Source : La Tribune, Romaric Godin, 22/04/2016

L'Allemagne vieillit et s'interroge : comment payer les retraites en 2030 ? (Crédits : REUTERS/Charles Platiau)

L’Allemagne vieillit et s’interroge : comment payer les retraites en 2030 ? (Crédits : REUTERS/Charles Platiau)

En relançant le débat sur l’âge de départ à la retraite, le ministre fédéral allemand des Finances sape la stratégie de la chancelière et pose un problème grave pour l’avenir du pays.

Depuis quelques semaines, le débat sur les retraites a commencé à s’imposer en Allemagne comme un sujet central qui risque d’être, avec la crise des réfugiés, un des thèmes clé de la prochaine élection fédérale en septembre 2017. Non sans raison. Alors que la politique monétaire de la BCE inquiète les retraités et futurs retraités qui dépendent de fonds de pension gérés par les assureurs, un sondage rendu public par la chaîne publique ARD estime que 57 % des Allemands estiment que les retraites ne sont pas suffisamment sûres. Une inquiétude surtout forte chez les plus jeunes : elle touche 62 % des 18-25 ans. Le fondement de cette inquiétude est évidemment démographique. Selon l’office fédéral des statistiques Destatis, en 2030, un tiers des Allemands aura plus de 65 ans, contre un cinquième aujourd’hui.

Problème démographique et pauvreté des retraités

Ce problème démographique, a souligné récemment Destatis, ne sera pas résolu par l’arrivée du million de migrants en 2015, quand bien même ces derniers demeureraient en Allemagne. Le « déficit naturel », solde entre les naissances et les décès, devrait, en effet, dans les prochaines années, se creuser sous le double coup d’une faible fertilité (environ 1,43 enfant par femme) et d’une mortalité renforcée par le vieillissement de la population. Cette situation pose évidemment un problème pour le système de retraite allemand, compte tenu de la baisse du nombre de cotisants au regard du nombre de retraités.

Le problème qui risque de se poser est celui de la pauvreté des futurs retraités. Selon les prévisions de l’assurance retraite allemande, plus de 25 millions d’Allemands sont menacés de toucher une retraite inférieure au seuil de pauvreté en 2030. Pour passer au-delà de ce seuil, prévoit l’institution, il faudra avoir travaillé 40 ans de façon ininterrompue et toucher au moins 2.097 euros bruts par mois. Or, la flexibilisation du marché du travail outre-Rhin et l’explosion du travail partiel qui touche près de 15 millions de salariés allemands, soit 38,3 % du total, selon les chiffres de l’institut IAB, rendent de plus en plus difficile de telles conditions.

Réformes et contre-réformes

Bref, les retraites sont clairement une menace pour l’Allemagne et la réforme de 2005, engagée par Gerhard Schröder et mise en place par Angela Merkel, qui prévoit le passage de l’âge légal de départ à la retraite à 65 à 67 ans entre 2005 et 2030 risque de ne plus suffire. Face à ce défi, la « grande coalition » entre la CDU/CSU de la chancelière et la SPD sociale-démocrate a longtemps choisi de ne rien faire, contrairement à la légende tenace en France selon laquelle ce type de coalition « permet de réformer ». En réalité, en 2014, la CDU a accepté de permettre des départs à la retraite à 63 ans pour ceux qui ont cotisé le plus longtemps afin d’obtenir l’appui de la SPD sur la politique budgétaire restrictive du gouvernement et sur sa politique européenne. Non pas dans le cadre d’un projet réel, mais uniquement pour gérer l’équilibre interne de la grande coalition.

Travailler plus longtemps ?

Pour le patronat allemand, la solution est toute trouvée : il faut travailler encore plus longtemps, supprimer l’exception des 63 ans et remonter l’âge légal de départ à la retraite en 2030 à 70 ans ou, du moins, le « flexibiliser » à l’évolution démographique. L’idée est aussi défendue par la Commission européenne et l’OCDE, mais la SPD ne veut pas en entendre parler. Pour une raison fort simple : à l’agonie dans les sondages – certains lui attribuent moins de 20 % des suffrages – la formation de centre-gauche tente de se présenter comme défenseur des salariés et des retraités. Il s’agit de corriger l’image issue de la réforme de 2005 qui a été conçue et portée par les Sociaux-démocrates. Angela Merkel, sentant le piège de ce sujet, a tenté, la semaine dernière de lancer une réflexion sur le sujet pour désamorcer le débat. Le but est d’abord de parvenir à un consensus sur une réforme pour que le débat soit clos avant l’élection de 2017. Apparemment, la chancelière n’est pas à l’aise avec ce sujet. Et pour cause : elle ne veut ni s’aliéner les milieux économiques, ni ses alliés de la SPD dont elle a le plus impérieux besoin, alors qu’une partie de la droite doute de plus en plus d’elle.

Wolfgang Schäuble relance le débat

Cette stratégie dilatoire, assez typique de la méthode de gouvernement de la chancelière, a cependant déjà échoué face à l’action concertée de deux de ses « alliés. » D’abord, le ministre-président bavarois, chef de la CSU, sœur de la CDU dans le Land du sud du pays, Hors Seehofer, qui, en début de semaine, a réclamé le passage de la retraite à 70 ans. Et surtout Wolfgang Schäuble, le ministre fédéral des Finances, très populaire qui, mercredi, s’est également rangé parmi les partisans de la « flexibilisation » de l’âge du départ à la retraite. Immédiatement, le débat s’est rallumé en Allemagne. Sigmar Gabriel, vice-chancelier et ministre de l’Economie a rejeté cette demande comme « cynique » et un appel à « une baisse cachée des retraites. » Et de conclure : « avec la SPD, cela n’aura pas lieu. »

Revoici la polémique relancée au sein de la « GroKo », la « grande coalition ». Les bras droits de la chancelière au sein de la CDU ont tenté de clore le débat, rappelé qu’un rapport a été demandé et sera rendu en octobre et qu’il faut attendre jusque-là… Mais en vain. Le patronat allemand, trop heureux de l’aubaine, a répété sa demande de report de l’âge de la retraite jusqu’à 70 ans. Dans le Rheinische Post de ce vendredi, Ingo Kramer, le président de la DBA, la fédération des employeurs allemands, a estimé que si rien n’était fait, les cotisants, patrons et employés, devront payer 60 milliards d’euros de plus qu’aujourd’hui. Le président de la fédération des assureurs allemands, la GDV, Alexander Erdland, a, lui, estimé que des « âges de départ à la retraite fixes ne correspondent plus à une espérance de vie plus dynamique. »

Des problèmes structurels

L’affaire est cependant plus complexe. L’espérance de vie est un concept commode pour les partisans d’un départ plus tardif à la retraite, mais il ne représente qu’une partie du problème. L’autre partie est évidemment la diminution de la population active qui reflète un des échecs les plus cuisants de la politique allemande de ces dernières années. Malgré 200 milliards d’euros de politique familiale dépensés chaque année, le taux de fertilité est resté très bas. Il est récemment remonté légèrement, mais pas suffisamment. L’apport des réfugiés est, de ce point de vue, une bonne nouvelle, mais ne règle pas tout, car il reste insuffisant à long terme. L’activité à temps plein des femmes devrait aussi être encouragée, ce qui n’est pas encore suffisamment le cas. Bref, le problème des retraites cachent une série de ratés de la politique allemande.

Du reste, les politiques tant vantées à l’étranger de flexibilisation de l’emploi ont conduit à un fort partage du temps de travail qui a réduit le nombre d’heures travaillés par le développement du temps partiel. Résultat : les salaires versés sont donc souvent réduits, malgré le plein emploi et les cotisations à terme insuffisantes. C’est le revers du plein emploi et c’est un modèle qui pose problème pour le financement des retraites. Les employeurs allemands ont beaucoup profité de cette situation, comme ils ont beaucoup encouragé la baisse de la couverture des accords salariaux collectifs, ce qui a conduit à réduire les hausses de salaires, mais aussi celles des cotisations.

L’espérance de vie, un bon critère ?

Enfin, l’espérance de vie est un argument qui semble peu porteur. En Allemagne, celle à un an, selon Eurostat, est de 78 ans pour les hommes et 82 pour les femmes, soit une moyenne de 80,4 ans. C’est moins que la moyenne de la zone euro (81,3 ans) et bien moins que l’espérance de vie en Espagne et en Italie (82,5 ans), mais aussi en France (82,1 ans). Cette espérance de vie n’est donc pas exceptionnelle. Surtout, elle n’est pas liée à une bonne santé. Selon les données récentes de Eurohex, l’espérance de vie en bonne santé en Allemagne pour un habitant de 65 ans n’est que de 7 ans. C’était 7,6 ans en 2006. Autrement dit, cet élément se dégrade et surtout il reste très inférieur à la moyenne européenne (8 ans). En France, cet espérance de vie à 65 ans est de 9,8 ans, contre 9,6 ans en 2006. On le voit donc : la situation se dégrade dangereusement outre-Rhin. Et l’espérance de vie à la naissance pourrait donc être le mauvais indicateur. Relever l’âge de départ sans régler ces problèmes structurels est donc une solution de facilité qui ne règlera en réalité rien.

A quoi joue Wolfgang Schäuble ?

Pourquoi alors Wolfgang Schäuble part-il à l’offensive ? Pour des raisons politiques, évidemment. Angela Merkel semble durablement affaiblie par la question des réfugiés. Tous les sondages montrent un affaiblissement préoccupant de la « grande coalition ». C’est vrai pour la SPD, mais aussi pour la CDU qui, selon la dernière enquête FGW n’est qu’à 33 % des intentions de vote, du jamais vu depuis 2011. Or le ministre fédéral des Finances semble décider à savonner la planche de la chancelière pour prendre la tête d’une opposition conservatrice interne. Pour cela, il distille savamment des petites phrases qui provoquent la colère de la SPD et la gêne de la chancelière. Il l’a fait sur la question grecque et sur celle des réfugiés, il le fait à présent sur la question des retraites.

L’objectif est simple : ruiner la stratégie temporisatrice d’Angela Merkel, la montrer incapable de contrôler la situation et l’identifier dans l’esprit des électeurs conservateurs aux Sociaux-démocrates. In fine, il s’agit de faire revenir dans le giron d’une CDU « redroitisée » les électeurs d’Alternative für Deutschland (AfD), le parti d’extrême-droite, et, surtout, de conserver la CSU bavaroise dans l’orbite de la CDU, alors que cette dernière diverge de plus en plus du parti d’Angela Merkel et penserait même à se présenter au niveau national… Le durcissement du ton face à la Grèce via le FMI va dans le même sens. Angela Merkel a des raisons de s’inquiéter : ses rivaux sont proches d’elle…

Source : La Tribune, Romaric Godin, 22/04/2016

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66 réponses à Allemagne : Wolfgang Schäuble propose la retraite à 70 ans, par Romaric Godin

Commentaires recommandés

bluetonga Le 07 mai 2016 à 02h49

Mauvais calcul. L’espérance de vie moyenne en Allemagne étant de 81 ans, il eût mieux valu proposer 82 ans. Ça devrait résoudre le problème de financement des pensions.

Je suis prêt à reprendre le poste de Mr Schauble dans 8 ans, j’ai plein d’idées comme ça. Je ne parle pas bien allemand, mais je me débrouille en anglais. Ça devrait suffire.

  1. bluetonga Le 07 mai 2016 à 02h49
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    Mauvais calcul. L’espérance de vie moyenne en Allemagne étant de 81 ans, il eût mieux valu proposer 82 ans. Ça devrait résoudre le problème de financement des pensions.

    Je suis prêt à reprendre le poste de Mr Schauble dans 8 ans, j’ai plein d’idées comme ça. Je ne parle pas bien allemand, mais je me débrouille en anglais. Ça devrait suffire.


    • Macarel Le 07 mai 2016 à 10h01
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      Au risque de choquer, je dirais que la logique utilitariste et économique poussée à son terme conduit au nazisme : eugénisme, euthanasie. Bref, élimination de tout ce qui est une “charge” pour le système.

      Votre proposition n’est pas assez radicale, car ceux qui auraient la mauvaise idée de ne pas débarrasser le plancher avant 82 ans, risquent fort, n’étant pas forcément en bonne santé de grever les budgets de la sécurité sociale ou de l’assurance chômage.

      Une idée parmi d’autres, les autorités pourraient organiser des combats de gladiateurs en fauteuil roulants ou en déambulateurs, cela précipiterait la chute du stock de vieux inutiles. Tout en procurant des spectacles du cirque à ceux encore utiles au système. Il pourrait aussi y avoir des gladiateurs chômeurs, quelques animaux féroces dans le cirque ce serait pas mal aussi etc…

      Il est pas beau le XXIième siècle ? L’humain se déshumanise, vive la machine !


      • Lapige Le 07 mai 2016 à 15h59
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        -“L’humain se déshumanise, vive la machine !”
        C’est exactement ça, les “décideurs” raisonnent comme des machines.
        Allez donc insérer de l’humanité dans une feuille Excel tiens …..


    • Olympi Le 07 mai 2016 à 12h56
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      Il me semble que les retraites ont commencées comme ça, avec un âge de départ équivalent à l’espérance de vie.


      • Macarel Le 07 mai 2016 à 14h56
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        Ben oui comme ça, ça ne coûtait pas un rond. Maintenant que ça coûte c’est insupportable.
        Comme je l’ai déjà dit, un bon retraité est un retraité mort.
        Schaüble et Custer même combat !


      • THABERT Le 07 mai 2016 à 20h56
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        La loi d’avril 1910 prévoit un âge de départ à la retraite de 65 ans, alors que l’espérance de vie n’est que de 49 ans !


        • sissa Le 08 mai 2016 à 10h17
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          Les chiffres de l’espérance de vie à l’époque étaient tirés vers le bas par la mortalité infantile encore importante.


  2. PatrickLuder Le 07 mai 2016 à 07h04
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    travailler jusqu’à 70 ans => avec un salaire d’un ( 1 ) € par heure … de quoi renflouer les dividendes qui s’effondrent .


  3. Alain Le 07 mai 2016 à 07h15
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    Ce n’est pas l’espérance de vie à la naissance qui est importante mais celle à l’âge de la retraite qui est largement supérieure (plus on vieillit, plus l’espérance de vie augmente puisque par définition on a passé les risques de décès plus jeune).

    Pour régler une fois pour toute cette question, il faut une retraite à points (les métiers pénibles recevant plus de points à cotisation égale), supprimer l’âge légal de la retraite (et ne fixer qu’un âge minimum)et calculer la valeur du point lors de la retraite en fonction de l’espérance de vie à ce moment là. Chacun serait libre de partir à l’âge de son choix sachant que si il le fait tôt ses revenus seront moindres.

    Il faut aussi évidemment régler la question des ressources nécessaires en fonction du ratio de personnes âgées, sachant que ce problème deviendra moins aigu lorsque la génération de baby boom nous aura quitté


    • Chevrier Michèle Le 07 mai 2016 à 07h46
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      il faudra encore beaucoup d’années avant que la génération baby boom nous ait quitté, j’en fais partie, j’espère une espérance de vie d’encore 30 années.


    • Philippe30 Le 07 mai 2016 à 07h46
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      @Alain

      Votre solution est la meilleure pour les personnes salariés mais ce n’est justement pas le but pour les organismes de retraite , l’état et le patronat.

      Le but est de payer le moins possible de retraite en rendant celle ci complexe , longue et difficile à atteindre.

      Toute perte de trimestre entraine une minoration et ceci dans un contexte d’emploi déclinant , c’est l’assurance que les organismes de retraites n’auront pas à débourser beaucoup.

      En ajoutant une espérance de vie calculée sur des personnes âgées ayant vécu de manière beaucoup plus saine durant leur vie.

      Autant légiférer un travail à vie sans retraite …..

      Philippe


    • silk Le 07 mai 2016 à 15h05
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      @alain, Philippe
      que voilà une bonne proposition : proposez la a Sarkozy ou Juppé, ils répondront qu’à peu de chose près c’est ce qu’ils comptent faire

      Supprimer l’âge légal, juste un age minimum et lachez le salarié menottes au poing pour se faire bastonner par le patronat …
      Salaires merdiques, pas assez de cotisations ? On continuera à bosser ou on partira avec une retraite dégradée. Et certains diront que c’est ça, partir trop tôt à la retraite (le “trop tôt” est une notion subjective).

      Si vous pouviez plancher sur une autre option ça serait bien 🙂


      • Philippe30 Le 08 mai 2016 à 09h25
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        L’autre option est la destruction par le capital des biens et personnes par le biais d’une guerre.

        Ce type d’option a souvent été pratiqué dans le passé et est encore très pratiqué par l’impérialisme US au Moyen Orient.

        La réflexion est en cours pour l’Europe mais le problème du nucléaire provoque une inquiétude par les USA d’un risque d’extension du conflit sur leur sol.

        Les USA adorent déclencher des conflits et soutenir des groupes fascistes ou terroristes par contre ils tiennent à préserver leur territoire ….

        Donc pour revenir au sujet initial , une remise à zéro des compteurs , une élimination massive des populations pourraient être une autre forme de solution mais pour cela il faut mettre les conditions en place , moins facile qu’il y a 70 ans

        Comme vous pouvez le constater aucune solution n’est satisfaisante tant que le capitalisme perdurera car le problème majeur est l’inégalité de la répartition des richesses qui conduit à la misère et aux conflits.

        Philippe


        • sissa Le 08 mai 2016 à 10h22
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          La “solution” serait la guerre civile. C’est peut-être la vrai aboutissement de la construction européenne: fusionner tous les pays européens en une seule entité permettrait de déclencher un conflit interne en évitant le danger nucléaire.


  4. LS Le 07 mai 2016 à 07h33
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    On pourrait être encore plus radical et proposer de supprimer les retraites et de les remplacer par une déclaration médicale d’inaptitude au travail (ironie). Il est vrai que la pyramide des ages de l’Allemagne est beaucoup plus agitée, et le problème plus aigu, que celle de la France.
    Hervé Le Bras (démographe) indique que, même si elle est meilleure que la notion d’espérance de vie, l’espérance de vie en bonne santé ne prend pas en compte les effets physiques qui diminuent la productivité ou qui accroissent la pénibilité. Je sais qu’il travail(lait?) sur ce sujet mais je ne sais pas où il en est.
    La natalité n’est pas un levier d’action. L’Angleterre est à 2 sans politique de natalité, la France à 2 avec une politique lui permettant de gagner 0,4 (estimation d’E. Todd) et l’Allemagne à 1,4 avec une politique coûteuse. Penser qu’un simple volontarisme politique peut modifier cela … bof!
    De même, voir qu’il existe encore des gens envisageant de modifier une démographie pour résoudre un (petit) problème de croissance, ça me sidère.


  5. josé Le 07 mai 2016 à 07h37
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    “les retraités et futurs retraités qui dépendent de fonds de pension gérés par les assureurs”
    ça c’est de la retraite par capitalisation et l’article commence par ça. C’est un peu conforme à ce que je croyais : que le système allemand des retraites est surtout par capitalisation, que des taux de rémunération de l’argent à zéro ou même négatifs étaient un problème pour ce système.
    L’article ne parle que de retraite par répartition; il aurait été bien pour se faire une bonne idée du sujet que l’auteur nous renseigne un peu sur ce qui est en cours.
    Sinon, comme toujours, comme partout, 60, 62, 65, 67 ans et maintenant 70 pourquoi pas, “ils” ne s’arrêteront jamais; comme on le voit chez nous. Le patronat est ses serviteurs à droite en demandent toujours plus, nous en imposent toujours plus.
    Mais enfin! Quel choix de société, quel projet de société!!! Ils ne gèrent pas une société, ils gèrent leurs capitaux.


  6. Charlie Bermude Le 07 mai 2016 à 07h46
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    A mon avis il eut mieux valu , une autre photo pour illustrer l’article . A premiére vue avec les deux
    vieux au premier plan dont un en fauteuil roulant , elle introduit une critique . A la reflexion , elle corrobore Schauble , puisque qu’il y en a une qui pousse l’autre , c’est à dire qui travaille encore .
    Y a rien à dire contre la thése de Schauble , c’est la pure logique comptable , il fait son boulot de ministre des finances . La politique de l’autruche Merkel quoique plus démagogique manque de conséquence . Ou alors la finance devrait se soumettre à l’économie , au sens large , qui comprend la reproduction du travail , économie sociale donc . Pour çà faut augmenter les revenus de ceux qui travaillent ( et qui sont jeunes …) , mais là on va contre le cours du monde ( méme Chinois) , donc baisse du mark d’occupation ( on dit euro ) .
    Alors là faudrait préciser qu’il existe deux sortes de retraites , une privée et gérée privée ( méme pas mutuelle ou assurance) , celle de ceux qui décident et celle des autres et qu’une baisse du mark ( pardon de l’euro ) aurait des effets inverses sur les unes et les autres .


    • Philippe30 Le 07 mai 2016 à 07h48
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      En fait cette photo représente deux générations qui partent au travail …..
      C’est pour illustrer l’article et la joie d’aller travailler …

      “Le travail c’est la santé , ne rien faire c’est la préserver”

      Philippe


  7. JMT97400 Le 07 mai 2016 à 08h23
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    Il faut arrêter avec les délires éculés concernant les retraites:

    a) “on ne pourra plus payer car ça va augmenter”: l’enjeu est donc de 60 Milliards ( 60G€), cela représente 2% des 2938 G€ du PIB allemand (contre 2187G€ pour la France). Cela représente donc environ 3% des revenus globaux versés en Allemagne. Sachant que la comptabilité publique n’a pas une précision de plus de 2% (voir le poste “voiture balai” erreurs ou omissions 🙂 de qui se fout-on avec ce genre de prévision de style Madame Soleil?

    b) il faut arrêter avec cette fiction que ce sont “les patrons” et “les salariés” qui paient les retraites! Les retraites sont une dette morale de la nation envers les gens qui à une période de leur vie ont assuré ses ressources! C’est donc la valeur de la production nationale qui doit “payer” avant toute autre attribution de la richesse collective et cette production a de moins en moins besoin de salariés.Or pour l’instant les machines ne cotisent pas aux caisses de retraite! Les contributions sociales devraient être versées en fonction de la production (valeur ajoutée?) par les producteurs, comme un élément incontournable de la production comme les salaires, les achats, l’énergie, etc…


    • JMT97400 Le 07 mai 2016 à 08h23
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      suite et fin: c) les retraités sont des consommateurs qui font tourner l’économie nationale, d’autant plus qu’ils sont vieux (seuls les jeunes retraités voyagent encore!)

      d) les retraités sont des employeurs surtout s’ils en ont les moyens!

      e) l’immigration est une fausse solution car elle justifie des emplois à faible salaire, peu rentables globalement pour l’économie par les besoins directs et indirects que ça génère, surtout quand on dépassé les capacités d’un territoire. Or l’Allemagne a une densité de 225 hab/km2. Sans importation massive d’énergie fossile, de matières premières et de produits alimentaires au prix de la dévastation d’autres territoires, son territoire ne pourrait subvenir durablement au delà d’une densité de 60! C’est là le véritable défi à relever pour l’avenir!


      • Annouchka Le 07 mai 2016 à 10h55
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        “L’immigration est une fausse solution car elle justifie des emplois à fable salaire”.
        Sur le principe, du point de vue des taxes reversées à l’état, vous avez raison.
        En revanche, les immigrés sont massivement employés dans les emplois de service faiblement qualifiés (type femme de ménage) et pour des ménages un peu aisés, à la retraite ou non, pouvoir avoir facilement accès à ce type de main d’œuvre, qui accepte facilement de travailler beaucoup pour un faible salaire, c’est une manne inespérée.


        • Annouchka Le 07 mai 2016 à 11h14
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          D’autant que les services type “aide à la personne” (aide ménagère, aide soignante, etc.) dont les retraités, surtout si ils sont en mauvaise santé, ont un besoin crucial, sont très difficilement effectuables par des machines (à moins d’inventer des robots humanoïdes, ce dont nous sommes encore loin).


  8. Macarel Le 07 mai 2016 à 08h47
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    Dans notre système utilitariste, un bon retraité est un retraité mort !

    C’est [Modéré] quand même quand l’on y pense, que les progrès de l’hygiène, médicaux, et du niveau de vie en moyenne ( enfin jusqu’à présent), aient fait que l’espérance de vie ait dépassé 80 ans.
    Que faire en effet de tout ce stock de vieux inutiles ?


    • dupontg Le 07 mai 2016 à 09h24
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      apres Orwell il se peut que soleil vert devienne premonitoire


  9. francois marquet Le 07 mai 2016 à 10h08
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    Quelle idée de vouloir faire travailler les gens jusqu’à 70 ans alors que l’intelligence artificielle et l’augmentation de la productivité en général mettront la moitié de la population active au chômage dans les 30 ans qui viennent…
    Premier post modéré. Intelligence artificielle derrière la modération?


  10. St3ph4n3 L. Le 07 mai 2016 à 10h43
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    En définitive, l’âge de retraite devrait être celui où l’on ne peut plus qu’aller en maison de retraite. 🙁

    Une véritable révolution sera non pas de nationaliser les banques mais de fermer les maisons de retraite. Elles sont, pour moi, le symbole de notre impuissance à gérer ce qui n’entre plus dans nos “cases” ainsi que -avec l’assurance-vie- l’emblème le plus visible du cynisme capitaliste. Même inutilement vieux -même mort- la machine à pognon facile doit tourner.

    Au rythme où vont ces choses, vous verrez que, un jour, il sera admis comme étant plus humain de faire contracter aux condamnés en justice des emprunts pour la durée de leur peines de prisons actuelles ; ou bien de créer des comptes épargne pour les nouveaux-nés… Ah non ! ça, c’est déjà fait. 🙁


    • Macarel Le 07 mai 2016 à 11h37
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      Encore faut-il pouvoir se payer des maisons de retraites qui peuvent couter entre 2000€ et 3000€ par mois !


      • St3ph4n3 L. Le 07 mai 2016 à 12h18
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        Ho ! Vous savez… dans un monde où on passerait directement d’un statut d’actif à une condition de délaissé… heu… retraité, ça serait vraisemblablement un problème de moyen terme (dans le meilleur des cas).

        Cynisme à part, j’ai l’intuition que ce qui coince économiquement, c’est qu’il y a quelque chose comme une génération entre ceux qui entrent en maison de retraite et ceux qui prennent leur retraite : c’est double-peine pour les autres qui doivent verser des cotisations ou des dividendes pour les vieux… Réduire cet écart de 1 (génération) à 0, c’est -dans le cadre actuel- une façon de résoudre le problème… 🙁


    • Annouchka Le 07 mai 2016 à 11h42
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      Fermer les maisons de retraite serait très peu rentable économiquement.
      Cela reviendrait à laisser aux familles le soin de leurs personnes âgées invalides et du coup leur laisserait beaucoup moins de temps et d’argent pour consommer des loisirs ou des divertissements.

      Cela aurait aussi un impact négatif sur la création d’emplois – donc sur le prélèvement de taxes à injecter dans le budget de l’état. En effet, beaucoup de familles modestes, pour faire fasse à cette situation, feraient le choix d’abandon de l’emploi d’un des conjoints (surtout s’il est mal rémunéré), plutôt que d’embaucher un garde- malade.


      • St3ph4n3 L. Le 07 mai 2016 à 12h30
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        ” Fermer les maisons de retraite serait très ” rentable humainement ; parce que, selon moi, ce serait un juste retour des choses qu’on s’occupe (j’allais dire ” torche le *** “) de ceux qui ont se sont occupé de nous ; qu’on apprenne à écouter ceux qui nous ont appris à parler ; en bref, qu’on ait un respect pour qui, s’ils ont vécu aussi vieux, ont surement des raisons valables (dans un sens, c’est ce qu’on appelle la tradition).

        Mais dans un monde où on place ses enfants chez une nounou quelques semaines à peine après leur naissance, j’imagine bien qu’on en viendra à s’occuper de ses parents que quelques semaines avant leur mort. Juste retour des choses, sans doute.

        Entre les deux, il faudra être “rentable économiquement”, comme vous dîtes 🙁


        • Laura Le 07 mai 2016 à 14h26
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          Il y a juste un détail: les enfants n’ont jamais demandé à naître pour servir à leurs parents de faire-valoir social, vie par procuration, animal familier bien obéissant…

          Que les enfants doivent ensuite s’occuper de leurs parents grabataires est simplement la prolongation de l’exploitation de la génération suivante par la précédente, dans la droite ligne des motivations à la faire naître.


          • Vasco Le 07 mai 2016 à 15h22
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            Point de vue typique d’un occidental aisé.
            Allez expliquer cela a une famille nombreuse de Calcutta ou d’Afrique et vous verrez les gros yeux qu’ils vont vous faire.
            Travailler sans relâche pour ceux que l’on aime (famille, communauté …) et ne pas se contenter de jouir du confort que procure l’abondance est une fin en soi pour beaucoup de gens sur Terre.
            Différentes cultures, différents mœurs.


            • Macarel Le 07 mai 2016 à 15h50
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              “Point de vue typique d’un occidental aisé.”

              Je suis plutôt d’accord. je ne crois pas que nous nous grandirons en montant les générations les unes contre les autres.

              Etre jeune ou vieux, n’est pas une qualité, mais un état. Qui plus est temporaire.

              Et chaque génération peut dire pour elle même qu’elle n’a pas demandé à venir au monde.


            • Jacko Le 10 mai 2016 à 20h51
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              Point de vue typique d’un occidental idéaliste.
              Dans beaucoup de pays pauvres, les enfants sont aussi des bras pour travailler.


  11. TuYolPol Le 07 mai 2016 à 11h27
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    Le débat sur l’âge de la retraite est un piège où nous continuons de nous laisser entraîner, chaque fois qu’on l’aborde en termes capitalistiques (dette, titrisation, épargne etc)
    Comme on ne mange pas des créances mais du vrai pain, la question fondamentale à se poser est la suivante : quel est le pourcentage d’actifs nécessaire compte-tenu d’une productivité espérée et d’une consommation raisonnable ?
    En clair, le résultat est toujours, globalement, une variante de répartition de la production.
    Tout le reste détermine les modalités du partage, et le piège de la capitalisation n’est qu’une de ces modalités permettant de transférer le pouvoir au capitalisme.
    Mais les maîtres du casino font de nous tous des petits joueurs avides.


  12. Furax Le 07 mai 2016 à 11h37
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    Je ne sais pas d’où Romaric Godin sort son chiffre de 200 milliards d’euros par an pour la politique familiale allemande. La réalité est autour de 100 milliards : 3,2% du PIB allemand.

    Sur le fond maintenant, quoi qu’on en dise, la soutenabilité des politiques sociales mutualisées, que ce soit la retraite ou la santé, est en effet une affaire de ratio entre d’une part nombre et capacité de financement des contributeurs et, d’autre part, nombre et niveau de prestation des bénéficiaires.

    Beaucoup de personnes aujourd’hui âgées de 60 à 69 ans sont en meilleure forme que les quinquagénaires des années 1950-1960.

    Le véritable problème c’est la capacité des économies à offrir des jobs d’appoint à des “seniors” alors que la course folle à la productivité conduit à les éjecter avant l’heure du marché du travail.

    Confère le cas du Japon.

    Je rappelle aussi une donnée qui montre les limites d’une posture exclusivement morale (même si la morale est primordiale) : la moitié des dépenses de santé par bénéficiaire ont lieu dans les 6 derniers mois de vie.


  13. Alex Hanin Le 07 mai 2016 à 12h40
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    Hayek évoquait, dans je ne sais plus lequel de ses livres, ces esquimaux contraints de laisser derrière eux les vieux devenus incapables d’entreprendre la migration à l’approche de l’hiver. Le message était clair : on ne vit pas dans un monde de Bisounours, et il faut s’en faire une raison. Tant que les vieux peuvent marcher, qu’ils marchent ; après, ils peuvent crever. La société n’a pas les moyens de prendre soin de ce genre de fardeau.

    Cela dit, ça fait longtemps que Schäuble ne marche plus. Il est pourtant toujours là.


    • Macarel Le 07 mai 2016 à 15h45
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      Ca me rappelle le film la “Balade de Narayama”

      http://www.dailymotion.com/video/x16kq85_la-ballade-de-narayama-bande-annonce-vo_shortfilms

      Après tout comme disait je ne sais plus qui : “ce qui compte, ce n’est pas d’ajouter des années à la vie, mais de la vie aux années.”

      Qualité versus quantité.

      “Choisi un travail que tu aimes, et tu n’auras jamais à travailler un seul jour de ta vie.”

      Confucius

      Le problème, c’est que peu sont ceux qui ont cette chance. Les autres aspirent ainsi à ce que l’on appelle la retraite, pour pouvoir profiter un peu de la vie avant le grand saut dans l’au delà.

      “Vivre c’est la chose la plus rare en ce monde, la plupart des gens ne font qu’exister.”

      Oscar Wilde

      “La peur de mourir, résulte de la peur de vivre. Une personne qui vit pleinement, est prête à mourir à tout moment.”

      Marc Twain

      A voir l’âge canonique souvent atteint par les hommes politiques en activité, ces gars là ne doivent jamais travailler, comme dit Confucius.


  14. asheloup Le 07 mai 2016 à 12h43
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    Eh bé. La jeunesse allemande a tout intérêt à se tirer de ce bourbier infect qu’est devenu la société de rentiers allemande…

    Ce qui ne va pas arranger l’age de départ en retraite.

    C’est un cercle vicieux finalement…

    L’Allemagne, ce pays qui ne tient que grâce à l’immigration massive tellement les travailleurs se font humilier…


  15. loki Le 07 mai 2016 à 12h44
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    Tant qu’on se mortifie par la baisse des salaires ou le gel de salaires ou le temps partiel pour une grande partie des salariés, le problème de financement sera permanent en Allemagne et ailleurs. Une UE formée de pays qui se concurrencent sur les prix en se focalisant sur la réduction de la variable salaires et charges patronales, cette UE n’a pas d’avenir et n’inventera pas par magie une autre assise que les salaires pour la collecte de recettes à redistribuer. L’impasse est là et bien là, mais on manque fondamentalement d’imagination.
    Imaginer c’est appréhender un autre paradigme comme par exemple : Revenus inégaux lorsqu’on travaille mais revenus égaux lorsqu’on ne travaille pas !


  16. Démoralisateur Le 07 mai 2016 à 14h14
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    L’age de départ à la retraite est avant tout politique. C’est comme l’age de la majorité. Pourquoi 18 ans? Pourquoi pas 14? ou 29?

    L’économie n’a rien à voir là dedans. L’économie est avant tout politique. On n’a pas construit les pyramide de Gizeh parce que c’était rentable. On n’ a pas construire les cathédrales d’Europe parce que c’était rentable, ni même la grande muraille de chine. On l’a fait parce que qu’on l’a voulu.
    On ne décide pas de la météo, on ne planifie pas les tremblements de terre, par contre l’économie (politique) ce n’est rien d’autre que des règles inventées par les hommes et entre les hommes alors ça, nous pouvons décider de ce qu’elles seront.
    Donc si on veut mettre la retraite à 50 ans, c’est juste une question de volonté, rien de plus.


    • Geneviève B 30 Le 07 mai 2016 à 16h00
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      @ Démoralisateur
      Je suis complètement d’accord.

      1) Nous sommes des pays “riches”, ressources alimentaires, technologie, environnement etc.. Quand je regarde autour de moi dans la rue, je ne vois pas la désolation comme dans certains pays. Je vois en vrac, des centre ville refaits à neuf, des expos dans les musées, des festivités organisées etc… et c’est très bien comme cela. Alors où est le problème ? Un extra terrestre de passage dirait “Comment se fait-il que ce pays n’a pas d’argent pour ses vieux ou ses malades ?”

      2) En fait, les retraites ou la santé, c’est un problème d’acceptation de partage de richesses. Qui accepte de payer ?
      Imaginons un ménage où le chef de famille gagne très bien sa vie et estime que sa famille n’a pas besoin de travailler. Est ce qu’il va refuser de s’en occuper sous prétexte que sa famille ou ses propres parents ne contribuent pas au foyer? C’est le même problème avec un pays où le travail rémunéré est rare et où la richesse est entre les mains d’une minorité qui profite de la productivité et de la faiblesse du rapport de force patrons/salariés. La richesse est là, c’est une question de partage, c’est tout.
      Ne nous laissons pas embarquer dans des considérations comptables.

      3) Pour mémoire, en 1945, après la guerre, les pays européens avaient d’autres défis et pourtant ils y sont arrivés. C’est même à cette période que le Conseil National de la Résistance a développé l’Etat Providence. Mais entretemps quelque chose a changé, le virus du néolibéralisme a envahi les esprits, avec la mondialisation et ses effets pervers.


      • Démoralisateur Le 07 mai 2016 à 16h16
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        Hélas non, ce n’est même pas une question de partage des richesses.
        Il faut rappeler que toute dépense d’état, santé retraite ou service public est forcement antérieure à l’impôt ou à un quelconque prélèvement. C’est tout naturel, pour pouvoir prélever une somme monétaire, encore faut il que cet argent existe. L’argent ne pousse pas dans les champs, il est une création humaine. Donc ne pas trouver d’argent pour assurer même le minimum, est par définition de la mauvaise foi.
        Ce ne sont pas les “actifs” qui payent pour les “inactifs” c’est la société qui rémunère les gens hors emploi.
        Ce n’est pas une question d’argent, ni même de solidarité, c’est une question de pouvoir. Rémunérer des gens hors emploi, signifie que l’emploi n’est pas la seule façon dans notre société de créer de la richesse économique. Et c’est sur ce pouvoir que toute la lutte se fait. Décider dans une société ce qui a valeur ou non est le nerf de toute les guerres du monde.


    • Furax Le 07 mai 2016 à 17h32
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      On a aussi ou construire les pyramides de Gizeh parce que la population était tenue et ne pouvait ou ne voulait pas se tirer. Quand on ponctionne trop les actifs, ils se tirent où ils étouffent.

      C’est la métaphore de la poule aux œufs d’or.

      Aujourd’hui les actifs et une partie des capitaux sont mobiles. Vous pouvez certes bloquer les capitaux. Mais alors si vous les ponctionnez trop ils dépérissent. Cela s’appelle vendre les bijoux de famille. De toute façon, les vieux baby boomers devront se satisfaire de ce que leurs enfants et petits-enfants pourront et voudront bien leur donner. A moins que comme Cronos ils mangent leurs propres enfants.


      • Démoralisateur Le 08 mai 2016 à 11h47
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        Ponction de quoi? Comme je l’ai dit, la création monétaire est forcement antérieure au prélèvement. Quand on a créé le régime général de sécu et passé les cotisations sociales de 15 à 45% de la valeur ajoutée, on n’a rien ponctionné du tout. On a créé de la monnaie, non marchande (les hôpitaux et les retraités n’ont pas de chiffre d’affaire!) monnaie qu’il faut bien sortir du système marchand (car ces cons de vieux font les courses, il balancent leur monnaie dans le système marchand!) d’ou la cotisation sociale payée par les entreprises. (Logique, cette monnaie se retrouve dans le chiffre d’affaire des entreprises)

        Le mythe du dépérissement des ponctionnés, c’est une vieille marotte libérale. Une bête analyse du circuit monétaire suffit à démonter cet axiome. Axiome qui arrange bien le haut de la pyramide, puisque c’est l’excuse pour détourner l’argent créé pour nos retraités et tout système gratuit, au profit de quelques déjà plus que riche.


        • Furax Le 09 mai 2016 à 08h51
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          Ce que vous dites est faux.

          Les prélèvements sociaux sont un arbitrage public sur l’affectation des salaires. Ce n’est pas de la création monétaire. Quand on les augmente on impose aux salariés cotisants d’affecter une part plus grande de leur salaire au financement des branches santé, vieillesse, famille, … etc.

          Cela veut dire qu’il reste à la fin du mois moins d’argent à affecter à d’autres dépenses pour les salariés.

          Contrairement à ce que vous semblez croire, l’argent ne tombe pas du ciel.


          • Démoralisateur Le 09 mai 2016 à 11h35
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            Pouvez vous prélever de la monnaie qui n’existe pas? Non et bien évidemment non.

            Donc je que je dis n’est pas faux. Il ne peut pas y avoir ponction sur ce qui n’existe pas. De deux choses l’une, lors de la création d’un service public gratuit, ou lors de l’augmentation de cotisations sociales, il y a création monétaire directe de la part de l’état, soit création monétaire indirecte par d’autre mécanismes de financement. Mais dans tous les cas il s’agit d’une création monétaire.
            Il n’y a ponction sur rien du tout. Il y a un ajout de valeur.

            Par ailleurs, les cotisations sociales ne sont pas prélevées sur le salaire de qui que ce soit. Lire la feuille de paie en ce sens, c’est un peu comme regarder le ciel et dire que le soleil tourne autour de la terre. C’est un point de vue (en l’occurrence comptable) mais qui ne reflète aucune réalité.
            Le bilan comptable de l’entreprise le montre bien d’ailleurs: traitement des salaires= salaires “super bruts” = salaires tout court.
            Pourquoi croyez vous donc que le patronat se bat pour faire “baisser les charges”? Ils souhaitent baisser les cotisations sociales mais gardent les mêmes prix. Ce qui permet d’augmenter les marges des entreprises, étant donné que cet argent qui devrait aller aux caisses de cotisation va dans leur poches.

            Allez dire dire aux banques centrales que l’argent ne tombe pas du ciel pour voir. Ils vous répondront QE.


      • Démoralisateur Le 08 mai 2016 à 11h48
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        Et les pyramides contrairement au mythe répandu, ont été construite par des ouvriers, pas des esclaves. Des ouvriers payés pour leur travail.


        • Furax Le 09 mai 2016 à 08h53
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          Oui et alors ? Où ai-je dit que c’étaient des esclaves qui ont construit les pyramides ? Pas plus que ce ne sont des esclaves qui ont construit la grande muraille de Chine ou le barrage des 3 gorges.


  17. Fabrice Le 07 mai 2016 à 15h43
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    Je n’arrive pas à comprendre les entreprises n’embaucheront jamais jusqu’à 70 ans à part quelques exceptions autant mettre fin à la retraite (déjà qu’après 45 ans en étant considérés comme senior, c’est la croix et la bannière pour retrouver un emploi) !

    c’est un peu comme ceux qui croient qu’ils gagneront au loto, arriver à cet âge en ayant toutes ses mensualités (qui augmenteront faut pas rêver) sera de la même illusion.

    Au lieu de bercer les gens sur des illusions pour s’assurer leur tranquillité présente pour affronter plus tard leur colère, pourquoi ne pas chercher des solutions alternatives qui soient un tant soit peu honnêtes (la capitalisation boursière étant une escroquerie au vue des drames causés par les crises boursières dans les pays qui sont sous ce régime), cela doit être faisable sans en arriver aux mêmes solutions extrêmes que les films “l’âge de cristal ou le soleil vert”.


    • Démoralisateur Le 07 mai 2016 à 16h18
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      Augmenter l’age de départ est une manière mécanique de baisser les pensions car beaucoup sont obligés de partir plus tôt à taux réduit.


  18. Kiwixar Le 07 mai 2016 à 15h49
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    La retraite est un contrat transgénérationnel, avec une population soutenant la génération précédente, une sorte de “mutualisation” au niveau national de ce qui se faisait/fait au niveau familial uniquement dans les siècles précédents. C’est un principe admirable en période de croissance, mais qui devient un jeu de dupes en période de décroissance : les jeunes actuels sont saignés à blanc pour soutenir les retraités actuels qui vivent dans un confort (relatif) unique dans l’histoire humaine, alors qu’ils n’auront eux sans doute aucune “retraite”, ni par répartition, ni par capitalisation (puisqu’ils n’ont pas les moyens de mettre de l’argent de côté).

    Pour maintenir ce confort (relatif, je sais bien que nombre de retraités actuels vivent dans la quasi-misère) tout en assurant l’enrichissement rapide des 0.1% du haut, l’Etat fait appel au sur-endettement, qui ne durera que jusqu’au défaut total ou partiel. La baisse lente actuelle des retraites rentrera dans une nouvelle phase, qu’on a vu dans de nombreux pays : “débrouillez-vous”. Comme dit Charles Sannat, “c’est déjà trop tard” donc préparez-vous.


    • Macarel Le 07 mai 2016 à 16h01
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      “les jeunes actuels sont saignés à blanc pour soutenir les retraités actuels qui vivent dans un confort (relatif)”

      Ce sera d’autant plus vrais que ce seront aussi les patrimoines qui auront été engloutis dans le coût des pensions en maison de retraite.

      Après, il ne restera plus qu’à aller finir ses jours dans la montagne, comme dans la “Balade de Narayama”

      A la fin de l’anthropocène, retour à la case départ ?

      Pour autant je ne pense pas que les problèmes d’insertion des jeunes dans la société sont dus seulement à des problèmes inter-générationnels. C’est un peu court comme explication.

      Dans nos sociétés les enfants sont de plus en plus longtemps à la charge des parents, l’on pourrait dire sous cet angle là que les parents sont saignés à blanc par les enfants. Tout cela n’est pas si simple. Il faut essayer d’avoir une vue plus globale du système dans lequel nous vivons.


      • Ty89 Le 09 mai 2016 à 01h46
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        Les enfants sont de plus en plus longtemps à la charge des parents car justement c est la génération des parents qui procède :
        – le patrimoine immobilier qui est absolument inabordable pour les jeunes (sauf les 10% les plus riche ?)
        – les haut revenu et les postes ” pépère ”

        Vous tentez de rééquilibré l injustice mais vous vous voilez la face. Ma génération ( celle des 20-30 ans ) est désespéré, nous savons très bien que nous aurons rien.
        Nous allons rester toute notre vie avec des salaires minable.

        Que nous viverons nos vieux jour dans la misère et dans un environnement pollué et nocif. La génération des ” 50 -70 ans ” nous a sacrifié pour leurs propre confort. Cette génération est la grande responsable de nos problèmes actuelle.

        Quand j entend qu il ne faut pas monter les générations les unes contre les autres c est hypocrite car facile à dir quand on fait partie de la génération des privilégiées.

        Sachez pour finir que nous n oublierons jamais cette trahison.


        • Ty89 Le 09 mai 2016 à 01h53
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          Je rajoute juste que nos salaire sont minable à cause de la location de nos 35m2 a prix d or qui viennent encore enrichir cette même génération…

          Je ne demanderai jamais la charité à mes parents…


        • Charles Le 09 mai 2016 à 08h36
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          Vous avez visiblement été élevé dans du coton. Rien ne vient sans se battre. Les acquis sociaux de l’après-guerre sont survenus dans une conjonction de forces politiques très spéciale – et limitée dans le temps. C’est fini, et il faudrait se battre pied à pied pour conserver tout cela et conquérir d’autres droits.

          Rien ne vous est dû, surtout pas le confort qu’ont eu vos parents. A vous d’inventer votre propre chemin. Gémir ne sert à rien. Aucun messie ne viendra vous sauver. Si vous laissez à d’autres le soin de bâtir le monde de demain, celui dans lequel vous vivez et vivrez, ne vous étonnez pas qu’il vous soit hostile.

          Vous accusez la génération de vos parents qui vous aurait sacrifiés. Comme c’est crédible ! Les jeunes que je vois et côtoie, dans leur ensemble, ne se soucient guère de savoir s’ils achètent un canapé fait un Chine et si leur train de vie va polluer la planète pour leurs propres enfants.

          Quant à n’avoir rien… Le système français, malgré des défauts innombrables, c’est encore une éducation gratuite (mais combien de gosses et de familles en prennent réellement la mesure ? On dirait que c’est un dû, une obligation, une torture, une aliénation), un système de santé gratuit (de moins en moins, certes), de nombreuses aides, etc.

          Qu’est-ce qui fait qu’un pays cède ou qu’il résiste ? Qu’il reste d’excellente qualité éducative comme en Grèce hier, en Russie, en Roumanie, malgré un PIB maigrelet ? Qu’il s’en tire tout de même comme Cuba malgré une série de catastrophes infinies, une famine ? Pourquoi parfois le peuple résiste-t-il ?


          • ty89 Le 09 mai 2016 à 09h36
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            Elevé dans du coton? Si vous le dites… Mais de qui vous moquez vous?
            La génération dont je parle (50-70ans) avait mon âge il y a 30ans donc dans les années 70-80. De quels combats me parlez-vous?

            Pour rappel :
            – Les congés payés : 20 juin 1936
            – Sécurité social : 1945 – 1955

            Vous me parlez peut être de la mise en place des 39 heures et de la 5e semaine de congés payés dans les années 80. Certes c’est toujours ça…

            En revanche il est plus simple de lister les casseroles :
            – Mais 68 (et surtout ce qui en a découlé)
            – L’éjection du dernier vrai président qui voulais le bien de son peuple (De Gaulle) (ok en fonction des bords politique je suis d’accord que cet argument peut ne pas faire l’unanimité)
            – L’europe, l’otan…
            – La transformation des syndicats (justement hérité de leurs parents…) en société obscure corporatiste et acoquiner au pouvoir.
            – La transformation de notre agriculture familiale et (relativement) respectueuse des sols en une agriculture intensive industrialisée et destructrice.
            – Et très important : la fin des medias (relativement) impartial et pluraliste. (Pour rappel : mise en place de media indépendant par le CNR (donc 45-50, la génération d’avant) et destruction de cette indépendance par la vôtre (année 70) [Je parle bien sur du fait que le CNR avait interdit au grand industriel de posséder des medias]
            – …


            • ty89 Le 09 mai 2016 à 09h41
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              Non la génération dont je parle ne s’est pas battu pour les acquis sociaux qu’on a aujourd’hui. Elle a, au mieux, su les préserver.
              La génération qui a mis en place tout ce dont nous avons est déjà morte.

              Pour finir j’ajouterai que notre génération a ses torts. Et on se fera taper sur les doigts par nos enfants, et ils auront bien raison. Car ma génération est droguée par les téléréalités et autres futilité. Plus personne ne s’intéresse a la politique. Plus personne ne va voter (quoique c’est peut-être pas un mal…) (pour rappel : l’âge médian du corps électoral Français est de 50ans… encore la génération dont je parle).


            • Charles Le 09 mai 2016 à 15h44
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              Je n’ai pas dit que c’était la génération de vos parents qui avaient conquis ces droits. J’ai dit que c’était le fruit d’un combat, et que conserver ces droits et en créer d’autres, c’était aussi un combat. Vos parents en ont profité en se laissant aller, et alors ? Vous allez rester toute votre vie sur du ressentiment alors que c’est du passé, que vous ne pouvez rien y changer ? (Je doute d’ailleurs qu’ils se soient tous laissés aller. Je me souviens des grosses manifs de profs qui ont duré plus de deux mois et qui ont été suivi en masse, mais cassées effectivement par des traîtres, et qui ont été la fin d’une croyance dans les manifs pour un bon nombre de baby boomers.)

              Une lecture édifiante pour comprendre comment ont été brisées les résistances de cette génération, après une étude systématique et des expériences in vivo dans des pays africains : http://www.oecd.org/fr/dev/1919068.pdf

              La question, la seule vraie, c’est ce que vous pouvez faire maintenant, vous, pour que ce ne soit pas une trahison pour les générations futures.


            • ty89 Le 09 mai 2016 à 16h49
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              @Charles

              Je prendrais le temps de lire le lien que vous m’avez envoyé, merci.
              Pour répondre a votre question sur ce que je peu faire a mon niveau, c’est pas énorme.
              Pour le moment et depuis que j’ai sorti la tête de l’eau en me ré informant (grâce a ce site notamment). Je passe une bonne parti de mon temps a tenter d’informer mes amis / collègues / famille.
              Avec ceux de mon age cela se passe plus tôt bien. Mais très peu accroche et finissent par s’informer par eux même.

              Entre ceux qui trouvent le sujet inintéressant et ne veulent pas en discuter, ce qui sont d’accord avec moi mais qui pense que la meilleurs stratégie pour eux c’est de vivre avec les défauts du système, ceux qui totalement intoxiqué par les média dominant ne font que dire “oui oui” devants les évidences mais qui au final ne change pas d’avis. C’est pas gagné.

              De nature prévoyante ça me mine de voir que la seul solution c’est d’attendre que tout deviennent catastrophique pour que les masses se réveillent.

              Désolé pour mes postes agressif. J’ai eu une conversation avec un quinquagénaire obtus et sûr de sa bonne parole qui m’a mis un peu sur les nerf. Comme je dit souvent, on est tous dans le même bateau, il suffi maintenant de s’accorder pour qu’on rame tous dans le même sens.


  19. Eric83 Le 07 mai 2016 à 16h33
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    “L’unité” autour de la politique allemande est manifestement en train de se disloquer au grand jour sur les migrants, les retraites, la politique de la BCE, la dette grecque.

    C’est au tour de Sigmar Gabriel – ne manquant pas de cynisme – de lancer un pavé dans la mare.

    http://www.romandie.com/news/Sigmar-Gabriel-plaide-pour-un-allegement-de-la-dette/701321.rom


  20. Jean Le 07 mai 2016 à 21h45
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    À quel moment la solidarité et la charité sont devenus des business qui se doivent d’être rentables? Triste époque. Il s’agit d’un choix de société soit on vit de façon autonome le plus tard possible et il faut des revenus autres que ceux du travail soit il va falloir vivre dans des foyers multi-generationnel et il n’y aura qu’un pas vers le travail des enfants. On aura du mal à donner des leçons d’humanisme, sport typiquement occidental.


  21. Clauzip12 Le 08 mai 2016 à 16h02
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    Je suis etonne du discours se développant en interne c’est a dire entre beneficiaire des fonds de retraite.
    L’approche systémique de cette problématique est indispensable.
    Le néolibéralisme pense dans le début du xx siecle a etabli sa doctrine sur une vision utilitaire de l’humain:
    Tube digestif produisant de l’energie utilisable,reproduction naturelle sanscout,dote d’un cerveau permettant la compréhension des ordres.
    L’homme constitue donc un moyen qu’il convient d’utiliser au maximum.
    Dans l’analyse des flux ,les ressouces piliers du capitalisme moderne sont les richesses naturelles quu’il convient d’exploiter au moindre cout
    Elles seront destinees aux instigateurs du système.
    Situation actuelle:les bénéfices du système ne peuvent en aucun cas régresser niveau stagner.
    Par consequent.les coûts de fontionnement doivent être réduits enpermanence,c’est à dire les retraites
    De plus le fonctionnement de la Societe humaine doit devenir uns source de profits notamment dans ce qui constitue une source captive( sante…)
    L’ avenir passe a mon sens dans l’action a unebienmeilleurerepartition des dividendes.
    Le troupeau doit privilhier la sortie rapide du parc dans lequel il est prisonnier:le neoliberalisme.


    • Macarel Le 08 mai 2016 à 23h01
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      La seule ressource qui continue de croître, c’est bien l’homme. Les néo-libéraux l’on très bien compris. La globalisation, c’est ce qui permet une exploitation optimale de la ressource humaine à l’échelle mondiale.


  22. Charlie Bermude Le 08 mai 2016 à 21h27
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    Travaillez encore , travaillez encore …Ce refrain de Bernard Lavillier me revient en mémoire . C’est un plaisir que les jeunes ne connaissent plus . Moi qui suis retraité , je continue à me faire plaisir . Maintenant que je n’ai plus de contraintes , je n’ai jamais autant travaillé et j’en cherche toujours plus . Je ne me lasse pas de ce plaisir . Ma crainte c’est la santé , mais méme en fauteuil roulant , à moins d’Avc grave , je continuerai rien qu’avec mes doigts , je vais pas me faire pousser , dans mon fauteuil . J’espére monter une entreprise qui embauchera des jeunes , bien payés pour leur faire découvrir mon plaisir .Parce que pour moi çà va avec la subversion . Et je suis pauvre et démuni ! Nouveau défi ! Je suis sur que je vais y arriver . Me planter devant la télé avec mes cannettes méme pour la coupe çà me déprime . Et faire le tour du monde en étant servi , pareil .
    Travaillez encore , travaillez encore ! Oui mais pas comme les jeunes , asservis comme des serpiéres , pour consommer .


  23. christian gedeon Le 11 mai 2016 à 11h42
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    Il y a des a les relents jeunes contre vieux dans toute cette discussion… et réciproquement. Ben mon vieux,çà sent mauvais très mauvais ,s’il le fallait encore,la victoire de la pensée ultralibérale(tous contre tous) même chez ceux qui pensent s’y opposer…c’est gravissime.


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