Finalement, l’euro, ce sont les Allemands qui en parlent le mieux… 🙂

Hans-Olaf Henkel est l’ancien PDG d’IBM en Allemagne, et il a présidé le Bundesverband der Deutschen Industrie, l’équivalent allemand du Medef, de 2000 à 2005.

Un constat qui me semble relativement lucide. Ce qui manque tant dans l’analyse, c’est un pragmatisme minimal permettant éventuellement de dire “oui, on s’est probablement trompé”, et, si possible, avant que tout ait explosé…

Le constat est indéniable : les relations franco-allemandes n’ont jamais été aussi tendues depuis soixante ans, époque où de Gaulle embrassait Adenauer. J’estime que cette dégradation doit être imputée principalement à l’euro. Moi qui en étais jadis un fervent partisan, je reconnais avoir commis là une faute professionnelle grave et je me rends à l’évidence : l’euro est désormais trop fort pour la France et trop faible pour l’Allemagne.

Pendant des décennies, la France a maintenu sa compétitivité mondiale à coups de réformes sociales et de dévaluations modérées. Aujourd’hui, elle est prise en tenailles entre un gouvernement qui ne peut pas ou ne veut pas imposer les réformes nécessaires et une monnaie qui l’empêche de procéder à une dévaluation, seul moyen d’exporter à des prix raisonnables. Cette situation entraîne une récession, une flambée du chômage, une diminution de l’assiette fiscale et un creusement de la dette publique.

 

[…]

Source : Le Monde.fr

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

38 réponses à [Reprise] Si l’on veut sauver l’amitié franco-allemande, renonçons maintenant à la monnaie unique, par Hans-Olaf Henkel

  1. Patrick Luder Le 22 juin 2013 à 05h25
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    L’Euro est mort => vive l’Europe !!!

    Ceci dit, parler d’amitié Franco-Allemande me paraît un peu dénaturé quand même …


  2. Yann Le 22 juin 2013 à 06h56
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    Ce qui est frappant pour cet article ce n’est pas le constat que fait ce monsieur sur l’euro, c’est une évidence pour beaucoup de monde (sauf pour nos hommes politiques et économistes français dans leur majorite), mais le fait qu il soit diffuser par notre journal officiel ” le monde”. Le mur de l.euro serait il entrain de tomber?


    • Crapaud Rouge Le 22 juin 2013 à 07h39
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      Pas d’optimisme prématuré ! Le Monde est horriblement orienté mais ne perd pas une occasion de soigner son image. Je me rappelle fort bien y avoir trouvé, au début de l’ère Sarkozy, une magnifique tribune en faveur de la liberté pour la recherche scientifique, qui a été suivie le lendemain d’une autre qui la mettait en pièces. Question: ne fallait-il pas que la première fût publiée pour que la seconde prît tout son sens et tout son poids ? C’est ça, l’objectivité du Monde.


  3. BA Le 22 juin 2013 à 09h09
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    Mais il n’y a pas que l’ancien patron du Medef allemand qui a changé d’avis.

    En Espagne, ce sont les Jeunesses Communistes qui viennent de changer d’avis.

    Lisez cet article :

    Les Jeunes Communistes Espagnols appellent à la sortie de l’UE… (et sortent de la pensée internationaliste).

    Le congrès de l’Union des Jeunesses Communistes d’Espagne (UJCE, organisation de jeunesse du PCE) se tenait à Madrid des 28 au 30 mars 2013.

    L’organisation se développe vigoureusement dans une situation économique et sociale dramatique pour la jeunesse espagnole. Les immenses mobilisations contre l’austérité se heurtent, ici comme ailleurs, à l’absence de débouché politique.

    Dans ce contexte, les Jeunes Communistes espagnols ont adopté une résolution de congrès appelant à la sortie de l’Espagne tant de l’Union Européenne que de l’Euro.

    Voici le texte qui a été soumis à discussion, amendé et approuvé :

    « … DE TOUTES CES ANALYSES RESSORT CLAIREMENT QUE L’UNION EUROPÉENNE NE CONSTITUE PAS UN MODÈLE FAVORABLE AUX PEUPLES – ELLE NE L’A PAS ÉTÉ ET NE LE SERA PAS – MAIS UN INSTRUMENT DESTINÉ À ACCROÎTRE LES BÉNÉFICES DE LA BOURGEOISIE ET DES MONOPOLES.

    DE MÊME, NOUS CONSIDÉRONS QUE, DE PAR SON CARACTÈRE, SON DÉVELOPPEMENT ET SA COMPOSITION, COMME DE PAR SA NATURE ET SES ALLIANCES AVEC LES AUTRES PÔLES IMPÉRIALISTES, IL S’AGIT D’UNE ORGANISATION IMPOSSIBLE À RÉFORMER DE L’INTÉRIEUR.

    C’EST POUR CELA QUE NOUS CONSIDÉRONS QUE LA SEULE ALTERNATIVE, DANS L’INTÉRÊT DES PEUPLES, PARTICULIÈREMENT À CE MOMENT DE LA CRISE STRUCTURELLE DU CAPITALISME, EST LA SORTIE IMMÉDIATE TANT DE L’UNION EUROPÉENNE QUE DE L’EURO ».

    http://www.manifestepourundebatsurlelibreechange.eu/le-fait-de-la-semaine-les-jeunes-communistes-espagnols-appellent-a-la-sortie-de-lue-et-sortent-de-la-pensee-internationaliste/


    • step Le 24 juin 2013 à 18h06
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      ouf, c’est pas trop tot.


  4. cording Le 22 juin 2013 à 09h48
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    Il faut que ce soit un allemand qui dise cela! Si un français l’avait dit que n’aurait-il pas entendu sur son compte genre “germanophobe”. Donc il faut remercier Hans Olaf Henkell de sa franchise, il rend un grand service à l’Europe comme Oscar Lafontaine. Puissent-ils être de plus en plus nombreux en Allemagne! Je pense de plus en plus que ce sera l’Allemagne qui sifflera la fin de la “récréation euro”. Alors il y aura un temps d’adaptation à la nouvelle donne: le retour aux monnaies nationales difficile et douloureux mais cela ne peut être pire qu’actuellement sauf en Grèce et à Chypre, et aux autres pays (Italie, Espagne, Portugal voire France) qui suivent avec retard leur chemin de croix.


  5. Galuel Le 22 juin 2013 à 09h59
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    Divergences spatiales, et divergences générationnelles… (temporelles)… Pour étudier le paradigme d’une monnaie libre, qui comprend les libertés économiques non seulement dans l’espace, mais aussi dans le temps, alors que les vieilles générations sont remplacées par les nouvelles par le calcul différentiel (cf Leibnitz mathématicien Allemand, ayant vécu en France…).

    http://blog.creationmonetaire.info/2013/06/definition-dune-monnaie-libre.html


  6. Adri Le 22 juin 2013 à 10h10
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    “Hausse du salaire minimum”, “abaissement de l’âge de la retraite pour certaines catégories de travailleurs”, “taxes contre les riches”… Il a tort de s’alarmer par rapport à ces “réformes” 🙂


  7. Letaulier Le 22 juin 2013 à 10h41
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    Les partisans de la fin de la monnaie unique ignorent ou feignent d’ignorer les conséquences délétères qu’une telle décision aurait sur l’économie des pays d’Europe les plus faibles.

    Grâce à l’Euro, l’Italie, la Grèce, l’Espagne, la France…ont un peu de temps pour procéder à des réformes. Si l’Euro disparait les ajustements seront brutaux et immédiats. Le retour du France signifierait une inflation à deux chiffres sans compensation salariale et des taux d’intérêts pour les particuliers et les PME si élevés que la plupart des investissements ne pourraient se faire.

    Le problème des pays du sud n’est pas l’Euro mais un manque de compétitivité. L’origine du décrochage de la France c’est les 35 heures pas la monnaie unique.


    • jean Le 22 juin 2013 à 13h17
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      et vous croyez sérieusement que les francais sont prêt a renoncéer aux 35 heures et autres acquis sociaux ? les syndicats menacent déja pour la rentrée. ce pays n’est pas réformable, ne reste comme solution que de sortir de l’euro


      • Opps' Le 25 juin 2013 à 19h05
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        2 remarques :

        – que les français ne soient pas prêts à renoncer aux acquis sociaux n’empêche pas la réalité du mal que peuvent faire , tout ce qui est financé par de la fausse monnaie, et tout ce qui diminue la création de richesse (qui seule peut financer sainement les acquis)

        – et “vous croyez sérieusement ” que le système actuel tecno-européen ira vers une sortie de l’euro … ? (sourire)


    • Raphaël Le 22 juin 2013 à 15h03
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      Les allemands travaillent en moyenne moins d’heures que les Français. Pourtant les allemands sont plus compétitifs. C’est leur modèle qui est compétitif.
      Pendant que les français faisaient les 35 heures, les allemands faisaient les lois Hartz IV… Le problème n’est donc pas les 35 heures, mais que les deux modèles (divergents) coexistent sous une même monnaie.


      • step Le 24 juin 2013 à 18h10
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        et deux orientations de sociétés : Un français ne souhaite juste pas faire des minijobs pour le plaisir de booster “sa compétitivité internationale”. La france n’a pas le desir de puissance allemand et cherche une autre voix. personnellement je trouve que c’est une forme de sagesse que de constater que courrir dans un stade clos (voir en contraction du fait de la déplétion énergétique) ne sert à rien.


      • Opps' Le 25 juin 2013 à 19h08
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        L’un peut aller avec l’autre

        – l’euro plombe l’Europe et la France
        – les 35 heures plombe de façon plus diffuse la France


  8. Xavier TARPIN Le 22 juin 2013 à 11h41
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    Bonjour,

    il parait un peu étrange de crier haro sur l’Europe et l’euro alors que des pays qui ne sont concernés ni par, l’un, ni par l’autre voire par aucun des deux se retrouvent dans la même situation.

    Ce qui amènerait plutôt à penser que ces deux facteurs ne jouent ni en bien (effet “protecteur” nul) ni en mal dans le problème.

    Suède, Danemark, USA, Inde, Brésil, Chine : il ne semble pas que ça aille franchement mieux.
    .
    La question semble plutôt relever d’un modèle économique généralisé totalement à bout de souffle, non ?


    • jean Le 22 juin 2013 à 13h29
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      si des pays vont mal maitenant, c’est surtout parce que les autres vont mals et que ca fini par les toucher (suède, danemark, inde brésil, chine). nous étions aussi leurs clients. s’ils vont mal, ce n’est pas forcément structurellement comme vous semblez l’avancer.


    • RonRon Le 22 juin 2013 à 15h23
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      C’est pas faux.

      Alors disons que la fin de l’Euro mettra fin à l’illusion du modèle allemand et qu’on pourra enfin s’attaquer aux vrais problèmes.


    • Opps' Le 25 juin 2013 à 19h16
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      Il arrive souvent qu’ à une maladie se surajoute une infection ou des complications …

      Quant à faire le procès du système … certes , mais c’est par le menu, le précis, et l’analyse des symptômes qu’on le cerne , et pas par des théories générales posées en l’air 😉


  9. Bara Le 22 juin 2013 à 12h34
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    Non Letaulier, nos problèmes viennent d’abord d’une crise financière où les Etats se sont lourdement endettés pour sauver les banques. Je vous rappelle que la dette a augmenté de 600 milliards sous l’ère Sarkosy pour pouvoir renflouer les banques. Il s’en est suivi plans d’austérité sur plans d’austérité particulièrement dans les pays du sud entrainant une baisse de la demande permettant ainsi les entreprises de justifier des réductions d’effectifs parfois nécéssaire, parfois une aubaine. Je vous rappelle qu’en Espagne c’est plus de 4 millions de logements vide qui ont été construit pour rien. Qui doit payer ? Est-ce les populations qui ont fautés ? Il faut arreter un moment donné de taper sur les progrès sociaux, la mise en place des 35h fait apparaitre au contraire une diminution du chomage. Il faut etre lucide notre productivité est de plus en plus importante et rien ne justifie l’augmentation du temps de travail si ce n’est une logique purement comptable dont le seul objectif est de renflouer ceux la meme qui ont fait n’importe quoi. Vous pourriez tout aussi bien dire que c’est à cause des régimes démocratique que nous en sommes là et qu’il faudrait établir des régimes autoritaires pour que tout aille mieux. C’est exactement ce que veut JP Morgan. Pour ma part le message que je voudrai faire passer ressemble plutot à celui-ci :https://www.youtube.com/watch?v=ZMa9hYw0xFQ&feature=youtube_gdata_player


    • Letaulier Le 22 juin 2013 à 12h55
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      Les 35 heures ont été une calamité pour la France. La Gauche est coupable de les avoir mise en place et la Droite de ne pas être revenu dessus.

      Tout le monde le reconnait de manière explicite ou implicite. Si les 35 heures ont eu un effet bénéfique sur le chômage alors pourquoi ne pas mettre en place les 30 heures ou les 25 heures.


      • Mat Le 24 juin 2013 à 00h08
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        Tout à fait Letaulier, il faudrait encore diminuer le temps de travail.

        La France a les 35 heures, mais les français travaillent en moyenne autour de 36 heures.
        Les allemands ou les américains, à cause des temps partiels travaillent moins que les français. Il faudrait mieux, comme le propose Larrouturou, mettre en place les 32 heures à la carte (voir la subtilité de cette formulation sur wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Semaine_de_quatre_jours#Les_propositions_originales_de_Pierre_Larrouturou )

        La question est de savoir si on propose aux travailleurs (qui n’ont jamais été aussi productifs) des temps partiels subis, ou si on organise volontairement la baisse du temps de travail généralisée qui permettrait une baisse importante du chômage (bizarrement, les baisses de temps de travail entre 1841 et 1982 ne sont jamais critiquées comme les 35 heures). Il y a eu un problème de méthode et d’efficacité sur les 35 heures. Mais dire que c’est LE problème de la France, je ne suis pas d’accord du tout. Par contre, la contrainte énergétique (diminution de la quantité de pétrole disponible par habitant européen), l’évasion fiscale, les faibles taux d’imposition des multinationales, et même l’euro sont de vrais problèmes.


    • jean Le 22 juin 2013 à 13h19
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      c’est partiellement faux. les états étaient déja lourdement endettés AVANT qu’il n’y est un problèmes avec les banques ! Ne soyez pas de mauvaise foi non plus


    • Opps' Le 25 juin 2013 à 19h28
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      Désolé Bara , le sauvetage des banques en France n’a rien coûté, au contraire il a un peu rapporté . C’est une spécificité française …

      C’est pour pour défendre nos banques aussi contaminées que les autres , c’est pour être précis et exact.

      Et pour être exact, la mise en place des 35 heures a légèrement fait baisser le chômage pendant quelque temps mais ses effets sont dissipés depuis belle lurette .

      Personne ne tape sur les progrès sociaux du moment qu’ils sont correctement financés.

      La productivité française , bien réelle et très haute , en effet , est en réalité une calamité : ceux qui ne sont plus dans le train ne peuvent y remonter.
      Moins il y en a qui travaillent ou qui travaillent sans réelle production de valeur économique, plus ceux qui travaillent doivent pédaler.

      Personne ne souhaite un régime autoritaire , cette notion est d’ailleurs déjà largement dépassée par le ‘système’ qui dispose de moyens plus sophistiqués.

      Quant à la démocratie, en effet, conjuguée avec la propagande démagogique de la “gauche” et l’ “ecervelage” du système , elle verrouille assez bien toute évolution : faut-il pour autant souhaiter autre chose ?


  10. jean Le 22 juin 2013 à 13h24
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    de plus pour l’augmentation de la dette sous sarkozy, je me marre car le PS aurait fait exactement la même chose, relisez les commentaires du PS de l’époque. Ce n’est pas spécifiquement Sarkosy qui est en cause puisque tous les pays ont fait pareil. encore de la mauvaise foi. Antisarkozisme primaire ?


    • Opps' Le 25 juin 2013 à 19h32
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      En fait , il y a un jeu à front renversé assez amusant , une foi percé le nappage idéologique et la mauvaise foi naturelle de tout un chacun !


  11. Bara Le 22 juin 2013 à 13h38
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    Mais oui Letaulier, c’est exactement ce qu’il faut faire. Diminuer le temps de travail pour ré équilibrer les richesses. En chine Apple va remplacer 700 000 personnes par 1 millions de robots. Que deviennent les 700 000 personnes ? Je vous ferai remarquer que depuis 1950 nous sommes passé de 50% des travailleurs dans l’agriculture à 10% à peine. Les ouvriers agricoles sont allés dans les usines. Dans les usines les ouvriers ont été remplacés par des robots et les bureaux ont été remplis pour traiter de l’information. Aujourd’hui se sont les ordinateurs qui remplissent la fonction de plus en plus de personnes du secteur tertiaire. Elles deviennent quoi ces personnes ? Des chomeurs. Vous rajoutez à cela une grosse crise de la finance et vous avez ce qu’on a aujourd’hui.

    Mais au delà ce ces constats où nous ne serons pas d’accord pourrions-nous nous entendre pour dire qu’il faut d’urgence sortir de l’Union Européenne et de l’euro, via l’article 50 du TFUE par exemple afin de rendre aux nations le droit régalien d’emettre leur propre monnaie et de retrouver leur souveraineté ? Fort des arguments ci dessus et du constat évident que nous nous enfonçons sans fin avec cette euro de malheur ?


    • Opps' Le 25 juin 2013 à 19h41
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      La diminution du temps de travail ne ré-équilibre rien du tout.

      Mais si la fraternité c’est se partager équitablement la pénurie , alors allons-y!

      Si l’idéologie de la sortie de l’euro c’est retrouver l’illusion de créer de la richesse en fabriquant ‘souverainement’ de la fausse monnaie , alors on va dans le mur.

      La sortie de l’euro n’a de sens que pour retrouver des monnaies dont la valeur sera adaptée à la façon de vivre et de produire dans chaque pays.
      C’est à dire pour chaque zone monétaire , d’être en face de sa vérité , et de supporter les conséquences de ses choix , c’est à dire en étant éventuellement pauvre mais pour autant être dans la déstructuration.


  12. learch Le 22 juin 2013 à 18h06
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    Maintenant que nos très chers (sans jeu de mots 🙂 ) amis ont bien utilisé les vices cachés de cette farce (qui paraissaient bien belle tant qu’elle restait une idée intellectuelle) qu’est l’euro aux dépends des incrédules bisounours qui composent le reste de l’union, ils sonnent l’arrêt de la récré, car ils savent bien qu’à force ils vont couper la branche sur laquelle leur économie exportatrice dans le marché commun repose… à moins qu’ils ne s’orientent vers d’autres marchés (Chine ? Amérique du Sud ?), dans ce cas, oui, ils voudront encore de la monnaie unique…
    Je travaillerai à G&S (le Diable m’en préserve), je surveillerai avec minutie les accords commerciaux entre l’Allemagne et la Chine ou le Brésil… histoire de parier à coup sûr sur la disparition de l’euro…


    • learch Le 22 juin 2013 à 20h49
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      Je continue mon résonnement : si j’étais grecque (ou Irlandais, ou Portugais, ou Espagnol), j’exigerai, je demanderai, je ferai tout pour que l’Allemagne reste dans l’Union Européenne… et je téléphonerai à GS pour leur suggérer de parier sur l’effondrement de l’économie allemande 🙂 Je suis presque sûr qu’ainsi ils auraient la chance de partager avec nous la merveilleuse vie actuelle de notre pays. Si j’étais Français je ferai de même, en mettant en avant l’amitié indestructible qui nous unis. Une sorte de retour de bâton…


    • Opps' Le 25 juin 2013 à 19h49
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      La disparition de l’euro n’est pas certaine.

      La force de la BCE est considérable et des cliquets ont été posés de partout par les eurocrates de gauche et de droite , et par ailleurs la propagande européenne, même ébranlée, fonctionne encore.


      • learch Le 25 juin 2013 à 21h47
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        Je ne pense pas que le Bundestag acceptera les directives d’un ex-Goldman Sachs.
        Les allemands ont du caractère (eux 🙂 ).


  13. dan Le 22 juin 2013 à 19h17
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    Mr Henkel , comme la chancelière Mme Merkel appliquent la politique américaine à 150 % et jouent contre les intérêts des autres pays européens , il est bien vrai que les states détiennent les réserves d’or des allemands qui à mon avis ne sont pas prêt d’en voir la couleur !
    De plus les States au lendemain de la capitulation ont apporter une grande aide à l’Allemagne pour ce relever. Toutefois la politique allemande n’est pas la politique de la France et encore moins des autres pays européens . L’euro est bien une invention des américains et des allemands
    puisque établi sur la valeur du DM. De toute façon tant que les states mettront leur nez dans la construction européenne : cela ne marchera jamais. La fin de l’Euro mettra fin à ce complot qui ronge l’Europe , un virage à 180° dans les relations politiques européennes sera salutaire pour la démocratie.


    • Opps' Le 25 juin 2013 à 19h54
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      L’euro a d’abord été promu par Giscard (avec l’écu) , puis par Mitterrand qui pensait en faire une arme anti-allemande. A un moment donné les allemands on pensé (Khol) que cela pourrait leur être avantageux et s’y sont rallié.

      Les américains n’ont rien à voir la-dedans , d’ailleurs ils n’ont jamais cru en l’euro.


  14. Bara Le 22 juin 2013 à 21h57
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    Et que pensez_vous de l’upr de François Asselineau ?


    • Opps' Le 25 juin 2013 à 19h59
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      Grosse fixette sur un complot américain à l’origine de l’Europe.

      Même si les USA y ont vu un avantage pour eux , c’est pour bien d’autres raisons de bon sens que l’euro est une erreur majeure.

      Mais bien plus intéressant que lui (c’est un pur constat) , -même s’il est sur Mars- : Cheminade !


  15. emmanuel L Le 24 juin 2013 à 22h21
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    “Constat relativement lucide”…

    Si l’on résume l’article : l’Allemagne est la meilleure, trop forte, le France est nulle, pes assez éco-libérale, il faut continuer la guerre économique en la laissant dévaluer.

    Il n’explique par contre pas comment l’Allemagne en est arrivé là en jouant contre ses partenaires.
    Il n’explique pas que l’idée européenne avant d’être dévoyée (par lui) était une logique de coopération.

    A ceci près il est lucide, mais par sur la reconnaissance des détails de ses erreurs et/ou trahisons. L’euro lui sert simplement de bouc-émissaire., c’est un peu court.


  16. JCC Le 24 juin 2013 à 22h32
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    C’était écrit d’avance. Maintenant que l’Allemagne a pompé tout le reste de l’Europe grâce à l’Euro, il ne lui reste plus qu’à virer tous les pays qui pourraient en faire baisser la parité.


    • Opps' Le 25 juin 2013 à 20h11
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      Dans les 1eres années de l’euro , ce sont les Etats du sud de l’Europe qui empruntaient pour rien sur la base de taux très bas grâce à la garantie allemande, et qui empruntaient pour consommer ou bien mal-investir.

      L’Allemagne ne peut pas virer ses débouchés … et elle le sait bien et elle ne le cherche pas .
      Ce dont elle ne veut pas c’est être la caution ou la garante ou bien prêter pour que les autres puissent éternellement lui acheter ses produits : ça me paraît un minimum logique.

      Je ne cautionne pas un certain mercantilisme allemand , mais enfin si les allemands sont un peu débiles à vouloir faire vivre les grecs à la mode teutonne , il ne faut pas demander aux allemands d’être français non plus.

      Il ne fallait pas nous mettre , nous français , à leur merci. On en avait les moyens …


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