Ça bouge en Allemagne, 3e partie

La déclaration d’Oskar Lafontaine du 30 avril dernier constitue un moment historique1. C’est la première fois qu’un ancien acteur de premier plan dans la mise en place de l’Euro admet que ce dernier a constitué une erreur. Cette déclaration marque un tournant dans la position de l’élite européenne dont Oskar Lafontaine fait partie. Elle annonce d’autres déclarations du même ordre qui vont désormais se multiplier dans les mois à venir.

Oskar Lafontaine

Oskar Lafontaine

Les raisons d’un changement

Cette déclaration est particulièrement intéressante quant aux motifs de sa conversion à une sortie de l’Euro. Rappelons qu’Oskar Lafontaine, en tant que président du SPD, avait été un des fervents partisans de la monnaie unique dans les années 1990. Il dit d’ailleurs explicitement qu’il a cru en un mécanisme d’unification des salaires à l’échelle européenne, mais que ce mécanisme fut vidé de son contenu par l’action des divers gouvernements. La position d’Oskar Lafontaine n’est donc pas une position de refus de la monnaie unique par principe. Mais, il constate que dans la configuration actuelle du rapport des forces en Allemagne, il n’y a aucune chance que s’inverse la politique actuelle de dumping salarial. De ce point de vue, il convient de citer précisément le texte :

« La situation économique se dégrade de mois en mois, et le chômage a atteint un niveau qui sape de plus en plus les structures démocratiques.

Les Allemands n’ont pas encore pris conscience que les Européens du sud, y compris la France, seront du fait de la paupérisation économique, forcés de riposter, tôt ou tard, à l’hégémonie allemande. Ils sont plus particulièrement soumis à la pression du dumping salarial pratiqué par l’Allemagne en violation des traités européens depuis le début de l’union monétaire. Merkel se réveillera de son sommeil du juste quand les pays qui souffrent du dumping salarial allemand se mettront d’accord pour imposer un changement de politique de gestion de la crise aux dépens des exportations allemandes»

Ce passage est particulièrement instructif car il montre comment la politique actuelle, dont l’origine se trouve dans ce que Lafontaine appelle « l’hégémonie allemande » va aboutir à scinder l’Europe en deux et va unifier contre l’Allemagne les pays de l’Europe du Sud et la France. La préoccupation de Lafontaine est donc d’éviter un tel conflit qui ruinerait effectivement la construction européenne. C’est donc pour sauver l’Europe qu’il envisage la fin de l’euro, une position que j’avais défendue dans un document de travail datant de juillet 2012, document qui avait été transmis au Président de la République2. Dans ce document aussi étaient envisagées la possibilité de fortes hausses salariales en Allemagne ainsi qu’une forte bouffée inflationniste dans ce pays. On y montrait pourquoi ces mécanismes n’avaient aucune chance de se produire et l’on en déduisait la nécessité d’une forte dévaluation.

La conversion d’Oskar Lafontaine à une dissolution de la monnaie unique n’est donc pas si surprenante que cela. Oskar Lafontaine croit en l’Europe mais, lui, ne vit pas dans le monde enchanté des bisounours où se complaisent tant les socialistes de toutes tendances qu’une partie du Front de Gauche, organisation qui est pourtant l’équivalent français de Die Linke, le parti à la gauche du SPD dont Lafontaine fut l’un des fondateurs. C’est par réalisme que Lafontaine arrive donc à la solution d’une dissolution de la zone Euro.

Comment procéder à une dissolution de la zone Euro

Il part dès lors du constat que les dévaluations internes (les politiques de déflation comme on aurait dit dans les années 1930) seront incapables à elles seules de modifier la situation. Elles devraient être accompagnées d’une hausse volontariste de TOUS les salaires allemands d’au moins 20%, ce qui est impossible aujourd’hui en raison de l’état du rapport des forces en Allemagne. Il précise alors comment il conçoit cette dissolution de la zone Euro et envisage notamment la nécessité d’établir un contrôle des capitaux (et sans doute initialement un contrôle des changes) pour faire aboutir cette politique. Il est ici frappant de constater comment un homme politique peut rejoindre des positions exprimées par des économistes universitaires et comment il conçoit, encore une fois de manière très réaliste, un mécanisme dont l’Europe a déjà donné l’exemple avec la crise Chypriote. Une nouvelle fois, il convient de citer Oskar Lafontaine in extenso :

« Si des réajustements réels à la hausse ou à la baisse ne sont pas possibles de cette façon, il devient nécessaire d’abandonner la monnaie unique et de revenir à un système qui rende possible les dévaluations et les réévaluations, comme c’était le cas avec le prédécesseur de la monnaie unique, le Système Monétaire Européen (SME). Il s’agit fondamentalement de rendre de nouveau possibles des dévaluations et des réévaluations à travers un système de change contrôlé par l’Union Européenne. Dans ce but, de stricts contrôles des capitaux seraient l’inévitable première mesure, afin de contrôler les mouvements de capitaux. Après tout, l’Europe a déjà mis en place cette première mesure à Chypre. »

Tout cela est envisagé sans drames, loin des pronostics catastrophistes auxquels s’abandonnent des hommes politiques français, et y compris Jean-Luc Mélenchon, qui aurait été mieux inspiré de s’inspirer de la réflexion de son ami Lafontaine plutôt que d’abonder dans le sens d’un Attali sur ce point, dans l’émission Des Paroles et des Actes. À nouveau, le texte de Lafontaine fait un singulier écho aux propositions contenues dans le document de travail de juillet 2012 quand il évoque la nécessité de garantir un soutien aux pays d’Europe du Sud pour leur permettre de réussir au mieux leurs dévaluations3. Il en est de même quant au sentier à suivre. Sur ce point, je ne peux que reprendre ce que j’écrivais en juillet 2012 :

« Les dernières négociations européennes ont eu le mérite de faire prendre conscience des obstacles immenses qui existent sur la route d’une possible survie de la monnaie unique. Les institutions européennes pourraient cependant jouer un rôle non négligeable dans la mise en œuvre de cette dissolution de la zone Euro. Il importe en effet que cette dissolution soit présentée comme un élément de politique européenne, concerté et combiné, et non comme un retour au « chacun pour soi ». La population française pourrait être préparée à l’idée d’une dissolution de la zone Euro par la mise en valeur de l’alternative entre soit une période prolongée de récession, voire de dépression, soit un ajustement beaucoup plus rapide dans le cas d’une dévaluation avec des perspectives importantes de croissance à moyen terme. Cette dissolution impliquerait cependant :

  • (a) Une décision collective suite à un sommet européen. Il ne semble guère possible de pouvoir tenir secrète cette décision plus de 24h. Celle-ci pourrait être prise un samedi ou dans la nuit d’un samedi au dimanche. Il est donc important que le gouvernement ait déjà préparé comment il agirait en ce cas.
  • (b) La transformation du MES pour partie en fonds de stabilisation bancaire et pour partie en un « Fonds Monétaire Européen » dont la tache serait de résoudre les crises de balance de paiement des pays européens (ce qui était la tache originelle du FMI) qui pourraient survenir par la suite, et la transformation de la BCE en un organisme chargé du suivi des règles communes et des parités nouvellement annoncées par les États et validées en conseil européen (ECOFIN). Ces parités devraient pouvoir être révisées tous les ans pour tenir compte des mouvements différents de l’inflation structurelle et des gains de productivité. La BCE pourrait de plus administrer l’Union bancaire visant à l’adoption de règles prudentielles communes pour la banque de détail en particulier.
  • (c) Le Système Monétaire Européen serait reconstitué à titre provisoire pour garantir des fluctuations communes aux parités. Il serait cependant différent du SME originel en ceci qu’il s’accompagnerait de mesures de contrôle des mouvements de capitaux pour prévenir toute attaque spéculative. Il est possible qu’un ou plusieurs pays refusent ces conditions, et le SME reconstitué pourrait ne commencer à fonctionner que sur un groupe plus restreint de pays que l’Euro aujourd’hui. Cependant, les avantages en matière de stabilité de ce SME reconstitué devraient être suffisant pour attirer vers lui progressivement plus de monnaies. »

On pourra comparer au texte de Lafontaine :

« Durant une période de transition, il sera nécessaire d’aider les pays dont la monnaie subira de façon certaine une dévaluation pour soutenir son cours, y compris au moyen d’une intervention de la Banque Centrale Européenne, afin d’éviter un effondrement. »

Cette déclaration constitue un moment politique extrêmement important dans la crise de l’Euro. Elle annonce d’autres conversions. La multiplication des partis et des hommes politiques prenant parti, en Europe, pour une « fin de l’Euro » est aujourd’hui un fait important. Il est clair, de ce point de vue, que les premiers à franchir le pas bénéficieront d’une certaine prime dans l’opinion publique et auprès de leurs électeurs quand le mouvement s’amplifiera d’ici les prochains mois.

—–

TEXTE d’Oskar Lafontaine

Oscar Lafontaine : Nous avons de nouveau besoin d’un Système Monétaire Européen

La politique européenne d’Angela Merkel est soumise à une pression croissante. Le président de la Commission Européenne Manuel Barroso mais également le premier ministre italien Enrico Letta ont critiqué sa politique d’austérité qui domine en Europe et qui conduit au désastre. Les dirigeants européens savent que les choses ne peuvent continuer ainsi. La situation économique se dégrade de mois en mois, et le chômage a atteint un niveau qui sape de plus en plus les structures démocratiques.

Les Allemands n’ont pas encore pris conscience que les Européens du sud, y compris la France, seront du fait de la paupérisation économique, forcés de riposter, tôt ou tard, à l’hégémonie allemande. Ils sont plus particulièrement soumis à la pression du dumping salarial pratiqué par l’Allemagne en violation des traités européens depuis le début de l’union monétaire. Merkel se réveillera de son sommeil du juste quand les pays qui souffrent du dumping salarial allemand se mettront d’accord pour imposer un changement de politique de gestion de la crise aux dépens des exportations allemandes.

Une monnaie unique aurait pu être soutenable si les participants s’étaient mis d’accord sur une politique salariale coordonnée orientée vers la productivité. Pendant les années 1990, comme je pensais qu’une telle coordination était possible, j’étais d’accord avec la création de l’euro. Mais les gouvernements ont contourné les institutions créées en vue de cette coordination, plus particulièrement le dialogue macro-économique. Les espoirs selon lesquels la création de l’euro imposerait une attitude économique rationnelle de toutes les parties se sont avérés vains. Aujourd’hui le système est hors de contrôle. Comme Hans-Werner Sinn l’a récemment écrit dans le Handelsblatt, des pays comme la Grèce, le Portugal ou l’Espagne doivent baisser leurs coûts d’environ 20 à 30% par rapport à la moyenne de l’Union Européenne pour atteindre un niveau approximativement équilibré de compétitivité, et l’Allemagne devrait les augmenter d’environ 20%.

Abandonner la monnaie unique

Toutefois, les dernières années ont montré qu’une telle politique n’a aucune chance d’être mise en œuvre. Une hausse des salaires, qui est nécessaire dans le cas de l’Allemagne, n’est pas possible avec les organisations patronales et le bloc des partis néolibéraux, formé par la CDU/CSU, le SPD, les libéraux et les Verts, qui ne font que les suivre. Une baisse des salaires, qui signifie des pertes de revenus de l’ordre de 20 à 30% en Europe du sud, et même en France, conduira au désastre, comme nous le voyons déjà avec l’Espagne, la Grèce et le Portugal.

Si des réajustements réels à la hausse ou à la baisse ne sont pas possibles de cette façon, il devient nécessaire d’abandonner la monnaie unique et de revenir à un système qui rende possible les dévaluations et les réévaluations, comme c’était le cas avec le prédécesseur de la monnaie unique, le Système Monétaire Européen (SME). Il s’agit fondamentalement de rendre de nouveau possibles des dévaluations et des réévalutions à travers un système de change contrôlé par l’Union Européenne. Dans ce but, de stricts contrôles des capitaux seraient l’inévitable première mesure, afin de contrôler les mouvements de capitaux. Après tout, l’Europe a déjà mis en place cette première mesure à Chypre.

Durant une période de transition, il sera nécessaire d’aider les pays dont la monnaie subira de façon certaine une dévaluation pour soutenir son cours, y compris au moyen d’une intervention de la Banque Centrale Européenne, afin d’éviter un effondrement. Une condition préalable au fonctionnement d’un Système Monétaire Européen serait la réforme du secteur financier et sa stricte régulation, en s’inspirant des caisses d’épargne publiques. Les spéculateurs doivent disparaître.

La transition vers un système permettant des dévaluations et des réévaluations contrôlées serait graduelle. On aurait déjà pu commencer avec la Grèce et Chypre. L’expérience du « serpent monétaire européen » et du SME aurait dû être prise en compte.

Le 30 avril 2013.

Traduit de l’allemand par Stathis Kouvélakis

Par Jacques Sapir
Source RussEurope

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90 réponses à [Reprise] Oskar Lafontaine et l’euro : un changement significatif, par Jacques Sapir

  1. Patrick Luder Le 14 juin 2013 à 04h29
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    “il a cru en un mécanisme d’unification des salaires à l’échelle européenne, mais que ce mécanisme fut vidé de son contenu par l’action des divers gouvernements.” <= ceci est la clef de tout équilibre dans les échanges internationaux, c'est bien le seul point qui mérite un ajustement automatique …


  2. chris06 Le 14 juin 2013 à 05h18
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    Oskar Lafontaine a démissionné du SPD en 2005, puis est passé à Die Linke dont les résultats électoraux aux dernières élections régionales partielles de 2011 et 2012 ont été catastrophiques reculant à moins de 3% dans tous les Etats dans lesquels ces élections ont eu lieu.

    Victime d’un cancer, il a annoncé qu’il se retirait de la vie politique fédérale.

    L’article d’OSkar Lafontaine est paru dans “neues deutschland”, hebdomadaire tirant à un impressionnant 40 000 exemplaires affilié à Die Linke parti en totale décrépitude en Allemagne:
    http://www.neues-deutschland.de/artikel/820333.wir-brauchen-wieder-ein-europaeisches-waehrungssystem.html
    article qui n’a été repris nul part dans la presse allemande et n’a suscité aucune réactions politiques en Allemagne.

    Mais bon, tout ça pour dire qu’il n’y a vraiment que Sapir pour penser que les déclarations d’Oskar Lafontaine, qui n’a pratiquement plus aucune influence politique en Allemagne, constituent “un moment historique et marquent un tournant dans la position de l’élite européenne”.


    • Crapaud Rouge Le 14 juin 2013 à 06h35
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      En termes d’audience, vous avez sûrement raison, mais lisez la phrase suivante où apparaît le mot historique dans le texte : “C’est la première fois qu’un ancien acteur de premier plan dans la mise en place de l’Euro admet que ce dernier a constitué une erreur.” : c’est cela qui justifie le mot, pas l’audience. La suite du texte va dans le même sens. A aucun moment Sapir ne justifie son point de vue par l’audience, il est logique : ceux qui tiennent les commandes et prétendent avoir des “responsabilités” seront les derniers à reconnaître l’erreur de l’euro.


      • chris06 Le 14 juin 2013 à 08h54
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        oui, mais je ne vois vraiment pas en quoi ceci constitue un “changement significatif”, “un moment historique” ou “un tournant dans la position de l’élite européenne”.

        C’est juste un vieux politicien désabusé qui a perdu toute influence et qui cherche à se rendre intéressant en disant quelque chose qui est pensé par une bonne partie de la population allemande et certainement par la majorité des 3% de partisans de Die Linke.

        Comme le dit justement BA plus bas, je n’ai jamais douté qu’il existait dans tous les pays européens une gauche nationaliste dont Sapir est un des plus éminents représentants et qui cherche à se rassurer sur l’importance de ce mouvement.

        Reste à voir si ce mouvement pourra prendre l’ampleur suffisante pour influer sur le cours des choses, alors on pourra vraiment parler d’un “tournant historique”.

        Vous me permettrez d’en douter mais rien ne vous empêche d’y croire.


        • Crapaud Rouge Le 14 juin 2013 à 23h36
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          @chris06, pour le “vieux politicien désabusé” et cette “gauche nationaliste dont Sapir est un des plus éminents représentants” : lire http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/06/14/si-l-on-veut-sauver-l-amitie-franco-allemande-renoncons-maintenant-a-la-monnaie-unique_3430120_3232.html de “Hans-Olaf Henkel, ancien dirigeant d’IBM en Allemagne, [qui] a présidé le Bundesverband der Deutschen Industrie, l’équivalent allemand de l’organisation patronale française, de 2000 à 2005”. Lui-aussi préconise la fin de l’euro, et pour la même raison que Sapir : sauver l’Europe ! Et lui aussi avoue l’erreur : “Moi qui en étais jadis un fervent partisan, je reconnais avoir commis là une faute professionnelle grave et je me rends à l’évidence : l’euro est désormais trop fort pour la France et trop faible pour l’Allemagne.”

          Et cet article donne raison à Sapir qui écrit : “Cette déclaration marque un tournant dans la position de l’élite européenne dont Oskar Lafontaine fait partie. Elle annonce d’autres déclarations du même ordre qui vont désormais se multiplier dans les mois à venir.”

          Il n’y aurait “rien à signaler” (rien d’historique), mais ces déclarations sont justement… le signal (historique) que ça commence à frémir du côté des élites.


          • chris06 Le 15 juin 2013 à 11h37
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            @Crapaud Rouge,

            qu’appelez vous “un tournant dans la position de l’élite européenne”?

            Un grand homme d’affaire européen parmi 1000 change d’avis sur l’euro, un politicien européen sans guère plus d’influence parmi 1000 change d’avis sur l’euro, et hop, la “position de l’élite européenne” est en train de changer sur l’euro?


    • Christophe Vieren Le 14 juin 2013 à 08h43
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      ++ à Crapaud rouge. Dis Chris, ne me dis pas que les idées de l’UMP, du PS ou désormais du FN sont bonnes parce qu’ils ont une audience électorale de 20 %. Si la démocratie française et/ou allemande fonctionnait bien cela se saurait, non ?
      Et pour lever toute ambiguïté sur ma critique apparente de la démocratie : “La démocratie le pire des systèmes à l’exception de tous ceux que l’on a déjà essayé”, W. Churchill.


      • chris06 Le 14 juin 2013 à 09h13
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        Tu noteras bien que je ne porte aucun jugement de valeur sur les idées défendues par Oskar Lafontaine dans cet article. Ce n’est un mystère pour personne que ce ne sont pas les miennes mais ça n’a pas beaucoup d’importance.

        Par contre, je trouve les termes employés par Sapir, “changement significatif” “moment historique” “tournant dans la position de l’élite européenne” totalement inappropriés.

        Ce n’est pas non plus la question de savoir si les idées du PS ou de l’UMP sont “les bonnes”, (perso, je ne suis pas partisan) mais, jusqu’à preuves du contraire, ce sont les deux partis de gouvernement en France et si un de leurs dirigeants venait à faire les mêmes déclarations qu’Oskar Lafontaine, alors oui, cela représenterait un “changement significatif”.

        Tu comprends bien ce que je veux dire, n’est ce pas?


  3. BA Le 14 juin 2013 à 06h44
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    Il y a une partie de la gauche qui est internationaliste.

    Cette gauche internationaliste est sincère : elle croit sincèrement à l’alliance de tous les ouvriers par-delà les frontières.

    “Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !”

    Le problème avec la gauche internationaliste, c’est qu’elle ne part pas de l’existant.

    La gauche internationaliste ne prend pas comme base de départ ce qui existe dans le monde réel :
    – la raison d’Etat
    – le sentiment national
    – l’égoïsme national.

    La gauche internationaliste commence par construire une charrue. Et elle fait le pari que, quand la charrue sera construite, ça fera apparaître les boeufs.

    Oskar Lafontaine est une incarnation de la gauche internationaliste. Comme Jean-Luc Mélenchon, Oskar Lafontaine était un partisan sincère du “oui” au traité de Maastricht en 1992.

    Comme Jean-Luc Mélenchon, Oskar Lafontaine était un partisan sincère de la construction d’une Europe supranationale, d’une Europe unique, d’une monnaie unique.

    En 1992, ces deux hommes pensaient sincèrement qu’il fallait D’ABORD construire la charrue, et que, ensuite, les boeufs allaient apparaître.

    Ces deux hommes pensaient sincèrement qu’il fallait D’ABORD bâtir une construction supranationale, et que, ensuite, une solidarité supranationale allait apparaître entre les 27 peuples européens.

    Ces deux hommes pensaient sincèrement qu’il fallait D’ABORD bâtir une construction supranationale, et que, ensuite, des transferts d’argent massifs allaient apparaître entre les contribuables des pays européens du nord, vers les pays européens du sud.

    Conclusion :

    Le monde réel a détruit les illusions d’Oskar Lafontaine et de Jean-Luc Mélenchon.

    21 ans après le traité de Maastricht, la charrue “Union Européenne” est là, mais les boeufs “solidarité supranationale” ne sont toujours pas apparus.

    21 ans après le traité de Maastricht, la solidarité supranationale n’est toujours pas apparue.

    La solidarité supranationale n’est toujours pas apparue, mais en Europe, les égoïsmes nationaux existent encore et toujours.

    Les contribuables des pays européens riches ne veulent pas payer plus d’impôts pour aider les pays européens en faillite.

    Et, sur le plan politique, les ouvriers ne veulent pas voter pour les partis de la gauche internationaliste.

    Les partis de la gauche internationaliste voient les ouvriers voter en masse pour l’extrême-droite nationaliste. En France, la comparaison des résultats de la gauche internationaliste et de l’extrême-droite nationaliste est sans appel. Premier tour de l’élection présidentielle de mai 2012 :

    Marine Le Pen : 6 421 426
    Jean-Luc Mélenchon : 3 984 822

    Leurs illusions s’effondrent.

    Leur rêve s’effondre.

    Et leur construction supranationale va s’effondrer.

    Retour au réel.

    En France, il manque une gauche souverainiste : aucun parti politique de gauche n’est souverainiste. Et ça nous manque.


    • Julian Le 14 juin 2013 à 09h13
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      Je vous approuve entièrement.
      Le FG est un faux-nez.


    • chris06 Le 14 juin 2013 à 10h13
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      c’est vrai que gauche souverainiste ça sonne mieux que gauche nationaliste.

      “Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !”

      “Prolétaires de tous les pays, ne cherchez pas à vous unir”, c’est ça l’idée?

      En France, il manque une gauche souverainiste : aucun parti politique de gauche n’est souverainiste.

      Et le NPA et Lutte Ouvrière, c’est quoi? Ils sont bien pour une sortie de l’euro, non?
      Mais bon, vas y BA, reste plus qu’à fonder le PGS (Parti de la Gauche Souverainiste), préparer un programme et présenter des candidats, je suis sûr qu’il y a plein de gens sur ce blog et ailleurs qui seront prêts à t’aider. Alors, pourquoi attendre?


      • BA Le 14 juin 2013 à 11h41
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        Chris06 écrit :

        “c’est vrai que gauche souverainiste ça sonne mieux que gauche nationaliste.”

        Si tu ne vois pas la différence entre les deux, c’est que tu es aveugle.


        • chris06 Le 14 juin 2013 à 12h26
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          @BA,

          en termes de politique économique je ne vois pas trop la différence, tu pourras peut être me l’expliquer?
          En gros, les deux c’est “chacun pour soi”, c’est laisser libre court aux égoïsme nationaux, c’est priorité à l’intérêt national et la raison d’Etat…


          • BA Le 14 juin 2013 à 14h36
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            Bienvenue dans le monde réel.


          • Christophe Vieren Le 14 juin 2013 à 18h20
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            Il me semblait que le contraire de l’égoïsme était l’altruisme qui induisait la solidarité. Et me semble-t-il (avec Chris, j’ai de plus en plus doutes, c’est fou), la solidarité est d’aider les plus faibles. Qui sont les plus faibles en Europe aujorud’hui et dans la szone Euro en particulier ? L’allemange (c’et àd ire ses gouvernants et sa banque centrale indépendante) qui sont a priori les “plus forts” jouent-ils en ce moment la carte de la solidarité. Où jouent-ils plutôt avec le feu en se la jouant perso ? Où est l’intérêt européen dans tout cela par opposition à l’intérêt national allemand ? Pourra-t-on tirer sur l’élastique longtemps comme cela sans risquer la rupture ?

            Même remarque pour la France à l’égard des moins bien lotis dans les pays suivants : Espagne, Italie, Portugal, Grèce, Chypre, Irlande. . . et bientôt la Slovénie, puis … A-t-elle vraiment joué à fond la carte de l’eurozone et de l’Europe. J’en suis pas convaincu . Elle a plutôt suivi aveuglément la politique allemande jusqu’à minimum juin 2012 (je dis bien minimum car là aussi je doute qu’il y ait un grand changement entre le précédent gouvernement et le nouveau sur ce plan là) .


      • BA Le 14 juin 2013 à 11h46
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        Chris06 écrit :

        “Et le NPA et Lutte Ouvrière, c’est quoi ?”

        Ce sont deux partis de la gauche internationaliste.

        Tu le fais exprès ?


        • Balthazar Le 14 juin 2013 à 12h03
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          Oui, il doit se dire que quand ils chantent l’internationale, la main sur le cœur ou le poing levé, c’est pour des questions de budget et ne peuvent pas se payer et le cd et les serviettes pour entonner le tube de Patrick Sébastien.
          Hé hé hé …


        • chris06 Le 14 juin 2013 à 12h27
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          ben ils sont tous les deux de gauche et pour la sortie de l’euro, non? Et toi?


          • BA Le 14 juin 2013 à 12h47
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            Non mais tu connais le sens des mots ?

            Je veux dire :

            1- Tu connais le sens du mot “souverainisme” ?

            2- Tu connais le sens du mot “internationalisme” ?

            3- Tu connais le sens du mot “nationalisme” ?


          • Chazam Le 14 juin 2013 à 14h17
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            Huhu, on est en plein dans ce qui explique en grande partie l’atomisation de la “vraie” gauche : ses divisions internes pleines de ressentiments pour des questions de vocabulaire que l’écrasante majorité des électeurs considère comme purement idéologique et sans intérêt au regard de leurs problèmes quotidiens.


          • BA Le 14 juin 2013 à 14h26
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            “des questions de vocabulaire que l’écrasante majorité des électeurs considère comme purement idéologique et sans intérêt au regard de leurs problèmes quotidiens.”

            Exact.

            Et donc l’écrasante majorité des électeurs vote pour les ouistes.

            Et ça fait 39 ans que ça dure.

            Mais comme je suis démocrate, bien entendu, je respecte le choix de l’écrasante majorité des électeurs.

            Le 22 avril 2012, lors du premier tour de l’élection présidentielle, 24 129 801 électeurs ont voté pour les quatre candidats ouistes :
            François Hollande
            Nicolas Sarkozy
            François Bayrou
            Eva Joly.

            En pourcentage : 67,25 % des suffrages exprimés.

            http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lection_pr%C3%A9sidentielle_fran%C3%A7aise_de_2012#R.C3.A9sultats

            Dans cinq ans, en avril 2017, nous ferons le bilan du quinquennat de François Hollande.

            Et nous verrons la tête que fera l’écrasante majorité des électeurs.


      • sylla Le 15 juin 2013 à 00h09
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        “Et le NPA et Lutte Ouvrière, c’est quoi? Ils sont bien pour une sortie de l’euro, non?”
        Non.


      • Amsterdammer Le 15 juin 2013 à 12h50
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        Un bon article à ce sujet :

        Besancenot ou l’internationalisme des imbéciles

        http://ragemag.fr/besancenot-ou-linternationalisme-des-imbeciles/


    • Casquette Le 14 juin 2013 à 10h20
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      Le M’Pep est sur cette ligne gauche et souverainiste , mais l’audience du parti reste confidentielle.
      Quoiqu’il en soit l’initiative du démontage de l’euro voire de l’UE ne viendra pas des partis souverainistes.


      • sylla Le 15 juin 2013 à 00h24
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        Et le POI et le PRCF.
        “Souverainiste” est un mot malheureux qui vient du Québec où il a remplacé “indépendantistes”.Sur le papier les souverainistes seraient pour la souveraineté, nationale ou populaire : pourquoi pas “démocratistes” tant qu’on y est? Dans la pratique la plupart des partis qualifiés de souverainiste en Europe sont en fait bien timides : ils veulent pour la plupart renégocier les traités (et subordonner la souveraineté à l’accord des 26 autres pays de l’UE : curieux souverainistes…). De fait les partis qui veulent sortir de l’euro ne sont pas souverainistes.
        Car il n’est pas besoin d’être souverainiste pour vouloir sortir de l’euro : Alekos Alavanos, ancien dirigeant de “Syriza” propose de sortir de la zone Euro et a fondé un parti, plan B, dans ce but.

        Pour un démontage il faudrait une unanimité des 27 (pardon, des 28). Pour l’instant c’est l’unanimité pour y mettre des rustines.


    • Gibbus Le 14 juin 2013 à 10h39
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      Le Problème c’est que l’international du capital elle existe, on la subit tous les jours grâce à la globalisation et la finance…
      D’accord sur la naïveté de la gauche…
      Je me suis d’ailleurs permis une fois d’aller m’exprimer sur le sujet du FN partis ouvrier sur le blog de Méluche!!
      En disant le plus simplement du monde que lorsqu’on se dit anti-libérale est forcément souverainiste pour faire respecter ses frontières, on doit être pour le contrôle de la circulation des biens, des capitaux et des personnes … On ne peut pas être à la fois contre les délocalisations ou l’optimisation fiscal et trouver normal que le capital importe de la main d’œuvre peu qualifiée et bon marché (par l’immigration ou même via des sociétés d’intérim polonaise ou slovaque Bolkestein inside) pour les emplois non délocalisables (entretien, bâtiment, restauration) qui sinon verraient leurs coût salariaux augmentés. Ça le petit ouvrier ou le petit artisan le vit tous les jours et personne à gauche ne le dit ouvertement depuis G. Marchais… Que c’est pour cela que le FN peut se présenter comme le premier partis ouvriers de France et à ma grande surprise ce discours a été très bien reçu par les commentateurs du blog. Je n’en veux pas aux immigrés, ni aux travailleurs polonais ou slovaques, il faut bien manger !!!


    • Michel Martin Le 14 juin 2013 à 10h57
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      @BA,
      il y a le MRC de Chevènement qui est souverainiste.
      Interview au Figaro de son président J-L Laurent:
      “Nous avons voté neuf fois sur dix les projets du gouvernement, mais nous sommes en désaccord avec le PS sur l’Europe. Nous n’avons pas voté le Traité européen ni la règle d’or, ni le programme européen de stabilité car nous considérons que la construction d’une autre Europe est la mère des batailles pour sortir la France de l’impasse. Nous refusons la politique d’austérité, qui ne peut pas être transposable en France. Nous voulons un euro moins cher, un changement des statuts de la Banque centrale européenne (BCE) pour intégrer la croissance. Le MRC pense aussi qu’il faut organiser la mutation de la monnaie unique vers une monnaie commune pour conserver à chaque nation sa souplesse.”
      On ne peut pas dire que ce parti fasse recette, qui connaît son président?


    • gbalou Le 14 juin 2013 à 12h37
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      Pour rappel :

      L’aide à la Grèce (publique et privée depuis mai 2010)

      110 milliards d’euros. Montant du premier plan de sauvetage UE-FMI.

      130 milliards d’euros. Montant du second plan de sauvetage UE-FMI.

      100 milliards d’euros. Montant de la dette grecque effacée par le secteur privé.

      12 milliards d’euros. Plus-values réalisées sur la dette publique grecque auxquelles devrait renoncer la BCE au profit de la Grèce.

      Le Figaro : Qui va payer ?
      http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/02/20/20002-20120220ARTFIG00606-grece-qui-va-payer-quoi.php

      Maintenant, chantons BA BA BA !…


      • BA Le 14 juin 2013 à 14h34
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        Résultats concrets de l’ “aide” à la Grèce :

        Quatrième trimestre 2012 : dette publique de 303,918 milliards d’euros, soit 156,9 % du PIB.

        Prévision du gouvernement grec pour l’année 2013 : dette publique de 175,2 % du PIB à la fin 2013.

        Chômage en Grèce :

        Jeudi 13 juin 2013 :

        Grèce : nouveau record pour le chômage au premier trimestre 2013, à 27,4%.

        Le taux de chômage a continué sa progression au premier trimestre 2013, atteignant 27,4% contre 26% au quatrième trimestre 2012, touchant surtout les jeunes de moins de 24 ans, à 60%, selon des chiffres révisés publiés jeudi par le service des statistiques grecques (Elstat).

        Les femmes sont les plus affectées, 66,3% étant à la recherche d’un emploi, contre 54,9% pour les hommes pour ce premier trimestre.

        Le chômage dans la tranche d’âge 25-29 ans a également progressé pour atteindre 41,2% contre 35,7% il y a un an.

        “Le taux d’emploi a été réduit de 2,3% au premier trimestre 2013 par rapport au dernier trimestre 2012 et de 6,3% sur un an”, a indiqué le communiqué d’Elstat.

        Il y a un an, au premier trimestre 2012, le chômage affectait 22,6% de la population active et 52,7% des jeunes de 15-24 ans non scolarisés.

        Comptant six ans de récession et traversant la quatrième année de l’application d’une politique stricte d’austérité en échange de prêts de l’UE et du FMI, la Grèce continue d’être le pays de la zone euro le plus touché par le chômage.

        http://www.romandie.com/news/n/Grece_nouveau_record_pour_le_chomage_au_premier_trimestre_2013_a_27468130620131235.asp

        Evolution du PIB :

        Selon l’OCDE, pour l’année 2013, le PIB de la Grèce chutera de 4,2 %.

        http://www.oecd.org/fr/economie/perspectives/leconomie-mondiale-progresse-mais-le-rythme-de-la-reprise-varie.htm


        • gbalou Le 14 juin 2013 à 17h05
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          Personne ne nie les difficultées des grecs !!! Mais vous êtes l’un des rares à nier la solidarité européenne; Oui les plans d’aide n’ont pas donner des bons résultats. Mais il y a eu une solidarité. Est-elle souverainiste, supranationale ou que sais-je encore ? Là n’est pas la question !

          Sans les plans d’aide européen, il n’y avait plus de Grèce.

          Pour aujourd’hui :

          “Nous commençons à engranger de bons résultats”, assure Yannis Stournaras dans l’entretien publié lundi par Les Echos. “L’an dernier, la Grèce a enregistré un déficit public primaire de 1,2% du PIB, c’est à dire mieux que l’objectif de 1,5%, et pour les quatre premiers mois de 2013, le déficit n’est que de 300 millions au lieu des trois milliards prévus.”

          Il n’exclut pas un retour à la croissance du PIB dès l’an prochain, alors que l’OCDE a annoncé la semaine dernière s’attendre à une contraction de 1,2% de l’économie grecque en 2014.

          “Je suis optimiste sur le retour de la croissance dès l’année prochaine”, a dit Yannis Stournaras. “Après de si nombreux trimestres de chute de la production industrielle, nous sommes désormais proches de zéro.”

          “Nous restons prudents car beaucoup va dépendre des touristes: s’ils sont plus de 16 millions à venir en Grèce, les objectifs seront tenus !”

          Les Echos : http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-marches/la-grece-veut-demander-une-reduction-de-dette-en-2014-stournaras-884701.php


          • BA Le 14 juin 2013 à 17h41
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            Gbalou écrit :

            “Personne ne nie les difficultées des grecs !!! Mais vous êtes l’un des rares à nier la solidarité européenne; Oui les plans d’aide n’ont pas donner des bons résultats. Mais il y a eu une solidarité.”

            Non.

            La solidarité, c’est de DONNER de l’argent à un surendetté.

            Voilà ce que c’est, la solidarité.

            La solidarité, c’est de DONNER.

            Mais en revanche, la solidarité, ce n’est pas de prêter de l’argent à un pays qui est déjà surendetté, car ça aggrave la catastrophe.


          • BA Le 14 juin 2013 à 17h43
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            Quant au PIB de la Grèce en 2013, il est encore pire que ce que j’avais donné ci-dessus.

            En fait, pour l’année 2013, l’OCDE prévoit une chute du PIB de la Grèce de 4,8 %.

            Je dis bien : une chute du PIB de 4,8 %.

            http://www.oecd.org/fr/economie/perspectives/leconomie-mondiale-progresse-mais-le-rythme-de-la-reprise-varie.htm


          • gbalou Le 14 juin 2013 à 18h04
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            @ BA

            Une partie de la dette grecque a été payé par le contribuable français…Sans parler des décôtes pour les créanciers privés, DSK imaginait une restructuration de la dette grecque ou autrement dit un effacement en partie de celle-ci avant l’affaire du Sofitel. (je vous invite à lire le rapport du FMI sur la gestion de la dette grecque : Sans aides, IL N’Y AVAIT PLUS DE GRECE et le systême financier explosait !

            Vous ne pouvez pas par conséquent prétendre qu’il n’existe pas une solidarité européenne. Depuis que la troïka travaille en collaboration avec le gouvernement grec, la gestion du pays est plus conforme à un pays moderne.

            Il faut attendre encore un peu et comme le dit le ministre des finances si vous avez dénié lire l’article cité plus haut, une partie de la dette sera renégociée à la baisse.

            MAIS ce qui a de clair, c’est que vous ne partirai pas en Grèce cet été car vous n’êtes pas solidaire ! Les faits sont tétus !!! L’EUROPE EST EN MARCHE !


          • BA Le 14 juin 2013 à 18h29
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            Gbalou, je ne partirai pas en Grèce cet été car j’ai trois gosses et que je n’ai pas les moyens de me payer des vacances en Grèce pour cinq personnes !


          • BA Le 14 juin 2013 à 18h31
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            Depuis 2008, la crise a montré au monde entier que la soi-disant “solidarité européenne”, c’était du pipeau pour les bisounours.

            Quatre exemples :

            1- Depuis le début de la crise grecque, les pays européens riches auraient dû DONNER des dizaines de milliards d’euros à la Grèce.
            Or les pays européens riches ont refusé de DONNER des dizaines de milliards d’euros à la Grèce.
            En revanche, chaque pays européen riche accepte de sauver ses propres banques privées de la faillite : là, oui, la solidarité existe, car chaque pays européen riche accepte de DONNER de l’argent pour sauver ses propres banques privées.

            2- Deuxième exemple : les pays européens riches auraient dû DONNER plus d’argent au budget de l’Union Européenne pour la période 2014-2020.
            Or les pays européens riches ont refusé de DONNER un seul euro supplémentaire au budget de l’Union Européenne pour la période 2014-2020.
            Et c’est même encore pire : pour la première fois de son histoire, le budget de l’Union Européenne sera en baisse !
            Résultat : le budget de l’Union Européenne sera au niveau minable de 1 % du PIB de l’Union Européenne pour la période 2014-2020 ! Je dis bien : 1 % du PIB !
            Par comparaison, le budget fédéral des Etats-Unis est de 25,3 % du PIB des Etats-Unis.

            3- Troisième exemple : les pays européens riches auraient dû accepter de payer des taux d’intérêt plus élevés en créant des euro-obligations.
            Or les pays européens riches ont refusé de payer des taux d’intérêt plus élevés : les pays européens riches ont refusé la création des euro-obligations.

            4- Quatrième exemple : les pays européens riches auraient dû accepter de créer une union de transfert dans la zone euro.
            Or les pays européens riches ont refusé de transformer la zone euro en une union de transfert, avec des DONS d’argent partant des pays européens riches en direction des pays européens pauvres.

            Conclusion :

            La soi-disant « solidarité européenne », ça n’existe pas.

            La soi-disant « solidarité européenne », ça n’existe que dans les paroles, ça n’existe que dans les discours, ça n’existe que dans les déclarations. Mais au moment de passer aux ACTES CONCRETS, il n’y a plus personne.

            Au moment de DONNER de l’argent, il n’y a plus personne.


          • gbalou Le 14 juin 2013 à 18h45
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            Je suis persuadé qu’il est possible de trouver des chambres entre 10 et 20 euros par nuit, pour 5 personnes en Grèce ! Bien sûr, il faut y aller comme en 68, avec un bon vieux Volswagen et faire de la route…Bref, il y a de quoi faire pour les musées et autres distractions balnéaires !

            En se prenant avec un peu d’avance, dès le mois de janvier, l’affaire était dans le sac !

            Mais et j’arrêterais là, le point crucial pour réaliser une mission, un projet est d’avoir une vision. Et la vision qui nous lie grecs, BA et compagnie est qu’un monde meilleur existe, il est européen !!!


          • BA Le 14 juin 2013 à 18h55
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            Le ministre grec des Finances s’appelle Yannis Stournaras. C’est un comique !

            “Nous commençons à engranger de bons résultats”, assure Yannis Stournaras dans l’entretien publié lundi par Les Echos.

            J’éclate de rire !

            “L’an dernier, la Grèce a enregistré un déficit public primaire de 1,2% du PIB, c’est à dire mieux que l’objectif de 1,5%, et pour les quatre premiers mois de 2013, le déficit n’est que de 300 millions au lieu des trois milliards prévus.” Il n’exclut pas un retour à la croissance du PIB dès l’an prochain.

            Je pleure de rire !

            “Je suis optimiste sur le retour de la croissance dès l’année prochaine”, a dit Yannis Stournaras.

            Ecroulé de rire !

            La question est donc :

            Est-ce que Yannis Stouranaras croit lui-même à ces prévisions complètement pipeau ?


          • gbalou Le 14 juin 2013 à 23h06
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            @ BA

            Sur quelles bases jugez-vous le ministre grec des finances ? En quoi ses privisions sont-elles risibles ?

            Vous ne pouvez que vous appuyez sur un potentiel de croissance or à ma connaissance, jamais vous n’avez publié de tels chiffres ou analyses sur le blog…

            Les grecs ont le droit au respect et non votre mépris monsieur BA !


          • sylla Le 15 juin 2013 à 00h27
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            Olivier : “Il y aura eu solidarité quand les Grecs diront qu’ils ne nous rembourseront pas.”. Ce n’est pas de la solidarité.


          • Wilmotte Karim Le 15 juin 2013 à 09h36
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            Il y a une chose que n’est pas la Solidarité : c’est exterminer les conditions de vie d’un peuple.

            Après, peut-être que l’on peut dire que l’élite européenne a été “solidaire” de l’élite Grecque. Mais ce n’est pas une solidarité de peuple à peuple.

            ps : si un jour vous voulez m’aider “à la Grecque”… passez votre chemin.
            Je préfère encore me suicider moi-même.


          • sylla Le 15 juin 2013 à 18h30
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            Olivier, les dons à l’assoc’ marchent comme çà? 😉

            “La solidarité est le sentiment de responsabilité et de dépendance réciproque au sein d’un groupe de personnes qui sont moralement obligées les unes par rapport aux autres.
            En matière juridique (ce qui est l’origine première du mot solidaire), lorsque la solidarité est prononcée, notamment pour des créances, chacun des membres du groupe est engagé, en termes de dette et de responsabilité, pour la totalité.”

            Comme celle des autres pays européens, la “solidarité” française ne porte pas sur la totalité de la dette, est assortie d’un taux d’intérêt et d’une exigence de remboursement, et cet argent versé revient en partie à des entreprises françaises. Que l’état grec fasse défaut sur ce prêt ne le transmutera pas en solidarité.

            Ou alors on change la définition (chèque en bois : commerçant solidaire ; crédit : prêt solidaire (subprime : prêt communiste) ; faillite etc etc, et ce dès le premier centime), changer les définitions a des propriétés insoupçonnables (les paradis fiscaux par ex). On découvrira alors que ce système économique est en fait un “solidarisme”.

            “mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde” est pourtant une belle parole.

            P.S. : le RMI n’existe plus, c’est le Revenu de Solidarité Active maintenant.


    • Bara Le 15 juin 2013 à 22h33
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      C’est faux ! Vous avez le M’PEP qui est clairement à gauche pour sortir de l’euro et rendre sa souveraineté à la France, et dans une plus large mesure l’UPR de François Asselineau qui rassemble les Français de droite et de gauche pour sortir de l’euro, de l’union Européenne et de l’OTAN. Je suis à gauche et j’ai choisi l’upr pour ses positions claires et invariables depuis 2007.


  4. Ankou78 Le 14 juin 2013 à 07h54
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    Quelles solutions?

    Sont-elles possibles?
    Quand?
    Comment?
    Avec qui?

    1) amélioration de la monnaie unique.
    2) dissolution de la monnaie unique.
    3) changement de la monnaie unique en monnaie commune.
    4) ne rien changer
    5) ????????


  5. Macarel Le 14 juin 2013 à 08h41
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    Le rapport Moreau sur les retraites ne va pas assez loin, pour sauver l’euro il faut carrément supprimer les retraites. Tout comme en Grèce on supprime sans préavis la télévision publique.
    La droite complexée au pouvoir est encore trop complexée, encore un effort mesdames et messieurs, demain, nous serons tous égaux dans la frugalité (les mauvais esprits diront pauvreté), car vous faites sûrement ces réformes pour sauver la planète.
    Enfin, tous ? Non ? Pas vous qui en terme d’égalité vous alignez sur les mieux disant en terme de revenu et non l’inverse. Pas vous qui mettez à l’abri votre épargne dans les paradis fiscaux.


    • Chazam Le 14 juin 2013 à 14h19
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      Aucun rapport entre les retraites et le sauvetage de l’€…

      Avec n’importe quelle monnaie, si on est perpétuellement en déficit, on a un très très gros problème.


      • caroline porteu Le 14 juin 2013 à 15h52
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        Encore désolée de vous contredire Chazam

        Mais le rapport est évident et vous en trouverez la causalité ici . IL se concrétise par la signature du pacte Union Transatlantique en train d’être ratifié . Si plus d’euro , plus de pacte !!!!

        Nos retraites pour leurs paradis fiscaux ..

        Sachant que de toutes les manières les débats actuels sont une manoeuvre totalement dilatoire , enfumage supplémentaire puisque la Directive Européenne sur le sujet est déjà prête .

        http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/160313/nos-retraites-contre-leurs-paradis-fiscaux

        Les fonds de pension US ont un besoin urgent de liquidités que nos caisses par capitalisation , ou complémentaires seront tout à fait aptes à leur offrir quand ce pacte scélérat sera signé .


    • gbalou Le 14 juin 2013 à 14h24
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      Macarel au sujet de la fermeture de la télévision grecque : Le pb est encore l’existence des chaines privées. La merdiacratie a encore de beaux jours devant elle.

      IL FAUDRAIT SAVOIR !…

      Allez, négocions un peu même si vous n’en avez pas l’habitude mais tels que peuvent le faire des dirigeants au sujet de Chypre. Combien d’euros vous faut-il pour arrêter d’être francophobe ?


  6. LeTaulier Le 14 juin 2013 à 10h04
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    Beaucoup de contradiction chez Lafontaine.
    La plus flagrante est de critiquer toute baisse de salaire en Europe du Sud et en même temps de demander le retour aux monnaies nationales pour permettre une dévaluation de celle des pays du sud ce qui conduira à des baisses de salaires.


    • caroline porteu Le 14 juin 2013 à 11h31
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      Le Taulier
      Amalgamer déflation salariale et dévaluation est un peu simpliste , ne pensez vous pas ?
      La déflation salariale permet d’augmenter les revenus du capital, avant d’augmenter la compétitivité

      La dévaluation permet de rendre l’industrie plus compétitive , de diminuer l’effet pervers de la dette , de relocaliser des emplois .

      Regardez les plans de Roosevelt ..

      L’inflation générée n’intervient que si il y a pénurie d’offre

      Je ne dis pas que ce soit la panacée, mais contrairement à la déflation salariale qui a TOUJOURS amplifié les récessions (c’est historique) , les dévaluations ont souvent permis de relancer un pays .

      Encore une fois , relisez l’histoire économique européenne: elle parle d’elle même


      • chris06 Le 14 juin 2013 à 12h43
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        les dévaluations ont souvent permis de relancer un pays

        ouaip si le pays est le seul à le faire et que l’environnement économique général est en croissance. Sinon, ça donne quoi?

        Au fait, j’ai pas trop vu la fameuse “relance” au Royaume Uni, ils ont pourtant dévalué la livre de 25%…


        • caroline porteu Le 14 juin 2013 à 13h06
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          @chris06

          La dévaluation britannique n’a effectivement pas eu les effets escomptés , comme d’ailleurs les programmes d’injection monétaire de Bernanke pour une raison simple :
          les excédents monétaires n’ont servi qu’à gonfler la bulle financière et spéculative puisque ces excédents passaient automatiquement par les guichets bancaires . Vous savez , les fameux risques d’encours sur lesquels Olivier nous a fait un superbe dossier .

          Encore une fois , les dévaluations ne provoquent d’inflation que si :
          il y a pénurie de l’offre , ce qui n’est pas le cas , pénurie associée à une augmentation extravagante des masses monétaires en circulation , ce qui par contre est le cas ..

          Cette augmentation étant tout à fait maitrisable par ce que l’on appelle des programmes de stérilisation .. qui consistent à retirer de la circulation les excédents monétaires en circulation ..Outil parfaitement contrôlée par la Chine ..

          Mario Draghi avait même suggéré d’exploiter ces programmes de stérilisation monétaire lorsqu’il a voulu lancer son tour de bonneteau nommé OMT .

          Pour qu’une dévaluation puisse être efficace, il faut que les efforts se concentrent sur l’investissement productif et pas sur la spéculation financière . Ce qu’avait tout à fait sû faire Roosevelt , puis Nixon lorsqu’il a mis fin aux accords de Bretton Woods .. deux dévaluations de suite aux USA (7,5 , puis 10%) ..

          Ces politiques peuvent même se traduire par des politiques de grands travaux , car l’investissement public est un investissement productif par définition : encore une fois Roosevelt ou De Gaulle , ou la Chine, la Russie , le Brésil actuellement .

          La monnaie est un outil au service de l’économie .. et non pas l’inverse .. Ce que la zone euro a refusé de comprendre quand les eurocrates en ont établi la structure . Et au lieu de favoriser les pays qui ont adopté cette monnaie , ses erreurs de structure sont en train de la détruire .

          Vous avez aussi une autre manière de recycler les excédents monétaires en circulation et les USA ont été les champions du monde dans le domaine : les guerres .


          • Chazam Le 14 juin 2013 à 14h24
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            Une dévaluation faite il y a 80 ans quand il y avait une douzaine de pays industrialisés et une faite aujourd’hui quand il y en a 50, ça n’a absolument pas la même efficacité.

            On maintiendrait notre production de moyenne gamme en concurrence directe avec rien moins que la Chine. Devinez qui va gagner ?


          • caroline porteu Le 14 juin 2013 à 14h55
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            @Chazam

            Pourrais-je vous demander de regarder l’évolution du Dollar par rapport aux autres monnaies depuis 1995 , yuan excepté par définition puisqu’ils ont corrélé leur monnaie au dollar , et me dire comment vous appelez çà … ^^^

            Pour l’euro , je peux vous donner les pics de mémoire
            0,84 en 2000 le plus bas pour l’euro /$ et 1,60 au plus haut , et aujourd’hui il est à 1.33

            Pour le Yen , la différence est un peu moins marquée mais elle est est très significative aussi .

            Donc si vous prenez l’EURO/$ , comment appelez vous une monnaie qui perd 50 % de sa valeur par rapport à l’autre ?? Un Alien ?? ^^^^lol ..

            Allez voir le film d’Audiard :” Faut pas prendre les enfants du Bon dieu pour des canards sauvages” SVP ..

            Et demandez vous pourquoi les Chinois ont corrélé leur monnaie au dollar si ce n’est pour protéger leur propre économie des manipulations de la FED .. Les américains hurlent d’ailleurs suffisamment sur cette invraisemblable lucidité , en accusant les Chinois de faire ce que eux mêmes passent leur vie à faire .

            Cette hypocrisie est même totalement exceptionnelle !!! puisque le Yuan est CORRELE au dollar .. mais encore une fois , peu de gens le savent . C’est toujours facile de désinformer en utilisant l’ignorance et l’insuffisance médiatique.

            Il est en train de s’en rendre indépendant progressivement en ouvrant son marché des changes , mais il n’y a pas le feu au lac pour le faire ..

            Et on se demande vraiment pourquoi Greenspan en 2006 a décidé de ne plus publier M3 … Curieux non ?


        • G L Le 14 juin 2013 à 15h39
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          J’ai pas trop vu la fameuse “relance” au Royaume Uni, ils ont pourtant dévalué la livre de 25%” (Chris06)

          Comme personne ne sait où en serait le Royaume Uni sans cette dévaluation on ne devrait rien en conclure.

          Puisque aucun pays développé ne se trouve dans une situation florissante on devrait d’ailleurs en déduire qu’aucune des politiques économiques et financières qui y sont appliquée n’est satisfaisante (les critiques des uns envers les autres sont aussi peu convaincantes que les condamnations de la politique de l’autre camp par la droite et le PS chez nous.)


      • gbalou Le 14 juin 2013 à 13h35
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        Soyons simple :
        Quand la masse monétaire croit, il y a inflation. Quand elle décroit, il y a déflation. L’acceptation de la théorie quantitative de la monnaie comme cause ou pas d’une baisse ou d’une augmentation des prix est au cœur de débats.
        En économie, une déflation est une baisse de l’indice des prix observée sur une période ou autrement dit une inflation négative. Une déflation salariale est une baisse des salaires.

        Dans une spirale déflationniste, la baisse des prix mène à une réduction générale de la production, engendrant une baisse des salaires, un recul de la consommation, et donc de la demande, accroissant ainsi la baisse des prix.

        La dévaluation cause d’abord une brève dégradation de la balance commerciale avant de permettre une amélioration d’une plus grande ampleur : Prix en hausse des importations puis hausse du volume des ventes.

        Notre dette en France est en grande partie extérieure. Dévaluez et son volume en % augmente !…

        CONCLUSION : Une baisse des salaires conjuguée à une réforme du marché du travail (Loi Hartz IV en Allemagne) est une dévaluation compétitive détournée ou pour être clair une distorsion de concurrence selon les libéraux.


        • olivier69 Le 16 juin 2013 à 00h11
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          Gbalou, c’est toujours un jeu de sémantique : vous passez plus de temps à écrire vos différents commentaires qu’à lire correctement les autres. Le langage académique ? Vous préférez passer en force….
          « Une déflation salariale est une baisse des salaires », de quels types de revenus parlez-vous ? Du revenu du travail ou du capital ? Le revenu du capital (variable du rendement) n’est-il pas un salaire au sens de revenu ? La déflation salariale s’effectue sur le revenu du travail ou du capital ? L’épargne est une composante du revenu futur et elle assure une consommation dans le temps, c’est un salaire temporel sous forme monétaire. La masse monétaire comprend l’ensemble des artifices destinés à l’échange (donc produits financiers et hors bilan compris). Elle pourrait se définir par toutes les pièces comptables assurant le titre de propriété reconnu par les institutions. Elle se compose de produits plus ou moins liquides et sûrs mais aussi à la grande nouveauté de produits non comptabilisés et à l’abri de tout regard (le hors-bilan ). La monnaie permet un revenu dans le temps parce qu’elle est une réserve de pouvoir d’achat. Je dirai qu’il y a depuis longtemps une déflation salariale sur le travail et une inflation salariale sur le capital. Cette inflation salariale sur les revenus du capital se formule par le volume d’émissions mais aussi par le rendement des produits. Vous remarquerez que la répartition des revenus du capital est également complètement truquée puisque les délits d’initiés deviennent « monnaie courante ». La transparence n’est décidément pas faite pour tout le monde. Pourquoi ne pas parler de l’inflation monétaire constante en dénonçant la quantité de valeurs financières mises sur le marché par des institutions privées ? La déflation financière ou la dévaluation sont vos pires ennemis donc vous attribuez grossièrement la cause des crises aux éléments qui constituent un coût du travail (salaire, taxe,…). Je comprends mieux votre introduction : « soyons simple » ! Je dirai qu’il est temps pour nos élites de reprendre le chemin du travail au lieu d’encaisser sans efforts….
          A la vue des volumes monétaires, la déflation salariale passera de facto par l’épargne et les retraites au nom de la compétitivité. C’est une ponction sur la valeur du travail mais aussi sur la rentabilité des placements. Un placement est forcement monétaire mais peut être plus ou moins liquide, risqué et aussi assuré (soi disant) contrairement à l’investissement. Son rendement dépend de l’information acquise et donc de la place de l’épargnant au sein de la société pour obtenir un résultat (oligarchie financière). Chercher l’erreur ! Ce n’est donc pas une baisse salariale sur le travail qui peut assurer le risque (sous la forme d’une couverture) encouru par l’investissement et par conséquent détourner les capitaux vers la production. Par contre, puisqu’il n’y a pas d’assurance sur l’investissement, la question du choix entre placement et investissement ne se pose même plus. Dans ce cadre, l’impact des coûts de production sur l’économie devient un débat dérisoire et d’arrière garde en comparaison des regards sur la rentabilité, c’est de la propagande non fondée et pas sérieuse que vous appelez : Economie.
          Ensuite, « Une spirale déflationniste ? La baisse des prix ? » Mais de quel prix parlez-vous ? Quelle est la valeur de l’indice ? Et surtout quels mécanismes entraînent cette baisse des prix ? Où placez-vous dans ce contexte la solvabilité ? Il ne faut pas confondre non plus le prix de l’épargne, le prix de la consommation, de la production ou de l’investissement. C’est une pure concentration des richesses qui est maquillée par la variation de certains prix. Au passage, l’opération modifie les prix relatifs ou réels.
          Le modèle actuel se régule par le biais de l’inflation et du chômage d’un côté et les ententes financières de l’autre, c’est votre dévaluation compétitive. Elle est sociale avant d’être nationale ou locale. Vous voulez réformer le marché du travail sans reformer le marché des capitaux qui sont les deux marchés à la source des revenus ? Vos connaissances macro sont limitées et avant de parler de l’équation quantitative, comprenez-vous sa signification ? Vous parlez donc de quels types de déflation compétitive ? Et quelle est votre position sémantique face à cette équation ?
          Comptabilisez-vous les richesses qui circulent dans les paradis fiscaux pour faire vos analyses ? Je vous signale qu’une baisse des salaires peut s’interpréter idéologiquement comme un phénomène inéluctable ou comme une réforme. La dévaluation compétitive se retrouve dans vos propos détournés et crée une distorsion de nos points de vue.
          Enfin, si le hors bilan a de la valeur alors tout est monnayable (la richesse est l’unique monnaie car elle s’échange) et pourquoi ne pas se passer des institutions (la monnaie n’appartient à personne). La monnaie n’évolue donc pas dans ce qu’elle a de fondamental (échanger, c’est posséder), il faut juste s’en occuper (la monnaie, c’est notre patrimoine). Seule la définition et les propriétés que certains veulent nous faire avaler changent. Vous parlez de « prix » mais sa signification a quelle valeur ? Votre usage du concept de prix n’est malheureusement pas scientifique mais religieux ou à l’emporte-pièce. Puisque l’économie est devenue une compétition, alors vous ne pouvez pas être arbitre et joueur sans perdre de votre objectivité…


      • sylla Le 15 juin 2013 à 00h34
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        “ouaip si le pays est le seul à le faire et que l’environnement économique général est en croissance.” et si les dévaluations sont équivalentes, ce qui ne serait pas le cas.
        Sinon c’est pareil pour la déflation salariale.
        Pour la croissance, je propose une danse, il y en a de belles pour la pluie.


    • Arnould Le 14 juin 2013 à 11h41
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      Une dévaluation de la monnaie n’est pas strictement équivalent à une baisse de salaire. Mais ça n’engage que moi.


      • chris06 Le 14 juin 2013 à 12h34
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        ce que je vois surtout c’est qu’une dévaluation de la monnaie, comme au Royaume Uni, permet de maintenir élevé le ratio prix des logements (et de tous les actifs du capital, baux commerciaux etc…) / revenus des ménages alors qu’une déflation, comme en Espagne, réduit significativement ce ratio (40% à 50% de baisse de prix sur les logements et 10 à 20% de baisse sur les salaires).


        • caroline porteu Le 14 juin 2013 à 13h19
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          @chris 06

          S’arrêter à l’impact d’une dévaluation sur les prix de l’immobilier consiste à juger de la qualité d’une construction en se limitant à l’aspect d’une seule de ses fenêtres ..

          Essayez d’avoir une vision un peu plus globale ..

          Personne ne vous demande d’avoir un doctorat d’économie pour le faire , mais il y a d’autres impacts sur une économie qu’il est criminel de ne pas prendre en considération et encore une fois ce n’est que du bon sens .

          Par exemple , la compétitivité apportée aux exportations ..

          La baisse de l’intérêt représenté par les délocalisations et leur impact sur le chômage
          Le renchérissement des importations qui peut devenir une incitation à la relocalisation, ayant encore un effet positif sur le chômage .

          Le besoin de se tourner vers une indépendance accrue en termes d’approvisionnements énergétiques , donc une incitation à développer les programmes locaux de transition énergétique .

          et la liste est loin d’être exhaustive .

          Et là je parle bien de dévaluation sans inflation ..

          Ou alors ce n’est que de la désinformation pure et simple .


          • jacqueline Le 14 juin 2013 à 14h48
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            J ‘écoutais Martin d’Arcelor, répondre à un gars du FN sur la solution de sortir de l ‘ € .

            Martin lui dit : “oui , mais le charbon et le minerai seront plus chers à l’importation, en six mois vous allez nous couler.”

            Or ce raisonnement est faux sur le plan des exportations, le coût des matières premières vis à vis de l’extérieur entre l’achat et la revente est inchangé. C ‘est uniquement le prix de la main d’œuvre et des charges sociales ( et de l’énergie , là on est plutôt bien placés ) qui va baisser pour l’extérieur et nous rendre plus compétitifs avec une dévaluation.

            C ‘est faux également, parce que si on ferme nos haut fourneaux, parce qu’on est trop chers avec l ‘ €, ( ah bon c’est déjà fait ! ) ce sera encore plus cher d’importer de l’acier pour nos besoins intérieurs que de le fabriquer chez nous.

            Dans ce dernier cas une dévaluation n’impacterait que le coût des matières premières.

            Mais si on ferme nos haut fourneaux avec une dévaluation il y aura un surcout supplémentaire lié à la main d’œuvre et au cout de l’énergie plus chers dans les autres pays..

            La solution était de garder Florange et retour au franc. Je crois que Martin n’a pas tout compris.

            De toutes façons il faudra dévaluer l’ € de 30 %, sinon nos industries vont toutes partir en zone $ ( c’est ce que dit Asselineau, ce que réclame Airbus depuis des années ).

            Je reprend ce que disait Farage à propos de la dévaluation. Les produits manufacturés importés vont nous couter plus cher. Avant ils coutaient 100, maintenant ils coutaient 130. Et là des gens vont se dire oh ça suffit , on va essayer de les fabriquer à 115. En France on est pas très adeptes de l’analyse de valeur, c’est plutôt les coréens. Ca relance la production intérieure et ça peut même favoriser l’exportation. Quand aux produits agricoles et alimentaires importés, on en a pas besoin.


          • caroline porteu Le 14 juin 2013 à 15h24
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            @Jacqueline

            J’aime beaucoup Martin que je trouve d’un courage et d’une lucidité assez exceptionnelle . De plus il a refusé de se laisser enfermer dans des clivages politiques ineptes : il défend avant tout l’intérêt des salariés d’Arcelor .

            Je dirais que sur ce sujet , je pense qu’il a été simplement mal conseillé et mal informé et que personne ne lui a vraiment expliqué tout ce que vous venez de décrire .. Ce ne sont pas les journalistes actuels qui auraient pris le temps de le faire . Et quelque part les clivages politiques ineptes ont permis justement de masquer ces analyses de bon sens , telle que vous venez de la faire .

            Elles ne pouvaient pas être faites , et encore moins dites, puisqu’elles étaient contraires à la doxa du PS comme celle du FdG d’ailleurs .
            J’ai crû à un moment à la possibilité de maintenir l’euro , tout en ayant des politiques suffisamment courageux pour infléchir sur ses orientations et en modifier la structure , compte tenu du poids de la France dans la zone Euro .

            J’ai crû qu’une Europe des peuples était possible : celle qui remettait la finance au service de l’économie et non pas l’inverse .. et qui faisait que la politique économique se faisait en fonction de l’intérêt général des Européens et non pas simplement d’une caste : la monnaie étant un des outils de cette politique .

            Permettez moi de vous dire que je n’y crois plus un seul instant . L’espoir est mort et bel et bien mort .

            Visiblement certains y croient encore .. Mais je pense que pour arriver à ces concepts qui , comme vous le remarquerez sont de simples concepts démocratiques , qui mettent l’humain et l’intérêt général en priorité , sans clivage idéologique , il faut mettre à la porte à peu près l’intégralité des fonctionnaires de Bruxelles et de la BCE (sauf Constancio) .. et là , je sais que c’est tout simplement impossible !!!! ..

            Je ne crois ni au Père Noel ni aux miracles ..

            Et le pire dans ce que vous dites est sans doute que le gars du FN n’a pas su argumenter , et que Martin n’a pas voulu entendre parce que c’était le FN .. La diabolisation permet de fermer les écoutilles sur des idées de bon sens au prétexte de leur origine .. Et çà c’est l’inverse de ce que nous sommes : le pays des libres penseurs ayant le droit et le devoir d’exercer un minimum de sens critique.

            Aujourd’hui la seule contrainte est de suivre la consigne du parti sans oser un instant la discuter .. Et si risque de discussion , on interdit le débat comme ce que vient de faire le PS avec l’Europe .

            Démocratie disions nous ?


          • jacqueline Le 14 juin 2013 à 19h16
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            @Caroline.

            Oui c’est tout à fait ça.

            J ‘aime bien Martin aussi. Il ne porte pas le FN dans son cœur ( enfin peut être un jour quand les autres partis l’auront bien dégoutté, pour moi c’est déjà fait depuis que l’ UMPS s’est assis sur le NON au TCE, ce jour là ils ont tué la démocratie, alors elle n’a plus rien à redouter des “fachos”).

            On ne peut pas dire que MLP et ses ouailles soient des experts en économie. Elle s’améliore, après Allais, elle cite Sapir, elle arrive à contrer Langlet :))

            Le problème au FN, sur leurs blogs, il est assez difficile d’exposer des idées, que ce soit sur les retraites, ou sur l’énergie ( deux sujets sur lesquels on entend plein de conneries ).

            On doit se contenter d’applaudir ou de conspuer quand on nous le demande.

            Mais c’est la seule chance de renverser la cabane sur le chien et on verra bien après.

            Entre le FN, NDA et Asselineau, c’est la guerre.

            J ‘aime bien Asselineau , très pédagogue.;

            L’essentiel est là :

            http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/10-raisons-sortie-de-l-union-europeenne

            Tout le monde peut comprendre.

            C ‘est dans une de ces vidéos où il dit qu’on sera de toutes façons obligés, voire contraints contre notre volonté, de dévaluer l ‘ €.

            C ‘est surtout vis à vis du pétrole qu’une dévaluation est pénalisante, mais dans les prochaines années, la part du pétrole va se réduire.

            Pas de 3 fois d’un coup de baguette magique, comme le proclame Négawatt, mais il faut s’y préparer maintenant pour les 50 années à venir.

            La décroissance volontaire, je n’y crois pas, ça ne se décrète pas, la transition va prendre au moins un demi siècle.

            Par réalisme et pragmatisme ça passe par une nouvelle génération de nucléaires. Sans énergie pas de croissance.

            Quand on arrêtera de gaspiller de l’argent dans le renouvelable et la bulle verte ( qui a déjà explosé pour le solaire ), on pourra en construire, comme en 73 après le premier choc pétrolier pour garder notre indépendance énergétique.

            On ne peut pas imaginer une société , où après demain on irait travailler seulement les jours de vent, et les jours de soleil et à quel prix du kWh ! ! !

            Avec le solaire ou l’éolien et l’hydraulien il faut un double investissement pour une source d’énergie de replacement les jours sans vent ( 80 % du temps, référence : les bilans des sites d’ Enercoop ).

            On est fauchés, mais on prend la solution la plus chère en investissement et la moins rentable à l’usage. Celle qui nécessite aussi la plus grande empreinte au sol.

            Les allemands qui ont déjà gazé pas mal de gens à plusieurs époques, n’en sont plus à ça près ( humour noir ), ils compensent l’intermittence de leurs éoliennes en extrayant et brulant du lignite. Le pire pour la planète !

            Puis ils prévoient d’ importer du lignite du Chili à qui ils refileront la taxe carbone liée à l’extraction. Bilan pour la planète : NUL ! Mais les allemands seront plus verts.

            Il faut donc arrêter de fantasmer sur les effets d’une dévaluation du franc sur le prix du pétrole car de toutes façons les derniers barils verront leur prix exploser ( avec ou sans l’ €). Ils seront réservés à des usages prioritaires.

            C ‘est à ça qu’il faut se préparer et pas au sauvetage de l ‘€, ni de l ‘ Europe.

            Pour convertir tout le parc automobile en électrique il faudrait construire 18 EPR ( référence de l’ ADEME à avoir en tête.).

            Pour seulement le 1/3 il faudrait en construire 6.

            Avec de l’éolien ou de l’ hydraulien il faudrait augmenter considérablement le nombre de sites et le coût d’investissement serait encore plus élevé.

            6 EPR = 9 000 MW ( sur 2 sites , emprise au sol limitée ) 60 milliards d’ €

            4 hydroliennes P = 2MW => 40 millions d’€ = > il faudrait 4500 sites comme celui ci :

            http://energie.edf.com/fichiers/fckeditor/Commun/En_Direct_Centrales/energies_marines/paimpol/documents/ParcHydro_Fiche-BD.jpg

            ( sans tenir compte des variations de puissance liées aux marées).

            coût en hydraulien : 180 milliards d’€

            En majorant le coût d’un EPR à 10 Md € ( 8 actuellement , 3 au départ ) , six couteraient 60 Md soit trois fois moins cher

            Mais c’est surtout le nombre de sites qui pose problème pour l’hydraulien et l’éolien. Je vous épargne les fosses à fumier.


      • gbalou Le 14 juin 2013 à 14h08
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        Pour les concepts, voir plus haut !…

        Le pb en France est qu’il n’y a pas eu une vraie baisse des salaires avec un volume d’heures travaillées inférieur à celui de l’Allemagne qui mis en oeuvre une dévaluation déguisée (Loi Hartz IV). Depuis la crise, il n’y a pas d’austérité en France. Le pouvoir d’achat des français a seulement baissé en 2012. (Il existe certes des inégalités).

        Mais en clair, les marges des entreprises n’ont jamais été aussi basses en France d’ou le nécessaire besoin d’emprunter en France comme à l’étranger pour améliorer leur compétitivité. Aujourd’hui malheureusement, le prix du capital est fortement taxé d’ou l’impossible sortie de crise, à moins de libéraliser l’économie, d’améliorer l’offre des produits français.

        Ex d’un dysfonctionnement : Le marché des taxis en France. Il manque des taxis car la licence est trop chère d’ou la création d’un marché parallèle tendant à faire baisser le prix de la course. Résulat : Personne n’est satisfait. Ni le client, ni les taxis professionnels (qui craignent une baisse de leurs salaires sans parler du remboursement de l’emprunt pour la licence…) et encore moins l’Etat ne peuvent s’entendre sur un service qui permettrait la création d’emplois.

        A Paris, il est difficile de trouver un taxi à partir de 23 h : la seule capitale au monde !!!


        • Gibbus Le 14 juin 2013 à 15h51
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          @Gbalou
          J’ai envie de dire non, il est équivalant au taux de marge années 60 alors qu’aujourd’hui la croissance est un souvenir!!
          Il est même supérieur au taux de marge des années 75-80!!!
          Concernant votre explication sur la compétitivité et la fiscalité qui nous condamne à la crise, quand je vois l’Angleterre et comment elle se sort de la crise avec brio…
          Allez voir le billet (http://www.les-crises.fr/0649-pib-trimestriel-en-europe/) sur ce même blog sur les PIB européens vous verrez que malgré l’hétérogénéité des politiques nationales le taux de croissance se suivent grosso modo la même tendance… En économie globalisée quand la dépression se pointe c’est pour tous le monde!!!!


          • gbalou Le 14 juin 2013 à 16h39
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            BFM BUSINESS / INSEE

            Les marges des entreprises à leur plus bas niveau depuis 1985.

            Selon l’Insee, le taux de marge des sociétés non financières est descendu à 27,7% en 2012, contre 28,5% en 2011. Un chiffre qui explique entre autres le décrochage de l’économie française.

            Cet indicateur montre clairement le décrochage des sociétés françaises. Sur l’ensemble de l’année 2012, le taux ressort à 27,9%, contre 28,5% en 2011, soit “son plus bas niveau depuis 1985”, commente l’Insee. De plus la tendance est mauvaise : sur le seul quatrième trimestre 2012, le taux de marge s’établissait à 27,7%.

            A l’origine de ce recul, l’Insee cite notamment la hausse des cotisations sociales, versées par les employeurs, qui “accélère”, en raison,de la hausse du taux de cotisation d’assurance-vieillesse, et de la fin des exonérations sur les heures supplémentaires.

            LOUIS GALLOIS SONNE L’ALERTE :

            Louis Gallois, dans son rapport sur la compétitivité des entreprises françaises, donnait davantage d’explication. Dans la section intitulée “la cote d’alerte est atteinte” , il écrivait ainsi que “confrontée à une concurrence grandissante, l’industrie française a été conduite à préserver sa compétitivité prix au détriment de sa compétitivité hors prix”. Ainsi, “afin de conserver des prix compétitifs, les industries françaises ont été contraintes de rogner leurs marges”.

            L’ex-patron d’EADS et de la SNCF rappelait ensuite que le taux de marge des entreprises manufacturières a chuté de 30% à 21%, de 2000 à 2011.

            ALORS MON CHER GIBBUS : MAINTENANT REGARDEZ LE POUVOIR D’ACHAT DES FRANCAIS OU MIEUX COMPARER LE NOMBRE DE BMW EN FRANCE AUJOURD’HUI et en 2000 ?

            Mon petit doigt me dit qu’il y a peut être à faire un effort pour les entreprises ! Elles créent la richesse !!!

            Ps: Il faut lire le rapport Gallois !…


          • Gibbus Le 14 juin 2013 à 21h37
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            Et entre 2000 et 2007, par ce que entre temps il y a eu un petit soucis dans l’économie globalisé, non??
            Et puis les entreprises crée de la richesse grâce aux hommes qui y travaillent, les épargnants qui placent leur argent en action sur le marché secondaire (qui ne sont pas des investisseurs mais bien des épargnants) pourraient peut être faire un effort et prendre moins de dividende, non??
            Regardez les sommes versées depuis la création du CAC, je ne pense pas que les salaires, ni les charges aient suivis la même progression, non???
            http://www.quiperdgagne.fr/wp-content/uploads/2013/02/CAC-DEPUIS-SA-CREATION.jpg


          • dadone Le 14 juin 2013 à 22h13
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            @glalou

            Mon petit doigt me dit qu’il y a peut être à faire un effort pour les entreprises ! Elles créent la richesse !!!

            Consternant, vraiment consternant de lire cela.
            Même Chris06 a fini par être d’accord avec moi, c’est dire…
            Les entreprises détruisent de la richesse depuis au moins 30 ans !


          • gbalou Le 14 juin 2013 à 22h49
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            @ Dadone

            Mon cher Dadone, vous n’utilisez pas le langage académique de la science économique, il est par conséquent pour moi très difficile de vous comprendre. Soyez sûr de mes efforts pour tenter de saisir vos propos ou vos commentaires. Mais à nouveau car ce n’est pas la première fois, je vous conseille humblement de vous enrichir d’un lexique d’économie. Si les mots ont un sens, certains font polémiques comme la valeur par exemple.

            Produire un livre ou un lexique consiste à créer de la valeur. Ce lexique diffusé sur Internet gagne ou perd de la valeur. Qu’est-ce qui se cache derrière la valeur ? De la richesse…

            Dois-je continuer au point d’en déduire selon vos dires, cher Dadone, que vous êtes un bon à rien ? La réponse est non. Cela ne m’amuse pas. La science économique est une science humaine.

            Cordialement – Merci.


          • dadone Le 15 juin 2013 à 00h00
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            @gbalou
            Bon je vous donne un seul exemple pour vous prouver que les entreprises appauvrissement les pays et après juré je ne vous embêterais plus car en réalité je ne pourrais plus rien pour vous…

            Il était une fois un magasin A et un magasin B.
            Ils se partageaient équitablement une clientèle H.
            Et puis un jour, un commercial C va voir A et lui dit :
            “vous aller augmenter votre part de marché par rapport à B je vous le promet j’ai un concept formidable cela s’appelle les cartes magasins qui va vous permettent de fidéliser et d’accroître votre clientèle !”
            Le magasin, cupide, se laisse convaincre et achète les coûteuses infrastructures informatique et investit dans les (coûteux) développement informatique.
            Pendant ce temps, notre commercial qui c’est acheté une belle allemande avec le premier contrat va voir B et lui dit :
            “Attention votre concurrent est en train de monter une organisation qui va vous faire perdre des clients, vous devriez faire comme lui”
            Comme cela est incontestablement vrai, B ne peut qu’accepter ce qui permet à C de s’acheter un bateau…et de réfléchir maintenant à un super logiciel de comparaison des prix en temps réel qu’il va pourvoir vendre à A puis à B.

            Moral de cette histoire.
            Une fois que A et B ont leur gestion de cartes, ils se partagent équitablement toujours la même clientèle H.
            Mais il désormais il y a une petite différence , c’est qu’il faut désormais entretenir maintenir, payer des redevances pour le logiciel et l’électricité pour faire fonctionner les serveurs.
            Morale de la morale.
            Avec toujours la même clientèle A et B sont obligés de répercutés sur H pour amortir les nouveaux coûts.
            Conclusion : Toute la population a subit une perte nette de pouvoir d’achat.
            Voilà les raisons pour lesquelles les entreprise appauvrissement les pays.
            Ce n’est qu’un exemple je peux en citer des milliers comme cela…


          • gbalou Le 15 juin 2013 à 00h59
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            @ Dadone

            Cas classique d’un duopole (Ex : EADS BOEING)

            Selon la théorie classique de l’offre et de la demande (Utilité marginale), votre raisonnement manque de rigueur et surtout votre conclusion est fausse. Le client a gagné en pouvoir d’achat. Il n’a par ailleurs aucune raison d’aller vers B si le prix de A est inférieur ou égal à B qui dans un second temps investit dans les cartes informatiques (A supposer qu’elles améliorent la distribution et baisse le prix des produits…).

            Sur une base 100; 50 pour A et 50 pour B, l’investissement permet à A de baisser ses prix et de gagner 20 clients : 70 pour A, 30 pour B. B investit ce qui permet de baisser les prix désormais égaux à A. Pourquoi un client A fidélisé retournerait-il vers B pour un prix équivalent ?

            Eh oui, la fidélisation est un concept commercial !

            […Dois-je aller plus loin dans l’analyse ?]

            Toutes choses égales par ailleurs, Résultat : Les 100 clients ont un pouvoir d’achat en hausse. Le commercial, vendeur des cartes, voit son pouvoir d’achat en hausse. Le producteur de carte a un pouvoir d’achat en hausse.

            Progrès technique, progrès économique et progrès social.

            Conclusion : Ne me sortez pas la théorie des jeux ou les forces de Porter et encore moins, la plus-value absolue selon Marx (restons simple !…), histoire de me dire que vous avez des connaissances !

            Mais introduisez dans ce jeu un troisième acteur, un constructeur d’avion chinois pour l’exemple EADS et BOEING, un cas réel ; étudiez les actionnaires de chacun des acteurs, évaluez la politique des fournisseurs (Rolls Royce pour les moteurs…) évaluer le coût en dollar, en euro et en RMB sans parler du prix du pétrole, des bénéfices réalisés à la Bourse par les acteurs etc… Ensuite vous revenez me voir, on parlera d’ECONOMIE (Faut-il ou pas sortir de l’Euro ?…?…?) à savoir si vous avez 20 euros ou les placer pour en gagner 2 de plus !!!

            Pour en savoir plus ; Rapport Gallois.

            Ps : Les rapports d’activité de chaque acteur du jeu sont sur Internet.


          • dadone Le 15 juin 2013 à 08h36
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            @gbalou
            Alors on va prendre des exemples concret
            Qui a créer la bulle immobilière aux USA ?
            Qui a construit des villes fantôme en Espagne ?
            Qui a créer des produits dérivés qui ont perdus toute valeur ?
            Qui a noté ces produits dérivés AAA ?
            Comment l’Irlande est passée de la prospérité à une drastique austérité ?
            Réponds à ces questions et tu verras qui a détruit de la richesse.


  7. caroline porteu Le 14 juin 2013 à 10h21
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    Hors sujet mais pas tant que cela .. car ce n’est peut-être pas l’Euro qui est condamné , mais le système financier dans sa forme actuelle ..

    Poutine a fait hier deux déclarations peu sujettes à interprétation ..

    Et même si ce n’est pas dit , la conclusion logique est “si vous ne réformez pas ” nous créons le notre , ce qui ferait indéniablement tout basculer, y compris l’euro , compte tenu des risques systèmiques parfaitement décrits par Olivier . Les premières étapes de création sont d’ailleurs déjà en route :

    Durban , Centre Off shore aux Iles Kouriles , et sans doute réseau concurrent de Swift qui est une arme géopolitique puisqu’elle sert à exclure des pays (Iran , Vatican) .

    “”Il nous semble qu’on peut atteindre la future croissance économique progressive et durable en coordonnant la politique économique à l’échelle mondiale par la voie de la réforme du système monétaire et financier et du système de la gestion et du contrôle financiers, de la stimulation des investissements, du renforcement de la confiance, la transparence et la prédictibilité des marchés, y compris des marchés énergétiques.”

    “Le FMI doit se réformer “.

    http://fr.rian.ru/world/20130614/198537296.html

    Par ailleurs , le discours de Vitor Constancio , Vice Président de la BCE, peu relayé , reprend les mêmes arguments que Oskar Lafontaine


    • gbalou Le 14 juin 2013 à 16h52
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      @ Caroline “ce n’est peut-être pas l’Euro qui est condamné”

      Ravi de vous l’entendre dire !!! L’euro est une monnaie qui doit être consolidé. Elle n’est pas aboutie.


      • Surya Le 14 juin 2013 à 23h10
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        Personnellement entre l’€ et le franc suisse, j’ai fait mon choix… Mon compte suisse me semble plus pérenne que cette monnaie supra nationale en bois.


    • caroline porteu Le 14 juin 2013 à 17h21
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      Complément à la Déclaration de Poutine :

      Les injections massives de liquidités doivent cesser et l’Europe est trop dépendante des USA

      Pour que Poutine se permette de taper du poing sur la table de cette manière cela veut dire qu’il est prêt au bras de fer avec le système financier Occidental .. et il a derrière lui les Chinois et les Brics . Son intérêt n’est pas de faire exploser le système mais de le faire revenir à la raison et cet avertissement ne doit surtout pas être pris à la légère .
      Ni pour les banques , ni pour l’euro .. ni pour le dollar .

      Poutine n’est pas du style à parler pour ne rien dire . N’oublions pas de plus que la rencontre Obama /Xi Jinping aura été un fiasco américain.
      (article de Contrepoints par Guy Sorman)

      Les banques occidentales vont souffrir .

      La lutte contre l’évasion fiscale constitue un élément clé de la politique axée sur l’assainissement du système financier mondial, a indiqué jeudi le président russe Vladimir Poutine dans une interview exclusive à RIA Novosti.

      “Combattre l’évasion fiscale pratiquée à l’aide des zones offshore est une tâche difficile et ardue. A cet effet, il est indispensable de posséder des mécanismes de régulation aussi bien internationaux que nationaux”, a déclaré M. Poutine.

      Le président est persuadé que l’existence de “paradis fiscaux” figure parmi les facteurs stimulant le “déséquilibre structurel de l’économie mondiale”.

      “Les injections massives de liquidités et les mouvements incontrôlés de capitaux exercent un effet nocif sur le système financier mondial”, a indiqué le chef de l’Etat russe.

      M. Poutine a cité les mesures qui permettraient, selon lui, d’affaiblir cet effet. Il s’agit en premier lieu de “conclure des accords bilatéraux avec les zones offshore, ainsi qu’avec les juridictions à fiscalité peu élevée”.

      http://fr.rian.ru/world/20130614/198541707.html


  8. toll Le 14 juin 2013 à 14h33
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    Y a juste un problème avec Target 2 :

    La désintégration de la zone euro ne déclencherait probablement pas de bombe atomique, même virtuelle, contrairement à ce que craint le Bundder Steuerzahler. Mais il n’est pas impossible qu’elle sème la désolation.Le pire n’est pas sûr, mais il ne peut pas être exclu.

    Target 2 est bien une roulette russe dans les mains des peuples et des décideurs de la zone euro.

    http://www.latribune.fr/getFile.php?ID=6914910


  9. G L Le 14 juin 2013 à 16h54
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    Les problèmes nord-sud sont-ils solubles dans l’union politique?

    Après un nombre impressionnant d’intervention militaires étrangères, de tentatives d’unification et de révolutions n’ayant pas abouti, l’Italie telle que nous la connaissons a débuté en 1871 (même si la situation du Pape n’était pas encore officiellement réglée, de mêmes que quelques détails de frontières au nord.)

    Il s’agit d’une unification politique pleine et entière, avec les mêmes lois, les mêmes impôts, la même armée, la même monnaie, la libre circulation des personnes et des capitaux et marchandises. L’unité linguistique s’est faite sans grande difficulté. Pourtant 140 ans plus tard le résultat n’est pas des plus convaincant, ni au niveau politique ni au niveau économique et on est en droit de se demander ce que pourrait réellement être une Europe fédérale plus ou moins bâtie sur le même modèle.

    Il m’arrive de me demander si la France et l’Allemagne, ayant l’une et l’autre réussi une unification qui les satisfait, n’ont pas cru un peu trop facilement que l’unité de l’Europe serait une partie de plaisir parce qu’elle allait présenter les mêmes avantages que ceux retirés de leur propre unification…


  10. dan Le 14 juin 2013 à 21h29
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    Mr Oskar Lafontaine doit profiter de sa retraite car il n’est plus dans le coup , l’euro n’est pas un problème politique bien au contraire , c’est une bonne devise qui malheureusement faisait de plus en plus de concurrence au billet vert qui a déclenché une guerre contre lnotre Europe avec les conséquences que nous connaissons et la misère que cela a entraîné . L’Europe doit faire un virage à 180° pour revoir sa politique internationale et ses alliances du passé .Que pensez d’un ami de longue date qui vous poignarde dans le dos !


    • Letaulier Le 14 juin 2013 à 22h19
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      Tu proposes qui comme nouvel allié? L’Iran, la Chine, Cuba?

      Si les USA mettent la pression sur leur plus proche allié, le R.U. Pour qu’il reste dans l’UE c’est qu’à leurs yeux l’UE n’est pas une mauvaise idée.


  11. BA Le 15 juin 2013 à 00h08
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    Vendredi 14 juin 2013 :

    Hans-Olaf Henkel, Professeur honoraire à l’université de Mannheim (Allemagne), ancien dirigeant d’IBM en Allemagne, a présidé le “Bundesverband der Deutschen Industrie”, l’équivalent allemand de l’organisation patronale française, de 2000 à 2005.

    En 1992, Hans-Olaf Henkel était pour l’euro.

    Mais ça, c’était avant.

    Aujourd’hui, il vient de changer d’avis.

    Hans-Olaf Henkel écrit :

    Si l’on veut sauver l’amitié franco-allemande, renonçons maintenant à la monnaie unique.

    Le constat est indéniable : les relations franco-allemandes n’ont jamais été aussi tendues depuis soixante ans, époque où de Gaulle embrassait Adenauer. J’estime que cette dégradation doit être imputée principalement à l’euro. Moi qui en étais jadis un fervent partisan, je reconnais avoir commis là une faute professionnelle grave et je me rends à l’évidence : l’euro est désormais trop fort pour la France et trop faible pour l’Allemagne.

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/06/14/si-l-on-veut-sauver-l-amitie-franco-allemande-renoncons-maintenant-a-la-monnaie-unique_3430120_3232.html

    Sa conclusion est claire :

    L’Europe méridionale tenait jadis l’Allemagne dans le plus grand respect. Lors de la récente visite d’Angela Merkel à Athènes, il a fallu déployer 7 000 policiers pour assurer sa protection. Le fossé entre les pays de la zone euro et les autres est de plus en plus alarmant. Seuls les Roumains sont encore désireux d’adopter la monnaie unique. L’éventualité d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne n’est sans doute pas étrangère aux décisions prises au sein de la zone euro en vue de centraliser, d’égaliser et d’harmoniser. Avant que l’amitié franco-allemande n’en soit la victime collatérale, finissons-en avec la monnaie unique !


  12. tchoo Le 15 juin 2013 à 14h39
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    Les Grecs ne rembourseront pas leur dette, ni nous non plus d’ailleurs.
    Sapir n’a qu’une seule lecture, à partir du moment où on par le se sortir de l’Euro, on a son oreille sinon il est incapable d’écouter ce qui est dit.
    Lafontaine n’a pas changé de discours, il y a simplement rajouté l’idée de sortir de l’Euro, sinon ce qu’il préconisait amenait soit au changement en Europ soit à défaut à la sortie de l’Euro et mêm à la fin de l’Union Européenne telle que construite actuellement, tout comme d’ailleurs le Front de Gauche.


  13. Marc Le 15 juin 2013 à 22h45
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    Dadone et l’économie…

    Continuez votre raisonnement:
    A la base il y avait A B + clientèle
    Ensuite il y a A B + clientèle + H, donc malgré la perte de pouvoir d’achat il est possible qu’il y ait croissance
    Ensuite H va consommer, la preuve son bateau etc ds votre exemple, mettons à “clientèle”
    Clientèle qui va ensuite acheter plus à A et B
    -> Croissance


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