Observons aujourd’hui la situation mensuelle de trésorerie de l’État :

Situation mensuelle du budget français

Les effets de la crise sautent aux yeux : les recettes se sont écroulées fin 2008 (principalement l’impôt sur les sociétés, mais aussi l’impôt sur le revenu), puis les dépenses ont explosé – en raison des plans de relance. Le déficit a ainsi atteint le niveau record de 150 Md€ fin 2010 !

Comme prévu, les dépenses ont baissé en 2011 – mais il s’est simplement agit de la fin des plans de relance (c’est donc la fin des hausses de dépenses temporaires – avec sans doute un effet récessif du coup). On voit d’ailleurs l’effet sur la croissance de la baisse des dépenses publiques – qui effectuent un inutile et ruineux acharnement thérapeutique depuis 3 ans. Bref, la voiture Économie a redémarré malgré sa panne d’essence, mais juste parce que c’est l’État qui poussait depuis 3 ans…

cartoon dessin budget français

Plus inquiétant, les recettes ne retrouvent absolument pas leur niveau d’avant-crise, et stagnent – tout comme le déficit.

Logiquement, pour la première fois depuis début 2010, le déficit sur un an glissant baisse légèrement. Détaillons pour analyser la tendance récente :

Situation mensuelle du budget français

Situation mensuelle du budget français

On observe ce mois-ci que le déficit général reste en recul notable par rapport à 2009 et 2010 (essentiellement car  les dépenses exceptionnelles des plans de relance ont été stoppées au 31/12/2010 - entraînant d’ailleurs une panne de l’économie…) - mais reste loin de 2007-2008.

La cible prévue pour fin 2012 semble difficile à atteindre, d’autant que la situation semble (évidemment) se dégrader par rapport à 2011.

Comme partout ailleurs, le cercle vicieux : “Austérité => Récession => Hausse du déficit” semble s’engager en France…


cartoon dessin budget français

cartoon coupes budgétaires

cartoon dessin dette

84 réponses à 0903 Situation mensuelle du budget français – Fin Aout 2012

  1. BA Le 30 octobre 2012 à 06h04
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    Mardi 7 août 2012 :

    France : le Parlement s’inquiète de l’accumulation des engagements pris pour soutenir la Grèce.

    Dans son rapport, le député Christian Paul (PS) chiffre à 50,8 milliards d’euros les prêts à la Grèce devant être garantis par la France dans le cadre du Fonds européen de stabilité financière ; « il ne s’agit pas de prêts, mais bien de pertes que les Etats de la zone euro acceptent de consentir vis-à-vis de la Grèce ».

    Source : lesechos.fr, mardi 7 août 2012.

    link to lesechos.fr

    Contribuables français, préparez-vous à payer.

    Contribuables français, préparez-vous à payer pour le deuxième défaut de paiement de la Grèce.


    • Vénus-Etoile du Berger Le 30 octobre 2012 à 08h58
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      Dette grecque : l’Allemagne inflexible

      Berlin, le lundi 29 octobre 2012 s’est opposé à une nouvelle restructuration de la dette grecque, en mentionnant qu’elle est contraire au droit allemand en matière budgétaire.

      Le dimanche 28 octobre 2012, le gouvernement allemand avait ouvertement rejeté l’idée d’un abandon de créances en faveur de la Grèce.


      • BA Le 30 octobre 2012 à 09h26
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        Dette publique de la Grèce :
        2007 : dette publique de 107,4 % du PIB.
        2008 : dette publique de 112,6 % du PIB.
        2009 : dette publique de 129 % du PIB.
        2010 : dette publique de 144,5 % du PIB.
        2011 : dette publique de 170,6 % du PIB.

        Premier trimestre 2012 : dette publique de 136,9 % du PIB. Chiffre prenant en compte le premier défaut de paiement de la Grèce : effacement de 107 milliards d’euros de dette.

        Deuxième trimestre 2012 : dette publique de 150,3 % du PIB.

        “Au premier trimestre, la dette grecque avait diminué à 280,423 milliards d’euros, soit 136,9% du PIB, en raison de la restructuration consentie par les créanciers privés, mais elle a augmenté à nouveau au deuxième trimestre avec les nouveaux prêts accordés à Athènes par les pays de la zone euro.”

        link to lefigaro.fr


        • Patrick Luder Le 30 octobre 2012 à 10h04
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          C’est l’histoire du parachutiste qui à pété la corde de son parachute …
          tant qu’il descend il est de moins en mois haut.
          tant qu’il tombe il ne lui arrive rien,
          L’espoir est immense …


          • Rendez-vous en enfer Le 31 octobre 2012 à 00h07
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            Et le parachutiste de scander (air connu) :
            “Jusqu’ici, ça va… Jusqu’ici, ça va…”

            Enfin, non ça ne va pas. Mais vraiment pas !


      • Vénus-Etoile du Berger Le 31 octobre 2012 à 08h25
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        Le mardi 30 octobre 2012

        Grèce : Un accord entre Athènes et ses créanciers, le parlement grec doit l’approuver

        Le premier ministre grec, Antonis Samaras, a annoncé un accord avec les créanciers du pays (UE, BCE et FMI)

        Eviter le défaut de paiement :
        Le temps se fait court. La Grèce doit absolument toucher une tranche de 31,5 milliards d’euros avant le 16 novembre 2012, retardée depuis juin, pour éviter de faire un défaut sur un remboursement d’emprunt.

        Le parlement grec doit l’approuver, cependant le petit parti de gauche démocratique(Dimar), troisième partenaire de la coalition (16 députés seulement), a déclaré ne pas être d’accord avec la conclusion des négociations.


    • Vénus-Etoile du Berger Le 30 octobre 2012 à 09h04
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      Bonjour,

      Mardi 30 octobre 2012

      Défense française : 30 millions d’euros débloqués pour régler des erreurs.

      Depuis octobre 2011, le logiciel conçu pour gérer les soldes de tous les militaires français, accumulent des erreurs de fonctionnement.

      Ces bug du logiciel touchent essentiellement les militaires de l’armée de terre et de la marine.

      Plusieurs militaires ne reçoivent soit rien, soit pas assez, soit trop à la fin du mois.

      Ce logiciel surnommé « Louvois » doit s’étendre prochainement à toute la fonction publique.

      Les militaires sont donc les “pilotes” et les “β-testeurs” de ce logiciel.

      Les dépenses publiques de l’Etat sont donc très légèrement erronées.

      Cordialement.


      • lee Le 30 octobre 2012 à 18h55
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        Ça doit être géré par des énarques :

        En lisant ces histoires de soumission et de résignation, on pense soudain à cet autre fascinant témoignage qu’est « L’Etrange défaite », un livre clé écrit juste après la débâcle de 1940 par l’historien Marc Bloch. On y trouve des observations qui recoupent presque mot pour mot les analyses de Saby.

        link to tempsreel.nouvelobs.com


  2. Patrick Luder Le 30 octobre 2012 à 06h25
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    Excellents graphiques Olivier, bravo pour cette clarté et merci.

    Depuis bien trop longtemps,
    trop d’Etats font une toute petite erreur chaque année,
    poussés par la facilité d’accumuler des dettes …
    ils font des prévisions de recettes trop optimistes
    et se permettent toujours un petit déficit
    => le résultat à long terme est évidemment désastreux !!!


    • Christophe Vieren Le 30 octobre 2012 à 08h57
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      @ Pat qui a écrit : “le résultat à long terme est évidemment désastreux !!!” .
      C’est possible mais ce n’est pas sûr car :

      1) Il faudra évaluer le coût (économique, (géo-)politique, social, écologique, …) de l’endettement passé au moment de l’inéluctable défaut de paiement ;
      2) Pouvoir alors comparer cette situation à ce qu’elle aurait été si nous ne nous étions pas endetté. En évaluant cette situation au regard de choix que nous aurions pu faire pour ne pas être endetté :
      a) Diminuer les dépenses (si oui lesquelles) ;
      b) Augmenter les recettes (si oui lesquelles) ;

      Pour l’instant nous ne pouvons qu’évaluer le coût de la charge de la dette (intérêts composés) en considérant que nous la rembourserons intégralement. Ca c’est assez facile, c’est du passé, c’est un simple calcul financier. Essayer de savoir quelle contrepartie nous avons obtenus grâce à cet endettement est beaucoup plus difficile. Si l’on considère par exemple que la dette est dû à un “abus” des prestations sociales (redistribution), peut-être faudrait-il demander l’avis de ceux qui depuis 1970 en ont bénéficié. On peut se poser les mêmes question concernant les investissement dans le militaire, ou les autoroutes, ou les grands stades, ou le nucléaire, ou les OGM, … L’exercice n’est assurément pas simple.

      Beaucoup moins simple que de se faire peur en regardant ces courbes avec l’oeil d’un “bon père de famille”.


      • Patrick Luder Le 30 octobre 2012 à 10h10
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        @Christophe,
        Suggères-tu que le rendement final pourrait être positif en cas de défaut ???
        C’est un veux pieux de penser qu’un défaut ne touchera que les riches !!!


        • toutouadi Le 30 octobre 2012 à 12h46
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          Un défaut touche essentiellement l’épargne.
          Qui sont essentiellement les épargnants? Les riches !!

          Un défaut libère de l’intérêt.
          Qui sont essentiellement les pourvoyeurs d’intérêts? Les pauvres !!

          Qui fait essentiellement tourner l’économie réelle par le biais de la consommation? Les 99 % !!

          Ha !! oui !! J’oubliais le fameux rapport entre l’épargne et l’investissement !!
          Pourtant un système bancaire mutualiste/public pourvoit aux investissements, sans aucun problème.

          L’épargne ne serait-il pas essentiellement spéculatif, alors?
          L’épargne ne serait-il pas la plus grande mystification des 200 dernières années?
          Le défaut généralisé ne serait-il pas, alors, la solution?


          • Patrick Luder Le 30 octobre 2012 à 19h24
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            Juste ne pas oublier que les marchés c’est aussi …
            – les caisses de retraite de tout le monde
            – les assurances-vie de tout le monde

            Croire que les personnes normales ne seront pas touchées,
            c’est la proxisme de la folie furieuse !!!


        • Christophe Vieren Le 30 octobre 2012 à 12h49
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          Oui c’est tout à fait cela.

          Bien sûr qu’il y aura des dégâts collatéraux, et que ceux-ci seront inégaux selon la situation de chacun (patrimoine mobilier ou immobilier, revenus, profession, âge, sexe, ethnie, lieu d’habitation, famille, . . . ) . C’était le sens de ma première remarque. Mais au regard de la crise écologique, cela restera un “détail”. Cette “crise” des dettes publiques – à l’instar des soi-disant périls de l’immigration, de l’islamisme, et j’en passe – ne fait que détourner l’attention des peuples du véritable problème : le problème écologique. Cela répond parfaitement aux Les 10 stratégies de manipulation de masse (attribué à tort à Noam Chomsky mais cela n’entame pas à mes yeux sa crédibilité).


          • Dadone Le 30 octobre 2012 à 13h04
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            Là en revanche je ne vous suis pas…
            Les dettes souveraines sont les conséquence d’une guerre économique exactement comme les dettes ont énormément augmentées après 14-18, ni plus ni moins.
            Il n’y a aucun rapport avec un quelconque problème écologique….
            Le dogme actuel de “la concurrence libre et non faussée” est tout simplement un déclaration de guerre et la guerre va bientôt se terminer faute de munition (d’argent)…
            et tout comme en 14-18 cela marquera la fin de la mondialisation..
            Sur les décombres de cette guerre renaîtra un autre système…


          • Patrick Luder Le 30 octobre 2012 à 19h35
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            Sans nier que la manipulation de masse est une réalité,
            les crises actuelles dépassent tout le monde,
            peuple, élus et dirigeants …

            Sinon je suis d’accord avec toi, les défis futurs que constituent l’extinction de la biodiversité, la disparition des terres arables, la dégradation de l’athmosphère et le réchauffement climatique, les disparités sociales, le risque d’un conflit majeur associé aux armes de destructions massives, La dégradation des eaux souterrainies et de surface, l’équité socale, la liberté et la démocratie … sont tous des thèmes autrement plus important que les crises financières !

            Le risque de défaut n’est pas grave en soi, mais ce sont les risques de guerres civiles ou de guerres mondiales qui prennent une importance considérable dans e défaut.


      • Dadone Le 30 octobre 2012 à 12h55
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        Votre raisonnement est valide et je le complète.
        La guerre économique a besoin d’argent, toujours plus d’argent pour investir, DONC de dettes.
        Sans endettement la France serait dans une situation bien pire qu’aujourd’hui car elle aurait été complètement distancée par ses concurrents.
        Ainsi va la guerre, sans munition (l’argent) elle est perdue.
        Sans endettement la France serait de nos jours un pays du tiers monde..
        Où tout le monde s’arrête de s’endetter (donc arrête le conflit) ou personne.
        C”est l’absurdité du système et cela s’appelle la baisse tendancielle des profits…


  3. Coligny Le 30 octobre 2012 à 08h37
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    Tout cela pour sauver l’euro, mais imaginons que demain se produise un coup d’état militaire en Grèce et que les nouveaux dirigeants envoient promener les créanciers : bonjour les dégâts !
    Pour le moment tout va bien pour l’oligarchie bruxelloise qui envoie la Troïka dicter la politique du gouvernement grec, mais aux prochaines élections les marionnettes actuelles vont se faire virer.


    • Téji Le 30 octobre 2012 à 08h47
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      D’où l’intérêt d’être technocrate :D


    • Patrick Luder Le 30 octobre 2012 à 10h11
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      Mais les élections sont toutes récentes, et les marionettes ne se sont pas fait virer !


      • Christophe Vieren Le 30 octobre 2012 à 13h01
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        Patience, Patrick, patience. El pueblo unido jamas sera vincido

        La crédibilité des alternants depuis 40 ans (socio-dem vs droite) perd peu à peu des plumes. Et cela peut basculer très vite. En Grèce, c’est flagrant. En revanche, en Espagne en 2011, les 2 marionnettes (PP, PSOE) ne perdent pas beaucoup en terme de suffrage EXPRIMES.

        Au prochain rebond de la crise, je donne pas cher de leur peau. Que ce soit dans les urnes ou dans la rue. En tout cas j’espère que la stratégie de manipulation de masse n’est pas arrivé à ses fins de manière définitive et pour la première fois dans l’histoire (la fin de l’histoire ?).


      • Coligny Le 30 octobre 2012 à 19h43
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        On aura une dissolution car la coalition éclatera.


  4. Téji Le 30 octobre 2012 à 08h46
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    Merci Olivier :)
    Effectivement, ça serait opportun d’ôter le pied du frein…
    Juste une question ‘technique’ : sur les courbes de déficits, les vagues Mars / Mai / Septembre (et dans une moindre mesure Décembre) sont dues à quoi ? On joue sur le court-terme pour mieux passer les stats trimestrielles ?


  5. JoeChip Le 30 octobre 2012 à 09h35
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    De toutes façons, on est dans une situation où les promesses de payer, libellées en différentes monnaies et sous formes de papiers à diverses échéances, se sont accumulées un peu partout (à commencer par les coffres de la banque centrale chinoise).

    Il est clair pour tout le monde que la plupart de ces promesses ne seront pas tenues, et qu’à un moment tout le système va partir en sucette ; il suffit de se demander ce qui se passerait si la Chine voulait quelque chose en échange de ses devises : en gros il faudrait ouvrir des usines en Europe et aux USA, et en fermer en Chine. Les dettes se paient en marchandises !

    Mais bon, il n’est pas certain que les conséquences seront si mauvaises, a priori on peut penser que les échanges vont se relocaliser, sous l’effet de la disparition de monnaies d’échange universelles et de l’augmentation du prix des transports.


    • Christophe Vieren Le 30 octobre 2012 à 10h02
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      Je partage.

      Le souci c’est que cela va avoir un impact négatif sur le “pouvoir d’achat” des ménages. Et ces derniers seront d’autant moins enclins à adopter des comportements et politiques de transition écologique.
      c’est là qu’est l’os hélas !

      En attendant, le gouvernement ne semble pas vouloir renoncer à des projets du passé dépassés tel l’Ayraultport.


      • JoeChip Le 30 octobre 2012 à 12h50
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        De toutes façons, la transition écologique est en cours depuis 100 ans et pour au moins encore 100 à 1000 ans…


        • Christophe Vieren Le 30 octobre 2012 à 13h06
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          Euh, oui mais je ne parlais pas de la transition (dette ?) écologique que nous imposons à la nature, mais de la politique de transition écologique que nous aurions dû choisir pour éviter et/ou s’adapter à celle que nous imposons à la nature.


  6. gilles Le 30 octobre 2012 à 10h12
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    A ne pas oublier: 99 % des grecs n’ont jamais vu un fifrelin des milliards d’euros qu’on leur a soi-disant prêté. Cet argent n’a fait que passer dans les banques grecques pour se retrouver où ???? dans les banques françaises, allemandes, BCE, ???? dites moi où;

    Ou comment mettre à sac un pays! : Il suffit de regarder les chiffres: dettes 2007=107% PIB , 5 ans plus tard, dettes 2012 = 280 % PIB. Merci à l’UE et à l’euro : ça, c’est des résultats !!!!

    J’en profite pour dire à M. Regnault que je soutiens les 4/5 de sa dernière lettre et son “projet de loi” mais en total désaccord pour ce qui concerne “cette” d’Europe et sa monnaie.


    • chris06 Le 30 octobre 2012 à 11h18
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      @gilles,

      “A ne pas oublier: 99 % des grecs n’ont jamais vu un fifrelin des milliards d’euros qu’on leur a soi-disant prêté. ”

      cette affirmation est basée sur quoi?

      Si on regarde cette étude, publiée par zerohedge récemment, sur la période suivant l’introduction de l’euro, de 2000 à 2010, ce sont les ménages grecs (et bien tous les ménages grecs, du décile le plus pauvre au plus riche) qui ont vu leurs revenus le plus progresser de tous les pays de l’eurozone:

      link to zerohedge.com

      ce graphique est pourtant suffisament parlant:
      link to zerohedge.com


      • Téji Le 30 octobre 2012 à 11h52
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        Ce dernier graphique est surprenant !
        Grèce, Espagne, Portugal : les ‘pauvres’ ont (beaucoup) plus profité que les riches…
        Pays-Bas, et pire, Belgique : les pauvres ont beaucoup perdu, les riches (beaucoup) gagné…
        en France et Italie, les classes moyennes se font laminer !


      • Patrick Juignet Le 30 octobre 2012 à 12h38
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        Merci de cette info surprenante !
        Le pouvoir d’achat des ménages aurait le plus progressé en Grèce, Espagne et Portugal.

        Qu’est-ce que ça veut dire que le plan économique ? Est-ce la fable de la cigale et de la fourmis ?

        Cela laisse supposer que le manne Européenne a été distribuée sans qu’il y ait d’investissement productif dans ces pays.


      • Titi91 Le 30 octobre 2012 à 12h52
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        Graphique fourni gracieusement par UBS lol…
        1er paragraphe: l austérité on en parle, elle n est pas encore arrivée. Attention ça va saigner…
        C est sur, ce sont les 1% qui ont sacrifié leur argent pour engraisser les 99% grecs, portugais etc…
        Et c est bien connu, les 3 (ou 4 je ne compte plus) plans d aide à la Grèce ont servi à continuer le gavage des 99%.
        Ils ne sont pas très reconnaissants, ces messieurs dames.
        Heureusement, les banquiers dans leur grande sagesse ont dit : plus jamais ça.
        Ps: passer d un revenu de 600 à 900 euros, ça fait une sacrée augmentation de richesse… En % seulement !!!


        • chris06 Le 30 octobre 2012 à 13h19
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          “C est sur, ce sont les 1% qui ont sacrifié leur argent pour engraisser les 99% grecs, portugais etc…”

          Non, vous interprétez mal ces graphiques. Les plus riches grecs ne se sont absolument pas sacrifiés puisque leurs revenus ont eux aussi progressé. Et n’oubliez pas que si quelqu’un gagne 600 euros par mois, s’il progresse de 50%, cela ne fait que fait 300 euros en plus. Si quelqu’un gagne 10 000 euros par mois, s’il progresse de 30%, cela fait 3000 euros en plus. En plus ces chiffres ne tiennent pas compte des revenus non déclarés, donc il faut se méfier d’une conclusion hâtive du genre les riches ont moins profité que les pauvres.

          Ce n’était d’ailleurs pas mon propos, notez bien, ce que je dit c’est qu’il est faux d’affirmer que les 99% des ménages grecs n’ont pas vu un fifrelin durant la période de vaches grasses. Tous en ont profité.

          “Et c est bien connu, les 3 (ou 4 je ne compte plus) plans d aide à la Grèce ont servi à continuer le gavage des 99%.”

          Non plus, notez que ces chiffres s’arrêtent en 2010, il est tout à fait clair que depuis on assiste au phénomène inverse, les ménages grecs voient dans leur immense majorité leur revenus diminuer fortement


          • titi91 Le 30 octobre 2012 à 19h11
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            J’avais pourtant mis “lol” en début de message… 2nd degré…


        • Christophe Vieren Le 30 octobre 2012 à 14h00
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          Pour aller dans le même sens que Chris, la part des revenus salariaux dans le PIB a diminué partout dans les pays de l’OCDE entre 1990 et 2009 (et donc de la zone Euro) sauf en GRECE (+ Danemark, Tchéquie, Islande). Source : Graphique 3.1. p.6 de “Partage de la valeur ajoutée entre travail et capital : comment explique la diminution de la part de travail”, OCDE, 2012. .

          Il va de soit que la part des revenus du capital s’élève, tant en absolu qu’en pourcentage, avec le niveau de revenus disponibles (travail + capital + prestations – prélèvements).


  7. Joanna Le 30 octobre 2012 à 10h13
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    En réponse et complément à Vénus-Etoile du Berger un peu + haut …
    Cela fait plusieurs mois que ça dure dans de nombreuses familles et comme les militaires ont un certain droit de réserve (y compris dans l’armée active lol) eh bien c’est leurs tendres épouses qui s’y collent et se manifestent sur ce site sous le titre évocateur « un paquet de gauloises en colère ».
    link to facebook.com

    Elles sont bien gentilles, bientôt elles vont peut-être sortir les casseroles comme en Argentine …


    • Vénus-Etoile du Berger Le 30 octobre 2012 à 10h54
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      excellent!
      Merci Joanna.
      Bonne journée.

      ps: je suis en train de lire justement en quoi notre vision du passé gaulois a-t-elle changé?
      La Gaulle était-elle très en retard sur les Romains?
      Qu’avons-nous hérité des Gaulois?


      • Vlad Le 30 octobre 2012 à 11h31
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        Apparemment nous n’étions pas si en retard que ça au vue des nouvelles découvertes.
        Les historiens trouvent des rapprochements entre la civilisation romaine et la notre avant même la conquête de ces derniers .

        Il me semble qu’un historien avais écrit un livre sur ce sujet mais impossible de m’en souvenir pourtant il était sorti en 2011 donc ça doit être trouvable dans les méandres de l’Internet.


        • Vénus-Etoile du Berger Le 31 octobre 2012 à 19h21
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          Bonsoir,

          Ils ont fait des récentes découvertes archéologiques qui a transformé la vision des Gaulois.

          L’écart entre les deux civilisations n’était pas si grand. Sinon les Gaulois auraient été anéantis.

          Les Romains ont respecté leurs frontières intérieures et l’Eglise les a exploité pour découper ses diocèses.

          Les Gaulois avaient construit sur des centaines d’hectares des agglomérations.

          Jules César a trouvé des routes, ce qui lui a permis de se déplacer rapidement.

          Le livre sorti en 2012 et l’auteur dont vous ne vous souvenez plus est
          ” On a retrouvé l’histoire de France:Comment l’archéologie raconte notre passé.”
          L’auteur de ce livre est Jean-Paul Demoule, historien et archéologue.

          Bien cordialement.


  8. Manuman Le 30 octobre 2012 à 12h41
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    Question?
    Je croyais que les dépenses de l’état représentaient quelques 56% du PIB, ce qui devrait nous amener au delà du milliard, non?
    Quel est l’écart de périmètre entre les deux chiffres?


    • chris06 Le 30 octobre 2012 à 13h04
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      Les dépenses des administrations publiques, qui sont de 56% du pib, comprennent les dépenses de l’Etat, plus celles des collectivités locales plus celles des prestations sociales.


    • Christophe Vieren Le 30 octobre 2012 à 13h21
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      Ce sont les dépenses publiques qui atteignent à peu près le chiffre que tu cites. L’état n’est pas le seul à réaliser des dépenses publiques. Il y aussi les collectivités territoriales. En outre, attention lorsque l’on parle de dépenses publiques, à la manière dont c’est calculé. Car comment pourrions-nous avoir un tel écart entre les recettes (environ 44% du PIB) et les dépenses (environ 55% du PIB) avec un déficit de 2 à 5% (excepté en 2009 : 7,5% ; et 2010 : 7,1%). Explication ici : La “part” des dépenses publiques dans le PIB : erreur de méthode.


      • chris06 Le 30 octobre 2012 à 13h48
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        “Car comment pourrions-nous avoir un tel écart entre les recettes (environ 44% du PIB) et les dépenses (environ 55% du PIB) avec un déficit de 2 à 5%”

        Non, les recettes des administrations publiques ne sont pas de 44% du pib, tu confonds avec les prélèvements obligatoires (qui ne sont qu’une partie, la plus grosse bien entendu, des recettes). La différence entre les recettes des administrations publiques et les dépenses des administrations publiques c’est exactement égal au déficit des administrations publiques


        • Christophe Vieren Le 30 octobre 2012 à 14h03
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          Ben alors comment expliques-tu ces 10 points de différence ?


          • chris06 Le 31 octobre 2012 à 08h14
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            @christophe,

            Quels 10 points de différence?

            Chiffres pour 2011:

            Recettes publiques = 50,7% du pib
            Dépenses publiques= 55,9% du pib

            Déficit public= -5,2% du pib

            L’écart entre les recettes et les dépenses est bien égal au déficit public, rien de surprenant à cela.

            link to insee.fr


          • Christophe Vieren Le 31 octobre 2012 à 11h12
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            OK. Merci.

            Il y a donc 6,9% de recettes publiques qui ne sont pas des prélèvement obligatoires (PO) (dépenses publiques = 55,9% – PO : 43,8%). Je pensais que c’était beaucoup moins et je ne comprends pas trop à quoi cela correspond.

            En effet, sur cette page (INSEE, 2005) , j’ai du mal à discerner les lignes de recettes n’étant pas des PO. J’ai cru comptabiliser une 10zaine de lignes ne semblant pas être des PO pour un total de 177,6 milliards, soit 10% de PIB. Ca peut coller donc.


    • A-J Holbecq Le 30 octobre 2012 à 16h50
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      Je n’ai sous la main que les données 2010:
      Prélèvements obligatoires :
      * État – Déduction faite des transferts fiscaux de l’État aux collectivités locales et à la SS et des impôts non recouvrables :265,9 Md€ 13,8% PIB
      * Organismes divers d’administration centrale: 14,7 Md€ 0,8% PIB
      *Administrations publiques locales : 88,6 Md€ 4,6% PIB
      *Administrations de sécurité sociale – Déduction faite des cotisations dues non recouvrables : 448,5 Md€ 23,2% PIB
      *Institutions de l’Union européenne : 4,4Md€ 0,2%PIB
      *Total des prélèvements obligatoires : 822,1 Md€ 42,5% PIB
      ________________

      Dépenses publiques 2010
      Prélèvements obligatoires 822,1 Md€ 42,5% PIB
      Ventes et autres recettes de production 70,2 Md€ 3,6% PIB
      Autres recettes 54,3 Md€ 2,8% PIB
      Écart non trouvé 11,2 Md€ 0,6% PIB
      Déficit public = besoin de financement 137 Md€ 7,1% PIB
      Dépenses publiques 1094,8 Md€ 56,6% PIB

      Les cotisations sociales représentent 29,5% des dépenses publiques 322,7 29,5%


  9. gilles Le 30 octobre 2012 à 15h59
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    à chris06

    Il est intéressant de voir votre source de renseignements:

    Pourquoi prenez vous les revenus des ménages grecs depuis 2000 ? la crise a commencé en 2008.

    Peut-être était-il normal que les bas revenus de pays comme la grèce progressent plus vite ? non ?

    Etait-ce si différent pour les espagnols, les estoniens, les belges ou les irlandais ….. ?

    voici les chiffres eurostats:
    à partir d’une base 100 en 2004, les revenus de ménages grecs sont à 94.95 % et ce n’est pas fini !!
    soit – 5 % 10 ans plus tard !!
    Mais ce ne sont que des moyennes (défaut des stats) . Qu’en est-il vraiment des populations des 8 ou 9 premiers déciles ? pires encore, je pense.

    Revenu disponible – En termes réels

    Dernière mise à jour 25.10.12
    Date d’extraction 30.10.12
    Source des données Eurostat

    GEO/TIME 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
    Union européenne (27 pays) 2,5 2,1 3,3 3,2 0,3 -4,3 2,1 1,5 0,0
    Union européenne (25 pays) 2,5 2,1 3,3 3,2 0,3 -4,3 2,1 1,5 0,0
    Union européenne (15 pays) 2,4 1,9 3,1 3,0 0,0 -4,3 2,1 1,4 -0,2
    Zone euro 2,2 1,7 3,2 2,9 0,4 -4,4 2,0 1,4 -0,3
    Belgique 3,3 1,8 2,7 2,9 1,0 -2,8 2,4 1,8 0,0
    Bulgarie 6,7 6,4 6,5 6,4 6,2 -5,5 0,4 1,7 0,5
    République tchèque 4,7 6,8 7,0 5,7 3,1 -4,5 2,5 1,9 0,0
    Danemark 2,3 2,4 3,4 1,6 -0,8 -5,8 1,3 0,8 1,1
    Allemagne) 1,2 0,7 3,7 3,3 1,1 -5,1 4,2 3,0 0,7
    Estonie 6,3 8,9 10,1 7,5 -4,2 -14,1 3,3 8,3 1,6
    Irlande 4,4 5,9 5,4 5,4 -2,1 -5,5 -0,8 1,4 0,5
    Grèce 4,4 2,3 5,5 3,5 -0,2 -3,1 -4,9 -7,1 -4,7
    Espagne 3,3 3,6 4,1 3,5 0,9 -3,7 -0,3 0,4 -1,8
    France 2,5 1,8 2,5 2,3 -0,1 -3,1 1,7 1,7 0,5
    Italie 1,7 0,9 2,2 1,7 -1,2 -5,5 1,8 0,4 -1,4 0,4
    Chypre 4,2 3,9 4,1 5,1 3,6 -1,9 1,3 0,5 -0,8
    Lettonie 8,9 10,1 11,2 9,6 -3,3 -17,7 -0,9 5,5 2,2
    Lituanie 7,4 7,8 7,8 9,8 2,9 -14,8 1,5 5,9 2,4
    Luxembourg 4,4 5,3 4,9 6,6 -0,7 -4,1 2,9 1,7 1,1
    Hongrie 4,8 4,0 3,9 0,1 0,9 -6,8 1,3 1,6 -0,3


    • Christophe Vieren Le 30 octobre 2012 à 16h14
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      @Gilles : au temps pour moi (et chris) qui n’ont pas compris qu’il s’agissait des prêts octroyés à compter de 2007.
      Et non pas de 2000 à 2007. Concernant les 5 dernières années (eh oui déjà 5 ans !) vous avez évidemment raison. Les salaires grecs se sont contractés durant la dernière période (2007-2012) . Sont-ils plus bas qu’avant la période durant laquelle ils auraient “vécu au dessus de leur moyens” ? Je ne sais pas. Mais chacun sait que c’est toujours plus dur de revenir en arrière que de ne pas avancer. Surtout si la situation ne fait que s’aggraver !


    • titi91 Le 30 octobre 2012 à 19h09
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      Merci pour ces données, cela montre bien qui s’enrichit. Comme dit plus haut, données moyennées, donc ce sont bien les 99% PIGS qui souffrent de la crise, et pas les “bailleurs” de fonds européens grands donneurs de leçons. En France, les riches fraudent, mais on appelle ça de l’optimisation fiscale… et tout le monde applaudit ! super !


      • chris06 Le 31 octobre 2012 à 08h32
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        Non, ces données ne montrent pas qui s’enrichit puisque ce sont juste des données sur l’évolution du pib, pas sur la répartition suivant les différents déciles (contrairement aux données que j’ai indiqué plus haut).

        Ces données montrent juste que les pays comme l’Espagne et la Grèce, qui ont crû fortement avant la crise, sont ceux qui décroissent le plus pendant la crise. Vu qu’une bonne partie de cette croissance d’avant la crise était basée sur du vent (bulle immobilière et non investissements productifs) cela n’a rien d’étonnant!


        • G. Le 31 octobre 2012 à 15h38
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          Merci. Très bien résumé. Vous oubliez aussi “basé sur le crédit facile, crédit obtenu grâce à l’Euro”


        • gilles Le 31 octobre 2012 à 15h58
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          à chris06

          “Et c est bien connu, les 3 (ou 4 je ne compte plus) plans d aide à la Grèce ont servi à continuer le gavage des 99%.”

          Il est étonnant de lire ce genre de commentaires qui ne repose sur rien. Car, pour le coup, les économistes, qu’ils soient keynesiens ou néoliberaux sont tous d’accord: les plans d’aide n’ont jamais eu pour but de venir en aide aux 99 % des grecs.

          ce genre de commentaire est pitoyable et nous montre le chemin qui reste à
          parcourir pour la construction d’une Europe solidaire.


          • chris06 Le 31 octobre 2012 à 18h05
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            @Gilles,

            où voyez vous que j’ai écrit ce commentaire pitoyable?

            titi91 a écrit cela, et c’était du 2nd degré!


  10. A-J Holbecq Le 30 octobre 2012 à 16h44
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    “Plus inquiétant, les recettes ne retrouvent absolument pas leur niveau d’avant-crise, et stagnent – tout comme le déficit.”

    Pourquoi ? on n’est plus en crise ? :)


    • Porteu caroline Le 30 octobre 2012 à 19h09
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      Bonjour Aj Holbecq
      Contente de vous retrouver ici .

      Pour le pouvoir d’achat Grec , on peut parler d’effondrement . Les prix sont à peu près au même niveau qu’en France .. Et même pour aller bosser ils ont besoin d’une voiture : à 1,90 Euro le litre de super et avec un Smic à moins de 500 euros , les “zones économiques” voulues par l’allemagne pourront leur proposer un sac de couchage et une soupe le soir pour qu’ils n’aient pas besoin de rentrer chez eux ..

      A une autre époque on appelait çà les camps de travail : maintenant on appelle çà la nécessité de l’équilibre budgétaire voulue par les technocrates européens.

      Pas sûr que l’esclavage revienne beaucoup moins cher en coût du travail !! pour conserver une certaine “compétitivité” car les esclaves étaient nourris logés !! ..

      Ce qui m’étonne le plus quand on regarde les gens parler de la Grèce , c’est que personne ne pense à évoquer le montants des intérêts financiers cumulés depuis que GS a lancé sa première salve sur le pays !!!!


  11. Fabrice Le 30 octobre 2012 à 18h07
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    aj holbecq vous êtes sûr que des côtisatipns peuvent être des dépenses ? Ca me parait antinomique non?


    • A-J Holbecq Le 30 octobre 2012 à 18h30
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      Fabrice

      On comprends mieux avec le tableau des recettes publiques que je n’avais pas mis dans le précédent commentaire…
      Recettes publiques 2010 (PO, c’est les Prélèvements Obligatoires, )

      Revenus de la propriété (PO) : 15,6 Md€ 0,8% du PIB
      Impôts (PO) – (dont impôts sur les produits et la production : 287,4 Md€) – dont impôts courants sur le revenu et le patrimoine : 204,1 Md€) : 495 Md€ 25,6% PIB
      Cotisations sociales effectives (PO): 322,7 Md€ 16,7% PIB
      Ventes et autres recettes de production (non PO) : 70,2 Md€ 3,6% PIB
      Autres recettes (non PO) : 54,3 Md€ 2,8% PIB
      Total Recettes publiques : 957,8 Md€ 49,6% PIB
      Besoin de financement (non PO): 137 Md€ 7,1% PIB

      Les 322,7 Md€ correspondent à un simple transfert; l’Etat est collecteur et distributeur (il aurait fallu que je précise ” les cotisations sociales redistribuées représentent 29,5% des dépenses publiques”, désolé)

      Ceci montre bien que lorsque certains disent “l’Etat prélève 56% du PIB” , c’est très orienté…
      L’Etat redistribue (ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de gabegies), comme écrit Lordon en présentation de son blog ” Quelle est la puissance despotique d’aujourd’hui qui soumet absolument le corps social et le laisse exsangue d’avoir capté la substance de son effort ? Certainement pas l’Etat – dont on rappellera qu’il restitue en prestations collectives l’ensemble de ses prélèvements… – mais le système bancaire-actionnaire qui, lui, conserve unilatéralement le produit intégral de ses captations.”


      • Fabrice Le 30 octobre 2012 à 20h21
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        donc le delta entre recettes et dépenses est de 125.8 milliards d’Euro mais tiennent elles compte des exemption non compensées par l’état ?


  12. DAN Le 30 octobre 2012 à 18h36
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    Faire le budjet 2013 de la France , relève de la mission impossible dans la situation actuelle ,au 30/01/2012 le passif s”élevait à 1688,9 milliards soit 26 000 euros par habitant. Recette 2010 :271,8 milliards ,dépenses 363,4 milliards . Intérêts de la dettes 45,4 milliards qui représente 80% de l’impôt sur le revenu. Aujourd’hui l’europe coûte 34,1 milliards , une pression fiscale de 54% , nous avons au moins 4,2 millions de chômeurs . Sinon faisont le ratio dette/PIB =80,58% il faut une croissance supérieur à 4%.. La croissance prévisionnelle est de 0,8 % .Il faut dire qu’avec le quinquenat de SARKO , il a augmenté la dette de 700 milliards et brader 600 tonnes pour sauver l’aigle du billet vert . pourtant son premier ministre disait qu’i était à la tête d’un pays en faillite, cela ne l’a pas gêner de placer le bouclier fiscal ,de refinancer à titre gracieux les banques casinos du pays , de faire la guerre en Libye combien cela a coûté ?de supprimer la publicité à la télè d’état pour refiler le cadeau à son copain bétonneux, les sondages d’opinion à répétition d’année en année , nous pourrions continuer cette liste…… ceci montre que budget de l’état une affaire juteuse pour les amis mais pas pour l’ensemble de la nation et pas pour le citoyen. A mon avis il est plus que nécessaire de moraliser et rendre transparent les comptes de la nation et de responsabiliser pénalement les politiques dans leurs actions néfastes et contraire aux intérêts de la nations.


  13. Patrick Luder Le 30 octobre 2012 à 20h22
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    Pour Olivier Berruyer : voir link to info.rts.ch

    La compétitivité de la France s’approche de celle des pays comme la Grèce, le Portugale, l’Italie et l’Espagne … il y a une saut par rapport aux autres pays.

    A mon avis le manque de compétitivité de la France est du aux excès de charges sociales sur les entreprises , à l’emmmerdement administratif et à la chasse au succès comme à celle des sorcières => faire du bénéfice en France devient criminel …

    Peux-tu confirmer ou préciser ?


    • Mathieu Le 31 octobre 2012 à 09h34
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      Patrick, il n’y a pas si longtemps, Renault était champion du monde de F1, “sauvait” Nissan, exportait de plus en plus et pouvait s’enorgueillir de vendre des clio et des méganes aux Allemands.
      The Economist titrait “France 1 Germany 0″. Toyota venait produire en France et louait la productivité Française”…

      Pourtant, on avait déjà un excès de charges sociales, de l’emmerdement administratif et la chasse au succès. Alors les choses sont sans doute un peu plus globale et compliquée que ça.

      On pourrait tout aussi bien mettre la baisse de compétitivité sur le dos d’un système scolaire moins performant qu’il ne l’était, de réforme non faite (ou accuser l’Allemagne de dumping social), d’un manque de stratégie industrielle, de secteurs plus exposés à la concurrence mondiale (Pour l’automobile: milieu de gamme français vs. premium Allemand…).

      Concernant le coût du travail j’avais vu ceci: link to decodeurs.blog.lemonde.fr

      qui permet de relativiser un tout petit peu le lien quasi automatique fait entre compétitivité et cout du travail. (Ne connaissant pas particulièrement le sujet, si quelqu’un à plus d’info, éventuellement contradictoire, pourquoi pas!)


      • christo Le 31 octobre 2012 à 10h40
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        “Il n’y a pas si longtemps” ?

        Mais si justement. La couverture de the Economist dont vous parlez date… de mars 2001.

        Autant dire une éternité.

        Car l’évènement le plus important est intervenu fin 2001 : entrée officielle de la Chine dans l’OMC.

        Ce qui constitua un booster terrible de la chute française.

        En outre effet de base, l’Allemagne sortait à peine de la galère de la Réunification et des réformes dures de Shroeder.

        Bref, “piece of cake” comme disent nos amis anglo-saxons.

        Aujourd’hui, les choses sont bien différentes.

        Mais je suis d’accord avec vous, le débat “compétitivité = coûts du travail” est totalement biaisé. Car on oublie de manière obsessionnelle… le facteur sous-jacent qui est le hold up de la Chine sur le commerce mondial.

        Et donc… les frontières, les tarifs douaniers.

        Je rappelle quand même une vérité brûlante et indépassable : un ouvrier à Shanghai (pas la campagne à l’extrême ouest) coûte 200 euros par mois.

        En France ?

        Autrement dit : même si on divisait les charges en France par deux… on serait encore loin du compte.

        Bref ça n’a aucun sens. Tant que les gens continueront de rejeter pour des raisons purement idéologiques la logique de frontières et de tarifs douaniers… nous n’avancerons pas d’un iota.

        Et c’est là où l’idéologie rejoint l”économie : on refuse le débat sur les frontières pour les biens… car on refuse d’ouvrir le débat sur les frontières pour les hommes !
        Ce sont les deux faces de la même pièce. On ne peut pas rétablir les premières sans rétablir les secondes.

        Et rétablir les frontières pour les hommes, c’est le “mal absolu” nous dit-on.

        QCFD.


        • Mathieu Le 31 octobre 2012 à 11h22
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          “Autant dire une éternité”

          Je ne suis pas d’accord. 11 ans cela reste bref pour une société. En tout cas, le contrat social suppose une certaine pérennité.

          Bien sur le développement de la Chine a changé (et accéléré) beaucoup de choses. Mais ce ne sont pas les charges élevées en France où “l’administrationite” aigue qui nous font couler mais plutôt un manque de stratégie et une fragilité de notre industrie face à ces exportations.

          Pour moi l’Allemagne a été mieux protégées par son positionnement spécifique (Prémium) et la qualité de sa main d’œuvre et de ses outils de production que par ses réformes du marché du travail. Et ça, s’est issu d’une “culture” qui n’a pas 10 ans mais plusieurs décennies (j’imagine que ça débute vers 1850).

          Si ils avaient été présent sur l’entrée de gamme, tout les hartz n’auraient pu les protéger contre l’ouvrier de Shangai à 200 euros.


          • A-J Holbecq Le 31 octobre 2012 à 13h32
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            Et la Bulgarie qui fait partie de l’UE et où les salaires sont équivalents de ceux de la Chine… !


        • Porteu caroline Le 31 octobre 2012 à 13h12
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          Christo
          Il y a une nuance entre les frontières douanières pour les biens et pour les hommes .
          C’est le pouvoir d’achat relatif .

          On a instauré une unité factice sur la valeur d’un bien à travers une monnaie réputée de référence : le dollar . Mais cette unité n’a aucune signification puisqu’elle ne prend pas en compte le vrai prix du bien , le pouvoir d’achat relatif, les avantages sociaux sous jacents etc…

          C’est la notion de monnaie étalon ou monnaie universelle qui a tout foutu en l’air .. Car qui détient le pouvoir sur la monnaie détient tous les pouvoirs .. Ce n’est pas moi qui le dit , c’est Amzel Mayer Rotschild qui l’a dit au début du XIXème ..

          Tant que c’était l’or , l’or étant une matière première , les ratios relatifs étaient à peu près respectés . A partir du moment ou c’est devenu une monnaie papier .. ceux qui en détenaient les rouages ont fixé eux mêmes les parités ..

          Un exemple très simple : au plus bas le taux de change euro/$ était de 0,88. Au plus haut il a atteint 1,60 .
          Comment voulez vous dans ces conditions que l’Europe soit restée compétitive, sachant que les Chinois qui avaient déjà compris ont indexé le remimbi au dollar . Au contraire , cela a augmenté la crise , les délocalisations etc .
          L’euro n’a jamais été rien d’autre dans sa structure actuelle que la variable d’ajustement du dollar .. Pour qu’il devienne un outil économique , la création monétaire doit être ôtée aux banques et restituée au politique . Ce que les Chinois ont parfaitement sû faire .

          link to fipcarolinep.xooit.fr
          link to fipcarolinep.xooit.fr
          link to fipcarolinep.xooit.fr


      • Patrick Luder Le 31 octobre 2012 à 15h59
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        Mathieu, tu sais pourtant bien qu’il y a une marque Française qui doit disparaître du monde automobile … non ? Cela se discute déjà dans tous les garages de petit village …


        • Mathieu Le 31 octobre 2012 à 23h20
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          Je n’ai pas contesté la réalité de la perte de compétitivité (il faudrait être aveugle pour ne pas la voir) je voudrai juste qu’on ne s’en tienne pas au seul facteur coût du travail.


          • chris06 Le 01 novembre 2012 à 09h08
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            @mathieu,

            la compétitivité hors coûts n’est pas quelque chose qui se règle sur le court terme (innovation, éducation, formation, etc…). Si une entreprise française veut vendre maintenant, et pas dans dix ans, elle n’a pas tellement le choix: il faut qu’elle baisse ses coûts!
            C’est sans doute trop pragmatique comme raisonnement, non?


          • Mathieu Le 01 novembre 2012 à 10h32
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            @Chris6 je suis d’accord.

            Mais les exemples Grecs et Espagnols montrent quand même les limites du pragmatisme et des chocs de compétitivité.

            Les entreprises Françaises exportent peu et beaucoup ne sont pas structurées pour.
            En faisant un choc (comprendre un plan de rigueur), on va simplement déprimer un peu plus la consommation en France… c’est sur que ça va aider les entreprises “locales”.
            Et on est même pas sur de l’impact pour les boites qui exportent encore.

            Quand j’entend qu’une baisse de 5% du prix d’une voiture (entendu sur BFM ou Franve 5 je ne sais plus) permettrait d’inverser la tendance… j’ai quelques doutes.
            Entre une voiture à 15000 et une 15750 Euro, je ne suis pas sur que je regarderai le prix comme discriminant principal. Entre une logan et une mégane oui!

            Bref, le levier du coût prend aussi un peu de temps à activer si on ne veut pas tuer le malade.


    • G. Le 31 octobre 2012 à 15h51
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      Votre graphique me fait bien rire, monsieur.

      Où sont les explication exactes des critères de création du graphique? Sur quoi est-il basé? Que mesure t’il vraiment?

      Bref, on fait dire aux chiffres ce qu’on veut?

      Avec un peu d’humour: après deux guerres mondiales on ne prend toujours pas en compte dans les données économiques la puissance militaire des pays. Singapour, très compétitif si les chinois décident d’y faire un tour… Idem pour la Suisse sous embargo économique!


    • Christophe Vieren Le 31 octobre 2012 à 21h11
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      Oh non Patrick pas toi !!! Pas une telle ineptie : ” le manque de compétitivité de la France est du aux excès de charges sociales sur les entreprises “

      Jamais les “charges” sociales n’ont été la cause d’un manque de compétitivité dans quelque pays que ce soit. Les “charges” sociales, qu’elles soient “salariales” ou “patronales”, sont du salaire socialisé (services publics tels santé, éducation, …., prestations sociales, … ) ou du revenu individuel différé (retraite, chômage, …). C’est à dire ce qui ne revient pas directement au salarié en fin de mois.

      Réduit-les et cela réduit d’autant le “niveau de vie” (l’éducation et la santé en font partie, au même titre que les retraites et les allocations chômage et minima sociaux) de l’ensemble des salariés qui sont en activité, au chômage ou en retraite. Or donc ce qui compte dans la compétitivité des entreprises, c’est la valeur du salaire superbrut, soit salaire net + cotisations salariales + cotisations patronales, c’est à dire ce que l’on appelle le coût du travail. Peu importe, du point de vue de la compétitivité, les parts que représentent chacune de ses trois composantes !

      Après on peut trouver les salaires superbruts trop élevés ou que la répartition des trois composantes n’est pas la bonne (selon que l’on veuille plus/moins de pourvoir d’achat en fin de mois ou plus/moins de services publics ou plus/moins d’assurance sociale).

      Evidemment, il est plus facile au patronat de cibler les charges patronales dont les destinations sont bien moins visible* par les salariés qu’une baisse du salaire net. Tant que l’on est en bonne santé, que l’on a pas d’enfant à scolariser, que l’on est pas au chômage, que l’on n’approche pas de la retraite, …. on ne voit pas qu’une diminution des “charges” patronales et/ou des “charges” salariales toucheront directement cette part de salaire différé et/ou socialisé.

      ____________
      * un peu de la même manière que les propriétaire d’automobile oublie de comptabiliser dans les coût du kilomètre l’amortissement de leur véhicule, l’entretien, … se contenant de compter le cabrurant et éventuellement le péage !!!!!!! Fais le test autour de toi, tu verras à quel point les automobilistes sous estime le vrai coût du kilomètre.


  14. Clive Le 30 octobre 2012 à 20h44
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    Est-ce qu’il existe un étude comparant ce que seraient les recettes de l’état dans l’économie actuelle, avec les niveaux de fiscalité des années 1960-1980-2000 ?


    • Porteu caroline Le 31 octobre 2012 à 13h29
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      CLive

      Sur les années 60 très simple ..
      Demandez à AJ HOLBECQ présent sur cette file de commentaires . 50 Milliards de dépenses en moins qui ne sont rien d’autre que des intérêts financiers indus puisqu’on pourrait faire autrement .

      Pour info : de AJ Holbecq
      L’arnaque de la dette
      link to monnaie.wikispaces.com


  15. DAN Le 30 octobre 2012 à 21h14
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    Pour repondre à Patrick Luder , ça remarque me rappelle la caricature du livre d’histoire ou le pauvre paysan portait sur son dos : le clergé, la bourgeoisie et la noblesse. Aujoud’hui c’est pareil , l’entrepreneur
    c’est la vache à lait qui doit porter sur son dos : ……. je laisse le soin de compléter !!!! Ce quoi ce type de situation a amené la révolution , l’histoire se répète !


  16. Vénus-Etoile du Berger Le 31 octobre 2012 à 08h56
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    L’Elysée, le lundi 29 octobre 2012

    Google dans les filés du fisc français.
    Le fisc français réclame 1 milliards d’euros à Google à l’issue d’une enquête sur les « prix de transfert » entre la branche en France et sa holding irlandaise.


  17. Vénus-Etoile du Berger Le 31 octobre 2012 à 08h58
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    Fiscalité :

    Un rapport parlementaire préconise la fin de la TVA dans la restauration à 7%.

    Il propose une TVA à 12% aux restaurations rapides et aux restaurants classiques.

    TVA sur la restauration en Europe (source commission européenne)
    Hongrie 27%
    Danemark 25%
    Belgique 21%
    Royaume Uni 20%
    Allemagne 19%
    Irlande 13,5%
    Grèce 13%
    France (projet) 12%
    Italie 10%
    Espagne 8%
    France (actuel) 7%
    Pays Bas 6%


    • Florian Le 31 octobre 2012 à 13h14
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      La TVA dans la restauration en Belgique est passée a 12% il y a quelques temps déjà.

      Et on peut rajouter le Luxembourg, avec 3% de TVA dans la restauration


  18. Vénus-Etoile du Berger Le 31 octobre 2012 à 09h00
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    Prix d’un café en France

    1,38€ en moyenne pour un café en France selon une enquête menée cette année dans un peu plus de mille bars, hôtels, restaurants, cantines.

    Aquitaine, le plus onéreux:
    Le « petit noir » serait le plus onéreux soit 1,72€ en moyenne en Aquitaine.


  19. Vénus-Etoile du Berger Le 31 octobre 2012 à 09h01
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    L’ultimatum des grands patrons

    Dans une lettre adressée lundi 29 octobre 2012 au président de la république, les patrons des grandes entreprises exposent leur conception de la compétitivité afin de « relancer la croissance et l’emploi ».

    Ils souhaitent notamment que l’Etat réalise 60 milliards d’euros d’économie sur 5 ans.


    • Mathieu Le 31 octobre 2012 à 11h38
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      60 milliards d’économie (surtout n’appelons pas cela austérité) sont censé relancé la croissance et l’emploi…
      C’est sur que la croissance et l’emploi sont au RDV dans les pays qui ont effectués des ajustements budgétaire massifs…

      J’imagine que les grands patrons s’engage à compenser en augmentant leur masse salariale de plus de 60 milliards su la même période.


  20. Un_passant Le 31 octobre 2012 à 18h21
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    La situation française ne repose pas sur la faute de quelques-uns mais de tout le monde :

    l’administration bancale où les responsabilité sont diluées (la faute des fonctionnaires, des syndicats et des politiciens)
    les gauchistes et leur mentalité “anti-riches” dénuée de nuance, tous les amalgames sont bon pour eux
    les gauchistes qui défendent les syndicats salariés et attaquent les syndicats patronaux en oubliant que les deux bords sont copains comme cochons pour défendre leurs intérêts et, en particulier, leur financement opaque par l’Etat (la remise en cause de la représentativité, les syndicats libres, obligatoires et le financement exclusivement par les cotisations, on en parle depuis des années, ça n’a JAMAIS été mis en place).
    Les politiciens qui fond du clientélisme, du népotisme et son corollaire : la dette et les budgets jamais à l’équilibre depuis 1974
    La population, qui vote… avec ses pieds. Enfin, pas tout à fait : les politiciens sont à l’image des électeurs et réciproquement. Lorsque l’on voit des mis en examen réélus ou nommés secrétaire général d’un parti, on se demande comme des gens osent se regarder en face alors qu’ils adhèrent à ça. Là on en trouve aussi bien à droite qu’à gauche.
    Les chefs de partis qui cooptent leur successeur. Drôle de manière d’appréhender la démocratie. Pour le FN passe encore, mais les autres…
    Les syndicats qui servent d’antichambre pour les futurs leader politiques (conflit d’intérêt).
    Les fonctionnaires ou politiciens qui pantouflent ensuite dans le privé et ouvrent donc une oreille complaisante aux lobbies, notamment lorsqu’il s’agit de choisir des “experts” pour les informer.

    Je résume : la France épinglée pour sa corruption et les conflits d’intérêts que l’on voit sans cesse.

    Les patrons de PME qui ne pensent pas à leur succession, sinon au dernier moment et, par un sous investissement chronique, tuent littéralement leur entreprise lorsqu’ils approchent de la soixantaine. Et pour cause à cet âge, la tendance au conservatisme est très très lourde. Non pas systématique, mais c’est une tendance.

    Le conservatisme des français, en particulier les plus de 35 ans qui: ne veulent pas déménager, ne pensent leur travail qu’en carrière mono-entreprise et métier unique (les spécialistes de la formation continue sont effarés de voir comment certains salariés réagissent : “me former? pourquoi faire? Ce n’est pas à mon âge que je vais apprendre un nouveau métier”… alors qu’il s’agit seulement d’étendre leurs compétences et d’accompagner le changement plutôt que le subir). Ils ne sont pas tous comme ça, mais il y en a, trop. Il suffit de voir la FNSEA qui ne veut pas entendre parler des méthodes agricoles alternatives, même lorsqu’elles ont fait leur preuve. Un exemple : le bio. On importe d’Italie parce que nos producteurs ont considéré que ça ne pouvait être qu’une niche. Leur conservatisme est effarant.

    Le financement de la formation, qui disparaît dans l’administration chargée de gérer les fonds (autant du côté fournisseur que donneur d’ordre).

    Sans compter l’éducation nationale qui n’aurait jamais dû cesser d’avoir vocation à offrir une instruction non partisane. Or la neutralité des programmes et des enseignants est maintenant à prouver. Le succès des écoles privées montre que la confiance a disparu.

    Concernant les 60 milliards, il serait peut-être judicieux de se décider à voir une réalité : la défense du pouvoir d’achat depuis Giscard a été INCAPABLE de réduire le chômage. On ne peut certes pas concurrence la Chine sur les salaires, mais il serait possible de réorienter la fiscalité pesant sur la valeur ajoutée AVANT vente et de la transférer vers les bénéfice, donc après la vente. Cela aurait du sens par rapport aux exportations (rappelons tout de même que l’essentiel de notre commerce reste intra-européen). Les 35 heures n’ont pas non plus fait la preuve qu’elles ont permis de créer de l’emploi (dommage que les chiffres soient toujours en vrac, mélangeant fonction publique, PME, artisans et CAC40). Une durée rigide du temps de travail a-t-elle vraiment du sens? La gauche a enterré la TVA sociale, pourtant il s’agissait d’une forme de protectionnisme raisonnable. Et réaliste vis-à-vis de l’UE, mais comme c’est Sarkozy… La gauche veut détruire une idée qu’elle défendait AVANT que Sarkozy n’y adhère. L’Allemagne, les pays Scandinaves mais aussi l’Italie ont eu quelques bonnes idées. Il est possible de s’en inspirer, mais sous réserve que droite et gauche sortent de leur dogmatisme. Le rapport Gallois va être enterré alors qu’il n’était pas absurde. Faire des fonctionnaires n’améliore pas l’économie d’un pays. Keynes n’a pas été compris.

    Enfin bref. Dès que l’on parle de rigueur, on comprend austérité. Pourtant, combien de niches fiscales sont réellement justes et efficaces? Combien d’agences d’Etat sont réellement utiles? Combien de doublons dans les collectivités territoriales?

    Enfin bref, je ne vais pas réécrire tous ce que les De Closets, Revel et consort ont déjà écrit avec toutes les approches possibles, qu’elles soient de gauche ou de droite. Le problème, c’est que chacun défend sa chapelle avec ses a priori de gauche ou de droite, sans jamais vouloir entendre l’interlocuteur de l’autre bord. Il suffit d’entendre les commentaires caricaturaux des uns et des autres dans les médias.

    En aparté :

    Le problème des “materialistes” est qu’en négligeant la spiritualité, ils ne pensent plus l’humain que comme une machine sensible et consommatrice. L’aspiration à la transcendance (sens de l’honneur, altérité, noblesse) est considérée comme une valeur bourgeoise; négligeant alors que la bourgeoisie, en reprenant à son compte les valeurs de la noblesse, réhabilitait le travail et sortait de cet idéal noble martial pour un idéal noble civil. Maintenant, nous avons sombré dans un progressisme qui a perdu tout sens puisque dépourvu d’idéal. Il n’est plus guidé par une aspiration à la transcendance. C’est toujours cet idéal bisounours d’un homme nouveau, pacifiste, devant jouir sans entrave. Il n’est plus pensé qu’en terme de droit alors qu’une société peut se concevoir qu’en terme de devoir: la réciprocité des devoirs des individus les uns envers les autres. Devoir est devenu un gros mot; les politiciens et les leaders ont perdu tout sens de la RESPONSABILITE. Ce qui faisait le sens citoyen. Rares sont ceux qui ont le sens de l’honneur.

    Enfin bref. Résumons, je suis réac et fier de l’être. Pire, je suis en plus patriote et donc, je suis pour la défense du budget… de la défense. J’aggrave mon cas, en matière d’éducation : je suis favorable à la méthode Hattemer. Et j’ai moins de 35 ans.

    La faute à la mondialisation? Et si on parlait aussi de notre aveuglement et de notre conservatisme (notre immobilisme), à NOUS, français? C’est peu de dire que les français sont têtus.


  21. Devauchelle Le 15 janvier 2013 à 23h26
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    A tout le monde:
    On parle de la dette publique sans distinguer les dépenses d’investissement des dépenses de fonctionnement. Or l’endettement de toutes les collectivités est le plus largement lié à la nature des investissements, qui sont majoritairement non productifs. Je pense notamment aux infrastructures routières dans lesquelles toutes les collectivités s’engagent en permanence sans se rendre compte que d’ici vingt ans les routes et autoroutes ne serviront plus à grand chose sauf à des véhicules qui ne pourront plus dépasser les cent km/h en raison du prix des carburants. Tout cela sans aucun contrôle des contribuables. Iĺserait intéressant que quelqu’un calcule le coût de ces investissements , et je ne parle pas des aéroports, qui seront bientôt sans aucun intérêt, par rapport au total.


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