un livre du prix Nobel de médecine Jacques Monod. Adolph Hitler était certainement « nécessaire » dans une certaine logique déterministe, mais il est aussi apparu « par hasard ».


      • Judabrutus Le 01 septembre 2014 à 17h38
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        La personne adolphe Hitler est certainement apparue par l’effet d’un certain hasard, mais l’état du système occidental global, avec ses tensions ses contradictions, avait produit dans sa trame une place, une niche historique, que sais-je, un rôle “Adolphe Hitler” qui, lui, devait tout à la nécessité et se déclinait certainement sous la pression de la nécessité historique.Peu importe que ce soit le petit Adolphe en personne ou un autre qui se soit trouvé à occuper cette place : nous n’aurions pas fait l’économie d’une expérience de la monstruosité politique. la montée des totalitarismes comme seule réponse encore possible au faisceau des blocages politiques, idéologiques, économiques, dans un monde convulsé par les affrontements montre à quel point le monde est Un avant d’être une association de “réactions sporadiques”, lesquelles réactions sont étroitement dépendantes de la totalité. En bref, je suis intimement convaincu que ce ne sont pas les accidents régionaux qui construisent l’allure du Tout mais bien l’inverse, jusqu’à déterminer par exemple si c’est le pattern atlantiste qui, demain, sera décisif dans l’effondrement de l’Europe, ou plutôt le pattern de l’hégémonisme germanique. Cela dit, en vous tenant ces propos, je ne perds pas de vue que je reste délibérément refermé sur des a priori matérialistes, déterministes et sociologisants et que j’ai toujours été incrédule en matière d’idiosyncrasie historique : pour moi l’individualité comme réalité qui “s’invente” est toujours un effet à la marge dans une trame qui lui laisse peu de jeu. Bien entendu, je respecte profondément ceux qui ont une autre approche de l’histoire dès lors que celle-ci ne tombe pas dans le providentialisme, ….ou le roman historique.


      • chios Le 01 septembre 2014 à 18h19
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        “peut générer des réactions sporadiques de violence ”
        Elles sont légion.
        C’est à l’évidence ce qui se passe en Ukraine. Ils pensaient pouvoir avaler le morceau sans problèmes, mais ils se sont trompés.

        Obama, pas la personne, son gouvernement, s’emploie à détruire la Russie, qu’ils ont vu comme la puissance vulnérable..

        Puis entre en scène Hillary, qui attaque la Chine, après son élection..Les Pivots, rappelez-vous…

        C’est ce que pense l’Empire.

        entretemps, il y a le moyen orient, ISIS, leur fleuron qui s’est un peu émancipé, il y a l’Afghanistan, leur propre population etc.

        Les states pourraient être un pays plus prospère que beaucoup d’autres, tout en restant chez eux..
        Espérons qu”ils comprendront que c’est leur “meilleur choix”.

        “Décomposition de l’Occident”…pas nécessairement, on peut ne pas être les “meilleurs” sans se décomposer.

        Et d’abord, les meilleurs en quoi? Quelque indicateur économique ou la qualité de vie?

        l

        .


  10. esope Le 01 septembre 2014 à 08h04
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    E. Todd a sa façon de considérer la situation. A-t-il tort, a-t-il raison ? Ce n’est pas la bonne question. L’éclairage intéressant qu’il apporte dans le débat est un élément pour approfondir la réflexion de chacun de ceux que le sujet interpelle.
    Que la France se retrouve hors du jeu qui se déroule est une évidence. Engluée dans une pratique irresponsable de la chose économique, depuis des décennies de pataugeage politique, elle a le choix entre se réfugier dans un « splendide isolement » (avec de toutes les façons une rigueur qui s’imposerait de facto dans une économie mondialisée) ou de chercher une locomotive pour tirer son train bringuebalant.
    D’une manière assez logique, elle a choisi par le biais de l’UE de s’accrocher aux basques de l’Allemagne, son très proche voisin et principal partenaire pour l’import-export. C’est la voie de la facilité pour faire encore traîner les choses en attendant un sauveur messianique comme a pu l’être De Gaulle.
    A chacun de faire son choix d’approuver ou non la gestion par la France de sa crise à la fois politique et économique.
    La situation en Ukraine, géographiquement proche, est certes très préoccupante, aussi bien pour des questions de politique que pour des raisons humanitaires. De mon côté, à part m’enrôler dans l’un ou l’autre camp (à condition d’être accepté), je ne vois pas ce qu’il me serait possible de faire dans l’immédiat.


  11. Günter Schlüter Le 01 septembre 2014 à 08h41
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    Je ne partage pas cette analyse d’Emmanuel Todd. Sans remettre en question ces nettes tendances visibles en Allemagne, c’est à dire ces vélléités d’hégémonisme articulées par de nombreux hommes politiques en Allemagne, il ne faut quand même jamais oublier que cette Allemagne est et reste un pays occupé: les “amis d’outre-Atlantique” y maintiennent bon nombre de bases militaires et y ont entreposé quelques bombinettes nucléaires (assurance tout risque) et lors du processus de réunification du pays n’ont certe pas oublié de maintenir et d’assurer certaines clauses édictées dans les divers traités après la seconde Guerre mondiale (cf. Josef Foschepoth). Et comme le fait si bien remarquer remarquer Kiwixar (6 h 54 mn), il faudrait bien aussi savoir quels dossiers les services secrets étatsuniens gardent en sous-main pour s’assurer les bons services du personnel “dirigeant” (politique, économique et du monde des médias) en Allemagne, qui plus est aussi souvent membre dans des cercles atlantistes et/ou économiques, Bilderberg, Lions, franc-maçon, “studentische Verbindung” …
    En conclusion pour moi, c’est bien outre-atlantique qu’il faut rechercher la main qui dirige le déroulement des événements sur notre continent. Et j’espère que Vladimir Poutine n’infléchira pas sa ligne de conduite et saura résister aux tentatives des cercles intéressés de saper son assise au sein du peuple russe (par exemple via une petite révolution colorée orchestrée par quelconques ONG aux financements troubles).


  12. Vallois Le 01 septembre 2014 à 08h50
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    C’est une histoire connue : à partir du moment où depuis VGE, monnetiste acharné, la France a transféré la souveraineté par petit pas à l’Europe pour masquer le vrai nom de l’Allemagne, il y a eu trahison du peuple par le mensonge et la manipulation (ex. promesses de prospérité, paix, plein emploi, etc.) et effectivement servitude volontaire de la France par l’élite politique et des milieux d’affaires.
    Ces types-là sont obsédés par l’Empire de Charlemagne et imprégné du mythe lotharingien et du Saint-empire Romain Germanique. Ils ont toujours été complaisants avec la vision impériale de l’Allemagne (d’ailleurs l’aigle noir impérial est toujours sur leur drapeau).

    Que les US aient su en jouer au profit de leur politique, celà ne fait aucun doute. Mais comme pour les autres pays avec lesquels ils ont joué, cela se retourne…


    • pikpuss Le 01 septembre 2014 à 08h54
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      C’est du n’importe quoi ! Allez demander aux gens de Strasbourg ou de Metz si les Allemands ont dans leur cervelle de telles idées fixes… Par contre c’est bel et bien de la pure propagande pour nous monter les uns contre les autres. Je serais d’ailleurs curieux de savoir ce que l’on écrit dans la presse aux Allemands pour les monter contre nous… C’est minable et pitoyable ! Ne tombons pas dans ces pièges mentaux destinés à conforter le pouvoir d’apprentis sorciers intouchables.


      • perceval78 Le 01 septembre 2014 à 11h19
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        @pikpuss ,je ne cotoie pas d’allemand donc je n’ai pas d’avis autorisé la dessus , mais pourquoi ne te revoltes tu pas quand on tient des discours : Anti-Russe, les russes ont 2700 tetes nucleaires , les allemands 0, rationnellement il parait beaucoup plus grave de s’en prendre aux russes qu’aux allemands et pourtant des personnages très haut placés dans la politique francaise n’hesite pas a le faire.

        En France, actuellement, c’est un simple constat, tu as le droit d’être Anti-Russe, Anti Arabe, Anti-Americain (si si), Anti-polonais , Anti-Perfide-Albion,mais tu n’as pas le droit d’être anti allemand, c’est ce qu’on appelle un Tabou.


        • pikpuss Le 01 septembre 2014 à 11h29
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          Parce que justement je suis dans le réel et pas dans le délire d’un Emmanuel Todd. Je ne suis pas non plus un antirusse ; j’ai plutôt de l’admiration pour Poutine qui semble avoir à coeur les intérêts de son pays, bien plus qu’un Eltsine. Je ne suis pas non plus anti américain et je considère plutôt le peuple américain comme une victime d’une mafia financière qui n’est peut-être même pas américaine au sens où le citoyen américain l’entend. Il ne sert à rien d’être contre un peuple en particulier. L’ennemi de tous les peuples c’est la finance internationale pilotée par un pouvoir occulte qui pousse les peuples à s’entretuer. Pour reprendre le cas des Allemands, ces gens-là ne paient pas des mercenaires avec la planche à billet pour aller tuer et commettre des atrocités partout où il y a des richesses à piller.


          • Vallois Le 01 septembre 2014 à 12h12
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            Bien sûr, j’ai attiré l’attention sur une élite qui pense que c’est l’Allemagne qui doit prendre le leadership de l’espace continental européen par des modes de pensée qui datent maintenant…
            Mais tout à fait d’accord, il n’existe aucune raison de ne pas s’entendre avec l’Allemagne et son peuple qui par sa faible natalité se “suicide” lentement (absence de politique nataliste ?).
            Je prèche pour l’émergence d’un espace continental européen équilibré, indépendant des USA et qui cesse de s’accroître à la manière d’un empire.


            • pikpuss Le 01 septembre 2014 à 12h23
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              Justement toutes ces élites européennes comme le dit Jacques Attali semblent être en Europe comme on est dans un hôtel, juste de passage aux dépens des populations qu’elles méprisent
              au point de leur mentir continuellement et qu’elles exploitent sans aucun scrupules.


          • Crapaud Rouge Le 01 septembre 2014 à 12h55
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            pikpuss: “le délire d’un Emmanuel Todd” : là, vous poussez le bouchon trop loin. Todd arrive à des conclusions à partir de bases conceptuelles totalement différentes de celles des autres intellectuels. Il arrive donc à des conclusions qui peuvent choquer. (Voir mes posts ci-dessus). Mais ce n’est pas du délire. La physique quantique est inconciliable avec la mécanique classique, (ou seulement très difficilement via la théorie de la décohérence), mais personne n’aurait l’idée saugrenue d’en parler comme d’un délire. Au lieu de parler de “délire”, vous feriez mieux d’y réfléchir, vous auriez des chances d’apprendre quelque chose.


            • pikpuss Le 01 septembre 2014 à 13h30
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              Le mot délire est un peu fort je l’avoue mais nous vivons tout de même des heures graves. Cet homme est mieux placé que nous le sommes pour décrire les réalités que nous vivons.
              Influencer les lecteurs en les orientant vers un ” ennemi ” possible cela s’appelle souffler sur des braises. Son admiration sans borne pour les USA, le pousse-t-il à avoir assez d’objectivité pour dénoncer les crimes qu’ils commettent ainsi que leur poisson pilote Israël ? Il faut voir le monde tel qu’il est. L’Allemagne depuis 70 ans, est un pays occupé qui n’a plus aucune souveraineté depuis longtemps ; comment pourrait-il représenter un danger pour nous à moins… qu’un autre acteur, ( les USA ? ) ne le pousse à jouer ce rôle là comme ce fut le cas entre 1933 et 1945. Et cela ne pourrait pas ce faire dans un avenir proche.


            • Arno Le 01 septembre 2014 à 14h49
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              “L’Allemagne (…) est un pays occupé qui n’a plus aucune souveraineté depuis longtemps”
              Ne disait-on pas cela aussi entre les deux guerres ?


            • Crapaud Rouge Le 01 septembre 2014 à 16h23
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              pikpuss, je comprends votre réaction, et vous n’avez pas tout à fait tort puisque chacun s’accorde à reconnaître le rôle décisif des US, dans cette crise comme dans beaucoup d’autres. Mais je pense que si Todd “souffle sur les braises“, ce n’est pas parce qu’il sous-estime l’influence US, mais parce qu’il est convaincu que l’euro est une m*** infâme, et que la France doit en sortir au plus vite. Comment faire si l’on persiste à penser que les US sont l’ennemi n° 1 ? Non, il faut que ce soit l’Allemagne !


            • pikpuss Le 01 septembre 2014 à 21h24
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              Vu sous cet angle là c’est logique : l’Allemagne ou ” l’ennemi utile “…


          • Lerderien Le 01 septembre 2014 à 18h37
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            Naturellement : nous parlons des Allemands , des Français , des Russes , des Ukrainiens etc par commodité ou par paresse alors que nous devrions parler de leurs élites dirigeantes lesquelles savent tout de même manipuler une population .
            Et de ce qui couve vraiment nous ne savons pas grand chose : c’est à dire que nous avons les échos de ce qui est dicible , souvent en accord avec la doxa .
            Mais par exemple l’Allemagne n’a pas digéré la défaite de 18 donc le traité de Versailles signé par les SD de Weimar ( le coup de poignard dans le dos) .
            Et il est probable qu’elle n’est pas entièrement digéré sa défaite à l’est , ni la partition du Reich…


            • pikpuss Le 01 septembre 2014 à 20h42
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              Les Allemands d’aujourd’hui n’ont rien à voir avec ceux d’il y a 80 ans ! C’est la même chose avec les Français qui n’ont plus d’empire colonial. L’ancienne Prusse, la Silésie, les Sudètes n’existent plus du tout ! Tous les Allemands de ces régions ont été chassés de territoires où ils vivaient depuis des siècles. Il faut arrêter de dire de telles sottises ; c’est comme si l’on disait que les Français ont une revanche à prendre au Canada… et encore, le Québec a réussi à rester francophone.. où ce qu’il en reste…


  13. Macarel Le 01 septembre 2014 à 08h50
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    Le refus français de la réalité allemande est une évidence. Cela fait déjà un moment que je parle de François Hollande comme du « vice-chancelier Hollande ». Voire même, désormais, plutôt comme d’un simple « directeur de communication de la Chancellerie ». Il n’est rien. Il a atteint des niveaux d’impopularité exceptionnels, qui viennent pour une part de sa servilité en face de l’Allemagne. François Hollande est aussi méprisé par les Français parce qu’il est un homme qui obéit à l’Allemagne.

    Plus largement, les élites françaises, journalistiques autant que politiques, participent de ce processus de dénégation.

    La conséquence de cela sur la scène politique française, c’est, lorsque l’on entend les discours d’un Valls, agrémentés de coups de mentons à la Mussolini, c’est, une dérive de plus en plus autoritariste d’un pouvoir -dont la politique antisociale est de plus en plus impopulaire-, une dérive que l’on pourrait qualifier d’européo-fascisme.
    Et en face, une dérive de type nationalo-fasciste, incarnée par le FN.
    Pauvre France, pauvre démocratie…
    Le retour de Vichy ?

    L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit le recours à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit la délégation de ces pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle, au nom de la technique, exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement « une politique », au sens le plus large du mot, nationale et internationale.

    Extrait du Discours de Pierre Mendes-France contre le traite de Rome le 18 janvier 1957

    Mendès n’aurait sûrement pas cautionné la dérive autoritaro-européiste à laquelle se laissent aller ses “héritiers”, et aurait mené des politiques qui n’aurait pas fait le lit d’un FN, qu’après l’on instrumentalise à des fins électoralistes.


    • pikpuss Le 01 septembre 2014 à 11h05
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      L’impopularité de Hollande ne vient pas du tout de sa ” servilité ” envers l’Allemagne mais c’est parce qu’il ne représente pas la France tout simplement mais les intérêts de son parrain américain et qu’il ment comme il respire… ” Mon ennemi c’est la finance… “… Quel culot ! ! !


      • Macarel Le 01 septembre 2014 à 12h56
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        Les élites françaises ne croient plus en la France depuis belle lurette, peut-être depuis la mort de Louis XVI ou la défaite de Waterloo. C’est pour cela qu’elles se cherchent sans cesse des modèles chez les autres, en fait elles voudraient être américaines, car l’Amérique c’est une puissance, certes en déclin relatif, mais elle fascine, car elle pèse encore fort sur la scène mondiale. La France, mais c’est un petit pays qui ne pèse rien tout seul, on connaît la chanson. Alors ils s’accrochent à l’Europe (l’Europe américaine), comme à une planche de salut, c’est tout ce qu’ils savent faire. Mais cette Europe elle n’a qu’une envie c’est de faire de la France un Etat “pomme golden”, qui n’emmerde plus par ses prétentions universalistes surtout en terme d’égalité et de fraternité ceux qui croient avant tout au business dérégulé, et au règne tout aussi universel de la marchandise. La France, il faut la normaliser, c’est ce à quoi s’emploient nos élites depuis plus de 3 décennies. Le peuple a du mal à suivre, mais elles “savent qu’elles ont raison” : il faut en finir avec la France, et surtout, avec tout ce qu’elle a représenté en Europe et dans le monde comme modèle social (en particulier celui issu du CNR). Ensuite, les libéraux (au sens économique du terme) pourront vaquer sans plus aucune entrave à leurs occupations d’exploitation capitaliste, et de mise à sac de la planète.
        Il n’y aura plus de “mauvais exemple” dans le monde à opposer à ceux qui oseront contester le système.


        • Macarel Le 01 septembre 2014 à 14h08
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          Quand je pense que la plus grande partie de l’histoire de France, surtout depuis la révolution de 1789, et avec la III République a consisté à faire que se perdent les cultures régionales, pour faire de tous : bretons, occitans, basques, catalans, corses, alsaciens, des français, bon à faire de la chair à canon sur les champs de bataille, et que maintenant nous avons une nouvelle génération d’élites américanisées qui veulent faire de nous des américains, chair à plans de licenciement sur le champ de bataille mondialisé, alors je trouve que cela fait beaucoup…
          La France ne peut que connaître une profonde et très grave crise d’identité.


        • Macarel Le 01 septembre 2014 à 14h31
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          Les élites françaises ne croient plus en la France depuis belle lurette, peut-être depuis la mort de Louis XVI ou la défaite de Waterloo.

          En fait le tournant qui a vu la croyance en la France s’effacer, c’est la guerre de 14-18, et toutes ses horreurs. Certes 1870 avait été un signe avant coureur, mais la défaite de juin 40 a confirmé une fatigue d’être français (compréhensible vu ce qui s’était passé 20 ans avant), certes pas chez tous les habitants de ce pays (De Gaulle est le symbole du refus de capituler), mais globalement oui. Ce que l’on pourrait résumer, par : “plutôt collabo, que résistant.” Ce n’est pas glorieux, mais c’est tout à fait humain.
          Passé l’épisode gaullien des années d’après guerre, les élites françaises se sont corps et âmes américanisées. Ce qui symboliquement s’est traduit par le “Nous sommes tous américains” après les attentats du 9/11/2001.


        • daniel Le 01 septembre 2014 à 20h26
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          De votre avis, sans restriction.
          Un indice, leur anglo-manie verbale: employer un mot anglais sans ajout de sens: le français suffisait mais il fait dépassé, hors mode, ou pecquenots.
          Les élites françaises détestent la France réelle et les français qui vont avec. Ils veulent nous changer et ils ne le peuvent pas.
          Les “réformes”, à peu près toutes bâclées ou ratées, en sont un signe patent.


      • Crapaud Rouge Le 01 septembre 2014 à 12h59
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        pikpuss, vous avez analysé en détails les causes de l’impopularité de Hollande ? Quand le gouvernement français serre les fesses à l’idée d’avoir un certain taux à présenter “devant l’UE”, taux qui devrait être conforme à “ses engagements”, et bien l’UE ce n’est pas les US, mais d’abord son patron. Et son patron à une patronne : Merkel. C’est belle et bien devant l’Allemagne d’abord que Hollande se montre servile. Tout le monde le dit, du reste : si l’on veut voir l’UE changer d’un pouième sa politique d’austérité, (que les US ne lui dictent pas), il n’y a qu’une solution : que la France se rebiffe.


        • pikpuss Le 01 septembre 2014 à 13h22
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          Alors disons que face à la France il y a l’Allemagne et que derrière l’Allemagne il y a les USA qui occupe son territoire et espionne ses dirigeants…


        • Micmac Le 01 septembre 2014 à 14h15
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          Pikpuss,

          Ce n’est pas exact. C’est bien l’Allemagne, et l’Allemagne seule, qui pousse à la politique européenne austéritaire. Les US ont bien des défauts, mais ils ne cessent de mettre en garde contre les conséquences économiques de cette politique, car une aggravation de la crise économique en Europe ne sert pas du tout leurs intérêts.

          D’ailleurs, je me demande si Todd n’a pas entièrement raison, si les Uniens ne sont pas à la remorque des Tudesques. Les “preuves” bidons du département d’État pour essayer de donner un peu de consistance aux délire kiéviens, sont peut-être la marque du grande mauvaise volonté… ils trainent des pieds… ils suivent.

          Les Uniens ont peut-être déclenché Maïdan, mais ont perdu le contrôle au profit de l'”axe des dingues” (Allemagne, Pologne et Pays baltes) et refusent de perdre la face. D’ailleurs, tous les pays d’Europe centrale ou d’ex Europe de l’Est ne sont pas à mettre dans le même panier : les Tchèques, les Slovaques et les Hongrois sont beaucoup plus raisonnables… que des pays qui ont passé bien longtemps sous autorité germanique (l’empire d’Autriche), comme par hasard…

          Je n’ai pas de certitudes, mais je trouve le point de vue de Todd cohérent et, on va dire, signifiant. Peut-être a t-il tendance à sous estimer le rôle des USA dans tout ce bazar, mais il convient de ne pas sous estimer le rôle de l’Allemagne qui joue bel et bien sa partie, ça j’en suis tout à fait convaincu.


          • pikpuss Le 01 septembre 2014 à 21h30
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            L’Allemagne ne pourra jamais prendre le contrôle du continent avec une politique comme celle-là. Il y aura implosion. C’est justement ce qui a toujours arrangé les Anglo-Saxons, fragmenter le continent. Les politiques de De Gaulle et Adenauer étaient bien plus intelligentes avec la perspective d’un rapprochement avec la Russie. C’est bien cela que le Américains et les Britanniques veulent empêcher. A propose, les Russie viennent d’effectuer leurs premières livraisons de pétrole en… roubles et non plus en dollars…ni en Euros…


            • Wilmotte Karim Le 02 septembre 2014 à 17h05
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              Comme si c’était la première implosion où l’Allemagne occupe la place centrale.


        • Arno Le 01 septembre 2014 à 14h56
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          Les maitres de toute cette belle engeance ne sont ni les Allemands, ni les Américains, ce sont les financiers.
          Ensuite il y a, comme pendant l’Ancien Régime, une hiérarchie marionnettisée :
          le prince Obama, la duchesse Merkel et le marquis Hollande, etc …


      • Lerderien Le 01 septembre 2014 à 13h15
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        Je pense que F. Hollande est nettement dans le cadre de la névrose d’échec .
        Ce n’est pas un N. Sarkozy , mais tous les deux devraient entamer une psychanalyse .
        Le second ne la fera jamais .
        Le premier peut être , car il est plus intelligent .
        En attendant ça ne change rien à la gouvernance de notre pays .


        • Micmac Le 01 septembre 2014 à 14h17
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          Ce mot de “gouvernance” est à bannir.


      • Macarel Le 01 septembre 2014 à 13h21
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        A propos de “faire rentrer la France dans le rang de la mondialisation néo-libérale”, cet article de ZeroHedge :

        http://www.zerohedge.com/news/2014-08-31/does-france-need-21st-century-revolution

        Ils parlent de révolution libérale sur le plan économique, je vous rassure, on est sur un site qui suit l’activité pour les investisseurs.

        Extrait :

        La France a besoin d’un moment Thatcher, avec un nouveau chef assez courageux pour se faire élire sur un mandat pour le changement. Elle a besoin d’un chef assez courageux pour démolir un système politique qui génère des politiques d’échelle macro économique plutôt que micro économiques, une société élitiste avec trop de mesures d’incitation pour les mauvais comportements et de dissuasion pour l’initiative privée, l’innovation et le travail acharné. Avec ou sans Hollande, la France ne semble pas encore prêt à changer. C’est pourquoi nous avons besoin d’une récession profonde et même une dépression avant de voir un réel changement. Les changements réels ne peuvent émerger que d’une véritable crise.

        Que les marchés et les investisseurs se rassurent les politiques économiques menées avec obstination par Hollande depuis 2012, et Fillon avant lui, nous conduisent à la récession et à la dépression.
        Tous les espoirs de voir la “Stratégie du choc” (voir Naomi Klein) appliquée à la France leur sont permis ! Après il y aura un tas de blé à se faire dans un pays redevenus d’une attractivité sans pareil. Les gens eux, ils risquent de se retrouver gros-jean comme des grecs, mais est-ce si grave, puisqu’ils au final ils encaissent.


        • Nico Le 04 septembre 2014 à 14h23
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          il y a un paquet d’expats français qui attendent de rentrer après le ‘choc’


  14. yt75 Le 01 septembre 2014 à 08h57
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    Dans les années soixante dix on était encore capable d’utiliser le terme choc pétrolier. Actuellement on est au dessus du deuxième choc en $ constant, et autour du « pic » mondial de production (maximum de débit, de flux d’extraction). Mais c’est circulez il n’y a rien à voir. Stade Alzheimique tweetero facebookien de la « civilisation » industrielle ou quelque chose comme ça, sans doute.

    Et il serait vraiment urgent à notre époque, de sortir de la légende ou “chère image” :
    “premier choc pétrolier = Yom Kippour/embargo Arabe = histoire géopolitique = rien à voir avec les contraintes géologiques”
    Alors que le premier choc était surtout la conséquence directe du pic (maximum de débit d’extraction) des US ayant eu lieu en **1970**(fin de l’année).
    Voir résumé en fin de post par exemple :
    http://iiscn.wordpress.com/2011/05/06/bataille-et-lenergie/
    (et « face cachée du pétrole » partie 2 à partir 18mn en particulier)


    • MICHEL R Le 01 septembre 2014 à 10h11
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      bonjour, YT75
      ravi de vous retrouver pour rappeler des choses essentielles;en effet,il semble que personne ici n’ait
      conscience que l’épuisement assez proche des ressources fossiles va sans doute mettre un terme aux ambitions belliqueuses de certains…


      • yt75 Le 01 septembre 2014 à 11h16
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        De rien, merci à vous.
        Mettre un terme aux ambitions belliqueuses je sais pas. Ne pas oublier que la Russie est le deuxième producteur de pétrole (même si actuellement à son deuxième pic à priori), premier de gaz de loin, et aussi premier exportateur d’hydrocarbures, ce qui peut aussi être plus ou moins un objectif, au moins dans le fait d’avoir la Russie vraiment “ouverte” comme sous Eltsine (même si il y a actuellement aussi beaucoup d’investissements étrangers “occidentaux” en cours ou prévu pour les hydrocarbures en Russie).

        Mais surtout le somnambulisme ambiant à propos du pétrole comme raison majeure de la crise actuelle est vraiment hallucinant, car la situation c’est :
        Production historique et prévisions :
        http://iiscn.files.wordpress.com/2013/05/jlliquidsworld.jpg
        Et prix du baril ($ constant et courant) :
        http://iiscn.files.wordpress.com/2013/07/bp-oil-price-2013.jpg

        Et dans ce somnambulisme, l’espèce de tour de passe passe ayant permis de faire passer le pic des US de 70 aux oubliettes en s’appuyant sur l'”embargo” pour le premier choc est vraiment à mon avis un aspect très important.

        La courbe ci dessous devrait être un peu plus connue :
        http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/c5/US_Oil_Production_and_Imports_1920_to_2005.png

        Et c’est aussi le moment de la transition Bretton Woods vers petro dollar.


        • MICHEL R Le 01 septembre 2014 à 12h51
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          oui, en parlant de pays belliqueux ,je ne pensais pas à la RUSSIE.
          en parlant de pic, un lien incontournable avec une nouvelle maj:
          http://www.manicore.com/actualites.html
          cordialement


          • yt75 Le 01 septembre 2014 à 13h38
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            Oui JMJ bien sur !
            Il y aussi toutes les analyses et projections de Laherrère, ci dessous les principaux graphiques de ses dernières analyses et projections gaz et liquides (ou presque, il update assez souvent), et liens vers les pdfs :
            http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopic.php?t=28903&p=348020


            • MICHEL R Le 01 septembre 2014 à 14h06
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              mr LAHERRERE est bien sur LA référence mais traduire l’anglais, que voulez-vous ça me fatigue.


  15. C Balogh Le 01 septembre 2014 à 08h58
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    AMA, c’est le vide laissé par les autres membres de l’ue qui donne sa prépondérance à l’Allemagne;
    Sa politique imposée et acceptée par nos gouvernants qui louchent sans doute sur les emplois à un euro ou les mini-job, ou un smic revu à la baisse(vers le smic allemand)…..
    C’est aussi l’euro qui a été collé au Mark.
    Nos compétents tout en haut n’ont-ils rien vu venir?


  16. benji Le 01 septembre 2014 à 09h00
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    ce n’est pas la france ou les français qui se sont mis en état de servitide , ce sont les zélés zélus qui dirige ce pays ; nuance ;


  17. bandes interdites Le 01 septembre 2014 à 09h03
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    Bonjour,

    bon là je ne comprends plus .

    – Qui a financé le coup d’état à Kiev ? les allemands ?
    – Qui a financé les différentes révolutions oranges ? les allemands ?
    – Qui a envahi l’Irak ? Les allemands ?
    – Qui a envahi l’Afghanistan ? les allemands ?
    – Qui a installé des dizaines de bases militaires à travers le monde , et autour de la Russie et proche des zones riches energétiquement ? les allemands ?
    – Qui depuis le début de la crise Ukrainienne est en pointe dans les accusations contre les Russes ? les allemands ?
    – Qui est à l’origine de la crise des subprimes ? les allemands ?
    – Qui est à l’origine de la crise de la dette européenne ? les allemands ?

    j’ai comme un gros doute sur le parti pris d’Emmanuel Todd et sur le filtre qu’il utilise pour produire une analyse de la situation . Personne ne doute que certains “entrepreneurs ” européens ,dont les allemands , avaient des objectifs en Ukraine – industries , gaz , terre agricole – mais de là à tout mettre sur le dos de la mule allemande , je trouve qu’il y va fort , un peu trop fort .


    • pikpuss Le 01 septembre 2014 à 11h09
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      Très bien dit ! De plus ce n’est pas parce qu’Emmanuel Todd appartient à une communauté qui a une haine tenace contre les Allemands qu’il faut que nous adoptions cet état d’esprit qui ne peut que nuire à la paix en Europe. S’il n’est pas content de vivre dans une Europe peuplée de près de 100 millions de germanophones qu’il aille s’établir dans le pays qu’il adore, les USA… où il trouvera de très nombreux descendants d’Allemands… ( 30 % des Blancs aux USA )


    • Gotfried Le 01 septembre 2014 à 12h22
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      Il me semble aussi que Todd se fourvoie complètement. En réalité, l’Allemagne est “forte” uniquement parce que tout le reste de l’UE, et en particulier les puissances qui traditionnellement s’opposent à elle, sont des laquais des USA: la Grande Bretagne sert de base à leurs dispositifs d’interceptions de données et les accompagne à la guerre, la France joue le rôle de communiquant belliciste et servile, et d’avant-garde (en Libye, nous avons été les tirailleurs sénégalais des américains). L’Allemagne a su garder un peu plus d’indépendance, et surtout plus de volonté politique propre, donc nécessairement elle apparaît comme forte, et elle ne se prive pas de tirer profit de l’Europe sur laquelle les américains lui ont accordé un droit d’aubaine après y avoir imposé le néo-libéralisme (on a des preuves que les pères de la construction européenne roulaient pour les ricains).

      Mais les patrons du monde, ceux qui se couvrent les mains de sang partout dans le monde, arment et forment des groupes terroristes pour ensuite avoir un prétexte à intervenir, ceux qui financent des groupes révolutionnaires pour renverser les régimes de pays qu’ils veulent contrôler ou déstabiliser, ceux qui ont la voix qui porte le plus et donne le ton, ceux qui ont organisé la captation mondiale des données personnelles et l’enregistrement des échanges privés, ceux qui ont globalisé un système financier pourri jusqu’à la moëlle, tout en s’arrogeant le droit de s’affranchir des règles qu’ils imposent aux autres, ceux qui ne renoncent à aucune mesure extrême pour placer leurs puissantes entreprises, ceux qui sont alliés des régimes les plus rétrogrades et violents de la planète, et enfin ceux qui, encore aujourd’hui et sans l’esquisse d’un remord ou d’un regret, affirment non seulement que c’était dans leur droit, mais même que ça a été pour le mieux (et que de toute façon c’était inéluctable) non pas deux trois sanctions économiques contre un pays adverse, mais deux putains de bombes atomiques, commettant le plus grand crime de guerre jamais vu, jamais égalé et jamais puni de toute l’histoire, ce sont bien les USA.

      Alors que Todd ne nous prenne pas trop pour des tanches. Au vu de la méfiance monomanique, presque de la haine, qu’il a envers l’Allemagne, on est en droit de se demander si ce ne sont pas ses origines juives revanchardes qui témoignent contre le bourreau de jadis. Il fait l’impasse sur des pans immenses de la réalité pour se focaliser sur quelques bricoles qu’il réunit et érige en vision du monde. L’Allemagne n’est pas tendre, certes, et n’a pas beaucoup d’états d’âme en affaires ou en politique, roulant pour sa gueule, mais elle n’arrive pas à la cheville, en terme d’impérialisme pathologique, paranoïaque et agressif, des USA. Alors Todd se trompe-t-il, ou cherche-t-il à nous tromper?
      Comme il y a l’antécédent du “hollandisme révolutionnaire”, je pense qu’on peut lui accorder le bénéfice du doute, et dire qu’il a tendance à s’emballer sur des conneries. Il n’empêche, le climat international est déjà assez tendu comme ça, inciter à une défiance confinant à la haine envers l’Allemagne me semble être une mauvaise idée.


    • red2 Le 01 septembre 2014 à 15h07
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      Vous oubliez l’essentiel: qui détruit de manière méthodique l’économie de ses voisins en Europe grâce à l’euro, la BCE et son pouvoir sur les organes directifs de l’UE? et ce bien sur avec la complicité de nos dirigeants? Et bien désolé mais oui c’est bien l’Allemagne! Si on continu avec l’euro-mark et cette politique libre échangiste débile, dans une dizaine d’année l’industrie française sera finie et on ne pourra plus rien opposer a notre grand voisin.

      Ce n’est pas parce que l’Amérique ne nous veux pas que du bien que l’Allemagne nous en veux!

      Il faut arrêter d’être naïf avec l’Allemagne et ce que fait Todd en exagérant parfois un peu ce n’est jamais que du ré-équilibrage. Ne pas oublier que nos braves medias les mainstream comme la grande majorité des alternatifs sont tous pro-allemand, UE et Euro.


      • charlus Le 01 septembre 2014 à 16h26
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        L’Euro a été voulu par la France comme par l’Allemagne. Dans une zone de libre échange, oui, il y a des gagnants et des perdants. Mettre en cause encore et toujours l’Allemagne n’a aucun sens. Nous n’avons aucun compte à demander à Merkel qui est élue par le peuple allemand. Il n’est pas vrai que les politiques d’austérité soient imposées par l’Allemagne. D’ailleurs comment serait-ce possible ? L’Allemagne n’a aucun pouvoir particulier en Europe. Ou est le droit de Véto de l’Allemagne en Europe. Que pourrait elle faire si nous décidions d’abandonner des politiques stupides d’austérité, sinon quitter la zone Euro ?


        • Lerderien Le 01 septembre 2014 à 19h05
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          Sauf que l’union européenne a été concoctée avant l’effondrement du rideau de fer et que ce détail a changé toute la donne : l’Allemagne a retrouvé la majeure partie de son territoire et s’est vite reconstruite comme puissance de premier plan avec des visées à l’est.

          Autre chose : les Allemands traditionnellement soutiennent pragmatiquement les leaders qui leur apportent la prospérité et parfois remportent des victoires .
          Ils commencent à déchanter quand la situation se retourne .

          Nous nous sommes très actifs dans les querelles idéologiques …

          Cela dit comme l’a souligné un commentateur ce n’est pas parce que les USA sont très critiquables que nous devons nous jeter dans les bras de l’Allemagne qui par ailleurs n’a que rarement désavoué les USA .

          En ajout de mon précédent commentaire qui rapportait que nous ne savons pas vraiment ce qu se mijote au coeur des peuples prenons par exemple la montée du FN …
          Elle existe bel et bien mais pas facile de rencontrer des gens qui se disent fervents partisans du FN . Et pourtant ils existent .
          Au mieux ils tourneront la réponse en plaisanterie et nous diront je vote FN pour foutre le bordel et donner une leçon aux partis de gouvernement UMPS ….


        • red2 Le 01 septembre 2014 à 19h10
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          @charlus

          Oui mais c’est l’Allemagne qui choisit de faire son dumping et son Euro cher au dépend de tout les pays du sud… l’Allemagne joue un jeu super égoïste avec ses 200 milliard d’excédent et nous naïvement on est toujours à penser qu’il faut faire des effort pour l’intégrer dans un collectif européen!

          “Que pourrait elle faire si nous décidions d’abandonner des politiques stupides d’austérité, sinon quitter la zone Euro ?”

          Apres je n’ai jamais dis que les élites françaises, Italiennes ou espagnoles n’était pas plus que stupide de suivre les politique de Merkel et des Allemands…


          • pikpuss Le 01 septembre 2014 à 21h15
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            A partir du moment où la monnaie que nous utilisons n’est plus gérée en France, nous perdons notre souveraineté. L’Allemagne n’a pas besoin de nous envahir par esprit de revanche ; elle gère à Francfort une monnaie qui ne nous appartient pas et que nous sommes obligés d’utiliser. Le meilleur moyen donc de recouvrer notre monnaie et notre liberté économique serait de récupérer notre Franc et d’en confier la création à l’Etat français… Mais vous avez vu la tête de l’actuel état français : un serviteur zélé de la finance anglo-saxonne avec un président dont la famille est passée par l’Espagne et la Hollande ( d’où son patronyme )… Quant à l’Allemagne, elle peut toujours courir pour récupérer les 1500 tonnes d’or que lui ont volés les banquiers Américains… Et si elle se rebellait, ses dirigeants auraient vite des accidents de poussette.


            • charlus Le 01 septembre 2014 à 23h10
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              @Red2 L’Allemagne n’est pas responsable de l’Euro fort. Ce n’est pas elle qui gère le cours de l’Euro. Madame Merkel n’a aucune baguette magique pour faire monter ou baisser l’Euro. L’euro est fort parce que tous les pays européens gèrent des politiques d’austérité qui conviennent très bien aux marché financiers qui achètent de l’euro.


          • charlus Le 01 septembre 2014 à 23h35
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            Je pense que vous vous trompez. Hollande ne suit pas Merkel parce qu’il est stupide, mais parce qu’il pense comme elle, qu’il est libéral comme presque tous les politiciens européens, qu’il protège comme elle les intérêts de l’oligarchie européenne. Merkel protège son industrie, et Hollande ses banquiers. Nous sommes à l’ère de la mondialisation. C’est la nouvelle division du travail des capitalistes.
            Ceci dit en lisant Todd, ou certains commentaires, j’ai bien l’impression que le chauvinisme n’est pas mort… Alors peut-être qu’après tout on finira par l’avoir la guerre avec les Allemands, même à l’époque de la mondialisation… Moi j’ai pas envie…


      • Crapaud Rouge Le 01 septembre 2014 à 16h41
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        @red2 : bravo ! Tous ceux qui contestent le parti pris germanophobe de Todd oublient qu’il est aussi un pourfendeur acharné de l’euro. Lui au moins a l’immense mérite de “lier” les choses, même s’il ne dit pas tout dans une interview. Il critique l’euro sur les bases de son background culturel, et ce depuis des lustres. Ca hérite tout le monde, et Todd n’est probablement pas très bien vu pour ça, il risque sa réputation car ce n’est pas un économiste. Voir ici http://www.marianne.net/Emmanuel-Todd-L-euro-un-veau-d-or-francais_a235517.html la critique féroce qu’il en fait. Et qui a voulu que l’euro soit ce qu’il est ? L’Allemagne !


        • charlus Le 02 septembre 2014 à 00h05
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          @ Crapeau rouge.
          Tout le monde dit que c’est l’Allemagne qui a voulu l’Euro tel qu’il est. Et bien tout le monde se trompe. Tous ceux qui ont signé ont voulu l’Euro. Mitterrand n’avait pas un pistolet braqué sur sa tempe par Helmut Kohl quand ils ont imaginé Maastricht. S’il a fait un mauvais calcul, en quoi est-ce la faute de l’Allemagne ?
          Si l’euro ne convient pas à la France et que nous n’en sortons pas, est-ce la faute de Merkel ou bien celle des politiciens que nous avons élus et qui ne veulent pas de cette sortie ?
          Balayons devant notre porte avant d’aller balayer devant celle des autres.


    • Wilmotte Karim Le 01 septembre 2014 à 15h49
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      -Qui a financé le coup d’état à Kiev ? les allemands ?
      /En partie.
      -– Qui depuis le début de la crise Ukrainienne est en pointe dans les accusations contre les Russes ? les allemands ?
      /En partie
      -– Qui est à l’origine de la crise de la dette européenne ? les allemands ?
      /En partie. Et plus encore, dans sa gestion, sinon son utilisation pour asservir des peuples entiers.

      Pour le reste, la puissance US est déclinante. La thèse de Todd est que l’Allemagne a fixé le cap et que les USA suivent afin de camoufler leur faiblesse : ils serraient bien en peine de contraindre l’Allemagne à un changement de politique. Ils ont essayé sur la question de la balance commerciale… et la pseudo-colonie Allemande les a envoyé se faire voir.

      Depuis 2007-2008, l’Allemagne a entamé son émancipation de la domination US (conduisant l’Europe au désastre). Cette émancipation est encore imparfaite. Aussi, oui, l’Allemagne n’est pas entièrement libérée. Ça avance (et bon dieu, ça avance vite!).


      • Wilmotte Karim Le 01 septembre 2014 à 15h53
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        Pour rappel, Todd avait proposé que la France partage sont poste permanents de membres du conseil de sécurité à l’ONU avec l’Allemagne.

        On a vu plus germanophobe.

        Mais il est difficile de ne pas décrire une politique violente (la politique allemande) par des concepts et des mots qui ne soient pas eux-même porteur d’une certaine idée de la violence.


    • Chris Le 01 septembre 2014 à 17h50
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      Vous avez oublié le dépeçage de l’Ex-Yougoslavie où l’Allemagne fut partie prenante et entrainante.
      Quant à la dette européenne, vous semblez ignorer que les banque allemandes en tête, puis britanniques et enfin Françaises furent les principales pourvoyeuses de la catastrophe immobilière en Espagne et participèrent activement à l’effondrement bancaire grec, italien et portugais et maintenant, roumain, croate, slovène et bulgare dont la presse ne parle pas…


      • Spipou Le 01 septembre 2014 à 17h57
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        Tout à fait exact ! L’Allemagne (Helmut Khol, de la génération qui avait connu la guerre, et même avant, qui se souvenait de l’humiliation du Traité de Versailles et de la collaboration croate pendant la guerre) et le Vatican (Jean-Paul II à l’époque ; encourageant la naissance de deux nouveaux pays catholiques, sortis de plus de la cuisse d’un ancien pays communiste, même si non aligné sur l’URSS) ont été les deux pays déclencheurs de la guerre en Yougoslavie. Les dirigeants des Etats-Unis, à cette époque, ne devaient même pas savoir situer la Croatie et la Slovénie sur la carte !


  18. BA Le 01 septembre 2014 à 09h04
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    Lundi 1er septembre 2014 :

    Un libéral polonais proche de Merkel pilotera le Conseil européen.

    http://www.lesechos.fr/monde/europe/0203737116938-un-liberal-polonais-proche-de-merkel-pilotera-le-conseil-europeen-1037567.php

    L’Allemagne avait choisi comme candidat Donald Tusk.

    ET DONC le candidat de l’Allemagne a été choisi à l’unanimité.

    Lisez l’article Wikipedia de Donald Tusk :

    « Dans ses positions politiques, Tusk se dit libéral en économie et partisan de l’orthodoxie budgétaire ; son programme est conservateur en matière sociétale : s’il est contre la peine de mort, il n’est favorable ni à l’avortement, ni à l’euthanasie, ni au mariage homosexuel. Par ailleurs, il est europhile et affiche volontiers ses sympathies pro-allemandes. »

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Donald_Tusk

    Comment fonctionne l’Union Européenne ?

    Réponse :

    L’Allemagne décide, les autres exécutent.


    • Lerderien Le 01 septembre 2014 à 09h15
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      Les dirigeants de la Pologne lors de la transition post Walesa a choisi de recevoir les Chicago boy’s et d’adopter leur politique économique …
      C’est ce qu’explique entre autre N. Klein dans la stratégie du choc .


    • C Balogh Le 01 septembre 2014 à 10h16
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      Bonjour,
      Et bien “il n’est favorable ni à l’avortement, ni à l’euthanasie,” on est servi, un recul de 30 ans avec ce monsieur?
      Quoique pour l’euthanasie la loi Leonitti ne soit qu’un pauvre avatar…un cahce misère qui ne change rien.


      • Casquette Le 01 septembre 2014 à 10h39
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        @C Balogh

        Il n’y a pas lieu de s’inquiéter , les libéraux conservateurs resteront dans leur pré carré européen (Conseil européen , Commissions , PE) ou ils continueront d’appliquer leur medécine , bien à l’écart des libéraux libertaires , qui eux imposeront aux pays ou ils se sont établis leur conception dévoyée du progès social et de l’égalité entre les citoyens.


    • charlus Le 01 septembre 2014 à 16h30
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      Si tout le monde vote pour un type pourquoi juste montrer du doigt l’Allemand ?
      On peut très bien vouloir sortir de la gabegie européenne sans toujours être en train d’accuser l’Allemagne.


    • Chris Le 01 septembre 2014 à 18h00
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      L’orthodoxie budgétaire de Tusk me fait bien rigoler.
      La Pologne reste le plus grand bénéficiaire des fonds structurels et du fonds de cohésion parmi les nouveaux états membres pour 2007-2013, au total 67,3 milliards d’euros (soit 19,3 % de l’enveloppe communautaire).
      http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/pologne/presentation-de-la-pologne/
      Une aide qui pour 2013, représente 2,9% du PIB polonais. Et ce guignol parle d’orthodoxie budgétaire !!!


  19. Jonathan Fayard Le 01 septembre 2014 à 09h09
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    La défaite de la France face à l’Allemagne durant la seconde guerre mondiale tiens plus à des stratégies militaires sclérosées de l’état-major et à une absence de volonté de se battre à haut lieu, qu’à des paramètres économiques… Je renvoie aux travaux d’Annie Lacroix-Riz ou encore à l’étrange défaite de Marc Bloch.

    J’ai pas une affection sans bornes pour l’Allemagne des lois Harz, mais l’Amérique de Ferguson, de Goldman Sachs et des fausses fioles d’anthrax à l’ONU, j’y tiens pas non plus.
    Todd est un personnage, c’est un esprit original dont la pensée doit toujours être prise en compte. Mais quelquefois il s’emballe et ça altère ses analyses. Sa manière de vouloir nous rattacher au monde anglo-saxon contre la méchante Allemagne, me fait penser à sa période “Hollandisme révolutionnaire”.

    Nous ne sommes pas l’Ukraine réduite à choisir qui sera ses nouveaux maitres, la France a, me semble-t-il, d’autres cartes à jouer. Et le mépris permanent du monde anglo-saxon à l’égard de la France (The economist, bashing de Piketty, de l’armée française en 40, etc.), nous rappelle à quel point ce côté là n’est pas tellement plus amical que l’Allemagne à notre égard.


    • chios Le 01 septembre 2014 à 10h02
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      “la France a, me semble-t-il, d’autres cartes à jouer.”
      Si vous avez des idées, j’aimerais les entendre.
      Vous exprimez très bien ce qui est, je crois, l’opinion de la plupart d’entre nous.
      Mais, une fois cela dit, quelle pourrait être la direction à prendre?

      .


      • pikpuss Le 01 septembre 2014 à 10h30
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        La défaite de la France de 1940 ressemble étrangement à celle de 1870. ( Voir l’exposé d’Henri Guillemin ). Les classes bourgeoises de la fin des années 30 étaient très tentées par le régime mis en place par les Nazis. Plus de grèves, le monde du travail mis au pas… un rêve pour ceux qui subissaient le front populaire et le financement des congés payés… Il est évident que la défaite de 1940 fut le fait de dirigeants français qui ouvrirent un boulevard aux chars allemands. Leur quasi laisser faire a cependant épargné de nombreuses vies car on peut résumer l’aspect militaire de la seconde guerre mondiale vue de France à quelques semaines en 1940 et de 4 à 6 mois, selon les provinces en 1944 et l’affaiblissement définitif de notre pays qui avait commencé en 1919 lorsque les banquiers anglo-saxons fixèrent ( déjà… ) notre politique étrangère.


        • Macarel Le 01 septembre 2014 à 10h45
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          Tant qu’on y est, vous pouvez remonter à Waterloo, et l’ancêtre des Rothschild qui avait spéculé sur la défaite de Napoléon !


          • pikpuss Le 01 septembre 2014 à 10h50
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            Et pourquoi pas ? ! Aucun événement se produit spontanément…. les racines peuvent être très profondes… Ceci je vous conseille les exposés d’Henri Guillemin, un historien des années 60/70


            • Macarel Le 01 septembre 2014 à 13h00
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              Effectivement, pourquoi pas ! C’était le sens de ma réponse.


          • Renaud Le 01 septembre 2014 à 11h35
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            Bien sûr que l’on peut remonter jusqu’à Nathan Rothschild ! C’est à partir de ce moment-là que la richesse a commencé à réellement se concentrer dans les mains de quelques-uns (voir aussi le discours de Woodrow Wilson qui avoue lui-même avoir donné les clés de la maison à une toute petite élite avec le Federal Reserve Act). Pour bien saisir la continuité de la Banque, voir le documentaire de 1996 “Les maîtres de la monnaie”, très sérieux, très documenté, neutre (mais malheureusement traduit en français par un complotiste anti-sémite), qui explique comment se sont formées et de quoi sont capables les puissances financières. Je ne l’ai pas lu, mais il y a aussi le livre, plus récent, du chinois Hongbing Song “La guerre des monnaies”.


            • pikpuss Le 01 septembre 2014 à 11h40
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              Lequel Chinois a aussi été traité d’antisémite alors qu’il n’a fait que reprendre les faits. Son livre a eu un énorme succès en Chine.


        • Lerderien Le 01 septembre 2014 à 19h28
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          La défaite de la France : nous déclarons la guerre suite à l’invasion de la Pologne et nous attendons sagement aux frontières les événements priant pour qu’ Adolf ait changé d’avis maintenant qu’il s’est engagé à l’est .
          Un état major à la ramasse qui multiplie les conneries .
          Un pays qui n’a guère envie de remettre ça 20 ans à peine après les massacres et les destructions de la guerre de 14 .
          Des petits malins qui pensent mieux vaut Adolf que les soviétiques .

          La différence c’est aussi que quand l’Allemagne veut la guerre elle est préparée et s’en donne les moyens : en troupes , en armements , en idéologie , en état major essentiellement d’origine prussienne : aristocrates et hobereaux (qui prend tous les pouvoirs sur le civil) etc etc …

          Je relis en ce moment “la débâcle des généraux” de P. Miquel sur la guerre 14 cette fois .
          Outre le balai entre les ambitions des généraux qui courtisent les politiques et font des coteries , savez vous qu’à l’engagement de la guerre l’Allemagne disposait d’artillerie très lourde qui permettez de disloquer les troupes ennemies à 15 , 20 kms ,les Krupp et que nos galonnés avaient eux tout misé sur nos canons de 75 très mobilisables mais qui tiraient court .
          D’où ces engagements meurtriers qui se voulaient déstabilisants pour les armées ennemies .
          En attendant c’est par paquets de 20 000 et davantage que l’on dénombrait nos morts au début de la guerre dans chaque attaque et que les états majors se vengeaient souvent sur les petits gradés et sur les fantassins fussent ils d’élite .


          • Vinnie Reb Le 02 septembre 2014 à 00h36
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            “Des petits malins qui pensent mieux vaut Adolf que les soviétiques.”

            Autre version : “Plutôt Hitler que le Front Populaire”

            Il est évident qu’au-delà des pays et des peuples, ce sont surtout les classes dominantes/possédantes, les bourgeoisies capitalistes de chaque Etat, quel qu’il soit, qui sont à la manoeuvre pour envoyer les chairs à usine sur le champ de bataille pour en faire de la chair à canon.


      • Judabrutus Le 01 septembre 2014 à 11h56
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        le drame de la France, c’est qu’elle n’a jamais voulu faire les choix que sa position géographique et sa culture lui imposaient. Au carrefour de l’Europe, notamment, au contact de la germanité et de la latinité, foncièrement latine pour toute sa grande moitié sud, elle a presque toujours renié ses racines méridionales au nom de la race franque qui lui a donné ses rois. Sa langue est latine, le droit romain a régi ses provinces du sud presque sans discontinuer, elle est demeurée catholique contre la Réforme. il me semble clair que “la carte à jouer” était là : lorsque l’Allemagne et les pays du nord de l’Europe humiliaient et éreintaient tour à tour la Grèce, l’Espagne, l’Italie, le Portugal pour des fautes de gestions qui avaient constitué de substantielles opportunités pour les créanciers nordiques (la dette se vend bien !), il fallait que la France opère un basculement vers les nations du sud au lieu d’essayer de sauver sa propre peau en aboyant avec la meute.
        Une autre carte à jouer était un recentrement de l’Europe sur la Méditerranée, et sa rive sud : mais là aussi nous en sommes restés aux voeux pieux teintés d’un vague mépris pour les peuplades exotiques que nous aurions pu y trouver.


        • pikpuss Le 01 septembre 2014 à 12h09
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          Votre raisonnement est celui d’un ” Gallo-romains ” qui a à coeur l’avenir de son pays en rapport avec son histoire et sa géographie. Seulement voilà : la France est dirigée par des gens qui n’ont souvent aucun passé lointain en France ( et même en Europe de l’Ouest ) et dont le coeur ne bat que pour Israël et son valet les USA. Il est donc logique que leurs choix ne tiennent pas compte ni de la géographie et de l’histoire de la France ni des différents peuples qui s’y sont installés au fil des siècles.


          • charlus Le 01 septembre 2014 à 16h34
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            La France a toujours été le lieu de rencontre du Sud et du Nord. Si vous la définissez comme méditerranéenne que faites vous des Alsaciens et des Bretons ? (Sans parler des Tahitiens)…


            • pikpuss Le 01 septembre 2014 à 21h22
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              Les Alsaciens et les Bretons se sont effectivement adaptés au creuset français. Quant aux Tahitiens, leur éloignement en fait des Français sur un passeport européen mais ce sont avant tout des Océaniens qui seront pris tôt ou tard entre un lâchage de la France et la rivalité Sino-américaine avec une belle cinquième colonne chinoise à Papeete.


      • Jonathan Fayard Le 01 septembre 2014 à 15h52
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        Merci de me poser la question.
        Des idées il y en a beaucoup, la première chose qui me vient à l’esprit c’est la francophonie. Sur terre 220 millions d’êtres humains parlent français, c’est plus d’habitants que la Russie, plus que l’Allemagne et la France réunit. Beaucoup parmi eux parle le français comme langue naturelle et les pays francophones ont souvent un taux de natalité important. La promotion de la francophonie devrait être une priorité, réorganiser notre géopolitique en fonction de ce principe en investissant massivement dans ces pays, en entretenant des échanges commerciaux et humains (former leurs jeunes, faciliter l’immigration, utiliser leurs ressources naturelles, comme leurs expositions au soleil, en échange de nos technologies etc.)

        J’ai également été étonné de voir à quel point la France avait encore un rayonnement culturel important, des coréens, des brésiliens, des espagnols, des chinois, des maliens et j’en passe viennent en France faire leurs études, travailler dans les laboratoires de recherche et tous m’ont affirmé à quel point ils “attendaient” de voir la France “reprendre sa place”. Ils sous-entendaient tous que notre pays était considéré comme une “balise des non-alignés”, comme lorsque nous avons refusé d’intervenir durant la seconde guerre en Irak, moment où, nos ambassades furent “prises d’assaut” par des milliers d’étrangers voulant venir en France, qui à ce moment représentait cette opposition à la doxa anglo-saxonne. On retrouve cette idée dans certaines conférences d’Asselineau ou dans l’émission d’arrêt sur image intitulé : “A l’étranger, une certaine admiration”. Notre aura culturelle si elle est exploitée peu nous amener à des accords diplomatiques, des coopérations technologiques (comme l’accord de coopération aérospatiale franco-soviétique etc.). Autre exemple, la Chine respecte infiniment la France, car le général de Gaulle fut le premier à reconnaitre la Chine de Mao, cela nous donne une place d’interlocuteur privilégié avec cette grande puissance. D’ailleurs, dans une autre émission d’arrêt sur image intitulée « Avec la Chine on paie des décennies d’arrogance » , Jean-Luc Domenach, un sinologue français, nous explique que des notes internes diplomatique chinoise montre que la Chine craint la France et joue diplomatiquement un coup la France contre l’Allemagne, un coup l’Allemagne contre la France. Cela nous montre qu’internationalement nous ne sommes pas si faibles et nous représentons, comme Paris au XIXe siècle, un espace de contestation de l’ordre établi, une puissance qui peut encore influer sur le cours de l’histoire. Mais nos dirigeants s’entêtent à vouloir être petit et à inféoder notre pays tantôt au capitalisme anglo-saxon, tântot au capitalisme rhénan.

        Je pourrais également évoquer un autre potentiel non exploité, notre couverture maritime. La zone économique exclusive française est me semble-t-il la 2e du monde. Avec les DOM TOM et ses couvertures côtières notre pays est aussi grand que la Chine, cela nous donne des opportunités stratégiques, au niveau militaire, mais pas seulement. Cette vaste étendue de territoires répartis partout sur terre nous offre des possibilités de recherche énorme, sur la biodiversité, le climat, l’océanologie, la pharmacologie et tant d’autres choses. Avec des investissements massifs, notamment en ingénierie, nous pourrions envisager de faire de ces mers, des espaces habitables, via un urbanisme maritime par exemple.

        Bref, ce ne sont que quelques exemples, j’aurais pu parler de notre potentiel dans d’autres domaines. Mais pour éviter de faire un roman et de sortir du strict sujet de ce post, je résumerais en disant ceci:
        La France a indiscutablement des atouts pour jouer la carte des indépendants, en dehors des blocs d’influence, j’ai presque envie de dire que c’est inscrit dans notre histoire. Mais nos dirigeants persistent à considérer notre pays et son peuple comme des faibles, des fainéants, des lâches, tendance bien ancrée dans les “élites” françaises.
        Et le peuple français a fini par être convaincu de tout cela, parce qu’il se refuse à prendre sa dimension multiculturelle et internationale, en se repliant sur une gloire d’antan, d’une seule France métropolitaine dominant le monde, comme au temps du Moyen-Age, du Grand Siècle et de la Révolution. Mais alors, notre démographie nous permettait d’être un acteur majeur avec le simple « hexagone ». Aujourd’hui il faut voir plus grand en effet et enfin accepter que la France est un concept, pas qu’un peuple. La France, c’est le monde bis, c’est la francophonie…
        Cela m’évoque la belle citation de Benjamin Franklin je crois:
        Tout homme à deux patries: la sienne et puis la France.


        • Jacques Le 01 septembre 2014 à 20h20
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          Avec quel pays la France a-t-elle la plus longue frontière terrestre? le Brésil! (avec la Guyane). Notre pays n’est pas qu’européen. Et l’océan est un des derniers espaces de croissance réelle, avec l’Afrique, où nous avons des liens. Cessons de nous enfermer dans un tête-à-tête mortifère avec l’Allemagne.


          • pikpuss Le 01 septembre 2014 à 20h28
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            Avec Sarkozy et Hollande nous avons ouvert les portes de l’Afrique à l’armée américaine. Ces gens-là veulent tout, absolument tout…


        • Nico Le 04 septembre 2014 à 14h50
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          bravo

          les étrangers sont souvent stupéfaits de voir à quel point les français méprisent leur pays et eux mêmes

          eux n’y voient que rayonnement et prestige faute d’en connaitre les rouages socio-politiques


          • pikpuss Le 04 septembre 2014 à 20h18
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            La guerre qui nous est menée est avant tout morale. Depuis la mort de De Gaulle, les médias qui sont entre les mains de qui vous savez ont tout fait pour que les Français s’autoflagellent, pour que les étrangers qui vivent parmi nous nous détestent. J’ai assisté à des scènes hallucinantes, inimaginables dans le reste de l’Europe.


      • Wilmotte Karim Le 01 septembre 2014 à 19h57
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        Vu la position géographique de la France ainsi que sa position dans les marchés internationaux :

        1- menace de sortie de l’euro (et si pas remplacement de la monnaie unique par une monnaie commune)
        En cas de sortie, dévaluation immédiate de 30 à 40%.
        2- menace (et si pas accord, mise en place) d’une politique de protectionnisme limité visant à limiter le dumping.
        3- défaut massif (d’abord, moratoire suivit d’un audit de la dette, et puis défaut).

        Soit l’Allemagne négocie, soit l’Espagne et l’Italie sont contraint de suivre la France sur au moins une partie de ces politiques, réduisant drastiquement la balance commerciale Allemande.

        A ce moment là, il doit être possible à ces 3 états (+ Portugal et Grèce, voir quelques états des Balkans) de former une alliance militaire, économique (Airbus, etc) capable de défendre des intérêts communs et de coopérer.

        And fuck the EU.


  20. Wen Le 01 septembre 2014 à 09h22
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    J’attire l’attention sur quelques phénomènes typiques de la civilisation allemande. D’abord, quand l’étude historique, au moyen-âge comme après, nous a familiarisés avec le processus d’expansion du “Drang nach Osten” auquel Saint-Empire, Ordres teutonique et des chevaliers porte-glaives, Prusse, Autriche, IIe Reich, IIIe Reich, Allemagne contemporaine ont tous massivement et constamment souscrit, il est parfaitement évident que le conflit en Ukraine et la provocation à l’égard de la Russie relèvent de cette constante de l’impérialisme germanique, dans lequel on retrouve d’ailleurs la constance de l’alliance suédoise depuis la guerre du Nord. En revanche, ça creuse plus que ça ne réfute la thèse de Todd à laquelle je souscris entièrement, ce mouvement vers l’Est qui marque le renouveau de l’Allemagne, ainsi que celui de son arrogance, ne date pas de la fin de l’année 2013, ni même de ces cinq dernières années. Le premier acte est dans la réunification immédiatement suivie par la politique de désintégration de la Yougoslavie pro-russe en 1991 par le biais de la reconnaissance les unes après les autres des déclarations d’indépendance des régions fédérées et en s’appuyant, là encore comme pendant la seconde guerre mondiale, sur les alliés croato-fascistes et islamo-bosniaques ( mon passage dans la région en tant que militaire reste psychologiquement marqué par l’adoration quasi religieuse des musulmans et des croates pour le deutsch Mark ainsi que par l’énormité massive du déversement des produits de l’industrie allemande dans cette région à l’exclusion des autres produits de l’industrie des autres pays européens. J’insiste vraiment, le “drang nach Osten” a commencé en Yougoslavie, et s’est soldé par l’isolement complet de l’entité pro-russe en Europe, la Serbie, notamment par la réalisation hypocrite des indépendances du Kosovo et du Monténégro, dont on voit de manière flagrante qu’elles n’ont pas d’autre effet que de couper l’accès à la mer pour la Serbie, enserrée qu’elle est désormais dans le sein de l’Union européenne et parfaitement coupée dès lors de son allié russe ! Ces cinq dernières années ne sont qu’une nouvelle étape dans l’exercice de sa puissance par l’Allemagne, mais le plan est déjà en oeuvre depuis 1991, et on peut dire qu’il était déjà mûr en 1989.
    La seconde constante, c’est celle de la fantastique puissance industrielle concentrée dans le bassin de la Ruhr qui permet, encore aujourd’hui, à l’Allemagne d’être le second exportateur mondial en dépit de sa petitesse au regard des grands empires contemporains. La description de cette formidable cause au déterminisme historique de l’expansionnisme allemand, je vous la laisse découvrir dans la vingtaine de pages consacrées à cette thématique par Lucien Lévy-Bruhl…et le moins que l’on puisse dire est que la même cause persistant les mêmes effets s’ensuivent nécessairement, point n’est donc besoin outre mesure de s’étonner de ce qu’il se passe aujourd’hui en Europe ( son asservissement par l’Allemagne ) et de la confrontation avec la Russie où cette dernière apparaît de toute évidence comme la puissance agressée et en état de légitime défense. L’Allemagne, il ne faut pas la blâmer, déploie son essence, c’est la logique des choses et son droit, l’histoire ce n’est que ça en vérité, mais le nôtre est de comprendre que la France et les autres pays européens relèvent d’une autre nature et d’une autre logique historique, et que devant le phénomène allemand, il y a urgence à s’écarter de la super-puissance européenne, voire à s’y opposer, dès lors qu’il est évident qu’elle nous plonge dans l’acculturation politico-stratégique et qu’elle emmène l’Europe, comme jadis, dans une nouvelle croisade antibolchévique, c’est-à-dire dans un nouveau conflit contre le sempiternel empire russe qui lui barre la route de l’Est ! A ce titre, il faut bien que l’Allemagne se soit méchamment décomplexée avec les années à l’égard de son histoire récente pour en arriver presque effrontément et ouvertement à s’allier avec les nazis déclarés de Svoboda et de Pravy Sektor, une Allemagne qui ne se laisse visiblement plus inhiber par les symboles à svastika, par l’uniforme de la SS ukrainienne réhabilitée, non plus que par les assassinats politiques et racistes des descendants contemporains des Einsatz gruppen ukrainiens qui revendiquent fièrement cette filiation ; oui, à cette froide indifférence au véritable portrait de son allié en Ukraine, on peut juger de l’état d’avancement de l’Allemagne sur le chemin de sa rédemption ; j’ignore si l’Allemagne ira jusqu’à se remilitariser unilatéralement, mais je note qu’elle a conservé le service militaire ( institution propre à doter immédiatement un pays d’une armée nombreuse et formée ), tout comme la Russie, et qu’il faudra surveiller de près le moment où les unités allemandes retrouveront leur droit à leurs traditions, à leurs souvenirs glorieux et à leurs drapeaux ( ce qui est frappant quand on a visité les casernes allemandes, c’est l’interdit qui est fait à cette armée de recourir à une quelconque évocation de son passé, un changement là-dessus serait un signe des plus probants du redressement de l’orgueil de l’aigle germanique, lequel est déjà estampillé depuis quelques années sur l’étendard national, ce qu’on ne pouvait voir du temps de la RFA…)…une armée qui pourrait d’ailleurs reprendre des proportions parfaitement colossales en très peu de temps eu égard à l’énormité de l’excédent commercial de l’Allemagne et du potentiel financier qui en résulte.


    • pikpuss Le 01 septembre 2014 à 10h58
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      Quand vous parlez de l’Allemagne, parlez des élites qui la gouvernent et qui sont aveuglément aux ordres de Washington. Les citoyens allemands avec lesquels je converse régulièrement ne sont pas dans l’arrogance, ce ne sont pas non plus des citoyens décomplexés par rapport à un III ème Reich dont ils ne parlent jamais et qu’ils n’ont jamais connus! Ils vivent dans le présent, travaillent dans le présent et ne veulent surtout pas jouer les auxiliaires militaires des ambitions américaines. Ils sont bien plus réfléchis que vous le pensez et aux antipodes des délires de certains de leurs dirigeants.
      La puissance des Allemands c’est l’éducation, l’acquisition de compétences, la discipline grâce à une cohésion sociale basée sur le dialogue. Ce n’est évidemment pas le paradis ni la société idéale mais les Allemands ne passent pas leur temps à se flageller ou à râler du matin au soir. Je ne pense pas qu’ils acceptent aussi qu’on leur attribue des pensées et des comportement qu’ils n’ont pas.


      • Martine Le 01 septembre 2014 à 12h28
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        +1. Face au décervelement imposé aux gamins du Royaume-Uni et des Pays-Bas par leurs têtes couronnées actionnaires de la Shell, l’Allemagne n’avait pas d’autre choix que d’être forte, dans le panier de crabes européens.


      • Wen Le 01 septembre 2014 à 13h28
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        Ce dont on parle ici, ce n’est pas de l’allemand en tant qu’individu produit par l’évolutionnisme biologique et à ce titre comparable au reste de l’humanité, avec ses qualités et ses défauts, mais du déterminisme de la puissance de l’état allemand au regard de certaines causes qui l’amène à être fatalement expansionniste et fauteur de guerres ! En géostratégie, le principe bismarckien de la “realpolitik” est le prisme nécessaire pour comprendre les relations internationales. Celui qui veut introduire de la morale se trompe d’étage et d’objet, et présente le spectacle navrant d’une naïveté parfois délirante. Le pacifisme des années trente et la démonstration d’alors au sujet de la commune “humanité” de l’allemand avec le reste de l’espèce humaine n’a pas fait que l’état allemand fût autre chose qu’une machine de guerre au service de son expansionnisme économique, lui-même déterminé par l’énormité de la puissance industrielle rhénane et de la situation de surproduction colossale qui était la sienne ! si vis pacem para bellum ; ce qui exige une bonne dose de réalisme sur ce que sont la raison d’état et la nature humaine ! prêter au monde un oeil cruel et une oreille méchante, disait l’ami Nietzsche, et vous serez gardés des fourbes !


        • pikpuss Le 01 septembre 2014 à 13h44
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          Au bout du compte ce sont toujours des individus qui se trouvent embarqués dans des situations dramatiques à cause des choix d’autres individus… Il y a le principe de responsabilité individuelle et collective. L’Allemagne de Bismark mais surtout celle de Guillaume II était en rivalité féroce avec la Grande Bretagne. Evidemment, on comprend bien qu’il s’agissait d’orientations prises par un petit nombre d’individus de la politique, de l’industrie et de la finance. Ces gens sont directement responsables des horreurs de 14 x 18 et l’on peut dire qu’ils ont bel et bien piégé les populations qui étaient sous leurs responsabilités. Pour cela il y a eu le rôle de la presse dont le rôle fut amplifié par l’alphabétisation des masses. Et que dire des individus, maîtres de l’émission de monnaie et dont le rôle fut de prêter des sommes colossales aux différents belligérants, de l’argent qu’ils pouvaient créer à partir de rien suite à la main mise, toujours par quelques individus de la Banque fédérale américaine. On a donc toujours affaire à des individus et à des familles répartis entre manipulateurs et manipulés, les croyances des uns et des autres faisant toute la différence.


          • Wen Le 01 septembre 2014 à 14h06
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            Un gouvernement n’est jamais que l’incarnation du collectif ! et l’on ne peut penser que comme cela, dès lors que l’on a la prétention d’être un démocrate convaincu. Seul un prêcheur oligarchiste peut en arriver à dire que les masses sont exonérées de la responsabilité politique et que seule une poignée d’individus détient toute la responsabilité du pouvoir. La perception démocrate des choses est inverse : l’ensemble est nécessairement responsable du politique ! en conséquence, ce n’est pas Hollande qui est seul responsable ou Sarkozy, mais le corps électoral tout entier ; pas Hitler qui est seul responsable de la politique nazie, mais l’ensemble du corps électoral et de la vie démocratique qui l’ont installé au pouvoir pour mettre en oeuvre le programme de “mein Kampf” alors connu de tous ; pas le Hamas islamo-fasciste pour la dernière guerre contre Israel, mais l’ensemble du corps électoral gazaoui qui a amené cette organisation terroriste au pouvoir alors que l’on connait sa charte belliciste et totalitaire au moins depuis les années 90 ! D’ailleurs, quel mépris pour le peuple que de vouloir ainsi l’exonérer de tout, comme s’il était systématiquement la proie de prestidigitateurs diaboliques et irrésistibles ; quel mépris, en fin de compte, pour la démocratie, car enfin ! qui voudrait d’un régime qui s’appuierait à ce point sur une telle somme d’irresponsabilités !!! en démocratie, le responsable est toujours le peuple, en vertu de ce que la responsabilité politique incombe nécessairement et dans tous les régimes au souverain, or la démocratie, c’est la souveraineté du peuple en principe et en acte ! avancer le contraire, c’est faire aveu qu’on n’est pas bien démocrate, mais on a le droit, c’est même mieux j’ai envie de dire, le tout est d’être honnête !


            • Milsabor Le 01 septembre 2014 à 17h50
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              « … ce n’est pas Hollande qui est seul responsable ou Sarkozy, mais le corps électoral tout entier. »
              Encore faudrait-il des institutions démocratiques valides. Cela supposerait un contrôle des électeurs sur les élus, par exemple eu égard à leurs engagements électoraux, une presse pluraliste et honnête, un mode de scrutin proportionnel des assemblées. Au lieu de quoi nous avons un système pervers taillé sur mesure pour la promotion des menteurs et des arrivistes de tous poils, narcissiques, serviles à l’égard des plus puissants. Dans un tel système je décline toute responsabilité pour ce qui arrive. Qu’on ne me reproche pas de ne pas prendre les armes, je n’ai plus l’âge !


            • pikpuss Le 01 septembre 2014 à 21h43
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              Wake up ! … comme diraient nos ” amis ” américains : la démocratie ça n’existe pas. On est passé de régimes de droit divin (l’individu = la tête à toto ) à la ploutocratie, un régime fait par les riches pour les riches avec une illusion de démocratie dans certains cas. ( des riches qui jalousaient les nobles ) C’est comme la religion, à 99 % on naît dedans et on ne la choisit pas. Ensuite on adhère ou pas une fois arrivé à l’âge adulte et si l’on fait l’effort de se creuser les méninges. Nos 10 millions de morts de la guerre de 14, s’ils avaient su ce qui les attendaient, n’auraient jamais voté pour un groupe d’individus menteurs. Evidemment, ils sont collectivement et individuellement responsables : chacun à le choix de fouiller les tenants et les aboutissants avant de faire confiance à la presse officielle mais avec la flatterie et la paresse intellectuelle, on peut se retrouver dans la pire des situation quelques années plus tard : dans une tranchée, attendant d’être haché par un obus ou coupé en deux par une rafale de mitrailleuse. ( 90 % des tués ). Et puis les gens au pouvoir savent très bien réécrire l’histoire pour perpétuer leurs mensonges.


            • Vinnie Reb Le 02 septembre 2014 à 00h54
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              Le corollaire de la responsabilité, c’est la souveraineté.

              Mais quid de la responsabilité des peuples quand ils sont dépouillés de leur souveraineté ? Quid de leur responsabilité quand tout est décidé à Bruxelles par des individus non élus ?

              Responsables mais pas souverains ? C’est trop facile…

              Que l’on rende la souveraineté à notre peuple et alors OK pour la responsabilité.


            • georges dubuis Le 02 septembre 2014 à 09h39
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              Wen
              Je suis bien d’accord qu’on manipule ce qui est manipulable et exploite ce qui est exploitable, etc….la démocratie n’est queeeeeeeeeee, pour prendre l’accent Mite errand, une représentation, un cirque avec des spectateurs, spécialement celle de l’ouest, gâté et gâteux de marchandises.
              Ce qui conte finalement c’est le mythe, l’atomisé d’une société anonyme est un petit mythomane en impuissance pour qui le genre/sex est la dernière identité refuge.Le LGBT était bien présent et représenté à La Rochelle socialiste/sociétal


    • Nerouiev Le 01 septembre 2014 à 11h45
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      J’ai déjà répondu un peu plus haut et je le répète, il ne faut pas confondre le Gouvernement et son peuple. Imaginez un instant qu’on vous assimile à Hollande ! Le monde a évolué, les enjeux ne sont plus la surconsommation mais que va devenir notre planète avec nous dessus.Alors on peut faire la différence entre ceux qui respectent les autres par la protocole de Kyoto par exemple et ceux qui veulent tout pour eux et qui ne partageront rien comme Washington.


    • isidore Le 01 septembre 2014 à 12h12
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      Si l’on veut remonter aux origines pour retrouver les racines du temps présent il me semble qu ‘un épisode Allemand ne doit pas étre négligé . Le Saint Empire à mon avis a pris le relais de l’Empire de Charlemagne dans la tentative de l’Eglise ( occidentale ) de reprendre le flambeau de l’Ex Empire Romain . ( En concurrence avec le coté Grec dont les Russes sont héritiers )
      Hors l’Empire de Charlemagne s’est terminé , épuisé , dans une guerre atroce et interminable contre les Saxons , restés paiens et surtout controlant une route commerciale Nord-Sud vers l’Orient . Les Bénedictins venant finir le travail d’acculturation . Il en reste une profonde différence entre Allemands de l’Est et de l’Ouest qu’on retrouve dans la religion , via les Chevaliers Teutoniques et la Prusse .
      La réunification de l’Allemagne menée par l’Ouest a évité soigneusement toute réindustrialisation de l’ESt , et toute reconstitution de la propriété fonciére y compris en blocquant la spéculation immobiliére au contraire du reste de l’Occident , donc la toute puissance financiére . Autrement dit la subordination Allemande à la finance reviendrait en interne à la reconstitution des élites de l’Est . Ce qui pourrait plaire à Merkel mais pas à l’Ouest .

      Autre point : il ne faut pas s’éxagérer l’homogénéité de la population Russe . Elle n’existe que vue de loin . De prés c’est une mosaique . Exemple : à deux pas de Moscou il y a Kazan , ex capitale des Tatars avec sa superbe Mosquée au centre et son pétrole dessous . Il y a des Tatars aussi en Crimée comme on sait , pas contents de Poutine . Et Lénine état un éminent noble Tatar . Les Tatars font partie du folklore Russe dans le role du méchant , réduit au mieux à vendre des pastéques , avec la duplicité du mauvais commerçant . Sans compter nombre d’autres petits peuples dispersés ici et là dans la masse Russe , dont une bonne part est constitutée d’assimilés .


      • Nerouiev Le 01 septembre 2014 à 13h11
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        Oui, et pourtant on retrouve partout la Russie et son puissant folklore qui réunit tout le monde. L’émission “Igraiï garmon” va chercher ce folklore dans absolument toute la Russie, dans tous les villages et les lauréats (non professionnels) finissent au BolchoiÎ.


      • Slavyanka Le 01 septembre 2014 à 13h27
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        – Autre point : il ne faut pas exagérer l’homogénéité de la population Russe. –

        Il faut dire que globalement, tous ces peuples vivent en bonne intelligence en Russie.
        Les Tatars russes sont des musulmans respectueux et calmes, sans aucun fanatisme religieux.
        En tant qu’interprète, j’ai travaillé avec des groupes qui incluaient des Tatars et j’ai constaté qu’il n’y avait aucun conflit avec les Russes mais au contraire, respect et compréhension.
        Et récemment, j’ai travaillé avec un couple de Tatars musulmans d’Astrakan et étais agréablement surprise par leur patriotisme et le soutien sans condition qu’ils accordaient à Poutine.


        • Wen Le 01 septembre 2014 à 13h44
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          Tout comme la majorité des musulmans tchétchènes et kazakhs du reste , n’en déplaise aux nains stipendiés BHL et Glucksmann !


    • Crapaud Rouge Le 01 septembre 2014 à 19h37
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      @Wen : merci pour votre long com’ fort instructif qui évoque à merveille une “puissance allemande” présentant en sommeil mais prête à se réveiller. C’est à elle que pensait Mitterrand quand il imagina une monnaie commune pour la ligoter. Malheureusement, c’est la France qui s’est retrouvée ligotée, et toute l’Europe latine. Alors que charlus ne trouve rien à redire aux excédents allemands, (“dans une zone de libre-échange il y a toujours un gagnant“), vous au moins vous leur donner la place qu’ils méritent. Ces excédents sont un facteur de déséquilibre, (qui ne pouvait pas apparaître autrefois quand les autres pays pouvaient dévaluer), et ne demandent qu’à être utilisés. L’Allemagne ne pouvant se résoudre à les dissoudre dans une consommation civile et pacifique, rien ne dit qu’elle ne puisse être tentée par le réarmement. Avec le temps tout est possible, rien n’est jamais définitif.


      • charlus Le 01 septembre 2014 à 23h18
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        A Crapeau rouge
        Je n’ai pas dit que les excédents commerciaux allemands étaient bien. J’ai dit qu’ils n’étaient pas du à la seule Allemagne mais à tous ceux qui ont signé pour une zone de libre échange. Il faut arrêter d’attribuer à l’Allemagne la responsabilité de ce que les gouvernements français ont mis au point avec elle. Pourquoi lui faire un sort spécial ? Demandons des comptes à nos gouvernements plutôt qu’à Madame Merkel. Le traité de Lisbonne, c’est Sarkozy qui l’a signé. Et Hollande s’est abstenu au congrès qui l’entérinait. Est-la faute de Merkel ?


  21. perceval78 Le 01 septembre 2014 à 09h22
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    Whaaoooo Olivier ca veut dire que tu as pu parler avec mon icone (deus ex machina) en personne, trop fort !!!!!!!! ce faisant pour mettre un peu de sel …et pour completer le titre, je dirais que la FRANCE s’est mise en état de SERVITUDE IN-VOLANTAIRE ??? avec les USA, cf le coup d’état récent (ou plutot un soft-coup-detat) qui vient d’avoir lieu au gouvernement
    =
    Je confirme : La france c’est la vertebre L5, les US la vertebre L4 et nos élites sont le disque intervetebral, j’ai nommé la French American Foundation
    =
    http://www.frenchamerican.org/youngleadersclasses
    =
    Longue vie au grand , très très grand Emmanuel Todd …


  22. Casquette Le 01 septembre 2014 à 09h38
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    Au moins le tropisme d’E.Todd sur l’Allemagne permet de varier un peu les avis sur la question des crises dans l’UE , en Ukraine et sur la mini guerre froide qu’on nous impose avec la Russie.
    Si l’influence de Berlin dans le fiasco européen est manifeste (et beaucoup plus manifeste que l’influence des Etats Unis), j’ai du mal à le suivre quand il accuse Merkel d’être l’instigatrice de la politique anti russe de l’UE.
    La Russie est un partenaire économique de poids pour l’Allemagne , aujourd’hui plus que jamais , maintenant que la zone euro s’enfonce durablement dans une stagnation et une dépression.

    Certes on peut reprocher à d’E Todd d’épargner trop rapidement les Etats-Unis mais le rôle de l’Allemagne dans le délire collectif de nos dirigeants et de nos élites méditaiques se situe au premier plan….parce que bon , l’idée qui la recette miracle se situe dans une politique de l’offre , austériitaire et mercantiliste où l’ont-ils cherché ?
    Quel modèle “social” vantent-ils constamment dans leurs éditos ?
    La réforme térritoriale qui fait la part belle aux régions et aux métropoles est calquée sur quel pays ?
    L’atlantisme de nos dirigeants et nos élites médiatiques ne fait aucun doute , mais la servitude volontaire dont parle Todd se fait aussi au profit d’une autre puissance et non des moindres.


  23. social21eme Le 01 septembre 2014 à 09h51
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    Bonjour,

    Evident, puis il faut dépasser ce cadre à penser de nation, les milieux de l’argent eux n’ont pas ces limites d’esprits, telle des sauterelles ils passent d’un champ (pays) a un autre champ quand le précédent n’a plus rien à offrir. Il faut être précis s’il on veut être efficace, car la confusion profite à ces adversaire, qui utilisent à merveille le rideau médiatique qui permet de dissimuler une bonne partie de leur manigance.
    Avec de tel constat, il est évident que l’on ne peut que passer dans des thèses complotistes comme le décrit E. Chouards “si vous pensez qu’être complotiste est de croire que des gens s’associent ici ou là pour œuvrer à leur intérêts propres contre les intérêts collectifs, alors OUI je suis complotiste !”
    Il faut démystifier se mot du sens péjoratif que les puissances d’argent essai d’inculquer dans l’esprit populaire, je pense que cela est extrêmement important (enfin je pense). Car si nous n’avons plus de vocabulaire pour nommer les choses sans être reclus dans les extrêmes politiques que nous restera-t-il pour lutter, les armes, le terrorisme ?


  24. isidore Le 01 septembre 2014 à 09h53
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    Le titre et le fond de l’article sont tout à fait exact . Il y a subordination . Les maillons qui manquent à mon avis pour rendre tout celà , intelligible et qu’il existe aussi une subordination , une tendance quoique plus faible de l’Allemagne à la finance . La Bundesbank s’est révélée malgré son portrait intrangiseant tout à fait ouverte à des mesures non-traditionnelles dés lors qu’en réel les revenus financiers des rentiers Allemands étaient préservés . IL existe donc aussi en Allemagne une tentation .
    Reste l’irrationalité US , en effet la Russie n” a pas le potentiel de domination qu’on lui impute .
    Le pb c’est que tout l’édifice spéculatif Anglo-Saxons repose sur l’anticipation de la résorption des dettes . Et que ce processus dépend du prix du gaz , de l’énergie en général qui sous tend le sous-jacent et met à la raison le travail . Hélas le bas prix du schiste est compensé par de la destruction écologique insupportable dans les régions développées , là où il y a de l’eau .

    Reste donc le controle du gaz traditionnel , malheureusement il est Russe , secondairement Iranien . C’est çà le facteur d’irrationnalité . A alouter ce qui permet à Poutine autant d’audace , c’est la possibilité pour les Russes , grace à leurs ressources naturelles non encore monopolisées par des propriétaires privés ( au contraire des Anglo-Saxons et Sud-Américains , il y a aussi encore le Sud Est Asiatique mais là on se heurte à la Chine et à l’Inde) , la possibilité de l’existence d’une activité de subsistance hors marché . Facteur clé qui n’apparait pas dans les statistiques , et dont l’éventuelle estimation en monnaie serait erronée .


    • Orni Thorynque Le 01 septembre 2014 à 15h10
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      Pierre Jovanovic dans sa revue de presse .
      Vendredi, le Premier Ministre anglais a demandé, restez assis, à ce que la Russie soit débranchée du réseau interbancaire Swift, comme le fut le Vatican (ce qui avait forcé le départ de Benoît XVI) et l’Iran. Sauf que la Russie de Poutine n’est ni le Vatican, ni l’Iran !

      C’est une déclaration de guerre, indirecte certes, mais bien réelle.

      Cameron veut affamer le peuple russe pour le punir d’avoir Poutine. Et si l’UE et les US débranchent les banques russes de Swift, je ne donne pas très cher de la paix.

      Encore plus hilarant, d’une “Pierre le Grand” deux coups, la Russie ne pourra pas payer la livraison des Mistral, et par conséquent cela annulle la vente. Vous voyez… C’est sioux, non?

      Comme c’était du soi disant “top secret”, il fallait que cela tombe immédiatement sur les fils presse, histoire de montrer aux Russes ce qui les attend. Cela rappelle vaguement le blocus que Napoleon avait voulu imposer pour ruiner les Anglais. Non seulement cela n’avait pas fonctionné, mais en plus on sait comment cela s’était terminé. AUjourd’hui, la Russie et la Chine sont la main dans la main, sans compter le soutien de l’Inde et bien sûr du Brésil. Et comme, la situation dégènére très vite en ce moment, il ne faudra pas beaucoup de temps pour que cette guerre ukrainienne en devienne une, officiellement, avec l’envoi des troupes françaises, anglaises, espagnoles, italiennes et bien sûr américaines. Pour affronter les Russes. Ce sera donc une IIIe Guerre Mondiale.

      http://lesmoutonsenrages.fr/2014/09/01/langleterre-demande-a-ce-que-la-russie-soit-deconnectee-du-reseau-swift/
      et
      http://www.ibtimes.co.uk/ukraine-crisis-russia-faces-swift-financial-transaction-systems-ban-1463207

      Cela pose également le problème du rôle que joue le RU dans cette crise “Ukrainienne”


      • Kiwixar Le 01 septembre 2014 à 23h34
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        “Cela pose également le problème du rôle que joue le RU dans cette crise “Ukrainienne”

        Le Royaume-Uni était exportateur de gaz jusqu’à 2011 (à peu près je n’ai plus la date exacte). Depuis qu’ils doivent importer (c’est-à-dire PAYER), ils deviennent complètement fous contre les producteurs de gaz :
        – contre la Syrie suite aux immenses découvertes offshore à la même époque
        – contre la Russie

        Vieux réflexe colonial d’aller voler les ressources plutôt que de payer.

        Il y a aussi le sujet de la possible indépendance de l’Ecosse (et de ses ressources énergétiques) dès le 18 septembre. Il faut savoir aussi que le RU est un pays pauvre (si on excepte la City) : au taux de change actuel, il serait l’Etat le plus pauvre des US, derrière le Kansas, le Missouri, l’Alabama.


  25. perceval78 Le 01 septembre 2014 à 10h03
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    Les troupes allemandes à Kiev en 1918
    https://www.youtube.com/watch?v=oFYbGgVjax0
    =
    Kiev vu par les Russes entre 1920 et 1930
    https://www.youtube.com/watch?v=h2d23dBqEYc
    =
    Il faut quand même constater qu’Emmanuel Todd retombe dans le complotisme Anti Allemand
    as t’il raison ? je me permets de commencer par un autre complotisme trouvé sur internet
    les propheties de jean 23 : cf 22eme Prophétie
    =
    http://www.marie-julie-jahenny.fr/propheties-du-pape-jean-xxiii.htm#21%C3%A8me_proph%C3%A9tie
    =
    Les assassins sont en europe, ils veulent la méditerranée …
    Commentaire : ca ne colle pas les allemands ne sont pas allés en Lybie ni en syrie …

    Oui mais : Tom Enders patron de Airbus a démissionné de la CSU à l’époque car les allemands ne voulaient pas aller en Lybie

    Le temps a nourri un esprit trouble, à l’ombre de la croix rouge et noir, inconnue de tous , fille des fils de Nuremberg

    Commentaire : drapeau rouge et noir ca ressemble a ce qu’on a vu sur Maidan, et la fille ressemble bien a Timoshenko

    Elle a ourdi le crime contre elle même
    Commentaire: a bon ca me rassure, elle va s’auto dissoudre …

    Todd peut il se tromper, cette question m’a beaucoup tracassé, je l’aime tant, j’ai exploré , exploré, et je me suis dit qu’ayant de l’ascendance Anglo Saxonne il travaillait pour la CIA, mais non Todd ne peut pas se tromper …

    Donc regardons , Donald Tusk a été nommé a la place de Van Rompuy hier, il a été co choisi par les allemands,il se trouve qu’il fait partie d’une minorité Polonaise ou on parlait trois langues : 1 Slave, 1 polonaise, 1 allemande

    Jens Stoltenberg nouveau patron de l’OTAN a été co-opté par les allemands, les Stoltenberg sont issus d’une vieille famille localisé dans le disque intervétébral entre le Danemark et l’Allemagne.Rien à voir avec Gerard Stoltenberg
    =
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Gerhard_Stoltenberg
    =
    le ministre de la défense Allemand (et pourtant j’ai cherché un lien) qui a été obligé de démissionné pour sombres traffics avec la Turquie.Il se trouve que Tom Enders patron de Airbus Group a été collaborateur de Gerhard Stoltenberg.
    =
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Enders
    =
    J’avais vu un article sur le site de l’UPR il y a quelques mois, Airbus aurait rapatrié en Allemagne la Filiale qui s’occupe des missiles M51 francais
    =
    https://www.upr.fr/actualite/europe/la-restructuration-deads-un-abandon-supplementaire-de-souverainete
    =
    Il se trouve que Airbus Group est méchemment impliqué dans plusieurs réseaux, il sponsorise le blog NATOSource de l’Atlantic council
    =
    http://www.atlanticcouncil.org/blogs/natosource
    =
    Il sponsorise la French American Foundation
    =
    http://french-american.org/qui-sommes-nous/nos-membres/
    =
    Pour en revenir à Jens Stoltenberg, il a été pris dans une sombre polemique en Norvege, ou il etait en Photo sur un livre parlant des races, sombre souvenir …
    =
    http://www.vg.no/nyheter/innenriks/stoltenberg-misbrukt-av-hoeyreekstreme/a/10118462/
    =
    Resterait l’hypothese du 3eme cercle, du temps de sa splendeur, la CIA aurait érigé des cercles de pensées qui aurait pour mission d’orienter l’avenir en europe: le monde est typique du premier cercle, mediapart typique du second cercle, Todd appartient il au troisième cercle ? est il lancé dans l’arêne car tout s’écroule.

    N’arrivant pas à me faire à l’idée qu’Emmanuel Todd se trompe, j’abandonne les théories complotistes et je m’en vais de ce pas consulter les meilleures sources d’informations : les-crises.fr dedefensa.org …


  26. Olposoch Le 01 septembre 2014 à 10h20
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    Quelques milliers de curieux vont lire les analyses de Todd et Sapir sur ce site.

    Environ 4 millions ont entendu la chronique de Guetta ce matin sur France Inter…(chaque jour un nouveau paroxysme…)


    • Nihil Le 01 septembre 2014 à 12h45
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      Vous tapez là où ça fait mal, mais vous avez raison. Mille fois.
      Quand je pense que j’ai des amis (des vrais) instruits, intelligents et de bonne volonté qui gobent Guetta, France-Culture et Enthoven. Bon d’accord, ils peuvent pas encadrer Brice Couturier, mais qui le peut ?
      Je me meurs….


      • perceval78 Le 01 septembre 2014 à 13h06
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        il n’y a pas que le nombre d’auditeurs qui comptent le type d’information compte aussi.J’en ai fait l’experience ce week end avec lon père, j’ai essayé de lui expliquer les liens entre la French American Foundation et Emmanuel Macron mais l’info était trop “anti-système”, par contre l’info que mon père avait retenu c’est qu’ Emmanuel Macron avait oublié de payer sa cotisation au Parti Socialiste, il me l’ a répété 2 fois , ça l’avait marqué.

        D’ ou l’idée qu’il faudrait diversifier “les-crises.fr” qui doit comme toute la société française augmenter sa productivité. Il faut donc créer encore et toujours:

        1) les-crises.fr et les retraités
        2) les crises.fr et les teenagers
        3) les-crises.fr et les cadres sur exploités
        4) les crises.fr et le chomeurs sous exploités
        5) les-crises.fr et l’élite st germain pratine
        6) pourquoi pas créer un Think Tank Sponsorisé par les-crises.fr qui s’appellerait : OVDPT
        “on vous dit pas tout”, on pourrait proposer à Laurence Parisot la présidence d’honneur, elle adore les titres ….
        7) creer les-crises.org, les-crises.eu,les-crise.ru, les-crises.com (pour les dons)


        • Slavyanka Le 01 septembre 2014 à 13h35
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          – 7) creer les-crises.org, les-crises.eu,les-crise.ru, les-crises.com (pour les dons) –

          Ouiiii, je participerai avec plaisir dans les-crise.ru en traduisant les articles et en essayant de promouvoir ce futur site parmi mes amis russes !


          • perceval78 Le 01 septembre 2014 à 14h51
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            Ah ca me fait plaisir @slavyanka, je propose de créer aussi un les-crises.se (suede) et les-crises.pl (pologne) , des volontaires ???

            le dernier tweet de Carl Bildt et Sikorski Radek , mais que fait il en moldavie,se prend il pour Ashton ???? ou Mogherini ? veut il nous creer un incident diplomatique avec la Transnistrie ??

            Retweeted by Anders Östlund and 1 other
            Carl Bildt ‏@carlbildt 3h
            Today it’s 75 years since the start of Second World War. The pact with Stalin paved the way for Hitler to attack Poland.

            Retweeted 37 times
            Radosław Sikorski ‏@sikorskiradek 19h
            In Chisinau, for the Friends of Moldova meeting. Visa-free travel done, DCFTA pending but corruption must be exortiated for an EU future.


  27. CecildeMille Le 01 septembre 2014 à 10h54
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    ATTENTION : quand on présente l’Allemagne comme un état extrêmement nuisible, agressif et dominateur, ne jamais perdre de vue que ce pays a une armée extrêmement faible. Ce qui était au départ une contrainte est devenu un sacré avantage puisque l’argent des dépenses militaires peut s’investir dans les autres secteurs économiques. L’Allemagne se prend beaucoup moins pour le gendarme de la planète que la France. A méditer.
    Par ailleurs, c’est bel et bien la France qui est isolée en Europe, dans ses prises de position et dans ses interventions internationales (cf l’Afrique de l’ouest). Même chose au Moyen-Orient où prédomine un axe USA, France, GB… La France, depuis Sarkozy, développe davantage une politique atlantiste qu’une politique d’inféodation à l’Allemagne. J’ai d’ailleurs été fort déçu de voir mon pays, à la différence de l’Allemagne, s’aplatir devant les USA à propos des écoutes de la NSA. Emmanuel Todd développe une argumentation directement issue de son hostilité à la construction européenne.


    • pikpuss Le 01 septembre 2014 à 11h19
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      L’Allemagne a refusé de bombarder la Libye et d’assassiner Kadhafi. Les dirigeants français n’ont pas hésité, sans passer par leur Parlement a envoyer leurs avions de chasse et à participer à la mise à mort de dizaines de milliers de Libyens…. Aucun dirigeant allemand n’aurait pu faire une telle chose sans conséquences graves. Evidemment il semble bien qu’aucun dirigeant allemand n’ait reçu d’argent de Kadhafi pour financer une élection…


      • Martine Le 01 septembre 2014 à 12h42
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        Hollande appelle l’ONU à intervenir en Libye, ce 29 août dernier à la conférence des ambassadeurs. Marrant, je trouve le texte en anglais mais pas en français.
        http://basedoc.diplomatie.gouv.fr/vues/Kiosque/FranceDiplomatie/kiosque.php?type=baen

        “But I’m going to share with you my major concern, right now, even at a time when there are so many issues arousing concern and vigilance: Libya.

        It’s total chaos; jihadist groups have taken control of important sites and not just oil sites. There are two parliaments, two governments – even though, for us, there’s only one that’s legitimate. Today there are militias and, in southern Libya, a band of terrorist groups waiting to intervene.

        If we do nothing – I mean nothing serious, nothing political, nothing international – terrorism will spread throughout the region. So France is asking the United Nations – because it’s the UN which has to shoulder its responsibilities – to organize exceptional support for the Libyan authorities to restore their state. We must also pay close attention to Libya’s neighbours: Egypt and also Tunisia, because Tunisia may be the success story of the Arab Spring. It began there and it is to be feared that it’s the sole [positive] result. It must still be protected. (…)./.”


      • perceval78 Le 01 septembre 2014 à 13h11
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        oui l’allemagne a refusé de bombarder la lybie c’est la raison pour laquelle Tom Enders (Airbus Group et NatoSOurce) a quitté la CSU.
        =
        http://www.spiegel.de/politik/deutschland/aerger-ueber-libyen-politik-airbus-chef-enders-tritt-aus-csu-aus-a-753028.html
        =
        http://www.liberation.fr/evenements-libe/2013/04/04/enders-l-allemand-qui-dit-non_893732
        =
        Ome enders et l’atlantic council
        =
        https://www.youtube.com/watch?v=hkUZMK4JTDY
        =
        L’ukraine pourrait profieter a l’europe de la defense
        =
        http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL6N0NM7AK20140430
        =


        • Lerderien Le 02 septembre 2014 à 06h36
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          L’Allemagne n’allait tout de même pas détruire ses mercedes !

          Attention tout de même de ne pas trop magnifier comme je le lis trop souvent un M.Khadafi . ( et d’autres dictateurs de l’histoire).
          C’était tout de même un chef imprévisible finançant du terrorisme et avec beaucoup de sang sur les mains .
          Que cette intervention en Libye ait apporté finalement le chaos , c’est autre chose .
          On n’apporte pas la démocratie en bombardant un pays , jamais .
          ( le cas du Japon , sidéré par les deux bombes atomiques , est particulier et rien n’indique que les structures propres à sa culture aient disparu à jamais en dépit de son occidentalisation évidente ).
          Faire gaffe à la lecture manichéenne des événement avec des gentils d’un coté et les méchants dans l’autre camp .


          • pikpuss Le 02 septembre 2014 à 07h58
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            Kadhafi n’était pas un saint, certes mais pas plus qu’un Kissinger ou un Rumsfeld voire une Cheney… grands exterminateurs… Et puis l’on sait maintenant que ce n’est pas lui qui a
            fait exploser le vol de la Pan AM….


    • Chris Le 01 septembre 2014 à 19h24
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      Article du 30.11.2013.
      Pour son troisième mandat, Merkel CDU a réalisé une coalition avec le parti socialiste allemand CSU, débouchant sur un gouvernement d’austérité sociale et de militarisme.
      Programme où il est stipulé :
      ….le CDU/CSU et le SPD veulent élargir l’UE en tant qu’alliance militaire sous la direction de l’Allemagne. L’UE requiert « plus que jamais, une discussion stratégique » sur ce qu’elle veut atteindre par des moyens civils et militaires. Elle pourrait jouer un rôle dans des « pays tiers » pour établir et influencer le système judiciaire et la police.
      De plus, le nouveau gouvernement fédéral souhaite renforcer l’importance de l’Allemagne au sein de l’OTAN (***). La « coopération de défense » doit être étendue et l’Allemagne doit participer à l’acquisition et au maintien de systèmes d’armement. L’accord de coalition soutient tout particulièrement l’établissement d’un système commun de défense antimissile de l’OTAN.
      Le document stipule que l’Allemagne doit « contribuer à façonner l’ordre mondial » et doit être guidée par les « intérêts de notre pays. » Un chapitre entier de l’accord est consacré à « la sécurité de l’approvisionnement en matières premières… Une action spécifique est nécessaire pour éviter un éventuel impact négatif sur la valeur ajoutée en Allemagne. »
      De tels intérêts de grande puissance n’avaient jamais été formulés aussi clairement auparavant dans aucun accord de coalition.
      Cette résurgence du militarisme allemand et les attaques sociales généralisées prévues par la coalition ne peuvent être imposées face à l’opposition de la population par des moyens démocratiques. Et donc, le CDU/CSU et le SPD projettent une massive extension de l’appareil d’Etat et des restrictions supplémentaires des droits démocratiques.
      L’article dans son entier :
      http://www.mondialisation.ca/la-grande-coalition-allemande-un-gouvernement-dausterite-sociale-et-de-militarisme/5359854
      *** mais pas seulement, si j’en juge les pions allemands placés à la tête des Commissions !
      Il me semble qu’en matière de militarisation, que l’Allemagne fait du rattrapage et bien au-delà avec les “restrictions supplémentaires des droits démocratiques” !


  28. BALDWIN Le 01 septembre 2014 à 11h07
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    Comment croire les propos d’un homme qui nous avait prédit le “Hollandisme révolutionnaire” ? – A-t-il seulement lu LE GRAND ECHIQUIER de Z. BREJZINSKY ? Militairement l’Allemagne est un eunuque dont le territoire est occupé militairement par de nombreuses bases américaines. L’Allemagne n’a pas d’héritier, les allemands ne font pas d’enfants…. L’économie allemande est la grande perdante des sanctions adoptées contre la Russie : tout cela est totalement occulté par ce Monsieur….


    • perceval78 Le 01 septembre 2014 à 13h12
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      1) le Hollandisme revolutionnaire c’est pour bientot on est qu’a mi mandat
      2) qui a ecrit le declin de l’empire russe
      3) qui a ecrit ledeclin d el’empire americain


  29. Grumeau Couillasse Le 01 septembre 2014 à 11h09
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    Une analyse de plus, qui se laisse lire et se fait attendre de par son séquençage.
    Concernant la crise les blogs ne proposent quasiment que ça en ce moment, des textes pointant du doigt, parsemés de ‘ils’ et de ‘nous’ , où l’absence du ‘je’ démontre clairement l’état de passivité et l’expectative du rédacteur.
    Mais pourquoi donc ces intellectuels font ils si mal leur travail, au point de s’en tenir à la critique ou à la dénonciation de ce que tout le monde sait déjà ?
    Ne nous leurrons pas, quoi que toujours intéressant à lire, ce genre de propos n’aboutira qu’à accentuer le morcellement social en agitant toujours les mêmes marionnettes.
    Du tonus, de l’influx, du vivant, voilà ce qui manque à l’info, aux commentaires aussi.


    • Nerouiev Le 01 septembre 2014 à 11h48
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      J’attends vos propos avec impatience.


      • Michel Roissy Le 01 septembre 2014 à 18h27
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        en effet, des gens qui font des propositions pour changer de ceux qui critiquent tout, ces intellectuels en chambre (non, je ne parle pas de Béchamel, lui hélas, il propose… des monstruosités), voilà qui est… rafraîchissant…

        j’attends également, je suis à court en ce moment !


  30. Jackturf Le 01 septembre 2014 à 11h21
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    Ce sont les limites des sites ou blogs ou l’on fini par tourner en rond à force de ressasser les mêmes choses , à moins que Radio Les-Crises ne voit le jour un de ces quatre. Pourquoi pas après tout ?


    • gil Le 01 septembre 2014 à 12h54
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      J’ai monté une web radio de diffusion de musique libre, conférences universitaires populaires et autres. Le tout avec des logiciels libres. Un simple compte sur l’interface d’administration permet de déposer un fichier audio et celui-ci est directement programmé et diffusé par le serveur.

      Je suis ouvert à toutes proposition pour organiser dans la grille de programme une part ouverte au blog et hommes de bonnes volontés.

      Pour rappel, j’ai monté ce documentaire d’une heure sur l’ukraine en domaine public.

      http://vimeo.com/104631866

      Titre : Crise ukrainienne guerre de l’ete 2014 historique par les médias occidentaux et eurasiens

      ce doc évoluera suivant mon temps disponible et l’actualité


  31. isidore Le 01 septembre 2014 à 11h29
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    J’oubliais un aspect du gaz de schiste . La solution facile d’exploiter çà dans le tiers monde est exclue à moyen terme , parce qu’il n’existe pas de flotte pour le transporter . Un bateau çà demande du temps et des études à construire . Les Chinois ou éventuellement un Onasis pourraient faire çà dans en un temps relativement court mais ne sont pas suffisament sous controle .
    Et aussi je m’étonne que Todd ne fasse pas de rapprochement entre la famille souche Allemande sa démographie et son coté usurier de l’Europe . Encore cet angle mort dans son champ visuel ?


  32. douarn Le 01 septembre 2014 à 11h32
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    Bonjour

    N’étant pas économiste, pardonnez moi une question qui peut probablement faire sourire les spécialistes.

    Depuis longtemps, j’aimerai savoir ce qui empècherait la France de faire comme la Suisse qui avait créé en 1934 une monnaie parallèle au franc suisse encore utilisée de nos jours : le WIR. Le WIR permettait aux entreprises de continuer à fonctionner pendant la crise.(http://fr.wikipedia.org/wiki/Banque_WIR)

    Ainsi, facialement la France ne sortirait pas de l’EU ni de l’€, mais dans les faits l’utilisation d’une monnaie parallèle adossée à du tangible pourrait lui permettre de se passer de l’€ pour nouer des échanges économiques particuliers avec les BRICS et de jouer de la dévaluation pour réajuster son économie telle qu’elle le faisait du temps du franc.

    J’imagine cette mesure serait assez simple à mettre en oeuvre par la banque de France ou la caisse des dépots, personne ne pourrait nous accuser de tourner le dos à l’EU/€ même si je pense que les pays du sud de UE pourraient emboiter le pas assez vite en cas de succès. Les BRICS seraient probablement heureux d’avoir à faire à des pays européens sans passer dans le radar de Bruxelles. Je ne mesure pas bien l’ensemble des conséquences (TAFTA, parité, distribution de monnaie fiducière, …) mais quelqu’un de plus au fait que moi a t-il déjà réflechi à cette question?


    • Michel Ickx Le 01 septembre 2014 à 17h58
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      @Douarn,
      Il est regrettable que votre question n’aie pas eu de suite. Vous avez parfaitement raison et un “WIR” français ferait beaucoup pour atténuer les effets de la crise et pour abaisser le taut de chomage.
      J’ai eu l’occasion d’en parler avec Bernard Lietaer qui a été le spécialiste en systèmes informatique et en connaissance des méchanismes d’équilibre entre différentes monnaies (Thèse au MIT sur les monnaies en Amérique du Sud) engagé pour créer l’ECU, et de par ce fait, pour dessiner et implanter la solution mise en oeuvre pour l’Euro. Bien que ce thème soit éloigné de celui de l’Ukraine, objet central du débat sur ce blog, la question de la FED et de la monnaie revient régulièrement dans les interventions. On ne peut faire la synthèse de toutes les analyses remarquables faites ici sans considérer l’impact du systhème monétaire imposé à Bretten woods.

      Malheureusement votre proposition, quoique parfaitement valable, est inviable étant donné le tabou absolut sur tout ce qui pourrait mettre en évidence les failles de la monnaie unique dont l’intérêt stratégique et politique actuel a pour but de soutenir un $ agonisant en nous forçant à signer le traité tranatlantique.


    • Crapaud Rouge Le 01 septembre 2014 à 20h12
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      @douarn : créer une monnaie parallèle ? Si la monnaie nationale ainsi créée est utilisée à une large échelle comme toute vraie monnaie, ça revient à sortir de l’euro tout en gardant celui-ci pour les échanges internationaux. L’intérêt de cette solution serait éminemment politique, car elle “sauverait la face” de l’euro, et le transformerait en monnaie commune. Je pense que Lordon serait plutôt d’accord. Le défaut de cette solution, c’est qu’il sera impossible de ne pas la présenter comme une “sortie de l’euro”. Or, cette porte de sortie est bloquée, et il ne faut pas croire qu’une solution technique pourrait la débloquer. Le problème est 100% politique.


    • douarn Le 01 septembre 2014 à 22h18
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      Bonjour et merci à vous pour vos réponses,

      Je me suis permis d’évoquer le WIR en tant que solution à une sortie de la servitude volontaire, theme de ce papier.

      Corrigez moi si besoin mais pour autant que je le sache, le WIR de 1934 avait été créé par des industriels pour pouvoir continuer à échanger des marchandises entre eux pendant cette période de crise. Les politiques n’avaient pas pris part à cette création monetaire. Cette monnaie relevait donc d’une démarche pragmatique.

      Dans la crise actuelle, les industriels européens subissent les conséquences des mesures iniques de nos élus (ou pas élus d’ailleurs). Les sanctions contre la Russie en sont l’illustration. Si les acteurs économiques décidaient d’échanger en WIR français entre eux et au niveau internationnal, je ne vois pas comment les défenseurs de l’€ et du $ pourraient s’y opposer. J’imagine que cela relève de la libre entreprise.

      Des pays ont, dans les faits, une double monnaie. La Tchéquie fonctionne avec sa couronne tchèque mais l’€ y a cours aussi. De même pour le Danemark. Je ne pense pas à un système excluant l’€ des transactions mais à ce système de double monnaie (WIR français + € en France par ex.). Personne ne pourrait évoquer une sortie de l’€, les défenseurs d’une double monnaie pourraient même argumenter que cela permet de tirer partie de ces 2 monnaies dans les avantages respectifs qu’elles présentent. Toutefois, je suis d’accord, dans les faits l’€ serait relegué en partie en tant que monnaie commune.

      Maintenant, est ce qu’un WIR francais ou disons plutôt sud européen pourrait être une réponse défensive au TAFTA qui repose sur le $ et l’€.? J’aimerai bien que des articles fassent le point sur tout ça.

      Merci


  33. jacqueline Le 01 septembre 2014 à 11h36
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    Encore la MENDRAS sur LCP “déhabillons les”, consacré à Poutine. .

    Elle était accompagnée d’ un cinéaste qui a fait les reportages sur Poutine.

    D’un comportementaliste assez objectif qui l’a recadrée plusieurs fois.

    D’un historien spécialiste de la Russie : Pierre Lorrain qui l’a taclée ( de façon courtoise , mais sa mauvaise foi est démasquée. )

    1 – ” madame vous prenez par ci par là un point qui vous arrange pour démontrer votre point de vue.”

    2 ” madame, je sais bien que dans les centres de recherche on se contente de gratter en surface, moi, je vais au fond des choses et je prend en compte tout le contexte.”

    Alors CNRS signifie désormais : Centre National de Recherche Superficielle.


  34. Jeanne L. Le 01 septembre 2014 à 12h11
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    Dans son billet d’aujourd’hui Panagiotis Grigoriou sur son site Greek crisis où il décrit depuis plusieurs années la crise et ses effets en Grèce parle de l’Allemagne.
    “Ainsi et comme à travers les pays de l’Europe méditerranéenne, le nouveau ministre des Finances en France, est… un banquier véritable, de surcroit nommé car conjointement “recommandé” par l’élite dominante et dominatrice d’un pays tiers, l’Allemagne. Il est intéressant de noter que ce n’est pas parce que l’élite allemande est davantage dominante et dominatrice que les autres pays, que… ses citoyens, dont la désignation renvoie au fleuve Niémen à l’adjectif signifiant “muet” dans les langues slaves, vivent alors dans une situation sociale forcement très enviable.

    Nos Allemands ainsi invisibles seraient les grands muets du siècle, comme presque nous autres. Alors, ce qui nous restait des… micro-démocraties en Europe… est déjà “vomi”, suite à une soûlerie qui se terminera très mal, tandis qu’au même moment, de nombreux pays souverains à l’image des BRICS, subissent déjà l’agression de l’élite occidentale, à défaut de trouver un modus vivendi disons acceptable avec elle, c’est à dire, se soumettre comme les autres pays”

    Je veux mettre en parallèle ce qui est dit ici par Todd et ce que dit Geekcrisis c’est vraiment éclairant sur l’état des choses.
    http://www.greekcrisis.fr/2014/09/Fr0365.html#deb


    • Micmac Le 01 septembre 2014 à 14h43
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      Remarquable cite que greek crisis.

      C’est vrai, les Allemands sont appelés “les muets”, Nimiétsky, en Russe (d’où le nom du fleuve Niémen). Ça m’avait beaucoup fait rire lorsque j’avais appris un peu de Russe.

      L’explication qui veut que les slaves appellent ainsi les Allemands parce qu’ils ne les comprenaient pas ne me satisfait pas. Les “Nimiétsky” ne sont pas tous les gens qui ne parlent pas Russes, et les Russes étaient en contact avec bien d’autres peuples qui ont acquis chacun un nom différent.

      Non, il faut croire que les Allemands que les Russes rencontraient devaient être plutôt du genre taiseux.


      • chios Le 01 septembre 2014 à 15h56
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        J’ai cherché dans mes souvenirs de bouquins, et je ne me souviens que d’Oblomov.
        http://fr.wikisource.org/wiki/Journal_d%E2%80%99un_%C3%A9crivain/Pr%C3%A9face_aux_articles_sur_la_litt%C3%A9rature_russe
        Sur le net, recherche rapide, l’avis de Dostoievsky:

        Prenons d’abord notre voisin le plus proche : l’Allemand. Toutes sortes d’Allemands viennent chez nous, fils d’États libres, sujets de rois de Souabe et d’ailleurs, savants attirés par de sérieux buts d’études, braves roturiers dont la spécialité plus modeste, mais utile, est de cuire des pains et de fumer des saucissons. Que de Webers et combien de Lüdekens ! D’autres encore s’ingénient à faire connaître aux Russes les curiosités européennes ; ils nous arrivent avec des géants et des géantes, des marmottes savantes, des singes, que les Allemands, comme chacun sait, ont inventés pour le plus grand plaisir des Russes. Mais quelles que soient leurs différences d’origine, d’éducation, d’intelligence et de but, tous les Allemands, dès leur apparition, sont d’accord quand il s’agit de juger le Russe : ils se défient de lui et le méprisent plus ou moins ostensiblement.

        Certains Allemands encore débarquent dans notre pays pour servir chez des gentilshommes ou gérer des propriétés ; il en est qui, poussés par le démon de l’histoire naturelle, entreprennent de donner la chasse aux hannetons russes et acquièrent ainsi une gloire immortelle. Il en est qui, pour se rendre vraiment utiles, se livrent à de profondes recherches pour savoir de quelle pierre sera construit le socle du futur monument qu’on élèvera sans conteste possible lors de la célébration du Millénaire russe. Beaucoup d’entre eux sont d’excellentes gens qui consente à nous faire l’honneur d’apprendre le russe, de raffoler de la littérature russe. Ceux-là, désireux d’être agréables à la Russie et à l’érudition étrangère, imagineront dès qu’ils entendront quelque chose à nos dictionnaires, de traduire en sanscrit la Rossiade, de Kheraskov. Je ne dis pas que tous traduiront ce bel ouvrage ; quelques-uns ne résideront en Russie que dans le but d’écrire à leur tour, leur propre Rossiade, qu’il publieront naturellement en Allemagne. On connaît des œuvres de ce genre qui sont illustres.

        On se met à lire une de ces Rossiades. C’est sérieux, c’est sensé, pondéré, c’est même spirituel. Les faits sont exacts et intéressants ; c’est plein de vues originales et profondes ; ― et tout à coup, lorsqu’il s’agit d’un fait capital, d’un fait qui révèle tout un côté de l’âme russe, notre lettré s’arrête, perd son fil et termine par une ânerie si monumentale que le livre tombe de nos mains, parfois sous la table.

        Les Français en voyage chez nous ne ressemblent guère aux Allemands. Ils voient tout sous un jour tout à fait différent. Un Français ne traduira rien en sanscrit, ― non qu’il ignore cette langue, car un Français connait tout, même lorsqu’il n’a rien appris, ― mais parce qu’il vient chez nous avec une toute autre intention : lui arrive en Russie avec le ferme propos d’y tout percer à jour grâce à son regard d’aigle, de découvrir le fin du fin dans les derniers replis de notre conscience et de porter sur nous un jugement définitif. À Paris, déjà, il savait ce qu’il écrirait sur la Russie ; il a même vendu un volume où il parlait d’avance de son voyage. Puis il apparaît chez nous pour briller, charmer et ensorceler.

        Je laisse le dernier paragraphe, colle par erreur, il parle des français; Il y a une suite!


  35. Jean HUCK Le 01 septembre 2014 à 12h33
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    J’aimerais fart part à M. TODD, que j’admire et dont je partage les idées (et qui m’en apporte souvent de nouvelles à méditer) d’un schéma qui m’apparaît au fur et à mesure que je lis l’Histoire:
    – les Etats-Nations ont une “courbe de vie” assez analogue à celle des individus, ce qui n’est pas étonnant puisque ce sont des individus qui les élaborent…
    – la période qui nous intéresse est celle de “l’adolescence”, APRES la fondation formelle (administrative en quelque sorte) du cadre étatique. CETTE ADOLESCENCE EST “TURBULENTE” En clair: ce jeune Etat-Nation emmerde ses voisins… copieusement. Ce fut le cas de la France depuis les alentours de l’An Mil jusqu’au début du XIXe Siècle, après la défaite napoléonienne, dans laquelle elle perdit son statut de “Grande Nation”. Ce fut le cas aussi de l’Empire Ottoman… et de la Russie tsariste.
    – l’Allemagne, comme la France de Louis XIV est une Nation jeune, riche, et peuplée (même si cela est en train de changer). Ses tendances à l’hégémonie EUROPEENNE sont tout à fait semblable à celle de notre pays sous Louis le Grand ou sous Napoléon. SEULE UNE COALITION POURRA “FREINER” CETTE TURBULENCE.


    • Lerderien Le 02 septembre 2014 à 06h57
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      La “grandeur de la France” était très liée à son empire ses colonies qui se sont disloqués après la WW2 et pour cause .
      Mais elle a pris un coup fatal pendant la guerre 14/18 : ruinée , destructions ,nombre abominable de morts et de blessés , et les Anglais l’ont abandonné quand les dirigeants français ont réclamé les indemnités de guerre votées au Traité de Versailles , trop contents d’affaiblir davantage cette nation qui pouvait faire de l’ombre en Europe .
      Les Allemands peuvent lui dire merci .
      A ce sujet des historiens soutiennent que cette fameuse crise monétaire allemande a été crée artificiellement par la grande bourgeoisie allemande qui refusait de payer .
      Donc le mark est décorrélé de l’or et fabriqué avec la planche à billets avec évidemment dévaluations à la pelle ….
      Ce qui me semble plausible car en 18 l’Allemagne a son territoire et son potentiel industriel absolument intacts , au contraire de notre pays qui a de surcroit été vandalisé à l’est au fur et à mesure de la retraite des troupes allemandes : villes , villages , mines , usines , voies ferrées etc …


  36. Rimbus Le 01 septembre 2014 à 12h45
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    Il est tout à fait logique que l’Allemagne soit au premier plan de la crise ukrainienne : en 1917, à Brest-Litovsk, c’est l’Empire Allemand qui a reconnu l’Ukraine comme un état indépendant, pour mieux l’asservir, et l’extrême avancée de son armée en 1918 avait pour objectif le Donbass et ses richesses. N’oublions pas que pendant cette courte période ils avaient imposé l’Hetman Skoropadsky (qui terminera sa vie en Allemagne dans l’entourage des dignitaires nazis).


  37. Alae Le 01 septembre 2014 à 12h57
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    Toujours le même problème avec Todd. Du bon, mais mâtiné d’un atlantisme béat qui fausse ses analyses. Pourtant, un minimum de lucidité permet de situer très précisément l’ennemi, et pardon, mais c’est l’Amérique. Les récentes sanctions suicidaires de l’UE contre la Russie ont bien fourni la preuve que l’UE n’est pas maîtresse chez elle, l’Allemagne pas plus que les autres pays et peut-être encore moins.

    Qui est-ce qui fomente coups d’état et guerre sur guerre depuis la deuxième guerre mondiale ? (je ne compte pas IG Farben, parce qu’Hitler était financé par des capitaux privés américains et non par l’Etat US lui-même, mais la question est ouverte au débat. Quid, par exemple, de l’exfiltration et de l’emploi avéré de nazis par la CIA ?)

    SVP, descendez sur la page pour la liste des interventions US depuis 1945 jusqu’en 2004.
    http://williamblum.org/books/killing-hope


    • lon Le 01 septembre 2014 à 14h19
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      J’aimerais bien quelques réf. et liens à l’appui de votre affirmation qu’Hitler était financé par des capitaux américains privés .
      Ma maigre culture dans ce domaine : Hitler avait l’appui des milieux nationalistes au départ, ce qui n’était pas rien dans l’Allemagne d’après guerre, mais les nazis ont tiré financièrement la langue jusqu’à ce que Hitler convainque les industriels allemands que le nazisme serait bon pour leurs affaires : le deal était de le laisser accéder au pouvoir, éliminer le danger communiste, rétablir l’ordre , bref un bon petit régime autoritaire sans plus, à la Franco . Hitler a renvoyé l’ascenseur en zigouillant Roehm et son aile gauche socialiste, la nuit des longs couteaux, en 34 .


    • red2 Le 01 septembre 2014 à 15h28
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      “Les récentes sanctions suicidaires de l’UE contre la Russie”

      Suicidaire pour qui? pour l’Allemagne et ses 200 milliards d’excédent commerciaux qui a de multiples marges de manœuvre ou pour la France et ses 60 milliards de déficit qui est déjà au bord de l’agonie?


  38. RARE Le 01 septembre 2014 à 12h57
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    Je trouve que les explications d’E.T. manquent un peu de vision économique et sont très occidentalisées (avec toujours cette pointe d’arrogance anglo-saxonne). A mon avis, aujourd’hui (comme hier?), l’Allemagne a une vision uniquement économique et tournée vers l’extérieur: sa population vieillit, son marché intérieur stagne, elle dispose, à tort ou à raison, d’une réputation de fiabilité quant aux produits qu’elle propose. Quand, en plus, on tient compte de ce que le marché de l’UE est stagnant pour ne pas dire en baisse, ce qui de toute façon se produira de façon sensible dans un court laps de temps, quelle direction doit-elle prendre, compte tenu qu’elle est “spécialiste” des produits de haut niveau de qualité? Vendre en Europe? L’Europe du sud n’est plus guère capable d’acheter systématiquement ses produits, l’Europe du nord l’est sans doute plus mais que représente-t-elle à l’échelon mondial? Les USA? Ils sont en plein perdition, à telle enseigne qu’ils n’existeront peut-être plus en tant qu’entité dans 10 ans (je pense de plus en plus qu’ils sont sur la voie d’une “ukrainisation”). Vers où tourner son regard économique? Vers la Russie et plus largement vers les BRICS. A mon sens l’Allemagne hésite: le marché occidental fonctionne encore, elle doit faire en sorte de le préserver, mais le marché des BRICS l’excite au plus haut point et il faut éviter de le perdre. C’est pour ça que A. MERKEL se montre hésitante tantôt conciliante avec la Russie, avec laquelle au passage, elle reste très en contact, et tantôt stricte en apparence pour emboîter le pas aux Américains (qui ont décidément aucun sens du jeu d’échec). Dans cette optique quand elle a dit que les sanctions contre la Russie étaient inéluctables, elle voulait peut-être dire qu’elle n’y pouvait rien et que c’était bien dommage. Enfin, dire que l’Allemagne se frotte les mains devant la possibilité de bénéficier d’une main d’oeuvre bon marché dans les pays de l’est de l’Europe et notamment l’Ukraine, à quoi bon si les débouchés sont absents?


  39. Jacques Le 01 septembre 2014 à 13h46
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    Merci de cet interview de Todd, en pleine forme, on attend la suite. “la France, qui ne veut toujours pas admettre qu’elle s’est mise en état de servitude volontaire par rapport à l’Allemagne”: Todd nous assène des vérités difficiles à avaler, ce qui explique certaines réactions, mais il faudra bien admettre la réalité si on y s’en sortir.


  40. rototo Le 01 septembre 2014 à 14h20
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    Libé vient de peter le dernier boulon qui lui restait
    http://www.liberation.fr/monde/2014/09/01/il-faut-donner-des-armes-a-l-ukraine_1091371

    on attend avec impatience les articles pour décrire l’enthousiasme des conscrits qui revent comme chacun sait de finir en steak haché sur un bord de route (ukrainiens cet automne, et français l’année prochaine à la vitesse où ça dégenere…)


    • red2 Le 01 septembre 2014 à 15h32
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      pétage de plomb XXL en effet!

      juste le titre de l’article: “Il faut donner des armes à l’Ukraine”

      par quand même Mr “Marc SEMO Chef du service étranger de Libération”…

      il y en a qui devrait arrêter la cocaïne avant le boulot…


      • Michel Roissy Le 01 septembre 2014 à 18h19
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        à mon avis, il est même sous acide… curieux de voir les réactions de lecteurs, c’est très mitigé mais je remarque que les anti-Poutine virent rapidement à l’hystérie et deviennent limite insultants ce qui en dit long sur leur frustration que rien ne se passe comme ils voudraient…

        la palme pour un guignol qui vient soi-disant de passer un mois à Donetsk et pour qui les bombardements ne seraient qu’une affabulation…

        M’est avis qu’il n’a pas dû dépasser la Garenne-Bezon… ou Malakoff pour faire plus russe !


  41. Judit Le 01 septembre 2014 à 14h31
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    Todd oppose l’Allemagne aux Usa, alors que ces deux pays sont probablement complémentaires. Visiblement les USA mene la dance, mais l’Allemagne suit avec un peu de hesitation. En meme temps dans l’UE c’est bien l’Allemagne qui a reussi á s’imposer et pour les francais cela doit etre dur á accepter.
    Á cause de la crise interminable, les dirigeants des USA et de l’Allemagne collaborent étroitement contre les pays montants – en cela la situation est proche de ce que nous avons connu pendant la periode d’entre-deux-guerres et aussi aprés la guerre quand les americaines ont tout fait pour sauver la bourgeoisie allemande et c’est malgré leur role joué dans les horreurs de la guerre.
    J’aimerai bien pouvoir identifier les dirigeants politiques et surtout leurs commanditaires, les groupes financiéres et industrielles, qui sont pour cette coopération, meme musclées. Ils sont vraiment préts á nous imposer des guerres et nous savons peu sur eux, alors que certainement ils sont des être humains eux aussi – ???? J’aimerai bien savoir que pense Zuckberger ou les Gates sur la politique belliqueuse de leur pays? Il faudrait nommer nos maitres. Si OV pourrait nous préparer des billets sur ce sujet?

    Merci pour E Todd d’attirer notre attention sur le renforcement spectaculaire de l’Allemagne ces 5 derniéres années. C’est important.


    • C Balogh Le 01 septembre 2014 à 18h12
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      attention aux idées reçues: 23/04/2014,

      http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20140423trib000826524/croissance-economique-la-france-depasse-l-allemagne-.html

      “Depuis le début de la crise de la zone euro, l’Allemagne semble nous narguer, affichant une croissance presque insolente vis à vis de ses voisins. Mais si l’on regarde de plus près, la France n’a sans doute rien à lui envier… Par Vincent Champain et le pôle « Stratégies Economiques » de l’Observatoire du Long Terme ”

      AMA, L”Allemagne n’est pas meilleure que la France, c’est juste parce qu’elle seule à prendre position qu’on pourrait le croire…..La France est devenu un fantôme….
      Longtemps la France était bien plus puissante que l’Allemagne mais ça c’était avant.


  42. Nihil Le 01 septembre 2014 à 14h32
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    Le site de Pierre Lorrain, intéressant de lire la bio professionnelle de ce journaliste, venu à la Russie par la science-fiction (je la fais courte)

    http://pierrelorrain.com/index.php/l-auteur


  43. lollygris Le 01 septembre 2014 à 14h38
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    Je retrouve dans cet entretien ce que j’éprouve lorsque je regarde l’Allemagne d’aujourd’hui. Comme allemand, ex-militaire, j’ai connu Berlin en 1992 avec la peur d’exhiber l’uniforme sous peine d’être assailli de projectiles (bref, de la merde de chien). Aujourd’hui, je vois Merkel envoyer des armes aux Kurdes, alors que je devais porter une arme de poing à l’ambassade pour justement nous protéger du PKK. La France a sombré dans l’admiration sans bornes de l’Allemagne, modèle européen, mais lequel?! L’année dernière à la même époque, réunion chez des amis, dans la région du lac de Chiemsee, vue splendide, belles jeunes femmes blondes, et messieurs les politiques bavarois, en costume traditionnel, avec des chants de la Wehrmacht, et un grand silence lorsque je passais avec mon épouse (russe). Ma propre famille n’a jamais accepté ce mariage, au grand dam de mon père qui me dit: comment tu as fait pour ne pas épouser une allemande, ou alors !! à la rigueur, une française!! , mais une russe! Ils sont tous comme Poutine… Et c’est la vraie Allemagne, celle qui va se délasser aux yachts clubs, et va à Salzburg écouter de l’opéra (avec une soprano !!! russe !!!) Bel animal, n’est-ce pas?!


    • Slavyanka Le 01 septembre 2014 à 15h26
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      Aïe ! Justement, en passant quelques jours en Bavière en juin dernier, j’ai admiré leurs lacs, costumes traditionnels et attachement aux traductions… Je n’ai pas entendu, me semble-t-il, des chants de la Wehrmacht mais plutôt des marches pleines de bravoure Hofbrauhaus à Munchen.
      Pourtant, les Russes qui résident à Munich m’ont affirmé que les Allemands restent très vigilants quant aux tentatives de renaissance du nazisme et les détruisent “à la racine”.


      • lollygris Le 02 septembre 2014 à 15h50
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        Le problème, ce n’est pas le nazisme, mais le fait que les Allemands se considèrent supérieurs à tous les autres peuples, et que pour eux, le nazisme c’était seulement une poignée de fanatiques, ou aujourd’hui de skin heads. Le nazisme puise profond, aux sources mêmes de la germanophilie, dont il altère les traits, grotesques, mais la racine est là). L’Allemand, ce n’est pas le sol, c’est la culture! On interdit la croix gammée, et toute étude sérieuse publique du nazisme, on démonise le nazisme pour mieux s’en détacher. Dans l’armée, les officiers conservent des salles d’honneur avec les historiques des anciens régiments (pourquoi pas?), mais ce qui me rend malade, c’est ce double langage tout à fait faux cul. Pour moi, Merkel, son pas lent et lourd, sa toilette volontairement nunuche, c’est un signe fort aux autres pour dire: je suis moche, mais je suis la plus forte. Je suis l’Allemagne, lourde et sûre d’elle (enfin, celle de ceux qui le valent bien, pas les millions d’Allemands vivant dans une semi-pauvreté, le bétail avec Hitler voulait bâtir son Reich.) Et voilà, les seuls à avoir complètement détruit et humilié l’Allemagne, ce sont les Russes. Ils ont détruit le mythe de l’invincibilité du guerrier germanique à Stalingrad, ils ont détruit le mythe de l’intelligence stratégique et tactique allemande, avec une stratégie supérieure. Ils ont construit le T34 et réduit les Pz.Kpfw. III et IV au rang de jouets. Et ils ont démontré tout comme Napoléon l’avait fait deux siècles auparavant ce que la force veut dire, lorsqu’on l’utilise comme Jukow (qui d’ailleurs avait appris l’art de la guerre avec les officiers allemands!).


        • Slavyanka Le 02 septembre 2014 à 19h59
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          La transcription du nom du maréchal est Joukov. Je le sais parce que c’est mon nom de jeune fille.:-). Mais helas aucun lien de parenté avec ce grand chef militaire russe.
          Sinon, les Allemands ont mérité le sort qui leur infliga l’armée sovietique car comme disait le grand-prince Alexandre Nevsky, au 13eme siecle, qui viendra avec une épée en Russie, périra avec l’épée,


          • pikpuss Le 02 septembre 2014 à 21h59
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            Ce qui est arrivé à l’armée française de Napoléon, n’est-ce pas ? Les Allemands qui se sentent supérieurs…. un gros délire ! Par contre je peux vous dire que les Suisses de Bâles et de Zürich considèrent les Allemands comme des immigrés… alors que dire des Français…


            • jacqueline Le 02 septembre 2014 à 22h46
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              Sauf quand ils viennent pour y placer du fric !


            • Pic et Puce Le 03 septembre 2014 à 00h08
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              La Suisse suit les mêmes principes économiques que ses voisins. Ceux qui viennent y placer leur fortune à l’abris… ( voir l’affaire Cahusac )… ne partagent pas votre condition ni la mienne. Il faut arrêter de se focaliser sur une nationalité.et voir que le monde se partagent entre hyper riches, leurs serviteurs et leurs esclaves enfin ceux qui ne sont d’aucune utilité au système.


    • chios Le 01 septembre 2014 à 18h58
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      Témoignage très intéressant. De par votre position professionnelle et privée, vous devez avoir une sensibilité particulière aux fluctuations du “consensus” dominant.
      Je vous rejoins par d’autres moyens d’information indirects, comme youtube (exemple, “Thinking together” forum organisé à Kiev, il y a peu de temps, avec Bernard Henry Levy, folklorique, mais aussi beaucoup plus pervers à mon avis,Snyders, un historien encensé dans la presse pour son ouvrage Bloodlands, que je n’ai pas lu, mais qui dans cette conférence défendait l’idée que non en Ukraine, il n’y avait pas de fascistes, que le seul fasciste, c’était Poutine.et ses défenseurs de l’idée d’Eurasie.
      Et j’ai de plus en plus l’impression que cela devient la nouvelle “doxa”…

      Je vous ai trouvé la conférence
      http://www.youtube.com/watch?v=fnvGFN0NkKo

      J’aimerais avoir votre avis….

      .


  44. perceval78 Le 01 septembre 2014 à 15h08
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    Que dit on de la France dans la presse allemande, des traducteurs allemands pour résumer ??

    La france vu d’allemagne : KRANKREICH (france malade) pas FRANKREICH
    =
    http://www.france24.com/en/20140826-media-watch-hollande-valls-macron-socialism-reshuffle-crisis-weather-french-politics-frankreich/?aef_campaign_date=2014-08-26&aef_campaign_ref=partage_user&ns_campaign=reseaux_sociaux&ns_linkname=emission&ns_mchannel=social&ns_source=twitter
    =
    Les missions allemandes en France
    =
    http://www.allemagne.diplo.de/
    =
    Stefan de Vries ?@stefandevries Aug 26

    “Krankreich” – “L’empire malade” ou le chaos politique selon nos voisins allemands.
    http://www.bild.de/politik/ausland/francois-hollande/regierungskrise-in-frankreich-hollande-vom-regen-in-die-traufe-37392416.bild.html … pic.twitter.com/QocZjlE0D7
    =
    Followed by The Hill
    Aylin Wonderland ?@AylinWonderland Aug 26

    Vue d’Allemagne Valls II #mort ou Hollande à bout de souffle
    http://www.spiegel.de/politik/ausland/kommentar-regierungskrise-von-fran-ois-hollande-in-frankreich-a-988024.html … #spiegel
    =
    Les allemands se moquent gentiment de la France
    =
    http://netzfrauen.org/2014/08/25/chaos-frankreich-die-franzoesische-regierung-ist-zurueckgetreten-pleite-bleibt-pleite/
    =
    Michèle Delaunay ?@micheledelaunay Aug 26

    “Berlin et Bruxelles doivent aider @fhollande ” Un article très équilibré de la @suddeutsche
    http://www.sueddeutsche.de/politik/regierungskrise-in-frankreich-rettet-frankreich-vor-den-radikalen-1.2102448
    =
    Valentin Kreilinger ?@tineurope Aug 25

    L’article de BILD cité par @franceinfo ce matin: “Regierungs-Chaos in KRANKreich”
    http://m.bild.de/politik/ausland/francois-hollande/regierungskrise-in-frankreich-hollande-vom-regen-in-die-traufe-37392416,variante=S.bildMobile.html … #France #Allemagne
    =
    Drame à Paris
    http://www.globalecho.org/50773/drama-in-paris-der-zerfall-der-eu-beginnt-in-frankreich/
    =
    le remaniement vu d’allemagne
    =
    http://www.spiegel.de/politik/ausland/frankreich-regierungschef-valls-bildet-regierung-um-a-987890.html
    =
    La france sous hollande
    =
    http://www.sueddeutsche.de/politik/regierungsumbildung-in-frankreich-wer-rebelliert-fliegt-1.2102621
    =


  45. chios Le 01 septembre 2014 à 15h18
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    un commentaire rapide, pour les specialistes de l’allemagne

    BILD

    Poutine menace Barroso au téléphone:
    ,”je prends Kiev en quinze jours, si je veux”
    (trad approximative…)

    La mise en page est assez saisissante…
    http://www.bild.de/politik/ausland/ukraine/alle-nachrichten-zur-aktuellen-lage-in-der-ukraine-37486054.bild.html
    Effet sur les “Allemands” (sans préciser lesquels)???


    • perceval78 Le 01 septembre 2014 à 15h50
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      ces propos auraient été rapportés par le journal republica , ici
      =
      http://www.repubblica.it/esteri/2014/09/01/news/ucraina_il_ricatto_di_putin_sul_vertice_europeo_se_voglio_prendo_kiev_in_due_settimane-94791280/
      =
      Traduction Bild:

      Cette menace sinistre président russe Vladimir Poutine selon un rapport publié dans le journal italien “La Repubblica” prononcée dans une conversation téléphonique avec le président sortant de la Commission européenne, José Manuel Barroso .

      Les dirigeants européens auraient dû être informés de la menace.Dans le conflit sur ??la Ukraine orientale, tous les signes pointent vers l’escalade!

      Selon les données de Kiev, l’armée ukrainienne a livré des luttes avec un bataillon de chars russe combattu sur la ville ukrainienne de l’Est de l’aéroport de Lugansk le matin. Cela veut dire que, contrairement à toutes les assurances les troupes de Poutine directement mais sont militairement actifs en Ukraine!


      • perceval78 Le 01 septembre 2014 à 15h51
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        remarque : c’est Barroso qui rapporte les propos de Poutine, quelle est la valeur d’un Propos de Barroso ??? Zero …


        • chios Le 01 septembre 2014 à 17h50
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          Les images de Bild, c’est juste pour faire peur.
          Je voulais simplement dire qu’ils sont doués.

          Pendant ce temps, il est question de Donbass restant dans l’Ukraine, à condition de pouvoir être membre de l’association russe et non européenne…


  46. perceval78 Le 01 septembre 2014 à 15h39
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    Un tweet de Sahra Wagenknecht (DIE LINKE)

    Sahra Wagenknecht @SWagenknecht · 24h
    Koalition macht jede wahnsinnige Eskalation mit: Verlegung deutscher Soldaten an Grenze zu Russland ist katastrophal. http://tinyurl.com/q4whh37
    =
    escalade folle: Pose de soldats allemands à la frontière avec la Russie est catastrophique.


    • perceval78 Le 01 septembre 2014 à 15h43
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      Gregor Gysi (DIE LINKE aussi, aujourd’hui)

      Gregor Gysi @GregorGysi · 6m
      (mi) #Gysi zu #Merkel in Sondersitzung: Wir sollten so schnell wie möglich Waffenexporte verbieten http://bit.ly/1r4nSR2
      =
      #Gysi Pour #Merkel en session extraordinaire: Nous devrions interdire les exportations d’armes dès que possible

      Il y a donc bien un débat en France , y en a t’il 1 en France ???


      • perceval78 Le 01 septembre 2014 à 15h44
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        coquille : il y a donc bien un débat en allemagne .


  47. isidore Le 01 septembre 2014 à 15h50
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    Dans les commentaires m’apparaissent deux faits occultés , pour juger des attitudes Allemandes , ( et leurs homologues orientaux les Japonais ) et Américaines .
    Le premier fait est la création de la FED , hérétique déjà au point de vue monétaire-or puisque les réserves pouvaient étre basées sur des bons d’états . Les Etats-Unis étant a cette époque endettés . Ce qui fait d’eux , loins d’étre de pauvres victimes innocentes de l’irrationalité guerriére Européenne , les véritables fauteurs de guerre puisqu’offrant un financement quasiment infini .
    1913 , çà a pas trainé … Certes le peuple Américain tout baigné d’isolationnisme , et d’ex conquéte de l’Ouest jouissait encore de son innocence , ce n’était plus le cas des immenses fortunes édifiées aprés la guerre de sécession grace à l’afflux de capitaux Européens .

    Le deuxiéme fait est l’inconscience des Allemands , suite à l’effondrement du St Empire puis des Habsbourgs à se prendre pour des Allemands , c’est à dire un Nouvel Empire , Prussien cette fois à la conquéte des matiéres premiéres de l’Est c’est à dire des Russes , sans réaliser que les populations de l’Est , ne sont pas des Indiens , ni mémes des Africains , mais se coltinent de longue date d’autres civilisations .

    Je pense que les Allemands s’étant sufisament coltinés aux Russes en 40-45 ont pris la mesure et sont d’ailleurs aujourd’hui beaucoup moins jeunes . Ils agissent plutot malgré eux en sous fifres
    des prétentions Anglo-Saxonnes , Américaines spécialement ,qui eux n’ont toujours pas réalisés que les Russes et autres ne sont pas des Indiens , faute d’une vraie défaite .

    Comme y aura pas Guerre , comme Lincoln l’avait intuité ce sera plutot une grosse dépression interne , incompréhensible . Parallélement la Mosquée d’Omar restera à sa place .


    • Kiwixar Le 01 septembre 2014 à 23h56
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      “attitudes Allemandes , ( et leurs homologues orientaux les Japonais)”

      Il me semble que c’est plutôt leur statut d’ “île” qui définit surtout les Japonais, comme les Britanniques.
      “L’Angleterre est une île, et je devrais m’arrêter là car vous en savez maintenant autant que moi ». La légende veut que c’est par cette phrase qu’André Siegfried commençait son cours sur les Iles Britanniques à la Sorbonne après la guerre…”


  48. zak Le 01 septembre 2014 à 15h58
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    Bonjour,

    Concernant l’influence des États-Unis sur l’Allemagne, quelqu’un ici saurait-il évaluer la crédibilité des informations données en janvier 2009 dans un article sur CNN intitulé : « BERLIN IS WASHINGTON’S VASSAL UNTIL 2099? » («Berlin, vassale de Washington jusqu’en 1999 ? ») ?
    Il y est fait mention d’un ouvrage par un général allemand à la retraite, Gerd-Helmut Komossa, révélant l’existence d’un traité secret signé en 1949 entre Washington et l’Allemagne.

    http://ireport.cnn.com/docs/DOC-183232

    Le résumé qu’en fait CNN est en effet assez troublant extrait :

    […The state treaty, dated May 21, 1949 and classified by BND as top secret, suggests restrictions of state sovereignty of the Federal Republic of Germany, introduced for a period until 2099. These restrictions include the provision that the winning coalition exercise complete control over Germany’s mass media and communications; that every Federal Chancellor is to sign the so-called Chancellor Act; that the gold reserve of Germany is kept under arrest. In fact, all the German Chancellors, including the incumbent Chancellor Angela Merkel, pay their first foreign visit necessarily to the United States. The whole spectrum of German political parties is supervised by a special Washington-based controlling body, …]

    […Le Traité dEtat daté du 21 mai 1949 et classé top secret par la BND Bundesnachrichtendienst, Service fédéral de renseignement), laisse penser que des restrictions à la souveraineté d’Etat de l’Allemagne on été introduites pour une période allant jusqu’en 2099. Ces restrictions incluent les dispositions suivantes : la coalition vainqueur exerce un contrôle complet des moyens d’information et de communication; chaque chancelier fédéral doit signer la « Loi relative au chancelier de justice »; la réserve d’or allemande est gardée sous séquestre. En fait, tous les chanceliers allemands, y compris l’actuelle chancelière Angela Merkel, doivent réserver leur première visite à l’étranger aux États-Unis. L’ensemble des partis politiques allemands est supervisé par un organe de contrôle spécial basé à Washington,…]

    Gerd-Helmut Komossa
    https://de.wikipedia.org/wiki/Gerd-Helmut_Komossa

    Gerd-Helmut Komossa. DIE DEUTSCHE KARTE. Das verdeckte Spiel der geheimen Dienste. Ares-Verlag, Graz 2007. – 230 S
    http://komossa.org/


  49. perceval78 Le 01 septembre 2014 à 16h07
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    Pendant ce temps la, des troupes ouvertement neo-nazis , bataillon Azov, se preparent à defendre Marioupol,
    l’UE soutien qui ? j’ai du mal à suivre

    1) Foreign Policiy magazine (UK)
    2) KyivPost (Ukraine redacteur en chef Americain)
    3) Itar-Tass agence de presse Russe
    4) lien donné par le président Estonien : Stripes.com (USA)
    =
    http://www.foreignpolicy.com/articles/2014/08/30/preparing_for_war_with_ukraine_s_fascist_defenders_of_freedom?utm_content=buffer44bb7&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer
    =
    http://www.kyivpost.com/content/ukraine/azov-battalion-fighters-pledge-to-defend-mariupol-to-the-end-362869.html
    =
    Followed by Blogs of War and 3 others
    Katya Gorchinskaya ?@kgorchinskaya 1h
    Azov Battalion fighters pledge to defend Mariupol to the end http://www.kyivpost.com/content/ukraine/azov-battalion-fighters-pledge-to-defend-mariupol-to-the-end-362869.html
    =
    Followed by PaulCraigRoberts
    rouge68 ?@rougek68 1h
    Militia inflicts heavy losses on Ukrainian troops in battle for #Mariupol http://en.itar-tass.com/world/747529 #Novorossiya what a haul
    =
    toomas hendrik ilves ?@IlvesToomas 21h
    Horrific stories of Ukrainians trapped soldiers’ plight in Mariupol, old weapons, Russian atrocities.
    http://www.stripes.com/news/europe/ukrainian-military-s-weakness-highlighted-by-trapped-soldiers-plight-1.300790#.VANNryr5zVe.twitter
    =
    Heureusement que NATO Source (SPonsorisé par Airbus Group dirigé par un allemand Tom Enders)
    est la pour redonner un semblant de l”galité a toutes ces opérations
    =
    NATOSource ?@NATOSource 59m
    SecGen @AndersFoghR: NATO is planning a small, spearhead force that “can travel light, but strike hard if needed”
    http://www.nato.int/cps/en/natohq/opinions_112238.htm
    =
    NATOSource ?@NATOSource 1h
    SG @AndersFoghR: NATO is developing “a spearhead w/in our Response Force – a very high readiness force able to deploy at very short notice”
    =


  50. perceval78 Le 01 septembre 2014 à 16h10
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    Les derniers tweets de Jean-pierre Chevenement

    La globalisation a été voulue par les États-Unis mais elle a été codifiée par des Français
    Nos élites, dont l’avidité est devenue le principal ressort, peuvent-elles retrouver la patrie ?
    La France a un argument de poids qu’elle n’utilise pas : sans elle la monnaie unique ne peut exister !
    C’est une erreur majeure de vouloir construire l’Europe contre la Russie
    =
    http://www.chevenement.fr/L-action-de-la-gauche-a-participe-au-desarroi-francais_a1653.html
    =


    • Michel Roissy Le 01 septembre 2014 à 20h05
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      décidément, ce JPC est loin d’être un idiot…bon, il faut un peu de temps pour décanter ses propos mais ils méritent au moins d’être examinés, pensés… un peu comme un bon vin qu’on fait tourner en bouche…

      malheureusement, qui l’écoute encore dans ce pays ?

      certainement pas les zélites au pouvoir (quel pauvre pouvoir) actuellement… ni celles qui aspirent à les remplacer, juste pour jouir à nouveau des privilèges auxquels leur rang leur donne droit…

      décidément, les zélites gôche/drouate me font penser aux nobles de l’ancien régime… totalement déconnectées des réalités et du peuple…

      il y en a des tas qui ont perdu la tête (au sens propre) pour cette énorme erreur



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