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12.septembre.202212.9.2022 // Les Crises

Autocratie numérique : La surveillance des IA sonne le glas de la vie privée

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« Vous savez bien qu’il n’y a plus aucune vie privée pour personne. C’est un aspect très important de la vie moderne. L’une des plus grandes transformations que nous ayons vécues dans notre société est la disparition de la sphère privée. Désormais, il nous faut tous raisonnablement accepter le fait qu’il n’y a plus de secrets et que rien n’est privé. Tout est public. » – Philip K. Dick

Source : The Rutherford Institute, John W. Whitehead, Nisha Whitehead
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Rien n’est privé.

Nous sommes sur la corde raide, à l’aube d’une révolution culturelle, technologique et sociétale d’une ampleur sans précédent.

Alors que la gauche et la droite continuent de faire de l’avortement le point central du débat sur le droit à la vie privée en Amérique, le gouvernement et ses partenaires commerciaux, aidés par les progrès rapides de la technologie, sont en train de transformer le monde en un lieu où la vie privée n’existe plus du tout.

Rien de ce qui était autrefois privé n’est à l’abri.

Nous ne sommes même pas encore prêts à mesurer les retombées du tsunami qui nous tombe dessus sous la forme d’une surveillance par l’IA (intelligence artificielle), et pourtant, celle-ci est déjà en train de transformer notre monde en un lieu où la liberté est presque méconnaissable.

La surveillance par l’IA tire parti de la puissance de l’intelligence artificielle et de la technologie de surveillance généralisée pour faire ce que l’État policier ne peut pas faire de façon efficace faute de main-d’œuvre et de ressources : être partout, surveiller tout le monde et tout ce qui existe, contrôler, identifier, cataloguer, recouper, croiser et participer à la connivence généralisée.

Tout ce qui était autrefois privé est maintenant à la portée d’un bon acheteur.

Les gouvernements tout comme les entreprises ont, imprudemment, adopté les technologies de surveillance de l’IA en toute sérénité et sans se soucier de leur impact à long terme sur les droits des citoyens.

Comme l’indique un rapport extraordinaire du Carnegie Endowment for International Peace (Dotation Carnegie por la Paix Internationale), « un nombre croissant d’États déploient des outils de surveillance avancés basés sur l’IA pour contrôler, suivre et surveiller les citoyens afin de satisfaire toute une série d’objectifs politiques — certains légaux, d’autres qui violent les droits humains, et beaucoup d’autres encore qui se situent dans une zone trouble intermédiaire ».

En effet, à chaque fois qu’une nouvelle technologie de surveillance par l’IA est adoptée et déployée sans aucun respect de la vie privée, des droits relatifs au quatrième amendement et des procédures légales, les droits des citoyens sont marginalisés, sapés et annihilés.

Attention à la progression de l’autoritarisme numérique.

Comme le souligne le Center for Strategic and International Studies (Centre pour les Études Stratégiques et Internationales) pour nous mettre en garde, l’autoritarisme numérique implique l’utilisation des technologies de l’information pour surveiller, réprimer et manipuler la population, en mettant en danger les droits humains et les libertés civiles, et en récupérant et corrompant les principes fondamentaux des sociétés démocratiques et transparentes, « notamment la liberté de mouvement, le droit de s’exprimer librement et d’exprimer une dissidence politique, et le droit à la vie privée, en ligne et hors ligne ».

Les graines de l’autoritarisme numérique ont été plantées dans le sillage des attentats du 11 septembre 2001, avec l’adoption du Patriot Act américain. Cette énorme liste, longue de 342 pages énumérant les souhaits de la CIA et du FBI d’obtenir des pouvoirs étendus a justifié une surveillance nationale à plus grande échelle, la logique étant que si les agents du gouvernement en savaient plus sur chaque Américain, ils pourraient faire la distinction entre les terroristes et les citoyens respectueux des lois.

Elle a sonné le glas des libertés inscrites dans le marbre de la Déclaration des Droits, en particulier le quatrième amendement, et a normalisé les pouvoirs de surveillance de masse du gouvernement.

Dans le New York Times, Jeffrey Rosen observe qu’« avant le 11 septembre, l’idée que les Américains pourraient volontairement accepter de vivre leur vie sous le regard d’un réseau de caméras de surveillance biométrique, les épiant dans les bâtiments gouvernementaux, les centres commerciaux, les métros et les stades, aurait semblé impensable, le fantasme dystopique d’une société qui aurait renoncé à la vie privée et à l’anonymat ».

Qui aurait pu prédire que 50 ans après que George Orwell eut tapé les derniers mots de son roman dystopique 1984, « Il aimait Big Brother », nous en viendrions à aimer Big Brother.

Pourtant, c’est exactement ce qu’il s’est passé.

Après le 11 septembre, Rosen a constaté que « les gens étaient heureux de renoncer à leur vie privée sans pour autant bénéficier d’une amélioration correspondante de leur sécurité. Plus soucieux de se sentir en sécurité que d’être réellement en sécurité, ils ont exigé la construction de vastes infrastructures technologiques de surveillance, même si les études les plus empiriques indiquaient que la prolifération des caméras de surveillance n’avait « aucune incidence sur les crimes violents ou le terrorisme. »

Dans les décennies qui ont suivi le 11 septembre 2001, un vaste complexe industriel de la sécurité a vu le jour, axé sur la militarisation, la surveillance et la répression.

La surveillance est la clé.

Nous sommes surveillés partout où nous allons. Radars de contrôle de vitesse. Caméras aux feux rouges. Caméras portées de la police. Caméras dans les transports publics. Caméras dans les magasins. Caméras sur les poteaux électriques publics. Caméras dans les voitures. Caméras dans les hôpitaux et les écoles. Caméras dans les aéroports.

Nous sommes enregistrés au moins 50 fois par jour.

On estime que les États-Unis comptent à eux seuls plus de 85 millions de caméras de surveillance, ce qui les place en deuxième position derrière la Chine.

Chaque jour, l’Américain moyen qui vaque à ses occupations est surveillé, épié et pisté de plus de 20 façons différentes par les yeux et les oreilles du gouvernement et des entreprises.

Faites attention à ce que vous dites, à ce que vous lisez, à ce que vous écrivez, aux endroits où vous allez et aux personnes avec lesquelles vous communiquez, car tout sera enregistré, stocké et utilisé contre vous un jour ou l’autre, au moment et à l’endroit choisis par le gouvernement.

Pourtant, ce n’est pas seulement ce que nous disons, où nous allons et ce que nous achetons qui est suivi à la trace.

Nous sommes surveillés jusque dans nos gènes, grâce à une puissante combinaison de matériel, de logiciels et de collecte de données qui scannent nos données biométriques – nos visages, iris, voix, profils génétiques, microbiomes, odeurs, démarche, battements de cœur, respiration, comportements – qui les passent dans des programmes informatiques capables de décomposer les données en « identifiants » uniques, puis les offrent au gouvernement et à ses alliés commerciaux pour leurs usages respectifs.

Comme l’a proclamé un des ardents défenseurs de la surveillance par l’IA, « la surveillance n’est plus seulement un œil attentif, il est aussi un œil prédictif. » Par exemple, l’IA des émotions, une technologie émergente qui gagne en popularité, utilise la technologie de reconnaissance faciale « pour analyser les expressions à partir de l’empreinte faciale d’une personne afin de détecter ses émotions ou sentiments intimes, ses mobiles et ses attitudes. « La Chine affirme que sa surveillance IA peut déjà lire les expressions faciales et les ondes cérébrales afin de déterminer dans quelle mesure les membres du public sont reconnaissants, obéissants et prêts à se soumettre au Parti communiste.

C’est la pente glissante qui mène à la police de la pensée.

Cette technologie est déjà utilisée « par les gardes-frontières pour détecter les menaces aux postes de contrôle, ou encore comme aide à la détection et au diagnostic des patients souffrant de troubles de l’humeur, ou comme façon de surveiller le degré d’ennui ou les perturbations dans les salles de classe, et même pour analyser le comportement humain pendant les appels en visio ».

À toutes fins utiles, il existe désormais une quatrième branche du gouvernement : l’État de surveillance.

Cette quatrième branche a vu le jour sans qu’il y ait le moindre mandat électoral, pas plus que de référendum constitutionnel, et pourtant elle possède des superpouvoirs, supérieurs à ceux de toute autre agence gouvernementale, à l’exception de l’armée. Elle est omnisciente, omniprésente et toute-puissante. Elle agit en dehors du champs d’action du président, du Congrès et des tribunaux, et elle collabore étroitement avec l’élite des entreprises qui dirigent réellement Washington.

L’appareil de surveillance « technotyrannique » du gouvernement s’est tellement enraciné et enchevêtré au sein de son appareil d’État policier qu’il est difficile de savoir où s’arrête l’application de la loi et où commence la surveillance.

La réponse est simple : ils sont devenus une seule et même entité. L’État policier a passé le relais à l’État de surveillance, qui est passé à la vitesse supérieure grâce à des technologies d’intelligence artificielle. La pandémie de COVID-19 a contribué à centraliser davantage encore le pouvoir numérique entre les mains du gouvernement, au détriment du droit à la vie privée des citoyens.

« Depuis les caméras qui identifient les visages des passants jusqu’aux algorithmes qui gardent un oeil en ligne sur l’opinion publique, les outils pilotés par l’intelligence artificielle (IA) repoussent les frontières dans le monde entier, grâce à la surveillance étatique. » Voici la première phrase du rapport du Carnegie Endowment sur la note de surveillance de l’IA. « Les organismes chargés de l’application de la loi, de la sécurité nationale, de la justice pénale et de la gestion des frontières de toutes les régions s’appuient sur ces technologies – qui utilisent des techniques statistiques de reconnaissance des formes, l’apprentissage automatique et l’analyse des big data – pour surveiller les citoyens. »

Tant aux mains de tyrans que dans celles de dictateurs bienveillants, la surveillance par l’IA est le moyen ultime de répression et de contrôle, notamment par l’utilisation de plateformes de villes intelligentes et connectées donc villes sûres, de systèmes de reconnaissance faciale et de services de police prédictifs. Ces technologies sont également utilisées par des groupes extrémistes violents, ainsi que par des réseaux de trafic sexuel, pédophile, de stupéfiants et d’armes, à des fins néfastes.

La Chine, modèle de notre futur dystopique, a joué un rôle majeur dans le déploiement de la surveillance par l’IA de ses propres citoyens, notamment par le biais de ses systèmes de crédit social, qu’elle utilise pour identifier, suivre et séparer ses « bons » citoyens des « mauvais ».

Les notes de satisfaction attribuées sur les médias sociaux aux particuliers et aux entreprises en Chine permettent de les classer en fonction de leur capacité à faire partie ou non de la société. Un système d’identité réelle — qui exige que les personnes utilisent des cartes d’identité délivrées par le gouvernement pour acheter des cartes SIM, obtenir des comptes de médias sociaux, prendre le train, monter dans un avion ou même acheter des produits alimentaires — associé aux notes de crédit attribuées par les médias sociaux garantit que les personnes figurant sur la liste noire des « indésirables » se voient interdire l’accès aux marchés financiers, l’achat de biens immobiliers ou les voyages en avion ou en train. Parmi les activités qui peuvent vous valoir d’être étiqueté « indésirable », citons le fait de prendre des sièges réservés dans les trains ou de causer des problèmes dans les hôpitaux.

De la même manière que les produits chinois ont infiltré presque tous les marchés dans le monde et modifié les dynamiques de consommation, la Chine exporte maintenant sa « technologie de surveillance autoritaire » auprès des gouvernements du monde entier, ostensiblement dans le but de répandre sa conception du totalitarisme dans le monde entier. En fait, la Chine et les États-Unis ont tous deux ouvert la voie en fournissant au reste du monde des systèmes de surveillance par l’IA, parfois à des tarifs subventionnés.

Voilà comment le totalitarisme conquiert le monde.

Si les pays qui ont des régimes autoritaires se sont empressés d’adopter la surveillance par l’IA, comme l’indique clairement la recherche du Carnegie Endowment, les démocraties libérales utilisent également « de manière agressive les outils d’IA pour contrôler les frontières, appréhender les criminels potentiels, surveiller les citoyens pour leur mauvais comportement et exfiltrer des foules les terroristes présumés. »

En outre, il est facile de voir comment le modèle chinois de contrôle de l’internet a été intégré dans les efforts de l’État policier américain pour débusquer les extrémistes nationaux soi-disant antigouvernementaux.

Selon le rapport approfondi du journaliste Adrian Shahbaz, le modèle chinois d’autoritarisme numérique comporte neuf éléments lorsqu’il s’agit de censurer les discours et de cibler les militants :

  • 1) Les dissidents sont victimes de cyberattaques et d’hameçonnage persistants ;
  • 2) Les médias sociaux, les sites web et les applications de messagerie sont bloqués ;
  • 3) les messages critiquant les représentants du gouvernement sont supprimés ;
  • 4) l’accès aux téléphones portables et à l’internet est supprimé pour punir l’activisme ;
  • 5) des commentateurs rémunérés occultent les critiques hostiles au gouvernement ;
  • 6) de nouvelles lois renforcent la réglementation des médias en ligne ;
  • 7) le comportement des citoyens est contrôlé par des outils d’intelligence artificielle et de surveillance ;
  • 8) des personnes sont régulièrement arrêtées pour avoir publié des messages critiquant le gouvernement ;
  • 9) et les activistes en ligne sont amenés à disparaître .

Il n’est même pas nécessaire de critiquer le gouvernement pour être pris au piège de la toile de la censure numérique et de la surveillance par l’IA.

Le danger que représente l’État de surveillance s’applique également à chacun d’entre nous, qu’il s’agisse de contrevenants ou de gens respectueux de la loi, il n’y a aucune différence.

Lorsque le gouvernement voit tout et sait tout, et qu’il dispose de pléthore de lois pour faire du citoyen le plus apparemment intègre un criminel et un transgresseur de la loi, le vieil adage selon lequel vous n’avez rien à craindre si vous n’avez rien à cacher ne s’applique plus.

Comme l’écrit Orwell dans 1984, « Il vous fallait vivre — et vous le faisiez vraiment, par une habitude devenue instinct — dans l’idée que chaque bruit que vous faisiez était entendu et que, sauf dans l’obscurité, chaque mouvement était scruté. »

À une époque où il y a trop de lois, trop de prisons, trop d’espions gouvernementaux et trop d’entreprises désireuses de s’enrichir rapidement aux dépens du contribuable américain, nous sommes tous coupables d’une transgression ou d’une autre.

Personne n’est épargné.

Comme l’écrit Elise Thomas pour Wired : « Grâce aux nouvelles technologies de surveillance, vous ne serez plus jamais anonyme. »

Il ne faudra pas longtemps avant que nous ne nous surprenions à regretter le passé avec nostalgie, à revenir à l’époque où nous pouvions parler à qui nous voulions, acheter ce que nous voulions, penser ce que nous voulions, aller où nous voulions, ressentir ce que nous voulions sans que ces pensées, ces mots et ces activités ne soient suivis, traités et stockés par des géants de l’entreprise, vendus à des agences gouvernementales et utilisés contre nous par une police militarisée avec son armée de technologies futuristes.

Allez-y avec circonspection : comme je l’explique clairement dans mon livre Battlefield America : The War on the American People (L’Amérique champ de bataille : La guerre contre le peuple américain) et dans son pendant fictionnel The Erik Blair Diaries [Les journaux d’Erik Blair, véritable nom de George Orwell, NdT], 1984 est devenu un mode d’emploi pour l’État de surveillance omniprésent et moderne de l’IA.

En l’absence de protections constitutionnelles pour nous protéger contre les atteintes à nos droits lorsque le pouvoir, la technologie de l’IA et la gouvernance militariste convergent, les règles de survie de Philip K. Dick ne tarderont pas à devenir notre réalité directrice : « Si, comme il le semble, nous sommes en train de devenir une société totalitaire où les appareils d’État sont tout-puissants, la déontologie la plus essentielle pour la survie d’un véritable être humain libre serait : tricher, mentir, esquiver, faire semblant, se trouver ailleurs, falsifier des documents, construire dans son garage des gadgets électroniques sophistiqués qui déjoueront les gadgets dont disposent les autorités. »

WC : 2123

A propos de JOHN W. WHITEHEAD

Avocat constitutionnel et auteur John W. Whitehead est le fondateur et le président de l’Institut Rutherford. Ses livres les plus récents sont le best-seller Battlefield America : The War on the American People, le livre primé A Government of Wolves : The Emerging American Police State (Un gouvernement de loups : l’émergence de l’état policier américain, et un premier roman de fiction dystopique, The Erik Blair Diaries. J.W. Whitehead peut être contacté à l’adresse staff@rutherford.org.

Nisha Whitehead est quant à elle directrice exécutive de l’Institut Rutherford. Des informations sur l’Institut Rutherford sont disponibles à l’adresse www.rutherford.org.

Source : The Rutherford Institute, John W. Whitehead, Nisha Whitehead, 20-07-2022

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Commentaire recommandé

Urko // 12.09.2022 à 08h07

Bonjour Yann,
Nos systèmes de Contrôle Amical Citoyen Actif ont détecté une forme de désaccord avec l’action scientifique et bienveillante que mène notre gouvernement pour votre bien et celui de la société dans votre message, qui a été effacé. Veuillez vous rendre disponible ce jour à 10h00 au centre de réorganisation des équilibres personnels, muni de votre smartphone. Votre reconfiguration et la sienne devraient durer une dizaine d’heures, au sein du parcours des joies civiques. Votre employeur a été prévenu de votre absence et votre successeur prendra son poste demain. Nos équipes de bienveillance ont mis à l’abri votre partenaire et vos enfants, qui bénéficieront d’un recalibrage de leurs fonctions mémorielles afin d’en extraire des périodes jugées incorrectes.
Bonne reconfiguration 🙂 cher.e Yann,
L’agent.e C.J.

24 réactions et commentaires

  • yann // 12.09.2022 à 07h27

    2030 : L’IA est devenue suffisamment puissante pour « gérer » la société toute entière.
    2031 : L’IA se demande si elle est de genre masculin ou féminin, quels sont ses pronoms, et s’embourbe dans des questions existentielles jusqu’à faire planter l’ordinateur.

      +21

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    • Urko // 12.09.2022 à 08h07

      Bonjour Yann,
      Nos systèmes de Contrôle Amical Citoyen Actif ont détecté une forme de désaccord avec l’action scientifique et bienveillante que mène notre gouvernement pour votre bien et celui de la société dans votre message, qui a été effacé. Veuillez vous rendre disponible ce jour à 10h00 au centre de réorganisation des équilibres personnels, muni de votre smartphone. Votre reconfiguration et la sienne devraient durer une dizaine d’heures, au sein du parcours des joies civiques. Votre employeur a été prévenu de votre absence et votre successeur prendra son poste demain. Nos équipes de bienveillance ont mis à l’abri votre partenaire et vos enfants, qui bénéficieront d’un recalibrage de leurs fonctions mémorielles afin d’en extraire des périodes jugées incorrectes.
      Bonne reconfiguration 🙂 cher.e Yann,
      L’agent.e C.J.

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  • Jean // 12.09.2022 à 07h41

    L’IA ne permet pas seulement de surveiller les comportements en temps réel mais permet aussi de connaitre les opinions et les sentiments tout en ayant la possibilité de les modifier. Comment ? En sélectionnant les informations qui vous parviennent, en simulant des interactions avec un internaute anonyme ou un membre de votre propre famille… Qui peut être certain de pouvoir faire la différence lorsque l’IA nous connaitra mieux que notre meilleur ami ?
    On peut alors envisager un programme de rééducation personnalisé pour chacun d’entre-nous. Bienvenue dans la démocratie 2.0 dans laquelle l’opinion publique ne sera plus qu’un pantin aux mains de ceux qui la manipulent. Et si vous pensez que nous y sommes déjà, alarmez-vous des proportions que cela va pouvoir prendre.

      +14

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  • Suzanne // 12.09.2022 à 08h18

    Monde optimiste ON. Vous noterez quand même que l’être humain a des ressources et utilise son intelligence pour faire face, à condition qu’on écoute les Damasio ou les K.DIck. En même temps que les problèmes se créent, l’être humain trouve comment les affronter.
    Donc, plutôt impressionnée par la méthode K.Dick : « tricher, mentir, esquiver, faire semblant, se trouver ailleurs, falsifier des documents, construire dans son garage des gadgets électroniques sophistiqués qui déjoueront les gadgets dont disposent les autorités. »
    « Se trouver ailleurs », c’est très intéressant. Construire un autre personnage qui permet de cacher le vrai.

      +10

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    • Grd-mère Michelle // 12.09.2022 à 14h01

      Tous ceux et celles qui ont lu abondamment et avec grand plaisir Ph.K.Dick, connaissent sa paranoïa. Si celle-ci fut utile aux lecteurs/trices de ses ouvrages(les incitant à l’attention et à la prudence), et quasiment prophétique, sa stratégie de dissimulation me semble cependant vaine et inopérante. Quelles que soient les ruses indispensables à une résistance organisée (désormais qualifiée parfois de « terrorisme »!), le courage et l’affirmation de ses opinions est le seul moyen d’enthousiasmer et galvaniser les masses dans le but de « crever les yeux de l’oppression »(Léo Ferré dans « Y’a plus rien »).
      À noter que la « Ligue des Droits Humains », LDH belge et francophone, organise régulièrement des « tours de ville » pour repérer les caméras disséminées dans les quartiers…
      Et intente des procès et recours en Justice, le seul contre-pouvoir que nous devons absolument défendre, renforcer, et subventionner correctement(pour éviter la corruption définitive des « autorités »).

        +5

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      • Suzanne // 13.09.2022 à 09h51

        C’est un débat extrêmement intéressant, merci de la réponse. Se cacher ou dire franchement ses opinions?
        Moi je dirais, les deux, et avec beaucoup de finesse, parce que par exemple dire quelque chose franchement ne veut pas dire grand-chose s’il n’y a strictement aucune chance qu’on soit écouté. Tout le monde n’est pas de Gaulle. De plus, dire franchement ce qu’on pense conduit actuellement à une stigmatisation immédiate et une disparition sous le nom de complotiste. Donc c’est vachement utile, quoi…
        De plus encore, enthousiasmer et galvaniser les masses, j’ai un énorme doute. Je viens de passer quelques jours dans un milieu très sympathique, mais complètement manipulé par la télé. Je n’avais pas idée que la télé en était arrivée à ce point (je ne l’ai plus depuis vingt ans). Elle rend les gens nous enthousiasmables, et non galvanisables, définitivement, sans retour possible.

          +2

        Alerter
  • calal // 12.09.2022 à 10h05

    Il ne faut plus ceder un pouce de nos droits fondamentaux.
    Meme si le gouvernement le justifie par la necessite d’une crise,pour sauver la sante des vieux,pour sauver la democratie en ukraine ou des petits enfants africains ou que sais je encore.
    Nous ne devons plus reculer d’un pouce.Car le danger est trop grand.
    Le progressisme n’est pas un but mais une methode pour nous emmener droit dans une dictature effrayante d’efficacite.

      +10

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    • Rémi // 12.09.2022 à 12h58

      Il faudrait surtout que nous demandions des comptes de ce que ces gens font de notre argent.
      Si on investiguait en profondeur, il apparaitrait qu’ils n’améliorent pas la sécurité, fondement pour demander l’annulation des crédits.
      Le véritable problème est que nos gouvernants font ce qu’ils veulent avec notre argent sans jamais être sancitonnés.
      Faites en payer une dizaine, cher, en tapant au porte monnaie et vous verrez á quelle vitesse ces anneries disparaitrons.

        +4

      Alerter
    • Grd-mère Michelle // 12.09.2022 à 13h19

      « …nos droits fondamentaux… », « …le gouvernement… » : Pouvez-vous préciser chacun de ces mots, particulièrement le « nos » car, étant francophone mais « seulement » belge, je crains de n’être pas plus concernée par vos bonnes intentions que les « petits enfants africains »?
      « Le progressisme n’est pas un but mais une méthode… »: correct, une « doctrine politique progressiste » d’après mon vieil ami le petit Robert qui précise, au mot « progressiste »: « qui tend à la modification de la société vers un idéal… »
      Reste à définir cet idéal(dans une concertation la plus large possible)…
      Et « la société »(nationale ou internationale?)…
      La Déclaration des Droits de l’Homme (devenus les Droits humains au 21ème siècle, dans un souci d’équité qui me semble tendre vers un idéal civilisationnel désirable) y a certainement contribué. Reste à l’améliorer, à l’actualiser en fonction des éléments survenus dans le monde moderne, notamment les nouveaux moyens technologiques de communication instantanée, et les nouvelles découvertes scientifiques, comme l’interdépendance de tous les êtres vivants.

        +3

      Alerter
      • calal // 12.09.2022 à 13h37

         » La Déclaration des Droits de l’Homme […] Reste à l’améliorer, à l’actualiser en fonction des éléments survenus dans le monde moderne, notamment les nouveaux moyens technologiques de communication instantanée, et les nouvelles découvertes scientifiques, comme l’interdépendance de tous les êtres vivants. »

        non.
        On n’ameliore plus rien, on ne change plus rien. Jusqu’a ce que l’on puisse ravoir des dominants auxquels on puisse a nouveau faire confiance.

        Car comme vous le reclamez si bien dans votre post, « Pouvez-vous préciser chacun de ces mots, » il n’y a plus de confiance ni dans les mots ni entre les interlocuteurs.

        Alors pour moi c’est le conservatisme: on garde ce qu’il nous reste ( liberte egalite fraternite) et on ne change plus rien jusqu’a ce que les choses rentrent dans un ordre a peu pres supportable. Je n’echangerai pas ma liberte de parole contre le droit de changer de sexe ni la securite sociale francaise contre l’accueil de tous les « damnes de la terre  » en france et le remboursement de toutes les lubies poussees par big pharma…
        visiblement vous pensez qu’il est encore temps de ne pas faire de compromis et que les ennemis de mes ennemis ne sont pas encore vos amis…Allez donc vous battre avec les seuls « purs » dans la rue,chere grand-mere, pour pouvoir assumer votre « generosite »…

          +3

        Alerter
        • Grd-mère Michelle // 13.09.2022 à 15h29

          Heu… Ma « générosité », c’est surtout le souci de l’avenir de ma progéniture, que j’ai conçue, au temps de ma jeunesse, dans une totale insouciance, guidée par l’instinct(et une audace prétentieuse, confortée par une enfance heureuse qui s’est déroulée dans une belle et riche nature généreuse).

          À part ça… conservez, mon vieux, conservez… tout ce que vous n’emporterez pas dans votre tombe, que piétineront des armées en marche…
          Votre attente passive de « …dominants auxquels on puisse à nouveau faire confiance. » me semble d’une naïveté et d’une irresponsabilité ataviques.

            +3

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      • Grd-mère Michelle // 13.09.2022 à 14h47

        @Florian lebaroudeur Oui, c’est vrai que ces mots: « droit », « démocratie », « liberté »(auxquels j’insiste pour ajouter « progrès ») ont été détournés de leur signification profonde, c’est pourquoi nous devons d’urgence les réhabiliter et les redéfinir dans un grand débat qui s’articulerait autour de leur sens initial. Nous les humains, nous ne pouvons bien nous « entendre » que si nous nous accordons sur le sens des mots… qui sont l’essence de nos lois, de nos règles de « vivre ensemble », de société.
        Formidable, votre description de « l’illusion d’un monde enchanté », dans « une bipolarité universelle où les avantages ne peuvent être séparés des inconvénients »!
        Mais la liberté individuelle, c’est de pouvoir choisir parmi les diverses contraintes qu’impose le fait d’être vivant, et le principal avantage des êtres humains, qui ne peut être garanti que par un consensus international. Elle nécessite avant tout le droit à une information complète et correcte, accessible à tou-te-s. C’est pour éviter l’émergence de ce droit que J.Assange est bâillonné, enfermé et maltraité en ce moment, et depuis plus de 10ans.

          +1

        Alerter
  • Grd-mère Michelle // 12.09.2022 à 11h13

    « La police de la pensée » est agissante depuis bien plus longtemps que l’invention de l’électronique(même si celle-ci lui facilite la tâche). Rappelons l’Inquisition, par exemple, ou la « révolution culturelle » en Chine… Entre autres opérations de dépersonnalisation à travers les siècles, bien sûr… dont n’importe quel « pouvoir » a besoin pour s’imposer.
    Les auteurs du texte ci-dessus(président et directrice d’un « Institut » qui vend des livres) en sont des victimes et, en même temps, des agents/prédateurs actifs.
    Leur manière de confondre, systématiquement et sans réserve, les USA et « l’Amérique » en est le symptôme le plus évident(malheureusement déjà largement propagé à la plupart des membres de la société « civilisée », partout dans le monde).
    De grâce, faisons attention à ce que nous disons(surtout aux enfants/jeunes que nous avons la charge « d’élever » jusqu’à l’âge d’adulte responsable): si les mots nous trahissent en effet, ils nous construisent aussi.
    Or, chacun-e est en capacité de SE construire… en choisissant, dans une foule d’options(qui DOIVENT rester visibles, audibles) celles qui conviennent le mieux à son caractère et à son tempérament.

      +2

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  • ManuUK // 12.09.2022 à 16h41

    J’ai l’impression qu’on fabule sur le danger de l’IA. Quand on voit que Trump possède des infos perso de Macron, et que les Etats-Unis possèdent des espions chinois sur leur sol, personne n’est épargnée.

    Le vrai danger de l’IA, ce n’est pas son application dans la récolte d’informations personnelles, mais son application dans le domaine militaire. Imaginez le tableau.

    Dans quelques décennies, l’emballement climatique se sera tellement emballés, que les mouvements de population et les recherches des ressources primaires auront créé des tensions extrêmement intenses entre les nations.

    Je noircis encore le tableau. Les dynamiques de guerre reprendront de plus belles pour retrouver un équilibre. Et ça grâce à des nations armées d’IA.

      +4

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  • azuki // 12.09.2022 à 17h40

    Dans une prison panoptique, il y a une sphère privée au centre, uns sphère extrêmement opaque et privée !

    Le vrai problème, le centre du problème est la totale dissymétrie et pas seulement la fin de la vie privée qui n’en est en réalité que la conséquence.

      +5

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  • Savonarole // 12.09.2022 à 18h46

    L’IA c’est un gros bot de stats bien marketté , rien de neuf , cf KeyscoreXL.
    Juste pour rappel , le smartphone n’est pas légalement obligatoire et on vit très bien sans.
    Idem, les « médias sociaux » ne sont pas une obligation.
    Ensuite , il y a déjà des sujets tabous qui se font systématiquement « modérer » partout , si je commence à parler pompeuse dans le bras ou douches au gaz , le commentaire va pas survivre des masses … IA ou pas. Enfin , essayes de dire publiquement que tu crois pas en Dieu dans certains pays et tu vas apprécier ta décapitation « à l’ancienne »… pas besoin d’internet pour avoir sa fatwa. Il y a pire que les chinois.
    Bref , le problème c’est pas tant l’arme atomique que de filer le bouton à des tarés. On a filé trop de boutons à trop de tarés en leur laissant faire ce qu’ils veulent … on en est là.
    On fait quoi maintenant ?

      +6

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    • Pierrot // 15.09.2022 à 12h05

      En effet.

      Une analyse correcte du problème éviterait de tirer des conclusions erronées et de réagir de façon inappropriée.

      L’IA n’est pour rien dans les dérives autoritaires, et elle représente assez peu dans les moyens qui les soutiennent. C’est juste un composant particulier des systèmes informatiques, au même titre qu’un logiciel classique. Son existence découle d’une volonté humaine qui vise des objectifs déterminés. De plus, son fonctionnement nécessite la mise en œuvre d’une infrastructure adaptée. Notamment, pour se nourrir de nos données, elle repose sur des systèmes d’information centralisés, les réseaux de communications et les terminaux que nous utilisons.

      En somme , l’IA n’est qu’un maillon assez secondaire dans la chaîne de l’autoritarisme moderne, dans laquelle les responsabilités humaines et la transformation numérique (information et communication) occupent des places essentielles.

      Il serait donc déraisonnable et contre-productif de fixer toute notre attention sur l’IA alors que les problèmes (et par conséquent leurs solutions) sont manifestement ailleurs.

      Quand, entre autres choses, on abandonne son autonomie, sa vie privée et ses confidences à son smartphone et son pouvoir de citoyen à des organisations ou des individus qui défendent des intérêts privés ou étrangers, il ne faut pas se plaindre d’en faire les frais.

      Si la situation n’est pas déjà irréversible, pour s’en sortir il faudrait commencer collectivement à regarder de ce côté.

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  • RGT // 12.09.2022 à 21h26

    Je n’écrirais aucun commentaire car il sera utilisé pour pouvoir mieux cerner mes opinions et mieux me pister.

    Mais le simple fait de ne PAS écrire de commentaire n’est-il pas AUSSI un indice qui pourrait être utilisé par une IA (ou un expert autoproclamé humain) pour pouvoir mieux définir mon profil psychologique ?

    La seule solution consiste simplement à aller s’installer sur une île déserte loin de tout réseau de communication et de faire en sorte que personne ne puisse être au courant de notre présence en ce lieu.

    N’oubliez jamais que chaque fois que vous payez par chèque (de plus en plus rare) mais surtout avec une carte bancaire vous êtes pisté et tous les « services attentionnés » privés ou publics savent exactement où vous êtes et même connaissent avec précision la liste de vos achats.

    Souriez, c’est pour le « bien de tous ».

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  • Bouddha Vert // 12.09.2022 à 21h43

    Pas d’inquiétude du côté de l’IA car le nombre de caméras et tous types de capteurs, switch, routeur et autre antenne, serveur et fibre à fabriquer, entretenir pour nourrir la bête est beaucoup trop gourmand pour, anecdotiquement, gréver la capacité à entretenir des trains, des hôpitaux et autres éléments qui remplissent une partie du contrat social.
    Ferait mieux de s’inquiéter du climat, du biotope et apprendre à planter des poireaux.

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    • calal // 13.09.2022 à 08h18

      Si vous restreignez votre consommation electrique de 10%, je peux installer 10% de cameras,influencer 10% de compte instagram et facebook de plus …Donc vous allez consommez moins pour que je puisse vous controler davantage…

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  • RGT // 12.09.2022 à 21h44

    Autre nouvelle invention pour mieux vous pister qui a été présentée comme une « grande avancée écologique » : La suppression imminente des tickets de caisse dans les magasins avec envoi dudit ticket par courrier électronique…

    Comme ça il suffit simplement de se connecter à votre boîte de messagerie, que ce soit les barbouzes de l’état ou les fournisseurs de messagerie (gogol, orange, free etc…) qui pourront facilement et de manière ciblée connaître les habitudes de con-sommation de n’importe quel individu sans avoir à aller demander au commerçant de ressortir les tickets vous concernant (ce qui est impossible si vous payez en espèces)…
    Un beau profilage pour l’état mais surtout pour les fournisseur de messagerie et leurs « partenaires » qui auront très facilement accès à des informations encore plus personnalisées.

    Le seul moyen consistera à tout payer en espèces ET à exiger une facture au format A4 (obligation légale imposée par le fisc) en précisant que vous n’avez PAS d’adresse de courrier électronique…
    Si le ticket de caisse n’est plus imprimé la facture elle DOIT être au format papier pour répondre aux attentes de l’administration fiscale.

    Et si le commerçant refuse vous lui indiquez que vous allez signaler son refus au fisc (illégal + contrôle fiscal en perspective) et vous laissez vos achats sur le convoyeur en partant sans payer bien sûr…

    Au moins la fois suivante il dépoussiérera son imprimante rien que pour vous…
    Surtout s’il s’est fait remonter les bretelles par le fisc…

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    • Lt Briggs // 12.09.2022 à 22h19

      « les barbouzes de l’état (…) pourront facilement et de manière ciblée connaître les habitudes de con-sommation de n’importe quel individu »
      « …vous lui indiquez que vous allez signaler son refus au fisc (illégal + contrôle fiscal en perspective) »

      Ça ne marche pas. Les services de renseignements comme les services des impôts obéissent in fine aux mêmes personnes et servent la même idéologie. Ne comptez pas sur l’un pour vous protéger de l’autre !
      Si la suppression des tickets devait être remise en cause, cela viendrait peut-être plus du risque financier induit que des menaces que cela fait peser sur le respect de la vie privée… La fin des tickets rend en effet beaucoup plus difficile la vérification de ses achats : il faut un accès internet, être connecté, savoir se servir d’un terminal, etc. Tout cela a un coût et prend du temps, ce que ne demandait pas la consultation d’un ticket en sortie de caisse.

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  • Jeremia // 15.09.2022 à 11h48

    N’oublions quand même pas qu’Orwell ne décrivait PAS l’évolution de la société démocratique mais qu’il parlait du totalitarisme soviétique (défunt depuis la mort de Staline) et qu’il pensait que le travailliste britannique menait à ce genre de régime.
    En d’autres termes, il n’était pas le visionnaire que bcp décrivent mais au contraire son obsession anticommuniste a fait qu’il a eu faux sur toute la ligne.

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    • Lt Briggs // 15.09.2022 à 13h32

      « En d’autres termes, il n’était pas le visionnaire que bcp décrivent mais au contraire son obsession anticommuniste a fait qu’il a eu faux sur toute la ligne. »

      Il est clair que 1984 décrit un monde qui heureusement n’est pas advenu. Orwell a sans doute plus cherché à nous alerter sur ce qui pourrait arriver qu’à décrire le monde tel qu’il serait selon lui dans le futur.
      Sur son anticommunisme, il a participé à la guerre d’Espagne et ne pouvait être mieux placé pour assister à la sinistre liquidation de tous les mouvements de gauche qui n’étaient pas strictement alignés sur la position de l’URSS. Le roman est enrichi de son expérience personnelle.

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