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19.décembre.201919.12.2019 // Les Crises

Affaire Delevoye : Emmanuel Macron et l’article 5 de la Constitution – Par Régis de Castelnau

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Source : Vu du droit, Régis de Castelnau, 17-12-2019

L’invraisemblable feuilleton Delevoye constitue une illustration assez consternante de l’état de dégradation des institutions de notre République. Nous avons désormais atteint tel un niveau de corruption, au sens de corrosion, des pouvoirs publics que notre charpente institutionnelle est complètement délabrée.

Nous avons dit dans ces colonnes comment au plan juridique et en particulier pénal, se posait le problème des fonctions de Jean-Paul Delevoye depuis sa première nomination au poste de haut-commissaire il y a maintenant plus de deux ans. Rappelons que dans un premier temps celui-ci a assumé une fonction de « haut-commissaire aux retraites » sous un statut fabriqué ex nihilo par une décision du président de la République, sans théoriquement avoir le statut de « membre du gouvernement ». Cela ne l’a pas empêché de conserver des responsabilités nombreuses dont certaines grassement rémunérées dans la sphère privée. Chargé de la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye en gardant des liens étroits avec le monde des assurances privées particulièrement intéressées par cette réforme s’est mis ainsi en situation plus que probable de « prise illégale d’intérêts », infraction qui sanctionne le mélange des casquettes publiques et privées. On ajoutera que les fonctions rémunérées ressemblent quand même à ce que l’on appelle en général et de façon impropre d’ailleurs des « emplois fictifs ». Du même type par exemple que ceux dont Pénélope Fillon devra répondre au mois de février prochain devant le tribunal correctionnel de Paris. On nous a dit lorsque la presse a révélé le pot aux roses que c’était un oubli, une étourderie, une erreur et qu’il n’y avait là-dedans aucune malice, Jean-Paul Delevoye étant de bonne foi. Est-il possible de plus se moquer du monde ? Comment croire, que pour un poste de cette importance, qui a fait l’objet d’un décret en conseil des ministres, et donc d’une préparation minutieuse par les services, personne ne se soit posé la question des incompatibilités et des risques d’infractions pénales ?

Malheureusement il y a pire. Le 3 septembre dernier, en application cette fois-ci de l’article 8 de la Constitution et sur proposition du Premier ministre Édouard Philippe, Emmanuel Macron a nommé Jean-Paul Delevoye « haut-commissaire aux retraites » membre du gouvernement. Dossier une nouvelle fois préparé par les services du Premier ministre qui avaient nécessairement connaissance de la situation professionnelle du nouvel entrant. Le journal le Monde confirme cette évidence, tout autre présentation étant purement et simplement invraisemblable. On va à nouveau rappeler les conséquences de l’article 23 de la Constitution qui prohibe pour les membres du gouvernement toute autre fonction professionnelle, qu’elle soit rémunérée ou non. Il ne s’agit pas d’une interdiction de cumul de rémunération mais d’une incompatibilité dont l’interdiction du cumul n’est que la conséquence. Lorsque l’on est membre du gouvernement, on ne doit dépendre d’aucun autre lien hiérarchique, d’aucune autre autorité que ceux attachés à ses fonctions, exclusivement dédiées à l’intérêt général national. Cette séparation radicale a été voulue par les constituants de 1958 pour affranchir les ministres de sujétions de nature à parasiter leur engagement gouvernemental, dont le fonctionnement des IIIe et IVe républiques avait donné trop d’exemples. Dans sa nouvelle configuration gouvernementale à compter du 3 septembre 2019, Jean-Paul Delevoye avait deux mois pour régulariser sa situation et abandonner missions, mandats, et rémunérations privées. Il ne l’a pas fait et s’est donc trouvé dans une situation d’incompatibilité qui le rendait démissionnaire d’office à compter du 3 novembre 2019. Jusqu’à la révélation par la presse, cette violation gravissime de la Constitution s’est poursuivie au su, nous l’annonce le Monde, du secrétariat général de Matignon et par conséquent d’Édouard Philippe. Qui n’y a vu semble-t-il aucun inconvénient, pas plus que le président de la République lui-même dont personne ne peut croire qu’il ignorait cette situation. Et s’abriter derrière l’adage latin « de minimis non curat praetor » traduit familièrement par : « le chef ne s’occupe pas des détails » est simplement une insolence. Comme si les incompatibilités prévues expressément dans la Constitution étaient des détails. Il faut être clair, Jean-Paul Delevoye déjà deux fois ministre auparavant, savait très bien quelle était sa situation, Édouard Philippe et Emmanuel Macron aussi. Alors, comment ne pas être catastrophé par la déclaration du président de la république acceptant la démission de son haut-commissaire « avec regret » (!!!). Si l’on comprend bien, Monsieur Macron regrette qu’il soit mis fin à une violation de la Constitution qu’il aurait dû être le premier à constater et à sanctionner en prenant acte lui-même de la démission d’office de Jean-Paul Delevoye à compter du 3 novembre 2019 ? Est-il nécessaire pourtant de rappeler que toujours d’après la Constitution de 1958 dans son article 5, le chef de l’État « veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’Etat » ?

Et si, hypothèse invraisemblable, Emmanuel Macron n’avait pas connu cette violation du texte fondamental, l’article du Monde établi qu’Édouard Philippe lui la connaissait. Et le premier ministre a donc permis et couvert une violation de la Constitution et un « fonctionnement irrégulier des pouvoirs publics ». La responsabilité de veiller au fonctionnement régulier de ces pouvoirs publics, donnée au président de la république par l’article 5 de la Constitution, lui impose évidemment de démettre Édouard Philippe de son poste de premier ministre, ou en tout cas d’exiger sa démission. Ce probable refus d’assumer les responsabilités que lui imposent la loi fondamentale de la république, cette acceptation de sa part de comportements relevant manifestement du droit pénal pour Jean-Paul Delevoye avec la complicité des services du secrétariat général du gouvernement, commencent à bigrement ressembler à des manquements à ses devoirs constitutionnels.

Alors, on peut déplorer ou être scandalisé par le comportement de la Garde des Sceaux Nicole Belloubet, qui se soucie de l’impartialité de la justice comme d’une guigne, et qui vient sur les plateauxdonner des ordres au parquet à propos de Jean-Paul Delevoye : « Jean-Paul Delevoye n’a pas triché, il n’a pas voulu tricher ». Circulez, il n’y a plus rien à voir. On peut aussi pouffer devant la niaiserie ingénue de Gilles Legendre, ou ricaner en entendant Sibeth Ndiaye détecter de la « dignité » dans le retrait du multicarte. Mais s’agissant du chef de l’État, c’est tout autre chose.

Cette façon pour Emmanuel Macron d’accepter tranquillement que se déploie autour de lui une incontestable corruption, et ce refus désinvolte de se comporter en garant de la Constitution comme celle-ci pourtant l’exige, pourrait bien inciter certains à relire l’article 68 du même texte….

Source : Vu du droit, Régis de Castelnau, 17-12-2019

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Recits d’Yves // 19.12.2019 à 07h59

Il y a dans notre beau pays et depuis déjà trop longtemps, un pacte de corruption généralisé dont la principale consequence n’est pas que morale mais financière, économique et sociale car l’oeuvre des corrompus est bien celle de la vente à la découpe du patrimoine public français incluant son peuple promis à des fonds de pension américain.

Le fait est que ces corrompus aux pouvoirs, ne travaillent plus pour l’intérêt de la Nation et de ses citoyens. Ils ne font de politique public mais prépare leur enrichissement et ceux de leurs généreux employeurs. Ils participent avec la complicité avide de la finance morbide à la paupérisation du Peuple.
La guerre sociale est ouverte.
En ces temps trouble, je pense que plus que jamais il nous faut nous organiser dans une lutte qui doit s’appeler Resistance.

44 réactions et commentaires

  • gracques // 19.12.2019 à 07h30

    Mais non M de Castelnau vous n’y êtes pas du tout !
    Les réactions que vous vilipendez sont celles d’honnêtes et importantes personnes qui ne fréquentent que d’honnêtes et importantes personnes . Sachez M de Castelnau qu’ à ce niveau de responsabilité on ne peut être qu honnete , de bonne foi et surtout extrêment respectueux des Institutions de la République et bien sûr de l’État de Droit.
    En conséquence MM Delevoye, Philippe, Mâcron, belloubet et autres n’ont rien à se reprocher…… PAR NATURE
    Tout comme ces policiers, sont fort respectueux des institutions qui comme à Bordeaux refusent de porter assitance à un homme blessé par LDB et couche au sol et qui demandent fort justement à des témoins d’appeler les secours , ou colme’ce commandant qui a Marseille , suite a la maladresse de cette povre Zined Redouanne refuse de remettre ses mêmes LDB à la justice pour les expertiser ….
    En revanche MELENCHON , cet être abominable qui parle haut et fort face à des policiers et magistrats venant lui chercher des poux et lui tendant fort habillement un piège , lui mériterait l’échafaud pour une telle atteinte à la dignité de la justice.
    Ce monde perd toute mesure.

      +95

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  • nulnestpropheteensonpays // 19.12.2019 à 07h34

    tres clair cet article 68 , mais avec une assemblé de godillot , il peut rester ad vitam aeternam en poste .Plus de fausse joie svp

      +40

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    • calal // 19.12.2019 à 09h00

      cet article 68 confirme bien que marine lepen peut etre elue presidente de la rep sans probleme puisqu’elle peut etre “impeach” par un vote des 2 / 3 des parlementaires et des senateurs en deux temps trois mouvements. Des senateurs,le rn n’en a pas et des parlementaires peu.

      Les francais se sont fait avoir en 2017 lors des elections presidentielles et legislatives. Esperons qu’ils retiendront la lecon: plutot 5 min dans un isoloir que trois semaines dans la rue…

        +9

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    • Téji // 19.12.2019 à 09h15

      sauf que… cet article 68, modifié en 2007, est devenu très ‘soft’ en supprimant de crime de forfaiture, haute trahison du chef de l’état ici dûment constatée…

        +22

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      • François Marquet // 19.12.2019 à 09h57

        Pour protéger le président des procès en haute trahison justifiés par les abandons de souveraineté « nécessités » par l’intégration européenne, entre autres… comme la soumission à l’Otan, les attaques illégales par la France de pays tels la Libye et la Syrie, la cession d’actifs stratégiques(Alsthom) et de biens collectifs (ADP, barrages hydro) etc…

          +36

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        • olivier // 19.12.2019 à 10h21

          effectivement.

          La question fondamentale est: Voulons nous vraiment notre souveraineté… Si oui, et bien il n´y a pas 36 solutions… FREXIT, mais cela sera exigeant, il ne faut pas se leurrer, et il faut une cohésion nationale…..

            +27

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    • François Bougnet // 19.12.2019 à 12h19

      C’est ce que demandait l’UPR il y a deux jours, https://www.youtube.com/watch?v=ALNkQKm-fLU, sans illusion sur la conclusion de la procédure.

        +22

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    • RV // 20.12.2019 à 20h25

      @ nulnestpropheteensonpays // 19.12.2019 à 07h34

      Pas si clair que ça, il est mentionné à la fin de l’article 68 :
      “Une loi organique fixe les conditions d’application du présent article.”
      Le diable se nichant dans les détails,
      je serais curieux de savoir ce que dit cette loi organique !

      elle est là, pour les curieux.
      https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000029796562&categorieLien=id

        +1

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  • Recits d’Yves // 19.12.2019 à 07h59

    Il y a dans notre beau pays et depuis déjà trop longtemps, un pacte de corruption généralisé dont la principale consequence n’est pas que morale mais financière, économique et sociale car l’oeuvre des corrompus est bien celle de la vente à la découpe du patrimoine public français incluant son peuple promis à des fonds de pension américain.

    Le fait est que ces corrompus aux pouvoirs, ne travaillent plus pour l’intérêt de la Nation et de ses citoyens. Ils ne font de politique public mais prépare leur enrichissement et ceux de leurs généreux employeurs. Ils participent avec la complicité avide de la finance morbide à la paupérisation du Peuple.
    La guerre sociale est ouverte.
    En ces temps trouble, je pense que plus que jamais il nous faut nous organiser dans une lutte qui doit s’appeler Resistance.

      +124

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    • Bats0 // 19.12.2019 à 16h43

      Le problème de ce pays France, est le corporatisme : il divise au lieu d’unifier les citoyens. Nous sommes de ce fait, dans un pays corrompu par la division des idées et des ambitions d’un peuple lobotomisé par une oligarchie, qui ne fait qu’accroître la division pour mieux maîtriser le citoyen (fabrication du consentement) et augmenter sa dépendance financière envers cette même oligarchie.
      On est mal barré (dans le sens stricte du terme).

        +13

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  • rafades // 19.12.2019 à 08h02

    Dans une vraie démocratie, c’est au Président de l’Assemblée Nationale, à réagir et à tenter éventuellement une procédure du Président qui n’est plus le garant du respect de la Constitution.

    Oui, mais voilà, en France, nous avons un escroc patenté à la tête de l’Assemblée Nationale, ce qui confirme, de facto, le fait que nous ne sommes plus en Démocratie et que plus personne, à la tête de l’Etat, ne veille au respect de la Constitution, laquelle a été écrite pour que les droits du peuple soient préservés ….

      +70

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    • rafades // 19.12.2019 à 08h04

      procédure en destitution
      (je ne suis pas parvenu à corriger mon commentaire)

        +9

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    • Ian // 19.12.2019 à 09h19

      Il me semble qu’une procédure de destitution visant Macron pour non respect de la Constitution a été lancée par… un député. Un seul sur tout l’hémicycle ! Elle est où l’opposition ? Ils font quoi le RN, LFI, LR, UDI, PS et tutti quanti ?

        +42

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      • isary // 19.12.2019 à 19h05

        pas lancée,signée…..C’est l’UPR qui l’ a lancée,

        cela ne retire rien au courage de ce seul député LR!

          +15

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        • Ian // 20.12.2019 à 08h34

          Merci de cette précision car je ne me souvenais plus de cela. C’est tout à l’honneur de l’UPR pour le coup. Ça fait un peu seul contre tous mais au moins ça montre une chose : il n’y a plus d’opposition dans l’hémicycle. Tous répondent aux mêmes impératifs. Tout est copinage. Tous se goinfrent dans la même gamelle. Aucun ne respecte le peuple ni les intérêts de la Nation.
          Voilà bien le seul mérite de l’alternance LR-PS-LREM : les masques tombent. Seuls les partisanismes défendant telle ou telle couleur permettent à ce système politique de perdurer…

            +14

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      • RV // 20.12.2019 à 19h56

        en 2018, faut-il préciser, quand même . . . !

          +0

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    • Calal // 19.12.2019 à 09h48

      Au conseil constitutionnel les derniers nommes sont Juppé et Fabius. Vous comprenez maintenant pourquoi ces gens y sont nommés et pourquoi aux US il y a eu une telle bataille pour empêcher Trump de nommer kavanaugh a la cour suprême, leur équivalent de notre conseil constitutionnel.

      Plus les français maigrissent ,plus ils se mettent a comprendre l’intérêt du combat politique…

        +29

      Alerter
  • RGT // 19.12.2019 à 08h37

    On ne touche plus le fond, on creuse, et avec du matériel lourd…

    Je n’ai jamais vu une telle “décomplexion” dans la privatisation la gestion des conflits d’intérêts jusqu’à présent.

    Même Mitterrand passe pour un “petit joueur” et un “homme intègre” comparé à ces crapules.

    Quant à l’article 5, De Gaulle aurait dû l’accompagner de contraintes supplémentaires :
    – Celui qui est pris la main dans le sac doit immédiatement être “démissionné” ET toutes les “retraites” et “indemnités” publiques versées au titre du “service de l’État” supprimées à vie.

    – Celui qui “embauche” une taupe devrait automatiquement subir le même sort,

    – Les “mécènes” qui “soutiennent” leurs protégés devraient être condamnés à verser 10% du montant le plus élevé de la “dette” au cours des 20 dernières années – vu le nombre “d’assistés” les caisses de l’état devraient très rapidement regorger d’espèces sonnantes et trébuchantes permettant enfin de résoudre les problèmes des services publics, de santé et de retraites jusqu’à la fin des temps.

    Il ne faut pas rêver, si ces “contraintes insupportables” étaient ajoutées à la constitution comment nos “divins z’élus” feraient-ils pour subventionner leurs campagnes publicitaires électorales afin d’être élus sur des programmes qui n’ont rien à envier aux promesses des lessiviers ?

    La professionnalisation de la politique est la pire calamité qui puisse s’abattre sur un peuple. Et depuis la nuit des temps.

    Une mesure JUSTE consisterait simplement à indemniser les représentants à hauteur du salaire médian et que les années passées dans ces fonctions donnent les mêmes droits que celles travaillées dans la “vraie vie”. Et sans conflit d’intérêts bien sûr.

    Je suis certain que d’un coup de nombreuses “vocations” s’envoleraient vers d’autres horizons.

      +58

    Alerter
    • Gustave Toursier // 21.12.2019 à 22h02

      “Le Politicien devient un homme d’État quand il commence à penser à la prochaine génération plutôt qu’à la prochaine élection” (W Churchill)

        +2

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  • Michel 65 // 19.12.2019 à 10h11

    J’ai comme un doute…..on nous prends pour des c… ça je sais, mais pour ce qui concerne ce personnage, il à été ministre une ou deux fois, y avait il à cette époque des déclarations d’intérêt ? Dans tous les cas l’incompatibilité avec la constitution existait déjà…
    Je ne sais pas si on peut savoir…..

      +8

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  • SanKuKaï // 19.12.2019 à 10h43

    Quand on voit le motif bidon trouvé aux US pour lancer un “Impeachment” de leur président, on se demande ce que fait l’opposition en France.
    Rien qu’avec les affaires Benalla et Delevoye il y a de quoi exiler le petit empereur à Ste Hélène.

      +33

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  • Oli2v // 19.12.2019 à 10h56

    Comme le dit Juan Branco:
    “Ils ne sont pas corrompus; ils SONT la corruption”

      +42

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  • LibEgaFra // 19.12.2019 à 10h59

    C’est quoi ce pays où un homme seul peut décider des lois sans recours possible que sa bonne volonté?

    “La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.”

    C’est quoi ce pays qui viole sa propre constitution en privant le peuple du référendum?

    C’est quoi cette constitution qui prive le peuple de sa souveraineté confisquée par des “représentants” qui ne représentent qu’eux-mêmes?

    Le peuple ne peut être représenté que par des élections à la proportionnelle intégrale avec des élections à un tour.

    Ce pays est une dictature.

      +26

    Alerter
    • LibEgaFra // 19.12.2019 à 11h13

      Comparez avec la constitution suisse: la souveraineté du peuple n’y est même pas définie, car elle découle ipso facto des droits d’initiative et de référendum qui appartiennent exclusivement au peuple et non à des “représentants” comme dans une dictature.

      Art. 141 Référendum facultatif
      1 Si 50 000 citoyens et citoyennes ayant le droit de vote ou huit cantons le demandent dans les 100 jours à compter de la publication officielle de l’acte, sont soumis au vote du peuple:
      a. les lois fédérales;
      b. les lois fédérales déclarées urgentes dont la durée de validité dépasse un an;
      c. les arrêtés fédéraux, dans la mesure où la Constitution ou la loi le prévoient;
      d. les traités internationaux qui:
      1. sont d’une durée indéterminée et ne sont pas dénonçables,
      2. prévoient l’adhésion à une organisation internationale,
      3 contiennent des dispositions importantes fixant des règles de droit ou dont la mise en oeuvre exige l’adoption de lois fédérales.

      Dans n’importe quel pays démocratique un projet de loi aussi important que celui des retraites serait soumis au vote du peuple qui en France n’est “souverain” que sur le papier. Et encore…

        +23

      Alerter
  • pascalcs // 19.12.2019 à 11h17

    J’ai écrit le 18 Janvier dernier à ma députée, Mme Amélia Lakrafi, pour exiger la destitution de M. Macron en raison des violations répétées de la Constitution par ce dernier. Je n’ai bien entendu pas obtenu de réponse de sa part, le respect de la Constitution Française étant le cadet des soucis de la part des constituants.
    Dans cette lettre j’évoquais clairement l’application de l’article 68 en raison des violations des articles 5 (liée à la calamiteuse signature du traité d’Aix la Chapelle) et de l’article 53 – la non moins calamiteuse signature du traité de Marrakech).
    Je vais refaire une demande de destitution auprès de cette même députée aujourd’hui même. Je connais hélas déjà la considération qui sera accordée à ma lettre. Mais peu importe. Nous vivons dans un état de droit et si nous, citoyens, nous asseyons dessus, alors tout est perdu. Prenez vos responsabilités.

      +31

    Alerter
  • LibEgaFra // 19.12.2019 à 11h20

    Article 68?

    Vous rêvez! L’assemblée est VERROUILLÉE. Aux ordres, c’est un parlement croupion. De godillots comme disait l’autre.

      +17

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    • rafades // 19.12.2019 à 14h28

      Une bande de Playmobils, le cgétiste cheminot a tout à fait raison
      Des Playmobils, en plastique, sans consistance politique, seulement mûs par l’appât du pouvoir et du gain

        +16

      Alerter
  • camille // 19.12.2019 à 11h56

    La question qui semble se répandre n’est plus la légitimité mais la légalité.
    De Gaulle a assis la France Libre sur deux piliers, un état de fait et une délégalisation :
    La Déclaration organique du 16 novembre 1940 (concocté par Tissier, Cassin et De Gaulle), prolongée par l’ordonnance de 1944.
    L’utilisation actuelle de l’article 68 ne vise que Macron et bute sur une Assemblée (1 seul élu pour) qui pourrait elle même être concernée par cette possible délégalisation.
    La première date qui émerge généralement est le vote du Congrès le 4 février 2008, c’est à dire l’annulation de fait du référendum de 2005. Ce serait alors ouvrir la porte au caractère nul et non avenu de la TOTALITE des actes depuis cette date, inclure le passage devant des COURS DE JUSTICE d’un grand nombre de personnes et l’utilisation d’une INDIGNITE NATIONALE qui pourrait être élargie.
    Pour se limiter au haut personnel politique à ce stade :
    Quid des 3 Présidents successifs qui ont validé, prolongé et amplifié ?
    Quid des membres des 2 assemblées successives qui ont validé, prolongé et amplifié ?
    Quid des membres du Conseil Constitutionnel qui ont validé, prolongé et amplifié ?
    Quid même des membres du Conseil d’État qui n’ont rien trouvé à redire à ce texte ?
    La date doit-elle d’ailleurs être celle de 2008 ou antérieure, ce qui rouvrirait alors la possibilité de Haute trahison et celle de complot contre la sûreté de l’État ?
    La question des fraudes massives vient compléter cet ensemble.
    En tout état de cause, les partis politiques, mouvements et syndicats en désaccord avec la situation vont avoir à confronter leur approche à ce questionnement montant.

      +21

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  • Kokoba // 19.12.2019 à 12h03

    Est-ce qu’on peut lancer une procédure d’impeachment contre notre cher président ?

      +7

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    • eyome // 26.12.2019 à 10h45

      Et bien… C’est la procédure de destitution par l’article 68.

        +1

      Alerter
  • Mich429 // 19.12.2019 à 13h13

    Le mec a fait un discours de départ???Sérieusement????En plus y’ avait des gens pour l’ applaudir, “oh bravo, quelle belle racaille la meilleure d’ entre nous”.Petits fours et champagne aussi, payé par qui?

      +8

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  • Narm // 19.12.2019 à 14h18

    Le gouvernement ment
    Tout le monde le sait depuis un moment. Aujourd’hui, PERSONNE ne peut nier cette évidence
    pourtant visiblement on ne peut rien faire que râler.
    Que faire d’autre ?
    et quand ils auront un peu arrosé (suppression de l’age pivot, sncf ratp statut à part) le soufflet s’effondrera quand tous les médias reprendront en boucle que ceux qui continuent la lutte sont des salops!

      +12

    Alerter
  • rafades // 19.12.2019 à 14h24

    Réforme des retraites : il faut voir la vidéo où le président de la CFE CGC, syndicat de cadres
    Vent debout contre la réforme
    Du jamais vu

    Où il explique donc que l’Etat a prévu de “voler” les recettes de l’AGIRC ARRCO pour compenser le cadeau fait aux gros salaires (2,8% au dela de 120 000 euros par mois, soit 360 000 hauts salaires et une perte sèche pour les caisses de retraite de l’ordre de 3 à 4 MILLIARDS par an)

    https://www.msn.com/fr-fr/video/auto/r%C3%A9forme-des-retraites-%C2%ABil-y-a-un-vol-de-largent-cotis%C3%A9-par-les-fran%C3%A7ais-%C2%BB/vp-BBY7ZRl

    On a vraiment affaire à un GOUVERNEMENT DE VOLEURS qui ne favorise que les ULTRAS RICHES
    C’est complètement dingue.
    On se pince pour le croire et ça fait mal.

    Tu parles d’un barrage …

      +28

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  • Narm // 19.12.2019 à 14h29

    Et je me delecte de toutes ces gesticulations médiatiques tel olivier mazerole (comme absolument tous ces “vieux” éditorialistes de l’ancien monde) qui se plaint qu’un syndicaliste a comparé les actions “illégales” (coupures de courant) à celles faites par DeGaulle pour sauver la France (celle avec un grand F)
    Qu’il le veuille ou non, Macron/Philippe/la finance/la précarisation sont bien devenus les ennemis des Français voués à européination/mondialisation.
    Ce sont les ennemis du peuple souverain et de notre souveraineté
    Donc anticonstitutionnelle.

      +14

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  • Louis Robert // 19.12.2019 à 15h07

    Dès l’enfance adulte, déjà, il se dissipe, ce charme des beaux enfants pour qui les bouffons du cirque… c’est du sérieux!

      +2

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  • rafades // 19.12.2019 à 16h13

    En fait, toutes ces personnes, cupides, à la tête de l’Etat
    Sont un peu comme les Nobles sous Louis XVI
    Ils font les lois, mais pensent que les lois ne s’appliquent pas à eux

    Car pour eux, les lois sont faites pour les hommes
    Et ils pensent qu’eux-mêmes, leur fortune ou leur position, les placent au-dessus des Hommes

    Ils se croient des “sur- hommes” (les premiers de cordée)

    C’est un vrai problème.
    Cela signifie qu’ils ignorent tout du sens de la Constitution Française, de ses valeurs et de son préambule

    Je ne vois pas vraiment d’autres solutions que de revenir à 1789, peut-être en moins sanglant
    Mais il est clair que l’épisode Fillon ne leur a pas fait comprendre que c’était EUX le problème. Pas nous, les Hommes.

      +12

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    • herve_02 // 19.12.2019 à 21h25

      non pas moins sanglant, plus sanglant encore. Les voleurs et toute leur famille. que les gènes disparaissent.

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  • Casimir Ioulianov // 19.12.2019 à 18h13

    Qu’est ce qui pourra arrêter Macron ? Un char Russe ? Un porte avion Américain ? une Tsar Bomba ?
    Une fessée ? Haa non pas la fessée c’est illégal. XD

    Le plus amusant c’est que le mec tresse la corde pour se faire pendre sans même s’en rendre compte. Fais gaffe gamin ; plus la corde est longue et plus on meure vite.

      +10

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    • herve_02 // 19.12.2019 à 21h27

      plus elle est courte et plus on souffre, je luis souhaite une très courte.

        +3

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  • tchoo // 20.12.2019 à 06h02

    Rien que ça: Delevoye est en infraction constitutionnelle. Philippe le soutient = complice
    Macron le regrette= complice
    Beloubet le défend= complice
    Ces 3 personnages rien que pour cela ne sont plus républicains

      +15

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  • Larousse // 20.12.2019 à 07h58

    Mon petit doigt me dit que la dernière phrase de Régis de Castelnau est un pur voeu pieux.
    Macron se soucie de la légalité constitutionnelle de ses actes comme de l’An 40. Enfin quand un homme nomme à de hauts postes un barbu et un Sibeth Ndiaye… excusez du peu…
    On se dit que la France est fort mal barrée…
    Attendons-nous au pire… vous n’avez encore rien vu…
    Sauf si le Peuple se révolte et le vire…

      +8

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  • clauzip12 // 21.12.2019 à 00h39

    Notre protection sociale,que dis je notre pays est en passe d’être vendu.
    La corruption est telle que toutes nos élites gouvernementales sont en cours d’appréciation de ce qui peut leur revenir directement ou indirectement.
    Tous les actifs vendus non au plus offrant mais au plus proche, le pays déshabillé ne permettra plus un retour après 5 années et plus de prédations.
    L’UE est à la manœuvre encourageant par des notes que le commissaire Barnier attribue à des extraterrestre, concernant l’eau la vente des concessions relatives à l’eau:adieu grands barrages,distribution d’eau des metropoles…
    Ce qu’il sait mais ne dis pas est que les mêmes injonctions du MES ont été à la manœuvre en Grèce avec le résultat que l’on connait.Je disais,tous les actifs dilapidés,le protection sociale solidaire y compris les retraites attribuées aux fonds de pension il ne restera à notre pays que la bombinette et notre force de dissuasion,notre place au conseil de sécurité.
    Mais,tout cela semble être visé par notre confraternel voisin,l’Allemagne.
    Macron est capable par intérêt personnel de brader tout cela.
    Pour mémoire,la constitution actuelle,faite pour et par Général de Gaulle,grand défenseur de la France,permet au président de passer les traités sans accord du parlement.
    Tout m’amène à penser que nous verrons cette défaite si Macron accède au deuxième mandat.

      +1

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  • JnnT // 24.12.2019 à 21h48

    Destituer Macron ? D’accord. Il y a le cas Delevoye mais aussi divers actes qui relèvent de la haute trahison. L’affaire Alstom-GE notamment.
    Le destituer, soit ! Mais est-il président de la République ? Sa renonciation à sa retraite de PR fait sens : Macron reconnaît implicitement qu’il n’est pas Président de la République, que ce n’est pas son vrai « job ». La question se pose alors : quel est donc son vrai « job », celui pour lequel il percevra une retraite (chapeau) ?
    Il a gagné beaucoup d’argent chez Rothschild, notamment lors d’une fusion-acquisition – un cadeau qui est l’acte fondateur de sa corruption. Cet argent, dont toute trace a disparu de son patrimoine, c’était une avance pour son vrai « job » : la mise aux normes libérales de la France et son inféodation sans retour possible au bloc atlantiste européiste. Il applique cette feuille de route simple tout en bouchant des trous avec de la salive, sa seule compétence professionnelle évidente.
    Quand il quittera sa fonction temporaire de PR, Macron pourra compter sur un renvoi d’ascenseur des firmes dont il aura si bien servi les intérêts au détriment des Français – dont nombre de ses électeurs enthousiastes. Il aura même le choix entre plusieurs ascenseurs. Il aura rejoint son vrai « job ». Mais il résidera à New York ou à Londres. Par précaution.
    La guillotine. Ils ne craignent que ça. C’est la vraie raison de l’abolition de la peine de mort.

      +0

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