Les Crises Les Crises
28.janvier.202228.1.2022 // Les Crises

À Washington, les Républicains exigent une action contre la Russie

Merci 232
J'envoie

Les Républicains américains devraient exiger mieux de leurs législateurs à Washington, de peur de risquer de se battre à nouveau pour la guerre de quelqu’un d’autre.

Source : Responsible Statecraft, Doug Bandow
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Le Républicain Mike Turner, R-Ohio. Jacquelyn Martin/Pool via Reuters

Les tambours de la guerre résonnent à Washington, et les Républicains sont parmi les partisans les plus enthousiastes de l’action militaire. Certains suggèrent avec enthousiasme, presque avec jubilation, de risquer une guerre nucléaire.

Ce n’est plus le parti de Ronald Reagan, qui cherchait à prévenir les conflits et surtout les conflits nucléaires. Ni des Républicains précédents. Lors de sa course à la vice-présidence en 1976, le sénateur du Kansas Robert Dole dénonçait les « guerres démocrates du XXe siècle ». Les présidents démocrates ont entraîné l’Amérique dans la Première Guerre mondiale, la Seconde Guerre mondiale, la guerre de Corée et la guerre du Vietnam. Rétrospectivement, seule la Seconde Guerre mondiale semble nécessaire, et même là, la conduite de l’administration démocrate avant la guerre, quelle que soit sa justification, était trompeuse et imprudente.

Aujourd’hui, l’endroit le plus dangereux de la planète pourrait être l’Ukraine. Malgré l’arrogance téméraire de Washington qui a conduit les administrations successives à mentir et à étendre l’OTAN jusqu’aux frontières de la Russie, à démembrer la Serbie, à mettre en scène de multiples « révolutions de couleur » et à promettre l’adhésion à l’alliance de l’Ukraine et de la Géorgie, les législateurs du GOP font pression pour une confrontation directe avec la Russie. La plupart veulent envoyer des armes. Par exemple, le Républicain Mike Turner (R-Ohio) et 14 de ses collègues ont écrit une lettre demandant au président Joe Biden de fournir des renseignements et des armes à l’Ukraine.

Certains préconisent l’envoi de troupes. Dans une lettre avec le Républicain Mike Rodgers (R-Al), Turner a également préconisé que l’administration « déploie une présence militaire américaine dans la mer Noire pour dissuader une invasion russe ». Le sénateur Roger Wicker (R-Miss) irait beaucoup plus loin, proposant une « action militaire » qui, explique-t-il, « pourrait signifier que nous nous tenons à distance avec nos navires en mer Noire, et que nous faisons pleuvoir la destruction sur la capacité militaire russe. » Ce n’est pas tout : « Cela pourrait signifier que nous participons, et je ne l’exclus pas, je n’exclus pas la présence de troupes américaines sur le terrain. Nous n’excluons pas une action nucléaire en premier recours. »

Wicker a publié une déclaration affirmant : « Le président Biden devrait préciser qu’il n’existe aucun scénario dans lequel l’Ukraine serait envahie par la Russie, point final. Poutine s’expose déjà à un bain de sang s’il attaque les troupes ukrainiennes. Le président Biden devrait faire monter les enchères en l’avertissant qu’une invasion l’exposerait à un nombre intolérablement élevé de victimes russes. Cela signifie qu’il faut laisser toutes les options sur la table et n’accorder aucune concession. »

Peut-être Wicker suppose-t-il que Poutine reculera devant de telles menaces. Cependant, l’Ukraine compte bien plus pour la Russie et cette dernière jouit d’une supériorité militaire locale. Le « bain de sang » que Wicker imposerait avec enthousiasme à Moscou consommerait également des vies américaines et ukrainiennes.

Tout aussi irrationnel était le soutien du sénateur Lindsey Graham à la guerre nucléaire contre la Corée du Nord en 2017. Longtemps le fidèle acolyte du belliciste John McCain, Graham a gravité autour de Donald Trump, à qui le sénateur a offert une servilité ostentatoire. Cela semble inclure le fait de prôner la guerre nucléaire. En parlant de la Corée du Sud, Graham a expliqué : « S’il doit y avoir une guerre pour arrêter [Kim Jong-un], ce sera là-bas. Si des milliers de personnes meurent, c’est là-bas qu’elles mourront. elles ne vont pas mourir ici. » Graham a ajouté : « Et cela peut être provocateur, mais pas vraiment. Lorsque vous êtes président des États-Unis, où se trouve votre allégeance ? Au peuple des États-Unis. »

La guerre de Graham entraînerait des centaines de milliers, ou plus probablement, des millions de morts. Et beaucoup d’entre eux seraient américains. La République de Corée abrite une importante population américaine, notamment du personnel militaire, des étudiants et des hommes et femmes d’affaires. En cas de guerre, les forces américaines se précipiteraient pour combattre les forces terrestres nord-coréennes. Les citoyens américains mourraient en masse. Et le bilan parmi les Coréens du Sud et du Nord serait bien plus lourd. Lorsque l’administration Clinton envisageait une action militaire contre le Nord, certains analystes prévoyaient un million de morts en cas de guerre totale.

C’était au « bon vieux temps », lorsque la principale menace était constituée par les forces conventionnelles nord-coréennes, nombreuses mais décrépites. La proximité de Séoul avec la frontière la rendait vulnérable aux attaques de missiles et d’artillerie, même si les chars de Pyongyang ne parvenaient pas à percer. L’année dernière, selon la Rand Corporation : « La Corée du Nord maintient près de 6 000 systèmes d’artillerie à portée des principaux centres de population sud-coréens, qu’elle pourrait utiliser pour tuer plusieurs milliers de personnes en une heure seulement, même sans recourir à des armes chimiques ou nucléaires. »

Toutefois, avec suffisamment de matériaux nucléaires pour produire des dizaines d’armes nucléaires, le Nord pourrait également dévaster les possessions américaines de Guam et du Commonwealth des îles Mariannes, ainsi que le Japon, y compris Okinawa, où se trouve une force expéditionnaire des Marines prête à intervenir en Corée. Le nombre de victimes augmenterait encore si les missiles actuels du Nord pouvaient atteindre le territoire américain au-delà. Selon Harry Kazianis, du Center for the National Interest, les résultats des jeux de guerre ont indiqué « qu’il n’y avait aucun doute que des millions de personnes allaient mourir – c’était juste une question de savoir combien. »

La classe des candidats à la présidence du GOP en 2016 était remplie d’hommes d’État téméraires. Presque tous ont préconisé l’imposition d’une zone d’exclusion aérienne en Syrie : le gouverneur de l’Ohio John Kasich, l’ancienne PDG de Hewlett-Packard Carly Fiorina, l’ancien gouverneur de Floride Jeb Bush, le neurochirurgien Ben Carson, le sénateur Marco Rubio, le gouverneur du New Jersey Chris Christie et, bien sûr, Graham.

Toute zone d’exclusion aérienne sérieuse devrait s’appliquer à la Russie, une question que la plupart des candidats ont évitée. Mais pas Christie. Lorsque l’animateur Wolf Blitzer lui a demandé s’il était « prêt à abattre cet avion russe et à risquer une guerre avec la Russie », Christie a répondu : « Non seulement je serais prêt à le faire, mais je le ferais. Une zone d’exclusion aérienne signifie une zone d’exclusion aérienne, Wolf. C’est ce que ça veut dire. »

Le gouverneur, qui semble croire qu’être dur en politique signifie provoquer un embouteillage pour gêner les habitants de ses ennemis politiques, s’est ensuite livré à un véritable numéro de faux dur : « Je serais très clair… Je parlerais beaucoup à Vladimir Poutine. Mais je lui dirais : « Écoutez, Monsieur le Président, il y a une zone d’exclusion aérienne en Syrie ; si vous y allez, elle s’applique à vous ». Et oui, nous abattrions les avions des pilotes russes si, en fait, ils étaient assez stupides pour penser que ce président était le même faiblard incapable que le président que nous avons dans le bureau ovale en ce moment. »

Heureusement, l’échange s’est arrêté là. Christie n’a pas éclairé le public sur ce qu’il ferait si Poutine répondait en abattant quelques avions américains ou en détruisant un camp d’entraînement pour les insurgés soutenus par les États-Unis, puis en lançant une alerte nucléaire. La Russie ne pouvait pas se laisser intimider : elle avait plus d’enjeux en Syrie et apaiser Washington risquerait d’aboutir à des exigences américaines encore plus impérieuses.

L’administration Bush a envisagé une guerre avec la Russie au sujet de la Géorgie. Ben Smith, de Politico, rapporte : « Alors que les Géorgiens, désespérés, suppliaient les Américains de les aider à fermer la route principale par laquelle les soldats russes affluaient dans le pays, les conseillers à la sécurité nationale de Bush ont esquissé des réponses possibles, notamment « le bombardement et le scellement du tunnel de Roki » et d’autres « frappes chirurgicales », selon une nouvelle histoire du conflit et des entretiens indépendants avec d’anciens hauts fonctionnaires. »

Moscou aurait certainement répondu, créant une situation extraordinairement dangereuse. Pourtant, rapporte Andrew Cockburn : la confiance de Saakashvili « a peut-être été renforcée par les assurances en coulisse des serviteurs du vice-président Richard Cheney que les États-Unis finiraient par lui venir en aide. La secrétaire d’État Condoleezza Rice et le conseiller à la sécurité nationale Stephen Hadley craignaient que Cheney ne persuade effectivement Bush d’intervenir. » Aujourd’hui, certains responsables impliqués dans le débat continuent de se demander s’ils n’auraient pas dû insister sur des « options plus dures », c’est-à-dire sur la guerre.

Évidemment, tous les politiciens républicains ne complotent pas de nouvelles guerres. Les Républicains Ron et Rand Paul se sont opposés au parti de la guerre de Washington. Le sénateur Mike Lee et le Républicain Peter Meijer ont été des sceptiques des guerres sans fin de l’Amérique. La représentante Nancy Mace est un nouveau visage qui a soutenu l’abrogation de l’AUMF [Authorization for Use of Military Force, résolution pour l’usage de la force militaire, NdT] pour l’Irak. Et tant Ronald Reagan que Donald Trump n’ont utilisé l’armée qu’avec parcimonie, en évitant de nouveaux conflits à durée indéterminée.

Pourtant, même ce dernier n’a offert aucune opposition de principe à la guerre. Bonnie Kristian a prévenu : « Si un autre président du GOP poussait à la guerre dans le sillage de notre hypothétique attaque terroriste, la majeure partie de la droite serait prête à foncer. »

Les responsables du Parti républicain semblent presque inconsciemment bellicistes, même lorsque ce n’est clairement pas dans l’intérêt de l’Amérique. Incroyablement, certains d’entre eux sont prêts à risquer une guerre nucléaire pour des enjeux secondaires. Les électeurs républicains ne peuvent plus se permettre de laisser la politique étrangère à l’élite de Washington, même à la leur. Ils risquent de se retrouver à combattre et à mourir, une fois de plus, dans la guerre de quelqu’un d’autre.

Source : Responsible Statecraft, Doug Bandow, 04-01-2022
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

Dorian // 28.01.2022 à 08h09

Quelle mauvaise fois sidérante.
DES senateurs républicains électoralistes et belliciste oui.
LES républicains, NON.
De la même manière que les démocrates ont leurs faucons.
L’impérialisme guerrier est totalement bi-partisan et très loin de ne compter que des républicains. Les républicains font à Biden ce que les démocrates ont fait à Trump. Et là c’était même pire car ils l’ont accusé de haute trahison et d’être là marionnette de Poutine sur la base d’accusations complètement bidons.
C’est lamentable et débile mais pas une spécialité des républicains.
Citer Maccain et Graham pour ne retenir que sa proximité avec Trump en oubliant que le sanguinaire Mac Caïn était son pire ennemi et la coqueluche des démocrates .
Un peu de sérieux svp

18 réactions et commentaires

  • Dorian // 28.01.2022 à 08h09

    Quelle mauvaise fois sidérante.
    DES senateurs républicains électoralistes et belliciste oui.
    LES républicains, NON.
    De la même manière que les démocrates ont leurs faucons.
    L’impérialisme guerrier est totalement bi-partisan et très loin de ne compter que des républicains. Les républicains font à Biden ce que les démocrates ont fait à Trump. Et là c’était même pire car ils l’ont accusé de haute trahison et d’être là marionnette de Poutine sur la base d’accusations complètement bidons.
    C’est lamentable et débile mais pas une spécialité des républicains.
    Citer Maccain et Graham pour ne retenir que sa proximité avec Trump en oubliant que le sanguinaire Mac Caïn était son pire ennemi et la coqueluche des démocrates .
    Un peu de sérieux svp

      +25

    Alerter
  • Christian Gedeon // 28.01.2022 à 08h15

    Bon… si on devait mettre bout à bout toutes les conneries racontées par les uns et les autres, il y en aurait pour des années. Mettre en avant Graham et Wicker pour ceux qui d’intéressant à la politique us c’est … je ne trouve pas d’équivalent chez nous! Ce sont des guignols, et assimiler tout le gop à ces gens là, c’est du grand n’importe quoi! Quant à l’avion qui s’était abattu il me semble bien que les turcs en ont descendu un dont les pilotes ont été tués sans que l’ours ne bouge une patte. Alors on se calme un peu et on essaye d’envisager des scenarii moins alarmistes.

      +4

    Alerter
  • Myrkur34 // 28.01.2022 à 08h16

    L’inénarrable BHL, ………sur Fox news …….Avec une analyse , euh, vachement poussée….Enfin pour le niveau de Fox News quoi…..

    https://www.foxnews.com/media/bernard-henri-levy-bhl-french-intellectual-comments-on-if-russians-invade-ukraine

      +10

    Alerter
    • Patrique // 28.01.2022 à 08h57

      BHL est prêt à se battre jusqu’au dernier ukrainien, bien à l’abri dans son palace marocain.
      Il oublie également que des millions d’ukrainiens ont aussi la nationalité russe.

        +16

      Alerter
      • Fernet Branca // 28.01.2022 à 17h05

        BHL dans son interview sur Fox News voit plus loin que l’Ukraine .

        Je vous ai traduit un petit extrait.
        Selon BHL, le conflit Russie-Ukraine a atteint un point d’ébullition et Poutine se comporte comme un ennemi envers l’Occident. Si les Américains ne veulent pas voir un monde remanié avec la Chine et la Russie en position dominante, ils doivent commencer à se soucier de ce qui se passe en Ukraine, a déclaré l’intellectuel français.

        Comprendre il faut commencer en Ukraine ou à Taiwan , ou ailleurs.

          +2

        Alerter
  • antoniob // 28.01.2022 à 08h24

    Bon: j’ai été plusieurs fois « modérés » dans les commentaires où je mentionais que tout ceci cessera uniquement lorsque les populations américaines auront les bains de sang et les vitrifications nucléaires chez eux.
    Des types faisant de telles déclarations ne méritent tout simplement pas de nom d’humain, c »est du même ordre que les politiciens nazis. Les allemands ont recu la monnaie de leur pièce en 1945 mais les américains pas encore.

      +16

    Alerter
  • Patrique // 28.01.2022 à 08h51

    Il y a toujours dans les partis des excités. Que des républicains défendent la politique belliciste de Joseph Biden et de certains de ses conseillers « Folamour » n’est donc pas surprenant. Ce qui est certain c’est que le chef des républicains, Donald Trump, n’a déclenché aucune guerre pendant les 4 ans de sa présidence ; et ne le fera probablement pas contre la Russie car les EU auraient tout à y perdre.
    Les derniers sondages donnent Trump largement vainqueur contre Biden ou Harris. Ceci peut peut-être expliquer le désir de guerre du parti démocrate.

      +8

    Alerter
    • Paul // 28.01.2022 à 09h12

      oui,le titre est trompeur
      il y a en fait DES « républicains »

      en ce moment, moins de discussions interminables sur le corona, et comme on se fait doucement ejecter du mali, il faut relancer des guerres, afrique … et on est même pret a en risquer une en europe , pour notre bien, et le CO 2…
      quand à b h v, si les us ne dominent plus le monde, ça sera moins bon pour lui et ce qu’il défend

        +5

      Alerter
  • Louis // 28.01.2022 à 09h01

    Après les désastreuses affaires de la Libye, du Moyen Orient, Etc. cela devrait suffire.. Certes l’industrie militaire pousse mais se ne sont jamais eux qui morflent. Basta..

      +3

    Alerter
  • tchoo // 28.01.2022 à 09h12

    L’Ukraine n’a pas d’importance pour la Russie, sauf pour sa sécurité. Les Russes n’ont aucune envie d’occuper ce pays qui n’en a plus que le nom, qu’il faudra dénazifier.
    Les Ricains n’ont pas les moyens d’occuper la mer noire et leur navire serait rapidement neutralisé et ils le savent.
    Ces postures belliqueuses n’en sont que plus que dangereuses de la part de ces républicains plus bêtes que leurs pieds

      +5

    Alerter
  • nulnestpropheteensonpays // 28.01.2022 à 09h54

    L’avantage de l’armement hypersonique actuel c’est que le capitole pourrait être touché .Du coup y’a très peu de risque d’une guerre nucléaire .Par contre une guerre traditionnelle chez nous , ça arrangerait bien le capitalisme en ce moment ! Entre le business de guerre et celui de la reconstruction . Ces enfants de doivent se frotter les mains . l’Europe est devenue le moyen orient du moment , Je pense que ça va nous remettre les pieds sur terre .Nous sommes vraiment devenus trop stupide , il est temps d’une grande purge .Ce qui est drôle c’est la fourniture d’armes a l’Ukraine de la part de tout ces voisins , on dirait un fléchage pour l’armée Russe …

      +13

    Alerter
    • Fernet Branca // 28.01.2022 à 16h56

      Voir ci-dessus ma réponse à tchoo qui explique que la flotte US avec tous les porte-avions est du côté de Taiwan. Pourquoi en rester à un conflit en Europe.
      Les USA ne veulent être challengés par personne sur la planète.

        +0

      Alerter
  • RGT // 28.01.2022 à 09h55

    Comme je le dis toujours, il suffirait simplement d’imposer à ces « élites » (BHL compris) une loi qui les force (sous peine de cour martiale suivie d’un poteau d’exécution en procédure accélérée) d’aller combattre dans les troupes d’avant garde sur le front qu’ils ont causé (en étant bien sûr des combattants actifs, pas des planqués).

    J’ai d’un coup l’impression que les bellicistes de tout poil se montreraient d’un coup beaucoup plus « modérés ».

    C’est bien ce qui s’est passé de tous temps avec les gouvernements centralisés : Ceux qui décident d’un conflit sanglant envoient sans remord les autres au casse-pipe en étant quant à eux bien planqués et à l’abri dans leurs tours d’ivoire et désormais dan leurs bunkers antiatomiques.

    Quand on a la garantie (« constitutionnelle » auto-décrétée par cette même caste) de ne prendre aucun risque en envoyant les autres (les gueux) se faire massacrer à sa place et qu’on ne risque en aucun cas d’en subir la moindre conséquence, pas même une petite tape sur la joue, pourquoi se gêner ?

    Les humains sont des veaux, et leurs dirigeants les pires prédateurs cupides que le monde vivant n’ait jamais connu.

    Et il en va pour toutes les « sociétés » humaines (sauf les petites tribus « primitives » dont les « chefs » sont élus et ont l’obligation de partir au combat en avant-garde en cas de conflit.

    Souvenez-vous : Les « chefs » amérindiens n’avaient droit à AUCUNE marque de respect de la part de TOUS les membres de la tribu parce que leur fonction les OBLIGEAIT à être au service de TOUTE la population.

    Par contre ils avaient AUSSI l’obligation d’être les premiers à risquer leur vie en cas de conflit.

    Et personne ne les obligeait à accepter cet honneur.

    Il faut quand-même préciser que ces chefs étaient choisis pour leurs qualités morales (VRAIES, pas issues d’une quelconque idéologie stupide) et que cette fonction leur apportait beaucoup plus d’inconvénients que d’avantages personnels, ce qui n’est pas du tout le cas des dirigeants actuels.

    Finalement, les tribus amérindiennes étaient basées (comme de nombreuses tribus « primitives ») sur un véritable modèle anarchiste dans lequel l’ensemble de la population décide de son propre sort suite à des négociations réellement démocratiques, les « chefs » n’étant que de simples représentants qui avaient l’obligation de respecter la volonté de la population.

      +7

    Alerter
    • Bobby Snoof // 28.01.2022 à 14h26

      Au cours des batailles qu’il a menées durant les 17 années de résistance face au colonisateur français, première puissance militaire du monde à l’époque, l’émir Abd-el-Kader était toujours devant, au point qu’il lui arrivait de remplacer cinq fois sa monture tombée sous la mitraille durant une seule de ces batailles ( in « La vie d’Abd-el-Kader » , Charles-Henry Churchill »). Comme quoi, il n’y a pas que chez les petites tribus primitives que cela se passait ni ce n’est la nature des sociétés humaines.

        +5

      Alerter
  • Saïd Herta // 28.01.2022 à 13h35

    Je sais plus qui l’avait proposé , mais il faudrait fournir des chandails avec les logos des donateurs aux personnel politique US , un peu comme les sportifs qui affichent les sponsors , ça clarifierait pas mal de choses …

      +6

    Alerter
  • Jean // 28.01.2022 à 14h29

    Les Républicains trumpistes hostiles à une expédition militaire US en Ukraine (anglais -The New York Times)

    https://www.nytimes.com/2022/01/26/us/politics/republicans-ukraine.html

    Un article qui mériterait d’être traduit par les crises…

      +3

    Alerter
  • out // 06.02.2022 à 12h26

    on en a marre en Europe des américains!!!!!!, ils nous amènent la guerre , out du continent, que Biden refuse d’écouter l’état profond, c’est la Russie en 1945 qui nous a libéré du joug nazie.

      +0

    Alerter
  • Afficher tous les commentaires

Les commentaires sont fermés.

Et recevez nos publications