Par Mahmoud Kassem – Bloomerg.com le 18 Février 2013

Lars Seier Christensen, le directeur général adjoint de la banque danoise Saxo Bank A / S, a déclaré que le récent rebond de l’euro est illusoire et que la monnaie unique est vouée à l’échec parce que le continent ne l’a pas soutenue par une union fiscale.

«Le tout est condamné,” a déclaré hier Christensen dans une interview au siège de la banque à Dubaï. “Actuellement, nous sommes dans une de ces fausses solutions où les gens pensent que le problème est contenu ou traité, ce qui n’est pas vrai du tout».

L’euro a gagné 8,2 pour cent par rapport au dollar au cours des six derniers mois et a atteint 1,3711 $ le 1er février, son plus haut depuis le 14 novembre 2011. La Banque centrale européenne prévoit que l’économie de la zone euro se contractera de 0,3 pour cent cette année et le président de la BCE Mario Draghi a déclaré le 7 février que la hausse de la devise présente un risque pour la croissance et l’inflation.

Alors que l’euro s’est renforcé, les économies de l’Allemagne, de la France et de l’Italie ont reculé plus que prévu au quatrième trimestre. Alors que 17 des ministres des finances de la zone euro se sont réunis pendant la semaine pour discuter de l’aide à Chypre et à la Grèce, une compétition serrée pour l’élection en Italie et un scandale politique en Espagne menacent de relancer la crise de la dette dans la région.

«Je serais un plus gros vendeur d’euro à 1,4,” dit Christensen qui prétend d’autre part ne pas faire de paris spéculatifs contre la monnaie.

L’euro a reculé de 0,2 pour cent à 1,3332 contre le dollar, en baisse pour le quatrième jour.

Baisse des investissements

La France est aux prises avec des baisses des investissements, des licenciements par des entreprises telles que Renault SA et la pression des partenaires européens pour accélérer les coupes budgétaires. Selon la Commission européenne, alors que la croissance de l’Allemagne a augmenté de 0,7 pour cent l’année dernière, la France n’a enregistré aucune croissance, celle de l’Italie s’est probablement contractée de plus de 2 pour cent, ce qui en fait la plus faible de la zone euro après la Grèce et le Portugal.

L’économie est au bord de sa troisième récession en quatre ans et le chômage le plus élevé depuis 1998. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a déclaré le 13 février que le pays ne tiendra pas son objectif budgétaire de 3 pour cent de déficit du produit intérieur brut cette année alors que l’économie ne parvient pas à générer de la croissance et malgré les taxes.

“Une autre retombée possible est de se débarrasser de certains des pays qui sont ruinés et sont dans la zone euro, notamment les économies d’Europe du Sud”, a dit Christensen. «Les gens ont considérablement sous-estimé les problèmes que les Français vont avoir à partir de maintenant. Une fois que les Français seront entrés dans une crise de grande ampleur, c’est fini. Même les Allemands ne peuvent pas payer pour eux et ne le feront probablement pas. “

Élections à Chypre

Chypre a été exclue des marchés de la dette depuis près de deux ans avec ses prêteurs, y compris Bank of Cyprus Plc et Chypre Popular Bank Plc qui ont perdu € 4,5 milliards (6 milliards de dollars) dans la restructuration de la dette de la Grèce l’an dernier. La nation vote pour l’élection présidentielle et aujourd’hui l’économie est le principal problème, bien plus que la réunification de l’île divisée.

Les obligations espagnoles et italiennes ont augmenté la semaine dernière alors que les ventes de créances ont dissipé la préoccupation de ces pays à lever des fonds avant que l’Italie se rende aux urnes pour élire un nouveau Premier ministre. Les rendements des obligations à 10 ans sur l’Espagne ont baissé pour la première semaine alors que le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi déclarait que le pays avait réalisé “des progrès considérables” dans ses réformes. L’écart entre les obligations à 10 ans espagnoles et les titres allemands comparables a diminué de deux points de base à 354 points de base.

L’Espagne, qui prévoit de vendre demain des obligations à trois et neuf mois arrivant à échéance en 2015, 2019 et 2023, le 21 février, est confrontée à une sixième année de récession. La production devrait se contracter pour une deuxième année en 2013 avec un chômage à 27 pour cent tout en connaissant des coupes budgétaires les plus importantes de l’histoire démocratique de la nation.

Dette record

La dette publique atteint des niveaux record, après avoir plus que doublé par rapport aux 40 pour cent du produit intérieur brut qu’elle représentait en 2008. La Commission européenne, qui doit mettre à jour ses prévisions cette semaine, la voit en hausse à 97,1 pour cent du PIB l’an prochain.

«C’est le monde politique qui a été extrêmement favorable à l’euro, et pas pour des raisons économiques, mais pour des raisons politiques”, a dit Christensen, critique de longue date de la monnaie unique, qui vit maintenant en Suisse.

TPG Capital, la firme de private equity lancé par David Bonderman, a acheté une participation de 30 pour cent de Saxo Bank en Août 2011 pour environ 560 millions de dollars. Christensen et son co-fondateur et co-PDG Kim Fournais conservent eux une participation majoritaire dans la société.

Le Hellerup, banque basée au Danemark a annoncé en août que le bénéfice du premier semestre avait chuté à 44 millions de couronnes (7,8 millions de dollars) alors qu’il était de 346 millions de couronnes un an plus tôt.

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31 réponses à [Reprise] Le directeur général adjoint de Saxo Bank déclare que l’Euro est condamné

  1. Patrick Luder Le 14 juin 2013 à 04h20
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    Ne serait-ce pas plutôt le $ qui baisse plutôt que l’€ qui monte ?

    “Un risque pour la croissance et l’inflation”
    Mario Draghi nous montre une étincelle de lucidité
    => tout n’est pas perdu ;o)


    • jave Le 14 juin 2013 à 12h15
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      “Un risque pour la croissance et l’inflation”.

      Il faut lire que Draghi craint la déflation ?


  2. Crapaud Rouge Le 14 juin 2013 à 06h14
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    Le dessin illustre à merveille les transferts du sud vers le nord, et pourquoi tout sauvetage est voué à l’échec. Malheureusement, bien que la chute de l’euro soit prévisible depuis quelques années déjà, ils vont le maintenir en vie quelques années encore : parce que ces montagnes de dettes font l’affaire de l’oligarchie. La solution ne pouvant être que politique, elle ne viendra pas avant que la France ne touche le fond, quand la situation sera devenue intenable.


    • Julian Le 14 juin 2013 à 09h06
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      “la solution…ne viendra pas avant que la France ne touche le fond.”

      Vous avez certainement raison : et c’est bien cette perspective qui fait frémir.


      • Gibbus Le 14 juin 2013 à 09h22
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        Ça tombe bien!!
        J’ai entendu ce matin sur BFM Business que le fond était touché !! Ils ont un super indicateur avancé le buzz internet sur les réseaux sociaux et ils ont mesuré que l’opinion catastrophique des agents économiques (entreprise et ménage) est passé de 90% à 75% : on est sauvé !!! Si, si je vous jure la consommation d’énergie, Le BDI, le taux d’investissement c’est des conneries, le buzz internet c’est du sérieux !!! Comme si un patron au bord de la faillite va annoncer sur tweeter : si je ne signe pas de contrat, vu mon niveau de trésorerie, je suis en liquidation dans 2 mois !! C’est sûr il n’a pas conscience que ses clients et fournisseurs savent lire…


        • steeve Le 15 juin 2013 à 19h31
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          Merci Gibbus,

          Quand j’ai entendu un journaliste qui a la réputation d’etre sérieux, Nicolas Doze justifier ce genre d’inepties, j’ai cru rever.

          C’est incroyable de stupidité. Comme le dit souvent Olivier Delamarche o nous prend pour des xxx


  3. Alex Hanin Le 14 juin 2013 à 10h22
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    Je pense que la construction de l’Europe et de l’euro constituera l’exemple à ne pas suivre pour les générations futures de tous les continents. Je l’espère, en tout cas.


  4. Vincent Le 14 juin 2013 à 10h55
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    Si tout le monde sait que l’euro ne peut pas continuer ainsi, je pense que ce Monsieur Christensen n’a de leçon à donner à personne, lui, résident suisse, PDG d’une société danoise dont le siège est à Dubaï….


  5. Arnould Le 14 juin 2013 à 11h24
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    Pour le moment tous les commentaires (qui sont 7 à cette heure) sont pour une sortie de l’Euro. Le pire de tout ça, c’est que le seul parti politique qui une chance d’arriver au pouvoir et qui promet une sortie immédiate est celui de Jean-Marine (prière de ne pas évoquer les autres, car en effet qui a bien pu entendre parler de Asselineau ou de Dupont-Aignan?). Et que s’il arrive effectivement au pouvoir, ce sera bien entendu pour d’autres raisons (on m’a persuadé que j’avais voté contre Chichi en 2005…). Ras le bol de tout ça. Je vais certainement émigrer en Allemagne.


    • Bara Le 14 juin 2013 à 23h14
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      C’est justement parce que aucun média ne parle de François Asselineau et que de plus en plus de personnes le connaissent qu’il faut s’interrésser et se renseigner sur l’upr.


    • Crapaud Rouge Le 14 juin 2013 à 23h53
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      @Arnould : mais pourquoi Mélenchon ne veut-il pas sortir de l’euro ? D’abord pour la respectabilité, pour être “présidentiable”, car la solution de la sortie volontaire semble encore complètement irréaliste, casse-cou et irresponsable. Pour s’opposer aussi à Le Pen et s’en démarquer. Difficile de vendre la même idée que le FN…


    • sylla Le 15 juin 2013 à 00h40
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      ” le seul parti politique qui une chance d’arriver au pouvoir et qui promet une sortie immédiate est celui de Jean-Marine”
      Ah? çà vient de sortir? Ou simplement comme beaucoup vous croyez que…?


      • Arnould Le 18 juin 2013 à 13h36
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        Bien entendu que je sais qu’on ne peut-être sûr de rien. Mais c’est tout de même dans ses discours (je n’ai pas été lire son programme).


  6. Chazam Le 14 juin 2013 à 12h07
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    Moi, je suis pour le maintien dans l’€.

    La seule sortie de crise par le haut qu’on puisse envisager, c’est de faire les réformes qui viabiliseront cette monnaie et l’idée européenne : démocratisation de tout l’appareil décisionnel à Bruxelles, union fiscale, union de la défense et de la politique étrangère.

    Les autres options sont des sorties par le bas, et c’est bien pour ça que ceux qui veulent la sortie (de l’€, de l’UE, voire du “système”) n’ont toujours pas réussi à être crédibles.


    • Archibald Le 14 juin 2013 à 12h35
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      Perso je pense que sortir de l’euro serait très bien
      déja il y a certains pays qui sont dans la zone euro dont tout le monde ne connait pas le nom
      Ceci prouve bien que l’on n’est pas une nation!!
      D’ailleurs si la Grèce n’était pas rentrée dans l’euro elle n’aurait jamais eu les problèmes que l’on a connut.
      L’euro est un echec total!
      “c’est bien pour ça que ceux qui veulent la sortie (de l’€, de l’UE, voire du “système”) n’ont toujours pas réussi à être crédibles.”
      Pourquoi tous les pays européens hors zone euro s’en sortent mieux surtout au niveau du chômage?
      L’euro c’est comme les chaussures :si certains font de 42 d’autres du 44 ou du 46 pourquoi vouloir leur donner la même paire?


    • Bonsens & co Le 14 juin 2013 à 12h57
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      Pour ma part, j’aime mieux sortir par le bas et être vivant, que par le haut et être mort.


    • Jean-Seb Le 14 juin 2013 à 13h02
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      Et tout ça en 18 mois, avant que cela pète de partout bien sûr. Il est trop tard. Je sais plus qui a dit que si la meilleure solution n’était pas applicable, il fallait en trouver une autre. Et dans le cas de l’euro, il y en a.


      • Chazam Le 14 juin 2013 à 14h03
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        Vous êtes madame soleil pour savoir la date limite de péremption de l’€ ?

        Il devait déjà disparaitre il y a quelques années, et même encore avant…

        C’est sûr que si on ne fait rien, il est voué à exploser en vol, mais quand, franchement, qui le sait ?

        PS : je sais que les chances de réussites sont fort maigres ceci dit… Mais les autres potentiellement bonnes solutions ont-elles plus de chance de réussite face à une simple explosion de l’UE et tout son cortège de régressions ? Je ne le pense pas. D’où mon souhait. 😉


        • Jean-Seb Le 14 juin 2013 à 23h41
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          Nouriel Roubini a prédit un krach dans les 3 ans. Donc au pif je tape au milieu: 36 mois/2 = 18! Sérieusement j’en sais rien. Mais tout converge, la question n’est pas si oui ou non l’euro va imploser, mais quand.


    • jacqueline Le 14 juin 2013 à 13h35
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      On la connait la solution pour consolider l’ €, mais elle passe par le fédéralisme une idée que les peuples d’ Europe n’accepteront pas, car aucun pays n’a envie d’être dirigé par des gens d’un autre pays. Il faudrait l’imposer, on a vu ce que ça donnait avec l’ URSS et la Yougoslavie.

      Tout ça pour une monnaie ?????


      • Chazam Le 14 juin 2013 à 13h58
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        Quelle vision réductrice… 🙂

        Non, tout ça pour une haute idée qu’il est permis d’avoir de l’Europe, de ses habitants, et de leur histoire commune.

        Je ne me sens pas moins proche d’un finlandais que d’un corse, je ne trouve pas que nos législations franco-françaises soient en moyenne meilleures que les législations hollandaises, je ne trouve pas la culture française supérieure à n’importe quelle autre. Donc je ne vois pas en quoi participer de façon commune à la direction de notre destin de toute façon commun serait un problème. Je ne trouve pas le parlement européen plus bête que le notre, et je demeure poli. 🙂

        C’est compliqué de faire bouger plus de monde vers un même objectif, mais ce n’est pas pour ça que ça ne doit pas être tenté, démocratiquement.

        Si les européens refusent en majorité de le faire, tant pis pour nous. On n’en mourra certes pas, mais il ne faudra pas se plaindre de n’avoir rien à dire sur la façon dont fonctionne le monde.


    • john Le 14 juin 2013 à 13h50
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      On peut réver, mais le dernier budget européen a été revu à la baisse alors qu’il représente une part très faible du PIB de l’EU


    • Julian Le 14 juin 2013 à 18h52
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      Mais cher ami Chazam, avant l’union, fiscale et tout le reste, il faudrait “bétonner” l’euro.

      Ce qui veut dire concrètement que certains pays consentent à financer les pertes (il y en aura, et de massives, y compris à la BCE !) et les futurs risques !

      Sans compter les transferts colossaux induits a) par la cure d’austérité dans le sud b) la nécessité de doper les compétitivités des pays du Sud. (Sapir les a chiffré à plusieurs centaines de milliards)

      Franchement, les yeux dans les yeux, pouvez-vous nommer un seul pays prêt à s’engager à payer, sur 10, 15, 20 ans ? Aucun !

      La politique se fait à partir de réalités.

      Lorsqu’on la bâtit sur des songes c’est pain béni pour les politiciens qui vont évidemment vous chanter la chanson que VOUS voulez entendre.

      La chanson qui nous a été chantée depuis 40 ans s’appelle : de fausses promesses. Des songes creux.

      Cordialement.


  7. boully Le 14 juin 2013 à 12h28
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    L’euro est une machine à perdre, car c’est une monnaie qui n’est pas gérée par un pouvoir politique. Dès lors, les USA nous roulent dans la farine en dépréciant le dollar par rapport à l’euro. Je rappelle que tout le monde priait pour que l’euro atteigne 1 dollar lorsqu’il a été créé. On dépasse aujourd’hui ce seuil de 30% : combien d’emplois français détruits par cette sur-appréciation ?


  8. juni palacio Le 14 juin 2013 à 15h58
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    La France est réellement l’homme malade la zone euro.
    C’est le seul pays dont les finances paraissent incontrôlables alors même qu’il bénéficie de conditions de financement exceptionnelles ou peut-être à cause de cela.
    Comment la population réagira-t-elle en cas de véritable austérité ? C’est une véritable inconnue.
    La France a de moins en moins d’atouts. Une industrie en perte de vitesse pour l’essentiel aux mains de groupes transnationaux champions de l’optimisation fiscale (même Airbus est grignoté de l’intérieur par les Allemands). Une agriculture de moins en moins performante dominée par de puissants lobbies prédateurs, un système éducatif en panne, une fonction publique pléthorique accrochée à ses privilèges, une armée de retraités électoralement puissante, une classe politique démagogue d’un bout à l’autre de l’échiquier,


  9. Walkn Le 14 juin 2013 à 17h18
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    Je ne me fais pas beaucoup d’illusion sur la situation économique du pays mais j’ai trouvé un lien vers un site où l’on voit les chiffres de la dette défiler….
    Le dire c’est une chose, mais voir la course entamée par les chiffres, ça impressionne toujours plus à mon sens
    Reste à savoir si c’est exact
    Le lien: http://www.planetoscope.com/insolite/comptes-publics


  10. BA Le 14 juin 2013 à 20h17
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    Ah, la soi-disant “solidarité européenne” …

    Dans les paroles, la “solidarité européenne”, ça existe.

    Mais ça, c’est du pipeau pour les bisounours.

    Dans le monde réel, les pays européens riches veulent que le budget de l’Union Européenne baisse pour la période 2014-2020 !

    Et il y a encore pire !

    Dans le monde réel, les pays européens riches ne veulent même pas solder les impayés de 2012 !

    Lisez cet article :

    Union Européenne/Budget 2014-2020 : huit pays riches renâclent à solder les impayés de 2012.

    Huit pays riches de l’UE ont émis lundi de sérieuses réserves sur la rallonge de 11,2 milliards d’euros demandée pour solder les impayés de 2012, au risque d’hypothéquer les chances d’accord avec le Parlement européen sur le budget pour la période 2014-2020.

    Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a averti qu’aucune négociation sur le budget pluriannuel 2014-2020 ne serait engagée avec les Etats tant que les remboursements dus au titre de 2012 n’auront pas été soldés.

    “Nous ne sommes pas les seuls à penser que la somme de 11,2 milliards d’euros est trop élevée”, a lancé le ministre britannique des Affaires européennes David Lidington au cours d’un débat avec ses homologues de l’UE à Luxembourg.

    “Je suis tout à fait d’accord. Nous ne sommes pas du tout convaincus que nous ayons besoin de 11,2 milliards”, a renchéri son homologue néerlandais.

    “Ce montant doit être vérifié et étayé par des preuves”, a insisté le chef de la diplomatie allemande Guido Westervelle.

    Une position partagée par la Finlande, l’Autriche, la Suède, le Danemark et la France. Ces huit pays sont tous contributeurs nets au budget européen.

    http://www.romandie.com/news/n/UEBudget_2014_2020_huit_pays_riches_renaclent_a_solder_les_impayes_de_201267220420131259.asp

    Et il reste encore des bisounours qui croient encore à l’Europe fédérale ?

    Il en reste encore ?

    Mais qui croit encore à l’Europe fédérale, aujourd’hui ?

    Qui ?


    • Julian Le 14 juin 2013 à 22h04
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      Nous savons que c’est un “roman”, BA.

      Un “roman” qui assure la bonne, fluide et somme toute agréable carrière politique de politiciens bisounours. Et politiciennes.


  11. Letaulier Le 14 juin 2013 à 22h23
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    Pour info Saxo Bank n’est pas une banque mais un courtier en ligne qui traite tous les produits financiers mais sur tout les devises donc plus il y a de devises et plus ils font de bénefs. Si l’Euro disparait c’est 16 pairs de devises qui réapparaissent.


    • sylla Le 15 juin 2013 à 00h49
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      Plus il y a de devises, plus il y a à traiter, et le volume reste constant.
      Et comme si on n’écoutait jamais les arguments de l’euro éternel de ceux qui ont intérêt à son maintien.


  12. avena sari Le 18 mai 2015 à 21h34
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    Elle est belle la solidarité européenne….et quand l’euro passera aux oubliettes (et elle passera, je suis d’accord avec Mr Lars Seier Christensen), ce sera encore pire.


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