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30.août.201430.8.2014 // Les Crises

[Reprise] Dangereux dirigeants, par Alain Garrigou

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Dangereux dirigeants

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Comment peut-on nier l’évidence ? En étudiant les mécanismes de dissonance cognitive, Leon Festinger a élucidé ce mystère [1]. En s’attachant aux communautés millénaristes annonciatrices de la fin du monde, lesquelles refusaient d’admettre — sinon sur un calcul — s’être trompées lorsqu’elle n’advenait pas, il pointait des individus auxquels on attribue au moins un soupçon de folie [2]. Son analyse des dénis de réalité conservait un parfum d’irrationalité finalement rassurant. Il faut cependant convenir que la défense opposée par l’homme de foi à la réalité qui le dément s’applique très généralement à l’homme politique : « Supposons qu’un individu croit de tout cœur à quelque chose. Supposons aussi qu’il est engagé et a commis au nom de cette conviction des actes irréversibles. Supposons enfin qu’on lui fournisse la preuve incontestable et sans équivoque du caractère erroné de sa croyance. Que se passe-t-il bien souvent ? Non seulement l’individu ne sera pas ébranlé mais il en sortira plus convaincu que jamais de la “vérité” de sa foi. Peut-être ira-t-il jusqu’à montrer une ardeur nouvelle à convaincre et à convertir des profanes [3] ».

La dissonance cognitive est un pathos beaucoup plus grave au centre de la politique où elle menace le monde. Prenons les récents événements irakiens : les djihadistes de l’EIIL mènent une offensive en direction de Bagdad en s’emparant au passage des armes laissées par les Etats-Unis. On se souvient que l’intervention de 2003 était justifiée par un mensonge, celui des armes de destruction massive inexistantes. Sûr de son succès, le principal initiateur de l’aventure, Dick Cheney, avait eu cette formule, à placer parmi les plus belles inepties de l’histoire : « Les Irakiens nous accueillerons en libérateurs ». Accompagnés par le Royaume-Uni de Tony Blair, les Etats-Unis avaient donc le projet d’instaurer la démocratie et la paix par les armes. Il est vite apparu qu’en détruisant le régime de Saddam Hussein, ils préparaient une guerre civile meurtrière, sanctionnée par des centaines de milliers de morts irakiens et quelques milliers de soldats américains, et contribuaient à placer au pouvoir les chiites soutenus par leur pire ennemi, l’Iran. Un fiasco comme il en existe peu, d’autant plus grave qu’il était annoncé. Ne manquaient plus que les djihadistes. Comment réagirent les responsables de l’intervention de 2003 ? Croit-on qu’ils se turent ? Bien au contraire, cela leur donnait raison.

Pour Dick Cheney, l’offensive djihadiste serait la faute de l’administration Obama qui a refusé d’intervenir en Syrie, laissé le pays s’enfoncer dans la guerre civile et servir de base au djihadisme. Une administration qu’il accuse aujourd’hui de se préoccuper de réchauffement climatique, à coup sûr un sujet négligeable pour l’ancien PDG de l’entreprise pétrolière Halliburton. A cet égard, on ne saurait lui reprocher l’incohérence : l’initiateur de la guerre pour le pétrole ne saurait accepter qu’on se soucie d’environnement. Si l’intervention en Syrie a été abandonnée au dernier moment, c’est notamment à cause de sa justification — l’usage d’armes chimiques par le régime syrien contre sa population —, qui rappelait trop la tricherie tragique de George W. Bush. Le Parlement britannique se chargea d’ailleurs de le rappeler au premier ministre David Cameron, qui renonça. Au concert des justifications folles, citons encore la voix de son prédécesseur Tony Blair, « caniche » de Bush en 2003, qui déclarait récemment que si l’intervention en Irak n’avait pas eu lieu, le Proche Orient serait aujourd’hui en guerre (Le Monde, 19 juin 2014).

Quel mal affecte donc l’esprit de ces dirigeants qui ne sauraient jamais convenir qu’ils se sont trompés ? Les néocons américains ont sans doute quelque affinité intellectuelle avec les millénaristes, dont ils partagent les traits psychiques sectaires. En France, ils sont plus difficile à approcher tant ils sont rares. Toutefois, en ayant croisé des spécimens dans mon entourage universitaire, j’ai été confronté aux paralogismes de la mauvaise foi. Comme le notait immédiatement Leon Festinger, « l’homme de foi est inébranlable. Dites-lui votre désaccord, il vous tourne le dos. Montrez-lui des faits et des chiffres, il vous interroge sur leur provenance. Faites appel à la logique, il ne voit pas en quoi cela le concerne. Nous savons tous d’expérience ce qu’il y a de dérisoire à essayer de changer une conviction forte… ».

Alors que je donnais rendez-vous à ce partisan de l’intervention en Irak de 2003 dans dix ans afin d’en évaluer le succès, il me répondit que la meilleure armée du monde chargée d’apporter la démocratie aux Irakiens ne pouvait que réussir. En eût-il été autrement, il ne serait pas à cours de ressources rhétoriques, m’assurait-il, ayant dirigé une organisation étudiante dans sa jeunesse [4].

Sans doute la responsabilité de milliers de morts pèse-t-elle sur la conscience de dirigeants politiques pris en flagrant délit de mensonge. Tellement insupportable qu’il leur est impossible de l’admettre. La dissonance cognitive apparaît comme un mécanisme élémentaire de faiblesse. Non point une faiblesse ordinaire de citoyens sans pouvoir, mais celle de chefs politiques qui, incapables de bien juger, deviennent incapables de se déjuger et dès lors, dangereux.

La dissonance cognitive opère aussi au-delà des questions tragiques où les humains font face à de colossales responsabilités. Il suffit d’écouter des dirigeants de l’opposition non seulement critiquer le gouvernement — c’est leur devoir — mais expliquer doctement ce qu’ils feraient à sa place. Et préparer leur retour. Le plus souvent évoqué, celui de Nicolas Sarkozy, laisse dubitatif. N’était-il pas au pouvoir il y a seulement deux ans ? Avec un bilan très négatif si l’on se fie aux statistiques économiques et aux affaires, et un programme non tenu puisqu’il est à nouveau proposé. En somme, l’ancien président prétend aujourd’hui gouverner pour faire ce qu’il n’a pas fait au cours de son mandat. On serait tenté de mettre l’amnésie sur le compte de traits de caractères personnels. Mais son ancien « collaborateur » François Fillon semble atteint du même mal quand, devant la Thatcher Conference, think tank ultralibéral, il promet de mener une politique… ultralibérale. Cinq ans à Matignon ne lui ont pas suffi. Il faut donc des boucs émissaires : « Les médias sont très majoritairement à gauche. Et nos universités sont des foyers de marxisme » (Huffington Post, 19 juin 2014).

Parfait exemple de professionnel de la politique, François Fillon n’a jamais exercé d’autre métier puisqu’il fut assistant parlementaire dans la Sarthe dès sa sortie de l’université. Comme Nicolas Sarkozy, il aura trouvé dans la politique l’occasion de se venger des professeurs qui lui ont mis des mauvaises notes au cours de ses ternes études – sur Marx qu’il ne connaissait pas, ou tout autre sujet dont on imagine que la trépidante vie politique ne donne pas le temps d’approfondir. Au même moment, Nicolas Sarkozy montrait de l’audace (il est vrai que la conférence rémunérée était organisée par le cabinet Deloitte) en assurant : « la meilleure façon de combattre les extrémistes c’est de les laisser aller au pouvoir pour que les gens comprennent que, en plus de leur fanatisme, ils sont nuls. » (Nice Matin, 18 juin 2014). Sans doute l’orateur n’a-t-il jamais su qu’en 1933, ce même argument avait été utilisé par Franz von Papen pour convaincre le président maréchal Hindenburg de nommer chancelier Adolf Hitler.

Il n’est pas nécessaire de donner tant d’exemples de la mauvaise sélection du personnel politique que déplorait Max Weber dans un autre pays et dans un autre temps [5]. La médiocrité intellectuelle et morale d’une partie importante (la partie supérieure, semble-t-il), du personnel politique français, est dangereuse puisqu’elle conduit à ne pas comprendre ses échecs, à aligner les clichés et les incohérences. Bref, à persévérer.

Que dire encore de l’obstination de la politique néolibérale en France ? Il a suffi d’habiller de quelques équations mathématiques l’autorégulation par le marché pour faire oublier qu’il s’agissait là d’une autre forme de foi dans la providence qui résiste obstinément à la raison. La lecture de la presse depuis deux décennies suffit à convaincre que rien n’a changé dans les grandes orientations politiques. Il est toujours question de critères de convergence et de déficit inférieur à 3 % pour satisfaire les accords de Maastricht, de la nécessité de privatiser pour réaliser l’Europe de la concurrence, de réduction des dépenses de l’Etat pour équilibrer le budget, de baisse des impôts pour encourager l’entreprise. Si les mêmes buts continuent d’être affichés, c’est bien que quelque chose ne fonctionne pas depuis vingt ans. Au lieu de cela, on nous explique qu’il n’y a pas d’autre politique possible ! Que diront-ils nos dirigeants politiques si, par malheur (!), ils échouent ? A qui la faute ? Pas à eux, n’en doutons pas. Il y aura toujours des boucs émissaires : une conjoncture défavorable, le peuple rétif, l’université marxiste, la presse à gauche ou le manque de chance. Cela n’empêchera pas les responsables de chercher un placard doré à Bruxelles ou ailleurs, selon un paradoxe ancien dont se moquait Marc Bloch dans les circonstances tragiques de 1940, lorsqu’il remarquait que les chefs militaires vaincus recevaient le pouvoir « des mains du pays qu’ils n’ont pas su faire triompher [6] » . S’agissant des deux principaux personnages dont il parlait, Hindenburg et Pétain, le danger n’était pas surestimé.

Alain Garrigou

1. Leon Festinger, Cognitive Dissonance, 1959.
2. Leon Festinger, Hans Rieken, Stanley Schachter, L’échec d’une prophétie, PUF, 1993.
3. Ibid., p. 1
4. Faute de néocons et selon une conception dévoyée du pluralisme, la presse française lui donne parfois la parole pour justifier les massacres faits au nom du mensonge.
5. Max Weber, Œuvres politiques (1895-1919), Paris, Albin Michel, 2004. Cf. Alain Garrigou, « La médiocrité du personnel politique occidental », in L’Etat du monde (sous la direction de B. Badie et D. Vidal), Paris, La Découverte, 2011.
6. Marc Bloch, L’étrange défaite, Paris, Gallimard, 1990, p. 56.

Source : Alain Garrigou, le blog Monde Diplo d’Alain Garrigou

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53 réactions et commentaires

  • pikpuss // 30.08.2014 à 02h15

    Finalement les tenants du Nouvel Ordre Mondial sont une secte comme les sectes millénaristes.
    Le parallèle est étonnant de lucidité. Les dirigeants des sectes sont des escrocs qui ne croient pas en un traître mot de ce qu’ils annoncent à leurs ouailles. Cela m’a fait penser à la Watch Tower, basée à New York depuis la fin du XIXème siècle. Cette secte millénariste annonce depuis plus de 100 ans la fin du monde. Plusieurs générations de démarcheurs, constructeurs bénévoles de bâtiments les plus divers en ont fait une des entreprises de placements immobiliers, les plus prospères au monde. ( et exemptée d’impôts ) Côtée à New York, cette multinationale, spécialisée en marketing religieux se trouve à la tête d’un patrimoine immobilier estimé à quelque 200 milliards d’Euros. C’est bien connu, avant la fin du monde, le placement immobilier est le meilleur investissement… Bref, les dirigeants occultes qui dominent sur la vie de 7 millions de témoins de Jéhovah, mènent une vie digne de la jet-set et sont cul et chemise avec les maîtres de la finance internationale. Ces 7 millions d’esclaves croient encore, malgré toutes les preuves de la duplicité de leurs dirigeants, que ceux-ci sont ” séparés du monde “. Gourous des sectes et dirigeants tout court : même combat ! Les gourous de la finance néo-libérale traitent les populations comme les dirigeants des sectes : mentir, toujours mentir, s’enrichir et ôter toute perspective d’avenir aux personnes qu’ils pillent.

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    • Kiwixar // 30.08.2014 à 03h38

      “C’est bien connu, avant la fin du monde, le placement immobilier est le meilleur investissement.”

      Pas compris. Avant la fin du monde, ne vaut-il pas mieux claquer son pognon avec de l’hédonisme éphémère (nourriture, vin, drogues)?

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      • pikpuss // 30.08.2014 à 04h02

        C’est une dérision évidemment…. La fin du monde c’est pour les pigeons et la belle vie c’est pour les gourous… Chaque fin de mois est une petite fin du monde pour ceux qui vivent dans la survie tandis que nos dirigeants se paient des vies de roi avec l’argent du peuple… La comparaison est intéressante…

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      • EAUX TROUBLES // 30.08.2014 à 11h04

        Nous sommes le monde de la Fin.

        Faudrait-il avoir du pognon pour “bien” finir ?
        Je n’en ai pas : comment je fais ?
        Je me flambe en place publique pour un méchoui final ?

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  • David Mollard // 30.08.2014 à 02h45

    Interessant. Il serait bon d’analyser maintenant pourquoi, tout en sachant cela, nous continuons a etre les dindons de la farce. Quel processus nous rends fou nous aussi. Nous sommes un peu la secte des gens qui savent qu’ils se font bananer, qu’il savent que tout montre que cela ne va pas changer, qui analyse tout cela en decortiquant comment les elites nous bananes en toute connaissance de cause… Puis viens le moment de voter pour savoir a qui on donne le droit de nous bananer.

    Nos dirigeants ne sont pas net, mais eux y trouve leur interet au moins. Nous sommes plus fous encore de les laisser faire.

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    • mijorln // 30.08.2014 à 10h11

      un des gros problemes réside dans le fait qu’on leur fasse confiance.
      Que bien qu’ils nous mentent, on les croie.
      Et on les croie davantage quand la situation est critique. Parce qu’on veut se raccrocher à quelque chose, on cherche un messie.
      Maintenant euh…c’est tout je crois.

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      • mijorln // 30.08.2014 à 10h29

        si…comment résoudre ça.
        Arrêter de paniquer, respirer un bon coup et se dire que la solution est en nous et pas à l’extérieur.
        Parce que avoir conscience que le monde va se casser la gueule c’est bien (ça veut dire qu’on est lucide) mais en faisant cela on ne fait que la moitié du chemin.
        Dire que le monde va s’écrouler ne va pas l’empêcher de s’écrouler, au contraire, en disant cela, par effet de contagion, on risque de précipiter sa chute.

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    • Clémentine // 30.08.2014 à 10h21

      Très bonne question !
      Peut-être faut-il remarquer qu’il n’y a pas, lors des élections, d’offre politique alternative.
      Et réfléchir sur le rôle des partis, qui vivent et prospèrent pour eux-mêmes, en tant qu’organisations.

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    • EAUX TROUBLES // 30.08.2014 à 11h07

      Propagande, marketing, déni de la réalité…les outils de conditionnement des masses fonctionnement à plein tube et à merveille. Aliénation mentale -> aliénation sociale. Concept intéressant, j’y reviens même si je ne suis pas marxiste…

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    • Chris // 30.08.2014 à 13h52

      Ce sont nos institutions qu’il faut modifier en instaurant la démocratie directe comme contre-pouvoir et correctif des mauvaises décisions des élus.
      Le système électif actuel n’est rien d’autre qu’un blanc seing à des personnes qu’on sait corrompues, carriéristes et médiocres, sans aucun contre-pouvoir, puisqu’en collusion avec une presse partie prenante à cette pantalonnade.
      Cette démocratie directe chère aux Suisses, qui votent plusieurs fois par an sur des projets qui engagent des choix de société et leurs investissement afférents. Une démocratie directe que Bruxelles attaque frontalement par l’intermédiaire de présidents allemands ou français, s’exaspérant que le peuple ait encore son mot à dire contre les décisions dictatoriales des élus et Commissaires européens !
      On n’a jamais tant parler de démocratie depuis qu’elle nous a été confisquée par l’instauration d’une gouvernance mondiale, via une libéralisation à tout crin, où les intérêts privés priment sur les intérêts nationaux.
      Avec le prochain traité euro-transatlantique (TTIP-TAFTA et TISA), la boucle sera bouclée : pour briser cette aliénation citoyenne, nous restera la révolution, voire la guerre civile entre les “croyants” et “athées” du système BAO.
      Orson Orwell fut un formidable prémoniteur de notre époque ! Mais pas le seul, si j’en juge les cinéastes qui fabriquèrent “Soleil vert”, “La Cabine” et d’autres oeuvres dont les noms ne me reviennent pas. Einstein lui-même, prédisait au sujet de l’information que le développement des techniques informatives allait produire des générations d’imbéciles : nous y sommes.

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      • FifiBrind_acier // 30.08.2014 à 18h09

        Chris,
        La Suisse peut se permettre d’ être démocratique, elle n’est ni dans l’ euro, ni dans l’ UE.
        C’est un pays indépendant et souverain où les dirigeants prennent en compte l’avis des citoyens.
        Si vous voulez la même chose, il faut sortir du Titanic.

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        • KOMETA // 30.08.2014 à 20h08

          Intéressant.

          Mais qu’est-ce qui retient les ‘ogres’ de la bouffer directement ou indirectement cette Suisse?

          Car que valent ‘indépendance’ et ‘souveraineté’ dans ce bas monde? Souvent rien que des paroles, car l’Irak et bien d’autres avaient tout cela… et pourtant!

          À part le ‘folklorique’ talisman : sa topographie ‘montagneuse’ jadis un obstacle aux invasions, mais maintenant révolu. Quel est donc le véritable ‘truc’ de la ‘résistance’ Suisse?

          Ne serait-ce que la taille de la ‘bouchée’ à ‘croquer’ n’en vaut pas encore ou vraiment pas la peine? Pas qualitativement s’entend, mais quantitativement?

          J’avancerais premièrement et justement l’effet de ‘taille’. On remarquera qu’en Occident plusieurs pays ‘fructueux’ sont de taille plutôt modeste, relativement parlant et semblent plus ‘flexibles’ et plus ‘homogènes’ pour une partie de leur organization et semblent avoir été ‘mieux’ fondés au départ. Comme pour les pays scandinaves en particulier, sous certains aspects du moins.

          En gestion organisationnelle (et pas rien que là), ça toujours été ma ‘marotte’ : la recherche de la taille ‘optimale’ en tout.

          Petite la Suisse? Oui mais ‘petite’ et optimale… et efficace. Sûrement.

          Que la ‘providence’ la préserve des rêves de grandeur et des marchands de tapis.

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  • PIPO // 30.08.2014 à 03h13

    « L’histoire est faite la plupart du temps par les mécontents et les furieux, les excédés et les rebelles – par ceux qui aspirent à exercer l’autorité, à exploiter les autres, et par leurs victimes, intéressées quant à elles à obtenir réparation et à rétablir la justice. Dans ces conditions, l’histoire qui s’écrit a pour grand sujet la pathologie du pouvoir. »

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/empathie-conscience-morale-et-155705

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  • isidore // 30.08.2014 à 05h24

    On ne peut que souscrire à cet article . On a là je dirai une vision classique et juste , appropriée au moment mais qui pourrais par extension aussi s’appliquer à tous moments .
    A mon avis elle ignore la nouveauté de notre époque et empéche de comprendre comment arréter se délire , tout au moins ses conséquences hormis une impossible camisole de force , c’est à dire : la guerre ou la révolution , un autre genre de folie .
    Cette nouveauté est le rapport avec la monnaie , plus largement le fait qu’il y a bien mondialisation : pour la premiére fois dans l’Histoire une civilisation s’impose réellement aux autres alors que jusqu’ici malgré le délire culturel de la prétention à l’universalité , il existait toujours un anti-monde , d’autres civilisations et entre un confortable espace de ‘barbares’ . Le réél s’imposait par la fonction de la monnaie qui échappait par là à la manipulation dans les entre deux des civilisations . Ce qui est nouveau donc est que cette folie va plus loin que jamais et comme le schyzophréne de Deleuze-Gattari reconstruit son corps selon son délire . Comme les ‘fontaines’ de Beaubourg , elles pompent et font couler l’eau , fonctionnellement . Ce qui révélent qu’elles ne sont pas rationnelles , c’est leur inutile complication , en plus du fait qu’elles ne servent à rien . Elles sont anti-économiques et méme anti-érgonomiques .
    Pour autant ce n’est pas le mouvement perpétuel , l’universel enfin atteint . Tout cela à un énorme cout ( et croissant) qui fixe sa limite . La Monnaie n’est plus pour autant le critére permettant d’en juger et la guerre de le révéler ( puisque cette derniére à lieu grace à la premiére ) .
    Historiquement ce qui eut pu nous aider à nous représenter cette situation est le destin de l’Empire Mongol , le premier à avoir eu ( presque) la prétention au controle Mondial et à avoir crée une monnaie sans base . Singuliérement Braudel bien qu’il aie signalé l’importance de ce moment , ne l’a jamais traité contrairement à sa promesse . Pire : il a remarquablement étudiée la Méditerrannée et caractérisé la Chine mais aprés les événements . Ainsi il nous brosse le portrait d’une Chine figée à tous jamais , alors son retour sur la scéne mondiale reste inexpliqué . Un accident de l’Histoire ? Auxquels les US vont remettre bon ordre , où est le délire en fait .

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  • Kiwixar // 30.08.2014 à 05h45

    Je profite du commentaire de Jidégé pour mettre le lien vers cette reprise du 15 juillet de l’excellent site les-crises.fr : le Manifeste du Front Populaire de libération de l’Ukraine.
    http://www.les-crises.fr/manifeste-fpl-ukraine/

    On comprend la panique des dirigeants occidentaux et de l’Otan. Ce n’est plus uniquement une question d’embêter la Russie, de pétrole et de gaz de schiste. C’est bien plus grave. C’est au coeur de l’Europe, des gens du commun qui prennent les armes pour établir un monde meilleur, sans oligarques, pour le bien de tous, avec des principes absolument révolutionnaires qui font rêver, avec entre autres :

    – chaque citoyen-travailleur a droit à des soins médicaux, l’éducation, la retraite et la Sécurité sociale aux frais de l’État.
    – est interdit le capitalisme bancaire usurier, vivant aux dépens des intérêts d’emprunt – l’argent ne doit pas être gagné au travers de la servitude pour la dette, mais par la mise en œuvre de projets réussis
    – l’État, agissant au nom du peuple et contrôlé par ses représentants, est le plus gros détenteur de capital et contrôle toutes les industries stratégiques
    – la propriété privée est autorisée, mais les grandes fortunes et leurs investissements dans la politique et l’économie sont sous le contrôle de la société – personne n’a le droit d’être un oligarque et de régner sur le peuple par la création artificielle d’une situation d’exclusivité

    Pour la finance internationaliste, c’est désormais “Delenda est Novorussia”.
    Quelqu’en soit le prix.

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    • isidore // 30.08.2014 à 11h18

      Je crains qu’à la faveur des événements il y ait là une résurgence de l’anarchisme Cosaque qui ne va pas tenir la durée . C’est toléré et favorisé par le pouvoir Russe tant qu’il s’agit de conquérir ou reconquérir , les Cosaques ayant de remarquables qualités militaires , à jeun et bien massés .

      ET puis aprés çà se range , retourne au camp ou çà s’insurge . Ce ne serait pas bon pour Poutine d’avoir à gérer çà , c’est pourquoi il n’y a pas à craindre une invasion Russe . Non , çà va étre à Kiev et les Galiciens vont rentrer à leurs potagers ….si y a pas trop de gaz de schistes .

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    • bluetonga // 30.08.2014 à 14h57

      En visionnant la video des deux leaders militaires de Novorossia, j’ai été frappé par leur calme assurance, leur détermination, leur absence de langue de bois. Je suis également stupéfait de leur succès sur le terrain, et manifestement je ne suis pas le seul, à en juger par la panique et l’embrasement de calomnies et dénégations des chancelleries occidentales.

      Il est évident que Novorossia est le cauchemar des Maîtres du Monde basés à Wall Street et à la City. Robin des Bois et ses joyeux compagnons qui parlent de restaurer la démocratie, qui parlent d’autonomie, qui dédaignent même de quémander la reconnaissance de la communauté internationale, et qui foutent une rouste aux sbire de l’Empire, ça sent le roussi. Heureusement qu’ils sont tout petits. Quel dommage qu’ils soient appuyés à leur grand-frère.

      Les dirigeants du Kremlin voulaient claquer le museau des occidentaux, c’est fait, et même très fort. Ils voulaient une zone tampon, c’est fait (à moins de l’atomiser, il est maintenant évident qu’elle ne pourra être conquise militairement). Que l’indépendance de la Novorussie puisse leur déplaire, peut-être, mais c’est loin d’être sûr. Ça n’a rien de gênant pour l’instant, et au contraire, ils ont leurs moudjahidines, manifestement bien plus efficaces et bien plus sympathiques que les modèles US.

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      • bluetonga // 30.08.2014 à 15h03

        Et j’oubliais d’ajouter que les Novorussiens s’étoffent de troupes étrangères. Russia Today présente quatre français, vétérans de l’armée française :

        http://rt.com/news/183864-ukraine-european-volunteers-fighting/

        Mais ils font mention également de nombreuses autres nationalités : les Serbes, bien sûr, des Tchétchènes, apparemment assez actifs dans leur soutien, des Espagnols (allez savoir pourquoi, pour reprendre l’expression de ferré), même des Polonais (comme quoi ils ne sont pas tous cons) et des Israéliens (qu’ajouter à ça..?).

        C’est le retour des brigades internationales et d’un idéal. Espérons que ça se termine mieux que la première fois. Question : qui joue le rôle de l’Allemagne d’Hitler et de l’Italie de Mussolini, cette fois?

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        • Chris // 30.08.2014 à 16h38

          Question : qui joue le rôle de l’Allemagne d’Hitler et de l’Italie de Mussolini, cette fois?
          Réponse : le bloc BAO ! Bloc américaniste occidentaliste, selon l’expression de Grasset de Dedefensa.

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        • bluetonga // 30.08.2014 à 17h31

          Ouf! Non! Sauvés!

          Des journalistes d’investigation pointus ont découvert le pot aux roses. Ce sont des militants d’extrême droite. Des néo-nazi que leur tropisme naturel rapproche du tsar rouge-brun Poutine. Donc les novorossiens sont les nazis qui combattent les vrais démocrates! Tout s’éclaire. Merci qui?

          Merci le Nouvel Obs’ et Rue 89!

          http://rue89.nouvelobs.com/zapnet/2014/08/26/ukraine-volontaires-francais-brigade-pro-russe-254413

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          • lvzor // 31.08.2014 à 11h33

            je viens de jeter un oeil sur Rue 89.
            Visiblement, la propagande marche bien : la plupart des forumeurs ont l’air de bien avoir appris leur leçon. On le sent depuis les discours de Ségolène Royal en 2007, puis l’élection de Sarkozy et l’apparition de personnages du style Hortecroixde : la France est foncièrement pétainiste 🙁

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  • paddy // 30.08.2014 à 07h51

    Excellent article.
    On peut estimer que depuis 20 ans, 1% de la population se gave, 10% s’en sortent et le reste trinque.
    Et pourtant, malgré l’échec patent du système ultralibéral, quasiment tous les peuples se tournent vers lui.
    On dirait bien que les poules, s’étant lassées du coq, ont décidé d’élire le renard.

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    • pikpuss // 30.08.2014 à 08h08

      Les peuples ne se tournent vers rien du tout : ils tentent de survivre… C’est le 1 % qui se gave et qui décide de continuer de se gaver peu importe le coût humain. Les 10 % qui font tout de même plus que s’en sortir, assurent la sécurité du 1% et font tampon avec les 89 %. En cas de guerre ( la guerre qui arrive comme par hasard pour masquer l’effondrement économique ) les 89 % sont mobilisés puis la proportion nécessaire à la survie du 1 % est sacrifiée tandis que le 1 % demandera aux 10 % d’administrer le conflit. Mais les 100 % finiront tôt ou tard au… cimetière…et ça fait des générations que cela dure…

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  • perceval78 // 30.08.2014 à 08h07

    Un bel exemple le General Nivelle qui s’est enteté jusqu’au bout du bout , il meurt paisiblement dans son lit le 22 mars 1924
    =
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Georges_Nivelle
    =
    http://gallica.bnf.fr/VisuSNE?id=oai_immateriel.fr_9782748161694&r=chemin+des+dames+nivelle+&lang=FR
    =
    Si la bataille de Quennevières a aujourd’hui disparu de la mémoire collective, elle n’en demeure pas moins un prélude à la célèbre bataille du Chemin des Dames.
    En effet, un général tristement célèbre est lié aux deux évènements : Le général Nivelle. Celui-ci montrera dès le mois de juin 1915 lors de la bataille de Quennevières,
    son entêtement à appliquer l’offensive à outrance dans cette bataille de diversion alors même que les zouaves et tirailleurs avaient rempli leur mission en quelques minutes.
    =
    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6518719p.r=chemin+des+dames+nivelle+.langFR
    =
    Le temps de la réhabilitation vient une fois la paix revenue, lorsqu’il est nommé au Conseil supérieur de la guerre, élevé à la dignité de Grand’croix dans l’Ordre de la Légion
    d’honneur et décoré de la Médaille militaire. Mort dans son lit en 1924, son corps est inhumé aux Invalides. Dans son éloge funèbre, le ministre de la Guerre d’alors,
    André Maginot, lui rend hommage.

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    • perceval78 // 30.08.2014 à 08h09

      Autre exemple d’offensive qui n’était pas vraiment bienvenu vu le contexte , l’offensive Kerenski en juillet 1917. Pour raison difficile à expliquer c’est quand tout va vraiment mal, qu’on prend les décisions qu’ils faudraient pas prendre.
      =
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Offensive_Kerenski
      =
      La galicie déja …

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      • pikpuss // 30.08.2014 à 08h26

        Les riches se sont mis d’accord pour saigner les pauvres ce qui explique les offensives très meurtrières des deux côtés du front qui était bien géré par les deux états-majors… Cette guerre les a rendus encore plus riches et ils ont pu calmer les hardeurs sociales des citoyens d’en bas tout en piquant leurs économies et leur or. Rappelons que les états majors s’étaient mis d’accord pour ne pas se bombarder mutuellement et préserver les voies d’approvisionnement qui étaient proches du front. Parmi ces ultra-riches de l’époque il y avait les Wendel qui étaient positionnés dans les deux camps. Plus près de nous, durant la guerre Iran / Irak des avions venant de France allaient livrer ( sans cocarde ) des armes aux deux camps. Un atterrissage à Bagdad puis un autre à Téhéran sans être inquiétés par un quelconque chasseur irakien ou iranien et l’affaire était faite…

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        • perceval78 // 30.08.2014 à 08h42

          En parlant de Mechants et de Guerres on peut se demander ce que fait Laurence Parisot dans une structure censé répandre la paix sur la planête : International Crisis Group, a t’elle une quelconque culture de Diplomatie, ses derniers tweets sont elles en accord ?
          =
          http://www.crisisgroup.org/~/media/Files/Annual%20Reports/2014.ashx
          =
          Laurence Parisot @LaurenceParisot · Aug 28
          Article 5 – Nato – #Ukraine …Escalade.

          Retweeted by Laurence Parisot
          François Beaudonnet @beaudonnet · Aug 28
          Barack #Obama “La #Russie est responsable de la violence dans l’Est de l’#Ukraine”

          Laurence Parisot @LaurenceParisot · Aug 28
          Guide pour soldats russes ‘égarés’ en Ukraine @CanadaNATO: Geography can be tough pic.twitter.com/Kv9ojGZhtZ”

          Quand on voit la composition du Board Of trustees, on peut également se poser certaines questions
          =
          http://www.crisisgroup.org/en/about/board.aspx
          =
          Qui est ce Jean Marie Guehenno qui est également en compagnie de Laurence Parisot à l’ECFR qui vient d’être nommé à la tête de l’International Crisis Group et qui passe sur les radios systèmes
          =
          http://www.ecfr.eu/paris/fr/conseil
          =
          Ce qui est interessant quand on le présente c’est qu’on le dit diplomate (de quel pays) et ancien secrétaire adjoint des nations unis la journaliste oublie de dire qu’il est également passé par la Brookings Institution, c’est quoi ? sa bio complete
          =
          http://www.crisisgroup.org/en/about/board/jean-marie-guehenno.aspx
          =
          Sa derniere intevention sur RFI
          =
          http://youtu.be/0sCzDdv6oFQ
          =

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      • perceval78 // 30.08.2014 à 08h26

        Et puisque l’on parle de l’offensive Nivelle et de l’offensive Kerenski, voyons ce qui se passe dans la presse Francaise le premier jour de l’offensive Nivelle 16 avril 1917. On annonce la conférence socialiste internationale qui se tiendra à Stockholm les 5 – 12 septembre 1917 et qui s’achèvera par un appel à la grève générale internationale.

        Le communiqué finale de cette conférence
        =
        http://bataillesocialiste.wordpress.com/2013/03/03/intervention-de-boris-reinstein-socialist-labor-party-a-la-conference-de-stockholm-1917/
        =
        Un livre sur Le parti social-démocrate et la politique étrangère de la Suède (1914-1918)
        =
        http://books.google.fr/books?id=Ts9MDz8-g5QC&pg=PA381&lpg=PA381&dq=Scheidemann+Adler+stockholm+1917&source=bl&ots=Ph1QB8e_tu&sig=qABS7Dx_omHci_O3ILYzL0w57Gk&hl=fr&sa=X&ei=v1kBVKfcAcSX1AXB_oC4Dw&ved=0CGMQ6AEwCQ#v=onepage&q=Scheidemann%20Adler%20stockholm%201917&f=false
        =
        Journal LE TEMPS 16 AVRIL 1917 Premier jour de l’offensive Nivelle
        =
        http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k242881h/f1.image.r=16%20AND%20avril%20AND%201917%20AND%20nivelle%20.langFR
        =
        L’entrevue organisée à Stockholm entre un certain nombre de socialistes neutres, allemands, autrichiens et russes ces derniers appartenant exclusivement à là plus extrême fraction des extrémistes reçoit l’accueil qu’elle mérite. La présence de Scheidemann et d’Adler, dont l’impérialisme n’a perdu aucune occasion de s’affirmer, a projeté sur l’affaire une lumière impitoyable.

        Il nous plaît de constater que les socialistes français sont les premiers à dénoncer le piège.
        Dans l’Humanité d’aujourd’hui, M. Renaudel écrit « Quelle autorité va garder Scheidemann pour parler au nom du socialisme allemand ?

        Il devient plus que jamais complice du gouvernement impérial. » Et rappelant l’évolution
        clairvoyante qui se dessine chez les socialistes russes, notre confrère conclut « L’effort de
        Scheidemann, agent d’empire, viendra se briser sur ce roc. » L’unanimité de Topinion1 française est, par conséquent, absolue, et il est bon de le constater ‘avec quelque insistance. Il est plus intéressant encore de noter la révolte du bon sens russe contre certaines excitations. De ces excitations, le moins que l’on puisse dire ~ c’est qu’elles sont singulièrement ignorantes de la réalité. De quelques-unes d’entre elles, il faudrait dire plus car il est notoires que les agents allemands ont travaillé en Russie, et dans les milieux révolutionnaires et dans lès milieux de la cour. Parmi lès extrémistes pacifistes, il en est assurément qui se trompent de bonne foi. Mais il en est d’autres qui sont des Sturmer de révolution. Une rigoureuse vigilance . s’impose donc, et ceux qui ont charge des destinées de la Russie seraient gravement coupables de tolérer des intrigues dont l’origine Leur est connue..~

        Les dernières nouvelles arrivées de Petrograd sont plus favorables d’ailleurs que les
        précédentes. Le vote de la motion Tseretelliomm au congrès des comités ouvriers et mili-
        taires est un premier symptôme, que l’on est heureux d’enregistrer. Cette motion, affirmant
        que, pour le peuple russe comme d’ailleurs pour tous les peuples de, l’Entente le but
        de la guerre est rétablissement d’une paix basée sur la fraternité et l’égalité des nations
        libres, ajoutait « Tant que ces conditions ne sont pas réalisées, tant que. la guerre continue, la démocratie russe reconnaît que la désorganisation de l’armée et l’affaiblissement de sa combativité seraient un coup mortel à. la cause de la liberté et aux intérêts vitaux du pays. »
        Ce texte; qui reproduit, mot pour mot, les idées que nous n’avons jamais cessé de défendre, a été adopté par 325 voix contre 55. Il est impossible de parler plus net et dé prendre des engagements plus précis.

        Simultanément, M. Kerensky, ministre de la justice, a fait au correspondant du Temps en
        Russie des déclarations d’un haut intérêt. La situation personnelle de M. Kerensky est déli-
        cate, puisqu’il représente dans le gouvernement ces partis extrémistes qui, au cours des deux dernières semaines, ont créé r tant, de .di.ffleuliéâ au cabinet Lvoî et à ses attife. Mt. Kerensky “n*à pas élùdé la difficulté et il a clairement exprimé son point de vue. Il reconnaît au conseil des ouvriers et soldats le droit de contrôler et de critiquer les mesures prises par le gouvernement mission provisoire qui résulte de ce fait que la” démocratie russe dans son ensemble n’est pas encore représentée par un organe qui ait. le droit de parler en son nom. Mais il ajoute: :« Le contrôle et surtout la critique doivent s’exercer d’une façon bienveillante, et le gouvernement ne saurait tolérer qu’on soupçonnât ses actes. » Et il a conclu par, cette phrase qui concorde exactement avec la motion Tzeretelli « J’ai répété souvent que la victoire était impossible en Russie sans révolution. La révolution venant de s’accomplir, il nous reste à obtenir là victoire. »

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        • Lerderien // 30.08.2014 à 10h19

          J’apprécie cet article et ce site .
          Et les commentaires .

          Je voudrais rappeler qu’en 1916/17 la perception du désastre lié à la guerre était absolue et qu’un certain nombre de responsables réclamaient l’arrêt des armes .
          Ils n’ont pas été entendu .

          Car déjà se posait le problème des indemnités de guerre que devraient payer les vaincus .
          D’où la poursuite des combats pour obtenir une paix sans condition .

          En ce qui concerne Nivelle , je pense qu’effectivement c’était un boucher , mais il y a avait une compétition entre les dignitaires de l’armée , une lutte pour les influences politiques à des degrés différents et pour les honneurs militaires .

          Je pense que c’est Pierre Miquel qui a écrit des livres très intéressants sur la guerre 14 dont “le gâchis des généraux” qui note que les honneurs allaient non pas vers les chefs prudents , qui épargnaient les vies dans des offensives absurdes , mais au contraire à ceux qui jetaient les troupes dans le combat sous les feux de l’artillerie et des mitrailleuses , sans compter les pertes et les prévisions de pertes, qui passaient donc pour “offensifs”, courageux , héroïques .

          La prudence étant une marque de faiblesse ou de traîtrise .

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  • aspitoyendefrance // 30.08.2014 à 08h20

    Je pourrais vous citer des tas de cas pratiques observés dans la vie de tout les jours. Ce qui y’a de plus étonnant c’est que nos mêmes dirigeants nous martellent depuis vingts ans et plus de l’universalité du modèle libérale avec son lot de dérégulations,de compétitivité,de promesses de pouvoir d’achats,de plus d’épanouissement tout en s’interdisant la possibilité d’entrevoir l’échec car il n’y a pas d’alternatives possibles.

    J’ai vu justement des personnes sortis des plus prestigieuses écoles françaises ,grassement rémunérés.Il se croyaient intouchables,ils donnaient des conférences dans des écoles,des séminaires en se croyant intouchable,éternellement serviteurs de leur firmes.Et voilà qu’un jour,la voracité d’une OPA les laissent tomber des nus:ils se retrouvent au chômage et ne sont plus rien du tout, quoi qu’advienne leurs réseaux et leurs cartes de consultants.

    En général après le 1%, les 10% assurent leur continuité et font exploiter le reste dans un état de servitude.

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  • lorsi // 30.08.2014 à 08h45

    pour completer la theorie de la dissonance cognitive ( d excellents articles sur internet ) je vous conseille celle de”l escalade” ou gel de l engagement” il suffit de rechercher sur internet pour trouver d excellentes syntheses sinon les livres de BEAUVOIS ET JOULE sont tres bien fait ils s inspirent des travaux de CIALDINI ( sur l INFLUENCE ou plutot manipulation )

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  • tap // 30.08.2014 à 09h03

    Les USA ont perdu la guerre d’Irak et semé le KO quand ils ont renvoyé tous les membres du parti Baas des administrations. Vu que l’appartenance au parti était une condition indispensable pour être dans l’administration, ils ont donc détruit l’administration irakien. Les réseaux islamistes n’ont plus eu qu’à venir recruter les anciens militaires et policiers qui avaient l’expérience face à leur remplaçants.
    En 45, les USA ont occupé 2 états beaucoup plus peuplés mais ont eu l’intelligence de garder en parti les structures étatiques existantes.

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    • pikpuss // 30.08.2014 à 09h48

      Ils ne l’auront perdue que lorsque le pétrole irakien ne sera plus vendu en dollars…

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  • Macarel // 30.08.2014 à 09h25

    La lecture de la presse depuis deux décennies suffit à convaincre que rien n’a changé dans les grandes orientations politiques.

    Puisque les règles dispensent de penser ( à quoi sert de faire toutes ces grandes écoles ?), et puisqu’il n’y a pas d’autre politique possible que le respect de ces règles, alors tirons-en les conclusions qui s’imposent : les hommes et les femmes politiques que nous élisons ne servent à rien, et en plus nous coûtent très cher.
    On peut donc s’en passer. Il y a là un sacré gisement d’économies.
    Des ordinateurs programmés pour faire respecter ces règles et quelques drones pour maintenir l’ordre suffiront, ces braves gens devront aller pointer à Pôle Emploi, et verrons ce que c’est de faire parti de la statistique.
    Je crois que Günther Ander parlait de l’obsolescence de l’Homme, celle de l’homme politique se confirme aujourd’hui.

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    • Macarel // 30.08.2014 à 09h45

      Les révolutions naissent souvent du fait qu’une classe (un caste ?), dans la société ne sert plus à rien, pire qu’elle devient une classe parasite pour le reste de la société : comme la noblesse et le clergé de l’ancien régime, comme la caste des politiciens professionnels et celle du clergé médiatique aujourd’hui ???

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      • pikpuss // 30.08.2014 à 10h04

        Les révolutions naissent parce que certains acteurs qui ont des moyens matériels mais pas forcément le pouvoir politique, peuvent les financer pour accroître encore davantage leurs
        richesses et accéder au pouvoir. La classe qui dirige et quelque soit le régime, est presque toujours parasitaire. Elle s’appuie sur le travail des 99 % dont 10 % de collabos qui la protègent et maintiennent les petits à distance. Les Français auraient bien de se révolter à cause de l’extrême corruption de nos élites : pourtant rien ne se passe.

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        • Macarel // 30.08.2014 à 20h39

          Les Français auraient bien de se révolter à cause de l’extrême corruption de nos élites : pourtant rien ne se passe.

          Pour être allé chez Ikea ces jours-ci, j’ai vu que les gens étaient plus occupés à essayer de profiter des “prix baissés” (expression de Ikea, qui traduit bien l’ambiance déflationniste), qu’à faire la “révolution”.
          Consommer, profiter des meilleurs prix c’est une activité épuisante, on ne peut pas tout faire. D’autant plus qu’après il faut monter les monter les meubles soi-même.
          Les gens (enfin la “classe moyenne”), ils sont super-occupés à faire par eux-mêmes des travaux qui ne sont pas comptés dans le PIB, parce que leurs salaires de plus en plus riquiquis ne leur permettent pas de faire faire ces travaux.
          La déflation, ne peut qu’aggraver le chômage.

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          • pikpuss // 30.08.2014 à 21h07

            Effectivement il y avait dans un coin d’Auvergne deux événements organisés le même jour : l’inauguration d’un magasin IKEA avec balisage des routes pour y accéder et une manif
            pour la Palestine. Bilan : 14 000 personnes pour le ‘ dieu ” IKEA ” et moins de 100 pour la
            Palestine… Avec une telle conscience collective, le pays peut encore sombrer davantage…

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  • Nerouiev // 30.08.2014 à 09h30

    Il y a une autre façon de s’en sortir. C’est de paraître plus fort en annonçant que le chaos en Irak était la volonté cachée et le but ultime de la guerre initiale : un grand projet opaque aux êtres inférieurs.

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  • Casquette // 30.08.2014 à 09h53

    J’avais lu un article la dessus ,la page wiki est bien foutue aussi , le chercheur disait grosso modo que nôtre cerveau était profondement conservateur.
    Il rechigne à se réactualiser pour acceuiillir de nouvelles informations , surtout lorsqu’elles remettent en question nôtre représentation du monde , nôtre univers mental.
    Réajuster les nouvelles données au contexte présent il peut sans problème, mais seulement à condition que les modifications n’entrainent pas de changement de paradigme.
    La dissonance cognitive est un processus d’auto défense purement humain que le cerveau a mis en place dans le but de réduire l’état de tension que produit le récéption de 2 ou plusieurs informations contraditoires.
    C’est pour ça que cet état est profondément lié au phénomène de la croyance , nôtre cerveau nous dit que le monde correspond à tel plan , et qu’il ne peut pas en être autrement (TINA , parole d’évangile et compagnie).
    La dissonnance cognitive est aussi la source d’un autre phénomène : la dénégation , si les prédicateurs religieux et néolibéraux sont persuadés que cette fois ci , c’est la bonne , c’est parce qu’ils ne tiennent pas compte de la répétition de leurs echecs passés (promesses ou prophéties).
    Leur cerveau le leur interdit formellement en leur fournissant tout un tas d’explications alternatives.dans le but d’apaiser l’état de tension , ça marche un peu comme l’adrénaline.
    Dans ces cas là il faudra attendre que son environnement se soit définitivement modifié pour qu’il prenne en compte la nouvelle donne , même à son corps défendant.

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    • bluetonga // 30.08.2014 à 14h35

      Disons que la manière dont le cerveau apprend, c’est d’associer les régularités du monde, et surtout, de les simplifier pour les rendre opérationnelles (à tout moment, les rétines peuvent imprimer 250 millions de “pixels”). Nos représentation sont des formes extrêmement résumées de la réalité, et penser consiste souvent à surformater une information complexe.

      Nos schémas de pensée obéissent aux même règles, tombent dans les mêmes ornières. Pour penser vite, il faut éluder les détails. C’est ce qui fonde l’émergence des stéréotypes, des clichés. C’est ce qui explique également l’occurrence des hallucinations visuelles : le cerveau force la perception à voir ou sentir ce qu’elle voit ou sent habituellement. Chaos et incohérence sont naturellement et spontanément combattus par les réseaux de neurones qui ne peuvent fonctionner qu’au travers de phases rapides de stabilisation des signaux. La désynchronisation neuronale est d’ailleurs synonyme d’inconscience.

      Donc oui, le cerveau est conservateur, et tend à insérer de forces les configurations nouvelles dans les canevas anciens. Ce mécanisme sous-tend beaucoup de résistances au changement chez les individus.

      Dans le cas des castes politiques, l’auteur fait remarquer à juste titre que de nombreux politiques n’ont jamais fait que de la politique. Ils ne sont jamais sortis de ces cercles et cénacles, ce qui a largement contribué à restreindre leur champs de réflexion et de conscience.

      Mentir n’a pas pour eux le même sens que pour le commun des mortel. Il s’agit d’une capacité à valeur adaptative, normale, naturelle. D’ailleurs, on ne dit pas mentir, on dit communiquer.

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    • FifiBrind_acier // 30.08.2014 à 18h24

      Reconnaître son erreur, revient à reconnaître qu’on a été trompé par des propagandistes, et qu’on a trompé les populations…

      Il suffit de se souvenir des effets dévastateurs du rapport Khrouchtchev dans l’univers communiste…

      La meilleure méthode pour maintenir un système de pensée qui ne fonctionne pas, c’est de dire qu’on n’a pas “fait assez”. Il fallait en URSS “plus de communisme”, comme il faut “plus de TINA”.

      Ils vont donc chercher la cause dans leurs adversaires, c’est à cause des adversaires au projet foireux “qu’on ne peut aller au bout du projet”.
      Bref, ni responsables, ni coupables.

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  • pikpuss // 30.08.2014 à 09h58

    Ce 1 % ne fait que de l’auto-réalisation prophétique pour enfumer complètement les 99 % d’ignorants. Accéder au divin ? ! Et bien ce divin est plutôt d’essence démoniaque vu les
    drames qu’il provoque. En fait, ce 1 % veut amener les humains là où ils ne veulent pas
    aller car les humains aiment la vie et tout ce qui peut la prolonger. Ce 1 % est d’essence
    mortifère ce qui explique qu’il gouverne par le chaos et la destruction. A chaque fois
    que l’humanité progresse en connaissances scientifiques qui expliquent les réalités
    universelles… que fait ce 1 % ? : il provoque des crises et des guerres pour freiner voire
    stopper l’épanouissement des humains ! Ce n’est pas pour rien que nos maîtres pactisent
    avec ce qu’il y a de plus repoussant que sont tous les mouvements intégristes et fanatiques
    tout en promouvant les plus bas instincts au travers des médias qu’il contrôle.

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  • C Balogh // 30.08.2014 à 10h06

    https://www.facebook.com/video.php?v=510901865703116

    Dupontel:”l’éducation c’est la méfiance des régles”

    “Tout est fait pour que l’individu ne se rencontre pas”

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  • madeleine // 30.08.2014 à 10h36

    Article à traduire et partager de toute urgence !In Why they are making an enemy of Russia? we looked at two of the key reasons why the US is making an enemy of Russia, namely the promotion of conflict by the powerful Defense industry lobby in order to keep its order books full, and the value of conjuring up an external enemy as a hate figure for the masses, in order to take the heat off the government. In this article we are going to look at what is arguably an even bigger reason, that was largely omitted in the earlier article, which is that Russia, in alliance with China, is threatening to bring an end to the dollar as the global reserve currency, which would mean the end of the American empire.

    We are witness to the greatest struggle of our age – the battle to maintain global dollar hegemony, and with it US economic, military and political dominance of the entire planet – and this struggle is now coming to a head. http://www.clivemaund.com/article.php?art_id=3278&PHPSESSID=858d95f877010a9291c0b959c269ab82

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  • stephp // 30.08.2014 à 14h26

    Un bel exemple, tout frais :
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/08/30/francois-rebsamen-reconnait-l-echec-du-gouvernement-sur-le-chomage_4479265_823448.html

    Le “ministre” reconnaît l’échec du gouvernement sur le chômage MAIS il conclut immédiatement qu’il faut continuer et me accélérer la même politique !!!!!!!!!!!!!!!!!

    « Je reste persuadé que la politique que nous menons est adaptée à la situation économique; il faut être pragmatique, elle va porter ses fruits. C’est long, c’est trop long….C’est vrai, le président de la République en est persuadé, c’est d’ailleurs pour ça qu’il nous demande de booster à travers le pacte de responsabilité et de solidarité.»

    Double pensée, quand tu nous tiens…

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  • jjmomo1 // 30.08.2014 à 17h13

    Dissonance cognitive mais de surcroit tous les biais qu’on peut inventorier par une lecture abordable de Kahnemann (et Tversky) “système 1 système 2, les 2 vitesses de la pensée”, rendent plausibles ces réflexions et permettent de mesurer l’absurdité d’une pensée dominante confrontée à une pensée d’opposition, toutes deux imprégnées des erreurs conceptuelles inévitables. Ces erreurs reposent en partie sur la manipulation “instrumentalisante” d’indicateurs fort inadaptés (par exemple le taux de croissance, le taux de chômage, le déficit extérieur en $ de PIB etc.), mais aussi le défaut de pensée et de réflexion philosophique à partir de concepts vidés de leur sens comme par exemple “Liberté”, “démocratie”, “égalité”, “social” dont s’emparent sans précautions les professionnels du débat politico-médiatique. Pas de quoi être rassuré certes, mais je me souviens que Kahnemann avait attribué à la pensée des experts une valeur proche de celle du hasard. Sur un sujet donné le hasard à 50/50 fait presque aussi bien que l’expert qui tourne à 55/45.
    Conclusion rapide : en dépit des gesticulations et des palabres, notre existence est sujette à un fort aléa dans chaque domaine (travail, économie, réchauffement climatique, technologique). Toutefois les incertiudes semblent bizarrement s’additionner plutôt que se combiner. Le nombre de domaines tangents ne cesse d’augmenter … la crise ? Non ! les crises …

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  • Noam // 30.08.2014 à 17h23

    15 août à Paris.

    Place saint Michel, soutien pour le Dombass, voilà l’interview réalisée lors de la manifestation :
    1 : http://french.ruvr.ru/2014_08_12/Manifestation-pour-le-Donbass-le-15-aout-a-Paris-Partie-1-6108/
    2 : http://french.ruvr.ru/2014_08_13/La-situation-en-Ukraine-par-Andre-Chanclu-Partie-2-9688/

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  • FifiBrind_acier // 30.08.2014 à 18h35

    Il ne faut pas sous estimer “l’effet de groupe” et la peur d’être marginal, et marginalisé.
    Cet effet de groupe annihile toute intelligence.

    Etre dans une “pensée majoritairement admise”, rassure et évite de se poser des questions.
    En sortir, c’est se retrouver généralement seul face à sa conscience, situation pas du tout enviable.

    Ecoutez bien ces quelques minutes de Michel Rocard, expliquant que la France, jusqu’en 1974 se finançait à 0% auprès de la Banque de France.

    Pourquoi avoir accepté cette loi bancaire, reprise dans le TFUE par l’article 123?
    Parce que c’était la mode…, le courant dominant.
    Tenons- nous chaud les uns , les autres, et n’allons surtout pas devenir minoritaires, suivons “la mode”.

    https://www.youtube.com/watch?v=4TB85XwzqZk&feature=youtu.be

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  • NeverMore // 30.08.2014 à 20h26

    C’est Poutine qui a armé Oussama Ben Laden
    C’ets Poutine qui a armé les Talibans
    C’ets Poutine qui a fourni les armes de destruction massives à Saddam
    C’est Poutine qui a détruit la Lybie
    C’ets Poutine qui a fourni et répandu le gaz Sarin en Syrie
    C’est Poutine qui a armé les islamistes du Mali er de la RCA
    C’est Poutine qui fournit la bombeà l’Iran
    C’est Poutine qui maintien le blocus et fomente les atttaques de Gaza
    C’est Poutine qui empêche de fermer Guantanamo
    C’est Poutine qui a créé les évènements de Ferguson
    C’est Poutine qui a donné personnellement l’ordre de tuer plus de 2000 indésirables au moyen de drônes
    Etc …

    Poutine mérite vraiment le prix Nobel de la paix.

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  • Hellebora // 31.08.2014 à 22h30

    Le constat pessimiste sur la France que dresse Paul Krugman : http://www.source.ly/10VyS#.VAOE3fl_vTo

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