Observons aujourd’hui la situation mensuelle de trésorerie de l’État :
Les effets de la crise sautent aux yeux : les recettes se sont écroulées fin 2008 (principalement l’impôt sur les sociétés, mais aussi l’impôt sur le revenu), puis les dépenses ont explosé – en raison des plans de relance. Le déficit a ainsi atteint le niveau record de 150 Md€ fin 2010 !
Comme prévu, les dépenses baissent en 2011 – mais il s’agit juste de la fin des plans de relance (c’est donc la fin des hausses de dépenses temporaires – avec sans doute un effet récessif du coup). On voit d’ailleurs l’effet sur la croissance de la baisse des dépenses publiques – qui effectuent un inutile et ruineux acharnement thérapeutique depuis 3 ans. Bref, la voiture Économie a redémarré malgré sa panne d’essence, mais juste parce que c’est l’État qui poussait depuis 3 ans…
Plus inquiétant, les recettes ne retrouvent absolument pas leur niveau d’avant-crise, et semblent stagner.
Logiquement, pour la première fois depuis début 2010, le déficit sur un an glissant baisse légèrement. Détaillons pour analyser la tendance récente :
On observe ce mois-ci que le déficit général reste en recul notable par rapport à 2009 et 2010 – mais reste loin de 2007-2008.
Finalement, l’objectif initial a été atteint – mais uniquement en raison des plans de rigueur adoptés en cours d’année, d’évènements exceptionnels (cession de fréquences Télécom pour 1 Md€) et de manipulations comptables (report à 2012 du versement de la tranche suivante d’aide à la Grèce).
Ainsi, l’année 2011 est au final meilleure que 2010 et 2009, mais essentiellement car les dépenses exceptionnelles des plans de relance ont été stoppées au 31/12/2010 - entraînant d’ailleurs une panne de l’économie…
Malheureusement, la reprise n’est pas au rendez-vous – si ce n’est la reprise de la récession…
Tags: Budget France, Dette française

















L’Etat affiche des comptes déficitaires de 33,6 milliards d’euros à fin mars, contre – 28,9 milliards à la même période un an plus tôt, selon des chiffres publiés par le ministère du budget, vendredi 6 mai.
Pour expliquer cet accroissement du déficit, Bercy met en avant des “éléments exceptionnels”, recensés dans ce que l’on appelle les comptes spéciaux.
Y figurent les “décaissements du prêt octroyé à la Grèce opérés en janvier et en mars” pour un montant total de 4,5 milliards d’euros.
http://bercy.blog.lemonde.fr/2.....-de-letat/
La phrase importante :
« Les décaissements du prêt octroyé à la Grèce opérés en janvier et en mars pour un montant total de 4,5 milliards d’euros ».
Cette phrase montre la folie du système européen :
1- La France et les autres Etats européens sont surendettés.
2- La France se surendette encore plus pour pouvoir prêter de l’argent à des Etats européens en faillite.
3- Ces Etats européens en faillite seront incapables de rembourser leurs dettes.
4- En langage clair, cela s’appelle un suicide collectif.
En janvier et mars, l’Etat a prêté 4,5 milliards d’euros à la Grèce. Autant les jeter à la mer ! A propos de la situation en Grèce :
Voici les dirigeants présents à la réunion secrète de vendredi soir au Luxembourg :
- Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble, ainsi que son ministre délégué Jörg Assmussen.
- La ministre de l’Economie française Christine Lagarde.
- La ministre de l’Economie espagnole Elena Salgado.
- Le ministre de l’Economie italien Giulio Tremonti.
- Le ministre de l’Economie grec George Papaconstantinou.
- Jean-Claude Juncker, Premier ministre et ministre des Finances luxembourgeois, président de l’Eurogroupe (l’Eurogroupe est le nom donné à la réunion des ministres des Finances des États membres de la zone euro).
- Olli Rehn, commissaire européen des Affaires économiques et monétaires, qui représente la Commission Européenne.
- Jean-Claude Trichet, president de la Banque Centrale Européenne.
http://www.google.com/hostedne.....762df1.3f1
Cette réunion secrète n’apparaît pas dans l’agenda officiel de Christine Lagarde :
http://www.economie.gouv.fr/di.....echerche=1
Parmi les 17 Etats membres de la zone euro, quels sont les Etats les plus endettés ?
Réponse :
1- Grèce : la dette publique est de 328 milliards d’euros, soit 142,8 % du PIB.
2- Italie : la dette publique est de 1843 milliards d’euros, soit 119 % du PIB.
3- Belgique : la dette publique est de 341 milliards d’euros, soit 96,8 % du PIB.
4- Irlande : la dette publique est de 148 milliards d’euros, soit 96,2 % du PIB.
5- Portugal : la dette publique est de 160 milliards d’euros, soit 93 % du PIB.
6- Allemagne : la dette publique est de 2079 milliards d’euros, soit 83,2 % du PIB.
7- France : la dette publique est de 1591 milliards d’euros, soit 81,7 % du PIB.
Comme si leur situation n’était pas suffisamment désespérée, les Etats européens vont se surendetter encore plus pour pouvoir prêter 25 milliards d’euros supplémentaires à la Grèce !
De toute façon, la Grèce ne pourra pas rembourser ses dettes !
Alors autant continuer à verser des dizaines de milliards d’euros dans le tonneau des Danaïdes !
On s’en fout : ce sont les CONtribuables européens qui paient !
Lisez cet article ahurissant sur la folie du système européen et la fuite en avant des dirigeants politiques :
« Les Européens prêts à aider davantage la Grèce.
D’après les participants à la réunion, George Papaconstantinou a été convaincant quant à la volonté de son gouvernement de hâter la mise en oeuvre des mesures nécessaires.
De leur côté, les Européens se sont montrés disponibles, en échange de cela, à remettre la main au portefeuille en cas d’échec du dispositif renforcé. La somme additionnelle en jeu serait de l’ordre de 20 à 25 milliards d’euros, selon nos informations. »
http://www.lesechos.fr/economi.....-grece.htm
Je venais de poster mon commentaire ci-dessus lorsque j’ai pris connaissance le votre.
Vous parlez parlez de dette ,c’est bien, mais il semble aussi qu’il serait interessant de parler du ratio des depenses annuelles de l’etat sur PIB, non?
il faudrait surtout parler du ratio dette sur revenu de l’état.
Serait-il possible d’avoir un graphique donnant pour la France le ratio: budjet de l’état (y compris remboursement des interets de la dette publique)sur PIB, en fonction du temps.
On nous bassine avec les depenses publiques, mais on ne montre jamais ce ratio qui, me semble-t-il, represente en quelque sorte le ratio: depenses de l’etat sur richesse du pays, non?
Je ne suis pas un specialiste, mais ça me parait être une donnée basique.
bonjour,
tout d’abord, rassurez-vous, ma vision (que je ne développe pas assez, par manque de temps) est qu’il n’est nullement nécessaire d’être “un spécialiste” pour comprendre la Crise – les causes profondes sont extrêmement simples…
Pour votre demande, n’ayez crainte, c’est prévu – la dette sera l’objet d’une étude précise d’ici une quinzaine de jours.
Par contre, je récuse fermement l’indicateur “Dette sur PIB” pourtant omniprésent. La seule chose qui compte, c’est le ratio “Dette / Recettes” de l’État, comme tout un chacun. “Dette sur PIB”, c’est comme apprécier votre solvabilité en faisant “Votre Dette / Ensemble des salaires des habitants de votre immeuble”…
Bonjour,
Vous dites ““Dette sur PIB”, c’est comme apprécier votre solvabilité en faisant “Votre Dette / Ensemble des salaires des habitants de votre immeuble”…
cette comparaison n’est pas celle dont je parle dans mon commentaire:
Le ratio dont je parle est celui du budjet de l’etat Français,c’est à dire NOTRE etat à tous. Le PIB dont je parle est NOTRE richesse à tous.
Dette sur recettes c’est un peu le ratio que vous exige une banque lorsque vous demandez un prêt.Ce qui n’est pas ce dont je parle.
Un pays n’est pas une entité privée, et le rapport budjet (annuel) sur PIB (annuel)me semble representatif de notre santé.
Me trompe-je?
la dette de l’état est d’abord la dette… de l’Etat
Il est donc logique de la comparer aux recettes de l’Etat. Le PIB est la richesse (enfin, c’est très relatif cette notion, j’y reviendrai). Un ratio qui a plus de sens est “Dette privée + dette publique / PIB” à la rigueur.
Qu’importe le PIB si l’Etat n’arrive pas à augmenter ses recettes (problèmes politiques + effet récessif de prélèvements supplémentaires) face à une dette qui monte ?
Je reviendrai aussi sur Dépenses / PIB…
Mais cette semaine, c’est spécial OR et Argent pour le Peak Everything
J’attends avec impatience votre analyse du PIB
Je me suis toujours demandé, dans ma position de non spécialiste, si c’était de la vraie richesse d’y inclure les réparations automobiles suite à ces désastres humains que sont les accidents.
Enfin ce n’est que ma réflexion. Est-elle légitime ?
Jacqueline
Dans l’absolu, vous avez raison ! De même que cette folie de compter comme “positif” les réparations des dégâts causés par la pollution.
Plus largement, le PIB est un très mauvais indicateur, qui incite à un mauvais pilotage.
Cela fera l’objet d’un post futur – il est prévu
OK, mais lorsque vous dites:
“Qu’importe le PIB si l’Etat n’arrive pas à augmenter ses recettes (problèmes politiques + effet récessif de prélèvements supplémentaires) face à une dette qui monte”
Justement le ratio (j’y reviens) Budjet de l’etat sur PIB montrerait peut-être qu’il faut augmenter les impots,compte tenu de la richesse nationale.
Qui doit payer?
Pour ma part, s’il s’agit d’ameliorer l’aide aux plus defavorisés, j’y suis plus que prêt.
Quant à la loi TEPA,il faut absolument l’abolir.
certes, mais je montrerai plus loin qu’il est sans doute largement trop tard pour augmenter les impots : le faire va probablement entraîner l’économie en récession, et faire chuter les recettes. C’est un peu ce que fait l’Angleterre en ce moment…
Mais patience, nous y viendrons…
Je ne suis pas d’accord avec votre façon de jeter l’indicateur “Dette / PIB” ; je pense que les deux sont intéressants.
Le problème de l’indicateur “Dette / Recettes”, c’est qu’il est extrêmement dépendant de la politique actuelle. Si un ministre incompétent diminue les recettes, cela fait exploser ce ratio, mais pour autant la dette n’est pas devenue subitement plus difficile à rembourser, puisque l’opération inverse est possible.
L’indicateur “Dette / PIB” est révélateur de la capacité théorique de l’état à rembourser sa dette, en supposant un taux d’imposition arbitraire de 100%.
en effet, c’est drôlement utile…
Vivement que les grecs essaient le taux d’imposition de 100 % alors…
Oui, je trouve cela utile. Cet indicateur montre justement bien qu’il faudrait pressurer le peuple à un point tout simplement impossible pour rembourser une dette du montant grec.
Vosu savez, ce n’est pas trop la peine de se fatiguer à faire d’immenses démonstrations, cela va se résoudre tout naturellement est très vite par un défaut
Là-dessus je crois que c’est clair…
Good job BA!
Dette publique sur recette publique, c’est important.
Dette totale sur revenus totaux aussi.
Dette publique sur PIB ca a du sens si c’est cumulé à Dette des ménages et dette des entreprises sur PIB
oui, mais uniquement dans ce cas alors… Et encore, il faudrait vraiment que le PIB ait une réelle valeur, alors que c’est surtout un artifice comptable… C’est l’équivalent du chiffre d’affaires d’une entreprise. De là à dire que l’entreprise s’enrichir quand le CA augmente, c’est perdre de vue la notion de résultat…
Olivier, je dis peut-être une bêtise, mais le PIB n’est-il pas la somme des valeurs ajoutées et non des chiffres d’affaire ?
oui, mais je préfère rester général pour que tout le monde comprenne la logique
La focalisation sur l’endettement public a toujours quelque chose de surprenant pour moi. Les ménages ont doublé leur niveau d’endettement en 20 ans dans tous les pays occidentaux. Les entreprises et l’état ont augmenté le leur de 50% … Pourtant personne en France ne semble s’inquiéter de la dette des ménages.
Or qui se retrouve à la rue aux Etats unis. Pas l’état. L’état a toujours l’armée, sa dette n’a aucune importance, ou plus exactement n’a que l’importance que l’état lui accorde, c’est une obligation morale au mieux.
Par contre certains ménages, les actionnaires des banques, peuvent récupérer l’argent et les biens de certains autres, tous les autres en fait, à l’occasion de leur mise en faillite. Et ca c’est très réel. Il y a des millions de gens ruinés ayant perdu toutes leurs économies au profit des banquiers aux Etats Unis, en Irlande, en Espagne, en grèce actuellement.
Parfaitement juste !
J’aurais un bémol sur le : ” sa dette n’a aucune importance”. Je comprends l’idée, mais personne ne connait les conséquences d’un probable défaut américain. Cela risque de ne pas s’arrêter à un seul “Désolé les gars, goodbye…”.
L’avantage c’est que nous allons rapidement avoir la réponse….
L’Union Européenne et le FMI vont encore jeter 60 milliards d’euros dans le tonneau des Danaïdes (c’est-à-dire : la Grèce).
Admirez le tableau :
http://img64.imageshack.us/img.....aides2.jpg
lol, très bien trouvé !
Et ce n’est pas encore fini…
Bonjour,
On parle toujours de budget, mais jamais de ce qui a été réellement réalisé, c’est normal?
On peut avoir un budget équilibré et finir en déficit par non respect du budget.
On sait ou trouver cet indicateur?
Beau blog bien documenté.
c’est ce qui a été réalisé…
Ok, merci mais dans ce cas je retourne la choses, sait-on ce qui était prévu?
Parce que j’ai comme l’impression qu’il y a un grand écart entre la prévision et la réalisation.
Merci d’avance,
pas trop ces derniers mois, et finalement peu importe… Vous avez la cible 2011 prévue sur le graphique, vous pourrez ainsi voir
Justement, je crois que ce qu’il veut dire, c’est de mettre les cibles 2010, 2009, etc. sur le graphique
Mouaip… Ca sert à quoi ? Il y a eu la crise du siècle entre temps…
Les cibles originelles étaient environ au niveau de 2007 et 2008…
Peut-être qu’ils devraient prendre en compte les vues suivantes:
Le Yanis Suart Varoufakis et Suart Holland et ses «modeste proposition» pour surmonter la crise en Europe { http://varoufakis.files.wordpr.....-20111.pdf}
Et la vision de Richard Koo (chief economist of Tokyo’s Nomura Research Institute- The Holy Grail of Macroeconomics) qui peuvent être consultés dans sa conférence très récente de la Banque Centrale d’Argentine { http://www.youtube.com/user/Pr.....WGDWYB5KZ0 }
Avec nos excuses, un pays n’est pas une famille, et dans le ciurcunstancias actuelle de la prescription simpliste d’austérité n’est pas la solution.
Bonjour,
On ne parle jamais de la relation entre de déficit de l’Etat et le déficit du commerce extérieur. Or, quand un pays achète plus qu’il ne vend à l’extérieur, n’est-il pas contraint d’emprunter et donc de s’endetter à l’étranger pour maintenir l’équilibre entre les recettes et les dépenses internes ? Un pays peut-il réellement rembourser ses dettes tout en étant perpétuellement en déficit commercial ?
Finalement, la politique industrielle de la France essentiellement basée sur les services et la consommation intérieure n’est-elle pas l’origine du problème de la dette ?
Bien cordialement,
“Plus inquiétant, les recettes ne retrouvent absolument pas leur niveau d’avant-crise.” : le graphique suggéreraient qu’elles reviennent bien au même niveau, 270-280 milliards ?
c’est 320 le niveau avant crise – attention au changement de comptabilisation de 2007…
OK vu. Cette année 2007 est bizarre, peut-être n’a-t-elle pas encore son coefficient de désaisonnalisation ?
Jeudi 18 août 2011 :
Si un Etat européen lance un emprunt à 10 ans, quel taux d’intérêt doit-il payer ?
Réponse :
Allemagne : taux des obligations à 10 ans : environ 2,1 %.
Finlande : taux des obligations à 10 ans : environ 2,5 %.
Pays-Bas : taux des obligations à 10 ans : environ 2,5 %.
Autriche : taux des obligations à 10 ans : environ 2,7 %.
France : taux des obligations à 10 ans : environ 2,7 %.
Italie : taux des obligations à 10 ans : environ 4,9 %.
Espagne : taux des obligations à 10 ans : environ 5 %.
Irlande : taux des obligations à 10 ans : environ 9,8 %.
Portugal : taux des obligations à 10 ans : environ 10,5 %.
Grèce : taux des obligations à 10 ans : environ 15,9 %.
Si des euro-obligations sont créées, les Etats européens riches seront obligés d’emprunter en payant des taux d’intérêt bien supérieurs au taux d’intérêt qu’ils paient aujourd’hui.
Vu l’effondrement de la croissance dans tous les Etats européens, les Etats européens riches accepteront encore moins de payer des taux d’intérêt supérieurs au taux d’intérêt qu’ils paient aujourd’hui.
Il serait temps de revenir au monde réel.
Il serait temps d’arrêter de croire au père Noël.
Les Etats européens riches n’accepteront jamais de payer des taux d’intérêt bien supérieurs au taux d’intérêt qu’ils paient aujourd’hui.
“Il n’est pas question d’amour ou de solidarité. Les Etats défendent leurs intérêts.”
Jeudi 18 août 2011 :
Le mini-sommet franco-allemand de mardi n’a pas réussi à apaiser les esprits. Pire encore, l’annonce par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel d’un projet de taxe sur les transactions financières en Europe, aux contours encore flous, a précipité les valeurs financières dans une nouvelle tempête.
A 11H00 GMT, les banques Société Générale (- 5,26 %), Crédit Agricole (- 4,14 %) et BNP Paribas (- 3,27 %) s’affichaient en net recul. La tendance était identique à Londres avec la banque Barclays (- 4,71 %), ainsi qu’à Francfort avec Deutsche Börse (- 2,96 %).
Plusieurs responsables européens ont donné des signaux négatifs jeudi, de nature à renforcer les doutes des investisseurs.
L’Autrichien Ewald Nowotny, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) a jugé “improbable” un retour de la récession, mais il a admis s’attendre à un ralentissement de l’économie mondiale.
L’ancien président de la Commission européenne, le Français Jacques Delors, a estimé que la zone euro et l’Union européenne étaient “au bord du gouffre”.
“Depuis le début de la crise, les dirigeants européens sont passés à côté des réalités. Comment peuvent-ils penser que les marchés vont croire aux promesses du sommet de la zone euro, le 21 juillet, s’il faut attendre la fin septembre pour les transformer en actes ?”, a-t-il lancé.
Le ministre luxembourgeois des Finances, Luc Frieden, a taclé la France, qui a un “grand besoin de rattrapage” avec son déficit public “beaucoup trop élevé” et “une Constitution qui n’inclut pas de seuil plafond de dette”.
http://www.boursorama.com/info.....a00d5e096c
Je pense vraiment que si l’on parle de budgets (pour en général nous parler de déficit) il est important de parler aussi des soldes primaires http://postjorion.wordpress.co.....regle-dor/
De plus, comme l’a bien démontré Vallageas http://www.attac.org/sites/def.....taires.pdf , la position logique et nécessaire d’un État est d’être en déficit…
Je me demande bien pourquoi Marx pensait le contraire alors…
Je ne peux trouver “logique” une situation qui enrichit les riches de 50 Md€ tous les ans…
Peut-être André-Jacques H. se place-t-il dans un contexte où l’état paie sa dette par la monétisation, c’est à dire l’inflation ?
Sinon, j’ai regardé Vallageas ; il est gentil, mais il ne démontre rien du tout… (il mériterait le prix Nobel sinon…)
Evidemment que sa conclusion est erronée. Si l’Etat est à l’équilibre (et heureusement qu’il peut l’être), l’épargne/dette des ménages est juste égale à l’opposée de celle des entreprises, point….
Un petit exercice de visualisation (amusant pas sûr) que j’ai trouvé sur slate sur la dette française et qui est assez parlant :
http://www.slate.fr/story/4517.....cent-euros
La dette de l’Etat ne représente que 25’000 Euros par Français …
soit 70 000 € par ménage, soit 120 000 € par ménage imposable… Trois fois rien…
Si les Français (personnes physique) paient l’équivalent de 10% de leurs impôts au remboursement de la dette de l’Etat, ils y arriveraint en 40 ans … facile … sauf que l’augmentation de la dette est plus important, ces dernières années, que la totalité des impôts de personnes physiques … décourageant, non ?
10 pourcent des recettes de l’état (impôts et taxes diverses et variées), c’est 20 milliards par an. Moins que la charge annuelle de la dette. Alors rembourser le principal de la dette en 40 ans, facile? Vous voulez rire?
On parle toujours de la dette sur pib, ce qui est un non sens, ou on parle du budget de l’état affecté au paiement des intérêts, sans parler du principal, ce qui est aussi un non sens.
1) ne serait il pas intéressant de présenter le montant correspondant au remboursement du principal+intérêts, mis en corrélation avec les recettes de l’état.
2) plutot que de parler de règle d’or d’équilibre budgétaire, ne serait il pas plus réaisonnable de donner une règle de pourcentage maximum pour le remboursement principal+intérêt par rapport aux recettes (genre 30% comme ce qui est communément admis pour les ménages).
3) Bon, je sais on est actuellement à environ 100%, donc il vaut mieux que le public ne le réalise pas
exact, je vais préparer une série sur ce thème
C’est 200 % à 300 % en fait…
Pourquoi parler du remboursement du principal alors qu’aucun souverain ne parviendra jamais à le rembourser. Dans le meilleur des cas il parviendra à le faire “rouler” encore quelques années, c’est à dire rembourser le principal d’une obligation qu’il a émise et arrive à terme en émettant une nouvelle obligation. Puis un beau jour il fera défaut sur une partie du principal. Ce sera la banqueroute du tiers, ou des deux tiers, on verra bien. Mais rembourser le principal? Quelle idée!
Insomnie passagère … mais après je retourne au lit !
OUI, c’est possible de réduire le principal … La p’tite Suisse à pu, ces dernières années, réduire ses dettes publiques : Communes + Cantons + Confédération. voir http://www.efd.admin.ch/dokume.....ml?lang=fr
Et si je vous ennuie avec “ma” Suisse, allez aussi voir du côté de certains pays Nordiques …
ou voyez vous cela?
Il n’y a qu’une seule année en 50 ans où la Suisse a réduit le principal de sa dette publique, c’était quand elle est passée en 1998 de CHF 206 milliards à CHF 199 milliards en 1999.
Quel exploit!
vous noterez bien que j’ai parlé de “rembourser le principal”, pas “de le réduire de quelques pouillièmes une année parmi 50″
Puisque vous ne vous êtes pas doné la peine de suivre le lien, voici deux pays qui ont réduit leur dette. toujours en % / PIB …
Suisse 2005 53% => 2010 40% = -13%
Suède 2005 50% => 2010 44% = -6%
Et pour des grands pays ?
Je n’étais pas sérieux, j’attendais une contre-attaque… Autocritique et autocorrection : Oui, de manière générale, le niveau croissant de l’endettement mondial est démentiel. Les issues (possibles) ne sont pas difficiles à imaginer, défaut ou forte inflation plus ou moins maîtrisé. La Suisse n’est pas un bon exemple (je jouais à « l’avocat du diable »), elle n’a pas réellement diminué sa dette mais augmenté son PIB, via un monde de la finance complètement démesuré et une politique irresponsable dans le domaine des marchés mondiaux (pétrole, denrée alimentaire etc.). A moyenne échéance, il risque d’y avoir un sacré retour de manivelle … de quoi faire retourner aux champs, tous ces rats de bureau J (Là j’exagère dans l’autre sens, pour ceux qui ne comprennent pas l’autodérision).
Je me pose beaucoup de question sur la dette sans réussir çà avoir de réponse concrète.
J’espère que vous pourrez me répondre.
Dans un système où on interdit la planche à billet.
La dette n’est elle pas une nécessité pour faire évoluer la masse monétaire?
Ceci afin d’accompagner l’accroissement de production, et donc l’échange de celle ci.
De même cette notion de nécessiter qu’un état soit un minimum endetté.
De l’aveu même des économistes libéraux qui dans un même temps critique les états pour leurs mauvaises gestions.
Es ce juste du cynisme, ou apporte elle à terme des éléments nécessaires à l’économie globale ?
Finalement un pays peut il vivre sans dette, sans que cela ne soit pénalisant ?
Dans le contexte actuel, il faut de la dette pour faire évoluer la masse monétaire.
MAIS la dette n’a nullement à être publique !!! C’est normalement la dette des ménages et des entreprises qui doit faire évoluer la masse monétaire…
Donc vivre avec de la dette, oui, mais du secteur privé, car elle est plus contrôlable – et doit être contrôlée !
Mais ça me paraît difficile de contrôler la masse monétaire scripturale puisque chaque prêt de la part d’une banque correspond à de la création monétaire et chaque remboursement correspond à de la destruction monétaire. Y a t-il un fichier de tous les crédits qui permettrait de connaître en temps réel l’état de la masse monétaire scripturale ?
Merci pour cette réponse qui à le mérite d’être clair.
Cependant dans ce cas je ne comprends pas pourquoi tout les pays quasiment dans leurs ensembles sont tombés dans ce piège. (Hormis quelques exceptions qui reste des cas particulier)
- Dérive idéologique ?
- Mauvaise gestion ?
- Mauvais conseillés ?
Du coup une nouvelle question se pose a moi.
Quand on fait un budget d’état. Il y a une équipe derrières, et donc des économistes.
Du coup comment ça se fait que ceux-ci n’ont pas tiré la sonnette d’alarme avant ?
A qui profite le crime ?
bah, c’est aussi vieux que le monde : il vaut mieux vivre à crédit que d’être rigoureux – cf la cigale et la fourmi…
Bon je suis tombé sur un article, qui met en équation toute une série de démonstration sur la dette d’état.
Ce qui au final me conforte dans l’idée que l’endettement d’un pays n’est pas quelque chose de neutre au niveau économique globale.
Ce qui reviens à dire que finalement les choix qui on était pris, prennent racine dans des fondements idéologiques.
liens : http://www.cairn.info/revue-ec.....e-1251.htm
Qui vous a dit que l’état cherchait à vivre AVEC sa dette Olivier ? Il vit DE ses dettes !
Je viens de trouver une vidéo sur Youtube :
http://youtu.be/hudu8SBNLWQ
Qu’en penser ?
Je l’ai regardée. Personnellement je trouve qu’elle explique bien le mécanisme de la création monétaire par les banques, mais je suis en désaccord avec sa façon d’envisager un vaste complot à la fin. Paul Grignon, le canadien qui a réalisé ce film (sur lequel je n’ai guère trouvé de renseignements) en a produit une version révisée que j’ai trouvée ici : http://vimeo.com/8116254, et il existe une critique qui me paraît assez bonne ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/L'Argent_Dette
cette vidéo a un intérêt indéniable mais me rend en même temps assez méfiant sur les buts poursuivis par son auteur (à suivre, pour moi en tout cas).
Pour en revenir sur l’accroissement monétaire basé sur la dette.
Or il existe un phénomène paradoxale a cette logique, qui proviens du fait que si on rembourse intégralement ce crédit la masse monétaire créer s’en retrouve réduite à zéro.
Ainsi dans un monde où on intègre la possibilité d’une décroissance cela peu être rationnel.
Or notre model justement souffre de ne pouvoir fonctionner correctement qu’en croissance constante.
Ce qui finalement reviens à admettre un impossibilité systémique de faire perduré ce système sur cette base. Car cela sous entend de créer un endettement toujours croissant, pénalisant du coup l’économie elle même au vu des intérêts que cette accroissement génère…
Donc la mécanique de l’endettement est finale une solution biaisé à sa base.
Que nous reste t il comme solution ?
Mardi 25 octobre 2011 :
Euro : pour Fillon, un échec du sommet ferait basculer l’Europe “vers des terres inconnues.”
François Fillon a estimé devant les députés UMP qu’un échec du sommet de la zone euro mercredi “pourrait faire basculer le continent européen vers des terres inconnues”, dans des propos rapportés de source proche du groupe UMP et confirmés dans son entourage.
“La pression ne cesse de s’accroître sur la zone euro et sur l’ensemble de l’économie mondiale”, a souligné François Fillon.
“Il est incontestable que les prévisions de croissance de l’économie mondiale sont en train de baisser de façon brutale”, a-t-il ajouté.
“Si les résultats du sommet européen sont positifs, le pessimisme sera enrayé sur les perspectives de croissance, a jugé le chef du gouvernement. Mais, a-t-il ajouté, nous vivons des jours cruciaux : si le sommet était un échec, cela pourrait faire basculer le continent européen vers des terres inconnues”.
http://www.google.com/hostedne.....e79907.631
Un billet pas très enthousiasmant (!), mais cohérent, me semble-t-il, sur “le blog de Yann”
http://lebondosage.over-blog.f.....horComment
On peut ne pas en partager toutes les vues, mais au moins on réfléchit…!
C’est quand même fou que tous les gouvernements gèrent leurs budgets de façons déficitaire. Pourtant le fonctionnement d’une balance n’est pas compliqué. Ce qui me dérange beaucoup ce sont les dirigeants incompétents qui ne paye jamais leurs fautes, et il partent avec des retraites cumulés qui s’apparente à des “Golden Parachutes”. Ont les remercie d’avoir continué une politique budgétaire de façons désastreuses…
Il faut espérer qu’on tire une leçons de ce système de gestion, et qu’on ne fasse pas un défaut pour mieux recommencer…