Observons aujourd’hui la situation mensuelle de trésorerie de l’État :

Situation mensuelle du budget français

zoom sur le seul déficit :

Situation mensuelle du budget français

Les effets de la crise sautent aux yeux : les recettes se sont écroulées fin 2008 (principalement l’impôt sur les sociétés, mais aussi l’impôt sur le revenu), puis les dépenses ont explosé – en raison des plans de relance. Le déficit a ainsi atteint le niveau record de 150 Md€ fin 2010 !

Comme prévu, les dépenses ont baissé en 2011 – mais ceci a simplement été dû à la fin des plans de relance (c’est donc la fin des hausses de dépenses temporaires – avec sans doute un effet récessif du coup). On voit d’ailleurs l’effet sur la croissance de la baisse des dépenses publiques – qui effectuent un inutile et ruineux acharnement thérapeutique depuis 4 ans. Bref, la voiture Économie a redémarré malgré sa panne d’essence, mais juste parce que c’est l’État qui poussait depuis 3 ans…

cartoon dessin budget français

Plus inquiétant, les recettes ne retrouvent absolument pas leur niveau d’avant-crise, et stagnent – tout comme le déficit.

Détaillons pour analyser la tendance récente :

Situation mensuelle du budget français

Situation mensuelle du budget français

On observe ce mois-ci que le déficit général entame une tendance très inquiétante. Elle est due en bonne partie à des paiements “exceptionnels” pour les plans d’aide européens (MES), et à une atonie des recettes de TVA qui semblent indiquer une baisse du pouvoir d’achat des consommateurs…

La cible prévue pour fin 2013 semble très difficile à atteindre (le déficit prévu pour l’année est déjà dépassé…), d’autant que la situation semble (évidemment) se dégrader par rapport à 2012.

Comme partout ailleurs, le cercle vicieux : “Austérité => Récession => Hausse du déficit” s’engage en France…

P.S. terminons avec un peu d’humour, en raison du nom du site internet du ministère où on trouve ces données – il fallait oser….

Situation mensuelle du budget français


cartoon dessin budget français

cartoon coupes budgétaires

cartoon dessin dette

74 réponses à 0903 Situation mensuelle du budget français – fin avril 2013

  1. Christophe Vieren Le 29 juin 2013 à 05h56
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    Olivier écrit : “…une atonie des recettes de TVA qui semblent indiquer une baisse du pouvoir d’achat des consommateurs…”.
    Il s’agit bien sûr d’une moyenne. J’imagine que le pouvoir d’achat – et donc la consommation – baisse d’autant moins que l’on est actuellement riche, non ? On n’a hélas pas de données décile par décile, j’imagine ? En tout cas je suis preneur.


  2. Xavier TARPIN Le 29 juin 2013 à 08h42
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    Bonjour,

    ne serait-il pas intéressant et parlant d’avoir la courbe du pourcentage déficit/dépenses ?

    il ne faut pas nous habituer à la qualité, après on devient exigeant -)


  3. Ankou78 Le 29 juin 2013 à 09h09
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    Ce qui n’apparait pas ici, et qui me semble l’essentiel, c’est la part prise dans les déficits par l’investissement et par le fonctionnement en fonction des années.

    En superposition sur les 2 premières courbes.

    Bien entendu, il faudrait augmenter l’un, et diminuer fortement l’autre.


    • steeve Le 29 juin 2013 à 09h40
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      Oui c’est sur, mais la décision de repousser les investissements lies au TGV traduit une ligne de conduite claire: le fonctionnement prime sur l’investissement.


      • Christophe Vieren Le 29 juin 2013 à 09h56
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        Je ne sais de quelle(s) ligne(s) TGV il s’agit mais êtes-vous sûr qu’il s’agisse d’un investissement pertinent ?


        • jducac Le 29 juin 2013 à 17h35
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          Peut-être plus que l’aéroport de Notre Dame des Landes


          • Christophe Vieren Le 29 juin 2013 à 21h33
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            Il ne peut en effet pas l’être moins que cet absurde Ayrault-porc


    • Lisztfr Le 29 juin 2013 à 10h01
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      Oui et construire des infrastructures inutiles comme l’aéroport de Nantes, bien entendu.

      Qui a intérêt aux investissements bien entendu, les grandes entreprises de BTP.

      L’investissement utile serait d’aider les ménages pauvres à faire des économies d’énergie par exemple, sachant que le matériel performant coûte plus cher, mais pas de grands travaux svp.


      • FREDERIC Le 29 juin 2013 à 16h53
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        Merci de ce commentaire plus que pertinent.

        Evidemment il est plus facile de supprimer le crédit d’impôt pour l’amélioration thermique des logements
        que les abbatements fiscaux de certaines catégories professionnelles donneuses de leçons . . .


        • amemar Le 30 juin 2013 à 14h00
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          Le crédit d’impôt ne profite qu’à ceux qui ont déjà les moyens d’acheter un logement (les locataires n’investissent pas dans un logement où ils espèrent ne pas rester) donc, une fois de plus on va aider des gens qui sont DEJA PROPRIETAIRES ! et le comble c’est que c’est assez souvent les impôts des ménages non-propriétaires qui sont utilisés. Il faut absolument que cette bulle immobilière qui rend le logement inaccessible pour beaucoup cesse et que tous ceux qui le souhaitent puissent acquérir un logement qu’ils auraient intérêt ensuite à rendre le plus économe que possible en énergie.


      • FREDERIC Le 29 juin 2013 à 17h04
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        Au final, il vaut mieux payer pour DEXIA et la Banque Peugeot que préparer l’avenir . . .

        Et quel bonheur ce MESs ! Et quel nom !

        Nos technocrates sont formidables, le sens de l’humour jusqu’au bout !


  4. Patrick Luder Le 29 juin 2013 à 09h15
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    Olivier, un p’tit papier sur les travaux / services au gris ou au noir en France ???
    Mon p’tit doigt me dit qu’il a a un manque à gagner
    bien plus important que les évasions fiscales …


    • Christophe Vieren Le 29 juin 2013 à 11h00
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      Ben demande donc à ton petit doigt de dire aux autres doigts compétents d’écrire ce papier 😉

      Sinon on trouve des estimations ici http://lexpansion.lexpress.fr/economie/travail-au-noir-l-ampleur-de-la-fraude-en-10-chiffres_321645.html : “8 à 16 milliards d’euros: c’est le manque à gagner pour l’économie française du travail au noir, selon un rapport de la Mission d’évaluation des comptes de la sécurité sociale de l’Assemblée nationale. L’équivalent de 0,5 à 0,8 point de PIB. .. . . 7,3% d’entreprises fraudent la Sécu, 15% de la fraude totale enregistrée découlent de cas de dissimulation de salariés, 2,4% des salariés travaillent au noir, …. “


  5. steeve Le 29 juin 2013 à 09h36
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    Billet très intéressant comme toujours.

    Les courbes présentant l’évolution du déficit de la France montrent depuis 2007, un gradient global légèrement négatif, avec des modulations très nettes entre mars/avril, puis juin/juillet puis septembre/octobre.
    Ces modulations négatives sont du meme niveau en 2010, 2011 et 2012. 2013, montre le meme phenomene. Ce phenomene doit etre du à l’aide aux pays en crise, comme la Grece. Ceci montre bien le poids de l’Europe actuelle dans le déficit de la F
    Olivier, retrouve t on ce meme phenomene de modulation dans le budget allemand?
    En tout cas, si aucune mesure de reduction ( et les emplois aides ne vont pas dans le bon ses) n est prise et si l on se projete en fin d annee le deficit risque d arriver a celui obtenu en 2009/2010, soit entre -125 et -150G€!!

    Par ailleurs, il ne faut pas perdre de vue que ce deficit ne tient pas compte des déficits des régions….

    La douloureuse approche.


  6. christophe Le 29 juin 2013 à 09h57
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    On ne peut pas d’un côté incrimer l’état qui “pousse la voiture économie” en s’endettant et ensuite fustiger l'”austérité” lorsqu’on réduit la poussée.

    Arrêtons avec ce délire orwélien : “austérité”. Du même niveau que la “guerre c’est la paix”. Ou encore lorsque Hollande pérore à tout va sur “la maîtrise des dépenses publiques”.

    Il s’agit simplement de dépenser pas plus que ses recettes. Contrairement à ce que racontent les gogos ce principe s’applique parfaitement aux états.

    Je vous invite à lire le dossier du Point sur les fonctionnaires.

    Quelques chiffres :
    -il y a en France 90 fonctionnaires pour 1000 habitants. Contre 50 en Allemagne, 53 en Italie, Espagne.

    Pourquoi ?

    Tout le reste c’est de l’enfummage, des diversions, des débats stériles.

    Si on revenait dans la norme des autres pays européens…. c’est à dire un nombre raisonnable de fonctionnaires, avec l’arrêt de l’endettement, et le remboursement d’une partie de la dette… réduisant les 47 milliards de charge de la dette (cette année)… il n’y aurait plus de déficit !

    Le tout sans toucher à notre fameux modèle social.


    • Lisztfr Le 29 juin 2013 à 10h38
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      Je vous invite à méditer autre chose, la loi de la conservation de l’énergie en physique. Rien ne se crée, tout se transforme.

      En physique comme en économie, rien n’apparaît ni ne disparaît, la quantité d’énergie se conserve comme la quantité de monnaie. En l’occurrence si une entreprise gagne 1000$ sur le marché, elle pourra dépenser tout au plus 1000$, son revenu. Donc elle a pris 1000$, elle pourra tout au plus en rendre 1000$ ce qui rend toute “croissance” impossible.

      A partir de là vous pouvez virer tous les fonks, cautère sur jambe de bois.

      http://www.fb-bourse.com/citations-john-keynes/

      Florilège citations de John Maynard Keynes :

      « La meilleure estimation que je puisse hasarder est que toutes les fois que vous économisez cinq shillings vous privez un homme de travail pendant une journée. »

      « (…) En outre, tout homme mis en chômage de cette manière ou pour toute autre raison verra s’amenuiser son pouvoir d’achat et provoquera, à son tour, un chômage accru parmi les travailleurs qui auraient produit ce qu’il n’a plus les moyens d’acheter. Et c’est ainsi que la situation ne cesse d’empirer en un cercle vicieux. »

      L’épargne est à strictement parler toxique pour le système.

      Tous les raisonnements libéraux ne valent que par un implicite, un présupposé d’eldorado latent, selon lequel il existe quelque part un marché, des marchés futurs, sur lequel on va pouvoir prospérer. Une économie de vampire, un vampirisme implicite, un fantasme de bon sein, de paradis terrestre, d’Eden illimité, infantile, pré religieux. Si jamais cet ailleurs rêvé n’existe pas, l’austérité ne sert à rien.


      • dadone Le 29 juin 2013 à 10h54
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        @Lisztfr
        Vous êtes étonnant, vos raisonnements sont partiellement exactes, souvent incomplets, vos conclusions sont souvent justes.
        Votre théorie est confuse, car on arrive pas à discerner ce qui juste du faux mais vous arrivez souvent à en déduire des choses justes.
        Vous êtes persuadé d’avoir découvert la raison profonde des dysfonctionnements et vous n’êtes pas capable de l’exposer clairement ce qui est une contradiction car ce qui se conçoit aisément s’exprime clairement.
        D’où ma série de questions qui sont restées en partie sans réponses.
        Sur tous ces aspects sur ce blog vous êtes par bien des cotés, unique.


        • Lisztfr Le 29 juin 2013 à 12h47
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          Déjà à l’école on me disait que je ne sais pas expliquer !

          Aujourd’hui j’en arrive à admettre que parfois en plus, je débloque.

          Mes lacunes en histoire, en histoire économique également m’empêchent de resituer les choses dans leur contexte, de plus ce que dis est trop abstrait. Je vais revoir tout cela.


          • dadone Le 29 juin 2013 à 13h00
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            @Lisztfr
            Comme je ne comprends pas dans quelles mesures vous comprenez ou pas les dysfonctionnements économiques je vous invite à aller sur le site : http://lois-economiques.fr/ et de faire une analogie entre ce qui est dit sur ce site et notamment sur le Wiki et vos propres déductions.
            Peut-être ce sera plus claire pour vous, sait-on, jamais car souvent vos conclusions sont justes.
            Par exemple l’impossibilité de croître est explicité sur le site c’est votre conviction et elle juste mais vous n’arrivez pas à en déterminer précisément les raisons. Le site lui les donne et de manière précise.


          • Lisztfr Le 29 juin 2013 à 15h06
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            C’est votre article sur la croissance qui me chagrine :

            Vous partez de postulats keynésiens pour arriver à des conclusions anti kéynesiennes !

            Vous dites qu’à partir d’un certain point la création monétaire est inutile, après avoir bien décrit la saturation des marchés par la marchandise.

            L’implicite concerne le lien entre création monétaire et croissance, vous ne l’explicitez par, or il faut concrètement faire rentrer l’argent dans l’économie réelle, vous n’en dites mot (par l’intermédiaire des banques etc).

            Bref, le lien entre création monétaire et croissance, n’est pas prouvé. L’Allemagne n’est pas une acharnée de l’imprimante et pourtant elle connaît une croissance… ça dépend du contexte.

            Vous faites de la macro économie, pas moi. Plutôt de la micro.


          • dadone Le 29 juin 2013 à 16h29
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            @Lisztfr
            L’article fait deux pages, il ne peut pas être exhastif.
            Donc en complément La création monétaire est due aux banques privées.
            Les banques centrales ne créent plus d’argent depuis longtemps.
            Le lien monétaire entre la création monétaire est la croissance est la réalité tant que la création monétaire donne en retour des bien réels.
            Je peux vous citer des dizaines d’exemples à commencer par le plan Marchall qui a fait redémarrer l’Europe grâce à des prêts plus ou moins gratuits.
            L’inflation est la conséquence du décalage entre la création monétaire et les biens en retour.
            Donc on peut très bien avoir de la croissance en injectant plus de monnaie dans un pays (France dans les années 60/70) avec de l’inflation et en injectant moins de monnaie (Allemagne).
            Pour que compreniez l’économie il faut que vous compreniez le rôle de la monnaie.
            Et non, la FED n’imprime pas de monnaie pas plus que la BCE, il faut comprendre cela….allez sur le Wiki lien “Système monétaire” pour le comprendre et puis sur le lien “Crise mondiale – Etats des lieux” sous chapitre politique de la FED.


          • Christophe Vieren Le 29 juin 2013 à 20h53
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            En effet, je n’ai pas trop compris les quelques lignes que j’ai lu de vous et c’est pourquoi j’ai abandonné. Je souhaitais cependant à vous féliciter cependant pour la reconnaissance de, comment dire, votre difficulté à vous exprimer à l’écrit. Beaucoup, y compris dans ce blog, ont tendance à considérer que les lecteurs (souvent des contradicteurs) qui ne comprennent pas sont des “ânes” (avec le respect que l’on doit à cet animal) plutôt que de remettre en cause leurs écrits.


      • A-J Holbecq Le 29 juin 2013 à 20h13
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        “Vos dépenses sont mes revenus, mes dépenses sont vos revenus”

        … la seule chose qui “coûte” ce sont les dettes en monnaie que nous ne pouvons pas produire, globalement: le déficit extérieur.


    • jacqueline Le 29 juin 2013 à 10h52
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      On peut ajouter le nombre exorbitant de députés et sénateurs.

      La France devrait pouvoir fonctionner avec 300 députés ( au lieu de 477 ) et 200 sénateurs ( au lieu de 350 ), d’autant plus que 90 % du temps les bancs sont vides.

      A cela il faut ajouter 1570 conseillers régionaux et 4000 conseillers généraux


      • Christophe Vieren Le 29 juin 2013 à 12h05
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        Garder des sénateurs pourquoi pas mais alors changer leur mode de sélection, voire leurs missions. A quoi rime cete double chambre ? J’ai jamais compris,. cela n’existe à AUCUN autre échelon trritorial, ni supérieurs (pas de “sénateurs” européens) ni inférieurs (de la région au conseil de quartier !).


        • jacqueline Le 29 juin 2013 à 12h59
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          Les sénateurs représentent les collectivités territoriales, ils sont d’ailleurs élus par les conseillers territoriaux.

          L ‘assemblée nationale, représente la population.

          Les sénateurs sont désormais élus pour six ans, avec un renouvellement par moitié, tous les trois ans.

          A la différence de l’Assemblée nationale, le Sénat ne peut être dissous.

          Le sénat ne peut pas révoquer le gouvernement contrairement à l’ assemblée nationale.

          C’est donc un filtre destiné à éviter les excès de l’ assemblée, connus sous les précédentes républiques.

          De nombreux pays fonctionnent selon le bicamérisme, avec des modes d’élection et des fonctions et pouvoirs différents :

          http://www.senat.fr/senatsdumonde/perspectives.html


          • toutouadi Le 29 juin 2013 à 15h23
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            Le sénat est un scandale par son mode électoral et c’est surtout une grosse planque pour politicards véreux ou en délicatesse avec la justice en remerciement de services rendus.


          • toutouadi Le 29 juin 2013 à 15h31
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            Mais ça vient d’où cette idée que le peuple est immature et a besoins d’une élite (grands électeurs) pour le guider ??

            Il me semble que nos élites ne nos sont pas en reste coté démagogies, populismes et immaturités !


          • toutouadi Le 29 juin 2013 à 15h45
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            D’ailleurs Confucius (p’etre Rahan) a dit:

            Si tu a peur de faire jaser en construisant des places de prisons, augmente le nombre de places au sénat..


          • Christophe Vieren Le 29 juin 2013 à 20h58
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            J’ai jamais regardé de près quels pays pratiquaient le bicamérisme. Les USA oui, mais ce n’est pas forcément n modèle de démocratie Les pays scandinaves, la suisses, réputé plus démocratiques que d’autres, ont ils ce bicamérisme. Je ne suis toutefois pas convaincu de son utilité malgré les rappels que vous faites. Car l’on pourrait réformer aussi l’assemblée pour corriger ses travers ou capacité de nuisance. En tout état de cause on pourrait en réduire drastiquement le nombre (4-5 par région pour la pluralité, soit 90-110 en tout).


        • Marcel Séjour Le 29 juin 2013 à 19h37
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          Ce que j’ai toujours compris de l’intérêt de deux chambres c’est qu’il y en a une (le Sénat) pour calmer l’autre (l’Assemblée). L’idée étant que des plus anciens et plus tranquilles assagiront les jeunes trublions. Pourquoi pas? On constate bien souvent que les ancien(ne)s savent plus de choses que les jeunes tout en s’attristant qu’ils aient moins l’occasion de les dire.
          Je propose donc que ne soient éligibles au Sénat que les candidats de soixante ans et plus et qu’ils – elles – soient élus au suffrage universel. On retrouverait ainsi la distinction entre entreprise et sagesse et leur enrichissement réciproque.


          • Christophe Vieren Le 29 juin 2013 à 21h08
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            @Marcel : Moyenne d’age de l’assemblée nationale 20012 : 59a 10 mois.
            A ce niveau là, les sénateurs plus matures selon vous doivent plutôt être complteèment séniles !

            @Jacqueline qui écrit l’AN représente la population. Je pense qu’il manque “est censé” devant. Combien de députés FN (même si ce n’esst pas du tout mas tasse de thé étant de l’autre extrême), ou autre “petite” organisation ? Combien d’ouvrier (0, zéro) ? Combien de femmes ? De jeunes ? . . . En outre ils représentent déjà les territoires puisque élus par circonscription.


          • Marcel Séjour Le 29 juin 2013 à 22h00
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            @vieren
            N’importe; il me semble important d’établir une différence sur l’âge et donc, par exemple, d’interdire aux plus de soixante ans de se présenter à la députation. Il leur restera le sénat.


            • Christophe Vieren Le 30 juin 2013 à 08h41
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              Salut Marcel, moi c’est Christophe*
              La politique étant la préparation de l’avenir (“gouverner c’est prévoir” disait je crois Clemenceau), je pense que les plus de 60 ans (à la louche) ne devrait donc plus être politique. eur avenir n’étant plus trop concerné (oui, je sais ils ont pour la plupart des descendants).

              Conseillers il peuvent le rester et les députés peuvent consulter ces sages (un peu comme les Académies qui jouent ces rôles). En tout les cas il y au décalage effarant entre la composition de l’assemblée et celle de la population (CSP, âge, sexe, …..).

              _____________________________
              * les noms ont été inventé dès lors que le prénom ne suffisait plus pour distinguer de personnes de même prénom. Me semble-t-il 😉


    • Surya Le 29 juin 2013 à 11h06
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      La définition de “fonctionnaire” change en fonction des pays (regardez le nombre de fonctionnaires publics et parapublics en UK juste pour rire)
      Le périmètre d’intervention de l’état n’est pas le même

      Si on compare l’efficacité de l’intervention de l’Etat, il faut le faire à périmètre constant.

      Un peu de lecture d’un autre niveau que le point (que je mets au niveau du figaro, c’est à dire tout en haut de l’échelle de la médiocrité intellectuelle)

      http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20110209trib000599988/trop-de-fonctionnaires-en-france-la-verite-par-les-chiffres.html


      • Casquette Le 29 juin 2013 à 22h15
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        Merci pour le lien , j ‘archive.Etonnamment ces chiffres sont jamais cités dans les débats, y compris par le gouvernement et les syndicats de gauche.

        ps : 2 ans après la publication de l’article la discussion continue toujours dans les commentaires… c’est aussi ça la France !


    • Christophe Vieren Le 29 juin 2013 à 11h16
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      Et pourquoi n’évoquer que l’Allemagne ? Et pas la Suède, la Finlande ou le Danemark ?

      En 2008, la France, avec un point au dessus de la moyenne des pays de l’OCDE en terme de rémunération des emplois publics, se situe avec 88 emplois publics pour 1.000 habitants, dans le haut du tableau, au même niveau que le Royaume-Uni. Loin derrière les quatre pays scandinaves dont les trois premiers sont entre 140 et 160, le 4e à 115.

      La question n’est pas de savoir si il y a un nombre juste d’emplois publics* quel que soit les pays. La question est l’efficacité et la justification de ces emplois publics : supprime un hôpital public et tu devra le remplacer par un hôpital privé . . . ou arrêter de te soigner si tu n’as plus les moyens de te payer un complémentaire digne de ce nom. Pareil pour l’éducation, la formation, . . .

      La question dans ce cas peut être : comment équilibre les recettes, autrement dit les augmenter. Supprimer nombre de niches fiscales non pertinentes et s’attaquer vraiment à l’évasion fiscale suffirait amplement, si l’on pense que toutes les dépenses publiques ont utiles ET efficaces.

      ____________________________
      * à ne pas confondre avec fonctionnaires. Le plus grand employeur pourvoyeur de CDD est l’éducation nationale si je ne m’abuse !!!! Cf. Y a-t-il trop de fonctionnaires en France ?


  7. dadone Le 29 juin 2013 à 10h36
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    Il s’agit simplement de dépenser pas plus que ses recettes.

    Vous vous êtes demandé un jour pourquoi aucun Etat (sauf quelques rares exceptions) ne le fait ?
    Un seul jour vous avez essayez de répondre à cette question ?

    Quelques chiffres :
    -il y a en France 90 fonctionnaires pour 1000 habitants. Contre 50 en Allemagne, 53 en Italie, Espagne.

    Et alors, cela implique que cela va mieux en Italie, en Espagne, en Allemagne ?
    Arrêtez de délirer en pensant qu vous avez trouver LA SOLUTION.
    Ce n’est pas en proposant des mesures aussi simplistes que l’on résout des problèmes complexes…


    • christophe Le 29 juin 2013 à 17h38
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      Avant de rabâcher des sottises, prenez le temps de réfléchir.

      -Oui des états le font : l’Allemagne. Budget à l’équilibre.
      Ca fait mal, hein ?
      Il est bien évident que l’Allemagne est tellement loin de nous, probablement même dans une autre galaxie.

      -Avez-vous lu, entendu, expérimenté que les gens ne disposaient pas de services publics en Italie, Espagne, Allemagne ?
      Avez vous voyagé là bas ? Là encore, doit penser qu’il s’agit de contrée étranges, un peu africaines sur les bords, voire même franchement pas civilisés ?
      Y a t il des émeutes dans les rues pour dénoncer le manque de fonctionnaires ?


      • dadone Le 29 juin 2013 à 18h00
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        Oui des états le font : l’Allemagne. Budget à l’équilibre.

        Cela je m’en moque.
        Dette de l’Allemagne ? (largement supérieure à la France car les landers sont très endettés, on ne le dit pas assez…)
        Taux de pauvreté en Allemagne ?
        Salaire minimum en Allemagne ?
        A propos de l’Allemagne :
        Les conséquences sont sévères pour la population des plans l’agenda 2010, le nombre de pauvres est passé de 8 millions à 11,5 millions alors que le pays est démographiquement en déclin, l’Allemagne compte plus de deux millions de travailleurs pauvres car il n’y a pas de salaire minimum en Allemagne, 25% des moins de 25 ans sont pauvres. Cette précarisation qui exclut une partie de la population des biens fondamentaux commence à avoir des effets sur la survie mêmes des personnes. C’est ainsi que l’espérance de vie des plus défavorisés a baissé de 4% en Allemagne de l’Est et de 2% en Allemagne de l’Ouest lors de la période de l’application du plan Agenda 2010
        Quel modèle !
        Je veux le même !
        Je répète ma question cela va mieux en Italie, en Espagne en Allemagne qu’en France ?
        il y a pourtant à vous lire moins de fonctionnaires….
        Alors conclusions ?
        Vous dites n’importe quoi…


      • Christophe Vieren Le 29 juin 2013 à 21h42
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        Dette publique, 2012 : 82% du PIB pour l’Allemagne, 90% pour la France. 82% de dette sans déficit, trop fort les Allemands.gn
        En outre, jusqu’en 2008, la France avait une dette légèrement inférieure à celle de l’Allemagne et ce depuis a minima 1995 (Source : Public data
        La crise financière de 2008 n’a évidemment rien à voir. Cea n’a rien à voir avec le fait que la France possède 4 banque systémique et l’Allemagne une seule. Si l’Allemagne est vertueuse c’est sur plan là, pas sur la question des déficits publics (dette constante depuis 2010 mais attendons 2013).
        C.Q.F.D.


      • Christophe Vieren Le 29 juin 2013 à 21h43
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        Y a-t-il des émeutes dans les rues françaises pour dénoncer le trop de fonctionnaires ?


  8. emmanuel L Le 29 juin 2013 à 13h06
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    “On voit d’ailleurs l’effet sur la croissance de la baisse des dépenses publiques – qui effectuent un inutile et ruineux acharnement thérapeutique depuis 4 ans. ”

    Je ne suis pas sûr de comprendre… surtout après le tiret.

    La baisse des recettes à partir de 2008 est aussi le résultat de la politique fiscale judicieuse mise en place à l’époque…


  9. La Roque Le 29 juin 2013 à 13h49
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    Le graph sur l évolution du déficit public est très parlant et démontre que l ‘état enregistre encore un énorme manque à gagner par rapport à 2007 soit juste avant la crise. Lorsque les banques se dédouanent en disant qu elles ont remboursé leur prêts et que ça n a rien couté à l état il suffit de regarder ce graph.
    Ce sont des faits qui ne sont pas assez mis en avant selon moi.


  10. Raphaël Le 29 juin 2013 à 16h48
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    plusieurs remarques :
    – On voit bien que quand la crise arrive difficile de faire repartir l’économie si l’Etat est déjà endetté au taquet. Finalement c’était il y a 10-15 ans, quand l’économie était redevenue florissante qu’il fallait faire les efforts nécessaires et réduire la dette. C’était à l’époque le meilleur investissement pour l’avenir. Ca n’a pas été fait, on en paye le prix aujourd’hui. Merci les (faux) keynésiens.

    – Conséquence du point n°1 : Nous dépenserons en 2014 plus pour financer notre passé que pour financer notre avenir (engagements financiers de l’Etat : 48 Md€, en prévisionnel, premier poste budgétaire devant celui de l’enseignement scolaire : 46 Md€).

    – Parler de dépenses d’investissement et de dépenses de fonctionnement est tout à fait relatif, et n’a de sens que si l’on définit un cap, un avenir vers lequel on souhaite se projeter. Si l’on veut un pays réservé aux vieux alors il faut investir dans le matériel médical, les hôpitaux, les maisons de retraite, et arrêter de financer les crèches, l’éducation, etc. Si on a le soin d’un pays que l’on souhaite transmettre, qui puisse se perpétuer au fil des générations, alors on investira dans la recherche, l’enseignement, sans doute l’écologie, le développement durable. etc.
    Et peut-être qu’on peut faire les deux me direz-vous… et peut-être pas.
    Mais là ça soulève un problème plus profond qui est lié au fonctionnement de la démocratie.
    En attendant, il n’y a pas de cap de défini, donc on se contente de faire de la gestion à la petite semaine. Et les dépenses sont des dépenses.

    – Enfin, on se rend compte (chute des recettes de l’Etat) que vivre en système ouvert, mondialisé, ça complique sérieusement la perception de l’impôt. Et que tondre un oeuf ne suffit pas à renflouer les caisses, il faut aller chercher l’argent ailleurs. On ne peut pas vivre durablement en système mondialisé et avoir un Etat fort (dans tous les sens du terme). C’est ce que pourtant essaye de faire l’Etat français en voulant préserver, mordicus, son modèle social ET vivre en système ouvert, financiarisé. Un moment donné, encore une fois, il va falloir choisir.
    Donc du coup, je ne vous rejoins pas tout à fait sur “l’acharnement thérapeutique” dont vous parlez Olivier concernant la baisse des dépenses publiques. Ou bien je n’ai pas bien compris.
    Personnellement, mais c’est plus une conviction personnelle, je pense qu’il y a un problème plus souterrain de déséquilibre inter-générationnel, même au sein des dépenses de l’Etat.


    • A-J Holbecq Le 29 juin 2013 à 20h19
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      Ca n’a à mon avis pas de sens de vouloir réduire les déficits en période de récession; il faut que l’Etat se substitue au privé.
      Par contre en ces périodes il faut protéger notre balance commerciale … quitte à mettre du protectionnisme dans le système.


      • Raphaël Le 29 juin 2013 à 21h10
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        Oui, donc il est tout à fait probable que l’on revienne à une période protectionniste. Ce qui effraie déjà notre classe politique.


        • caroline porteu Le 29 juin 2013 à 23h36
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          @Raphael
          Non ce n’est pas ce qui “effraie” notre classe politique , c’est ce qui juste totalement interdit par Bruxelles .


          • Raphaël Le 30 juin 2013 à 00h45
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            Qu’est ce qui est interdit par Bruxelles ? Sortir de l’euro ? sortir de l’Union Européenne ? Instaurer un protectionnisme européen ?… Qu’est ce qui est interdit ?


  11. dan Le 29 juin 2013 à 20h06
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    La transparence dans la gestion des comptes publiques des différents états de l’UE a toujours été opaque , nous avons découvert les déficits que depuis 2008 ! a qui la faute, si faute il y a ?
    Qui avait intérêts à soulever ces problèmes ? et qui a déversé des milliards de prêts toxiques en Europe ! qui a commencé à foutre le bordel en Grèce ? et qui continue !


  12. Salva Le 29 juin 2013 à 21h37
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    Croissance, relance, PIB, récession…Tout ce vocabulaire sert de déviation à la véritable et principale problématique qui se pose dans toutes sociétés: le partage de la richesse.


    • dadone Le 29 juin 2013 à 22h24
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      Oui, vous avez raison.
      C”est le cœur du problème. Mais c’est un tabou.
      Proudhon, en son temps, l’avez compris puisqu’il a écrit :

      La propriété est le suicide de la société. La possession est dans le droit ; la propriété est contre le droit. Supprimez la propriété en conservant la possession; et, par cette seule modification dans le principe, vous changerez tout dans les lois, le gouvernement, l’économie, les institutions : vous chassez le mal de la terre.

      Et si chaque propriétaire est majesté souveraine dans la sphère de sa propriété, roi inviolable dans toute l’étendue de son domaine, comment un gouvernement de propriétaires ne serait-il pas un chaos et une confusion ?

      Tout est dit !


      • Christophe Vieren Le 30 juin 2013 à 08h47
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        Tout a fait daone : oui à la possession (équivalent d’usufruit j’imagine), non à la propriété. La propriété d’un bien, c’est la propriété soit de la Terre (terrain), soit de bouts de Terre (matières premières) transformés grâce à de l’énergie terrestre. De quel droit s’approprions-nous cette matière qui préexistait avant l’apparition de l’Homme et qui lui subsistera (même si sous forme de déchets) longtemps après.


    • Christophe Vieren Le 30 juin 2013 à 08h28
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      Vous avez raison mais il y a une relation forte entre les premiers et la dernière.
      L’homo economicus a une propension forte (en tout cas dans nombre de nos sociétés) à vouloir toujours plus. C’est pourquoi il est plus facile de ne pas partager convenablement les richesses lorsque celles-ci sont en augmentation : quelques miettes pour le peuple, et le reste pour les milliardaires. En récession, si le peuple veut conserver ses miettes, il faut impérativement aller les chercher, avec les dents si il le faut, chez ces milliardaires (et pas qu’eux). C’est plus difficile !

      Aujourd’hui le gouvernement à préférer hypothéquer notre avenir en réduisant les budgets des Ministère de l’environnement (“l’environnement à commence à suffire”, N. Sarkozy, alias la girouette, initiateur du Grenelle de . . . l’environnement. Pourtant la France est déjà lanterne rouge de l’UE en matière d’environnement.


  13. juni palacio Le 30 juin 2013 à 00h41
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    Nous vivons définitivement dans un délicieux pays. Il n’y a que chez nous où on peut crier dans le même temps “le déficit c’est pas beau et l’austérité c’est pas bien” sans que nul ou presque n’y trouve à redire.
    Ma suggestion du jour : supprimer le mot “cohérence” du vocabulaire. il ne sert à rien.

    Autre remarque. N’est-il pas pertinent de distinguer les dépenses selon leurs destinations ? Celles tournées vers les jeunes générations et celles vers les plus anciennes par exemple. On remarque que les déficits s’observent bien davantage au profit de certaines plutôt que d’autres.
    Ou alors, celles tournées vers le passé et celles destinées à l’avenir..


    • Christophe Vieren Le 30 juin 2013 à 09h17
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      Non, Juni, personne ne dit cela. Relis bien. Ce qui est dit : on ne doit pas faire d’austérité (=réduction des déficits publics) en période de récession* mais en période de croissance.
      Après 5 ans d’errement depuis la CRISE SYSTEMIQUE BANCAIRE (ne l’oublions pas, avant 2007 les dettes étaient encore “raisonnable” et la France était au même niveau que l’Allemagne, ce fameux modèle !!!!). Elle était même légèrement inférieure. Et si Chichi n’avait pas parlé de la cagnotte (50 milliards d’Euros en 1999), Jospin n’aurait pas été plus ou moins contraint de la distribuer en réduction d’impôts au lieu de s’en servir pour réduire un tant soit peu la dette. Cela n’a hélas pas suffit à se faire réélire. Démagogie quand tu nous tiens !

      __________________________________
      *sauf si l’on a un excédent de la balance commerciale tel l’Allemagne


      • juni palacio Le 30 juin 2013 à 14h14
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        Il parait déjà que la croissance ne reviendra jamais (je reste dans la logique de ce qui se dit). cela exclut donc cette solution.
        d’autre part, il s’agit des questions qui se posent aujourd’hui. que fait-on aujourd’hui ?
        relancer ou maintenir les dépenses ou au contraire les réduire ?
        le tour de force ici est de dénoncer les 2 sans rien proposer.
        c’est tout
        il y a la “solution” danonesque et c’est vrai qu’on peut toujours faire n’importe quoi


        • dadone Le 30 juin 2013 à 21h00
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          Et pourtant c’est la seule qui vaille.
          C’est “impensable” pour ceux qui ne comprennent rien et pourtant on y viendra.
          Les allemands ont remboursés les indemnités du traité de Versailles ?
          Réponse : Non.
          Le premier qui décidera ne pas rembourser fera éclater la pyramide de Ponzi…


        • Christophe vieren Le 30 juin 2013 à 21h39
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          Oui tu as raison si l’on pense que la croissance ne reviendra pas. Mais on pense que même si elle restera désormais faible, ce ne sera tout de même pas une récession. De toute fàon nous sommes désormais allé trop loin et le défaut est à envisager sérieusement et sereinement (même si bien sûr la période de turbulence qui s’ensuivra ne sera pas agréable. Mais sur le long terme ce sera gagnant pour le peuple (et pas pour les – gros – créanciers).


          • dadone Le 30 juin 2013 à 22h34
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            La croissance, c’est fini terminée.
            Elle est structurellement impossible et depuis longtemps.
            Le bon sens est effectivement d’envisager une restructuration ordonnée des dettes.
            Mais le bon sens ce n’est ce qu’il y a de plus courant par les temps qui cours….


  14. dadone Le 30 juin 2013 à 09h16
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    “le déficit c’est pas beau et l’austérité c’est pas bien”
    Ma suggestion du jour : supprimer le mot “cohérence” du vocabulaire. il ne sert à rien.

    Pourquoi, c’est contradictoire ?
    Absolument pas car aucune de ces deux solutions sont bonnes.
    La seule solution c’est de dénoncer les dettes.
    Et que je sache cette solution n’est ni l’austérité ni une relance par le déficit…


    • Christophe Le 01 juillet 2013 à 17h28
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      Et après avoir dénoncé les dettes… tu fais quoi ? Tu repars à zéro, mais très vite… tu retombes dans le négatif (déficit, dettes) car tu n’as rien changé fondamentalement.

      Et tu trouves cela intelligent ?

      Ce que tu proposes c’est la solution soupline, le fameux “ni ni” de Mitterrand version 88.

      Et uniquement par idéologie, car l'”austérité” c’est forcément mal puisque forcément de “droite”, n’est ce pas ? Et la “relance” ça se voit un peu trop maintenant, ça fait un peu tâche sur un CV.

      Alors on va rappeler 2 vérités :
      -il n’y a pas, il n’y a jamais eu d’austérité. L’austérité est un mot orwélien, un cache-sexe sémantique, utilisé par les gogos et les gauchos pour planquer leurs turpitudes

      -Le bon sens c’est l’état dépenses ses recettes. Point barre.

      Mais cela étant, je suis d’accord avec toi (au début). Il faut en effet dénoncer les dettes, et ensuite adopter la règle dépenses = recettes.

      De toute façon, nous n’aurions pas le choix car après un défaut… il est peu probable que quelqu’un accepte de nous financer ensuite.


  15. Carlos Le 30 juin 2013 à 15h57
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    Pour revenir au débat dépenses d’investissement VS dépenses de fonctionnement, le plus simple est de comparer la situation financière d’un pays à celle d’une entreprise. La majorité des entreprises sont tenues d’établir, chaque année, les comptes annuels composés notamment d’un bilan et d’un compte de résultats.
    On peut tenter de faire le même exercice avec les dépenses publiques et les classer au bilan de la France selon leur destination. D’une part, les dépenses d’investissement du gouvernement correspondent à une augmentation des éléments de l’actif. A l’inverse, les dépenses de fonctionnement correspondent à une accroissement des postes du passif ou à une diminution de l’actif net.
    D’aucuns auront remarqué la stratégie erronnée du gouvernement en matière de dépense publique. On constate que la plupart des mesures appliquées ou annoncées conduisent à une diminution de l’actif net, à travers une baisse de l’actif, une augmentation des dettes ou une augmentation des charges.
    Cela entraîne, pour la France, un déclin de sa capacité à générer de la valeur. En effet, la valeur des actifs d’une société détermine, en principe, sa capacité de production. Toute diminution de l’actif se traduisant par une baisse de ce potentiel, donc un appauvrissement du pays.

    J’invite le lecteur intéressé à lire mon article à ce sujet sur mon blog…
    http://leblogeco.unblog.fr/2013/06/27/bilan-de-la-france-pourquoi-les-choix-son-mauvais/


    • Ankou78 Le 30 juin 2013 à 18h04
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      Vous avez raison de relancer le débat sur ce sujet, qui malgré les dénégations ici ou là, me semble primordial.

      Pour parler trivialement, oui il y a de la bonne dette et de la mauvaise dette. (les 70000 postes supplémentaires dans l’éducation nationale ne me semblent pas de la mauvaise dette)

      Quand vous dites que les choix actuels sont mauvais, je veux bien vous croire, j’irais même jusqu’à dire que vous n’avez pas tort.

      Mais sont-ils plus ou moins mauvais que ceux des précédents gouvernements?

      Vous l’affirmez un peu à la légère, sans démonstration évidente.

      La seule solution que je voyais pour le savoir est, toute chose égale par ailleurs (j’insiste sur cette expression), d’apprécier, même imparfaitement, son évolution dans le temps.


  16. Deres Le 01 juillet 2013 à 13h55
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    Question : où est l’austérité dans la première courbe ?
    On voit bien que les dépenses continuent à augmenter inexorablement comme avant la crise alors qu’il n’y a pas de croissance … Si austérité, il y a, ce n’est pas pour la fonction publique en tout cas.


    • Christophe Vieren Le 01 juillet 2013 à 18h49
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      @Deres : austérité ou pas, là est la question. Tout est question de définition : quel doit être le seuil du déficit au deçà duquel on dit “austérité” dans la situation conjoncturelle qui fait suite à la crise bancaire entamée en 2008 ?

      Sinon, comment vois-tu qu’il n’y a pas d’austérité pour la fonction publique ?
      Tout ce que je peux dire c’est que qu’en 2014, ce fera la 4e année que le point d’indice des salariés de la fonction publique aura été gelé. Autrement dit, le salaire n’augmente plus à indice identique. Pour un salarié donné, l’ancienneté permet de percevoir tout de même un salaire plus élevé, . . . si tant est que les prélèvements n’auront pas été relativement plus augmentés durant ces 4 années.
      L’inflation cumulée a été de 5,4% de fin 2010 à mai 2013. Mais peut-être y aura-t-il une déflation de -5,4% d’ici fin 2014 !!!


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