Ça bouge en Allemagne, 2e partie

Jacques Sapir

Jacques Sapir

La Friederich Ebert Stiftung, fondation allemande liée au SPD, vient de publier un document analysant les scénarii futurs possibles pour la zone Euro, dans le cadre d’un projet intitulé Scenario Team Eurozone 2020[1]. Ce document a été rédigé à partir de nombreuses réunions (16 au total) tenues dans différents pays dans le cours de 2012. Les conclusions furent tirées dans le cadre d’une réunion qui s’est tenue à Bruxelles le 6 décembre 2012. Même s’il ne représente pas la position officielle de la Sociale-Démocratie allemande et européenne (des participants des divers pays de la zone ont collaboré à sa rédaction) ce document est symptomatique du point de vue qui s’est désormais constitué en Allemagne sur la question de la zone Euro. C’est ce qui en fait l’intérêt. Nous ne considérons pas ce texte comme l’alpha et l’oméga de la réflexion sur cette question, mais comme quelque chose qui est représentatif d’un état d’esprit dans le reste de l’Europe et en Allemagne, et qui de ce point de vue tranche avec les opinions convenues qui continuent d’être propagées dans la presse française. Le document commence par un « état des lieux » et reconnaît que l’Euro doit faire face à une crise généralisée. Il reconnaît aussi que les mesures adoptées jusqu’ici pour faire face à cette crise ont rapidement démontré qu’elles étaient inadéquates et ont contribué à aggraver la crise.

« The measures adopted at the many crisis summits soon proved to be inadequate and often merely exacerbated the symptoms of the crisis. In many countries, especially in Southern Europe, this made itself felt in a dramatic intensification of the social situation, high (youth) unemployment, economic recession and increasing frustration among broad segments of the population concerning Europe and the European institutions.” (p.3)

Ici, on ne peut qu’être d’accord avec le constat. De plus, certaines de ses mesures, quoi que formellement décidées se heurtent à des résistances importantes dans le domaine de leur application (cas de l’Union bancaire qui n’a été acceptée qu’avec beaucoup de réticences par l’Allemagne). L’intensification de la crise, que ce soit par la hausse dramatique du chômage dans des pays comme la Grèce et l’Espagne ou que ce soit par la dégradation régulière des comptes publics dans les différents pays, démontre bien que la crise est de plus en plus présente et pressante.

I. Les quatre scénarii retenus

À partir de ce constat, quatre scenarii ont été élaborés. Certaines de leurs hypothèses sont réalistes, mais d’autres le semblent moins. Or, un scénario n’est rien sans réalisme des hypothèses. On va ici rapidement les résumer en indiquant les points sur lesquels les groupes de travail n’ont pas adopté des hypothèses réalistes, où n’ont adopté que des hypothèses partielles.

(1) L’enlisement dans la crise. (Muddling-trough the crisis)

Dans ce scénario, l’Union Economique et Monétaire reste un mécanisme incomplet. En conséquence, les pays de l’Europe du Sud continuent d’être dépendant de plans de sauvetage qui sont à la charge des pays de l’Europe du Nord, tandis que la BCE continue, et même amplifie, ses achats de dettes souveraines sur le marché secondaire pour maintenir les taux d’intérêt à des niveaux supportables. L’Europe du Sud s’installe donc dans une dépression de longue durée et elle est incapable de mettre en œuvre le basculement vers un nouveau modèle de croissance en raison du manque d’investissement, et ajouterons-nous du manque de demande solvable et de la fuite accélérée des cerveaux les mieux formés. Les plans de sauvetage assurent que ces pays restent dans l’Euro (en dépit de mouvements de plus en plus importants contre l’Euro dans leurs populations) mais sont incapables de trouver une solution à cette crise. L’Union Européenne est affaiblie par comparaison tant avec les États-Unis que les pays émergents, et elle devient de plus en plus dépendante de ses partenaires.

(2) L’éclatement de la zone Euro. (Break-up of the Eurozone)

Ici, la gestion de la crise est même plus conservatrice que dans le scénario précédent, où l’on admet un engagement important de la BCE. L’Union bancaire, quoique formellement mise en place, n’est que peu efficace en raison des réticences de nombreux pays à son application. L’aggravation de la situation économique dans les pays de l’Europe du Sud se combine avec une nouvelle mouture du Pacte de Croissance et de Stabilité qui exige de ces pays toujours plus d’efforts en vue d’une réduction des déficits et de la dette. Par ailleurs, il n’y a ni politique de l’investissement au niveau européen ni politique industrielle ni politique commerciale. Le résultat de tout cela est que les tensions sociales deviennent incontrôlables et conduisent à des sorties non-coordonnées de l’Euro. Il en résulte une tripartition monétaire de l’Europe, celle-ci étant divisée entre une zone Euro « maintenue » autour de l’Allemagne (en fait une zone Mark), une Union Monétaire du Nord autour de la Grande-Bretagne et une Europe du sud où chaque pays a retrouvé sa souveraineté monétaire. Notons ici que la soi-disant « Union Monétaire du Nord » est en réalité très peu probable.

La Grande-Bretagne n’a pas intérêt à une Union Monétaire. Qu’une « zone Sterling » se constitue est une possibilité, mais le degré de probabilité est faible. L’issue que nous considérons comme la plus probable est d’une part la constitution d’une « zone Mark » s’étendant directement et indirectement à certains pays d’Europe Centrale, et un retour aux souverainetés monétaires pour l’ensemble des autres pays. Dans ce scénario, l’Union Européenne est contestée tant à l’extérieur, où sa position face aux États-Unis, mais aussi à la Chine et à la Russie est affaiblie, qu’à l’intérieur en raison de la montée de mouvements politiques remettant radicalement en cause l’existence même d’institutions européennes.

(3) Le repli sur un noyau dur de l’Europe (Core Europe)

Dans ce scénario on aurait d’une part un « noyau » européen dans le cadre d’un nouveau traité incluant l’Union bancaire mais aussi l’union budgétaire, et d’autre part des pays ayant refusé ce traité et constituant un second niveau de l’UE réduite cette fois à un zone de libre-échange. L’étude de la FES inclut bien entendu l’Allemagne et la France dans les pays du noyau et prend le pari qu’autour de ces deux pays un certain nombre d’autres pays se rassembleraient sur la base d’un accord politique (qualifié de Euro Plus Pact) incluant le renoncement à l’austérité, et des règles sociales et fiscales communes pour éviter le dumping social et fiscal. “…the Euro Plus Pact, with its commitments to further convergence of corporate taxation and social contributions / benefits, was implemented, but only in the core group. It had to protect itself from increasing fiscal and social dumping from the other countries. New financial resources for investment, combined with a European industrial policy, the Single Market and appropriate structural reforms, fostered the transition to a greener, smarter and more inclusive economy in the core group.” (p.8)

Ce noyau aurait alors une forte cohérence et pourrait connaître un développement plus harmonieux. Pour les autres pays, la situation serait moins rose, et l’action dite « non-conventionnelle » de la Banque Centrale Européenne serait toujours nécessaire. De même, le MES serait lui aussi nécessaire et verrait ses moyens d’intervention développés pour faire face aux crises survenant dans les pays non membre du « noyau dur » tout en ayant une conditionnalité encore renforcée. Les écarts entre les pays du « noyau dur » et le reste de l’Union européenne iraient en s’amplifiant. À la limite, on pourrait voir se développer un fort antagonisme entre pays du « noyau dur » et les autres pays de l’Union européenne.

“The Member States on the periphery are prone to protectionist measures, while the Core States face increasing pressure in terms of competitiveness due to their high social standards. This leads to increasing hostility and anti-European populism inside and outside the core.” (p.8)

Ce scénario nous semble pour notre part peu probable en ce qu’il présuppose un accord politique de fond et non de simple forme avec l’Allemagne alors que le conflit entre la France et l’Allemagne est en train de monter en puissance, et ce quoiqu’en dise le gouvernement. Or, si un accord de fond n’est pas possible entre l’Allemagne et la France, et au vu des divergences actuelles ceci semble la solution la plus probable, la solution pour notre pays sera soit de donner raison à l’Allemagne sur l’austérité soit de quitter l’Euro. Nous sommes donc renvoyés soit au premier des scénarii (l’enlisement) soit au second (l éclatement).

(4) L’achèvement de l’Union Budgétaire (Fiscal union completed)

Dans ce scénario, à la suite de la France, l’Allemagne puis les autres pays de la zone Euro reconnaissent la nécessité commune d’accélérer le mouvement vers une Europe fédérale, tout en réduisant sensiblement l’austérité que subit l’Europe du Sud. Un fond de stabilisation commun est mis en place (une mutualisation des dettes) tandis que la zone Euro se dote d’une agence capable d’émettre ses propres emprunts pour financer des investissements massifs dans l’ensemble des pays, sous l’égide d’une autorité de surveillance commune.

“Macroeconomic surveillance is coupled with stronger resources for catching up: not only swifter implementation of the structural funds but also a European Fund for Economic Stabilisation to deal with asymmetric shocks. Social dialogue and bargaining are also encouraged at national and European level to better align wages and productivity » (p. 9).

Le problème avec ce scénario est qu’il ne chiffre pas les besoins financiers en transferts annuels au-delà de la question des investissements. C’est d’ailleurs un problème récurrent avec tous les scénarii fédéralistes[2]. Le fédéralisme implique les transferts, ce que l’Allemagne, mais aussi la Finlande et l’Autriche refusent[3]. Or, l’ampleur des transferts pour assurer le simple rattrapage de 4 des pays les plus en difficulté (Espagne, Grèce, Italie, Portugal) est de l’ordre de 240 à 250 milliards d’euros par an pendant dix ans[4]. Par ailleurs, il est fortement probable que ce niveau de transfert deviendrait pérenne comme on le voit aujourd’hui à l’intérieur des États-Nations, et pour la France avec le cas des DOM-TOM. Il ne s’agirait donc pas de transferts sur une courte période, et il est totalement illusoire de penser le financer par l’emprunt.

II. L’évolution probable de la situation dans la zone Euro

Dans l’évaluation des futurs possibles, et leurs degrés de probabilités, on sent bien à la lecture du document que de sérieuses divergences se sont faites jour. Ceci est particulièrement visible dans les ruptures de cohérence que l’on peut observer dans l’analyse des différents scénarii. Cependant, une impression générale se dégage, celle d’un très grand pessimisme quant à l’avenir de la zone Euro.

(1) De l’impossibilité dec ontinuer la politique actuelle au risque d’explosion de la zone Euro

Sur le premier scénario, celui de l’enlisement dans la crise, on trouve en particulier ce passage très contradictoire. “The first scenario muddling through the crisis was generally considered to be unsustainable, but there was one serious variation within the framework of which it could last, namely a kind of Japanese scenario. This would mean a long period of stagnation, deflation and high indebtedness. This scenario would be the result of the crisis management prevailing so far, characterized as too little, too late, combined with the dominance of the intergovernmental instead of the Community method.” (p.10)

La première réaction, qui consiste à dire qu’un tel scénario n’est pas durable et n’a pas de pérennité est contredite par la référence, introduite à la fin, à un “scénario japonais”. Or, ce dernier scénario, qui fait référence à la “décennie perdue” au Japon ne prend pas en compte le fait que la zone Euro n’est pas un pays mais un ensemble de pays, ce que souligne par ailleurs la référence à la “méthode inter-gouvernementale”. La seule solution pour que l’on puisse donner une certaine pérennité au scénario de l’enlisement consiste à admettre des flux de transferts certes inférieurs aux montants nécessaires pour l’hypothèse fédérale, mais qui resteraient néanmoins significatifs. Or, il est clair que non seulement l’Allemagne refusera de payer de tells montants, mais elle s’oppose de manière de plus en plus ouverte à l’évolution à laquelle on a assisté à la BCE avec l’arrivée de Mario Draghi[5]. En réalité, le deuxième scénario, celui d’un éclatement de la zone Euro apparaît bien plus probable, mais se divise lui-même en un scénario « noir » qualifié de « Yougoslave » et un scénario plus rose, qualifié de « Soviétique »

“The second scenario break-up of the Eurozone might be the result of the ongoing and fruitless muddling-through approach followed so far, as we have seen. This break-up could happen in two ways: first, the Yugoslav syndrome, involving violent separation and a decision-making vacuum, with events just taking their own course. This, of course, would be the worst of the worst-case scenarios and it is no surprise that it was raised by a participant from the former Yugoslavia. It should be taken seriously, because even if nobody wants it, it could just happen…” (p.10) et

“The second break-up picture would be a peaceful one, like the dissolution of the Soviet Union, where a wise leadership recognized that the costs of maintaining the Union would be much higher and probably impossible than letting fall it apart, while keeping at least a core intact (in the EMU case, the decision of such a wise leadership would logically lead to the Core Europe scenario).” (p.10)

(2) L’hypothèse du “noyau dur” européen et ses contradictions

Le troisième scénario examiné pourrait alors découler du second. Le « noyau dur » européen étant constitué des pays qui auraient conservé l’Euro, et c’est en fait le scénario qui a été considéré comme le plus plausible par une majorité des participants aux différentes réunions que la Friederich Ebert Stiftung a organisées. Mais, sur ce point, on ne peut que relever une incohérence : pour que le « noyau dur » envisagé dans le scénario 3 se constitue, il faut impérativement que la France en fasse partie. Si le « noyau dur » est constitué de l’ancienne « zone Mark », nous sommes de fait dans une des variantes du scénario d’explosion de la zone Euro, car l’on voit bien que l’Allemagne et ses satellites n’auraient ni la volonté ni l’intérêt de mettre en œuvre les réformes qu’impliquent le « noyau dur ». Or, la France ne peut rester dans une « zone Euro maintenue » qu’à la condition que l’Italie (et peut-être l’Espagne) en fassent partie. Les effets sur l’industrie française d’une appartenance à l’Euro dont ni l’Italie ni l’Espagne ne feraient partie seraient tout à fait dramatiques. Mais, un « noyau dur » regroupant autour de lui l’Allemagne, la France et l’Italie n‘est pas très différent de la configuration actuelle. Que la Grèce et Chypre sortent de l’Euro n’aurait économiquement (financièrement ce serait une autre affaire) que peu d’importance. Or, on voit bien que la situation économique de l’Espagne et de l’Italie est très dégradée. Donc, pour que le « noyau dur » se constitue comme autre chose qu’une zone mark rebaptisée, il faudrait que l’Allemagne accepte les transferts qu’elle refuse aujourd’hui. Nous sommes donc renvoyés à la situation précédente.

“This third scenario Core Europe could thus derive from the two others, as mentioned above. It was considered by many as the most probable scenario but affected by great risks, especially concerning its potentially non democratic character. This would stem from the intergovernmental approach of crisis management implemented by the Merkel administration” (p.10).

Un autre problème soulevé est celui de l’absence de démocratie dans le cas de la constitution d’un « noyau dur » autour de l’Allemagne. C’est effectivement l’un des problèmes, quoi qu’il soit étranger à l’économie. Il est clair que la mise en place d’institutions contrôlées par le gouvernement allemand n’aurait pas d’autre logique que de transformer les pays européens qui les accepteraient en protectorats (au mieux) en colonies (au pire) de l’Allemagne.

Enfin, le dernier scénario, celui d’un fédéralisme budgétaire très avancé, a été considéré par les participants comme le meilleur mais le moins probable des scénarii. Sur ce point, on ne peut que partager l’avis qui fut alors exprimé quant à la faisabilité de ce fédéralisme.

(3) Les déterminants de l’indécision allemande

De ce tableau qu’ont dressé les experts de la Friederich Ebert Stiftung découle donc un constat que certains trouveront pessimiste, mais qui est en réalité réaliste. La position de l’Allemagne condamne à court terme la zone Euro, et la meilleure solution résiderait dans une dissolution concertée de cette dernière, qui permettrait de sauvegarder un noyau institutionnel européen. Il faut alors réfléchir à « qui a intérêt à l’Euro » en Allemagne.

Il s’agit clairement d’une alliance entre des industriels dont les plus gros marchés sont dans les pays européens et des banquiers qui ont beaucoup à perdre à une dissolution de l’Euro. Pour les premiers, l’Euro, dans sa forme actuelle, est la garantie d’une monnaie qui ne soit pas trop surévaluée. Si l’Allemagne retrouvait le Mark, non seulement ce dernier s’apprécierait fortement face au Dollar et au Yen (avec un taux de change d’un DM pour 1,50 Dollar) mais les monnaies des principaux clients de l’Allemagne en Europe, la France, l’Italie et l’Espagne, se déprécieraient librement. Non seulement l’excédent commercial allemand disparaîtrait, mais il n’est pas impossible que se creuse en déficit de 1% à 2% du PIB. Par contre, une partie de la population et des retraités à clairement un intérêt à ce que l’Allemagne quitte la zone Euro pour garantir la valeur patrimoniale de leur épargne. En tout cas, cette partie de la population s’oppose farouchement à tout transfert de l’Allemagne vers les pays d’Europe du Sud. Cette ambiguïté explique la politique de Mme Merkel qui affirme vouloir conserver l’Euro (et ce faisant prend en compte les intérêts des industriels et des banquiers) mais qui affirme aussi qu’il n’est pas question de payer, que ce soit directement ou indirectement, car là elle défend les intérêts de son électorat. Ajoutons que si elle décidait de sacrifier les intérêts de son électorat, les industriels lui rappelleraient que la compétitivité allemande repose aussi sur le fait qu’une partie des excédents commerciaux est réinvestie.

Tableau I

Position des groupes sociaux allemands face aux perspectives de la crise de l’Euro

Groupe social ou classe

Continuation de la situation actuelle

Fédéralisme complet (prélèvements de 8% à 10% par an)

Explosion de la zone Euro (et Marl à 1,50 Dollar US)

Grande industrie mondialisée Situation plutôt favorable. Situation très défavorable en raison de la pression sur les profits pour alimenter les transferts. Situation plutôt défavorable mais pouvant être contrôlée par une accélération des délocalisations pour échapper au « Mark fort » vers la Chine et les Etats-Unis.
Petites et moyennes entreprises. Situation très favorable car hausse de la monnaie contrôlée et pas de Mark port. Situation très défavorable à cause de la pression sur les profits. Situation très défavorable en raison des pertes de compétitivité par le « Mark fort ».
Secteur bancaire. Situation très favorable. Situation moyennement favorable. Situation très défavorable en raison des pertes de valeur sur l’actif.
Administration de la Banque Centrale et assimilés Situation défavorable car remise en cause latente du statut de la Bundesbank et de son autorité au niveau européen. Situation très défavorable car entraînant une remise en cause ouverte du statut et de l’autorité. Situation très favorable avec retour de l’autorité interne et externe de la Bundesbank.
Épargnants et retraités Situation moyennement défavorable avec un risque d’érosion de la valeur patrimoniale des actifs. Situation très défavorable avec forte attaque sur les revenus et potentiellement sur le capital. Situation très favorable, avec gains en actifs du fait du « Mark fort ».
Salariés des grandes entreprises Situation relativement favorable car le patronat peut se permettre de distribuer une partie des bénéfices. Situation très défavorable car fortes pressions sur les salaires et les revenus pour financer les transferts. Situation très défavorable avec pertes d’emploi massives du fait des délocalisations.
Salariés des petites entreprises Situation défavorable en raison de la pression sur les salaires et les conditions de travail résultant des réformes Harz IV. Situation défavorable en raison de la hausse de la pression fiscale. Situation relativement moins défavorable si la production n’est pas délocalisable.

Eux non plus n’ont pas de grandes marges de manœuvre. On a d’ailleurs isolé sept groupes sociaux, dont la taille est certes différente mais dont l’influence sur le processus de décision est relativement comparable soit en raison des médias qu’ils contrôlent, de leur réputation dans la société ou tout simplement de leur masse électorale. Confrontés aux trois possibilités qui s’ouvrent devant l’Allemagne, soit la perpétuation de la situation actuelle, un fédéralisme budgétaire important imposant des coûts de transferts de 8% à 10% pour l’Allemagne et une explosion de l’Euro avec une réévaluation forte du Mark. On voit que la solution du fédéralisme budgétaire est celle qui est le plus défavorable pour 5 des 7 catégories envisagées. Elle n’est réellement avantageuse pour aucune des catégories. La solution d’une explosion de la zone Euro est très défavorable pour 3 catégories, mais inversement très favorable pour 2 catégories. La solution de la perpétuation de la situation actuelle est moyennement défavorable ou moyennement favorable pour toutes les catégories sauf pour une ou elle est très favorable. C’est pourquoi le consensus s’est réalisé, en réalité par défaut, autour de cette option. Mais, clairement, l’option du fédéralisme budgétaire est exclue pour un pouvoir démocratique en Allemagne car elle est trop défavorable à trop de segments de la société. Or, la première des possibilités ne peut être perpétuée dans le temps, ce que le document de la Friederich Ebert Stiftung établit de manière convaincante. Dans ces conditions, on se dirigera immanquablement vers la troisième des possibilité, soit laisser exploser la zone Euro.

Pour ne pas avoir compris cette situation, pour ne pas avoir fait une analyse par catégorie sociale et par groupe ayant une représentativité symbolique importante, un Jean-Luc Mélenchon tient des discours insensés où il prétend, contre toutes les évidences, que l’Allemagne « veut » sortir de l’Euro les pays qui sont ses principaux clients…Ce que l’Allemagne veut avant tout éviter c’est d’avoir à contribuer massivement à l’économie de la zone Euro.

(4) Une dissolution ordonnée, la meilleure des solutions ?

Une lecture attentive de ce document confirme donc que les différents experts européens rassemblés par la Friederich Ebert Stiftung considèrent que la poursuite de la politique actuelle n’est plus possible et qu’elle est même devenue dangereuse, risquant de conduire à tout instant à un éclatement incontrôlé de la zone Euro. La réalisation d’un fédéralisme budgétaire étendu, au-delà des problèmes politiques que cela soulèverait, n’est pas du domaine du possible. Cet objectif doit être considéré comme une utopie au sens premier du terme. La troisième solution, celle dite du « noyau dur » se heurte à deux contradictions : la première est celle entre les politiques allemandes et françaises. Si la France se plie aux conditions allemandes le « noyau dur » ne fonctionne pas ; si la France cherche l’affrontement, elle risque d’être prise au mot par l’Allemagne et devoir sortir de l’Euro. Une seconde contradiction est ensuite présente. Le « noyau dur » n’aura l’homogénéité pour fonctionner que s’il se rapproche de la « zone Mark » mais alors, il perd beaucoup de son intérêt.

On voit que la seule solution raisonnable est celle d’une dissolution ordonnée de la zone Euro, laissant subsister des mécanismes de concertation monétaire entre les pays, mas leur redonnant toute la flexibilité monétaire voulue. Ce n’est autre que la solution que j’ai défendue en juillet dernier dans un document de travail[6]. Désormais, on y vient, poussé par la nécessité.


[1]U. Dirksen, B. Hacker, M-J Rodriguez et W. Velt, Scenarios for the Eurozone 2020, Scenario Team Eurozone 2020, Friederich Ebert Stiftung, Berlin, Mars 2013. URL: http://library.fes.de/pdf-files/id/ipa/09723.pdf

[2] M. Aglietta, Zone Euro : éclatement ou fédération, Michalon, Paris, 2012.

[3] P. Artus, « Trois possibilités seulement pour la zone euro », NATIXIS, Flash-Économie, n°729, 25 octobre 2012 ; idem, « La solidarité avec les autres pays de la zone euro est-elle incompatible avec la stratégie fondamentale de l’Allemagne : rester compétitive au niveau mondial ? La réponse est oui », NATIXIS, Flash-Économie, n°508, 17 juillet 2012.

[4] J. Sapir, “Le coût du fédéralisme dans la zone Euro”, billet publié sur le carnet Russeurope le 10/11/2012, URL: http://russeurope.hypotheses.org/453

[5] K. Pfaffenbach, « La BuBa confirme un rapport critique sur les OMT », Les Echos.fr et Reuters, 24 avril 2013, http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/reuters-00517494-la-buba-confirme-un-rapport-critique-sur-les-omt-562463.php

[6] Document publié en septembre 2012 sur RussEurope, J. Sapir, La dissolution de la Zone Euro: Une solution raisonnable pour éviter la catastrophe, Working Paper inédit, 19 juillet 2012, pdf., http://russeurope.hypotheses.org/23

Par Jacques Sapir
Source russeurope


 

P.S. comme certains l’ont noté, j’ai sorti une longue tribune sur la réforme bancaire dans Marianne en vente cette semaine…

P.P.S. quelqu’un serait il partant pour traduire en français un article américain ? Contactez-moi

 

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113 réponses à [Reprise] Quel futur pour la zone Euro ? par Jacques Sapir

  1. BA Le 13 juin 2013 à 06h31
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    Cette fondation allemande liée au Parti Social-Démocrate allemand a fait un travail passionnant.

    Jacques Sapir écrit :

    En réalité, le deuxième scénario, celui d’un éclatement de la zone Euro apparaît bien plus probable, mais se divise lui-même en un scénario « noir » qualifié de « Yougoslave » et un scénario plus rose, qualifié de « Soviétique »

    Voilà.

    C’est exactement ça.

    Tout est dit.

    Jacques Sapir n’a besoin que de trois lignes pour tout dire.

    C’est le résumé de la construction européenne, telle qu’elle évolue depuis septembre 1992.

    En septembre 1992, le référendum sur le traité de Maastricht a été gagné par les partisans du “oui” à la création de la monnaie unique.

    En septembre 1992, les élites politiques françaises et la propagande médiatique nous avaient expliqué que cette monnaie unique allait nous apporter la croissance économique, le progrès économique, le progrès social, plus de création d’emplois, moins de chômage, et patati, et patata.

    17 nations ont fait cette expérience de tarés : 17 nations ont détruit leur monnaie nationale pour créer une monnaie unique.

    La chose la plus folle dans cet asile de fous, c’est que le peuple français a voté “oui” au moment même où il pouvait voir à la télévision ce qui se passe quand on bâtit une construction supranationale.

    Quand des tarés bâtissent une construction supranationale, elle finit toujours par s’effondrer, et cet effondrement entraîne une période de chaos.

    1- Cette période de chaos entraîne un scénario « noir » qualifié de « Yougoslave » : les nations se font la guerre.

    Résultat final : les nations reprennent leur indépendance, les nations reprennent le contrôle de leurs frontières nationales, les nations reprennent le contrôle de leur monnaie nationale, etc.

    2- Ou alors cette période de chaos entraîne un scénario plus rose, qualifié de « Soviétique » : les nations ne se font pas la guerre (dans le chaos de l’effondrement de l’URSS, la présence d’armes nucléaires calme les ardeurs belliqueuses).

    Résultat final : les nations reprennent leur indépendance, les nations reprennent le contrôle de leurs frontières nationales, les nations reprennent le contrôle de leur monnaie nationale, etc.

    Dans les deux cas, le résultat final est le même.

    Pronostic :

    Nous, Français, nous allons vivre ce que d’autres peuples ont vécu dans les années 1990.

    A notre tour, nous allons vivre une période historique : la mort d’une construction supranationale.

    Nous allons avoir le chaos.

    Nous allons avoir un scénario soviétique.


    • balthazar Le 13 juin 2013 à 10h06
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      Comme vous, je ne peux que prier pour un scenario à la soviétique. Tuer des gens, on sait faire depuis le début, ça n’apporte pas grande satisfaction en fin de compte. Se séparer “bons” amis, cela montrera que nous avons un peu “progressé”.


      • step Le 13 juin 2013 à 10h53
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        certes


    • Marcus Le 13 juin 2013 à 15h56
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      Et tu te souviens BA dans quels conditions le “oui” est passé ? …

      Il a fallu que Mitterrand mette le cancer de sa prostate dans la balance … comme quoi l’histoire ne tient souvent à pas grand chose.

      Et Chirac aussi qui n’était plus l’homme de l’appel de Cochin a divisé son camp pour appeler au “oui”….

      Cela dit, même si le “non” était passé, ils auraient bien trouvé un moyen pour le contourner, ça s’est vu par la suite …

      Pendant qu’on est dans les souvenirs il y avait eu un débat télévisuel entre le partisan du “oui” Mitterrand Président et le partisan du “non” Philippe Seguin.
      Plus tard Seguin racontera qu’il s’est retenu voyant à quel point Mitterrand souffrait de son cancer.

      Je dois dire que j’avais de l’estime pour Philippe Seguin parti trop tôt … piégé aussi par sa candidature à la mairie de Paris, un vrai merdier et son camp a réussi à le détruire …
      Il aurait dû rester maire d’Epinal, il a fallu qu’il se laisse tenter par Paris …

      Bonne fin d’aprèm à tous.
      Marc


      • BA Le 13 juin 2013 à 16h47
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        Cette campagne médiatique pour inciter les électeurs à voter “oui” en septembre 1992 a dépassé les bornes du scandaleux.

        Depuis 1992, la propagande médiatique n’a pas cessé un seul instant.

        Les ouistes tiennent les médias traditionnels.


  2. bertrand Le 13 juin 2013 à 08h18
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    l’euro à des avantages mais il faut pouvoir dévaluer par pays.


    • cording Le 13 juin 2013 à 11h43
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      L’euro ne permet pas les dévaluations!


      • Casquette Le 13 juin 2013 à 13h45
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        Si , mais une dévaluation des salaires et des prestations sociales !


        • cording Le 13 juin 2013 à 14h24
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          mais cela s’appelle de la déflation salariale qui est pratiquée comme “remède” mais qui tue le malade dans tous les pays de l’europe du sud qui échoue complètement mais continue : l’UE se comporte comme les médecins de Molière!


          • gbalou Le 13 juin 2013 à 14h55
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            Relisez vos classiques, le malade est imaginaire…


          • Stéphane Grimier Le 13 juin 2013 à 20h32
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            Ah pour une fois je suis d’accord avec vous Gbalou : le malade est imaginaire.

            Les symptômes sont provoqués à dessein d’y appliquer le remède européiste qui n’est qu’une imposture. Il en va de même pour cette mondialisation, forcée, au pas de charge, qui ne sert en définitive que les détenteurs du capital, de moins en moins nombreux, et de plus en plus puissants.

            Gbalou, sous vos provocations récurrentes, on sent que vous savez très bien ce qui se joue, et comment. Mais que vous avez choisi votre camp, celui du mensonge comme seul moyen d’imposer le grand machin : la blague européiste qui se prend très au sérieux et dont les conséquences ne le sont pas moins (déflation salariale, désindustrialisation massive, assassinat de la démocratie…).


  3. fabien775 Le 13 juin 2013 à 09h11
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    La situation des pays du Sud, France y compris se dégrade de jour en jour. Comme dirait Olivier Delamarche, à force de tendre l’élastique il finit pour vous péter dans les doigts. Le seul moyen d’en sortir aurait été plus de fédéralisme, chose impensable pour l’ Allemagne. L’éclatement de la zone euro est inévitable, reste à savoir quelle forme elle prendra. Je doute que cela se fasse de manière ordonnée, il faudrait une certaine forme de sagesse, ce qui fait de plus en plus défaut au genre humain.


    • balthazar Le 13 juin 2013 à 10h13
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      ” Le seul moyen d’en sortir aurait été plus de fédéralisme, chose impensable pour l’ Allemagne.”
      L’Allemagne est un état fédéral.
      C’est surtout la France qui ne veut pas d’un état fédéral. Elle veut bien faire les poches du voisin, tout en restant maitre chez elle.
      C’est un peu l’histoire de la cigale et la fourmi, avec la cigale qui veut récupérer toute la nourriture de la fourmi, tout en continuant de chanter, sans prendre en exemple la fourmi.
      Qu’est ce que la fourmi a à y gagner, à part se priver encore et encore (car d’autres cigales attirées par la “générosité” de cet animal viennent taper dans la réserve) pour financer un mode de vie non viable ?
      A la fin, la fourmi meurt de faim, les cigales partent chercher une autre fourmi, aussi “généreuse”, sans jamais se remettre en cause. Elles aussi finissent par mourir de faim, car dans la nature, cela n’existe que peu ou pas.


      • Néophyte Le 13 juin 2013 à 14h02
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        “C’est surtout la France qui ne veut pas d’un état fédéral. Elle veut bien faire les poches du voisin, tout en restant maitre chez elle.”

        Pendant des décennies, l’Allemagne n’a fait que du dumping sociale vis à vis de ses voisins en faisant accepter des solutions drastiques qui on engendrer en Allemagne des travailleurs pauvres, des salaires à 2€ et une augmentation de l’euro afin de payer les retraites et donc une faible natalité, un vieillissement de sa population etc..

        L’Allemagne ne vit que grâce à ses exportations, son marcher intérieur est quasi nul

        Quand les salariés d’aujourd’hui, deviendront des retraité n’ayant pas de retraite, on verra les conséquences de la solution allemande

        La France , grâce justement à son système sociale, est le pays qui à moins souffert de la crise… Plus pour longtemps car Hollande souhaite le modèle Allemand


        • Balthazar Le 13 juin 2013 à 16h09
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          Si je vous suis , en France nous n’avons pas de travailleurs pauvres, des retraites aisées et le système est viable.
          Je suis croyant donc je conclurai par : ” que Dieu vous entende”.
          Ah, au fait, on va faire une nième réforme des retraites pendant l’été. Je me demande bien pourquoi. On a un chômage endémique. Là encore, que préfère un chômeur : pas de boulot donc pas d’années de cotisation, ou un boulot, même moins rémunéré que le précédent ?
          Rappel : pas de cotisation, pas de droit à pension !
          PS: quand à ce que souhaite FH, le sait il lui même ? Cf son discours au Japon, quelque jours après celui de Leipzig.


  4. Mathieu Le 13 juin 2013 à 10h20
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    C’est le meilleur article sur la crise de la zone euro que j’ai lu depuis longtemps (toujours?).

    A faire circuler sans modération!


  5. chris06 Le 13 juin 2013 à 10h25
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    L’autre possibilité que n’envisage ni Sapir ni le Friederich Ebert Stiftung c’est qu’après 5 années de dépression déflationniste (conséquence d’un croissance artificielle par l’endettement non productif tout particulièrement immobilier), les pays comme l’Espagne, la Grèce, le Portugal, commencent à s’en sortir, l’investissement se remettant à croître vu les niveaux de prix (actifs, immobilier, baux comerciaux, salaires, etc…) obtenus et que le chômage se mette à décroître.

    D’ailleurs, les derniers signaux en provenance d’Espagne semblent corroborer cette hypothèse.


    • caroline porteu Le 13 juin 2013 à 10h53
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      @chris 06
      Les mots ne sont pas les choses .
      Ne confondez pas propagande médiatique mensongère et réalités

      Les chiffres prouvent l’inverse ..
      La crise en Espagne en dix chiffres
      En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/economie/la-crise-en-espagne-en-dix-chiffres_300838.html#v3gHD6yuQ3uG9RfW.99

      La taxation des dépôts bancaires qui sera bientôt mise en place , comme les propositions de réduction du salaire minimum , actuellement à 645 euros , prouvent exactement le contraire de cette reprise.

      Sapir a sûrement un gros défaut : il ne croit pas aux miracles donc il est logique que compte tenu de la réalité Espagnole , il n’ait pas envisagé votre solution .

      Quant à la Grèce , effectivement il n’y a même plus de propagande , le gouvernement Grec, à la demande de la Troika a trouvé plus simple de couper les moyens d’information .

      La suppression d’une liberté fondamentale aussi essentielle étant un signe dramatique sur la dérive totalitaire de cette Europe indigne dont il est désormais tout à fait clair que la seule issue pour TOUS les peuples européens est bien de mettre fin à sa construction actuelle par tous les moyens .

      Malheureusement , Sapir ne pouvait pas encore avoir connaissance de ce coup d’état lorsqu’il a rédigé son analyse puisqu’il n’avait pas eu lieu . Mais depuis il a eu lieu .


      • chris06 Le 13 juin 2013 à 11h11
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        @Caroline,

        Les chiffres prouvent l’inverse

        vous me sortez un article qui date de Juin 2012, pas étonnant. Vous êtes comme Sapir, toujours à regarder le passé pour prévoir l’avenir et incapables de voir les “turning points”. Ou beaucoup trop tardivement.


        • caroline porteu Le 13 juin 2013 à 11h39
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          @chris 06

          Autant pour moi , pour l’article .
          Les chiffres d’aujourd’hui sont plutôt pires
          Et la décision de taxation des dépôts bancaires est actuelle .. comme les suggestions de baisser le salaire minimum .

          C’est connu , c’est une décision qui montre que tout va bien dans le meilleur des mondes en Espagne .

          Je vais vous répondre une chose chris 06 .. Si nous laissons cette Europe démente continuer ainsi nous condamnons nos enfants et nos petits enfants à l’esclavage le plus total . Et quelques soient les mesures désormais discutées , c’est bien aux racines de la maladie que nous devons nous attaquer : la disparition de nos démocraties et des libertés fondamentales qui leur ont permis d’émerger .

          Que ce soit par le biais d’une dissolution de la zone euro , ou par quelque méthode que ce soit comme exposé dans la remarquable analyse de Sapir , une seule chose est sûre : nous devons désormais mettre toutes nos forces , toute notre énergie , pour renverser ceux qui ont usurpé un pouvoir et qui sont en train de le transformer en dictature .

          Et encore une fois , citons De Gaulle :
          “la politique de la France ne se fait pas à la corbeille “.

          L’économie n’a pas à dicter sa loi au politique . C’est au politique d’imposer son modèle économique .. Et c’est ce qui se passe partout dans le monde , sauf en Europe.

          Les arguties économiques ne servent plus à grand chose aujourd’hui , en imposant la suppression d’une liberté fondamentale en Grèce , l’Europe ou plus exactement les non élus qui la gouvernent ont désormais montré leur hideux visage .

          Pour votre information ERT était en bénéfice et ne coutait rien à l’Etat Grec : voir le superbe article du Temps.ch : mort subite ..

          Nous sommes en train de parler de la mort de nos démocraties, alors pour tout vous dire , l’euro désormais je m’en fiche un peu : il y a d’autres priorités nettement plus importantes .

          Le coup d’état Grec est en train de permettre cette prise de conscience essentielle , et ce partout en Europe ou en dehors de l’Europe .


          • olivier m Le 13 juin 2013 à 21h10
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            Temps.ch : mort subite

            Où j’ai appris avec stupeur que la chaîne du parti communiste grec a été purement censurée elle aussi.

            Vous avez raison, l’UE n’est vraiment pas belle à voir! Un français peut-il demander l’asile politique à la Suisse dans ces conditions?


          • chris06 Le 14 juin 2013 à 03h40
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            @Caroline,

            Les chiffres d’aujourd’hui sont plutôt pires

            troisième mois consécutif de baisse du chômage en Espagne


        • gbalou Le 13 juin 2013 à 14h46
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          @chris06

          Quand la croissance sera de 2% en 2016 et que les déficits seront quasiment réduits, il y aura encore des gens pour se plaindre et d’apporter des chiffres pour prétendre que la situation est catstrophique !….La transparence ne permet plus une certaine discrétion…


    • step Le 13 juin 2013 à 10h54
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      ah oui effectivement l’effondrement de la demande interne bouste le bilan du commerce extérieur de l’espagne. tout va bien…


      • chris06 Le 13 juin 2013 à 11h06
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        Je ne dirais pas que tout va bien (il faudrait être complètement aveugle, insensible et borné pour dire une chose pareille) mais il me semble que les choses ne se dégradent plus et que l’Espagne, la Grèce et le Portugal ont atteint un “bottom”. A partir de là, différents scenarii sont possibles…


        • Alain34 Le 13 juin 2013 à 13h09
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          Comme on dit : “ils ont touché le fond” ?
          Si ils y restent trop longtemps, si ils ne remontent pas assez vite, ils vont se noyer…


          • gbalou Le 13 juin 2013 à 14h39
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            Il y a des problèmes de sécheresse en Espagne mais les espagnols sont capables de traiter l’eau de mer pour en faire des produits de consommation !…


          • Vénus-Etoile du Berger Le 13 juin 2013 à 14h57
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            @gbalou vous écrivez “mais les espagnols sont capables de traiter l’eau de mer pour en faire des produits de consommation !…”

            Vous plaisantez non?
            Nous nous récupérons tous les déchets espagnols sur nos belles plages tellement l’eau de mer espagnole est polluée, il va leur falloir plus qu’un traitement pour en faire des produits de consommation.
            En tout cas faites comme vous voulez mais pour ma part même traité, je ne consommerai pas


          • gbalou Le 13 juin 2013 à 15h28
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            @ Venus

            Je le concède. Il faut appartenir désormais à une élite pour consommer de l’eau naturelle mais les espagnols savent aussi produire du sirop de menthe.


        • step Le 13 juin 2013 à 22h37
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          leur donner une pelle ?

          Bien sur que tous les scénaris sont possibles, à tout moment, mais celui sans rebondissement ne provoquera aucun …rebondissement. Il vont rester au fond, c’est tout.


        • JB Boisseau Le 15 juin 2013 à 06h59
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          La Grèce aurait atteint un point bas ? Vous voulez rire… Le PIB continue de tomber, le chômage d’augmenter et la dette de se creuser. Certes moins vite qu’avant, mais dans des proportions telles que parler de “point bas” paraît un peu indécent : http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=70480

          De même l’exemple grec contredit votre hypothèse des “5 ans de purge et ça repartira”. Cela fait déjà 5 ans que la Grèce se fait purger… La purge seule, ça ne marche pas et ça n’a jamais marché sans politique monétaire active pour l’accompagner.


    • chris06 Le 13 juin 2013 à 11h01
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      Le problème c’est que Sapir n’intègre pas dans sa réflexion le “turning point” que fut l’annonce faite par la BCE de servir de prêteur en dernier ressort (Juillet 2012 : OMT). A partir de là il n’est pas étonnant qu’il n’envisage que 4 scenarii possibles et reste aveugle à toute hypothèse telle que celle que je décris plus haut.

      Je suis, comme Keynes, un contrarien, c’est quand plus personne ne pense qu’on va s’en sortir et que tout espoir semble perdu qu’on s’en sort….

      J’ajoute aussi que je ne serais pas étonné qu’Hollande gagne son pari, que la courbe du chômage commence à s’inverser à partir de la fin de l’année ou au moins dans le courant de 2014..

      Bon, c’est vrai que c’est toujours très incertain.


      • gbalou Le 13 juin 2013 à 14h02
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        Sapir prend la précaution de présenter plusieurs scénarii car il devine que les partisans de l’euro feront tout pour sauver cette monnaie. Il n’a pas tort ! Beaucoup seront déçu que le politique décide. Finalement les européens sont contents de posséder de l’euro et parmi eux les grecs !!!

        Il faut toutefois craindre une crise des obligations qui sans nul doute permettra aux europhobes d’en imputer la responsabilité à cette seule monnaie !…

        En attendant, les Etats doivent se réformer et les économies régionales gagner en compétitivité pour exporter à l’extérieur de l’Europe. L’Europe et donc la France a un rôle a joué au XXI siècle.


        • Stéphane Grimier Le 13 juin 2013 à 16h01
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          Affligeant commentaire de Gbalou….
          Vraiment tous les mots clefs du lexique des partisans de la grande blague européenne, pour finir sur les “économies régionales”, “gagner en compétitivité”, “rôle à jouer”….
          Vous êtes pathétique.


    • Vénus-Etoile du Berger Le 13 juin 2013 à 15h13
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      @Chris06 ” le chômage se mette à décroître”

      si décroissance(à vérifier, démonstration?, une stabilité provisoire why not)

      cette décroissance ne s’expliquerait-elle pas par deux phénomènes(on peut en trouver d’autres):
      -des personnes découragées ne s’inscrivent plus au chômage et donc sortent de la liste des chômeurs ou bien ne sont plus considérées comme chômeurs
      -de nombreux espagnols au chômage sont partis en Allemagne ou ailleurs à l’étranger


      • caroline porteu Le 13 juin 2013 à 15h35
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        @Venus-Etoile du Berger

        Au Maroc
        Ainsi Tanger connait un essor important par l’arrivée d’Espagnols souvent qualifiés, souvent au chômage dans leur pays et n’ayant plus de droit au chômage. La population Espagnole est passée de 4 700 personnes en 2011, à 9 042 personnes en 2012.

        La plupart gagne en moyenne 400 euros par mois et pour les plus qualifiés, le revenu s’élève à 2 000 euros ce qui représente un pouvoir d’achat très important au sein du Royaume Marocain. Le salaire moyen privé est de 215 euros soit 2377 Dirham.

        La plupart des expatriés, vers cette nouvelle terre promise, sont tous d’accord pour dire qu’il n’y a plus d’avenir en Espagne et que le système est en train de se désagréger.

        Le chômage en Espagne touche 27% de la population active avec 6 202 700 chômeurs. Les jeunes de 18-24 ans sont encore plus touchés par le chômage car 55.7% d’entre eux ne travaillent pas. Le Maroc semble être une alternative non négligeable pour certains et démontre une vitalité économique du Royaume.

        Comme la Grèce qui a perdu sa qualification de pays développé , il semble bien que l’Espagne soit sur la même voie .. et que l’exil des Espagnols va peut être permettre au Maroc de monter en grade dans les appellations ..

        Mais tout va bien parait-il et la situation s’améliore …
        L’europe est décidément une réussite absolue dans sa gestion des pays qui la composent ..

        http://www.wikistrike.com/article-quand-les-espagnols-entrent-clandestinement-au-maroc-pour-y-travailler-118452535.html


        • Vénus-Etoile du Berger Le 13 juin 2013 à 19h47
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          thanks.

          Cela conforte l’explication de la décroissance par les deux phénomènes qui me paraissaient les plus vraisemblables.

          Oui effectivement, côté gestion ce n’est pas la panacée…


    • Brice Goe Le 13 juin 2013 à 15h51
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      “les pays comme l’Espagne, la Grèce, le Portugal, commencent à s’en sortir”

      Faut bien rire un peu !

      Allez porter la bonne nouvelle dans ces pays là, ça vous promènera.


  6. BA Le 13 juin 2013 à 11h11
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    Prévisions de l’OCDE pour l’année 2013 :

    Pour l’année 2013, le PIB de la France va baisser de 0,3 %.

    Zone euro : – 0,6 %.

    Pays-Bas : – 0,9 %.

    République Tchèque : – 1 %.

    Espagne : – 1,7 %.

    Italie : – 1,8 %.

    Slovénie : – 2,3 %.

    Portugal : – 2,7 %.

    Grèce : – 4,2 %.

    Chypre : – 10 % ? ? ?

    Chypre : la chute du PIB en 2013 pourrait être à deux chiffres.

    Le ministre chypriote des Finances, Haris Georgiades, a reconnu mardi 21 mai que la chute du PIB de l’île méditerranéenne pourrait être à deux chiffres cette année en raison des mesures d’austérité adoptées dans le cadre du plan de sauvetage européen.

    «Oui, elle pourrait être à deux chiffres», a-t-il déclaré à un groupe de journalistes de Lituanie.

    http://www.oecd.org/fr/economie/perspectives/leconomie-mondiale-progresse-mais-le-rythme-de-la-reprise-varie.htm


    • gbalou Le 13 juin 2013 à 13h52
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      Pas d’accord sur la Grèce ! Vous devez revoir vos chiffres par conséquent !!!


      • BA Le 13 juin 2013 à 14h27
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        Exact.

        Depuis le jour où l’OCDE a publié ces prévisions pour la Grèce, il s’est passé quelque chose de complètement inattendu : l’échec de la privatisation de DEPA.

        Et ça, ce n’était pas du tout prévu.

        Mardi 11 juin 2013 :

        Grèce : l’échec de la vente du gaz porte un coup au plan de privatisation.

        Le naufrage de la privatisation du groupe gazier grec DEPA, après le retrait surprise de l’offre déposée par le géant russe Gazprom lundi, porte un coup à l’ambitieux programme de privatisations grec exigé par les bailleurs de fonds du pays, UE, BCE et FMI.

        Déjà en retard sur son calendrier initial de privatisations, qui prévoyait des encaissements de 2,6 milliards d’euros en 2013 pour renflouer l’état grec dans une situation financière toujours fragile, Athènes sera contrainte de reporter de nouveau son objectif.

        Le Premier ministre Antonis Samaras a déploré cet échec, en assurant immédiatement qu’un nouvel appel d’offres serait lancé très prochainement. Au cours des mois passés, M. Samaras avait eu au moins trois entretiens à Athènes avec le président de Gazprom, Alexey Miller.

        Une source gouvernementale a précisé à l’AFP qu’il y avait du coup très peu de chances que cette énorme privatisation soit finalisée en 2013, réduisant ainsi beaucoup le potentiel de rentrée d’argent dans les caisses grecques.

        http://www.romandie.com/news/n/_Grece_l_echec_de_la_vente_du_gaz_porte_un_coup_au_plan_de_privatisation_RP_110620131600-25-369312.asp

        Du coup, les prévisions de l’OCDE concernant la Grèce vont devoir être revues.

        La chute du PIB de la Grèce sera donc encore pire que ce que prévoyait l’OCDE pour l’année 2013.

        A cause de l’échec de cette privatisation de DEPA, il va y avoir encore moins d’argent que prévu qui va rentrer dans les caisses grecques : les conséquences concrètes de ce manque à gagner pour la Grèce seront un nouveau coup dur pour le peuple grec.

        Pour l’année 2013, la chute du PIB de la Grèce sera supérieure à 4,2 %.


        • gbalou Le 13 juin 2013 à 14h47
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          Tous vos chiffres…


          • BA Le 13 juin 2013 à 14h55
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            Maintenant, à ton tour.

            Et tes chiffres, Gbalou ?

            Donne-nous tes chiffres, Gbalou, avec les liens pour les vérifier.


          • gbalou Le 13 juin 2013 à 15h22
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            Le B A BA est de recouper ses sources pour un journaliste du DESK contrairement à un analyste !


          • BA Le 13 juin 2013 à 15h23
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            Et tes chiffres, Gbalou ?

            Donne-nous tes chiffres, Gbalou, avec les liens pour les vérifier.


        • caroline porteu Le 13 juin 2013 à 15h40
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          @BA

          C’était totalement prévu :

          Article du 16 Février 2013 paru dans Ria Novosti concernant DEPA :

          Gaz: les USA mettent en garde la Grèce contre une coopération avec la Russie
          ATHENES, 16 février – RIA Novosti

          Le département d’Etat américain a mis en garde Athènes contre une coopération énergétique avec Moscou, rapporte samedi le site grec d’information économique Capital.gr.

          Selon le site, un haut responsable du département d’Etat a déclaré au gouvernement grec qu’une cession du consortium gazier DEPA au groupe russe Gazprom serait indésirable, car elle ferait de la Grèce “l’otage” du Kremlin dans le domaine énergétique. La Russie fournissant près de 90% du gaz consommé par la Grèce, Washington estime que le rachat de DEPA permettrait à Moscou de renforcer sa domination sur le marché énergétique de la région.

          Le site indique également que la coopération avec la Russie pourrait remettre en cause la construction du Gazoduc transadriatique (TAP – Trans Adriatic Pipeline) appelé à acheminer du gaz azerbaïdjanais vers l’Europe du sud via la Grèce. Mercredi dernier, la Grèce, l’Albanie et l’Italie ont signé à Athènes un accord intergouvernemental consacrant leur intention de réaliser le projet TAP. La cérémonie de la signature s’est déroulée en présence du sous-secrétaire d’Etat américain aux affaires européennes Eric Rubin.

          La Grèce envisage de privatiser le conglomérat DEPA et l’opérateur du réseau de transport gazier DEFSA. Trois compagnies sont actuellement en lice pour le rachat des entreprises grecques: les groupes russes Gazprom et Sintez, ainsi que la compagnie publique azerbaïdjanaise SOCAR (State Oil Company of Azerbaijan Republic).

          Les autorités grecques promettent d’arrêter leur choix d’ici avril.

          http://fr.rian.ru/world/20130216/197559645.html


          • BA Le 13 juin 2013 à 15h44
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            Merci, Caroline.

            Donc ça voudrait dire, concrètement, que les USA ont privé la Grèce de plusieurs milliards d’euros en sabotant la privatisation de DEPA …

            Les USA, le peuple grec peut leur dire : “Merci !”


          • gbalou Le 13 juin 2013 à 15h53
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            Comment ne pas connaitre que Gazprom est un Etat dans l’Etat en Russie et qui explique le peu de démocratie dans ce pays ? Et pourquoi pas Mosanto dirigeant la PAC en Europe ? Eh bien sûr, il faut le prouver sous l’injonction, avec liens hypertextes à l’appui !…

            Il y a des ressources naturelles sur Encelade !…


          • BA Le 13 juin 2013 à 15h56
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            A propos de liens hypertexte à l’appui …

            … ça tombe bien que tu en parles, Gbalou !

            Un peu plus haut sur ce fil de discussion, je te copiais-collais les chiffres de l’OCDE concernant les prévisions de chute du PIB des Etats européens pour l’année 2013 …

            Et tes chiffres, Gbalou ?

            Donne-nous tes chiffres, Gbalou, avec les liens pour les vérifier.


          • BA Le 13 juin 2013 à 16h30
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            Gbalou écrit :

            “Il y a des ressources naturelles sur Encelade !…”

            Et à ce moment précis, le blog d’Olivier Berruyer bascula dans la quatrième dimension, The Twilight Zone !

            http://www.dailymotion.com/video/x3xw0e_the-twilight-zone-02_shortfilms#.UbnXXvmpVxw


  7. step Le 13 juin 2013 à 11h18
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    analyse très convaincante. espérons effectivement une sortie ordonnée restaurant aux structures démocratiques leur rôle démocratique. Le néant idéologique dans lequel s’est positionné une partie de l’extrème gauche sur l’idée européenne est aussi pointée, avec justesse à mes yeux, du doigt.


  8. bernard botul henry Le 13 juin 2013 à 11h47
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    Dissolvons l’Europe et redevenons des nations souveraines !
    Cette europe ne profite qu’a quelques milliers d’appar


    • fabrice Le 13 juin 2013 à 13h56
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      Le gros problème c’est qu’on se retrouverait de toute manière avec ceux qui ne gère pas les crises et n’ont plus de stratégie sur le long terme alors les conséquences gérés par des incompétents(dans le meilleur des cas) me font presque plus peur que la situation actuelle …


  9. bernard botul henry Le 13 juin 2013 à 11h47
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    atchiks


  10. Patrick Luder Le 13 juin 2013 à 13h22
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    Bon, les palabres c’est bien, mais
    une votation populaire ce serait mieux …


    • olivier m Le 13 juin 2013 à 13h35
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      … mieux? Le référendum français de 2005, et ses -trop rares- équivalents européens n’ont servi à rien…

      L’Europe a une chance de s’en sortir à condition que la France se démocratise -équilibre des pouvoirs- et que son aristocratie lâche les reines ou cesse sa langue de bois.

      Une autre europe bien sûr, celle-ci semblant condamnée.


      • jducac Le 13 juin 2013 à 14h48
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        @ olivier m Le 13 juin 2013 à 13h35

        Une autre Europe bien sûr, celle-ci semblant condamnée.

        Pourquoi condamner cette Europe ? Parce que la France, refuse de se réformer et de fournir les efforts à l’exemple de ce qu’à fait l’Allemagne au début des années 2000 ? Notre principal partenaire dans cette Europe-là nous a montré la voie, mais nous n’avons pas le courage de le suivre ?

        Alors que l’Allemagne faisait un effort de compétitivité, la France à la même époque, par les lois Aubry, réduisait son temps de travail de 10% sans réduire ses dépenses, ce qui ne pouvait que l’appauvrir. Cela s’est tout de suite manifesté au niveau de la baisse du taux de couverture de ses importations, voyez le graphique 3 avec le lien ci-après.

        http://lekiosque.finances.gouv.fr/Appchiffre/Etudes/tableaux/histosolde.pdf

        Les socialistes allemands ont fait la preuve de leurs compétences économiques, alors que les socialistes français ont apporté la preuve du contraire. Les Français se trompent s’ils croient qu’ils pourront vivre mieux en sortant de l’€uro. Il vaudrait mieux qu’ils décident de revenir sur les erreurs commises avec DSK et Aubry en réduisant maintenant de 10% les salaires, tout en restant dans l’€uro, ce qui leur permettrait de ne pas avoir à importer plus cher, notamment l’énergie pétrolière, comme cela se produirait en cas de sortie de l’€uro.


        • olivier m Le 13 juin 2013 à 15h28
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          Les allemands sont pragmatiques, mais le dumping généralisé ne peut fonctionner, qu’il soit salarial ou fiscal. La borne à zéro est la limite du dumping: esclavage et disparition des états, la loi de la jungle en somme.


          • jducac Le 13 juin 2013 à 17h12
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            @ olivier m Le 13 juin 2013 à 15h28

            dumping: esclavage et disparition des états, la loi de la jungle en somme.

            Invoquer le dumping ne sert à rien. Quand on est un petit pays à l’échelle de la planète, et que de plus, les ressources en matières premières non renouvelables manquent comme en France et en Europe du Sud, il n’y a pas d’autre solution que d’exporter des produits ou des services compétitifs au plan international afin de pouvoir payer (échanger avec) ce qu’on est contraint d’importer.

            Si un pays n’est pas compétitif, il ne peut pas vendre, il est contraint de s’engager dans la voie du chômage ce qui conduit à l’endettement, puis à l’esclavage au profit des créanciers et enfin à la disparition. Réfléchissez, c’est le résultat implacable d’un processus physique, bien plus que la conséquence de l’application d’une quelconque doctrine philosophique ou d’idéologie politique.
            http://www.rmc.fr/editorial/51381/il-etait-une-fois-les-35-heures/

            En 1848 on travaillait 84h. On travaillait encore 40h, parfois 45 avec les heures sup quand j’ai commencé à travailler en 1953 et jusqu’en 1982. Pourquoi ne serait-il pas possible d’y revenir le temps de remettre l’économie du pays au niveau de ceux qui s’en sortent mieux en travaillant plus, et plus efficacement que nous ?

            Personnellement, je préfèrerais de loin savoir mes descendants contraints à travailler 40h par semaine et à vivre dignement comme c’était le cas de leurs ancêtres à l’immédiat après dernière guerre et jusqu’à il y a seulement 25 ans, plutôt que de les imaginer se débattre dans un infernal chaos à cause d’un manque de réalisme, de pragmatique et surtout de courage face aux difficultés à surmonter.


          • olivier m Le 13 juin 2013 à 18h13
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            @jducac

            Vous avez raison, dans la jungle, il faut s’adapter.

            Mais on peut aussi penser qu’il est possible de se débarrasser des prédateurs trop gourmands. Je vous l’accorde, l’entente sera difficile à créer entre gazelles et lions. Mais dans notre cas, vu que c’est du cannibalisme, j’ose imaginer que c’est possible.

            L’UE, les USA et la Chine négocient actuellement des traités de libre-échange. Il semblerait que les représentants des gazelles, également marionnettes des lions, arrivent à se mettre d’accord ou tout du moins à discuter ensemble. J’ose encore ici envisager qu’il est possible de changer l’ordre du jour et de prendre des mesures anti-dumping; entre gens intelligents, je suppose que ceci est envisageable.

            Je ne vois aucun inconvénient à ce que les français travaillent 10% -ou 40h si vous voulez- de plus à salaire égal quelques temps. Mais d’une, pourquoi 10%, pourquoi pas 20%, 25% ou 30%, on serait encore plus compétitifs! Mais c’est créer une distorsion de concurrence. Pourquoi les Italiens ne passeraient pas à 45 heures dès que nous passerons à 40? Et les espagnols à 50? et ainsi de suite… Et quand on sera a 60 heures hebdomadaires, on recommencera le même cirque avec les salaires?

            Mais il y a aussi un problème de poids: le chomâge.

            L’inadéquation entre les besoins des entreprises et les compétences des salariés entraîne déjà une immigration très qualifiée (cf les informaticiens par exemple). Ce n’est pas en augmentant le temps de travail que vous rendrez les gens employables, c’est à dire adaptés aux technologies de leur époque. La formation professionnelle continue? Ca fait des années qu’on en parle, pour un résultat nul! Ah oui, le clientêlisme aristocratique…

            Expliquer à des gens qu’ils doivent travailler plus longtemps, alors qu’ils voient autour d’eux de toujours plus nombreuses personnes cherchant à travailler ne serait-ce que quelques heures par semaine, ou qui entendent parler de chaines de production entièrement robotisées, est une sinécure.

            Vouloir travailler plus et plus longtemps est une bonne chose; mais comment faire quand, par exemple, à 40 ans un informaticien est considéré comme has-been par les employeurs? Parce qu’ils pensent qu’à 40 ans, il ne vaut même plus la peine d’investir dans de la formation. Il est certain qu’il est plus simple de recruter de jeunes ingénieurs formés au maghreb ou en europe de l’est; ces pays n’ont de toute façon pas besoin d’informaticiens, ils en forment pour le plaisir!

            Le pragmatisme et le réalisme, c’est de prendre en compte TOUTES les conséquences de ses décisions, sur soi et sur ses voisins. C’est une précaution à prendre pour éviter les conflits. Le dumping a des conséquences, le cas allemand/PIGS nous les montre aujourd’hui en Europe. Mais vous voudriez tout de même le singer?


          • jducac Le 13 juin 2013 à 22h02
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            @ olivier m Le 13 juin 2013 à 18h13

            Je ne vois aucun inconvénient à ce que les français travaillent 10% -ou 40h si vous voulez- de plus à salaire égal quelques temps. Mais d’une, pourquoi 10%, pourquoi pas 20%, 25% ou 30%, on serait encore plus compétitifs! Mais c’est créer une distorsion de concurrence. Pourquoi les Italiens ne passeraient pas à 45 heures dès que nous passerons à 40? Et les espagnols à 50? et ainsi de suite…

            L’objectif n’est pas d’essayer de vivre de mieux en mieux en travaillant de plus en plus, car il arrive un point où, comme on le dit, « cela n’en vaut plus la peine ». Mais quand il s’agit de limiter la baisse du niveau de vie et de ne pas laisser aux générations suivantes une situation économique catastrophique, rendue encore plus critique du fait d’un endettement résultant d’une insuffisance de travail, cela devrait finir par interroger les consciences.

            Pensez-vous que celles des lignées humaines qui survivront encore à la fin du siècle, n’auront fait, en travaillant de moins en moins, qu’attendre l’œuvre de la sélection naturelle faisant décroître la population mondiale à moins de 2 milliards d’individus, alors que nous sommes actuellement à plus de 7 ?

            Personnellement, je ne le pense pas et je crois voir certains peuples se préparer à survivre plus que d’autres. Ce seront peut-être les plus courageux, et tout compte fait, les plus dignes de faire survivre l’espèce humaine.

            http://www.countercurrents.org/chefurka201109.htm


          • norbix Le 14 juin 2013 à 01h22
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            @jducac
            L’argument du temps de travail est faux.
            En réalité prendre comme point de départ les 80 du XIXe siècle n’est pas bon, c’est en effet la période où le temps de travail était le plus élevé de toute l’histoire humaine. Nous avons connu de tels gains de productivité qu’il serait possible d’organiser le temps de travail autrement que nous le faisons. Pas le temps de développer…

            Source :The Overworked American, Juliet Schor.
            Il faudrait à l’occasion que je traduise certains articles de cette auteur si Olivier était d’accord pour les diffuser et qu’elle m’y autorise.


          • jducac Le 14 juin 2013 à 10h36
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            @ norbix Le 14 juin 2013 à 01h22

            Nous avons connu de tels gains de productivité qu’il serait possible d’organiser le temps de travail autrement que nous le faisons.

            Merci de prendre le contrepied de mon argumentation, afin de contribuer à faire avancer le débat en renvoyant au discours de Juliet Schor. Le lien suivant, en utilisant la traduction automatique de Google , permet de bien saisir où cette sociologue veut nous amener.

            http://www.capitalinstitute.org/node/379

            Hélas, tout en ne rejetant pas tout ce que dit cette chercheuse, je pense qu’elle commet une grossière erreur, par omission. En restant prisonnière des sciences molles que sont les sciences humaines et sociales, elle ne voit pas, même si elle est soucieuse des conséquences écologiques des modes de vie, que ce sont les dures et implacables lois des sciences physiques et biophysiques qui commandent la marche et l’évolution du monde, y compris celle des organismes vivants, donc celle des hommes.

            Elle oublie en effet de prendre en compte la donnée essentielle à la vie, à savoir, l’énergie. Pour vivre, il faut nécessairement avoir de l’énergie à consommer qu’elle soit sous forme nutritive, pour alimenter nos propres machines biologiques ou qu’elle soit sous d’autres formes, électrique, mécanique, chimique ou autres, pour alimenter le grand nombre d’auxiliaires de vie que notre état d’organismes vivants inachevés nous amène à utiliser pour vivre et survivre.

            Or l’énergie, même si elle est disponible en abondance dans notre environnement, exige que l’on se donne quand même la peine, en travaillant grâce l’énergie antérieurement accumulée, d’en collecter chaque jour une nouvelle dose, pour propulser notre masse corporelle dans le domaine espace temps auquel notre état de vivant nous attache. D’où le commandement, « Tu gagneras ton pain (ta consommation d’énergie pour alimenter ta vie) à la sueur de ton front (ton travail physique et intellectuel) »

            Le problème auquel l’humanité doit faire face, vient de l’épuisement des ressources, notamment en énergie non renouvelable, dans lesquelles les communautés les plus évoluées ont abondamment puisé depuis un siècle et demi pour assurer leur évolution. Cette évolution s’étant opérée de manière inégale, conduit les moins évolués à faire « feu de tout bois » (de l’énergie consommée) pour rattraper leur retard en utilisant la ressource de leur travail (de l’énergie déployée) pour combler leur handicap de développement.

            Cela entraîne du même coup le chômage et l’élimination physique des populations les plus avancées dont une large part est restée inconsciente, ou volontairement aveugle aux phénomènes physiques auxquels tous les vivants sont confrontés.

            Juliet Schor fait partie de ces personnes qui vendent du verbe, du discours pour orienter la marche vers le futur, sans prendre conscience qu’il n’y aura pas de futur s’il n’y a plus d’énergie bien concrète et matérielle pour l’alimenter en mettant en jeu celle qu’on aura su collecter grâce au travail réalisé antérieurement.

            Prôner un moindre travail c’est accélérer l’extinction de l’espèce, par épuisement de l’énergie à consommer. Prôner une consommation limitée c’est assurer sa survie. Il faut donc pour les hommes, travailler beaucoup et bien tout en consommant le moins possible afin d’améliorer le rendement de l’économie et pouvoir ainsi investir et mieux assurer le futur.

            C’est ce qu’ont bien compris les dirigeants de gauche en Allemagne et en Chine lorsqu’ils ont opté pour un bridage de la consommation de leurs peuples tout en incitant tout le monde à travailler. C’est ce que n’ont pas compris les dirigeants de gauche en France et en Europe du Sud qui, en cultivant des visions marxistes et anticapitalistes, ont grandement contribué à accélérer l’effondrement de leur pays par insuffisance d’investissements producteurs de richesse, c’est à dire d’énergie.


  11. fabien775 Le 13 juin 2013 à 13h31
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    @chris06
    Les emplois crées aux Etats-Unis sont le plus souvent des emplois précaires qui permettent aux gens de juste survivre. 50 millions d’ américains à la soupe populaire, effectivement ce pays se redresse. Et à qui profite les QE du faux monnayeur Bernanke à ton avis?


  12. Benjamin Franklin Le 13 juin 2013 à 14h00
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    Ce qui est assez gênant chez Sapir c’est que, comme Lordon, c’est un franc partisan de l’inflation et de la monétisation de la dette publique. Et sa vision de l’économie est aussi très keynésienne : c’est la demande qui tire l’économie, et toute déflation signifie une perte de richesse.

    Mais pour le coup, dans cette analyse, ça fait plaisir de voir qu’il admet que pour de larges pans de la société allemande (et pour n’importe quelle société, en fait), avoir une monnaie forte est avantageux.
    Je complèterais volontiers sa liste :
    -le mark fort va faire baisser le coût de toutes les importations. Donc réduction de la facture énergétique, économies pour les entreprises qui intègrent à leurs production des produits importés, économies pour les consommateurs qui achètent des produits importés. En gros, vu le degré d’ouverture internationale du pays, la majorité des entreprises et quasiment tous les consommateurs.
    -le mark fort va rendre les investissements à l’étranger moins intéressants, donc l’épargne allemande va rester en Allemagne, et l’investissement productif va croître. Le coût de financement des entreprises, notamment PME, va diminuer.
    La grande majorité de la société allemande profiterait de l’appréciation du mark en fait. Evidemment ça ferait fondre l’excédent commercial, mais l’excédent commercial ça ne se mange pas ! Contrairement au déficit d’ailleurs…

    Les groupes qui seraient lésés sont surtout les banques et les grandes entreprises exportatrices. Je pense qu’ils sont en mesure d’assumer.

    Quant à savoir ce qui va se passer, je dirai que ça dépend des peuples. Le peuple allemand se fiche finalement de savoir qui veut rester dans l’euro ou pas, tant qu’il ne paie pas pour les autres. Les autres peuples auront les choix suivants :
    -continuer à agoniser dans l’euro, en augmentant les impôts et sabrant les prestations sociales des groupes sociaux qui n’ont pas de lobbies pour les défendre, en espérant rembourser les dettes
    -faire un défaut organisé (ce qui fâchera les banques allemandes …et françaises), des réformes ordolibérales, et rester dans l’euro
    -sortir de l’euro, faire défaut par dévaluation, et continuer à émettre de la dette, mais cette fois aux taux d’intérêts pré-euro


    • gbalou Le 13 juin 2013 à 14h16
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      Un euro trop fort est l’une des raisons pour lesquelles EADS a décidé de s’implanter aux US ! Cette stratégie menée par Gallois a permis de gagner des parts de marché à l’extérieur. De quoi parle-t-on ? De compétitivité !

      L’Allemagne profite des bas salaires de l’Europe de l’Est avant d’assembler et produire sur son sol ! Renault l’a compris, Peugeot tardivement d’ou une les délocalisations dans les pays du Maghreb ou de l’Europe du Sud. Le choix des business plan est au coeur de la stratégie du redressement productif en France.

      Une baisse substantielle de l’euro permettrait d’alleger nos coûts pour pouvoir mieux exporter. Enfin, il est clair que chercher à produire du gaz de schiste “de façon propre” permettrait de diminuer nos intrants.

      Mais le problème majeur est que les uns et les autres ne pensent qu’à leurs assiettes alors qu’elles n’ont jamais été aussi pleines pour la plupart !!! il n’y pas d’austérité en France malgré la crise !

      Il faut agir sur nos dépenses et reconstruire les marges des entreprises.


      • caroline porteu Le 13 juin 2013 à 17h40
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        @gbalou

        Par curiosité , vous irez regarder l’histoire de l’acier Français dans les années 30 (1935 de mémoire) avec les interdictions d’exportation .. puis les contraintes imposées par l’Allemagne .. pendant l’occupation ..
        Et avec un peu de chance , vous comprendrez ce qui est en train d’arriver avec EADS ..

        S’informer de l’actualité , c’est bien , avoir des références historiques pour en comprendre les enjeux , c’est encore mieux .


        • gbalou Le 13 juin 2013 à 17h53
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          Je vous renvoie à Charlemagne (Pour l’Europe) !… Et EADS fait des profits (Gallois) !… Mais soyez sûr que je préfère Boeing en attendant la concurrence chinoise qui mérite toute l’attention d’un investisseur (si vous voyez ce que je veux dire qui n’est pas dans l’actualité en ligne…) ! Et ne venez pas me dire dans 15 ans si EADS licencie que c’est la faute à l’Euro mais au contraire votre aveuglement !


          • caroline porteu Le 13 juin 2013 à 18h10
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            @gbalou

            Sacrifier la stratégie moyen terme d’une entreprise au profit immédiat est effectivement une constante de plus en plus répétée dans notre beau pays , et pas uniquement dans notre beau pays d’ailleurs ..

            Les dépeçages sont là pour faire des profits .. et ils en font .. La suite étant une autre histoire ..

            Effectivement en France on commence à appliquer le modèle de manière parfaite :
            Arcelor , Virgin , le Printemps ..

            L’éviction d’Hennequin chez Accor : il avait osé l’impensable : avoir une stratégie moyen terme qui rétrécissait le profit court terme .


          • gbalou Le 13 juin 2013 à 18h55
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            …ou comment se cacher derrière le capitalisme financier…Il est clair que vous pouvez toujours trouver des patrons dont la stratégie suscite au minimum des questions. Mais faîtes svp, non seulement preuve de curiosité mais aussi de sagacité, d’esprit réellement critique, dans vos choix des entreprises ; si vous souhaitez que le jeu ne se résume pas à vous prendre au mot comme par exemple Laksmi Mittal, qui n’est pas un vendeur de cacahuètes (si je puis dire…) !!!


      • Benjamin Franklin Le 14 juin 2013 à 12h58
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        @gbalou
        C’est une réflexion mercantiliste, ça, raisonnez plutôt en termes de biens réels. Si le dollar est faible par rapport à l’euro, ça veut dire qu’EADS fabrique ses avions aux USA, les vend en dollars, et que les européens les achèteront moins chers avec leurs euros “surévalués” que s’ils les avaient fabriqués en Europe. Avec leur avions achetés pas cher, les compagnies aériennes européennes feront alors de plus gros bénéfices que leurs concurrentes américaines.

        Une dévaluation compétitive, ça revient à distribuer son pouvoir d’achat à l’étranger.

        Après, là où je vous rejoins, c’est que pour pouvoir tirer profit d’une monnaie forte, il faut une économie souple et dynamique, et pas engoncée dans une pléthore de régulations aberrantes et une fiscalité anti-esprit d’entreprise.


  13. JF Le 13 juin 2013 à 14h21
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    Comment les tenants du dollar et de son système pourraient interférer dans ces scénarii?
    Merci


  14. fabien775 Le 13 juin 2013 à 14h40
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    @gbalou
    ” il n’y pas d’austérité en France malgré la crise ! ”
    Les gens qui ont perdu leur emploi se retrouve dans l’austérité. Ce sont les intérimaires et les CDD qui en ont surtout fait les frais, mais cela ne va pas en rester à ce stade. Le noyau dur ( les CDI) va commencer à être attaqué dans les PME PMI. Nous allons très vite arrivé à une véritable austérité car aucun élément n’arrive à justifier un retournement de situation. Ne comptez pas sur la croissance pour remédier au problème, elle ne reviendra pas.


    • gbalou Le 13 juin 2013 à 14h51
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      Compare les chômeurs français aux autres dans l’UE et les taux de croissance est riche d’enseignement !…En clair, il y a des mesures européennes qui ne peuvent se prendre à un échelon supérieur. Do you know what I mean ? No and that’s your problem.


      • gbalou Le 13 juin 2013 à 16h14
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        Je comprends le désarroi lié l’incapacité à s’adapter à la mondiailisation des échanges. Tout le monde n’a pas un esprit de conquête.


        • olivier m Le 13 juin 2013 à 16h26
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          Esprit de conquête… ou le rêve américain au détriment de celui des autochtones…

          Heureusement que l’évolution ne nous a pas dotés que d’un cerveau reptilien.


        • gbalou Le 13 juin 2013 à 16h44
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          @Olivier m

          Vous confondez politiques de QE et de gestion de la crise en zone euro. Il ne s’agit pas de la même politique !!! Je n’ai jamais prédit une croissance de 2% en 2008. Je fais parti des rares à avoir pronostiquer la crise financière. Et je redoute la crise des obligations. La France aura d’après mon analyse une croissance de 2% et un chomage qui repassera en dessous de 10%.


        • olivier m Le 13 juin 2013 à 17h06
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          A moins que le gouvernement ne nous réserve de grosses -GIGANTESQUES- surprises, je ne vois pas comment la confiance pourrait revenir. Par conséquence, je ne crois pas à 2% de croissance nette.

          Même en continuant à manipuler les chiffres pour faire croire à une improbable croissance future, la confiance ne reviendra pas sans en passer par une réforme en profondeur des institutions. Les français en ont plus qu’assez des sangsues.

          Mais je suis curieux, quelles sont vos prévisions pour les années suivantes? Cette croissance, si elle durait, ne s’écraserait-elle pas sur le prix de l’énergie?


        • olivier m Le 13 juin 2013 à 20h32
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          Donc, de ce que j’en comprends:

          1. les QE américains vont aux banques américaines qui investissent :
          a) dans des maisons vident payées à moitié par l’état américain pour maintenir la bulle immobilière
          b) dans le marché des actions pour moutonner ceux qui croient encore qu’ils ne s’y referont pas prendre: ils ont l’air rares les pigeons!
          c) quand le budget de l’état était en déficit, dans des obligations

          2. en europe, la BCE prête aux banques européennes qui investissent:
          a) dans des obligations
          b) dans le marché des actions pour moutonner ceux qui croient encore qu’ils ne s’y referont pas prendre: ils ont l’air rares les pigeons!
          c) de moins en moins dans les prêts immobiliers aux particuliers

          3. au japon, la BOJ prête aux banques japonaises qui investissent:
          a) dans des obligations
          b) plus dans le marché des actions visiblement vu la chute de 16% en cours

          Merci de m’éclairer si vous avez des infos sur les stratégies à 6 mois des banques centrales. 😉
          Si vous savez aussi pourquoi la Chine recommande à ses citoyens d’acheter de l’or, je suis preneur.

          En France, il ne faut surtout pas que le prix de l’immobilier baisse et que le chômage continue à augmenter, sinon, la note des sous-jacents des banques françaises auprès de la BCE va encore baisser.
          C’est pas plus grave que ça, la BCE est déjà une bad bank aux yeux de la Bundesbank…

          En 1 an, on a déjà pu constater par endroits dans l’Essonne -20% sur les prix de l’immobilier. La chute ne concerne pas encore les grandes villes. En effet les banques, qui spéculent évidemment sur l’immobilier, ne veulent pas que leurs actifs perdent 30 à 40%, le marché est bloqué.

          Il est à noter en passant que c’est la spéculation des banques qui a lancé la bulle: elles se sont mises à investir massivement au milieu des années 90, laissant leurs propriétés parisiennes vides afin de faire monter les prix par la pénurie. Ou en les transformant en bureaux. Je m’en souviens très bien car la lecture de ces informations dans les echos fut une sorte de déclic pour moi: devenir propriétaire revenait à enrichir les banques.

          Donc… les banques françaises étant déjà mal en point, la baisse inéluctable de l’immobilier rend le système bancaire français plus qu’instable, en sursis même. Espérer 2% de croissance en 2016 ne me paraît pas envisageable avec cette épée de Damoclès, à moins qu’une dépression passe par là en 2014/2015.


  15. juni palacio Le 13 juin 2013 à 14h43
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    Cet article confirme encore une fois combien nos intellectuels excellent à commenter et – critiquer surtout – le travail des autres.
    On aurait aimé avoir la même approche du point de vue français en déclinant selon les groupes sociaux (histoire de dépasser un peu le mythe de l’une et indivisible)

    Une quelconque initiative ne viendra jamais de France sauf révolution (hypothèse qu’on ne peut négliger au vu de notre propension historique à tout raser pour refaire la même chose) . Les Allemands décideront donc pour nous.

    Les Allemands paraissent moins européistes et manifestent semble-t-il un intérêt renouvelé pour la “Mitteleuropa” http://www.german-foreign-policy.com/fr/fulltext/55940

    La France a-t-elle intérêt à continuer l’euro avec les autres pays mais sans l’Allemagne ?


  16. Gibbus Le 13 juin 2013 à 15h00
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    Juste pour ma culture, je ne suis qu’un béotien de l’économie:
    Y-a-t-il déjà eu dans l’histoire une période couplant une récession généralisée et une déflation globale sur tous les actifs mobiliers et immobiliers, les biens de consommation et les salaires???
    Si un cas similaire a déjà eu lieu quels ont été les conséquences???


    • gbalou Le 13 juin 2013 à 15h08
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      Attention Gibbus, tu vas avoir mal à la tête ! Est-ce que l’on te demande si il y a de la physique quantique au sein des molécules ?


    • caroline porteu Le 13 juin 2013 à 18h02
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      @Gibbus

      La réponse est OUI .. la période d’entre deux guerres en Europe et la crise de 29
      , mais cela ne s’est pas passé de la même manière partout ..
      Cela a commencé avec ce que l’on a appelé la politique de Bruning (Chancelier allemand de 1930 à 1932 qui a fait une politique de déflation ) , comme Hoover aux USA .
      La politique de Bruning a provoqué de nombreuses faillites d’entreprises .

      Pierre Laval en France en 1935 ..

      Ces politiques déflationnistes ont TOUJOURS amplifié les crises .. tout en faisant augmenter la rentabilité du capital des industriels .

      Aux USA , c’est Roosevelt qui y a mis fin ..
      En Allemagne c’est l’accession de Hitler et du NSAPD qui y met fin .
      En France , le Front populaire ..

      Je ne comprends pas pourquoi les journalistes et les économistes méprisent autant l’histoire de l’Europe , tout est déjà écrit dedans : les erreurs , les conséquences ..

      L’histoire se répète indéfiniment . Il faut espérer pour la période des années 30 qu’ils finiront rapidement par prendre conscience, il vaudrait mieux éviter la suite


      • cording Le 13 juin 2013 à 23h56
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        Emmanuel Todd parle à juste titre de l’inculture en matière d’histoire des économistes et des journalistes, et même en économie; ceux-ci ne font que répéter le prêt-à-penser des pseudo-experts tous acquis au néolibéralisme dominant.


  17. fabien775 Le 13 juin 2013 à 15h53
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    @gbalou
    Non, c’est pas très explicite ton discours.


    • gbalou Le 13 juin 2013 à 16h05
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      Il est compliqué pour un français de comprendre le chomage structurel dans son pays.La tendance de fond est “sauvegardons notre modèle social” et donc fermons nos frontrières… créons une Banque pour financer nos déficits !…Bref, n’importe quoi !!!

      Les anglais, les allemands et autres européens sont sympas et s’ils nous respectent ne nous envient pas…et en particulier nos chomeurs ! Pourquoi les grecs ou les espagnols préfèrent émigrer en Allemagne ?


      • Simon Le 13 juin 2013 à 16h56
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        @Gbalou: ce que tu veux nous vendre c’est le modèle allemand qui couple une augmentation du nombre de pauvres à une diminution de leur espérance de vie (2 ans sur les 8 dernières années) ou le modèle anglais avec sa différence d’espérance de vie de 24 ans à Glasgow entre les plus pauvres et les plus riches (54 pour les plus pauvres et 82 pour les plus riches; pour rappel l’espérance de vie moyenne en Inde est de 62 ans…)

        Ou bien les 2 à la fois?

        Et oui il y a bien encore des Français pour regarder les statistiques qualitatives derrière les statistiques quantitatives et accessoirement défendre leur modèle social.


      • Gibbus Le 13 juin 2013 à 17h09
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        @Gbalou
        On n’en reparlera quand la sainte croissance sera revenue (ou pas)… dans 2 ans c’est ça !!! En attendant je pense que votre vision de l’économie (celle d’un comptable, vous êtes consultant c’est ça ??) et la mienne (politique au sens premier du terme) sont incompatible. Mais je n’ai que peu de culture économique face à vous, mais j’ai une certitude un marché c’est la rencontre d’une offre et d’une demande solvable… Sans demande pas de marché !!!


        • gbalou Le 13 juin 2013 à 17h32
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          Mais Gibbus, la demande en France est SOLVABLE même si sa tendance est à la BAISSE !!! Quand tu fais tes calculs,tu n’utilises pas des chiffres romains or l’Etat le fait !…La situation de la France n’est pas comparable avec la demande d’autres pays en Europe ou aux USA. Les inégalités sociales ont diminué depuis 30 ans même si ces dernières se sont creusées depuis peu. Il n’y a que les chomeurs qui souffrent en France. Tu n’as jamais eu autant de BMW en France !!!

          Il faut sortir du cadre de l’offre(la droite) et de la demande(la gauche) ou en clair faire confiance aux partenaires sociaux. Comment une entreprise française peut-elle proposer un produit à une demande solvable même en baisse ? Investir dans la qualité et autant dans la quantité pour avoir un prix compétitif sur le marché. Les taux de marge des entreprises françaises sont les plus faibles en Europe. Dèslors comment peuvent-elles investir ? Quelles sont les perspectives fiscales en France ? A la hausse ! Tout business demande stabilité…

          Il y a une interview de Gérard Collomb qui mérite le détour au journal Le Point. Si les socialistes allemands passent, je pense que l’on devrait voir des réformes en France.


          • Gibbus Le 13 juin 2013 à 18h45
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            C’est sûr une fois que l’on aura raboté les indemnités chômages (avec 4 millions de chômeurs), les allocs, désindexé le retraite, augmenté la TVA, baissé le point d’indice dans la fonction public… Bref quand on aura tous (car pas un seul pays européenne va y échappé) été mangé à la mode grecque ou espagnol… Il y aura beaucoup de demande et donc beaucoup de marge pour les entreprises et beaucoup d’investissement!!! Des fois je lire notre président, votre cycle de récession ne va pas s’arrêter dans 2 ans il y a 30 ans de crédit à apurer dans tout les pays développés (regarder l’endettement global en Allemagne: fédéral, länder, corporate et ménage)!!!! Céline (homme détestable écrivain de génie) a écris: on ne meurt pas du crédit on meurt de l’arrêt du crédit!!! La planche à billet s’arrête le système explose avec ou sans réforme!! Il faut repenser l’économie, l’époque n’est plus au gestionnaires!!


          • olivier m Le 13 juin 2013 à 19h26
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            La demande sera t-elle toujours solvable quand la bulle immobilière française aura dégonflé?
            Surement, mais la confiance se sera encore plus éloignée. Transformer l’épargne en consommation est très difficile dans ces conditions…

            Puisque les français épargnent trop, je suppose que baissez les salaires pourrait fonctionner à condition de redistribuer les gains vers les chômeurs: une sorte de plan Marshall de la formation pourrait redonner de l’espoir, et donc de la confiance…

            Mais augmenter les impôts/charges sur les consommateurs, tout en réduisant ceux/celles des entreprises, à la mode allemande qui plus est, ne me semble pas d’ordre à donner de l’espoir et le sentiment de justice sociale.

            Le modèle allemand nécessite plus que des baisses du coût du travail pour fonctionner. Les conditions de l’élection avant l’heure de Pierre Gattaz au MEDEF me laissent à penser que la France est encore loin de pouvoir appliquer le modèle allemand. J’aimerais bien savoir pourquoi Geoffroy Roux de Bézieux s’est rallié à Pierre Gattaz… sur BFM peut-être?


  18. Simon Le 13 juin 2013 à 16h57
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    désolé mauvais calcul ca fait 28 et non pas 24…. ce qui est encore mieux hein Gbalou?


  19. fabien775 Le 13 juin 2013 à 19h05
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    Le modèle financier mondiale est basé sur une croissance infinie. Sans croissance, le système s’effondre. Si la croissance reprend , ce sont les ressources énergétiques qui ne suivront pas à court ou moyen terme. Ce modèle deviendra vite insoutenable pour les populations humaines. Les économistes qui rabâchent qu’il faut de la croissance à tout prix sont des charlatans qui n’ont aucune considération pour leurs enfants ou petits-enfants s’ils en ont.


  20. Incognitototo Le 13 juin 2013 à 23h37
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    Bah, je trouve que limiter les hypothèses monétaires à seulement 4, c’est rester dans des sentiers rebattus…
    Je pourrais proposer bien d’autres scénarios, dont nombreux se foutent totalement du problème monétaire, parce qu’ils iraient s’attaquer aux problèmes à la racine (notamment ceux de l’OMC, ou encore des diktats monétaires et libre-échangistes US).
    Si les citoyens pouvaient prendre conscience que tous les peuples se battent pour la même chose : pouvoir vivre dignement de leur travail ; et que le meilleur moyen d’y arriver c’est la coopération et pas la compétition… je pense que ça changerait beaucoup la donne.

    Jusqu’à preuve du contraire en aucune façon ça n’est “l’euro” qui empêche cela… Pire penser que retrouver une indépendance monétaire nous permettrait d’arrêter la compétition qui nous fait tous crever, et/ou que réacquérir le centre de décision monétaire nous permettrait de tout changer, c’est une imposture sans nom.
    À ce que je sache, après 1971, 30 ans de politique monétaire nationalement indépendante, où on a testé à peu près tout ce qu’il était possible de faire en terme de coopération monétaire européenne, avec des stratégies nationales diverses et variées (franc mou, franc filant, franc fort, et cetera) n’ont pas plus prouvé qu’on s’en sortait mieux… Je reste donc pantois à chaque fois que comme seules solutions, on nous propose de retourner à ce que nous avons déjà douloureusement testé et qui ont été des échecs patents, à tous les niveaux…


  21. Macarel Le 13 juin 2013 à 23h56
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    Tous les gouvernements ne font que gérer (et mal) la pénurie – pénurie pour une bonne part organisée – , je ne vois aucun projet de société mobilisateur. Ces gouvernements n’ont aucune prise sur le réel et en sont réduit à des incantations ou à la méthode coué, car les gens qui dirigent ne vivent plus dans le monde réel depuis bien longtemps.
    Leur principale marotte est d’immoler leurs peuples sur l’autel de l’Austérité, en espérant que la déesse Croissance voudra bien apaiser son courroux et nous gratifier à nouveau de ses bienfaits: alors on coupe dans les budgets, on baisse les salaires au nom de la compétitivité, on attaque les retraites, on déglingue les systèmes de santé et de sécurité sociale, on va même à Chypre jusqu’à ponctionner les dépôts des épargnants, où en Grèce l’on ferme manu-militari la télévision publique. Et l’on ne s’attaque pas aux vrais défis tels que la transition énergétique et la réduction des inégalités. Tout ce qu’ils font c’est protéger les intérêts d’une minorité de rentiers, de créanciers. On prétend s’attaquer aux paradis fiscaux, mais en fait l’on ne fait rien, on prétend réformer le système bancaire, mais l’on ne fait rien. Le marché, l’argent, la finance spéculative, imposent leur loi aux citoyens des divers états. Et cette loi c’est toujours plus pour eux, toujours moins pour nous.
    En ce début de 21 ième siècle la démocratie se meurt, et tout un symbole c’est en son berceau grec, que le processus est le plus avancé.


  22. cording Le 13 juin 2013 à 23h59
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    Une fois de plus c’est un signe selon lequel c’est l’Allemagne qui sifflera la fin de la récré “euro” et nos naïfs “socialistes” tomberont des nues!


  23. Eddie Constantine Le 14 juin 2013 à 03h14
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    Nos élites mondialistes avaient mis en place un processus pour l’UE qui comprennait l’accomplissement de “critères de convergence”. Ils savaient pertinemment ce qu’il fallait faire, avant toute chose. Mais face à l’ampleur de la tâche et au temps estimé pour cet accomplissement ils ont joué les apprentis sorciers du style: “l’intendance suivra”. Et l’intendance ne suivit pas…
    C’est pourquoi devant cette évidence Maurice Allais s’était insurgé contre cette construction artificielle, ne reposant sur rien de commun, tant au niveau économique que social. Sapir a pris le relais, heureusement, pour décrire ce que notre prix Nobel prédisait en son temps.
    Ajoutons à cela le crime suprême, puisque seul un pays a ratifié l’UE par référendum, l’Espagne je crois, alors que pour tous les autres, ce fut approuvé par les parlements. Notre démocratie est bel et bien morte, serons-nous capables de la rescusciter, par les urnes ou par la rue ?


  24. jaicruvoir Le 14 juin 2013 à 06h54
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    Tous nos problèmes de chômage, croissance viennent de la surpopulation.
    la planète est un espace fini.

    La population mondiale est passée de 2,55 Milliards en 1950 à 6,5 Milliards en 2005.


    • olivier69 Le 14 juin 2013 à 13h57
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      Bonjour,
      et le partage des gains de productivité ?
      La surpopulation était déjà une cause lourdement débattue dans les siècles passés (Malthus, Ricardo,…). C’est très pratique comme discours pour se justifier des pires crimes.
      ps : A ce rythme de conscience, vous finirez par déguster un soleil vert. Ou encore comment l’homme veut-il rester un animal par nostalgie…..
      Solution : Nous serions bien moins nombreux si nous nous débarrassons de ceux qui pensent que l’autre est de trop sur la planète.


  25. Deres Le 14 juin 2013 à 15h11
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    A mon avis, la situation actuelle résulte surtout d’un blocage politique. Chacun a ses objectifs divergents et fait des concessions suivant la situation et l’urgence.

    Pour reprendre l’image de la cigale et de la fourmi, la fourmi veut bien faire l’aumône à la cigale pour que celles-ci survivent à l’hiver. Je dis bien l’aumône, pas lui offrir le gîte et le couvert. En échange de cela, elle demande à ce que la cigale adopte une attitude de fourmi dans le futur pour que cela ne se reproduise plus. Mais en bonne fourmi terre à terre, elle ne se contente pas de promesses, elle veut des preuves. En effet, la situation actuelle vient en partie des promesses non tenue dans le passé. Elle ne donne donc quoi que ce soit qu’en échange d’une transformation en bonne et due forme : il faut que la cigale se coupe les ailes et se raccourcissent les pattes.

    Devant un tel sacrifice, la cigale rechigne évidemment. Donc à chaque fois qu’elle a vraiment trop faim, elle lâche un petit bout d’aile ou de pattes et la fourmi ne lui donne que de quoi survivre que quelques jours de plus. Petit à petit, on en arrive à ce que voulait la fourmi, mais avec des souffrances démultipliées.

    En réalité, c’est encore plus compliqué que cela, car en fait, il y a un certain nombre de cigales plus ou moins grasse qui savent qu’elles ne passeront pas l’hiver. Les plus grasses arrive à récupérer un peu de l’aumône reçue par celles qui sont désespérés. Elles espèrent bien donc passer l’hiver sans faire de vrais sacrifices autre que quelques épines symboliques sur leurs pattes …


  26. caroline porteu Le 14 juin 2013 à 16h11
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    Pour Chris06

    On vient d’avoir des chiffres tout frais sur l’Espagne .. et ceux là ne date pas de 2012
    Mais on ne peut pas vraiment parler de reprise !!!

    Espagne: nouveau record de la dette publique à 88,2% du PIB au 1er trimestre2013

    MADRID – La dette publique de l’Espagne a fortement progressé au cours du premier trimestre 2013, établissant un nouveau record à 88,2% du PIB, un niveau bien supérieur à la limite européenne de 60% du PIB.

    La dette du pays a augmenté de 15,2 points de pourcentage par rapport à la même période de l’année précédente, une hausse liée tant à l’administration centrale qu’aux 17 régions autonomes, selon les chiffres publiés vendredi par la Banque d’Espagne.

    Le gouvernement prévoit que la dette publique du pays, qui s’alourdit mécaniquement avec la hausse des déficits, devrait s’envoler à 91,4% en 2013, 96,2% en 2014, 99,1% en 2015 et 99,8% en 2016.

    Après avoir annoncé en 2012 un programme d’économies atteignant 150 milliards d’euros jusqu’en 2014, le gouvernement a dû relever fin avril son objectif de réduction du déficit public, à 6,3% du PIB cette année contre une prévision de 4,5%, puis 5,5% en 2014, 4,1% en 2015 et 2,7% en 2


    • BIGGLOP Le 15 juin 2013 à 01h40
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      C’est merveilleux, plus on fait des ”réformes structurelles” (austérité), plus les recettes fiscales diminuent, et donc les déficits augmentent ainsi que la dette.
      Bon, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Je retourne à mon laboratoire…
      http://www.youtube.com/watch?v=eryzp0Pklc8


  27. Vincent Le 06 juillet 2013 à 20h33
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    Quoiqu’il en soit, les problèmes de l’euro subsistent et chaque panique est l’occasion de nouvelles sueurs froides pour la monnaie unique.

    La situation au Portugal en ce moment pourrait raviver la crise, comme cela avait été un peu le cas avec Chypre (http://www.blogactualite.org/2013/03/taxe-sur-les-depots-chypre-un-mauvais.html).
    Selon moi, l’euro n’est pas encore tiré d’affaire (http://www.blogactualite.org/2013/02/leuro-est-il-tire-daffaire.html).

    http://www.blogactualite.org/search/label/Economie
    http://www.blogactualite.org/search/label/Union%20Europ%C3%A9enne


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