Suite de l’interview d’Emmanuel Todd…

[Olivier Berruyer] Vous dites « La France ne peut finalement pas contrôler l’Allemagne » : n’y a-t-il rien à faire ou est-ce à quelqu’un d’autre de le faire ?

[Emmanuel Todd] C’est à quelqu’un d’autre de le faire. La dernière fois, cette tâche est revenue aux Américains et aux Russes. Il faut admettre que le « système Allemagne » est capable de générer une énergie prodigieuse. En historien et en anthropologue, je pourrais dire la même chose du Japon, de la Suède ou de la culture juive, basque ou catalane. C’est un fait : certaines cultures sont comme ça. La France a d’autres qualités.

Elle a produit les idées d’égalité, de liberté, un art de vivre qui fascine la planète, et elle fait désormais plus d’enfants que ses voisins, tout en restant un pays avancé sur le plan intellectuel et technologique. Il est probable qu’au final, si on devait réellement juger, on devrait admettre que la France a une vision plus équilibrée et satisfaisante de la vie. Mais il ne s’agit pas ici de métaphysique ou de morale : nous parlons de rapports de force internationaux. Si un pays se spécialise dans l’industrie ou la guerre, il faut en tenir compte et voir comment cette spécialisation économique, technologique et de puissance est contrôlable.

Quel est le second pays dans la dénégation ?

Les États-Unis. La dénégation américaine avait été formalisée au premier stade de l’émancipation de l’Allemagne, lors de la guerre d’Irak en 2003 et de l’association Schröder-Chirac-Poutine ; certains stratèges américains avaient alors dit : « Il faut punir la France, oublier [ce qu’a fait] l’Allemagne et pardonner à la Russie ». (« Punish France, forget Germany, forgive Russia »). Pourquoi ? Parce que la clé du contrôle de l’Europe par les États-Unis, héritage de la victoire de 1945, c’est le contrôle de l’Allemagne. Acter l’émancipation allemande de 2003, cela aurait été acter le début de la dissolution de l’empire américain. Cette stratégie de l’autruche s’est installée, calcifiée et semble aujourd’hui interdire aux Américains une vision correcte de l’émergence allemande, nouvelle menace pour eux, selon moi beaucoup plus dangereuse à terme pour l’intégrité de l’empire que la Russie, extérieure à l’empire.

L’Allemagne joue un rôle complexe, ambivalent mais moteur dans la crise : souvent, la nation allemande apparaît comme pacifiste, et l’Europe, sous contrôle allemand, agressive. Ou l’inverse. L’Allemagne a désormais deux chapeaux : l’Europe est Allemagne et l’Allemagne est Europe. Elle peut donc parler à plusieurs voix. Quand on connaît l’instabilité psychique qui caractérise historiquement la politique extérieure allemande, et sa bipolarité, au sens psychiatrique, dans son rapport avec la Russie, c’est assez inquiétant. Je suis conscient de parler durement mais l’Europe est au bord de la guerre avec la Russie, et nous n’avons plus le temps d’être courtois et lisses. Des populations de langue, de culture et d’identité russes sont attaquées en Ukraine orientale avec l’approbation, le soutien, et sans doute déjà les armes de l’Union européenne. Je pense que les Russes savent qu’ils sont en fait en guerre avec l’Allemagne. Leur silence sur ce point n’est pas, comme dans les cas français et américain, un refus de voir la réalité. C’est de la bonne diplomatie. Ils ont besoin de temps. Leur self-control, leur professionnalisme, comme diraient Poutine ou Lavrov, forcent l’admiration.

Jusqu’à présent, dans cette crise, la stratégie des Américains a été de courir derrière les Allemands, pour que l’on ne voie pas qu’ils ne contrôlaient plus la situation européenne. Cette Amérique, qui ne contrôle plus mais doit approuver les aventures régionales de ses vassaux, est devenue un problème, le problème géopolitique n° 1. En Irak, l’Amérique doit déjà coopérer avec l’Iran, son ennemi stratégique, pour faire face aux djihadistes subventionnés par l’Arabie Saoudite. L’Arabie Saoudite a, comme l’Allemagne, le statut d’allié majeur ; sa trahison ne doit donc pas être actée… En Asie, les Coréens du Sud, par ressentiment envers les Japonais, commencent à fricoter avec les Chinois, rivaux stratégiques des Américains. Partout, et pas seulement en Europe, le système américain se fissure, se délite, ou pire.

La puissance et l’hégémonie allemande en Europe méritent donc une analyse, dans une perspective dynamique. Il faut explorer, projeter, prévoir pour s’orienter dans le monde qui est en train de naître. Il faut accepter de voir ce monde comme le voit l’école réaliste stratégique, celle de Henry Kissinger par exemple, c’est-à-dire sans se poser la question des valeurs politiques : de purs rapports de force entre des systèmes nationaux. Si l’on réfléchit ainsi, on constate que la Russie n’est pas le problème du futur, que la Chine n’est pas encore grand-chose en termes de puissance militaire. Dans notre monde économique globalisé, nous pouvons pressentir l’émergence d’un nouveau face-à-face entre deux grands systèmes : la nation-continent américaine et ce nouvel empire allemand, un empire économico-politique que les gens continuent d’appeler « Europe » par habitude. Il est intéressant d’évaluer le rapport de force potentiel entre les deux.

Nous ne savons pas comment finira la crise ukrainienne. Mais nous devons faire l’effort de nous projeter après cette crise. Le plus intéressant est d’essayer d’imaginer ce que produirait une victoire de « l’Occident ». Et nous arrivons ainsi à quelque chose d’étonnant : si la Russie craquait, ou seulement cédait, la disproportion des forces démographiques et industrielles entre le système allemand, élargi à l’Ukraine, et les États-Unis conduirait vraisemblablement à un basculement du centre de gravité de l’Occident et à l’effondrement du système américain. Ce que les Américains devraient le plus redouter, aujourd’hui, c’est l’effondrement de la Russie. Mais l’une des caractéristiques de la situation, c’est que les acteurs sont incompétents et très peu conscients de ce qu’ils font. Je ne parle pas seulement d’Obama, qui ne comprend rien à l’Europe. Il est né à Hawaï, a vécu en Indonésie : seule la zone Pacifique existe pour lui.

Mais les géopoliticiens américains classiques, de tradition « européenne », sont également dépassés. Je pense en particulier à Zbigniew Brzezinski, désormais âgé, mais qui reste le théoricien du contrôle de l’Eurasie par les États-Unis. Obsédé par la Russie, il n’a pas vu venir l’Allemagne. Il n’a pas vu que la puissance militaire américaine, en élargissant l’Otan jusqu’aux pays baltes, à la Pologne et aux autres anciennes démocraties populaires, taillait un empire à l’Allemagne, économique dans un premier temps, mais déjà politique aujourd’hui. L’Allemagne commence à s’entendre avec la Chine, l’autre grand exportateur mondial. Se souvient-on à Washington que l’Allemagne des années trente a longtemps hésité entre l’alliance chinoise et l’alliance japonaise et que Hitler avait commencé par armer Tchang Kaï-chek et former son armée ? L’élargissement de l’OTAN à l’Est pourrait finalement réaliser une version B du cauchemar de Brzezinski : une réunification de l’Eurasie indépendamment des États-Unis. Fidèle à ses origines polonaises, il craignait une Eurasie sous contrôle russe. Il court le risque d’être enregistré dans l’Histoire comme l’un de ces Polonais absurdes qui, par haine de la Russie, ont assuré la grandeur de l’Allemagne.

Comme vous me l’avez demandé, je vous propose d’analyser les graphiques suivants, comparant aux États-Unis une Europe germanocentrée :

Ce que montrent ces graphiques, c’est cette supériorité industrielle potentielle de l’Europe. Certes l’Europe allemande est hétérogène et intrinsèquement fragile, potentiellement instable, mais le mécanisme en cours de hiérarchisation des populations commence à définir une structure de domination cohérente et parfois efficace. La puissance allemande récente s’est construite par la mise au travail capitaliste des populations anciennement communistes. C’est peut-être une chose dont les Allemands eux-mêmes ne sont sans doute pas assez conscients et ce serait peut-être là leur véritable fragilité : la dynamique de l’économie allemande n’est pas seulement allemande. Une partie du succès de nos voisins d’outre-Rhin vient du fait que les communistes s’intéressaient beaucoup à l’éducation. Ils ont laissé derrière eux non seulement des systèmes industriels obsolètes, mais également des populations supérieurement éduquées.

Comparer la situation éducative de la Pologne en Europe avant la guerre avec celle d’aujourd’hui, bien meilleure, c’est admettre qu’elle doit une partie de sa bonne tenue économique actuelle au communisme, pire peut-être, à la Russie. Nous verrons dans quel état la gestion allemande laissera la Pologne. Reste que l’Allemagne s’est de fait substituée à la Russie en tant que puissance contrôlant l’Est européen et a réussi à en faire une force. La Russie, elle, avait été affaiblie par son contrôle des démocraties populaires, le coût militaire n’étant pas compensé par le gain économique. Grâce aux États-Unis, le coût du contrôle militaire est pour l’Allemagne proche de zéro.

[À suivre ici]

Interview réalisée pour le site www.les-crises.fr, librement reproductible dans un cadre non commercial (comme le reste des articles du site, cf. Licence Creative Commons).

189 réponses à Les acteurs sont incompétents et très peu conscients de ce qu’ils font, par Emmanuel Todd (2)

  1. Jay SWD Le 02 septembre 2014 à 04h01
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    Classer la France en “servitude volontaire”,pour féroce que ce soit,est d’une justesse rare…….
    Le salmigondis de VallSSHollandeKozy prend un tout autre tour une fois cette notion adoptée.


    • Wen Le 02 septembre 2014 à 08h29
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      La tristesse de l’état présent en ce qui concerne notamment le bon sens et le libre-arbitre est que l’on en est rendu à se faire traiter de raciste ou de “phobe” de quelque chose quand il ne s’agit pourtant de ne dénoncer que des impérialismes. La tolérance, ce dogme fallacieux et hypocrite, a servi de propédeutique à l’extension de la psychologie de la soumission, voire de la collaboration. L’Allemagne fait la guerre à la chinoise désormais, et l’aspiration des populations européennes en surplus qui sont comme des masses dévorées par la bête industrielle de la Ruhr, est typiquement analogue au mécanisme de STO appliqué à l’Europe entière durant la seconde guerre mondiale, et ce n’est pas une exagération !


    • Michel LONCIN Le 02 septembre 2014 à 09h14
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      On a parlé “savoureusement” de “Merkozysme” … On peut y ajouter le “Merkollande” !!! “Ozysme” et “Ollande” représentant bien entendu cette “France” prosternée devant l’Allemagne !!!


    • Le serf Le 02 septembre 2014 à 16h45
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      Quelle ironie de constater que tous les efforts américains pour former nos Young Leaders français à la servitude volontaire profitent au quatrième Reich, comme l’OTAN lui profite.


  2. Thomas Le 02 septembre 2014 à 04h26
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    Intéressant mais cela blanchit l’Oncle Sam très vite à mon goût et exclut la Russie… Aberrant puisque la richesse allemande doit sa réussite au gaz russe en grande partie, d’autant plus avec le retrait du nucléaire. A suivre.


    • languedoc 30 Le 02 septembre 2014 à 18h25
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      En effet, que devient la Russie dans cette histoire, elle est un peu grosse pour qu’on la passe par pertes et profits? L’Europe de Brest à Vladivostok pour faire contrepoids à l’empire américain, c’était la bonne solution pour le continent européen, enfin unifié. J’avoue que cette Europe Allemande que nous décrit Todd me fait flipper. Si c’est pour tomber de Charybde en Scylla, autant rester comme nous sommes. Todd à une imagination débordante, mais pas que, c’est bien ce qui m’inquiète.


      • O FJ Le 02 septembre 2014 à 18h55
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        Si l’UE éclate, l’empire allemand éclate !


  3. Serge Le 02 septembre 2014 à 04h28
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    Intéressant .A rappeler qu’avant que les EU ne mettent la main sur la partie ouest de l’Allemagne ,celle-ci était non seulement la 1° puissance industrielle ,mais aussi la 1° dans les sciences dures ,juste devant la France la GB et l’Italie .Ceci,depuis Gauss et la création de l’université de Göttingen .
    Intéressez vous à la volonté de puissance de la science allemande ,en lien avec la volonté de puissance politique ,à la fin du 19° et au début du 20° siècle (Hilbert versus Poincaré,la vie et les convictions patriotiques de Max Planck etc …)


    • Wen Le 02 septembre 2014 à 10h19
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      J’ai presque envie de dire que la culture suit un destin corrélatif à celui de la puissance politique. Tant que la France a porté le flambeau, on va dire de Richelieu à Napoléon, et tant qu’elle fut la puissance continentale majeure, la culture a été française, puis, suivant cette logique, elle est devenue allemande, puis enfin américaine, comme si l’histoire de l’Occident pouvait se réduire à un perpétuel passage de relais de la puissance déclinante à la puissance montante, chacune de ces puissances n’étant plus à considérer que comme une des phases vitales successives d’un même organisme, en l’occurrence l’Occident indivis en dépit des apparences !


      • chios Le 02 septembre 2014 à 15h01
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        Et la suite, comment la voyez-vous?
        Le “flambeau”, je veux dire?


        • pikpuss Le 02 septembre 2014 à 15h11
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          Je dirais que ça s’est arrêté à Louis XIV et encore la terrible famine de 1712 a affaibli le Royaume.( 2 millions de morts tout de même… ) Louis XV, un jouisseur, incapable d’anticiper les événements, entourés d’escrocs ( déjà anglais ), Louis XVI, un incompétent qui n’a pas compris les changements de son époque et qui en a perdu la tête, Napoléon un chef de guerre qui nous a mis en guerre pendant 25 ans et qui a épuisé le pays. Les Anglais, déjà ont bien su utiliser nos faiblesses, puis les Allemands plus tard. Et notre faiblesse peut-être résumée par un mot : division ! Il n’y a jamais eu d’osmose entre le peuple de France et ses élites sauf dans les tranchées de 14. ( une escroquerie de plus ) Depuis la guerre de cent ans, ça n’a été que trahison sur trahison des élites ( ou d’une partie des élites ) envers un peuple qu’elles ont toujours méprisé.


          • anacyclique Le 02 septembre 2014 à 22h40
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            Pikpuss dit : “Depuis la guerre de cent ans, ça n’a été que trahison sur trahison des élites ( ou d’une partie des élites ) envers un peuple qu’elles ont toujours méprisé”, c’est hélas vrai. Les Français aiment leur pays, les élites s’en foutent, ce qui explique que de temps en temps on sort les fourches. J’espère que je serais vivant au prochain coup !


            • Pic et Puce Le 03 septembre 2014 à 00h12
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              J’avais oublié de mentionner les atrocités commises sous le règne de Louis XIV dans le Palatinat, massacre célébré par une médaille. Les Allemands doivent-ils nous en vouloir pour les horreurs commises à Heidelberg ? Ou en vouloir aux élites militaires françaises de cette époque ?


  4. perceval78 Le 02 septembre 2014 à 04h35
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    Ce mec la c’est un genie grave …. whaaoooo ….merci olivier pour cet excellent article … encore … encore …


    • perceval78 Le 02 septembre 2014 à 04h50
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    • C Balogh Le 02 septembre 2014 à 09h18
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      Bonjour pour ma part un “génie” qui soutient les journaux sans savoir ce qu’il y a dedans, qui lit deux journaux sans savoir pourquoi n’est pas un génie.
      E.T est sans aucun doute très cultivé, cela ne fait de rien en lui “un génie”.


    • R.C. Le 03 septembre 2014 à 15h13
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      Ho là,… ho là… ! Tout doux, ami Perceval… Ne nous emballons pas ! Todd a certes une vision intéressante des choses qui tranche singulièrement avec le vide béantissime de nos élites auto-proclamées et auto-encensées.

      Cependant il me semble qu’il a parfois une vision un peu binaire (voire manichéenne des choses). La réalité complexe de notre monde devrait plutôt être vue au travers d’un vecteur à n dimensions.

      Pour ma part, je suis également un peu gêné qu’il ne voie d’alternative à la fuite que les usa ou la Russie. Pourquoi ne pas se réfugier dans une Amérique du sud, nettement plus proche de nos valeurs et de nos habitus de gallo-romains ?

      Georges Bernanos était parti au Brésil, lorsqu’il a fui l’avancée des Teutons !
      En ce qui me concerne, même si je maîtrise bien mieux la langue de Shakespeare (qui n’a rien à voir avec l’idiome des farmers du middle west) que celle de Cervantes, c’est en Argentine que j’irais me réfugier. Pas chez Mac Donald’s, Mickey ou Oualt Disnet…


  5. Louis Le 02 septembre 2014 à 06h30
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    Il faut pas non plus prendre ce que dit Todd pour la vérité absolue. Quelque soit la personne qui s’exprime, elle peut toujours produire une analyse faussée donc même si c’est quelqu’un de connu il faut toujours garder un petit sens critique.

    Petit rappel : Todd c’était quand même le gars qui nous annonçait l’ “Hollandisme révolutionnaire” et l’enterrement du Front National. Il s’en est même excusé plus tard.

    Donc il faut toujours relativiser ce qui est dit. Dans ce contexte je ne suis pas sûr d’être d’accord avec Todd sur cette idée de “grande Allemagne”. Si économiquement l’Allemagne a depuis pas mal de temps mis l’UE à son service, en terme de politique étrangère je la sens beaucoup plus brouillonne.

    De fait l’Allemagne a cet avantage sur les États Unis d’être implantée géographiquement au milieu de l’Europe donc c’est elle et pas les États Unis qui a tous les moyens d’étendre son influence sur les pays voisins. Mais de là à voir une politique étrangère allemande intelligente et cohérente? Au vu des déclarations contradictoires qui fusent en tout sens c’est plutôt le chaos de mon point de vue. Dans toute cette affaire je vois surtout :

    De 1 un amateurisme absolu dans le traitement de l’Ukraine par les pays occidentaux, États Unis inclus. Aucune considération préalable que ce soit au niveau historique, politique ou ethnique. On a simplement joué avec quelque chose que nous ne comprenions pas.

    De 2 un revanchisme des Pays baltes et de la Pologne qui multiplient les déclarations bellicistes, obnubilés par le spectre de l’URSS.

    De 3 un besoin de l’OTAN de réactiver le vieil ennemi Russe pour justifier son existence qui n’a plus lieu d’être.

    Au final seul le gouvernement Russe semble garder la tête froide et faire preuve de professionnalisme même s’il joue bien évidemment lui aussi un trouble jeu.


    • bizbee Le 02 septembre 2014 à 12h57
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      “De 2 un revanchisme des Pays baltes et de la Pologne qui multiplient les déclarations bellicistes, obnubilés par le spectre de l’URSS.”

      Pour éclairer ce fait, il faut préciser qu’une large part de ce revanchisme n’est plus spécifiquement “polonais” mais qu’il est entretenu par la “polonia”. C’est à dire ces enfants de l’émigration polonaise au US, que l’on peut qualifier sans équivoque d’ultra-conservative: vivant aux US, ces anciens polonais voudrait retrouver la Pologne d’avant à chaque fois qu’ils rentrent aux pays, et en cela l’empêche d’évoluer (ils votent en masse et Chicago est toujours la ville où l’on trouve le plus de polonais aux monde).

      Ainsi, en Pologne, mis à part les hooligans attardés (qui font certes bcp parlé d’eux) et les conservateurs religieux de radio-maria, une grande partie de la population souhaite aller de l’avant et tourner la page avec les crimes du communisme.

      Par contre, jusqu’à très récemment, ils ont politiquement toujours choisis les Etats-Unis plutôt que l’Europe, même si économiquement l’allemagne y implantait ses usines… Ce qui fausse partiellement l’analyse de E.T.
      Maintenant c’est vrai que c’est en train de changer, en témoigne le choix de Donald Tusk comme président du conseil européen.

      Mais de manière générale, l’opposition Allemagne – USA, telle que présenté par E.T. présente beaucoup d’incohérences. Je pense que c’est une erreur de projeter un rapport de force bipolaire.


  6. Fabrice Le 02 septembre 2014 à 07h01
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    Olivier j’ai un peu de mal à croire que l’étude d’eurostats soit nation Américaine contre Empire Allemand, le biais me semble assez douteux. peut on savoir le titre exact des études mises en exergue ?


  7. Thalie54 Le 02 septembre 2014 à 07h08
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    Bonjour,
    Bien que je vous trouve un peu dur dans votre jugement, j’en partage une grande partie. Le parti-pris excessif de Todd sape la justesse de certaines de ses analyses.


  8. Nocontent Le 02 septembre 2014 à 07h31
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    Dans ce monde d’incompétents ,un peu de rêve
    L’occident avait un plan : neutraliser la Russie en plaçant par un coup d’état un gouvernement à sa botte en Ukraine, privant celle-ci de son débouché maritime militaire mais aussi en prenant le contrôle de la production de gaz de schistes et de l’exploitation du gaz et pétrole se trouvant sous le plateau marin attenant à la Crimée pour alimenter l’Europe et ainsi se passer de la Russie.
    Mais depuis, le gaz a voyagé dans les tuyaux et les nouvelles qui nous viennent du front de l’Est (Je n’ai pas pu m’ empêcher de la faire ) me font conclure à une future (allez j’ose encore, on est bientôt en hiver) Bérézina de Kiev .
    Se pose donc la question suivante, comment aider Kiev si la situation continue de se dégrader sans entraîner une escalade militaire de part et d’autre et déboucher sur un conflit majeur, on ne peut pas dans un cas aussi grave que celui là, la Russie coupera le gaz à L’Europe qui, déjà au bord de la récession s’écoulera totalement.
    On ajoute à cela un surplus conséquent d’endettement pour l’effort de guerre et l’on atteindra de nouveaux sommets vertigineux pour le bonheur des banques US, je vous fait grâce de toutes les autres misères.
    Alors que faire? Prendre des sanctions, de la communication pour le peuple, la demande des nouvelles bases militaires réclamées par les pays Baltes et la Pologne! uniquement utiles si l’Occident prévoie une agression de la Russie dans l’avenir mais de nouveau on rentre dans l’escalade, très intéressant pour ces pays économiquement (création de nouvelles infrastructures, plus GI dépensants leur soldes).
    Mais surtout les nazis de kiev vont avoir besoin de gaz, ils se serviront sur les quantités prévues pour l’Ouest, ils peuvent même exercer un chantage, on coupe le gaz si vous ne répondez pas à nos demandes.
    Donc on n’aurait pas de solutions; j’ai fait un rêve (quelqu’un l’a déjà dit dans le passé) l’Occident se rendant compte avec énormément d’amertume que le plan a échoué, il faut maintenant en sortir proprement .
    La 1ere condition et de désavouer Kiev le moment venu, on sortirait les conclusions du rapport
    MH17 qui vraies ou fausses accableraient les nazis Ukrainiens, un avion de chasse tirant sur un avion de ligne c’est tout ce qu’il faudrait pour que L’UE rompre ses relation avec ces salauds!
    La 2ème c’est de laisser l’armée de Nouvelle Russie, quitte à laisser rentrer quelques volontaires Russes pour assurer les arrières, prendre le contrôle du réseau de distribution du gaz pour l’Europe de Dniepropetrovsk afin d’assurer l’approvisionnement, bien sur après accords sur des intérêts réciproques.
    Mon rêve me plaît bien, j’aimerai avec toute humilité le partager avec les 28 chefs d’états Européens plutôt que d’entrer dans leurs cauchemars.
    Mais bon pour le moment …..


  9. lon Le 02 septembre 2014 à 08h01
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    En tout cas on ne peut pas reprocher à Todd le manque d’originalité de sa pensée. La partie 1 hier m’avait laissé perplexe, celle-là me laisse sans voix . Il a raison dans les faits, c’est son interprétation qui fait débat . J’ai toujours pensé qu’entre choisir entre “l’Europe” et son hinterland à l’est l’Allemagne choisirait l’est , mais pas aux dépends de la Russie . Il y a peut-être des mouvements historiques récurrents et inévitables…
    Un lien avec des chiffres
    http://www.germania.diplo.de/contentblob/3839412/Daten/3093892/2013winter.pdf
    Où l’on voit que peut-être l’investissement allemand en Russie n’est pas si important qu’on croit .


  10. C Balogh Le 02 septembre 2014 à 08h06
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    Bonjour
    Excusez mon ignorance mais que veut dire Todd avec ça:”la nation-continent américaine et ce nouvel empire allemand, un empire économico-politique que les gens continuent d’appeler « Europe » par habitude.”
    Personne n’appelle l’Allemagne l’Europe ou bien j’ai dû rester sur le quai de la gare…….
    Parfois, j’ai lm’impression que Tood a la même haine de la France que nos “gouvernants”
    Je remets ici un lien de la Tribune qui prouve que la France est aussi “bonne” que l’Allemagne.
    J’en ai marre de voir mon pays dénigré par Todd, son amour des usa le rend aveugle, ama….

    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20140423trib000826524/croissance-economique-la-france-depasse-l-allemagne-.html

    “Croissance économique : la France dépasse l’Allemagne !”
    Je crains que Tood se serve de sa notoriété popur truquer les cartes…..
    Bon, nous pouvons prendre quelques idées mais quand à gober tout cru les propos de Todd, c’est une autre Histoire.


    • perceval78 Le 02 septembre 2014 à 09h27
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      je comprends ou tu veux en venir @pikpuss et je ne te convaincrais pas, mais pour moi Emmanuel Todd c’est la quintessence de l’esprit Français , je comprends que ses théories sur l’Allemagne sont très difficiles a comprendre , il a peut être tort, mais il a eu raison tellement souvent qu’on doit au moins écouter ce qu’il dit, ce n’est pas un perroquet qui répètes la voie de son maitre, c’est un esprit , Autonome, Brillant, qui s’appuie sur des faits, qui est capable de parler 3h sans note et qui articule une pensée , un vrai intellectuel, c’est justement ce qui nous manque !!!


      • Roses de Left Le 02 septembre 2014 à 10h11
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        A ceux qui refusent de croire a “l’Europe allemande”, il suffit juste d’ecouter de tres loin
        (fermer TV, quelques heures de FrCul) le “softpower”.
        Apres 2 annees de propagande proeuropeenne (l’Europe par ci, par la, la CE
        dit ceci ou cela) aujourd’hui c’est les ETATS UNIS D’EUROPE et Merkel ci
        Merkel la avec des technocrates bien places venant de pays qu’elle domine
        politiquement et economiquement ( D. Tusk en est le magnifique exemple)
        Sur un site canadien est paru un article traitant des 3 plans d’invasion allemande
        en 1914…. prise de conscience?


      • perceval78 Le 02 septembre 2014 à 10h43
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        qu’est ce que tu veux @Balogh je suis un passionné, évidemment que les raisonnements de Todd m’interpellent , évidemment qu’il atténue le rôle de la Perfide Albion et des USA, mais bon c’est Emmanuel Todd, tu me parles d’autres intellectuels, à qui penses tu : Sapir ? Badiou ? Jorion ? Debray ? donne moi des noms, des liens , je ne demande que ça …


          • perceval78 Le 02 septembre 2014 à 14h45
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            Hervé Juvin et Serge Latouche je ne connais pas,je vais donc regarder tes videos avec attention @Balogh.

            Hilliard dit des choses très bien , mais par moments peut décoller dans des délires totalement mystiques, à prendre et à laisser.

            Les colibris : bien sur, mais là on est à un autre niveau , c’est de l’humanisme pur, je prends bien sur.


            • C Balogh Le 02 septembre 2014 à 16h36
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              Pardon, j’ai oublié Larroutourou.
              Il doit y en avoir d’autres, Pierre Lorrain par exemple.

              Autre chose,

              “Coopération» avec l’Allemagne signifie en fait, que face à la Russie, elle doit se plier aux ordres des USA”.
              “là-dessus les citoyens allemands n’ont pas été consultés jusqu’ici. On ne sait pas qui en a connaissance au sein du gouvernement allemand ou dans les cercles politiques allemands.”
              http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=4353


        • pikpuss Le 02 septembre 2014 à 15h46
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          Je connais assez bien le monde germanique et crois moi ces gens ne sont absolument pas nos ennemis. 70 ans après la guerre, se poser la question est tout bonnement incroyable ! Notre problème c’est notre perte totale de souveraineté au profit d’une clique politicienne totalement inféodée aux système de pillage anglo-saxon via le dollar. Quand on regarde tous les coups tordus qui viennent des élites américaines tant financières que militaires, comment peut-on encore se focaliser sur l’Allemagne qui ne fait pas un centième de ce que font les Américains dans le monde entier car ces lascars agissent simultanément sur les 5 continents. On en oublie même que le véritable pouvoir se situe à Bruxelles dominée par des lobby tous voués au pouvoir des multinationales américaines qui placent aux postes clef des personnages qui n’ont jamais été élus ni par les Français ni par les Allemands mais parrainés par des responsables occultes de la finance de Londres et de New York !


          • O FJ Le 02 septembre 2014 à 19h09
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            La BCE a été calquée sur quel modèle, celui de la banque de France ou celui de la Bundesbank ?
            Quels sont les liens, actuels et anciens, entre les industriels allemands et les industriels américains, notamment dans le domaine de la chimie et de l’armement?


    • Wilmotte Karim Le 02 septembre 2014 à 10h13
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      Vous vous plantez et dans des proportions hallucinantes.

      Mais rassurez-vous, Todd a été taxé de soviétophobie (il avait raison), d’anti-américanisme primaire (il avait raison). Aujourd’hui, c’est de germanophobie (et il a…).


      • pikpuss Le 02 septembre 2014 à 16h05
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        J’espère me tromper évidemment…. Je souhaite seulement qu’il n’induise pas les lecteurs en erreur en les orientant vers des cibles qui ne sont pas les bonnes. Lui, en cas de pépin, semble-t-il, il prendra le premier avion vers les USA, ce que ne pourront pas faire chacun de nous. Il vaut donc mieux préserver la paix en Europe et chacun sait bien que pour pérenniser leur pouvoir mondial, les élites américaines, qui ont bien pillé le monde entier avec leur monnaie de singe, ont besoin d’une guerre pour étendre encore davantage leur pouvoir. Nous parlons parfois, comme si nous détenions un quelconque pouvoir mais nous ne sommes pas grand chose mais au moins pouvons nous essayer de comprendre la situation telle qu’elle est, dans l’intérêt de tous.


        • Wilmotte Karim Le 02 septembre 2014 à 21h01
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          Qu’il se trompe est une chose possible (ce qui vaut pour vous aussi).

          Par contre, il me semble avoir montré suffisamment d’honnêteté intellectuel pour qu’on ne le taxe pas de américanophile primaire.


    • Subotai Le 03 septembre 2014 à 12h46
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      Dépassez les noms. Restez sur les concepts.
      Saint Empire Romain Germanique.
      🙂


  11. BA Le 02 septembre 2014 à 08h26
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    Au sujet de l’Allemagne :

    Charles de Gaulle rêvait de construire une Europe des Etats indépendants, une Europe des Etats souverains. En revanche, l’Allemagne rêvait de construire une Europe allemande !

    Entre 1965 et 1969, Charles de Gaulle est de plus en plus violent lorsqu’il parle de l’Allemagne.

    Je recopie un passage de l’historien Eric Roussel, dans son livre « De Gaulle », édition Tempus, tome 2, page 575 :

    A mesure que le temps passe, de Gaulle semble de plus en plus enclin à faire cavalier seul sur le plan international, à aller jusqu’au bout de la logique exposée dans Le Fil de l’épée. Henry Kissinger en a eu la preuve lors d’un dîner à l’Elysée. Ayant demandé au général comment il pensait éviter que l’Allemagne ne domine l’Europe dont il rêvait, il s’est entendu répondre, très calmement : « Par la guerre. » « Il faudra leur rentrer dans la gueule », dira le général peu après à l’amiral Flohic, soucieux d’avoir son avis sur le même sujet.


    • Crapaud Rouge Le 02 septembre 2014 à 08h56
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      « Il faudra leur rentrer dans la gueule » : le propos peut paraître scabreux, mais il n’est pas impossible que l’histoire se répète. Déjà que la haine pour l’Allemagne monte de toute l’Europe latine… Ils me font doucement marrer les gens qui dénigre Todd : même si leurs raisons ne sont pas dénuées de fondement, ils devraient aller s’installer en Grèce. Mais ils n’y pensent pas. Ils ne pensent pas non plus que l’euro a bouleversé les rapports de force entre les nations européennes. Désormais, l’euro est clairement le relais de la politique économique et financière des Allemands. Pas des US.


      • pikpuss Le 02 septembre 2014 à 09h28
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        ça ne tient pas une seconde : la BCE est dirigé par un ancien de Goldman Sachs… qui est le fief de la finance anglo-saxonne. Ce sont eux, et non pas les Allemands qui ont triché et maquillé les comptes de la Grèce pour que celle-ci entre dans la zone Euro… Ce n’est donc pas aussi simple qu’il y paraît. Le troisième Reich est tombé il y a 70 ans après seulement 12 ans d’existence… Les USA font la guerre au monde entier depuis 200 ans… C’est trop facile de s’en prendre à l’Allemagne. Regardons plutôt ce qui ne va pas chez nous en France, avec une élite plus que hyper corrompue !


        • Roses de Left Le 02 septembre 2014 à 10h21
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          Pikpuss : les premieres beneficiares de la “triche” des comptes grecs ont
          ete les entreprises allemendes! celles qui nous font la lecon!
          Quant aux banques francaises qui ont participe a l’affaire, elles sont au pouvoir
          a ce jour (Macron) et nous feront payer leur addition.


          • pikpuss Le 02 septembre 2014 à 15h59
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            Les riches allemands et les riches français ne sont jamais perdants dans cette affaire. Les perdants sont les travailleurs qu’ils soient français, allemands ou grecs. Ces riches, tous munis de divers passeports, doivent bien rigoler de nous voir débattre au sujet de l’Allemagne…


            • Kiwixar Le 02 septembre 2014 à 22h45
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              Je partage l’avis général de Pikpuss sur ce billet :
              – les financiers internationaux richissimes n’ont pas de patrie, à part l’argent, et ça fait bien longtemps qu’ils montent les peuples contre les autres et s’enrichissent avec la guerre
              – les Allemands actuels ne sont pas une menace, surtout avec leurs problèmes démographiques, et ils ne sont pas non plus responsables de la reddition de la France

              On ne peut pas trouver des solutions à la catastrophe nationale en mettant la faute sur les Allemands, ou les Russes, ou même l’UE. Un individu (même journaliste, voir billet précédent) a toujours le choix, une nation aussi. Il est toujours possible de changer de direction, et pour cela il faut commencer par être lucide.


            • jacqueline Le 02 septembre 2014 à 22h58
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              Oui, mais tout le système électoral est fait pour laminer la lucidité du peuple , obligé de choisir le moins pire qu’on lui présente, parmi ceux qui ont le fric et l’appui d’un parti pour mener campagne.

              Je n’appelle pas ça un choix, mais une prise d’otage.

              Je refuse la responsabilité de ce soit disant choix démocratique, sachant que ça fait trente ans qu’on vote pour le moins pire..


            • Nerouiev Le 03 septembre 2014 à 17h29
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              “Les perdants sont les travailleurs qu’ils soient français, allemands ou grecs”
              Je dirais même plus, ce sont les chômeurs.


        • Crapaud Rouge Le 02 septembre 2014 à 19h39
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          Ce sont eux, et non pas les Allemands qui ont triché et maquillé les comptes de la Grèce” : ah bon ? Parce que les Allemands, eux, avaient toutes les raisons d’avoir confiance et de ne rien contrôler eux-mêmes ? GS n’a été que le technicien dans cette histoire. Si les Allemands n’avaient pas voulu que la Grèce fasse son entrée, ils auraient trouvé une profusion d’arguments en fouillant ces comptes de près.


          • pikpuss Le 02 septembre 2014 à 22h02
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            ça se joue entre personnes du même monde… Ce monde n’est ni le vôtre, ni le mien, ni celui des citoyens allemands et français… Regardez donc le pédigré de chaque dirigeant politique, financier… et vous aurez la réponse.


      • Moi Le 02 septembre 2014 à 09h32
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        @Crapaud Rouge: Les Grecs ne veulent pas quitter l’euro, d’ailleurs aucun parti ne le propose vu que ça ferait un flop. Et pour un peu connaître l’Europe latine, pas seulement la France, je peux vous assurer que l’Allemagne y est admirée et non pas haïe. Elle y est, à tort ou à raison, synonyme de “sérieux”.


        • Wilmotte Karim Le 02 septembre 2014 à 10h17
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          En 40 aussi, l’Allemagne était “admirée”.
          Elle était déjà le symbole de l’Ordre contre la chienlit judéo-bolchévique (Front Populaire, etc).


        • Roses de Left Le 02 septembre 2014 à 10h26
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          Moi: Les Grecs ne PEUVENT PAS quitter l’euro parce que leur DETTE EST LIBELLEE
          EN DROIT ANGLAIS;;;;;; la notre en droit francais.
          Si ils passent a la drachme ils seront encore plus endettes.
          Si on passe au franc , nous notre dette interieure est devaluee.


          • Moi Le 02 septembre 2014 à 11h55
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            @Roses de Left: Oui, mais pas uniquement. Les Grecs veulent rester arrimés à l’Europe (soit “les pays riches”) et non pas dériver économiquement vers l’orient. C’est valable aussi pour la politique. A tort ou à raison, pour les Grecs comme pour tous les autres pays de l’Est ou du Sud, l’Europe c’est le sérieux et la fin de la corruption (qui les gangrène depuis toujours). Et ceux qui symbolisent le mieux ce désir c’est l’Allemagne et l’euro.


    • Norton Le 02 septembre 2014 à 13h55
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      De Gaulle rêvait d’une Europe dans laquelle l’avancée française en matière de nucléaire civil et surtout militaire,aurait été une Europe dominée par la diplomatie française…Une Europe des états indépendants,certes,mais dans laquelle l’arsenal nucléaire français aurait permis le reflux de l’OTAN par l’adhésion des autres pays à un système de défense indépendant des États Unis et de leurs intérêts…
      Là encore,c’est l’Allemagne qui a trahis cet espoir,voyant les avantages qu’elle pouvait espérer d’une Europe américaine,qui lui permettait de passer outre la honte de son épopée hitlerienne et de relancer son economie dominatrice…
      Finalement,entre les années 1920 et aujourd’hui,les banquiers de la City et de Wall-Street n’auront cessé de financer officiellement l’Allemagne que pendant trois courtes années,de 1942 à 1945…


      • jacqueline Le 02 septembre 2014 à 14h39
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        Pour des vaincus, les allemands se sont plus que bien “sortis” de leur pays en ruine.

        Je viens de regarder la vidéo sur le Système Octogon et qqun dit : l’argent des USA coulait à flot pour le réarmement de l’ Allemagne.

        La CDU en a détourné une bonne partie, ça a duré d’Adenauer jusqu ‘à Helmut Khol lorsque le scandale des chars a éclaté. Khol y a mis fin , mais a fondé un autre système ( ????)

        On commence à comprendre pourquoi Merkel ne proteste pas trop pour son or disparu..


  12. rectif Le 02 septembre 2014 à 08h37
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    Oui, bien d’accord. Autant les vues de Todd sont intéressantes par leur originalité, autant elles peuvent être parfois exaspérantes par leur naïveté (“Hollandisme révolutionnaire”…).

    Poser les USA en victimes de l’Allemagne ne manque pas de toupet. Il a dû oublier de faire le compte des guerres étatsuniennes directes ou indirectes déclenchées dans le monde ces dernières décennies.

    Par contre il a raison sur le fait que l’Allemagne est une menace pour les USA… mais il pourrait préciser que les USA sont d’abord la principale menace pour eux-mêmes, avec leur oligarchie bancaire décadente qui depuis longtemps a oublié l’économie productive pour ne plus compter que sur l’économie casino et la prédation des richesses étrangères, militairement et médiatiquement assistée.

    Il faudra bien un jour arriver à présenter l’histoire du vingtième siècle sous un jour un peu plus objectif que celui imposé par les USA depuis la “libération” : à savoir une lutte permanente des empires britannique, puis américain, pour casser la puissance allemande par tous les moyens, y compris le massacre de millions d’innocents. Je recommande chaudement le livre de l’américain (vivant en Allemagne) William Engdahl à ce sujet :

    http://www.editionsjcgodefroy.fr/collection.php?id=14&id_ouvrage=85


  13. isidore Le 02 septembre 2014 à 08h43
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    Le constat est exact mais partiel .
    Cette puissance économique Allemande reste économique ,et non seulement alimentée par du gaz Russe , mais absente dans les techniques de pointe , celles qui ont une incidence militaire .
    La science Allemande n’est plus ce qu’elle était avant le nazisme .
    Par contre dans les techniques de pointes nous ( Français ), nous y sommes . Les déboires ( étranges d’ailleurs ) de galileo , du futur GPS Européen , sont transitoires . En informatique et en Chimie nous ne sommes bridés que par de curieux choix politiques , en rapport je pense avec cette servitude volontaire , à mon avis pas par rapport à l’Allemagne mais par rapport à l’Atlantisme . En résumé notre potentiel politique à nous est intact nous sommes sur les starting block partout où celà est nécessaire , notre dette n’est pas entiérement injustifiée quoiqu’elle nécessite quelques réglages .
    Je ne crois pas que Brzezinsky soit gateux , l’Allemagne reste sous controle US , politiquement , militairement et la France aussi . Les attaques contre les dettes Européennes dont la France était menacée , ne venaient pas d’Allemagne mais des US . La servitude actuelle n’est pas vis à vis de l’Allemagne mais de la finance d’outre Atlantique . La preuve par 9 c’est le sort d’Alsthom .

    Ce qui est en jeu actuellement avec l’Ukraine , c’est de couper l’Allemagne du gaz Russe d’une part , de l’autonomie politique et militaire Française d’autre part , de fàçon à perpétuer une domination Américaine , plus contraignante à l’égard de l’Europe , parce ce que régressant au niveau mondial .

    La conséquence de cela est le maintien hégémonique d’une certaine élite malgré ses déboires ,
    l’illusion d’un gouvernement mondial . A nous de faire le choix ou nous y subordonner ( l’Europe ) comme supplétif aux carences US ou nous en affranchir pour un monde multiple avec abscence d’un leadership , mais contrat de non agression réciproque . Un traité de Westphalie au niveau mondial . Il faut à mon avis admettre que les autres civilisations ont d’autres élites qui peuvent nous enrichir culturellement . L’esprit séparé du corps , un Dieu désincarné , tout puissant et ombrageux , n’est peut étre pas la meilleure option .


  14. C Balogh Le 02 septembre 2014 à 08h51
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    Todd si je ne m’abuse lit deux journaux dont un est le Guardian et ceci conmme il le dit tous les matins et……………sans même savoir pourquoi(oups)
    https://www.youtube.com/watch?v=UW-oGiuFun8 à 1:59
    Ce que dit Dedefenda du Guardian:
    “, nous ajouterons cette conclusion de l’éditorial du Guardian du 30 août 2014. On y voit que ce journal, gobant absolument toutes les non-vérités dispensées au sein du bloc BAO, et par lui-même d’ailleurs (malgré tel ou tel de ses reportages disant le contraire), – après avoir goûté pourtant ce que vaut la vérité-Système durant l’épisode Snowden-Greenwald, – le Guardian conclut à la même puissance géniale de Poutine en terminant par cette grotesquerie de se demander à quoi sert cette maestria tactique (de Poutine) puisqu’elle renforce le pouvoir-guignol de Kiev dans son opposition à Poutine et l’éloigne d’un arrangement… Le Guardian, absolument aveugle à la signification de la désintégration de l’armée ukrainienne, de la dissolution de la situation de l’équipe-guignol et de toutes les structures en carton-pâte mises en place à Kiev sous l’égide du bloc BAO, comme si les avancées victorieuses de l’armée du Donbass mises à son compte mettait Poutine aux abois en durcissant la position de “négociation” de Kiev. ”
    http://www.dedefensa.org/article-machiavel-le-fou_ou_machiavel-le-g_nie__01_09_2014.html


    • perceval78 Le 02 septembre 2014 à 09h21
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      Salut @Balogh, l’autre journal que lis Todd c’est The Telegraph , droite reactionnaire anglaise, Guardian , centre gauche anglais.Mais on juge pas quelqu’un sur ce qu’il lit mais sur l’analyse qu’il en fait . Combien de personnes respectables lisent le monde en France et pourtant le monde est devenu un journal collaborationniste, n’ayons pas peur des mots …

      Pour info le telegraph d’hier: Poutine avertit l’europe
      =
      http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/ukraine/11069070/I-can-take-Kiev-in-two-weeks-Vladimir-Putin-warns-European-leaders.html
      =
      Pour info le figaro d’hier : Poutine et le retour des rapports de force
      =
      http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2014/09/02/31002-20140902ARTFIG00031-conflit-ukrainien-vladimir-poutine-le-retour-des-rapports-de-force-en-europe.php
      =
      Pour info The Guardian d’hier : l’OTAN pret a intervenir
      =
      http://www.theguardian.com/world/2014/sep/01/nato-high-readiness-spearhead-force-counter-russian-threat
      =


    • Crapaud Rouge Le 02 septembre 2014 à 13h08
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      @C Balogh : vous oubliez que ET lit aussi des stats, beaucoup de stats, en particulier celles qui n’intéressent que les démographes. A ma connaissance, il est seul sur le Net à avoir mis en évidence le redressement de la Russie depuis l’arrivée de Poutine. Avec lui, on découvre que l’évolution du taux de mortalité infantile, par exemple, est un thermomètre bien plus juste sur l’état de santé d’une nation que tous les bilans économiques.


    • chios Le 02 septembre 2014 à 15h27
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      Vous lisez le telegraph ET le guardian, vous avez un large éventail d’opinons, mais seulement sur le long terme.
      Chacun de ces deux journaux ont des journalistes, qui, de temps en temps présentent des opinions hétérodoxes par rapport à leur propre ligne.
      Faites la même chose en France, ???, je n’en sais rien.

      La grande bretagne garde une nostalgie de la “presse libre”, ea la célèbre BBC…, ça laisse des traces.


  15. Michel Roissy Le 02 septembre 2014 à 08h52
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    Je dois également dire que le premier article m’avait un peu laissé perplexe… j’attendais la suite.

    Hélas, ça tombe dans une parano anti-germanique dont (s’il ne faut pas exclure une certaine volonté hégémonique) l’auteur se sert pour exonérer les USA de quasiment toute responsabilité dans la crise présente.

    C’est oublier un peu vite toutes les manœuvres clairement américaines (certes aidées par l’Allemagne qui retrouve ainsi les conditions de l’expansion vers l’est chère à l’oncle Adolph) depuis des années pour passer le nœud coulant de l’Otan autours du cou de la Russie.


  16. Moi Le 02 septembre 2014 à 09h21
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    Todd délire. Le “Hollandisme révolutionnaire” ne lui a pas suffit. Ni le printemps arabe, dans lequel il a vu un mouvement progressiste alors qu’il s’agissait d’une lame de fond islamiste (des élections libres donneraient les islamistes gagnants partout, du Maroc au Pakistan).
    Il faut s’en tenir aux faits et regarder l’évolution des bases militaires américaines (et donc des gouvernements sous influence directe des USA). C’est là qu’on voit que sa théorie du déclin américain ne tient absolument pas la route. Et puis, parler de “Empire” allemand, même avec des guillemets, c’est du grand n’importe quoi. L’Allemagne, tout comme le Japon, est toujours “occupée” par des troupes étrangères!!! (et là, les guillemets à “occupée” sont presque dispensables)
    Il a eu une fois du bol il y a longtemps avec sa prédiction de la chute de l’URSS et depuis il s’imagine avoir trouvé la martingale théorique qui explique l’évolution de toutes les nations.


    • Crapaud Rouge Le 02 septembre 2014 à 13h18
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      C’est là qu’on voit que sa théorie du déclin américain ne tient absolument pas la route” : mouaih, sauf qu’il a prévu la chute de l’URSS en 1976, 13 ans avant la chute du Mur.

      le printemps arabe, dans lequel il a vu un mouvement progressiste alors qu’il s’agissait d’une lame de fond islamiste” : l’un empêche pas l’autre. Comme il le dit d’ailleurs dans une interview, les mouvements progressistes suscitent des mouvements réac. Le long terme lui donnera raison.

      sa théorie du déclin américain ne tient absolument pas la route” : ben, quand on regarde les stats que lui, Todd, regarde, et non pas le nombre de bases américaines, il y a de quoi se faire une autre vision de l’avenir des US. Mais bon, si un jour les Américains sont obligés de fermer leurs bases les unes après les autres et fissa-fissa, vous aurez oublié ce qu’il avait dit. De toute façon, pour entretenir ces bases il faut du pétrole à profusion, alors, quand le pétrole se fera rare… Et les US sans leurs bases ne sont plus les US, mais une nation de paumés isolationnistes que le monde entier se dépêchera d’oublier.


      • Moi Le 02 septembre 2014 à 15h33
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        @Crapaud Rouge: “Le long terme lui donnera raison.”

        Oui, à long terme moi aussi je peux prédire que les USA disparaîtront. Et la planète, et la galaxie aussi, à très long terme… Mais là on parle d’ici et de maintenant.

        Remarquez que dans “Après l’Empire”, Todd avait encore une vision assez juste en disant que les USA suivaient la ligne Brzezinski et chercheraient à isoler la Russie et à contrôler l’Eurasie. Mais dire cela, c’était déjà un lieu-commun des géo-politiciens à l’époque, depuis la publication et le succès du bouquin de Brzezinski (le Grand Echiquier parait en 1997). Sa théorie c’était que les USA chercheraient à le faire mais qu’ils n’en avaient plus vraiment les moyens vu leur déclin inéluctable. 12 après, on constate que les USA sont aux portes de la Russie et que les Etats sous influence russe tombent les uns après les autres (Ukraine et Syrie étant les derniers en date). Les USA arrivent peut-être maintenant à une ligne rouge que les Russes ne permettront pas de dépasser, mais en tous cas il n’y a aucun signe visible de déclin américain. Sur le plan militaire (technologique), ils sont loin devant toutes les autres puissances et ils ont une avance qu’ils n’avaient aucunement dans les années 60-70.

        Mais là, il tenait encore un discours sensé. Depuis quelques années, il débloque complètement sur un délire germanophobe.


  17. jard Le 02 septembre 2014 à 09h26
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    Euh…Todd ne fait que dire très bien des évidences. “L’amour ne règne pas sur la terre”, “les gros écrasent les faibles”, “les leçons du passé ont été oublié”. C’est la troisième fois que l’Allemagne, qui existe depuis 1871, domine l’Europe en agressant les Etats-unis et la Russie et beaucoup sont surpris. Nous pourrions avoir des élites françaises simplement passives, vendues à l’argent, mais elles accompagnent fidèlement l’Allemagne. Faut-il imposer une régression sociale au risque d’un renversement du régime? Faut-il agresser la Russie? On y va, que dis-je, on court. L’élite française est simplette, l’Allemagne et les USA ont toujours raison, “débranchons notre cerveau et suivons-les jusqu’au bout”. Beaucoup d’électeurs européistes suivent, même leurs électeurs semblent prêts à beaucoup.
    Face à de tels idiots, Marine Le Pen va très probablement devenir présidente de la République sauf s’ils neutralisent la démocratie.


  18. Pascalcs Le 02 septembre 2014 à 09h29
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    Excellent essai qui se lit comme un bon roman de science-fiction dont il est très proche du registre. M. Todd construit une histoire occultant, par convenance pour l’intrigue, les plus élémentaires vérités.
    Pour commencer, il épingle l’Europe comme principale source de la crise Ukrainienne et relègue les US au rang de suiveur. C’est un point de vue pour le moins surprenant lorsque l’on sait que M. Poutine sort aujourd’hui de ses gonds face à l’agression et la poussée continue de l’OTAN qui, depuis la chute de l’URSS n’a de cesse de revenir sur ses engagements géo-politiques vis-à-vis de la Russie. Or l’OTAN, ce n’est pas l’Allemagne, c’est les US. Installer l’OTAN dans un pays c’est quasiment annexer sa politique étrangère et sa liberté de choix de positionnement.
    Allo Général !
    A ce titre, L’Allemagne est comme tous les autres Européens, soumise à l’OTAN et le bon vouloir de son maitre. La crise Ukrainienne est totalement voulue par les US et en particulier les Néocons qui ont sont l’essentiel de la pensée et de la stratégie mondiale de domination des US. Mme Merkel ne va pas à Kiev en visite de son protectorat, elle y va parce qu’elle, comme une grande partie de l’élite et du pouvoir Allemand, a peur. Peur de ce que font les US là bas et des conséquences très adverses pour l’Allemagne et l’Europe qui résulteront d’un affrontement armé avec la Russie.
    Thèse que prônent les Néocons depuis la chute de l’URSS et qui n’ont pas été suivis à l’époque par Reagan.
    Il suffit de lire les commentaires et points de vues qui se multiplient dans la presse allemande à propos de l’urgence à trouver un règlement pacifique à cette crise et que l’escalade actuelle est suicidaire. Ils sont angoissés et aucunement affairés à faire des calculs mercantiles projetés dans l’après-crise.
    L’Allemagne a peur des US et de son immense capacité à lui nuire à la moindre incartade. L’Allemagne est totalement dépendante des US pour des pans entiers de son économie et de sa finance. Francfort est une place financière naine en face de Londres et New York et les instruments de destruction financière massifs que sont les produits dérivés, contrôlés par les grandes banques US à la solde de la FED, emporteraient un système bancaire Allemand déjà fort atteint et fragile.
    Oui, si les Allemands méprisent, comme les Français d’ailleurs, un certain nombre de traits des américains, dont leur culture financière, ils n’en sont pas moins admiratifs et friands et de leur technologie et jaloux de leur avance dans bien des domaines. Comme les Français d’ailleurs, les têtes pensantes Allemandes n’ont aucun à priori à se mettre au service des Universités et autres centres d’excellence scientifiques Américains. Et lorsqu’ils se moquent des remontrances US en matière de gestion économique, il ne font que faire écho au reste du monde. Cela fait combien de temps que la France subit les remontrances US en matière économique et qu’elle s’en moque ?
    Et non, l’Allemagne n’est pas une puissance émergente devant la Russie. Comment pourrait elle l’être d’ailleurs ? Un pays vieillissant ayant pas loin de la moitié de la population de l’autre, plus de 50 fois plus petit en superficie, complètement dépourvue de ressources naturelles, dépendante de l’extérieur pour son approvisionnement énergétique (et du contrôle des mers par US Navy pour son commerce), sans armée, occupée par une puissance nucléaire et opposée à un puissance nucléaire de premier rang. Soyons sérieux. Même la Chine dépend pour beaucoup (et de plus en plus) de la Russie pour son énergie et bien des matières premières.
    Et non, l’Allemagne ne met pas au pas l’ensemble du continent Européen en utilisant la crise financière. C’est l’arithmétique financière et son inexorable issue qui met les pays Européens au pas. L’Allemagne n’est que la voix du rappel des principe des bases et des mécanismes en route qui s’apprêtent à écraser les cancres. Elle sait très bien ce qu’elle a à perdre le jour où les cancres vont se noyer. Et M. Hollande dont E. Todd était un engagé supporter à la présidentielle, n’est pas un vice Chancelier mais un secrétaire de l’OTAN ficelé par les milieux financiers dominés par les anglo-saxons et personne d’autre.
    Alors M. Todd, revenez sur terre. Oui la France est un pays qui n’a toujours pas tout à fait digéré l’après Waterloo ou Sedan lorsqu’il se regarde dans la glace. Cela dit, 150 ans d’histoire, dont nous faisons partie sont un détail de l’histoire qui est loin d’être écrite et terminée. La force de l’Allemagne, qui est réelle, c’est, entre autre, la faiblesse de la France, ses doutes et son immobilisme. Oui l’Europe doit vivre en paix et dans l’équilibre et surtout s’affranchir en commun de la dominance agressive et belliqueuse qui prévaut désormais dans l’administration US et ses intimes rouages.


    • Norton Le 02 septembre 2014 à 14h34
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      Un peu commode,d’excuser l’Allemagne comme vous le faites…
      Les allemands jouent un double jeu en acceptant la tutelle américaine sur l’UE…
      Ils sont tout à fait conscients de servir de cheval de Troie à la domination américaine tant que ça leur profite,mais ne tiennent pas du tout à ce que la crise ukrainienne dégénère et serve de révélateur de ce double jeu dont ils aimeraient bien pouvoir profiter encore le plus longtemps possible…
      Seul de Gaulle avait compris que l’Allemagne devrait rester longtemps sous surveillance pour éviter que ses vieux démons n’y reconstruisent une quelconque domination…
      La réunification et la complicité du système bancaire et de la BCE étaient une tentation irrésistible pour ce peuple,qui depuis 1945,mi-honteux et mi-amer,est pressé d’échapper au jugement de l’Histoire…
      En géopolitique,le pardon devient une erreur et une faiblesse s’il n’est pas associé à la vigilance…


      • pikpuss Le 02 septembre 2014 à 14h57
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        Je crois rêver ! Les Allemands ” un peuple pressé d’échapper au jugement de l’histoire. ” Evidemment tout dépend de qui écrit l’histoire et ce sont toujours les vainqueurs du moment qui écrivent l’histoire. C’est comme si je disais que les Anglais et les Américains étaient pressés d’échapper au jugement de l’histoire pour les dizaines de millions d’Indiens exterminés et les 150 millions de Chinois disparus corps et âme à cause de la guerre de l’opium… Et tous les mensonges largement véhiculés par leurs médias pour justifier leurs guerres incessantes ? Et les mensonges de nos dirigeants français qui ont causé directement la mort de dizaines de milliers de civils en Libye, Syrie et maintenant Ukraine ? Faut arrêter la propagande et voir le monde tel qu’il est… Et les Belges avec les millions de morts du CoNgo directement imputable au roi Leopold… ! ! ! Malheureusement les Shoah se comptent par dizaines ! C’est facile de se focaliser sur les Allemands pour ne pas parler de TOUS les crimes commis !


        • Norton Le 02 septembre 2014 à 21h01
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          @pikpuss,
          Vous avez oublié,dans votre énumération sans logique,les mesures concentrationnaires déjà exercées par les Allemands sur tout un peuple,en Namibie (je crois…),dans les années 20,et qui ont quasiment exterminé ce peuple dont les quelques centaines de survivants et descendants n’ont jamais eu le droit de s’exprimer dans les médias…
          Ils s’entraînaient?


          • pikpuss Le 02 septembre 2014 à 21h39
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            Pas de prescription pour les commanditaires. J’ai regardé la vidéo de Jacques Pauwels au sujet de son livre sur les guerres dont aucune n’est ” bonne “. Vous découvrirez que, sans l’aide technologique de sociétés comme ITT et EXON, donc américaines, jamais Hitler n’aurait pu envahir la France ni la Russie… Que leurs énormes usines n’ont jamais été bombardées. Cela m’a été confirmé par un Allemand qui habitait à côté de l’usine FORD à Cologne… que des travailleurs forcés des camps de concentration étaient employés par ces Multinationales…etc…etc.. Vous voyez donc le degré de responsabiiité auquel je pense… Vous voyez la coupe est plus que pleine…quand des historiens vont au fond des choses.
            Actuellement, nos responsables politiques livrent des armes non pas aux Kurdes ( qui sont les ” gentils ” mais aux califat islamique et devinez quoi… ” des fusils d’assaut FAMAS ” dont chacun est numéroté…. Les combattants islamiques peuvent donc dire merci à nos ministres. Les saloperies commises contre tous les peuples sont les mêmes en 2014 que dans les années 30 / 40. Et n’allez pas me dire que Nagasaki, Hiroshima et Dresde étaient légitimes…


  19. Judabrutus Le 02 septembre 2014 à 09h36
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    Même s’il faut bien admettre que l’on sent poindre une hostilité sourde à l’endroit de l’Allemagne, il faut bien reconnaître que cette approche des problèmes européens, présents et à venir, ne manque pas de cohérence. De fait, je me sens beaucoup plus convaincu qu’hier, lorsque j’étais confronté à la seule première partie de l’interview qui m’avait laissé sur une impression d’arbitraire théorique. Non seulement tout cela tient la route, mais j’apprécie jusqu’au flottement qu’E Todd ne cherche pas à dissiper : l’Allemagne se retrouve-t-elle investie de ce rôle impérial presque restauré par l’effet d’un plan concerté de sa part ou par celui d’une faille dans l’édifice géostratégique américain, faille dans laquelle elle n’aurait eu qu’à s’engouffrer ? Je pencherais plutôt pour la deuxième hypothèse. La régénération rapide de l’Allemagne est certes le produit de certaines vertus qui manquent à d’autres nations, mais plus profondément, elle résulte d’une incapacité inquiétante des USA à contrôler et surtout anticiper les évolutions de ses vassaux comme si l’empire était déjà trop vaste pour ne pas lui échapper partiellement. Incontestablement il existe bien une capacité et une puissance allemandes, mais tout aussi incontestablement le champ d’application de ces dernières lui a été offert par l’inadvertance ou l’ incompétence américaine. Une Amérique incapable de se défaire de ses vieux réflexes anti-soviétiques face à une Russie qu’elle avait mise à genoux et qu’elle avait commencé de piller avec la bénédiction d’Elstine.


    • pikpuss Le 02 septembre 2014 à 16h17
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      L’Allemagne connaît un vieillissement accéléré de sa population. Ce n’est pas sans raison que l’âge de la retraite a été porté à 67 ans… Les USA auront une population de 400 millions quand les Allemands passeront de 80 à 60… La France pourrait passer à 75 voire 80 avec beaucoup de jeunes et beaucoup de vieux… Malgré tout il fera mieux vivre en Europe qu’aux USA à cette époque. Une Europe unie avec trois acteurs, France, Allemagne, Russie serait un gage de paix et de développement. La France possède des atouts fabuleux, seulement avec la clique atlantiste il lui est interdit de les utiliser. De toute façon, la présence des Américains ( je ne parle pas des touristes ) est contre nature sur le sol européen, on voit qu’il ne s’agit là que d’occupation. C’est aux dirigeants français de prendre des initiatives et d’accepter la main tendue de Poutine. L’Allemagne suivra.


  20. vanderperren Le 02 septembre 2014 à 09h41
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    Article pour moi sournoisement tronqué. L’Allemagne a une économie complémentaire de la Russie.
    Ce n’est pas elle qui a théorisé la géopolitique du Rimland issu directement de la géopolitique anglo-saxonne. Ce n’est pas l’Allemagne qui essaie depuis toujours de déstabiliser l’Ukraine. Qui a financé la révolution orange?
    Après cette article, pour moi, tout ce qui dira Emmanuel Todd devra être lu avec précaution.


  21. perceval78 Le 02 septembre 2014 à 09h50
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    Lire en urgence le dernier article de defensa
    =
    http://www.dedefensa.org/article-avertissement_merkel_propos_de_l_invasion_de_l_ukraine_02_09_2014.html
    =
    cette fois ci les vétérans du renseignement US ont préféré s’adresser directement à Angela Merkel plutot qu’à Obama, on est en plein dans le sujet , isn’t it ….


    • C Balogh Le 02 septembre 2014 à 10h10
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      Peut-être qu’ils ne s’adressent pas à Oblabla parcqu’ils se rendent compte que ça ne sert à rien?tout simplement.
      ” Ce choix dénote 1) le désenchantement complet vis-à-vis du pouvoir américaniste, et particulièrement vis-à-vis du président Obama, et l’absence du moindre espoir qu’il puisse entreprendre la moindre réflexion sensée à propos de la situation ukrainienne ; et 2) le constat que la chancelière allemande, qui dispose d’un poids politique incontestable dans cette affaire, pourrait être la seule dirigeante à entreprendre cette réflexion, et le maigre espoir que cette communication l’y incite … (Pauvre, pauvre France : in illo tempore, lorsque la France avait une politique et une direction dotée d’une colonne vertébrale un peu plus ferme qu’un éclair au chocolat, c’est au président français que le VIPS se serait adressé.)
      C’est donc bien parce que la chaise de la France est vide qu’ils s’adressent à Maquerelle, oh pardon, à Merkel.


      • Crapaud Rouge Le 02 septembre 2014 à 13h38
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        En tout cas, moi, bien avant d’avoir lu Todd, j’ai compris que seule Merkel peut arrêter l’escalade. La question est de savoir si elle le veut.


        • C Balogh Le 02 septembre 2014 à 14h07
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          ama, Merkel ne peut rien arrêter du tout, elle a un bail jusqu’à 2099 avec les usa.


        • languedoc 30 Le 02 septembre 2014 à 20h50
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          Cette Europe Allemande fait peur, mais je crois que ET a raison.
          Dès le début, Merkel pouvait arrêter les hostilités, elle aurait été suivie par les 3/4 des pays européens qui sont à sa botte, elle ne l’a pas fait. Encore aujourd’hui, alors qu’elle ne peut pas, ne pas être au courant des morts, des destructions, de la misère des civils du Donbass, elle ne fait pas un geste pour arrêter les combats, exiger que Porochenko mette fin à la guerre et passe aux négociations. C’est elle qui est en pointe pour demander de nouvelles sanctions, encore aujourd’hui. Je la soupçonne de savourer le flot de haine, dirigé contre la Russie et Poutine. En fait je crois qu’elle hait les russes.


    • sadsam Le 02 septembre 2014 à 11h03
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      @merci Perceval,

      bel à propos effectivement.


  22. Michel LONCIN Le 02 septembre 2014 à 10h01
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    Je vous invite tous à visionner sur You tube l’émission “Mots Croisés” du 05 décembre 2011 … Etaient invités : Marie-France Garaud, Nathalie Kosciusko-Morizet, Arnaud Montebourg, Laurent Joffrin et Alain Lamassoure … Emission consacrée au sanctionnisme proposé (et finalement imposé) par l’Allemagne d’Angela Merkel à tous les pays européens laissant “filer” leur déficit (Yves Calvi pose d’entrée de débat la question du “diktat” posé par Merkel) et l’instauration d’une “règle d’or renforcée” … Soit le renoncement de souveraineté (entérinné par le traité de Lisbonne) et qui, depuis, ne fait que s’accentuer …

    Il fallait entendre (et il convient donc de réentendre) Marie-France Garaud, sous l’oeil manifestement RAVI d’Arnaud Montebourg (alors accusé de germanophobie – “crime” impardonnable – plus que jamais – dans l’Europe germano-Merkelienne) infligé une solide “leçon” de politique à “NKM”, alors ministre du gouvernement Fillon sous présidence Sarkozy … Leçon en TROIS temps (Histoire … Géopolitique … Droit constitutionnel) permettant à “Marie la France” de dénoncer la maîtrise allemande, l’espèce de DICTATURE qu’elle fait peser sur ses … “partenaire” et l’incapacité, l’impuissance de la France à lui répondre (le “Merkozysme”) et qu’elle a résumé en une formule SAISISSANTE :

    « L’Allemagne joue au billard à trois bandes, pendant que la France joue à la pétanque » !!!

    En outre, elle assène à une NKM décidément dépassée en tout la formule du grand-père de cette dernière, Jacques Kosciusko-Morizet, dénonçant en son temps les illusions du traité de Maastricht (d’où TOUT LE MAL est venu) dont “ON” avait eu bien soin de masquer la “vocation fédérale” qui s’accomplit de plus en plus :

    « Ce n’est pas parce qu’on supprime les panneaux indicateurs sur les routes qu’elles cessent de nous conduire là où elles vont » !!!

    Il convient AUSSI de retenir la condamnation sans ambages de la désagrégation des Etats (DONC de l’indépendance de la France) ET celle de l’Euro, ce “Deutsche Mark” déguisé par lequel l’Allemagne accomplit SA politique (et l’IMPOSE à ses … “partenaires”) … et qu’il conviendrait de transformer en monnaie commune plus souple que la monnaie uniqu(le retour aux monnaies nationales), mais moins souple que le SME d’avant l’euro …


    • Pascalcs Le 02 septembre 2014 à 11h08
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      Eh bien, l’émission date de 2011 et nous sommes bientôt fin 2014. La règle d’or renforcée a-t-elle été implémentée ? Le diktat de Mme Merkel a-t-il été suivi des faits ? La réponse est non bien entendu puisque les cancres de l’Euro ont continué et continuent à empiler les déficits et les dettes comme s’il n’y avait pas de lendemain. L’aggravation de la crise annoncée par Mme Merkel alors et sa peur de voir les choses se détériorer se matérialise de jour en jour sans pour autant que les cancres ne réagissent. Alors que dire ? Ou est cette toute puissance de l’Allemagne qui ne peut même pas mettre ses voisins au pas ? L’Allemagne est une Cassandre dont on sait qu’elle avait raison. Seulement les pays latins et leur « exubérance » culturelle n’aime pas les Cassandres sur le dos desquelles il est de bon ton de casser du sucre pour faire diversion. Du théâtre de Kabuki au quotidien. La force de Mme Merkel c’est celle de la logique des marchés et de l’arithmétique financière et non celle intrinsèque du pays qu’elle gouverne (assez bien).


      • Micmac Le 02 septembre 2014 à 12h55
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        Vous semblez penser que la politique imposée par l’Allemagne est justifiée. Ce qui est très, très discutable. Ce type de politique (se serrer la ceinture en période de récession pour payer ses dettes) n’a jamais fonctionné nulle part. La baisse des dépense ralentit la croissance, ce qui augmente les déficits. Il n’y a aucune exception, dans l’histoire et la géographie, au fait que ce type de politique déflationniste mène au désastre. Un cercle vicieux infernal.

        C’est exactement la politique qui a plongé l’Allemagne dans la misère après la crise de 29, avec les conséquences que l’on connait. L’arrivée d’Hitler au pouvoir n’est pas due à l’hyper inflation des année 20, ni au traité de Versailles, mais précisément à la politique qu’impose Merckel au reste de l’Europe. Le cercle vicieux : politique de rigueur -> récession -> chômage -> déficits -> politique de rigueur, etc.

        C’est une politique qui ne fait que renforcer l’Allemagne et affaiblir ses partenaires.

        Donc, de fait, oui, il s’agit bien d’un diktat allemand.


        • red2 Le 02 septembre 2014 à 15h17
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          @Micmac

          “C’est une politique qui ne fait que renforcer l’Allemagne et affaiblir ses partenaires.”

          Oui c’est clair, mais n’est-ce pas voulu?

          C’est une occasion rêvée pour l’Allemagne de détruire définitivement et sans une goutte de sang les industries françaises et italiennes…

          Qui pourra alors encore s’opposer à leur hégémonie ? La Russie de Poutine bien sur et c’est peut être aussi une des raison de la politique actuelle! Les puissances à l’ouest et au sud étant bientôt laminées occupons nous de notre dernier rival en Europe.

          Il est plus que temps que nos dirigeant se réveillent et sortent de l’euro-mark qui nous détruit dans la joie et l’allégresse pour le plus grand bonheur d’une partie des élites allemandes nostalgiques de l’empire!


          • pikpuss Le 02 septembre 2014 à 15h25
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            Pourquoi les Allemands voudraient-ils détruire les industries française et italienne ? Ils ne fabriquent pas les mêmes produits. Ce ne sont pas eux qui ont détruit l’industrie de la Grande Bretagne qui ne produit plus rien si ce n’est des billets de tombola.


          • Norton Le 02 septembre 2014 à 20h15
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            @red2,

            “C’est une politique qui ne fait que renforcer l’Allemagne et affaiblir ses partenaires.”

            Si l’on va encore plus loin,il est certain qu’à force d’affaiblir ses partenaires,elle s’affaiblit elle-même,puisqu’elle perd une bonne partie de ses clients…
            Ce qui fait qu’elle continuera peut-être à dominer l’Europe,mais une Europe terriblement affaiblie et toujours plus dépendante de Whashington…
            Les américains se foutent complètement des peuples européens,y compris des Allemands…
            Si nous vivons les prémices d’une guerre finale Est / Ouest,l’Europe rabougrie qui est la notre, sera le fournisseur idéal en chair à canons ou à neutrons et le commandement militaire européen sera Allemand…

            Le siège d’Airbus GROUP (EADS…) n’a-t’il pas déjà déménagé à Munich?…,avec tout notre matériel stratégique concernant notamment nos missiles de dernière génération?
            Si un jour la France n’est plus d’accord avec l’OTAN,qui peut croire qu’on nous laissera rapatrier tout ça ?Qui peut croire qu’ils nous donneront la clef de nos menottes?
            La tendance actuelle prônée par notre Chef d’État Major des Armées,c’est de réduire le nombre de généraux et de pousser les officiers supérieurs à rejoindre le monde civil après le grade de colonel…
            Ça veut dire : moins d’hommes aptes au commandement puisque les troupes se réduisent également au rithme effréné des coupes budgétaires…
            L’UE nous a coûté notre défense nationale,donc notre liberté.


            • EVELYNE31 Le 02 septembre 2014 à 23h28
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              Nos ingénieurs AIRBUS de Toulouse vont-ils se retrouver en Pologne (d’ici quelques mois ou petites années) ? Reuters ce soir :
              Airbus ouvert à la création de coentreprises en Pologne
              ReutersReuters – il y a 59 minutes
              “Varsovie a déclaré en décembre dernier réfléchir à une entrée au capital d’Airbus Group. Selon des médias polonais, le pays aurait été intéressé par un rachat de 1% à 2% du groupe basé à Toulouse (Haute-Garonne).”
              Tom Enders, CEO d’Airbus, préside l’Atlantik Brücke et les “young leaders German/USA”, entre autres ; (voir sa bio sur wikipedia). Nous allons regretter L. Gallois.

              Autre nomination, que j’avais déjà signalée il y a quelques semaines, celle du ” général allemand Markus Laubenthal deviendra le 4 août chef d’état-major dans l’armée américaine, en rejoignant le quartier général de Wiesbaden (centre de l’Allemagne), une « avancée importante » dans la coopération entre les deux pays, a annoncé aujourd’hui l’armée allemande. Pour la « première fois », un Allemand sera « le bras droit du …”
              http://theatrum-belli.org/otan-un-general-allemand-devient-le-bras-droit-du-commandant-des-forces-terrestres-americaines-en-europe/


            • Pic et Puce Le 03 septembre 2014 à 00h01
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              A propos, savez-vous que les Airbus sont facturés en dollars ? Qui est le maître en Europe ?
              Les USA ou l’Allemagne ?


        • Pascalcs Le 02 septembre 2014 à 17h33
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          Vous faites, à mon sens, plusieurs erreurs d’analyse.
          1. Il n’y a pas de vrai politique imposée par l’Allemagne. La vrai et la seule imposition vient des marchés, quelque chose qui est encore et toujours mal accepté en France. Lorsqu’il n’y a pas si longtemps, les taux italiens ou espagnols se sont envolés au delà des 6%, ce ne fut pas une décision de l’Allemagne mais des marchés. Et des taux grecs à 20% ce n’était pas l’Allemagne une fois de plus, mais les marchés. Et derrière les marchés, il y a d’abord et avant tout, la finance anglo saxonne et ses citadelles financières qui font un nain de l’Allemagne. Sans la BCE, et contre la philosophie allemande que la BCE insulte au quotidien,les taux de ces pays et accessoirement de la France, seraient autrement plus élevés; les entrainant inévitablement vers l’abîme et l’Allemagne avec eux.
          2. Dans une logique où le taux de croissance est proportionnel à la croissance de la dette, autrement dit que cette croissance est achetée à crédit, votre raisonnement est exact. Seulement voilà, cette logique n’est pas durable et la limite de cette logique est largement dépassée. Prenez la performance inique du Japon comme exemple. En 2013 et 2014 sans doute, 600 milliards $ injectés (imprimés ex nihilo) pour 60 milliards de gains en PNB. Et le ratio empire en 2014. Dette = richesse est le credo des politiques laxistes (pour ne pas dire lâches) et incompétants qui achètent les votes depuis 30 ans. Désormais c’est fini et c’est ce que tente désespérément de faire comprendre l’Allemagne en Europe dont 60% de ses exportations dépendent.
          3. “ne pas se serrer la ceinture en période de récession”. Le problème est que cela fait 30 ans que l’on ne se sert pas la ceinture, récession ou pas. Un jour ou l’autre on n’échappe pas au verdict de l’exponentialité et de la face implacable de l’arithmétique. Manque de chance, la coupe déborde en période de récession. Le problème est que nous n’acceptons pas le fait que cette dette est la nôtre et que les dettes doivent se repayer ( à moins d’accepter d’être l’Argentine et de plumer la population). La dette de l’état est immatérielle. Sont montant n’atterrit pas tous mois dans notre boite aux lettres et nous ne recevons pas de rappel pour paiement tardif. Et pourtant sa contre partie est dans notre immobilier surévalué, nos assurances vies et nos livrets A qui débordent. Donc, comme les pendules doivent être remises à l’heure, il n’y a pas d’autre voie que celle dont l’Allemagne se fait l’avocate, sans pour autant pouvoir convaincre ses voisins. L’affaiblissement des pays latins, c’est la rançon de leurs politiques irresponsables ( pour ne pas dire mafieuses) et ils ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes et non à un grand plan impérialiste allemand fomenté dans des bunkers berlinois à l’abri des grandes oreilles de la NSA.


      • red2 Le 02 septembre 2014 à 15h05
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        “La réponse est non bien entendu puisque les cancres de l’Euro ont continué et continuent à empiler les déficits et les dettes comme s’il n’y avait pas de lendemain.”

        Tant que les Latins ont des monnaies plus que surévaluées (l’euro) il ne peuvent pas s’en sortir. Vous voulez défendre l’Allemagne et vous nous faites une démonstration de sa morgue! L’Allemagne profite de l’euro qui lui permet d’avoir une monnaie plus que sous évalué, la France et les pays du sud font avec une monnaie surévaluée, ce n’est pas plus compliqué que ça et il n’y a pas de cancres qui je vous rappelle est une insulte, une grec est un grec, un français un français, on n’est pas obliger de vouloir devenir allemand, rendez nous nos monnaies qu’on ait enfin le choix!

        Vous êtes un doux dingue comme tout une partie des élites allemandes qui ne se rendent pas compte qu’elles amènent l’Europe à la catastrophe en insultant et en amenant à la ruine des peuples entiers! Vivement que l’euro s’effondre et que le mark monte en flèche, si certains pays en Europe non allemande ont encore une industrie, ils rigoleront moins les adeptes de la grande Allemagne…


        • Pascalcs Le 02 septembre 2014 à 17h55
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          Je vois que nous avons à faire à un aficionado du politiquement correct. Pour moi un cancre est un mauvais élève, sa définition dans le Larousse. Maintenant vous pouvez trouver ceci insultant, soit. Alors parlons des mauvais élèves de la classe Euro, et surtout parlons de vous. Trouvez vous normal de concevoir votre existance en vivant à crédit et au crochet des autres? Si oui, alors la situation calamiteuse des états Euro-cigales est une norme non choquante et votre réaction est compréhensible.
          Si non alors pourquoi acceptez vous cette logique? Ou alors vous considérez que cette dette n’est pas la vôtre.
          L’Allemagne a elle forcé les Portuguais, Grecs, Italiens, Espagnols, Français, etc…à vivre depuis des décennies au dessus de leurs moyens? A t elle dicté les budgets votés dans les assemblées Nationales des Euro-cigales? Non que je sache. Le choix de la vie à crédit, c’est nos politiques qui l’ont fait et nous avons béatement voté d’élection en élection pour en avoir toujours plus.
          Alors cessez d’incriminer l’Allemagne pour tous vos maux. Lorsqu’elle vivait du DM, elle se portait tout aussi bien qu’aujourd’hui et si elle sort de € demain, ça ne sera pas très différent d’aujourd’hui. Nos états ont vendu leur âme aux financiers anglo saxons et leurs pratiques mafieuses. Nos politiques et élites sont américano-centriques, ce qui les différencient des élites Allemandes qui s’en sont toujours méfiés comme de la peste et dont ils ont une peur bleue.
          Votez pour un retour au franc si vous le souhaitez, je doute que cela change la culture de nos cigales incorrigibles.


          • red2 Le 02 septembre 2014 à 20h39
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            Sans l’euro, notre monnaie le Franc ainsi que toute les monnaies latines baisseraient par rapport au Mark et aux autres monnaies mondiales et de fait nous redeviendrions compétitif… Et ce sans le délire austéritaire actuel qui en détruisant la demande détruit nos économies! C’est trop difficile à comprendre ça ? On n’est pas obliger de vivre comme des allemands et on n’est pas des cancres pour autant Mr Pascalcs, et pour cela il faudrait simplement ne pas avoir leur monnaie! La morgue allemande est terrible, ils ne comprennent même pas qu’une bonne part de leur compétitivité est artificielle du fait de l’euro qui est très sous évalué pour leur économie… Si meme ici les gens ne comprennent pas, bon courage à Todd pour expliquer cela au pekin moyen…


          • red2 Le 02 septembre 2014 à 20h46
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            “Trouvez vous normal de concevoir votre existance en vivant à crédit et au crochet des autres?”

            C’est d’ici que vient le problème de notre vision différente, vous pensez “offre” comme nos chers gouvernant alors que le problème actuel du monde c’est la “demande”. Dans ce cadre c’est l’Allemagne le parasite qui vie au crochet des autres, un pays incapable d’avoir une demande solvable suffisante et qui profite de la demande des autres pays en détruisant au passage leur économie et industrie. Raisonnez en demande et non plus en offre et n’oubliez pas la problématique de l’euro sous-evalué pour certains et terriblement sur-évalué pour d’autres qui dans toute les calculs de compétitivité devrait être un paramètre fondamental…


            • Pascalcs Le 03 septembre 2014 à 01h12
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              Vous faites une confusion de base. Si le problème est celui de la demande, alors repasser à la liberté monétaire serait la pire des solutions. Quel pouvoir d’achat pensez vous qu’il restera aux pays fuyant l’€ et se retrouvant de facto avec un pouvoir d’achat amputé de 20% ou au delà? Et comment ferez vous face à vos engagements obligataires en € à moins de clamer haut et fort que vous prônez un choix Argentin et de plumer les épargnants. Alors dites le haut et fort et sans complexe.
              Le déficit budgétaire institutionnalisé chez les Euros-cigales depuis des années n’est pas un problème de valeur de la monnaie. Et ce nest pas le choix ni l’imposition de l’Allemagne. Ce n’est pas l’Allemagne qui a forcé l’Espagne dans sa stratégie absurde de bulle immobilière aux depends de l’industrie et de l’investissement productif.
              C’est une volonté claire et voulue, quasiment devenue culture, de vivre au dessus de ses moyens et de supporter une demande qui ne devrait pas être.
              Donc au final, sans liberté d’agir sur la parité de la monnaie comme c’est le cas avec l’€, il faut agir sur les prix et ramener les coûts à hauteur de ce qu’ils doivent être pour rester compétitif. En clair, faire baisser un niveau de vie artificiellement crée et indu dans les pays Euro-cigales. Comme disait Jacques Brel, il ne faut pas jouer les riches quand on a pas le sou.


    • C Balogh Le 02 septembre 2014 à 14h02
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      La division a toujours été une stratégie us, quoi de mieux que d’aider l’Allemagne si d’un autre côté cela implique une fracture entre la nation allemande et la française, on réveille les vieux démons, c’est tout.
      En cela, Todd sert les intérêts us.


      • C Balogh Le 03 septembre 2014 à 16h00
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        à Pascalcs Le 03 septembre 2014 à 01h12

        Désigner les gens comme coupables facile!
        La dette des “Euros-cigales”, “des usa-Cigales”, de tous les pays qui ont une grosse dette enrichit encore et toujours les hypers-oligarques
        C’est ignorer que la Bourse gagne de l’argent quand le taux de chomâge monte, une absurdité du système.
        Autre chose, c’est oublier le rôle des banques dans la mise en place des produits financiers dérivés et toxiques sans que les étas aient une quelque volonté de réguler la finance.
        Le niveau de vie des peuples en général a baissé tandis que celui des plus riches a augmenté.
        Le travail disponible en france est de plus en plus réservé aux travailleurs détachés qui ne sont pas “trop chers” (oups)


        • Pascalcs Le 03 septembre 2014 à 17h07
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          Je ne vous donne pas tort quant aux nombreuses absurdités du système financier actuel dont la dérive est en grande partie la responsabilité des derviches tourneurs anglo-saxons.
          Et d’accord aussi avec vous sur le fait que l’écart entre ont et n’ont pas ou ont moins, se creuse de façon alarmante.
          Par contre tout ceci n’exonère pas les peuples et les votants de leurs responsabilités face à la crise actuelle. Qui a donc mis béatement au pouvoir des générations de politiciens incompétents, menteurs, mafieux et corrompus? Qui n’a exercé aucun contrôle parlementaire de leurs actions néfastes? Qui a fermé sa bouche face aux decenies de dérives des comptes publiques ? Qui ne se pose pas de questions fondamentales sur le repaiement des dettes du pays? Qui a collaboré à cette lâcheté collective?
          Réponse: NOUS. Nous les gens et personne d’autre.
          Si votre fille vous emprunte à votre insu votre téléphone portable et génère une facture de 600€ en utilisation abusive, vous réagissez ou non? Vous restez inerte face à l’abus ou non? Eh bien inerte face aux abus nous le sommes depuis bien longtemps et surtout dans les pays latins dont l’individualisme caractérisé ne conduit pas à ce soucier de ces questions tant elles nous barbent et troublent notre bon temps. C’est tellement plus sexy de préparer à crédit ses vacances de Noël en Thaïlande plutôt que de comprendre le contenu des lois absurdes qui nous entraînent vers l’abîme.
          En Europe du nord, la communauté à une dimension autrement plus développée. L’instinct grégaire est visible et les valeurs fondamentales non seulement partagées mais mutuellement rappelées. S’offusquer et réagir face aux dérives est un fait et un devoir. Croire en soi et en sa capacité de pouvoir intervenir grâce au levier de la société est acquis.
          Voilà pourquoi la société allemande, mais aussi néerlandaise, autrichienne, finlandaise et autres Euro-disciplinés surmontent les crises sans se comporter en divas donneuses de leçons; suivez mon regard.
          Au final, oui, les gens sont responsables de leurs choix et de leurs actes. Choisir sciemment ou par négligence voulue, un train de vie au dessus de ses moyens est une négligence grossière qui se paie un jour ou l’autre et accuser son voisin d’être responsable de la toiture percée de sa maison dans laquelle on a pas fait de réparation pendant 30 ans est proprement lamentable.


          • pikpuss Le 03 septembre 2014 à 21h59
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            100 % d’accord ! Nous avons des voyous au pouvoir qui commettent des horreurs à l’étranger et nous fermons les yeux… Ils mentent, trichent et escroquent notre pays et nous fermons les yeux…
            Ils sont cul et chemise avec les pires dictatures sanguinaires qui puissent exister, avec les pires usuriers qui puissent se concevoir et nous fermons les yeux… Arrivera ce qui arrivera et ce sera de notre faute pour le plus grand malheur de nos enfants…


    • Claude Le 02 septembre 2014 à 22h52
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  23. raloul Le 02 septembre 2014 à 10h07
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    Bonjour!

    C’est toujours stimulant de lire une interprétation nouvelle des faits.

    Je vois quelques points qui me laissent pourtant perplexe. Tout d’abord, je pense que l’Allemagne actuelle n’est pas une grande puissance militaire, ce qui limite drastiquement toute référence au passé impérialiste allemand. Oui, c’est une puissance économique dominante, majeure en Europe et qui utilise l’UE comme outil de domination – en tous cas sur les plans économique et politique, c’est un fait admissibile dans une certaine mesure. Mais si Todd préconise “l’école réaliste stratégique”, il ne saurait nier les potentiels militaires des différents états européens, la présence d’armes nucléaires états-uniennes sur le sol européen, et toutes ces joyeusetés qui expliquent parfois simplement pourquoi nos dirigeants sont de gentils toutous à qui il ne viendrait pas à l’idée de se rebiffer contre le maî-maître. (Prenez juste le temps, en guise d’illustration, de réfléchir à ce que ça impliquerait actuellement d’avoir des armes nucléaires russes prêtes à l’usage dans les pays européens, au vu de la façon de traiter la Russie dans la crise ukrainienne…).

    Je pense que les U.S.A. ont très bien saisi la nécéssité de garder une emprise ferme sur l’Allemagne. Aussi, il me semble totalement erroné de croire que les U.S. n’ont qu’un rôle de “suiveur” par-rapport à l’Allemagne (remember “Fuck the EU”…). C’est nier ou méconnaître les liens très anciens entre services de renseignements U.S. et allemands, les liens industriels, technologiques, financiers… Je trouve M. Todd bien naïf de croire que l’Allemagne mènerait désormais une politique indépendante de la volonté de l’empire… la phrase conclusive porte un paradoxe évident: “Grâce aux États-Unis, le coût du contrôle militaire est pour l’Allemagne proche de zéro.” Comme si les U.S. contrôlaient militairement comme ça, gratuitement, pour “rendre service”, sans contrepartie, désinvoltement, et comme si l’Allemagne pouvait décider ce qu’elle voulait, sans tenir compte de cette réalité militaire. Pour quelqu’un qui prône “l’école réaliste stratégique”, je trouve cela pour le mois surprenant…

    P.s. : Enfin, quand M. Todd évoque les liens entre l’Allemagne et la Chine ou le Japon des années 1930, ignore-t-il les apports industriels, technologiques et financiers des U.S.A. indispensables qui ont permis la militarisation et la montée en puissance de l’Allemagne? Lire A. Sutton pour approfondir le sujet. Non pas que les choix d’alliances de l’époque soit inintéressants…


  24. Grégory Le 02 septembre 2014 à 10h21
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    On reste dans le bouc émissaire de type nation. Je préfère nettement quand on pointe les néo cons, Svoboda, le Likoud ou la SACEM que quand on fait ces prix de gros.

    Il y a aussi une logique curieuse de Todd qui sait très bien que d’ici 30-40 ans, c’est fatalement la France qui aura l’ascendance sur l’Allemagne en Europe. Enfin sauf anomalie démographique majeur mais je n’en vois aucune probable qui épargnerait l’Allemagne mais pas la France.


    • red2 Le 02 septembre 2014 à 11h05
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      Todd dit finalement simplement qu’on peu vivre sous hégémonie américaine, le déficit impérial de ce pays permettant la vie des autres pays. On ne peut vivre sous domination allemande leurs 200 milliards d’excédent détruisant l’industrie de tout leurs voisins a commencer par la France. La France sera probablement plus peuplé que l’Allemagne dans 30-40 ans mais si on reste dans ce système économique la France n’aura plus d’industrie (et donc plus d’armée compétitive…) et ne sera plus du tout en moyen d’avoir “l’ascendance sur l’Allemagne”…


      • Wilmotte Karim Le 02 septembre 2014 à 11h08
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        Et les Français iront servir l’industrie allemande, en Allemagne (sauf si l’Allemagne daigne délocaliser quelques usines dans sa nouvelle Tchequie du Sud).


        • Crapaud Rouge Le 02 septembre 2014 à 13h42
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          C’est ce que font déjà les Grecs…


        • bellini Le 02 septembre 2014 à 23h11
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          Le STO volontaire est ce qui attend les travailleurs européens dans le IV Reich, appelé plus communément Europe


      • chios Le 02 septembre 2014 à 15h14
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        “Todd dit finalement simplement qu’on peu vivre sous hégémonie américaine, le déficit impérial de ce pays permettant la vie des autres pays.”

        Un peu de précision quant au terme “des autres pays”, qui à mon avis, désignent les satellites états-uniens que nous sommes.

        A part cà, une formulation qui résume de façon lapidaire, la situation actuelle.

        Il faut ajouter qu’il y a des nuages à l’horizon,et que cette situation bien commode va bientôt se terminer…


        • pikpuss Le 02 septembre 2014 à 15h32
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          Disons tout de suite que ces 200 milliards d’Euros… ne sont pas dans les poches du peuple allemand dont plusieurs millions de citoyens travaillent pour 5 Euros de l’heure ( parfois moins … ) et qui acceptent de partir à la retraite à partir de 67 ans… Ces 200 milliards sont-ils dans les caisses de l’état allemand ou dans celles de multinationales comme BAYER ou MERCEDES BENZ dont les actionnaires ne sont pas tous allemands. Combien de multinationales américaines implantées en Allemagne comme FORD ou GENERAL MOTORS, APPLE etc..
          C’est toujours la même histoire : les très très ultra riches avec leurs multiples passeports et les citoyens des peuples éternellement tondus. Alors Allemagne, France, USA, Russie, qu’est-ce que ça peut faire ? Puisque de toute façon le principe d’exploitation est le même partout..


      • Grégory Le 03 septembre 2014 à 21h14
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        Dans 30-40 ans l’industrie se résumera en grande part aux imprimantes 3D. Y compris pour faire des paquebots. Le pays qui les fabriquera mieux aura un avantage, certes, mais l’industrie sera devenue ce qu’est l’agriculture: plus aussi importante qu’elle l’était.

        Enfin, si on ne s’est pas fait sauter le caisson d’ici là, bien entendu (faut reconnaitre qu’on y travail).


  25. sempervivens Le 02 septembre 2014 à 10h33
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    Article paru il y a trois jours dans la prestigieuse revue Foreign Policy, consacrée au bataillon néo-nazi Azov, qui est pris au piège dans Mariupol encerclé par les forces de la RPD. Bien que le texte de cache rien de l’arrière plan idéologique dudit bataillon, le texte n’en est pas moins ambigü, à commencer par le titre : « Se préparant à la guerre avec les fascistes défenseurs de la liberté de l’Ukraine ». Le reportage laisse la part belle aux propos de ces « combattants de la liberté ». Tout en reconnaissant que les nationaux-socialistes du bataillon Azov ne partagent pas les valeurs libérales de l’Europe et des Etats-Unis, l’article se conclut par un appel à l’aide d’Oleh Odnorozhenko, commandant adjoint du bataillon, à ces mêmes Etats-Unis et Union Européenne. Est-ce que l’auteur, Alec Luhn, qui écrit par ailleurs pour le Guardian, n’a pas eu le courrage d’aller jusqu’à une dénonciation ouverte de cet escadron de la mort, ou bien a-t-il cherché de manière insidieuse à nous faire accepter la cause de ces nazis, en les présentant comme la dernière ligne de défense face à l’ « impérialisme russe » et des gardiens de la « liberté » ukrainienne.

    http://www.foreignpolicy.com/articles/2014/08/30/preparing_for_war_with_ukraine_s_fascist_defenders_of_freedom


  26. TARTAR Le 02 septembre 2014 à 10h36
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    Sidérant!
    Todd amoureux (déçu?) des USA.
    Résumons:
    L’Allemagne est le danger.L’UE son instrument.
    Dites-voir:L’Allemagne combien de divisions?
    L’Eurocorps sans l’OTAN..combien?

    L’UE a peut-être un poids moral vis à vis de l’occident (que le très complexe DeDéfensa nomme BAO), mais vis à vis du reste du monde elle est plutôt légère.

    L’UE est comme le vatican, une personne morale sans muscles (le Pape, combien de divisions?).
    Ce sont les dirigeants européens asservis aux “fondations” américaines qui nous coachent, il y en a autant en Allemagne que dans les autres maisons de nains européennes.
    Merkel c’est Blanche Neige….


    • Sam Le 02 septembre 2014 à 11h15
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      L’analyse est intéressante, mais l’idée d’Allemagne contre USA est risible. L’Allemagne est verrouillée depuis 1945, et tout l’imbroglio européen s’est construit autour d’elle. C’est les US qui mènent la danse en Europe, via leurs banques et aux travers des institutions européennes. La bipolarité allemande n’est que de facade, dans les coulisses, ils suivent totalement la ligne de Washington, au détriment de leur propre intérêt (cf les sanctions contre la Russie). Merkel peut aboyer contre l’espionnage US pour épater la galerie, même les allemands ne sont pas dupes.
      Quand à l’Euro, ce sont les deux barres couchées devant les deux barres du dollar. Le traité transatlantique qui s’est fait en douce ne servira qu’à sacrifier l’Europe pour tenter désespérément de sauver une nième fois le système. Et l’Allemagne avec.
      Si l’Allemagne était réellement indépendante, elle ne sacrifierait pas sa politique envers la Russie sachant qu’elle en est dépendante commercialement et énergétiquement. Une grande Allemagne impliquerait au contraire une alliance économique avec les Russes (ce que propose Poutine), et de fait une alliance stratégique. Or on voit bien que c’est tout l’inverse qui se produit…
      Todd fantasme…


      • Renaud Le 02 septembre 2014 à 23h20
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        C’est clair qu’entre la crise en Ukraine, la situation énergétique mondiale (pic pétrolier et bulle du gaz de schiste sur le point d’éclater) et le traité transatlantique, l’Europe s’apprête à vivre de sombres et froides années…


  27. perceval78 Le 02 septembre 2014 à 10h36
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    Pendant ce temps la une nouvelle conférence sur la sécurité Globale et intergalactique à Oslo le 19-21 septembre . Organisé par les ministeres norvegiens et Suedois. Il semble que l’ordre des speakers est important : le numero 1 est zbigniew Brezinski

    Oslo c’est la norvege et Jens Stoltenberg futur chef de l’OTAN. Le programme et les participants sont en ligne . Il y aura 3 francais :

    15 Professor François Heisbourg, Chairman of the Council, IISS; Special Adviser, Fondation pour la Recherche Stratégique
    =
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Heisbourg
    =

    23 Fabrice Pothier, Head of Policy Planning, Office of the Secretary General, NATO
    anciennement Carnegie Europe
    =
    http://carnegieeurope.eu/2014/07/03/nato-in-search-of-new-narrative/heo3?reloadFlag=1
    =
    26 Jean-Claude Mallet, Special Adviser to the Minister of Defence, France; Member of the Council, IISS
    =
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Claude_Mallet
    =
    http://www.lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/nouvelles-menaces-sur-le-budget-de-la-defense-09-07-2014-1844674_53.php
    =
    http://www.lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/jean-claude-mallet-un-atout-de-poids-pour-le-drian-17-05-2012-1462524_53.php
    =
    le programme est ici :
    =
    http://www.iiss.org/en/events/gsr
    =
    Si les théories de Todd sont avérées on est foutu de chez foutu …


  28. jacqueline Le 02 septembre 2014 à 10h45
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    Mon analyse , ce n’est pas du Todd, mais je me méfie de l’ Allemagne ! un peu bourrés ( in vino veritas ) avec la zique qui va bien et je les sens capables de remettre le couvert. ( heureusement que leur armée est inexistante).

    Rappelez vous leurs propos pleins de mépris envers les grecs et les PIGS.. C ‘est guère mieux envers la France quand ils se lâchent..

    Et s’il y avait eu une révolte des PIGS envers la clique de Bruxelles – Goldman Sachs, je vous laisse deviner de quel coté ils se seraient rangés.

    Ils veulent bien faire du business avec la Russie, ils ont besoin de leur gaz pas cher, et ont besoin de leur vendre des machines et des voitures. Ils souhaitent que la Russie se développe pour augmenter leur business, mais pas trop ! Il est hors de question que la Russie les domine économiquement.

    Pierre Hillard dit que les allemands ont peur de la Russie ( pourtant pacifique ). Leur attitude pour l’ Ukraine lui donne raison. S’ils n’ont pas d’armée, ils se sentent protégés par l’ OTAN. D’où leur double jeu.

    Je pense que Todd se trompe en disant que la Chine n’est pas encore grand-chose en termes de puissance militaire. Ils brûlent les étapes.En qq années ils sont passés du boulier au sommet du top 100 des supercalculateurs, ils développent des missiles supersoniques, etc.. Où en seront-ils dans 20 ans ? Enfin c’est les seuls qui peuvent aligner un million de soldats et les remplacer si besoin..


    • pikpuss Le 02 septembre 2014 à 15h38
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      Quand on parle des Allemands, finalement on ne parle plus des Américains bien qu’ils soient omni présents sur toutes le chaînes de TV, 24 H sur 24… Pourquoi se méfier des Allemands occupés par les Américains qui contrôlent absolument tout en Allemagne.


    • Saabaïdii Le 02 septembre 2014 à 19h01
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      Bonjour Jacqueline @10h45 ;

      Votre dernier paragraphe m’a beaucoup plu, vous semblez la seule parmi les commentateurs fort
      brillants de la file à avoir souhaité intégrer la notion de multi-polarité, car effectivement, c’est, à n’en pas douter, précisément ce qui est en cours de réalisation sur cette planète.
      Je partage votre interrogation sur les capacités militaires de la Chine.
      Je ne m’interroge plus, en revanche, sur l’incapacité évidente de l’interviewé à sortir du cadre de réflexion type BAO si confortable et par conséquent de commettre la grossière erreur de sous-estimer la Chine, la Russie et toutes les autres parties prenantes du moment qui n’aspirent pas nécessairement à vouloir appartenir, tant dans l’esprit que dans sa forme, à la sacrosainte ‘alliance trilatérale’ en tant qu’assujettis béats d’admiration et frémissants de reconnaissance éperdue.
      En fait, que sait-on exactement de la puissance militaire de la Chine ? Il doit bien même se trouver très très peu de Chinois pour pouvoir en “parler”. Ce paramètre a toujours suscité beaucoup de questionnements y compris en Chine même, une chose certaine, c’est une très grande muette dont la sous-estimation qualitative ne me semble pas du tout ‘raisonnable’.
      Que sait-on ici des extraordinaires capacités de ces peuples, conduisant cette nation de la chute du dernier empereur mandchou (1911/12) à 2014 en route vers la Lune, après avoir enduré tant de souffrances ?
      L’Allemagne qui s’entendrait avec la Chine ? De mémoire, la dernière délégation élargie venue quémander quelques contrats est repartie plutôt dépitée après avoir été écoutée très poliment par M.Xi …
      Quand on porte l’ambitieux projet de produire une prospective analytique, on ne peut se permettre d’écarter d’un revers de la manche des acteurs aussi massifs en passe de rééquilibrer très rapidement la vindicative revendication hégémonique des us et des quelques affidés opportunistes ou contraints du moment, au risque de passer à côté de solides réponses .
      Ce monde, le nôtre, est bien trop vaste et complexe, on ne peut en percevoir que quelques aspects
      ne valant pas probation définitive. Gare aux centrismes de tous poils, ils nous aveuglent.

      Bien cordialement


  29. perceval78 Le 02 septembre 2014 à 11h00
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    J’ ai peut être trouvé une façon de réconcilier tout le monde, car je sens qu’un grand nombre de posteurs sur ce site sont en état de choc ,En fait il y a beaucoup de gens d’ascendance germanique aux USA et entre le recensement de 2000 et 2010 il y a une grosse progression des americains qui se sentent d’ascendance germanique .

    1) c’est bien les allemands qui posent problèmes (version Todd)
    2) ces allemands sont aux US (version défendu par les posteurs !!!)
    =
    http://www.bloomberg.com/news/2012-03-06/u-s-ethnic-mix-boasts-german-accent-amid-surge-of-hispanics.html
    =
    http://en.wikipedia.org/wiki/Race_and_ethnicity_in_the_United_States#Ancestry
    =
    Comment verifier l’hypothese , quel est l’état américain le plus agressif : le Texas, bingo il y a encore au texas des minorités qui parlent l’allemand !!!
    =
    http://www.tgdp.org/tgdp
    =
    Fifteen largest ancestries in the United States in the 2010 census.[52]
    Rank Ancestry Number Percent of total population
    1 German 49,206,934 17.1%
    2 African 41,284,752 13.6%
    3 Irish 35,523,082 11.6%
    4 Mexican 31,789,483 10.9%
    5 English 26,923,091 9.0%
    6 American 19,911,467 6.7%
    7 Italian 17,558,598 5.9%
    8 Polish 9,739,653 3.0%
    9 French 9,136,092 2.9%
    10 Scottish 5,706,263 1.9%
    11 Scotch-Irish 5,102,858 1.7%
    12 Amerindian 4,920,336 1.6%
    13 Dutch 4,810,511 1.6%
    14 Puerto Rican 4,607,774 1.5%
    15 Norwegian 4,557,539 1.5%


    • Sébastien Le 02 septembre 2014 à 12h00
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      Il y a même des Allemands à Hollywood, vous vous rendez compte! Roland Emmerich (Independance Day), Wolfang Petersen (Troie). Agents doubles? Cinquième colonne? Traitres?
      Et je ne vous parle pas de Von Braun et de ces célèbres films sur la Lune!


  30. Nerouiev Le 02 septembre 2014 à 11h03
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    On a peut-être un peu trop pris la Russie pour un bon client de l’Est de notre technologie. Principalement l’Allemagne qui s’est toujours bien implantée à l’Est mais aussi la France et l’Italie. Mais notre technologie vendable est issue d’une énergie bon marché dont un bonne partie vient de Russie. Chaque hausse de cette énergie est une richesse supplémentaire pour la Russie et un appauvrissement pour les autres. Il est fatal qu’un équilibre va se faire et qu’il soit plus important de bien le négocier que de vouloir arriver en tête pour des queues de cerise. Non seulement la Russie a d’énorme réserves, mais en plus elle va amplifier son programme nucléaire et personne ne pourra l’en empêcher. De plus, elle a pris goût au confort et saura se le procurer en interne par ses propres moyens de façon à éviter un retour de l’oligarchie (pillage de la Russie par des Russes) et du communisme. Bref tout pour plaire sauf peut-être l’hiver et la monotonie des paysages.
    On peut faire toutes les analyses que l’on veut en donnant de l’importance aux ambitions et visions des uns et des autres mais les gens du peuple se sont beaucoup mélangés et l’économie future ramènera tout le monde au même dénominateur et s’adapter avec ou sans leurs dirigeants.


  31. Nicks Le 02 septembre 2014 à 11h07
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    Todd soulève quelques éléments intéressants mais parfois ils part tout de même bien en vrille. L’Allemagne a défendu ses intérêts et s’appuie sur ses forces traditionnelles, ce n’est pas contestable. Mais pourquoi avance t’elle aussi vite sinon parce que ses intérêts sont également indirectement défendus par les dirigeants français notamment ? La France crève de se détester et de se dissoudre pour une idée de l’Europe à laquelle seule les élites européistes françaises s’accrochent, pour mieux masquer leurs reniements multiples et notamment à gauche.

    Il y a des choses à améliorer dans notre pays mais tout de même, nous sommes encore la deuxième puissance économique européenne, la première puissance militaire, et surtout la première puissance territoriale, la deuxième maritime au monde. Nous avons bien plus de ressources et de ressort que nos hommes politiques orthodoxes veulent bien nous le rabâcher depuis trente ans. Ce n’est pas parce que la tendance est au consumérisme, à l’individualisme, au rejet de l’autre que nous devons oublier et ne pas assumer notre modèle traditionnel. Soyons en fier et les autres pays nous en respecteront d’autant. On n’admire pas un pays qui s’auto-flagelle.

    Suivons notre propre voie, nous serons en mesure d’équilibrer l’Allemagne. Continuons à nous enfoncer en appliquant un modèle non seulement inadapté à notre pays, mais également toxique socialement et économiquement de par le monde, et soyons sûr que l’avenir sera plus que chaotique !


    • Micmac Le 02 septembre 2014 à 13h03
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      Il ne me semble pas que Todd dise autre chose…

      Todd dit comme vous :

      Oui, l’Allemagne suit la politique qui lui convient sans se préoccuper des autres, et encore oui, la France n’est pas obliger de suivre.


      • Nicks Le 02 septembre 2014 à 14h41
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        Todd dit que nous ne pouvons pas équilibrer l’Allemagne et que celle-ci poursuit un destin impérial. Je crois en ce qui me concerne que ce n’est pas conscientisé et que les allemands font selon leur intérêt mais sans préoccupation hégémonique. Il n’y simplement personne qui cherche à les pondérer en Europe, d’où domination.

        Par ailleurs, je crois aussi que le problème et le seul empire actuel, c’est celui des Etats-Unis et que l’atlantisme nous affaiblit. Là aussi l’Allemagne joue double-jeu, mais sans visée hégémonique, juste par intérêt. La France elle a abandonné toute velléité de se défendre, au nom de l’intégration européenne.


    • TARTAR Le 02 septembre 2014 à 14h15
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      La France n’est pas la 2° puissance maritime du monde.
      Elle a peut-être un gros territoire océanique en superficie grâce aux plateaux continentaux, mais en ce qui concerne l’état de la flotte de guerre y vaut mieux en rabattre.
      Budget fuel lourd et repeinture…misérable.


      • Nicks Le 02 septembre 2014 à 14h36
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        C’est de la dimension territoriale que je parlais en effet. Mais ce n’est pas rien.


        • pikpuss Le 02 septembre 2014 à 14h49
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          Elle ne peut même pas exploiter les richesses qu’elle a ; exemple le pétrole et le gaz au large de la Guyane. Les USA le lui interdisent.


      • jacqueline Le 02 septembre 2014 à 20h10
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        Tiens ils ont rebaptisé nos sous marins ? Après le Redoutable, c’est les Misérables 🙂

        Victor va pas être content 🙂


  32. tom joad Le 02 septembre 2014 à 11h10
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    Ne pas oublier que la CDU est en partie née de l’argent caché des NAZIS: le fameux SYSTEME OCTOGON: (pas vu à la télé, merci Arte)
    https://www.youtube.com/watch?v=TeIbPcIAEe8


    • jacqueline Le 02 septembre 2014 à 20h13
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      J’ai trouvé cette vidéo excellente. J’avoue que je ne connaissais pas du tout l’histoire, et ne me souviens pas du scandale des chars sous Elmut.


  33. caroline Porteu Le 02 septembre 2014 à 11h11
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    Je pense qu’il ne faut pas tout centrer sur l’Allemagne ..
    La récente annonce de Cameron va plutôt gêner l’Allemagne qu’autre chose .

    Cameron vient d’annoncer qu’il fallait sortir la Russie du Réseau Swift , ce qui provoque également l’empêchement du paiement de la vente des Mistral .

    Les Fous ont vraiment pris le contrôle de l’asile

    http://www.zerohedge.com/news/2014-08-29/kick-russia-out-swift-uk-demands-beware-retaliation


    • caroline Porteu Le 02 septembre 2014 à 11h16
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      Ou alors , ce nouveau délire britannique est destiné à provoquer la colère de l’Allemagne, qui ne pourra plus non plus s’approvisionner en énergie .. si les paiements sont impossibles , et provoquer sa sortie de l’Euro de manière à sauver le soldat dollar .
      C’est bien la stratégie décrite par Serguei Glaziev en Juillet : la dislocation totale de l’Europe


      • red2 Le 02 septembre 2014 à 11h55
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        L’euro ruine l’Europe non allemande et ne fait en rien parti de ce qui fait tomber le dollar! Combien de fois faudra il le répéter… (cf Sapir, Todd, Lordon…)


  34. Sébastien Le 02 septembre 2014 à 11h18
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    J’ai l’impression au fond que ce qu’on reproche à la l’Allemagne est simplement sa réussite.
    Transférer les fantasmes concernant la Russie à l’Allemagne permet encore une fois de ne pas parler de soi, c’est-à-dire de la France.
    Cette façon de penser est typiquement Française. Je vous épargnerai toute la littérature pondue depuis 20 ans par l’intelligentsia anti-nationale concernant les modèles Espagnols, Anglais, Allemands, Suédois, Japonais, Martiens et au delà.
    L’Allemagne pense avant tout à elle-même. Elle sait utiliser et retourner les contraintes qu’on cherche à lui imposer, elle joue toujours double, voire triple-jeu, elle ne sent pas investit d’une mission -elle réellement impériale et colonisatrice!- délirante Droitdelhommiste issue des “Lumières”. Bref, elle ne cherche pas à péter plus haut son cul, mais le moteur tourne rond chez elle au moins.
    Encore et toujours cette poutre dans l’oeil Français cherchant la paille dans l’oeil du voisin. Pas étonnant que la France soit encore et toujours “en retaaaaard”. Surement une histoire de train, qu’on sait construire mais pas faire arriver à l’heure.
    Tout ça pour dire que le problème c’est NOUS! Pas une Allemagne d’ailleurs en perte de vitesse économique, mondialisation et crises obligent, en perte de vitesse démographique et militairement inoffensive.
    L’Allemagne a été le cheval de Troie des Etats-Unis pour affaiblir la France. L’Allemagne n’a pris aucune initiative mais elle toujours su tirer son épingle du jeu. Il est vrai qu’en face, les adversaires ne sont pas à la hauteur.
    Oui l’Allemagne est plus forte. Deux Guerres Mondiales, une réunification, l’Euro. Ils ont tout surmonté sans le moindre complexe. Autant l’admettre, être lucides et agir en conséquence. La France est vraiment devenue un pays faible que s’en est effrayant. C’est d’ailleurs pourquoi les Français ont peur de tout et de tout le monde, même de leur ombre. Evidemment, ça arrange tout le monde, sauf nous.
    Monsieur Todd, parlez nous de nous s’il vous plait.
    La France n’est-elle effectivement plus qu’un musée? Un hôtel? Allô la France? Ici Huston….Répondez….Bip…Bip…Bip….


  35. caroline Porteu Le 02 septembre 2014 à 11h32
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    Un point à souligner par exemple : les contrats en train d’être signés par l’Ukraine .
    Comme vous pourrez le voir , l’Allemagne n’a pas été invitée au banquet :

    L’Ukraine va signer un contrat avec un consortium dirigé par l’américain ExxonMobil pour l’exploitation du champ pétrolier et gazier de Skifska, en mer Noire.
    “Le cabinet des ministres a appuyé la proposition de la commission interdépartementale concernant la signature d’un contrat de partage de production avec le groupe de sociétés dirigé par ExxonMobil, opérateur du projet.”
    Le consortium comprend également la société anglo-néerlandaise Royal Dutch Shell, le groupe autrichien OMV et la Société nationale Nadra Ukrainy (Sous-sols d’Ukraine). La société LUKOIL Overseas Ukraine B.V. faisait face au consortium dirigé par ExxonMobil lors de cet appel d’offres.
    Le coût total de ce projet a été estimé entre 10 et 12 Milliards de dollars par le gouvernement ukrainien. Le champ de Skifska, d’une superficie de 16.700 km², produira près de 3 ou 4 milliards de m³ de gaz par an.

    En mai dernier, l’Ukraine a organisé des appels d’offres pour l’exploitation des gisements de gaz de schiste de Yuzovska et d’Olesska, qui contiendraient près de 3.000 milliards de m³ de gaz cumulés. Ces concours ont été remportés respectivement par Shell et Chevron.

    http://www.4-traders.com/EXXON-MOBIL-CORPORATION-4822/news/Exxon-Mobil-Corporation–Shell-to-invest-USD-178mn-in-development-of-Ukraines-Yuzivske-deposit-by-18003893/


    • Nerouiev Le 02 septembre 2014 à 11h43
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      Skifska, c’est Russe ou Ukrainien ?


    • chios Le 02 septembre 2014 à 15h35
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      Caroline,
      A ce que je sache, l”Allemagne ne s’est jamais beaucoup occupée d’extraction d’hydrocarbures?
      Peut être que Siemens fabrique des éléments ultra performants pour les plateformes?

      Je me pencherais plutôt sur la chimie, les biocarburants, etc.les terres aussi?


  36. XPT Le 02 septembre 2014 à 11h54
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    Une analyse extrêmement importante et difficile à remettre en cause. Si on l’accepte, elle nous donne beaucoup d’avance pour comprendre la suite des événements. Un texte qu’il faudra relire périodiquement pour éviter de céder aux récits officiels.


  37. bandes interdites Le 02 septembre 2014 à 12h30
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    bonjour,

    quand vous étudiez un système complexe , il y a au moins deux angles sous lesquels observer le système : intrinséque et extrinsèque .

    Toutes les analyses sociologique , démographique , économique s’occupent essentiellement de l’intrinsèque c’est à dire du fonctionnement interne , des relations entre les différents agents , de la logique et dynamique interne , et l’analyse d’Emmanuel Todd en est .

    l’aspect extrinsèque vise les propriétés globales , les relations avec l’extérieur , et en particulier les contraintes existants sur le système .

    un des gros défaut de la plupart des analyses intraséques consistent à extrapoler , sans prendre en compte l’aspect extrinsèque , et notamment les contraintes auxquelles le système est soumis .

    A l’heure actuelle , des paramètres extrinséques , comme la quantité d’energie fossiles disponibles , leurs répartitions géographiques , le flux qui irrigue nos économies , la biocapacité des territoires qui accueillent les populations (qui fixe une borne sup à la densité de population ) ) , etc , me semblent plus pertinents pour definir la tendance avenir . Sous ce regard , non seulement je ne vois pas l’Allemagne aussi puissante et “dangereuse” que l’imagine Emmanuel Todd , mais cela expliquerait les agissement de certaines grandes puissances qu’il a tendance à blanchir dans son analyse

    l


    • chios Le 02 septembre 2014 à 14h55
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      Je comprends à moitié ce que vous voulez dire.
      “A l’heure actuelle , des paramètres extrinséques , comme la quantité d’energie fossiles disponibles , leurs répartitions géographiques , le flux qui irrigue nos économies , la biocapacité des territoires qui accueillent les populations (qui fixe une borne sup à la densité de population ) ) , etc , me semblent plus pertinents pour definir la tendance avenir”

      Tout à fait d’accord avec vous.

      Le doute que j’ai, par rapport à ces propos, c’est notre propre ignorance…
      Un des points faibles de Todd, à mon avis, est son adhérence au credo de la croissance,au moins démographique, et apparemment, aussi économique, qu’il semble défendre “aveuglément”, en dépit de tout bon sens “planétaire”…

      Néanmoins, Todd écrit un article qui effraie tout le monde, moi y compris…

      J’aimerais, que de votre “point de vue extrinsèque” nous viennent des informations pertinentes, effrayantes, même, chiffrées, si vous voulez, mais aussi argumentées, comme combien d’habitants par km carré, où, quand, pourquoi, et quelle tolérance à la fluctuation….

      La Chine, après le Mao des familles nombreuses, et le multipliez vous, a compris quelque chose, et dit, 1 enfant par couple.

      Si je comprends les théories de Todd, cela équivalait à une destruction de leur système familial, donc, d’un aspect primordial de leur civilisation….ils le savaient, et ils l’ont fait…

      Et nous, que sommes nous capables de faire?


  38. chios Le 02 septembre 2014 à 12h58
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    “Il faut accepter de voir ce monde comme le voit l’école réaliste stratégique, celle de Henry Kissinger par exemple, c’est-à-dire sans se poser la question des valeurs politiques : de purs rapports de force entre des systèmes nationaux.”
    Donc nations, frontières, et à l’intérieur de celles-ci,des ‘puissances, économiques, militaires, démographiques.
    Et là, deux blocs L’Europe, avec l’Allemagne comme un nouvel hégémon
    et !!!” la nation-continent américaine “.
    Cà m’étonne, car ne voit on pas plutôt les states présents partout dans le monde.
    Je ne fais qu’une hypothèse, c’est qu’il se place dans une perspective où l’Amérique s’est déjà “retirée dans ses terres”, et s’occupe enfin d’elle-même.

    Ce n’est pas exactement ce qui se passe actuellement, et j’aimerais savoir où, dans quelle situation, il place le reste du monde…
    Juste une première impression.


  39. Krystyna Hawrot Le 02 septembre 2014 à 13h11
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    Cela fait du bien d’entendre quelqu’un parler de l’Allemagne sans le politquement correct habituel! Je confirme sur la “mise au travail des populations de l’Est européen”. En Pologne les multinationales allemandes ont racheté les meilleurs entreprises dès 1990… et on mis les ingénieurs et cadres polonais à leur service pratique et idéologique. Les élites polonaises sont des produits de l’argent que les fondations allemandes ont investis en elles dès… 1979! Il s’avère que certains communistes polonais comme Mieczyslaw Rakowski, rédacteur en chef de l’influent hebdomadaire Polityka en 1979 et premier ministre en 1987-8 était payé par la fondation Ebert dès 1979. Et que dire de la droite polonaise pure produit de fondations comme Adenauer, Krupp, Bosch… à ce sujet lisez absolument l’excellent livre de la chercheuse Dorota Dakowska de l’Université de Strasbourg “Le pouvoir des fondations – des acteurs de la politique étrangère allemande” -Presse Universitaire de Rennes 2014. On y apprend que le soft power allemand est imbattable via la puissance financière de ses fondations politiques qui réalisent la politique étrangère allemande en finançant partis, associations et syndicats aux 4 coins de la planète. Personne ne peut rivaliser avec les fondations allemandes – elles reçoivent un budget de 100 milions d’Euros par an! (surtout Ebert et Adenauer). Même les fondations américaines les fameuses Soros, NED et Freedom House ont été crées sur le modèle allemand! Même dans un pays qui a été le pré carré de la France, en Tunisie, les fondations allemandes ont mis la main sur les élites locales – la fondation Adenauer a organisé le dialogue national entre les libéraux et les islamistes pour mener aux élections d’octobre tandis que la Fondation Ebert contrôle la gauche en finançant le syndicat UGTT et même le mouvement altermondialiste – la fondation Ebert a financé à hauteur de 1 million d’Euro le Forum Social Mondial qui s’est tenu à Tunis en mars 2013 et financera de même le futur Forum en mars 2015. Si tout le monde se couche pour l’argent allemand c’est vrai que c’est difficile de créer une résistance:


    • chios Le 02 septembre 2014 à 14h02
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      C’est vrai qu’on ne nous parle que des fondations et thinktanks américains.
      Merci beaucoup pour la référence, je vais essayer de trouver le bouquin pour avoir des arguments dans la discussion.

      De même, on parle de la destruction de l’industrie de l’ancienne DDR, mais la Pologne est présentée comme un “miracle” économique sui generis, bien que de nombreux couacs se font entendre ici et là.

      Je crois que vraie ou non, l’hypothèse et la violence polémique de Todd auront le mérite d’ alimenter les conversations, ferment possible de l’émergence d’une opinion publique digne de ce
      nom.


      • chios Le 02 septembre 2014 à 14h09
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        Et je voudrais ajouter, que l’occupation par l’Allemagne de la rive sud de la méditerranée, que vous illustrez dans la fin de votre post, devrait faire bondir les français, quand on sait comment les allemands ont tué dans l’oeuf toute possibilité d’union méditeranéenne.
        A l’époque, ça m’avait scandalisé.


    • perceval78 Le 02 septembre 2014 à 15h17
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      Collection Res Publica Dorota Dakowska : Le pouvoir des fondations
      =
      http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3468
      =
      Fondation_Friedrich-Ebert : SPD
      =
      http://www.fesparis.org/
      =
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Fondation_Friedrich-Ebert
      =
      Fondation_Konrad_Adenauer : CDU
      =
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Fondation_Konrad_Adenauer
      =
      http://www.kas.de/wf/en/
      =
      Foundation Hanns_Seidel : CSU @FundHanns
      =
      http://en.wikipedia.org/wiki/Hanns_Seidel_Foundation
      =
      Founcation Friedrich-Naumann Liberal democrate
      =
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Fondation_Friedrich-Naumann
      =
      Foundation Heinrich_Boll les verts
      =
      http://en.wikipedia.org/wiki/Heinrich_B%C3%B6ll_Foundation
      =
      Foundation Rosa Luxemburg Die Linke
      =
      http://en.wikipedia.org/wiki/Rosa_Luxemburg_Foundation
      =
      Foundation Nationale Allemande
      =
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Fondation_nationale_allemande
      =
      Foundation Messerschmitt
      =
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Messerschmitt-Stiftung
      =
      Foundation Zeit
      =
      http://fr.wikipedia.org/wiki/ZEIT-Stiftung_Ebelin_und_Gerd_Bucerius
      =
      Foundation Humboldt
      =
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Fondation_Alexander_von_Humboldt
      =


    • kopenhague Le 02 septembre 2014 à 16h56
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      A lire en complément des études de Dorota Dakowsska : C’est édifiant sur la position de l’Allemagne par rapport à l’Euro.

      L’euro et l’Allemagne
      Dossier de Lucien Orio, professeur de Chaire supérieure à Bordeaux

      Présenté comme un projet historique visant à organiser une coopération égalitaire entre les pays membres et à protéger les Européens des turbulences mondiales, l’euro et plus largement la construction européenne sont en difficulté. Mais comment l’interpréter ?

      http://www.mollat.com/livres/dorota-dakowska-pouvoir-des-fondations-des-acteurs-politique-etrangere-allemande-9782753533004.html

      Merci pour cette transcription des entretiens avec E Todd. Pour ma part je trouve ses analyses percutantes et pertinentes . Traiter E Todd de germanophobe c’est être dans un déni défensif d’une réalité qui fait peur .


    • Pascalcs Le 02 septembre 2014 à 18h18
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      Votre commentaire est très instructif et une bonne illustration de ce que nous pourrions définir comme politique d’efficacité. Maintenant, laissez moi vous poser la question suivante: qu’est ce qui nous empêchait dans les années 90 de faire la même chose que les Allemands dans les pays de l’Europe de l’est. La Pologne n’a jamais eu d’a priori négatif vis à vis de la France que je sache.
      Dans bien des cas, la réponse, c’est notre peur et immobilisme.
      J’étais dans un grand groupe Français multinational financièrement extrêmement bien portant et pour lequel il n’y avait aucun obstacle à se lancer en Europe de l’est à cette époque. Nous avons attendu le début des années 2000 pour nous y aventurer sérieusement. Les groupes allemands avaient déjà tout ratissé et nous bloquent désormais l’entrée par tous les moyens.
      L’ennemi c’est nous même, notre culture poussiereuse, notre blocages intellectuels et personne d’autre.


  40. Noam Le 02 septembre 2014 à 13h30
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    Bonjour.

    Voilà une lettre ouverte en date du 1 septembre qui aurait été écrite par des vétérans du renseignement américain à l’attention de madame Merkel. Quelqu’un pourrait recouper cette information ?

    Ex-NSA Director, US Intelligence Veterans Write Open Letter To Merkel To Avoid All-Out Ukraine War
    http://www.zerohedge.com/news/2014-09-01/ex-nsa-director-us-intelligence-veterans-write-open-letter-merkel-avoid-all-out-ukra


  41. Patrick Luder Le 02 septembre 2014 à 13h51
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    Plus une gestion (gouvernance) est complexe et compliquée, plus elle peut être manipulée. Il faut sans cesse, dans quelque domaine que ce soit, revenir aux idées et principes de base, chercher en permanence à augmenter la simplicité et l’efficacité … dans le respect mutuel, cela va de soit !


  42. Fabrice Le 02 septembre 2014 à 13h54
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    Petit ajout parfois je me demande ce que doit penser les africains sur la France si ils devaient imiter tant de rancunes comme on peut le ressentir en France envers l’Allemagne.

    Si on l’accepte de Todd envers l’Allemagne que dire des crimes que nous occultons encore en Afrique même en passant outre la colonisation de la France ?


  43. isidore Le 02 septembre 2014 à 14h15
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    Toute la gratitude qu’ont peut avoir pour des gens comme Sapir , Todd , etc qui animent , un peu tard un débat sur l’Euro qui n’a pas eut lieu au moment opportun est sans borne . Nous en découvrons ainsi les nombreux défaults . C’est curieux quand méme que çà ne nous parvienne que comme pour relayer le discours Anglo-Saxon .
    Certes l’Euro est , et plus encore fut une monnaie trés imparfaite . On lui reproche principalement en résumé comme j’ai compris : 1) d’étre trop fort pour nous juste bon pour les Allemands , ce qui en ferait une monnaie d’occupation . 2) étant unique de ne pas se plier aux diversité nationales .

    Si c’est çà , c’est tout faux ! Parce que 1) méme pour l’Allemagne c’est trop fort , l’Allemagne à du infléchir , son contrat social avec l’introduction d’une fléxibilité et l’apparition de travailleurs pauvres . 2) Ce n’est pas l’Euro en soi qui a contraint les autres pays Européens a abuser des marchés publics et privés immo . C’est l’abscence de politique économique des politiques .

    La solution PIg de l’immo , solution pig car grosses commissions pôur politiques et affairistes et obésité des banques eut pu étre remplacée par des investissements technos , de façon à satisfaire une demande des Brics croissante , comme l’a fait l’Allemagne . Mais pour un pays comme la France c’eut été dans d’autres domaines que les machines-outils , des domaines plus technos encore directement en concurrence avec les States car stratégiques . Voilà pourquoi on s’est vautré dans l’immobilier .

    Le débat sur ce point . Zéro . On est prés à recommencer avec ou sans Euro , plutot sans .

    Ce n’est pas l’Euro , Mark bis , qui est cause de son haut niveau . C’est l’avidité monétaire des politiques , donc des emprunts garantis dans des pays à fort potentiel fiscal qui provoque cet afflux de capitaux étrangers comme mouches sur du miel .

    Et pourquoi y en a tant en abondance de ces capitaux ? A cause de la politique monétaire laxiste des US . Point aveugle .

    Notre actuelle contrition ( relative) ne doit rien à une arithmétique des marchés financiers .
    La crise de l’Euro a été provoquée par une spéculation sur les CDS en rapport avec la dette Grecque . Cheval de Troie . Cette spéculation ne doit rien a un constat général des marchés financiers , et le marché des Cds est trucqué de bout en bout .

    C’est SOROS avec une bande de hedges funds , à l’aide des infos de Goldman Sachs .Par le biais d’emprunts de cavalerie . Les CDS censés avoir pour vocation de se couvrir contre un défaut du créancier , tout au moins une perte de cours , peuvent étre créés à volonté et acheté d’une maniére complétement indépendante de la possession d’emprunts .

    C’est comme si dans un jeu de cartes , on octroyais à l’un des joueurs , autant de cartes que désiré , de tel type , à lui seul et en plus du jeu de cartes normal . A tous les coups il est gagnant .
    C’est pure tricherie . C’est ainsi que les US s’étant accordé seul ce droit peuvent manipuler les prix de quoi que ce soit à l’encontre des autres . ET comme c’est eux qui créent la monnaie c’est à volonté . A moins qu’on ne cesse de jouer avec eux .

    Le champ visuel est tel qu’il n’atteint pas les 180° . En se tournant vers l’Ukraine , ou l’Allemagne on ne voit pas ce qu’il y a derriére .


    • red2 Le 02 septembre 2014 à 14h47
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      @isidore

      “méme pour l’Allemagne c’est trop fort , l’Allemagne à du infléchir , son contrat social avec l’introduction d’une fléxibilité et l’apparition de travailleurs pauvres .”

      L’Allemagne a 200 milliard d’excédent commercial l’euro est donc très sous-évalué pour l’Allemagne et le jour ou cette monnaie débile s’effondrera enfin le Mark montera très fortement… obligeant l’Allemagne a arrêter sa politique de parasite de la demande mondiale.

      C’est cela le drame, comme l’euro est très sous évalué pour l’Allemagne on ne peut le baisser sans faire monter a des niveau encore plus délirant l’excédent commercial allemand… Et en attendant les partenaires européens de l’aigle germanique se meurent de cette monnaie beaucoup trop chère pour eux.

      lisez donc un minimum de Sapir de todd ou de Lordon sur l’Euro, ça vous aidera à comprendre!


    • Wilmotte Karim Le 02 septembre 2014 à 15h33
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      “Si c’est çà , c’est tout faux ! Parce que 1) même pour l’Allemagne c’est trop fort , l’Allemagne à du infléchir , son contrat social avec l’introduction d’une flexibilité et l’apparition de travailleurs pauvres . 2) Ce n’est pas l’Euro en soi qui a contraint les autres pays Européens a abuser des marchés publics et privés immo . C’est l’absence de politique économique des politiques .”

      1- Ben non, l’Allemagne se portait économiquement bien au moment où elle a lancé sa politique.
      Tout les salaires (loin de là) n’ont pas été détruit.
      Une catégorie de travailleur sous payé a été créé.

      L’Allemagne est surtout “forte” d’avoir contracté sa demande intérieure, démolissant les marchés des autres états. Les marchés allemands (voiture de gamme et machine-outils) ont bénéficié de la montée de la Chine et de la montée de l’inégalité dans le monde.

      Si tout le monde joue le jeu à l’Allemande, nous verrons une contraction de tout les marchés intérieurs, soit une récession. Exactement la situation engendrée par l’austérité…

      2- Ben si, c’est bien la destruction des marchés d’exportation qui a imposé de trouver d’autres relais de croissance.


      • isidore Le 02 septembre 2014 à 17h53
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        @red2 ( Wilmotte il a des circonstances atténuantes )
        C’est facile de me balancer le chiffre brut de pomme comme çà . D’abord faut remarquer que l’Allemagne a externalisé à l’ESt . Donc ses exports c’est en partie du transfert de la maison-mére à la filiale .c’est pas le solde net , et à l’ESt c’est quand méme pas des gros consommateurs . J’ai autre chose à faire mais je vais essayé de trouver les chiffres .

        D’une maniére générale c’est un truc Franco-Français , y en a toujours une moitié pour emmerder l’autre , c’est stimulant . On nous présente l’Allemagne comme la vertu incarnée , rien que pour nous tracasser . Mais la balance commerciale c’est pas tout . Il y a aussi les services . Et au final la balance des paiements . Et au final la victime n’est pas celle qu’on croit .

        @Wilmotte Karim
        L’austérité Allemande est plus due à une externalisation à l’Est qu’à un baisse des salaires , cependant l’effet est le méme . Je ne reproche pas le tropisme des Allemands à l’Est , nous avons le notre au Sud .
        Le fait est qu’en industrialisant la Chine et auparavant les dragons , dont la Corée du Sud ce sont les US qui nous ont mis à rude concurrence . Quand ce n’est pas par des moyens fallacieux comme l’interdiction de Peugeot pour l’Iran qui nous a fait bien du mal .
        Nous aurions pu tempérer l”Allemagne si de notre coté nous avions été plus ferme à ne pas nous laisser faire .


  44. observateur engagé Le 02 septembre 2014 à 15h22
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    Sur ce coup-là, je trouve Brückner assez confus et fumeux. Il enfile les généralités comme des perles. Le tout n’est pas de dénoncer le bourrage de crâne, encore faut-il le faire avec une grille d’analyse pertinente. La sienne ne l’est pas à mon avis, trop de “subjectivité brücknerienne”.
    En outre il surestime peut être un peu le rôle de l’Allemagne, qui demeure un satellite des USA-et non l’inverse.


  45. redrock Le 02 septembre 2014 à 16h42
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    Le billet de Todd me laisse dans l’expectative; j’avais moi même développé une analyse sur le double tropisme allemand dans cette crise:
    http://environnement.geopolitique.over-blog.fr/2014/08/la-troisieme-guerre-mondiale-est-la-sonnez-tocsins.html
    Mais je n’avais interprété la position ambigüe de Merkel soufflant alternativement le chaud et le froid que comme un avatar résultant des pressions américaines ou des cacophonies européennes. Le choix de D.Tusk, le polonais, homme de Merkel à la tête du Conseil Européen va dans le sens du tropisme Nach den Osten et montre bien l’ambition allemande.
    Mais je ne crois pas à une volonté consciente de l’Allemagne de vouloir s’affranchir du parapluie nucléaire US et s’affronter à la Russie.
    Je pense que le jeu est toujours mené par les USA mais c’est un jeu de plus en plus dangereux destiné selon moi à affaiblir Russie, Allemagne et UE.
    Obama maitrise-t-il encore le processus? et les acteurs? pas sur!
    Les Polonais et Ukrainiens sont assez imprévisibles et très excessifs dans leurs emportements.
    Les militaires de l’OTAN et leurs lobbies voient du grain à moudre.
    Les Européens font de la surenchère dans l’anti-Poutine à défaut de politique commune sur rien et dans cette cacophonie peuvent effectivement émerger de l’inconscient des remugles anciens que semble évoquer E.Todd.
    Toutefois, un récent article du Welt Source : (welt.de, allemand, 30-8-2014) http://www.welt.de/politik/ausland/article131751398/Nato-Beitritt-koennte-den-grossen-Krieg-ausloesen.html
    semble montrer que l’Allemagne n’a pas encore franchi le point de non retour, contrairement à Hollande qui semble n’avoir compris que l’escalade des rapports de force.
    Pourvu que Poutine garde son sang froid jusqu’à l’écroulement de l’Etat Ukrainien-ce qui ne saurait tarder- que cet écroulement soit entériné par les USA-UE… Et alors on pourra enfin discuter.


    • nono Le 02 septembre 2014 à 20h04
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      “l’Allemagne est là, elle veut toujours le rêve du fou… ” Céline – Rigodon – 1961
      Mais la Littérature n’est pas tout, n’est-ce pas…?

      Merkel joue simplement sur les deux tableaux. Le chaud et le froid, ce sont la validation de la rhétorique anti-russe et des relations économiques payantes…
      “Si tu veux la chaîne et la montre, tu n’auras que l’heure.” Proverbe de chez moi.


  46. nono Le 02 septembre 2014 à 17h55
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    Karl Muller est un journaliste allemand. Un papier datant de Janvier 2007.
    Quelques mois avant que les soucis ne commencent pour Lehman Brothers…
    “L’Allemagne, est-elle une nouvelle fois en quête d’une domination?”
    http://www.mondialisation.ca/l-allemagne-est-elle-une-nouvelle-fois-en-qu-te-d-une-domination/4560?print=1


    • Chris Le 02 septembre 2014 à 19h58
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      Convergences troublantes avec le papier de Todd !


  47. NeverMore Le 02 septembre 2014 à 18h18
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    “la Chine n’est pas encore grand-chose en termes de puissance militaire”

    Il n’y a qu’à envoyer une cannonière sur le Yang Tsé, juste pour voir …
    Ou tenter de “Bagdadiser” Shangaï avec des Tomahawk …

    Bonne chance.


    • isidore Le 02 septembre 2014 à 19h38
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      Excellent ! çà m’ a fait rire . Des esprits ont besoin d-une sérieuse mise à jour . Pour forçer l’image je dirais qu’aujourd’hui la cannoniére est Chinoise est circule sur la Mer de Chine , encore fleuve Américain .


  48. esope Le 02 septembre 2014 à 18h24
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    Ces graphiques sont très parlants. Ils montrent aussi que le basculement se produit aux débuts des années 70.Comme par hasard, c’est le moment où les USA (Nixon) ont aboli la conversion du Dollar. Ils sont passés d’un moteur de leur économie à base de développements technologiques, avec l’accent mis sur la production, à un moteur basé sur leur planche à billets.
    Pour moi, cette coïncidence n’est pas fortuite. La finance ne peut pas se substituer à l’économie réelle. Un jour, on s’aperçoit, malgré la mise en tutelle des taux de change, que le roi est nu.


    • Michel Roissy Le 02 septembre 2014 à 20h13
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      et Dieu sait pourtant qu’ils y a eu des alertes, “bulle internet”, “subprimes”… tout le monde sait que cette “économie casino” est une aberration et tout le monde (enfin, un certain monde) fait comme si tout était normal et “sous contrôle”, en attendant que la prochaine crise pète à la gueule du capitalisme… mais quand ça sera la crise du dollar sous la pression des BRICS, ça risque d’être dévastateur cette fois…

      dans le même temps “rève sa mère” (enfin, le sinistre de l’économie) préfère sanctionner les chômeurs, ces pelés, ces galeux dont nous vient tout le mal…

      on dirait qu’ils font tout pour précipiter le clash majeur (enfin, je pense plutôt qu’ils font n’importe quoi, ne sachant comment l’éviter) et qu’il est temps que ce système malade crève…

      – chef, on va droit dans le mur…
      – accélère crétin…
      – oui chef


      • Noam Le 03 septembre 2014 à 00h11
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        .
        … 3 lignes qui synthétisent magistralement l’étude de la dynamique d’un système financier chaotique asservi à rétroaction géopolitique non pondérée, thèse de 6700 pages écrites par Heureau Merdanne suivant le plan Nothon aux éditions Boris Vian…


  49. O FJ Le 02 septembre 2014 à 18h46
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    Au vu des graphiques, on constate que le maintien de la Grande-Bretagne au sein de l’UE représente un fort enjeu pour l’Allemagne.
    Ceci permet donc d’analyser les tenants et aboutissants de ce maintien sous un angle nouveau.


  50. NeverMore Le 02 septembre 2014 à 19h12
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    Barroso rapporterait que Poutine lui aurait dit (notez les conditionnels – je n’ai qu’une source) «Si je le veux, en deux semaines je prends Kiev».

    Je pense que c’est de l’intox ; Kiev c’est deux jours, et Berlin c’est trois jours. qui va vitrifier Kiev ou Berlin sous prétexte que quelques Russes font du tourisme;?


    • VladP Le 02 septembre 2014 à 20h24
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      Kiev, 2 jours! Vous êtes sûr? Si M. Poutine décide de s’installer à kiev, il y va avec 2 gardes du corps, il boit un café, et il prend possession du pays avant-même que sa tasse soit refroidie!


      • Michel Roissy Le 02 septembre 2014 à 22h55
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        Par La Voix de la Russie | L’administration du président de Russie est prête à publier le contenu de la conversation téléphonique entre le président russe Vladimir Poutine et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, a déclaré le représentant de la Russie auprès de l’UE Vladimir Tchijov.

        Le quotidien italien La Repubblica rapportait qu’au cours de la discussion téléphonique avec Barroso, Poutine a indiqué que « s’il le voulait, il pourrait prendre d’assaut Kiev pour deux semaines ».

        L’assistant du président russe Iouri Ouchakov a déclaré que les propos du leader russe ont été pris hors de leur contexte. La divulgation des détails de la conversation téléphonique avec le président de la Commission européenne est « incorrecte et sort complètement du cadre de la pratique diplomatique », a ajouté Ouchakov.
        Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_09_02/L-administration-du-president-russe-prete-a-publier-la-discussion-telephonique-de-Poutine-avec-Barroso-6509/

        Voilà qu répond à la question, décidément, les coups en dessous de la ceinture sont une spécialité BAO…



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