Pour avoir le point de vue inverse afin que chacun se fasse son idée et comprenne le débat entre musulmanes, et la complexité du sujet – on essaie de ne pas être sectaire ici 😉

Il clôture la série purement “Burkini”, rassurez-vous… 🙂

Source : Marianne, 5/9/2016

burkini-insulte

Alors que la situation des droits des femmes fait actuellement débat en Tunisie, Maya Ksouri revient sur la polémique autour du burkini en France. Elle s’adresse à tous ceux qui, à l’image du fondateur de Mediapart, Edwy Plenel, ont évoqué “un vêtement comme les autres”.

La semaine du 13 aout, fête de la femme en Tunisie, a été le théâtre d’un affrontement entre tenantes du boycott de la cérémonie officielle organisée au palais de Carthage et partisanes de la participation. Le point de friction entre les deux camps s’articulait autour de l’évaluation de la situation des droits de la femme aujourd’hui en Tunisie sous la présidence de Beji Caïd Essebsi. Les premières considèrent ce dernier comme un usurpateur de la mémoire bourguibienne et de ses acquis en faveur de la femme, ayant failli par calcul et opportunisme à entériner l’évolution du code du statut personnel vers l’égalité dans l’héritage. Les secondes encensent ce même président en tant que continuateur « florentin » de Bourguiba faisant ce qu’il peut dans un contexte difficile.

Ainsi, la présence symbolique de la femme, en tant qu’élément de plus-value politique, ne cesse d’être débattue en Tunisie, surtout dans le contexte actuel où la parole s’est libérée et où le compromis politique avec la réaction islamiste (dont la répression, sous Bourguiba et Ben Ali, était admise par l’Occident comme un gage de modernité) ne laisse de reposer la question du statut – réel – de la femme derrière la vitrine longtemps brandie. Des incidents comme l’interpellation par la police d’une jeune femme portant un short dans une zone résidentielle, le tollé islamiste lors de l’évocation du projet de l’égalité dans l’héritage, raviveront tous les jours les inquiétudes sur la nature de la république tunisienne.

Le statut de la femme dans une société donnée est un tel indicateur de la nature de cette dernière, surtout en ces temps agités – où la sinistrose économique, la perte de sens généralisée et le cynisme ambiant ressuscitent les démons identitaires et leurs consolants replis – que cette même semaine, on a vu la femme et son corps causer un autre affrontement, non pas en Tunisie mais dans un pays ou la question paraissait depuis longtemps réglée : la France.

Combat entre pro et anti-interdiction du burkini

La décision de certains maires d’interdire le burkini sur leurs plages, l’appui judicaire à ces décisions et la rétraction qui a suivi ont généré un affrontement entre deux camps, en France et ailleurs dans ce village-terre où tout s’est mondialisé : les pro-interdiction – des laïques, des progressistes anti-islamistes mais aussi une minorité de xénophobes ayant toujours vu d’un mauvais œil la présence étrangère et « maure » sur leurs terres -, et les anti-interdiction, des islamistes, des complexés de l’identité et des « droits-de-l’hommmiste ».

Et quoique l’argumentaire des premiers soit mis à mal vu la spécificité de l’endroit de l’interdiction (la plage), où ni l’argument sanitaire ni l’argument du bannissement des signes religieux dans l’espace public ne tiennent vraiment, l’argumentaire adverse, construit autour de la liberté de la vêture et de la diversité, n’en est pas moins dans une meilleure posture.

Si l’argumentaire des deux blocs paraît si friable, c’est qu’aucune des factions ne veut /n’ose afficher le fond de sa pensée. Le débat est biaisé car chacune des parties croupit dans les faux-semblants imposés par la bien-pensance et le politiquement correct.

Les pro-interdiction (exceptée la frange d’extrême-droite)n’osent plus aller au bout de leur raisonnement de peur d’être taxés d’islamophobes dans un environnement de compromis et de clientélisme politique socialiste ayant eu pour résultat de laisser des causes comme la laïcité, en France, en pâture à l’extrême droite. Ainsi, si discuter de la burqa leur est encore permis, discuter du bien-fondé du voile leur est interdit au risque de se voir opposer l’argument d’autorité de l’islamophobie même si le voile et la burqa découlent du même impératif religieux : cacher la « awra » (l’indécence) qu’est la femme.

Ce que taisent ces pro-interdiction, au-delà de l’argument sanitaire et de l’argument laïque – qui ne résistent pas à l’examen dans ce cas précis -, c’est leur rejet profond du voile, de la barbe, du « kamis », et de tout ce qui est signe de ralliement à cet islam qui devient depuis un moment si disert et si violent dans l’espace public. Pour ce camp, le burkini est l’extension de la burqa que les talibans ont imposé aux femmes et dont son nom est du reste issu. Le burkini est un signe du refus et de stigmatisation de l’autre via l’ostentation d’une tenue en dehors de laquelle on est dans le « haram »

Les anti-interdiction, composés en leur majeure partie d’islamistes et de conservateurs, n’osent pas, eux aussi, avouer le vrai motif de leur indignation : sous leur argumentaire adossé au très politiquement correct respect des libertés, se terrent leurs convictions moins avouables, celle de l’obligation qui doit être faite à la femme, et qui après tout est inscrite dans le coran, d’observer une pudeur de sorte à ne pas provoquer « les instincts mâles ». Les femmes vivant dans les pays arabes vous diront aisément les remarques/regards/gestes de déconsidération à leur égard quand elles osent s’afficher en bikini dans des plages publiques. Au fond, ce n’est que cela derrière les déclamations de disposer de son corps car jamais vous ne verrez ces anti-interdiction user de ce même appareil argumentatif pour militer pour le droit à la minijupe ou au nudisme.

Cependant, et malgré cela, ce camp jouit aujourd’hui d’une audience assez importante (recrutée surtout parmi les jeunes). Une des raisons principales de la résonnance du discours de ce camp est la caution d’honorabilité que lui donne une faction particulière de ses composantes : celle « des droits-de-l’hommiste » classés à gauche par l’opinion publique.

Edwy Plenel en est l’archétype ; ce dernier, et en pleine polémique sur l’interdiction du burkini, publie un article intitulé « Un vêtement comme les autres ». Cet article est naturellement repris par tous les sites « halal » en France et ailleurs et par une grande partie des profils islamistes/conservateurs sur Facebook et Twitter qui, d’habitude, dénigrent le monde d’où vient Edwy Plenel.

Et justement le tour de passe-passe idéologique est là : « Regardez ô islamophobes errants ! Voilà qu’un homme objectif, car faisant traditionnellement partie de nos ennemis, se range à nos côtés et c’est la preuve irréfutable que nous sommes indéniablement dans le vrai. »

Edwy Plenel, en réduisant le burkini (qui, rappelons-le encore, est un terme issu de burqa et de bikini) à un choix vestimentaire, se donne, à peu de frais, bonne conscience, se félicitant, sans doute, de sa droiture chevaleresque et de sa lucidité de justicier incorruptible même quand il s’agit du « camp adverse ». Sauf que cette posture fort honorable a des répercussions qui ne feront hélas de monsieur Plenel que l’idiot utile de l’Internationale wahhabite car la burqa n’est pas un vêtement comme les autres et n’est pas juste un choix vestimentaire.

On arguera qu’Il y a bien aujourd’hui des femmes rétives au projet wahhabite qui portent la burqa, mais qu’elles le fassent est, justement, éloquent sur la situation alarmante de la femme dans les sphères arabo-musulmanes où la respectabilité/le confort/la paix passe désormais par la mutilation d’une partie de soi. Que les femmes, mêmes hostiles au projet islamiste, aient intériorisé d’une manière inconsciente leur infériorité du fait de la chose inconvenante qui doit être couverte qu’est leur corps est, en soi, une insulte à tout humaniste qui se respecte.

Le voile, sous toutes ses formes, est-il anodin, juste un choix vestimentaire ?

Le débat, pollué aujourd’hui par des éléments conjecturaux (le contexte d’après Nice), des finauderies (« gardons-nous de leur victimisation ») et brimé par l’épée de Damoclès de l’islamophobie, élude le fond réel du problème : le voile, sous toutes ses formes, est-il anodin, juste un choix vestimentaire ?

Lire la « littérature » wahhabite-islamiste vous dira que non. Le voile, la burqa et le burkini ne sont pas des vêtements comme les autres mais des signes ostentatoires d’appartenance et de ralliement qui, a contrario, excluent toutes celles qui ne les portent pas du monde de « la bonne musulmane » pour les jeter dans celui des blâmables non pratiquantes, au mieux, ou, au pire, dans celui des catins mécréantes.

Lisez les mémoires* d’un des plus éminents dirigeants de la Nahdha (le parti islamiste tunisien vendu comme le parangon de l’islam modéré), Abdelhamid Jelassi, parues cette année, et vous verrez que le voile et ses pendants ne sont pas des vêtements comme les autres. Il le dit clairement.

Le voile et la volonté insidieuse de sa généralisation, sous toutes ses formes, dans l’espace public, est aujourd’hui, dans un contexte d’islam politique florissant, un élément de propagande, de démonstration de force et de victoire… Victoire remportée sur le modèle social caractérisé par la libération des femmes arabes et leur émancipation à partir des années 30 sous l’impulsion d’Atatürk, Bourguiba et Nasser. Un modèle social progressiste si bien accepté dans un premier temps qu’on vit des salles combles hilares devant un Nasser qui ridiculisait l’attachement des frères musulmans au hijab.

L’acte fondateur de la Tunisie moderne a été, plus que la constitution de 1959, le code du statut personnel de 1956 qui s’est accompagné d’actes symboliques comme le geste de Bourguiba ôtant publiquement le voile a une femme venue l’acclamer. Oter ce voile, c’était reconnaitre la femme comme un égal et non comme un objet, un bonbon (pour reprendre une comparaison en cours chez les islamistes) qu’il faut envelopper pour le soustraire à la convoitise.

Ainsi, prétendre aujourd’hui que le burkini est un vêtement comme les autres est une insulte au combat qu’ont mené et que mènent les femmes arabes tous les jours pour faire évoluer leurs acquis -ou pour juste les sauvegarder – et pour changer les mentalités qui se ré-enlisent depuis quelques décennies de désenchantement national dans le bourbier identitaire.

Soutenir aujourd’hui que le burkini est un vêtement comme un autre, c’est donner, à partir d’un confort parisien, un bâton de plus à ceux qui salissent les femmes émancipées tous les jours dans le monde arabe : du compte « Aicha Amal », très populaire au Maroc, qui photographie des femmes en bikini à leur insu pour les livrer à une curée de « slut-shaming » ensuite sur Facebook, aux déclarations publiques émanant de « respectables » présidents de « think tanks » tunisiens insultant la championne olympique tunisienne Habiba Ghribi et imputant sa déconvenue lors de derniers jeux à…. son slip impudent.

Soutenir aujourd’hui que le burkini est un vêtement comme un autre au nom de la diversité culturelle et religieuse admettrait de soutenir que l’esclavage, s’il est pratiqué en Arabie saoudite par exemple, est une embauche comme une autre vu que le coran contient des versets qui le rendent licites et que c’est donc une spécificité culturelle. N’est-ce justement pas cela l’essentialisme que la gauche de monsieur Plenel dénonce ?

Soutenir aujourd’hui que la burqa est un vêtement comme un autre en exhibant sur Twitter, comme le fait monsieur Plenel, des photos de baigneuses couvertes de la belle époque, n’est autre (mise de côté la supercherie intellectuelle qui élude qu’à la même époque les hommes aussi se devaient de porter des costumes de bains couvrants, donc nulle discrimination de la femme), que de la condescendance, envers des peuplades que l’on considère comme attardées. Une condescendance travestie dans ce nouveau tiers-mondisme qu’est l’islamo-progressisme.

Soutenir aujourd’hui que le burkini est un vêtement comme un autre, c’est nier l’importance de l’enjeu dans des sociétés où des femmes, dont le seul tort est d’exercer leur liberté de penser et d’expression pour défendre leurs acquis contre le travail de sape insidieux de wahhabisation à coups de pétrodollars, sont menacées dans leur existence et astreintes à une escorte policière. Soutenir le port du burkini c’est mieux les désigner à la vindicte des alliés objectifs de monsieur Plenel : les islamistes.

Soutenir que le burkini est un choix vestimentaire qui correspond à l’actuelle configuration politico-sociale arabe, c’est ignorer les errements des peuples qui, laminés par ce monde qui se complexifie, se laissent porter par leurs instincts primaires pour se réfugier dans une représentation fantasmatique et passéiste d’eux-mêmes. Au nom de quoi donc, si ce n’est au nom de la lutte contre ces errements et du rétablissement du sens de l’Histoire, la gauche française a-t-elle contré l’engouement pour le Front national en votant massivement Chirac un certain printemps 2002 ?

Le voile est régression et asservissement de la femme mais monsieur Plenel n’a cure que, par un certain effet, l’orgueilleux papillonnement de ses ailes chamarrées nous condamne, nous, femmes arabes, qui nous battons tous les jours contre ses réactionnaires alliés objectifs, à l’obscurité.

*Les moissons de l’absence : la petite main ne ment pas. Éditions librairie tounes, 2016 [en langue arabe].

Maya Ksouri
Avocate et chroniqueuse politique tunisienne.

Source : Marianne, 5/9/2016

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Annexe : l’article cité, je ovus le met pour comprendre

«Un vêtement comme les autres»…, par Edwy Plenel

Le propre des époques de transition comme la nôtre, de trouble et d’incertitude quand un vieux monde se meurt lentement et qu’un nouveau monde tarde à naître, c’est la perte des repères les plus élémentaires. Et notamment l’oubli des libertés fondamentales…

Ces libertés fondamentales pour lesquelles, depuis 1789 (puis 1830, 1848, 1871, 1898, 1936, 1944, 1968… pour ne prendre que les dates de surgissement des révoltes créatrices), notre peuple s’est battu contre des pouvoirs qui servaient les puissants et les dominants, au service en somme des injustices sociales. Parmi ces principes, qui sont ceux d’une République démocratique et sociale, il y a la liberté individuelle : l’égalité de droits pour toutes et tous, sans distinction d’origine, de condition, d’apparence ou de croyance, de sexe ou de genre, dont la seule limite est de ne pas imposer aux autres sa propre loi, celle d’une idéologie (politique) ou d’un dogme (religieux).

Ainsi sur une plage, chacun d’entre nous peut penser ce qu’il veut des postures choisies par les autres estivants (selon leurs cultures, leurs convictions, leurs religions, etc.), mais aucun d’entre nous n’a le droit d’imposer autoritairement aux autres son choix à la manière d’un uniforme obligatoire. Ainsi, de même que je m’opposerai demain de toutes mes forces à un pouvoir qui obligerait les femmes à couvrir leur corps dans l’espace public, de même je m’oppose aujourd’hui à ce qu’on interdise sur les plages une tenue qui les couvre parce qu’elle serait liée à une religion. Dans les deux cas, nous cédons nos libertés individuelles au profit d’une logique autoritaire et discriminatoire qui, dans le premier cas, vise les femmes en continuant d’en faire une minorité politique opprimée et, dans le second cas, vise les musulmanes en les constituant comme minorité à exclure.

La liberté ne se divise pas, et elle est donc aussi celle de ceux dont nous ne partageons pas les idées ou les préjugés. À condition, évidemment, qu’ils ne cherchent pas, à leur tour, à nous les imposer autoritairement – et ce n’est certes pas le cas de ces femmes musulmanes qui, comme en témoignent nombre de reportages, vont vêtues à la plage en compagnie d’amies aussi dévêtues qu’on peut l’être, affichant ainsi la diversité et la pluralité qui anime les musulmans de France. Faut-il rappeler à nos intolérants d’aujourd’hui qu’en 1905, lors du vote sur la loi de séparation des églises et de l’État, certains républicains conservateurs voulurent faire interdire le port de la soutane dans l’espace public ? Et qu’évidemment, Aristide Briand (qui portait la loi, fermement soutenu par Jean Jaurès) s’y opposa au nom de la liberté, celle d’afficher ses opinions (donc aussi sa croyance), avec le soutien de tous les républicains progressistes (lesquels hélas, comme les autres, oubliaient les femmes qui, alors, n’avaient pas voix au chapitre, ni droit de vote – avec parfois, ce prétexte, qui ne manque pas d’ironie rétrospective, qu’elles seraient sous l’emprise de l’obscurantisme religieux).

ep-1

Capture d’écran de France 3 Côte d’Azur, 12/08/2016

Les tenants de l’interdiction du « costume ecclésiastique » (comme d’autres, aujourd’hui, qui veulent interdire tout « costume islamique ») affirmaient qu’il s’agissait d’un habit de soumission et que le devoir de l’Etat républicain était d’émanciper par la loi (donc par la force… de la loi) les prêtres de la soutane. Au passage, machistes affirmés, ils affirmaient que la soutane, qui est une robe, portait atteinte à la « dignité masculine ». Voici ce qu’Aristide Briand leur répondit, en refusant qu’une loi qui entend « instaurer un régime de liberté »veuille imposer aux prêtres « l’obligation de modifier la coupe de leurs vêtements » : « Votre commission, messieurs, a pensé qu’en régime de séparation la question du costume ecclésiastique ne pouvait se poser. Ce costume n’existe plus pour nous avec son caractère officiel (…). La soutane devient, dès le lendemain de la séparation, un vêtement comme les autres, accessible à tous les citoyens, prêtres ou non. »

Autrement dit (et d’ailleurs Briand lancera, provocateur, à cette assemblée masculine qu’il était du droit de chacun, dans un régime de liberté, de se promener s’il le souhaitait « en robe ») si, demain, des hommes (quels qu’ils soient) veulent se rendre en soutane à la plage, et se baigner sous cette apparence, ils en ont le droit… De même, d’ailleurs, que l’on peut rencontrer, en feuilletant Paris Match de cette semaine, un homme nu se promenant sur une plage non naturiste de Biarritz qui, croisant Emmanuel Macron et son épouse, les salue, salut que le ministre lui rend avec le sourire. Mais les mêmes qui s’alarment des tenues de plage couvrantes de musulmanes ne se sont pas émus de cette transgression exactement opposée. Dans les deux cas, nous sommes face à des choix relevant de la liberté individuelle. Si son exercice ne s’accompagne d’aucun prosélytisme (cherchant à contraindre la liberté d’autres individus), accepter qu’une autorité la contraigne, c’est ouvrir la voie à ces morales d’État qui ont toujours accompagné les régimes autoritaires, quels qu’ils soient et quelle que soit leur intensité.

ep-2

Le reportage de Paris-Match sur Macron à la plage

Toutes ces polémiques, qui n’ont pour effet que de tomber dans le piège tendu par Daech (stigmatiser les musulmans par quête de boucs émissaires à nos peurs – voir plus bas), sont profondément ridicules quand on les confronte à un raisonnement logique. Va-t-on interdire, demain, au nom du refus de toute visibilité des convictions religieuses dans l’espace public, que des religieuses catholiques en coiffe se rendent à la plage ? Ou que des juifs pratiquants s’y promènent avec une kippa sur la tête ? Mais, demain, va-t-on également, au nom de la « neutralité » de l’espace public interdire des T-shirts affirmant des opinions supposées subversives ou des tenues juvéniles supposées dissidentes ? Faire la chasse aux cheveux longs, aux piercings, aux tatouages, etc. ?

ep-3

Les Sœurs de la Consolation assistant à une compétition de surf dans les Landes

Quand une liberté commence à tomber, sous un prétexte idéologique qui, en l’espèce, est sécuritaire, il est non seulement difficile de la reconquérir mais, surtout, elle en vient à être perdue pour tous, et pas seulement pour ceux que sa restriction semble viser. Demain, selon les aléas de notre vie politique, des municipalités, des gouvernements, des entreprises prendront prétexte de la restriction idéologique d’une liberté visant les corps et les apparences pour s’en prendre à d’autres attitudes jugées non conformes à leurs préjugés, à leurs dogmes, à leurs intérêts. Défendre nos libertés individuelles (parmi lesquelles celles de nos corps, de leurs vêtures ou de leurs nudités), c’est défendre la liberté de se battre pour nos droits, et de ne pas être soumis à la servitude des pouvoirs (qu’ils soient étatiques, économiques, idéologiques, religieux, sexuels, etc.).

La deuxième déclaration des droits de l’homme, la plus aboutie mais la plus éphémère, celle de l’An I de la République (1793) énonce ceci en son article 6 : « La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui ; elle a pour principe la nature ; pour règle la justice ; pour sauvegarde la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’il te soit fait ».

PS : j’ajoute à ce billet ce que j’ai récemment posté sur les réseaux sociaux, simple appel à la raison quand tant d’autres sujets (démocratiques, sociaux, écologiques, géopolitiques, scientifiques, etc.) devraient mobiliser nos énergies comme en témoignent les priorités éditoriales de Mediapart tout cet été :

À l’été 2014 (il y a deux ans donc, avant les attentats de 2015 et 2016), j’ai écrit ce qui suit, dans Pour les musulmans (Éditions La Découverte, lire ici). Est-il besoin de souligner que cette mise en garde est toujours d’actualité, plus que jamais ? Et qu’il est de notre devoir de soutenir toutes celles et tous ceux qui sont stigmatisés non pas pour ce qu’ils auraient fait mais pour ce qu’ils sont, en raison de leur croyance ou de leur apparence ? Voici donc l’extrait : « Sous toutes les latitudes, le sort fait aux minorités dit l’état moral d’une société. (…) Au-delà de mon pays, j’écris contre cette guerre des mondes dans laquelle on veut entraîner les peuples en fabriquant des haines identitaires dont la religion est l’alibi. Mais je suis en France, j’y vis, j’y travaille, et c’est ici même que, pour nous, se joue ce sursaut des consciences. Jamais les crimes commis par de prétendus musulmans ayant eux-mêmes sombré dans ces guerres sans fin ne justifieront qu’en retour, nous persécutions les musulmans de France. Jamais des dérives individuelles ou des conflits lointains n’autoriseront que, dans notre pays, on en vienne à assimiler en bloc des hommes, des femmes et des enfants à un péril qui menacerait l’intégrité, voire la pureté de notre communauté nationale, au prétexte de leur foi, de leur croyance, de leur religion, de leur origine, de leur culture, de leur appartenance ou de leur apparence. Jamais les désordres du monde ne sauraient excuser l’oubli du monde. De sa complexité, de sa diversité et de sa fragilité ».

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici, ; nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

79 réponses à Vu de Tunisie : le burkini, insulte au combat mené chaque jour par les femmes arabes, par Maya Ksouri

Commentaires recommandés

arkantz Le 21 septembre 2016 à 10h25

Pour ceux qui ne connaisse rien du Proche et du Moyen-Orient, le débat parisianniste est une posture intellectuelle de façade qui ignore nombre de réalités. Maya Ksouri remet les pendules à l’heure. Dans certains pays du Golfe (hors Arabie saoudite ou Qatar), des musulmanes pratiquantes ne portent ni hijab ni hiqab (ce qui ne les empêche nt pas de prier 5 fois par jour et d’être sincères dans leur foi sans ostentation). La plupart sont choquées de voir la dérive sectaire se développer en Occident.
Ces femmes sont modernes et instruites. Ce ne sont pas des converties qui veulent montrer leur fierté ou faire du prosélytisme ou subissent une pression identitaire.
Le combat des femmes est encore long qu’elles soient musulmane ou non.

  1. Fabien Le 21 septembre 2016 à 10h24
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    Merci pour cette approche pluraliste qui vous honore. Les médias mainstream feraient bien d’en prendre de la graine, notamment sur les sujets économiques.


    • kesse Le 21 septembre 2016 à 18h41
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      Oui! Je dois le dire. Cet article fais du bien. Cela remet le debat au centre, et c’est moche: la gestion de la sexualite des femmes. Doivent-elles cacher leur indecence? Car c’est cela qu’exprime le burkini et le blabla de la fille modeste … Les messieurs reactionnaires peuvent-ils leur interdire de se couvrir ou au contraire les y obliger?

      Si il ya une indecence a cacher, c’est bien le debat sur le burkini, les lois ineptes des mairies, ce vetement au nom ridicule et insultant. Tout cela aurait du rester sous le tapis.

      On peut arreter de parler de la gestion de la sexualite des femmes, maintenant? Ca me gonfle, a force.


    • jubaka Le 23 septembre 2016 à 00h18
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      C’est un bon article assurément. Mais les deux positions ne s’excluent pas je trouve.

      Ce qui est reproché à nos politicard bien blanc c’est de se mêler de ce qui ne les regarde pas. Le tout sous couvert de laïcité qui sert de cache sexe à leur arabophobie.

      Si combat il doit y avoir je pense que c’est aux femmes musulmanes de le mener. Il est dommage que les médias de masse ne leur donne pas plus la parole, cela pourrait aider leur combat légitime pour l’émancipation.


  2. arkantz Le 21 septembre 2016 à 10h25
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    Pour ceux qui ne connaisse rien du Proche et du Moyen-Orient, le débat parisianniste est une posture intellectuelle de façade qui ignore nombre de réalités. Maya Ksouri remet les pendules à l’heure. Dans certains pays du Golfe (hors Arabie saoudite ou Qatar), des musulmanes pratiquantes ne portent ni hijab ni hiqab (ce qui ne les empêche nt pas de prier 5 fois par jour et d’être sincères dans leur foi sans ostentation). La plupart sont choquées de voir la dérive sectaire se développer en Occident.
    Ces femmes sont modernes et instruites. Ce ne sont pas des converties qui veulent montrer leur fierté ou faire du prosélytisme ou subissent une pression identitaire.
    Le combat des femmes est encore long qu’elles soient musulmane ou non.


    • Morne Butor Le 21 septembre 2016 à 10h45
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      Ce que dit Edwy Plenel est le discours le plus pertinent et le plus juste que j’ai entendu sur ce sujet, mais il ne s’applique qu’à une géographie limitée : la France. Edwy Plenel sait bien que, dans d’autres lieux, histoire et culture peuvent mener à d’autres conclusions. Mais je sujet est le burkini en France et sur ce point le raisonnement d’Edwy Plenel devrait suffire à clore toute discussion sur ce sujet. Malheureusement l’audience prime sur la pensée aujourd’hui. Éteignons notre télé et réapprenons à penser.


      • christian gedeon Le 21 septembre 2016 à 17h16
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        Douze like quand même… mazette.Effrayant en fait. Les droits fondamentaux peuvent donc différer selon les cultures. Ah si les Africains du Sud blancs avaient su çà,on en serait encore à l’apartheid. je suis absolument certain que les petites filles qu’on “marie ” à peine nubiles ,en Arabie par exemple, plussoient avec enthousiasme à votre propos. Quant aux Intouchables indiens,ils se réjouissent de savoir que ce qui est bon pour un occidental n’est pas bon pour eux.


        • Morne Butor Le 21 septembre 2016 à 18h39
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          Le droit fondamental de s’habiller comme on le souhaite n’est effectivement pas universellement reconnu, même en France. On ne peut masquer son visage dans les lieux publics dit une loi de 2010. Nous sommes donc priés de conserver nos cache cols dans nos placards. Il ne faut pas trop cacher, mais pas trop montrer non plus. Les tenues d’Adam et Eve sont proscrites sur la très grande majorité du territoire français.

          Quelle est la prochaine étape ? l’uniforme à la Mao, la chemise noire à la Mussolini, ou bien brunes à la …[Godwin point! you’re a winner!]… (ça y est je l’ai placée celle-là)

          Ben perso, j’évite la cravate strangulatoire, je suis très tenté par le kilt, mais je me contente habituellement d’une vêture discrète du temps présent qui est le résultat d’un choix personnel mêlant confort, simplicité et sage discrétion. Mais je porterai le burkini ou la soutane si cela permet de défendre ce droit fondamental qu’est la liberté du choix de sa vêture, dans le respect de l’autre.

          Et, j’ose le dire, le burkini n’offense que les bigots et les irrespectueux d’autrui.

          Mais, j’avoue n’avoir toujours pas compris qui pouvait se sentir offensé par un cache col… euh… (blague à deux balles) les défenseurs des droits des moutons à conserver leur laine, peut-être ?


      • Ali Le 21 septembre 2016 à 22h19
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        @Morne Butor

        Je suis d’accord.

        Le point n’est pas comparable et ne justifie en rien l’interdiction du burkini. Les situations sont différentes dans les deux pays, bien que similaires sur le fond du problème. Les tunisiennes ont autant raison que ceux qui sont contre l’interdiction du burkini en France.

        En Tunisie le combat contre une religion dévoyée et trop autoritaire qui force à se vêtir est justifié.
        En France le combat contre une laïcité dévoyée et trop autoritaire qui force à se dévêtir est justifié.

        Ensuite pour ce qui est des extrémistes islamistes, oui il faut aussi les combattre, comme tout ceux qui veulent restreindre les libertés. Mais si l’on avait laissé faire au lieu d’interdire, on en serait pas là.


      • Ali Le 21 septembre 2016 à 22h19
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        @Morne Butor (suite)

        Maintenant on veut nous faire croire que ceux qui combattent l’interdiction de port de signes religieux sont du côté des islamistes. C’est vrai que les islamistes peuvent y trouver leur compte, mais le fond du problème est de combattre un restriction de liberté. Il ne faut pas tout confondre. Si l’on raisonne comme ça alors on va tout interdire. En quoi est-ce que cela peut justifier une intervention de l’état dans un choix personnel ?

        Bientôt on va interdire les t-shirt du Che sous prétexte que les parents de celui qui le porte sont d’extrême gauche et ont influencé leur enfant qui le porte ? Absurde, la vérité c’est tout le monde subit des influences et une pression sociale de par son milieu et que l’on peut rien y faire. La seule solution non liberticide est que l’état donne une éducation adéquat qui permettent à tout un chacun de développer son esprit critique plutôt que de lui imposer quoi que soit pour “son bien”. C’est la différence entre une dictature qui impose sous différents prétextes, et un régime libre qui laisse le choix à tout un chacun.


      • LaKanaye Le 23 septembre 2016 à 09h17
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        @Morne Butor : Je ne suis pas d’accord du tout: Edwy Plenel enfourche le dada “identitaire” avec la sérénité mollassonne et consensuelle des vendeurs de “tolérance humaniste” des quartiers chics branchés Arte.
        Je trouve que le “burkini” est un symbole, donc chargé de sens, donc discutable uniquement par ceux (celles) qui sont véritablement concerné(e)s, comme ici Maya Ksouri et les femmes en lutte. Et quoi bientôt: des touristes allemands venant discuter de la bienséance des couleurs du drapeau français, tant qu’on y est? C’est un sacré symbole aussi, non?
        Plus de télé pour réapprendre à «penser»? apprendre à «connaître le monde» serait déjà pas mal. Slts


  3. Naz Le 21 septembre 2016 à 10h28
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    Déçue qu’elle n’évoque pas le comportement ” idéal” qu’il nous faudrait avoir car, soit le burkini est une provocation faite par des femmes libres mais qui veulent montrer leur appartenance à une religion, à une communauté somme toute assez malmenée ces temps-ci, donc, une sorte de solidarité; ou bien il est imposé par l’homme de la maison à une femme qui n’a pas la force, l’occasion ou l’envie de s’émanciper.
    On peut interdire son expression à la première – ce qui n’est pas dans nos valeurs républicaines-, mais la deuxième, elle, aurait droit à une double peine? Dans ce cas nous ferions le jeu de ses censeurs.
    C’est pourquoi je pense que la seule attitude juste possible aurait été que personne ne remarque ça, que personne n’en parle.


    • christian gedeon Le 21 septembre 2016 à 12h22
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      Ah il est fort ce monsieur…il sait mieux qu’une femme musulmane engagée ce qui est bon pour le femme musulmane…çà va bien les chevilles?


      • Kilsan Aïtous Le 21 septembre 2016 à 12h56
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        Il est devenu bizarre notre mode de penser : tout est devenu relatif.

        Si une certaine population trouve qu’il est juste que la femme soit considérée comme inférieure à l’homme, alors il faut les laisser tranquillement penser librement cela, sinon on se fait quasiment insulter. C’est comme s’il y avait plusieurs vérités, plusieurs réalités, que la conscience humaine ne devait plus chercher et évoluer vers le bien. Il n’y aurait plus d’universalité, tout serait acceptable, permis.

        Je pense qu’il faut aller jusqu’au bout du débat, si les débatteurs sont de bonne foi et de bonne volonté devant leur conscience, refusent tout compromis avec le mensonge, leur égo, on devrait arriver à une même vérité.


        • Guy Le 21 septembre 2016 à 13h52
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          “Si une certaine population trouve qu’il est juste que la femme soit considérée comme inférieure à l’homme, alors il faut les laisser tranquillement penser librement cela, sinon on se fait quasiment insulter.”

          Vous croyez qu’interdire le burkini va faire que les barbus vont subitement arrêter de penser que la femme leur est inférieure ? Si la loi pouvait changer les esprits, cela se saurait.


          • Kilsan Aïetous Le 21 septembre 2016 à 14h30
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            Je pense qu’il faut aller jusqu’au bout du débat, si les débatteurs sont de bonne foi et de bonne volonté devant leur conscience, refusent tout compromis avec le mensonge, leur égo, on devrait arriver à une même vérité,

            à une même loi qui serait le produit, l’accomplissement du travail de nos consciences et non pas imposée de l’extérieur et donc soumise au risque d’être détournée ou manipulée au profit d’autrui (rusés, puissants et dominants).


          • Kilsan Aïetous Le 21 septembre 2016 à 15h00
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            Non, l’interdiction ne fera que les conforter dans leur idéologie.


            • wittlucky Le 22 septembre 2016 à 09h00
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              C’est pareil pour les criminels. On ne devrait plus, ni les condamner ni les mettre en prison. Ça ne ferait que renforcer le sentiment d’avoir bien fait.


            • Guy Le 22 septembre 2016 à 13h01
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              Est-ce que vous voulez dire que les porteuses de burkini sont des criminels ? Si non, je ne vois pas bien le parallèle.


      • Naz Le 21 septembre 2016 à 13h23
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        Où avez-vous vu que je pensais ” ce qui est bon pour une femme musulmane”; il me semblait connu de tous que les deux attitudes dont je parle existent et sont quasi opposées; c’est une réalité.


  4. Guy Le 21 septembre 2016 à 10h40
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    Article intéressant, mais Mme Ksouri semble trop accaparée par les débats en Tunisie pour comprendre pleinement le débat français.

    Ainsi, prétendre que la motivation réelle des personnes opposées à l’interdiction (comme M. Plenel) serait que la femme devrait cacher son corps est parfaitement ridicule. Encore une fois, il y a malheureusement une confusion entre la défense de la liberté (droit de porter ce qu’on veut sur une plage, dans le respect des lois) et défense d’un comportement particulier protégé par la liberté.

    A titre personnel, j’estime que les femmes ont le droit de porter un burkini si ça leur chante, mais je préfère que ce ne soit pas le cas. Je ne me vois simplement pas imposer mes goûts à autrui.


    • STAN Le 21 septembre 2016 à 11h17
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      Débat Français dans ube idéologie d’impositions a tous les états et cultures des conduites a suivre? Débat dans religion écrit par le “Dieu” Ou Staline !


    • STAN Le 21 septembre 2016 à 11h57
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      Apparemment il est pas bien venu ce texte mais encore une fois
      Inventeur de couteau n’a pas probablement pensé de présenter une arme. Burkini n’est qu’une marche sur une échelle vers totalitarisme construit sur une idée d’un dieu. Une théorie rampante d’imposition progressive de comportement par irréversible définition d’absolu. Reture vers les sources d’un “divin” d’un clan, d’un tribu dont l’expansion est parfaitement observable sur une carte depuis 13 milles ans. Et ce n’est pas que pour ces femmes qui se défendent : Ce qu’on obtienne pas par la force la ruse est a disposition par les simples.


      • Guillaume Le 21 septembre 2016 à 13h11
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        Libre à vous d’aller discuter avec les musulmanes pour connaître la raison qui les pousse à mettre un voile et leur exposer vos idées et arguments leur montrant qu’elles ne devraient pas porter de voile ou burkini.
        Attention au prosélytisme laïc a outrance quand même, il est facile de tomber dans ce travers.

        Ainsi, on peut débattre avec la population musulmane pour partager des idées, mais interdire une liberté fondamentale c’est toujours délicat…


        • Le Spectre Le 21 septembre 2016 à 15h46
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          La laïcité est mettre à égalité les religions et autres spiritualité non transcendantales.

          Or, les pouvoirs religieux transcendantaliste refusent l’égalité et cherchent à imposer Dieu ou leur transcendance absolue dans toutes les cellules de la société.

          Il n’existe donc pas de prosélytisme laïc comme le prône aussi les Papes contre la laïcité soit l’égalité entre les individus de toute confession, de toute croyance, de tout genre, de tout sexe, de toute nation.

          Le voile n’a rien d’une liberté fondamentale, c’est un symbole d’aliénation et un signe de paupérisation des corps (social) et des esprits (mental).

          Pour le propriétaire, avoir un esclave est une liberté fondamentale. Locke, chante de la liberté a organisé l’esclavagisme de son temps. Voltaire chantre de la liberté contre l’égalité de Rousseau a vécu sur le dos des esclaves.


          • Alain Rousseau Le 22 septembre 2016 à 12h09
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            “Le voile n’a rien d’une liberté fondamentale, c’est un symbole d’aliénation et un signe de paupérisation des corps (social) et des esprits (mental). ”

            C’est évident : regardez Indira Gandhi et Benazir Bhutto.


  5. scorpionbleu Le 21 septembre 2016 à 10h44
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    En effet, c’est un combat entre les femmes musulmanes.

    Quant à nous, la question de la GPA devrait davantage nous mobiliser que le costume de bain de ces dames. Traiter des femmes comme du bétail (voir usine en Inde ) Mettre en esclavage des femmes pour servir le désir frustré d’autres femmes riches est pourtant bien plus alarmant !

    Le burkini est un prétexte tout trouvé pour éviter les vrais débats plus que jamais essentiels géopolitiques, sociaux, écologiques, industriels etc…

    Il semblerait que le combat essentiel pour ceux qui se disent de Gauche soit devenu la défense des “minorités”…alors que tout le combat de La Gauche fut celui de la répartition des richesses, le droit pour tous à l’éducation et à la santé .. la sortie de l’emprise des “églises”..la sortie de la pauvreté et la conscience pour chacun de ses devoirs, la dignité, la conscience de sa place dans la société…

    Tout cela devient navrant et sert d’évidence les avides et les dominants.


    • Kilsan Aïtous Le 21 septembre 2016 à 12h11
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      D’accord avec votre commentaire.

      En effet, dans notre triste époque de marchandisation à tout crin, il est bon de lutter contre la mise en esclavage, la chosification de l’humain :”Traiter des femmes comme du bétail” ou traiter les femmes comme des “bonbons”, des “bibelots” aurait dit Mahomet, est très malsain.

      Malheureusement, ce ne peut rester un “combat entre femmes musulmanes”, cette tendance à la marchandisation de la vie concerne toute l’humanité, homme ou femme, musulman ou non musulman. La vraie et dangereuse religion/idéologie à combattre, la voilà, et malheureusement ce n’est pas l’idéologie wahhabite (ni même musulmane) qui risque de la combattre, bien a contraire. (et c’est bien pour cela qu’elle est utilisée et encouragée si allégrement par les “néolibéraux” et le Système qu’on nous impose.


    • Un croyant Le 21 septembre 2016 à 13h14
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      Je vous approuve mais pour moi vous êtes aussi tombé dans le panneau des avides et dominants .Car la “sortie de l’emprise des “églises”” entraîne bien souvent l’entrée dans l’emprise d’un dieu: le dieu au visage d’une montagne de papier monnaie.
      Ce dieu est idolâtré tout les jours dans les différents moyens de communications humains (tu ne peut pas acheté ce produit alors tu es minable nous rappelle la publicité…).
      Sa théologie est écrite des textes sacrés: les thèses économiques.
      On lui fait quotidiennement des sacrifices: des sacrifices humains (le chômage, le burn out, la dépression, le suicide, la famine… ) et des sacrifices environnementaux (destruction des plantes, des animaux, des insectes,du sol et de l’eau)
      C’est un dieu qui fait vibrer l’être humain car il nous fait croire qu’il existe un échappatoire aux punissions que nous méritons: Ce dieu de :”l’argent peut tout acheter” même les fautes.

      Je vous accorde que ce dieu est aussi entrée dans la plupart les hautes strates des religieux qui ce permettent des fastes et des paroles tellement éloignés des théologies religieuses.

      Ne nous trompons pas nous sommes bien en guerre de religions mais pas celle que vous croyez


  6. TuYolPol Le 21 septembre 2016 à 10h54
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    Parmi les anti-interdiction, a oublié de dire Maya Ksouri, il y a aussi les réalistes qui pensent que l’interdiction par un gouvernement d’un pays occidental suspect de piquer une crise de nerfs ne pourrait plus soutenir cinq minutes, dans l’état lamentable du débat dans ledit pays, la légitimité pour les personnes concernées. Maya Ksouri est légitime et fait sûrement plus avancer les choses que les piqueurs de crise de nerfs.


  7. openmind Le 21 septembre 2016 à 11h13
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    Salut à tous.

    Voici une approche globale du faux problème créé de toute pièce par nos médias et maîtres pour nous haïr encore plus entre gens de même condition sociale pour éviter la vraie révolte contre le capital totalitaire régnant par le spectacle de la marchandise.

    https://youtu.be/0rjbZ0rnMrA


  8. Jusdorange Le 21 septembre 2016 à 11h37
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    L’article de Maya Ksouri est excellent.
    Sur vos précédents billets je me suis permis de vous écorner et de vous prendre à parti de manière taquine, parfois discourtoise. Je ne voulais pas voir une de mes sources d’information sombrer dans ce que je crois être de graves errements que Mme Ksouri a très bien décrits.

    Je ne sais si cela a de l’importance à vos yeux (d’autant plus que j’ai été modéré), mais il me semble que des excuses s’imposent. Je vous présente donc mes excuses.

    Je persiste à considérer qu’il y a quelques erreurs de jugement de votre part, mais je tâcherai d’exprimer mon désaccord d’une manière plus apaisée , sachant par ailleurs que faire le contraire serait perdre son temps (vos modérateurs ont eu du pain sur la planche à en juger par le nombre de comm et la nature du sujet).


    • Olivier Berruyer Le 21 septembre 2016 à 12h03
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      C’est adorable merci. J’ose espérer que ce n’est pas une secte ici, et qu’on peut-être en désaccord sur quelques points. 🙂

      Mais le plus drôle c’est qu’on ne doit pas être tellement en désaccord sur le “vrai fond” (au delà des épiphénomènes…), mais que cette passion aveuglante est importante à noter et comprendre…

      Après, vous pensez bien comme vous voulez – et lisez plein de sites différents surtout pour ne pas vous enfermer ! 🙂


      • Jusdorange Le 22 septembre 2016 à 00h18
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        Le problème sur toute cette affaire est que vous réfléchissez contre Zemmour (et tout ce qu’il représente). Or réfléchir contre Z, c’est toujours réfléchir dans son orbite. C’est Z qui a posé le cadre de la discussion, et vous avez décidé de prendre votre place dans ce cadre.

        Or dans ce cadre il n’y a pas de bonne position. Pour Z, il y a deux camps : les patriotes et les pro-islamisation. À cette dichotomie répond la dichotomie miroir perceptible dans nombre de comm : les racistes et les humanistes.

        A la passion aveuglante contre les islamistes, répond la passion aveuglante contre le racisme.
        On a tous nos angles morts sur cette affaire, vous aussi.

        Si je vous le dis c’est parce que je suis inquiet de voir s’imposer un cadre de discussion que je crois être un passeport pour le pire. Si les Français ont l’impression de devoir choisir entre des pro-islamistes et des racistes , ils choisiront les racistes. L’indignation n’y changera rien.


  9. Lysbeth Levy Le 21 septembre 2016 à 11h45
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    Mais qui est Maya Ksouri ? Portrait là : http://www.webdo.tn/2013/02/26/maya-ksouri-portraitiste-sans-concession-et-ennemie-juree-du-politiquement-correct/ Avocate de formation mais star de la télé tunisienne : http://www.kapitalis.com/medias/16385-maya-ksouri-la-chuck-norris-de-la-television-tunisienne.html Jeune belle, mais apparemment une sorte de leader télévisée au service de quoi et qui ? Femme de l’année 2013 : “L’année 2013 a été incontestablement celle de Maya Ksouri. Avocate de formation et chroniqueuse sur la chaine “Ettounissiya TV”, la jeune femme s’est distinguée dans l’art de dresser les portraits des invités de l’émission “Klem Enness” à la manière d’Eric Zemmour grâce à ses analyses percutantes sans tomber dans les règlements de compte. Maya incarne à la fois la femme tunisienne forte, cultivée, intelligente et courageuse et c’est ce qu’on adore chez elle” la télé tunisienne a copié la notre et fait aussi dans les émissions à thèmes politiques qui amusent la galerie…


  10. Lysbeth Levy Le 21 septembre 2016 à 12h00
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    Maya Ksouri est aussi “visiting fellow de la Fondation des leaders du futur conditionnés a prendre le pouvoir sous l’oeil bienveillant des américains et européens :
    https://dgap.org/sites/default/files/event_downloads/conferencebrochure_alumnireunion_2012.pdf
    Maya Ksouri has been a lawyer at the Tunisian
    Bar Association since 2000 and she is currently an active
    member of the Tunisian Observatory of Human Rights. Since march 2012, she is the Politics Editor of the French newspaper al-Maghreband Columnist of the Arabic version
    .Moreover, she is member of the head office of the
    Tunisian Organization for Women in Precariousness and was subscribed as Electoral Controller by the Tunisian Organization for Constitutional Law (ATDC). Maya participated in several summits and meetings on assessing the political process and theroleof civil society in Tunisia, and she is member ofseveral organizations such as
    Junior Lawyers, Political Consciousness,
    and Atide. From 1997-2000, she worked as a University Teacher on Constitutional Law. Maya earned a BA in Law, a Master’s degree in Public and Financial Law,and a high Master’s degree in Constitutional Law from the Faculté des Sciences Juridique,Politiques et Sociales, Tunis II”


    • Spipou Le 22 septembre 2016 à 03h22
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      Peut-être, mais est-ce que ça invalide ce qu’elle dit dans son article ?

      Vous vous attaquez à la personne, pas aux arguments qu’elle expose…


      • Lysbeth Levy Le 22 septembre 2016 à 10h03
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        Non, je n’attaque pas la “personne” mais bien ce système pseudo-démocratique mis en place depuis la fin de la colonisation, ou les futurs dirigeants des médias, journalistes, sont formés d’avance dans le giron occidentale afin de représenter celui ci face à la masse du peuple. Pour ceux qui désapprouvent la méthode on a fait la même chose pour tous les pseudo-révolutionnaires ukrainiens pro-occidentaux afin de mieux démontrer que ceux ci n’étaient de fait que des pions au service de l’oligarchie. Ce n’est pas pareil non ? IL faut bien dénoncer la “parole confisquée” du “vrai” peuple, des tunisiennes celles qui vivent réellement les méfaits du machisme masculin. Or ces jeunes femmes sont souvent déjà fortunées, et prétendent parler “pour toutes les femmes” tunisiennes sans en connaitre leur vie. De même je dénonce les french-américan Young Leaders, Hollande, ou les Fulbright VIL Sarkozy qui est a aussi été mis au pouvoir pour faire re-entrer la France dans l’OTAN…


  11. wittlucky Le 21 septembre 2016 à 12h01
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    Merci à Maya Ksouri
    Enfin quelqu’un qui parle du burkini, non pas d’un salon parisien, mais à partir de la simple réalité, étant femme de surcroît. Toute religion ou idéologie qui prône la supériorité de l’homme sur la femme est un obscurantisme. On pensait en avoir fini, dans notre société fondée sur Les Lumières et la Raison, avec ces préceptes d’un autre âge. Voilà qu’ils reviennent en force, et cerise sur le gâteau, soutenus au nom du “droit à chacun de disposer de lui-même”. Mais ces femmes ne disposent pas d’elles-mêmes, étant sous la coupe de leur mari, frère, cousin… Régression et asservissement acceptés au nom de la liberté ! Qui aura éteint Les Lumières ?


    • christian gedeon Le 21 septembre 2016 à 12h14
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      Vous avez raison de pointer du doigt ceux qui parlent ex cathedra,sûrs d’eux même, Je ne les pense pas aveugles. Je pense qu’il ne sont même pas çà. Je pense que le sort de la femme musulmane leur est tout à fait indifférent. Et même pas indifférent,parce que pour être indifférent ,il faut au moins avoir conscience.C’est pire que çà,pour eux le sort de la femme musulmane est un non sujet en fait… quelque chose qui n’existe même pas,parce que çà perturberait leurs certitudes. Alors,ils occultent.. çà à plus à voir avec l’ego et la psychanalyse qu’avec le raisonnement…cachez cette femme que je ne veux pas voir…parce qu’elle me contrarie…triste!


    • Guillaume Le 21 septembre 2016 à 13h22
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      “On pensait en avoir fini, dans notre société fondée sur Les Lumières et la Raison, avec ces préceptes d’un autre âge”

      C’est vrai que dans notre société occidentale, ce n’est un secret pour personne que la femme est l’égale de l’homme aux points de vu salaire, responsabilité, travails, tâches ménagères, etc…
      (C’est ironique, je précise)


      • Guy Le 21 septembre 2016 à 14h53
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        Que les femmes soient inférieures dans la charia, c’est certain.

        En revanche il est faux d’extrapoler qu’elles n’auraient même pas le droit de se défendre. Les femmes peuvent saisir le cadi et se défendre comme les hommes sur le plan juridictionnel, même si elles ne bénéficient pas des mêmes droits.

        Le droit musulman est complexe et fait l’objet de nombreux fantasmes, inutile d’en rajouter.


      • wittlucky Le 22 septembre 2016 à 09h07
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        Au moins dans notre société, avec toutes ses imperfections, les femmes peuvent aller devant la Loi pour faire valoir leurs droits. On ne peut pas en dire autant sous l’Islam radical.


        • Guy Le 22 septembre 2016 à 13h04
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          Je vous avais répondu, mais mon commentaire a été modéré pour une raison que j’ignore.

          Simplement pour vous dire que sous la charia, une femme a le droit de saisir le juge pour faire valoir ses droits . Ce qui ne veut pas dire qu’elle a les mêmes droits qu’un homme, loin de là, mais la description que vous donnez est inexacte.


    • wittlucky Le 21 septembre 2016 à 14h35
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      Vous avez lu un peu vite. Je ne vise pas spécifiquement l’Islam. C’est juste le sujet du jour. J’ai écrit exactement : « Toute religion ou idéologie qui prône la supériorité de l’homme sur la femme est un obscurantisme ». Vous êtes d’accord ou pas ?

      Quand à “l’interdiction” que vous me prêtez, je répondrai simplement : Combattre n’est pas interdire.


      • Guy Le 21 septembre 2016 à 14h42
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        “Combattre” la religion, ça me va très bien, je suis athée. Mais j’aime à penser que cela passe par l’éducation et le débat, et non par la matraque de la loi.

        N’empêche que vous n’avez pas vraiment répondu à ma question, quid d’une papesse ? N’est-il pas scandaleux que le poste le plus important de la religion catholique soit réservé à un homme ?


        • wittlucky Le 21 septembre 2016 à 22h09
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          Pape, Papesse, Âne, Anesse… Tout me va pour être à la tête d’une institution – l’Eglise – à mille lieux de la Raison des Lumières.
          Je constate que vous n’avez pas répondu à ma question : d’accord ou pas pour dire que « Toute religion ou idéologie qui prône la supériorité de l’homme sur la femme est un obscurantisme ».


          • Guy Le 22 septembre 2016 à 13h02
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            Je ne pense pas avoir à y répondre, la réponse va de soi, à moins que vous me prêtiez de sombres intentions.


        • Annouchka Le 21 septembre 2016 à 22h54
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          Certains milieux catholiques envisagent sérieusement la possibilité qu’une femme puisse devenir prêtre. Donc à terme pourquoi pas pape…
          L’argument le plus fort contre l’accession à la prêtrise dès femmes est qu’au moment de l’eucharistie le prêtre incarne symboliquement le Christ. Or Jésus était un homme pendant sa vie terrestre.
          Mais étant donné que cette incarnation est symbolique, le rôle pourrait tout à fait être tenu par une femme disent certains progressistes.
          Quand on sait que Saint Paul commandait aux femmes de se voiler à l’église pour bien montrer que leur mari etait leur chef comme le christ est le chef de l’homme, on se dit que l’église catholique a fait beaucoup de progrès depuis 2000 ans.


  12. Lysbeth Levy Le 21 septembre 2016 à 12h16
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    Voilà en fait le CV cachée d’une femme jeune, biberonnée, nourrie de culture anglo-saxonne et européenne suite à la pseudo-révolution (colorée !) dite du Jasmin en Tunisie ou le parti Ennadah des frères musulmans est remonté à la surface. La mise sous tutelle de ce pays par des fondations privées financées par les Soros”boy ou allemande qui sont intervenue aussi dans les pays arabes et leurs “printemps sanglants” : https://fr.scribd.com/document/81090490/15th-NFC-Conference-Brochure : German Council on Foreign RelationsEU – Middle East Forum (EUMEF)Berlin 2012 entre autres. Un livre à lire sur ces évènements ou l’Occident à son habitude manipules les sectes là les Frères musulmans pour dominer des pays dont elle veux exploiter les richesses de Mezri Haddad :
    https://fr.scribd.com/doc/86635406/la-face-cachee-de-la-revolution-tunisienne “Islamisme et Occident une alliance à haut risque” ! livre gratuit préface Samir Amin écrivain anti-impérialiste !


    • TuYolPol Le 21 septembre 2016 à 15h39
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      2010 – Féminismes islamiques – Le voile en Tunisie. De la réalisation de soi à la résistance passive
      Je n’ai pas retrouvé le reportage vu sur une chaîne satellite d’histoire où on mettait l’accent sur les femmes tunisiennes qui luttaient concrètement pour leurs droits, réformer le code de la famille, exister socialement, sans se soumettre à l’injonction de renoncer à leurs exigences religieuses. Cela va aussi avec le rapport de domination d’une certaine bourgeoisie européanisée dont le signe distinctif et le bâton de pouvoir est de ressembler à l’ancien dominant culturel et politique.
      Et effectivement, Maya Ksouri est une représentante de cette classe. Il y a un soupçon de mépris de classe dans sa position, c’est dommage.


      • TuYolPol Le 21 septembre 2016 à 16h02
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        Ce qui est terrible, quand on lit cette enquête, c’est que le problème des femmes, c’est toujours, toujours, la préemption, l’égoïsme et le complexe d’un certain “masculin”. Quand des tunisiennes en viennent à porter le hijab à nouveau, depuis 2004, pour échapper aux agressions et aux injures, et qu’on voit comment les agressions et injures restent impunies ou traitées avec complaisance, on voit que c’est assez ignoble, en fait, de s’en prendre aux pauvres protections que des femmes, pas des lionnes, se résignent à porter, quand bien même ce serait avec en plus le syndrome de Stockholm.
        On ne parle que des femmes, mais c’est des hommes qu’il faut parler. C’est vrai, tant qu’on ne débat que de ce qui est bien ou mal pour les femmes, on ne parle pas du sujet. On traite encore les femmes comme objets. Le sujet c’est le masculin, ce qu’il implique, ce qu’il exige, ce qu’il impose, ce qu’il manipule.


        • alfred Le 21 septembre 2016 à 20h39
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          C est tout a fait juste. Et c est vrai en france aussi. Ce n est pas du burkini qui devrait ainsi occuper le debat mais les hommes.


    • J Le 21 septembre 2016 à 21h26
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      Peut-être qu’ici on me laissera vous détromper par rapport à un autre sujet où c’est bloqué. J’ai parlé d’Abou Bakr, le premier calife (632-634), grand massacreur, et non comme vous l’avez compris d’Abou Bakr Al Baghdadi, actuel calife (pour ses partisans).


    • wittlucky Le 22 septembre 2016 à 09h09
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      Quand les arguments sont difficilement attaquables. Attaquez celui ou celle qui les avancent. Piètre stratégie mais toujours efficace.


      • Guy Le 22 septembre 2016 à 13h05
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        A l’inverse, déduire d’une attaque ad hominem que les arguments sont forcément difficilement attaquables est également une piètre stratégie.


  13. Louis Robert Le 21 septembre 2016 à 12h42
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    Il appartient aux femmes d’en décider, bien sûr, mais enfin…

    Après avoir lu “les femmes arabes” en titre, je crois très révélatrice l’utilisation qui est faite constamment ici par Maya Ksouri de l’expression “LA femme” (jour de la femme, droits de la femme, asservissement de la femme… etc.). Autour de moi, j’avais compris que les femmes étaient désormais d’avis que l’on devait plutôt parler DES femmes, cela nous évitant de sembler parler au nom de toutes les femmes en utilisant tout simplement l’expression “la femme”, comme le fait si souvent Maya Ksouri.

    Je doute fort qu’une majorité de femmes soient disposées à accepter qu’une seule d’entre elles s’avise, aujourd’hui, de parler encore en leurs noms à toutes, fut-elle une Maya Ksouri. Je n’en vois à tout le moins aucune autour de moi.


  14. Spectre Le 21 septembre 2016 à 13h04
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    Comme d’habitude, Marianne, magazine islamobsédé s’il en est, instrumentalise les combats féministes au Maghreb pour justifier ses propres vues ici. Trop facile d’aller chercher la caution de service dont le discours, comme par hasard, correspond exactement à la ligne dominante que l’on cherche à défendre… « Regardez, eux-mêmes nous appellent l’aide, comment pourrions-nous les laisser tomber ! » Tss…

    Le contexte tunisien n’a rien à voir avec le contexte français. En Tunisie, l’islam est la religion d’État, et elle est largement majoritaire ; et l’islam politique est une vraie force. En France, l’islam est une religion (très) minoritaire, méprisée et sous le feu nourri des idéologues/politiciens depuis des années/décennies ; et la religion, d’une façon générale, n’a pas du tout le même poids dans notre société. Bref, ce n’est pas parce qu’on parle du même vêtement qu’il a forcément la même signification ici et là. Le contexte et les rapports de force idéologiques sont totalement différents.

    Mme Ksouri peut s’indigner autant qu’elle veut, mais ce qu’écrit Edwy Plenel n’a de toute façon pas la moindre incidence sur les comportements patriarcaux à l’étranger…


  15. mokhaddemi Le 21 septembre 2016 à 13h15
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    Le combat est légitime contre l obscurantisme mais les tunisiennes ne sont pas des femmes arabes mais nord africaines et maghrébines


  16. Xavier Le 21 septembre 2016 à 13h43
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    L’identitaire se cache aussi bien dans un sens que dans l’autre.

    Il y a :
    – celles qui veulent appartenir au groupe “progressiste” n’acceptent pas qu’on ne leur soit pas identiques,
    – celles qui veulent appartenir au groupe ”

    Et enfin celles qui n’ont pas envie “d’appartenir à” ni d’être “détenues par” (et en ce sens elles sont plus libres) accepteront les deux versions sans pour autant prendre les autres pour des folles…

    JE SUIS MOI ; JE SUIS MOI, il faut choisir…


  17. Scrib Le 21 septembre 2016 à 15h51
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    Voila, j’ai lu les 2 sujets “burkimini”…
    Après une réflexion et plusieurs questions sur le 1er, faut bien que j’en fasse au moins autant ici.

    D’un coté s’oppose donc la libre disposition de son corps selon ses croyances (l’autre sujet), et la libre disposition de son corps selon ses croyances (ce sujet)… finalement, comme c’est un sujet qui trouve sa source en australie… pardon, dans les pays à majorité religieuse musulmane… on se mêle d’un débat qui nous concerne pas (logiquement) mais dont on nous mêle de manière vicieuse – quelques cas en France et on se sent d’en faire une affaire d’état

    N’étant pas croyant, et plutôt anti-religion (déjà dit sur l’autre) je me sent malgré tout agressé par TOUT signes religieux ostentatoires (toutes confessions inclues) – j’accepte volontiers que chacun crois en ce qu’il veux… mais à la limite, j’ai pas à le deviner en le regardant (donc le petit pendentif autours du cou, ca passe, le mec qui porte sa croix sur le dos nettement moins)

    Quand est ce que la religion nous foutra la paix ?? au fil des siècle elle a fait bien assez de dégâts (toutes les religions)

    Point de vue d’un athée qui aspire à la paix entre tous


    • Krokodilo Le 22 septembre 2016 à 09h33
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      Bien d’accord. La plupart des religions sont intolérantes par nature puisque convertir les autres est un devoir sacré, afin de sauver son âme. Elles se rejoignent d’ailleurs sur le blasphème. De plus, il s’agit finalement de pouvoir, qui passe par le contrôle de tous les aspects de la vie, ou presque. Quant aux femmes, je suis toujours étonné de voir des femmes croyantes, quant on voit comment elles sont considérées, provocantes, indécentes presque par nature (cf la Genèse, ou l’épitre aux Corinthiens de St-Paul). En fin de compte, il s’agit de la sexualité, qui à l’état de nature, chez les mammifères, est parfaitement régulée, alors que chez nous, la relation hommes-femmes, le désir, partagé ou non, sont des situations complexes et souvent ambigues, dérégulées comme en économie ! En fin de compte, ce sont peut-être les hommes qui ont peur de leurs propres pensées ! Et pour éviter de penser qu’une telle a “un beau cul”, “t’as vu la gazelle” voire la belle salope, on l’oblige à se couvrir, à raser les murs, à ne pas fréquenter les cafés même à plusieurs femmes,etc. Et ce n’est pas propre au monde musulman, Molière l’a joliment dit : “”Couvrez ce sein, que je ne saurais voir. Par de pareils objets les âmes sont blessées, Et cela fait venir de coupables pensées. (Tartuffe)


      • Krokodilo Le 22 septembre 2016 à 09h58
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        On peut d’ailleurs citer aussi les nombreux humoristes qui ont fait des sketchs sur les “mauvaises” (?) pensées des hommes, celui des salopes de Bigard, ou de Guy Bedos pour les plus âgés, et leurs homologues en BD, de Reiser à Wolinski, qui montrent souvent des fmemes provocantes (du moins lorsqu’leles le veulent) mais aussi des hommes concupiscents,voire lubriques, travaillés par leur spulsions. Peut-être est-ce pour cela que les religions n’aiment pas les humoristes, ils sont trop fins psychologues et trop lucides sur notre animalité, notre cerveau primitif infiniment plus puissant que notre surmoi conscient et civivlisé. Les religions acceptent mal notre fond animal, elles le nient ou le prétendent sous contrôle, malgré les innombrables témoignages du contraire.


  18. Olivier Berruyer Le 21 septembre 2016 à 16h46
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    Si vous lisez le billet dédié, j’ai bien expliqué ma différence avec Chomsky, assez normale, la France n’est pas les USA, comme il l’a bien vu d’ailleurs…

    Sinon, j’ai toujours défendu la Liberté d’expression que Zemmour que je sache, je demande simplement que la Justice s’intéresse désormais aux propos de ce multirécidiviste de la condamnation comme le prévoit la Loi.

    Comme vous appeler apparemment “Liberté d’expression” ce qui ne serait qu’un “Droit de médiatisation”, je compte sur vous pour entreprendre des actions concrète pour défendre la mienne, en faisant donc en sorte que je sois invité sur France 5 et RTL – merci.


    • Master8 Le 21 septembre 2016 à 20h49
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      Il est possible que je n’ai pas lu le billet dont vous parlez. Mais s’il s’agit de celui sur la liberté d’expression, permettez-moi de vous dire que je trouve assez piquant que vous en appeliez dans la même phrase aux mânes de Chomsky pour prouver que vous êtes pour la liberté d’expression tout en précisant que sur ce sujet vous n’êtes pas tout à fait d’accord avec lui.
      C’est votre droit mais assumez d’avoir une définition un peu restrictive de la liberté d’expression plutôt que d’accuser vos détracteurs sur la question d’être de mauvaise foi.
      Le droit de médiatisation m’est inconnu mais ça me semble un concept fumeux. Je pense que toute restriction de la liberté d’expression conduit à des dérives et pourtant je pense que cette liberté doit être encadrée. Discuter du bon équilibre serait plus intéressant que de faire des procès d’intention à ceux qui défendent justement sur la question une position plus chomskienne (sic) que la vôtre.
      Je ne vois pas à quelle action concrète je pourrais participer pour que vous soyez plus médiatisé mais malgré mon désaccord avec vous sur ce point précis, je trouverais ça très souhaitable. Pour par exemple apporter la contradiction à Zemmour… sur les faits.


  19. Fox 23 Le 21 septembre 2016 à 17h08
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    Je fais plus confiance à une femme vivant en direct les difficultés de leur situation au Maghreb, qu’à un bobo parisien, bien sur de gauche, sur ce qui est pour lui une abstraction qu’il juge de loin et sans réflexion.

    Plenel ferait bien de s’inspirer de Jean Jaurès disant: “Quand je lis mes louanges dans la presse bourgeoise le matin, je me demande ce que j’ai pu faire comme c…..ie la veille”. Ce n’est pas du mot à mot mais la nécessité de l’interrogation demeure !

    Oui, le burkini est une aliénation pour la femme musulmane et une négation totale de cette intégration dans la République que je souhaite vivement.
    On ne peut transiger sur les principes de la République laïque au risque de voir, dans le temps, ceux-ci laisser la place au n’importe quoi. C’est un engrenage mortel dans lequel on met le doigt.


    • Guy Le 21 septembre 2016 à 17h25
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      Prétendre que tous les anti-interdictions seraient des bobo parisiens est aussi stupide que de dire que les pro-interdictions sont tous des racistes obtus.

      C’est bien gentil de sortir des noms d’oiseaux et des grandes phases, mais vous n’expliquez pas en quoi le burkini serait carrément la négation totale de l’intégration dans la république (tant que ça!).


  20. James Bernard Le 21 septembre 2016 à 17h15
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    Merci pour cet article de Maya Ksouri, ça fait du bien.
    Lire aussi Fethi Benslama.


  21. Stephane Le 21 septembre 2016 à 20h01
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    Je suis areligieux, et même anti-religion, partisan d’une laïcité offensive, et pourtant ces histoires de burkini m’indiffèrent au plus haut point…

    Je ne vois pas en quoi légiférer sur des tenues de bain aide en quoi que ce soit à faire régresser l’influence néfaste des religions.

    Chacun a le droit de se rendre ridicule en se baignant en burkini ou en soutane. Le burkini c’est juste extrêmement moche, mais même les femmes moches ont le droit de se baigner à mon avis.

    Dans mon “2ème pays” hommes et femmes se baignent généralement tout habillés, mais ce n’est aucunement une obligation religieuse. Le topless est théoriquement interdit par la loi (pour les hommes comme pour les femmes), mais habituellement de plus en plus toléré de fait. Il n’en reste pas moins que ça choque les gens du coin qui n’y sont pas habitués, c’est pourquoi je ne me met jamais torse nu en public là bas et conseille quelquefois aux touristes qui le font par exemple dans la rue d’être un peu plus discrets et respectueux. Néanmoins si des maires de stations balnéaires commençaient à prendre des arrêtés similaires à la France pour interdire le monokini pour les femmes ou le torse nu pour les hommes, je trouverais ça tout aussi ridicule que la polémique française.


    • alfred Le 21 septembre 2016 à 20h46
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      Merci pour votre commentaire. Effectivement on aimerait pouvoir dire que se baigner torse nu dans certains pays ou en burkini en France est irrespectueux (voire de la provocation) sans se faire traiter de tous les noms. Cela devient difficile. Et en effet légiférer la dessus est ridicule.


    • Libor Le 21 septembre 2016 à 22h57
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      Légiférer sur ce point est en effet totalement ridicule, également parceque le burkini est une conséquence et pas la cause du mouvement souterrain de wahabisation chez certains musulmans. Si les politiques étaient courageux, ils s’attaqueraient à la cause, en commençant d’abord par dénoncer leurs amitiés mortifères avec les pays du golfe à la source de la diffusion de ces idéologies régressives dans tout le monde musulman.


      • Krokodilo Le 22 septembre 2016 à 09h44
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        D’accord avec vous, bien qu’ayant hésité au début, je pense aujourd’hui qu’il est à la fois ridicule et techniquement difficile de légiférer sur les tenues de plage (il suffiratit d’en créer une autre un peu différente dotée d’un autre nom!) Mais c’est bien l’expression d’une lutte idéologique, qui tantôt se porte sur les menus de cantine (quand j’aimais pas un plat j’en mangeais pas, je me contentais des légumes entrées et dessert), tantôt sur la religion en entreprise, tantôt sur l’exigence de femme médecin aux urgences ou à la maternité, ou les horaires séparés de piscine. D’ailleurs, le soutien systématique à ces exigences diverses vient des mêmes groupes radicaux, comme cela a été le cas après les dessins humoristiques et le débat sur le blasphême – et sur ces sujets, on sent toujours une certaine solidarité entre islamisme radical et catholiques intégristes.


    • Stephane Le 22 septembre 2016 à 05h06
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      Je précise que le pays dont je parlais est la Thaïlande, mais cela vaut aussi pour presque toute l’Asie du Sud-est.

      Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, les thaïs sont très pudiques. Se montrer torse nu, surtout en ville, est mal vu. Sauf cas rarissimes, tu ne risques pas pour autant une contravention pour ça. Et les gens ne te feront jamais de réflexions désagréables, mais ils n’en penseront pas moins et diront du mal de toi dans ton dos, que tu es une “mauvaise personne”, etc. C’est pour ça que j’avertis parfois les touristes dans leur intérêt, pour qu’ils ne se fassent pas mal voir sans comprendre pourquoi.

      Si montrer ses mamelons est tabou en Thaïlande (pour les hommes comme pour les femmes), par contre les mini-jupes ultra courtes “ras la touffe” ne suscitent aucune désapprobation sociale, peut-être même moins qu’en France. Il n’y a que dans les temples que couvrir ses épaules et ses jambes est obligatoire.

      Il reste quelques lois anciennes tout aussi ridicules que nos arrêtés anti-burkini, mais elles sont peu appliquées. Par exemple, le port du soutien-gorge est obligatoire pour les femmes en public.


  22. Krystyna Hawrot Le 21 septembre 2016 à 21h01
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    Il est vrai que la situation en Tunisie est différente de la France; Les lignes sont claires la bas. Pouvoir ôter des couches de vêtements sans être stigmatisés pour manque de pudeur est une lutte pour une liberté personnelle – les hommes aussi ne peuvent pas se promener torse nu ou même dans des tee shirt sans manches. Les femmes qui osent le deux pièces portent souvent une jupe par dessus…Les agressions des jeunes hommes sur les femmes sont fréquentes sur les plages – je n’ai moi même du mon salut plusieurs fois qu’au fait que je nage mieux que les mecs tunisiens..Mais en France la situation est différente. Nous avons la liberté de nous déshabiller, plus que plus. Actuellement il s’agit de la liberté de ne pas se faire verbaliser par les flics sur la plage… J’imagine avec horreur la honte et l’humiliation que ces femmes ont du ressentir puisque tout cela s’est passé publiquement.


    • Libor Le 21 septembre 2016 à 22h49
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      ” la situation en Tunisie est différente de la France”
      La différence c’est que le problème global en Tunisie se reporte uniquement dans certains quartiers ghettoisés en France. Si vous êtes une femme et voulez vous “déshabiller plus que plus” , il vaut mieux ne pas y habiter.


      • Astro Popote Le 23 septembre 2016 à 02h29
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        On a quand même un peu le même problème sur certaines plages françaises. Les non musulmanes ne vont plus se baigner à la plage de l’Estaque (près de Marseille).


  23. Kiwixar Le 21 septembre 2016 à 22h22
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    Bonjour, afin de me faire une idée au niveau athéisme/agnosticisme, est-ce qu’on pourrait avoir une longue série bien illustrée avec plein de photos sur le thème du monokini ? 🙂


    • Stephane Le 21 septembre 2016 à 23h07
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      Olivier ne fera certainement pas une série “illustrée” sur le thème du monokini, car sinon il risquerait de se faire bannir par les ayatollahs de Facebook pour qui montrer simplement un bout de nichon est de la pornographie 😉


  24. Libor Le 21 septembre 2016 à 22h30
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    Un texte qui devrait servir de leçon à plusieurs titres :
    – On peut avoir une opinion plus nuancée que pour ou contre le burkini tout en étant clair.et argumenté.
    – Les débats français autour de la place des musulmans excluent largement les musulmans eux-mêmes et sont surtout alimentés par des visions fantasmatiques ou des positions de principe.
    [Modéré : déjà traité]


  25. Oumcal Soum Le 21 septembre 2016 à 23h50
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    D’abord félicitations à Olivier Berruyer; comme souvent il a des avis tranchés mais je retrouve ici une de ses grandes qualités qui est d’étudier le sujet sous tout ses angles.
    Magnifique billet de Maya Ksouri, dans un monde musulman à la dérive. Quant à Plenel. ses propos montrent que le monde occidental est aussi à la dérive. Apôtre de la bien pensance, il fait référence au passé en l’analysant sans recul et commet plein de contresens historiques.


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