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26.décembre.202026.12.2020 // Les Crises

Bientôt libérés de l’UE, les Anglais parviendront-ils à atteindre la prospérité post-Brexit ?

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Source : The Telegraph, Nick Timothy

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

La Grande-Bretagne sera bientôt libérée de l’Union européenne (UE), mais si le Brexit doit être un succès, nous devons repenser notre façon de gérer les choses.

Avec cette fin d’année, s’achèvent les derniers vestiges de l’adhésion de la Grande-Bretagne à l’Union européenne. Accord ou pas, la transition du Brexit sera bientôt terminée, et la Grande-Bretagne sera totalement hors de l’UE, de ses institutions et de ses lois.

Les pro-Brexit anxieux, ne croyant pas que le Brexit puisse vraiment signifier le Brexit, n’ont qu’à se tourner vers les anti-Brexit pour comprendre que leur victoire est complète. Ceux qui ont passé les quatre ans et demi qui viennent de s’écouler à se battre pour faire annuler le référendum ou faire de la Grande-Bretagne un prisonnier de la loi européenne se battent comme des furets dans un sac.

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Source : The Telegraph, Nick Timothy, 06-12-2020
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Commentaire recommandé

Louis // 26.12.2020 à 08h40

Il serait simpliste de limiter cette séparation à la seule question du commerce ou de la pèche et si la réalité était ailleurs. L’Angleterre est une île avec une forte tradition et une vraie civilisation qui repose encore sur un commonweal, leur langue domine le monde et il se pourrait que l’esprit de Churchill soit toujours présent chez ce peuple. En face il existe une bouillie bordée de belles intentions avec des pays tous plus ou moins endettés, sans projets, force est de constater que l’UE à 27 est une utopie et que les Allemands occupent naturellement ce vide. Entre l’ordolibéralisme qui porte en religion la stabilité de la monnaie et le commerce libre et non faussé, et le Souverainisme, les Anglais ont choisi il ne tient qu’à l’UE d’en faire autant..

44 réactions et commentaires

  • Linder // 26.12.2020 à 07h24

    Il me semble qu’il y a un petit lapsus. Au paragraphe 4, on lit :
    « les pro-Brexit « essayaient d’annuler la décision du référendum plutôt que de parvenir à la forme la moins dommageable de Brexit. » »
    C’est plutôt les anti-Brexit qui essayaient d’annuler la décision.

    Sur le fond, le problème, Brexit ou pas, Frexit ou pas, c’est l’avidité des élites, où qu’elles soient, à n’importe quelle époque. Bien sûr, sans Frexit, aucune possibilité de réformer. Mais, même après un Frexit, comment changer la nature même des élites dirigeantes ?
    Les quelques Charles de Gaule qui ont marqué l’Histoire de la France depuis 1500 ans n’ont jamais été que de brèves parenthèses, dont les héritages étaient vite pillés….

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    • social // 26.12.2020 à 10h57

      pour changer la nature des élites dirigeante est une question délicate tous doux on va voté avec pragmatisme ou on organise une révolution populaire ou on fait comme les brigades rouge on les tue se qui est aussi une révolution de parti politique

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      • Louis // 26.12.2020 à 16h49

        On peut commencer par leur supprimer leurs maisons mères: Sciences Po et l’ENA..

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        • DD5464 // 28.12.2020 à 12h57

          vous restreignez, me semble-t’il, les élites à la sphère politique, oubliant la finance, l’entreprise, la presse, la culture … bref tous les individus ne passant ni par Sciences Po ni par l’ENA. J’ajouterai que plus que l’école, c’est ce qu’on y apprend qui a son importance, dont souvent la mono-culture (celle de la dominance du moment)

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          • eugeniegrandet // 31.12.2020 à 13h06

            Y êtes vous passé.e pour savoir ce qu’on y apprend ?
            Ne vous trompez pas, ce qu’on y apprend n’a aucune importance (quelle que soit la grande école.)
            On y apprend des choses pour pouvoir les recracher et obtenir un classement de sortie. C’est purement scolaire.

            Ce qu’on y apprend est remplacé par ce qu’on y obtient : un réseau et surtout, un accès à ce(s) réseau(x).

            Au passage, je vous invite à regarder la vidéo de Thinkerview sur les-crises d’il y a un ou deux jours. J Cage se déclare de gauche (Hamon/Melenchon) et enseigne à Sciences Po. Je suis sûre qu’elle dépasse la monoculture dominante.

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    • LibEgaFra // 26.12.2020 à 11h28

      « Il me semble qu’il y a un petit lapsus. »

      Non: vous faites un contresens en prenant comme sujet de la phrase que vous citez le sujet de la phrase précédente. Or le sujet, c’est celui-ci (que vous omettez):

       » Ceux qui ont passé les quatre ans et demi qui viennent de s’écouler à se battre pour faire annuler le référendum »

      Voir le commentaire de Velay43 de 10h59.

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      • Linder // 26.12.2020 à 21h00

        @LibEgaFRa Voir ma réponse faite à Velay43

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      • Linder // 27.12.2020 à 06h42

        @LibEgaFRa
        Voici paragraphe 4, que je viens de trouvé en VO

        « As they do so, the mask slips. Matthew Parris has admitted that Remainers harbour “guilty half-thoughts of economic disaster and a gratifying opportunity for chorusing ‘we told you so’.” And despite spending years denying they were trying to stop Brexit itself, Peter Mandelson has casually confessed that Remainers were “trying to reverse the referendum decision rather than achieve the least damaging form of Brexit”. »

        Remainers peut se traduire par « ceux qui veulent rester », donc par les « Anti-Brexit », C’est donc une erreur de traduction (mais merci à lui parce qu’il a quand même fait un bon travail), plutôt qu’un lapsus de l’auteur (j’en ai fait un de cet ordre dans un de mes commentaires il y a quelques mois, sur le même sujet).

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    • DD5464 // 28.12.2020 à 12h49

      « comment changer la nature même des élites dirigeantes »
      Version radicale: trancher 1000, 5000, 10000 têtes …
      Version accommodante dite « nettoyage des écuries »: révoquer tous les « en postes » de toutes les institutions avec suppression des rénumérations-retraites-avantages, dissoudre toutes les pseudo-institutions indépendantes, comités théodule divers, supprimer toutes les subventions à toutes les associations, à la presse. Instaurer des règles très strictes de « non-conflit d’intérêt » pour les postes publics, suppression du pantouflage et retro-pantouflage dans la fonction administrative et ministérielle, non-éligibilité définitive pour un quelconque manquement du personnel politique/militaire, interdire tous financements des campagnes politiques et partis par les entreprises, exclusion de la fonction politique/militaire de toute personne affiliée/ayant été affiliée à un groupement financé par l’étranger, exclure les lobbies des assemblées et sanctionner financièrement les approches/collusions avec les législateurs …

      La nature des hommes étant faible et celle des élites françaises particulièrement veule et apatride, malheureusement je ne vois que la peur pour, si ce n’est la changer, à tout le moins, la contenir

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  • Louis // 26.12.2020 à 08h40

    Il serait simpliste de limiter cette séparation à la seule question du commerce ou de la pèche et si la réalité était ailleurs. L’Angleterre est une île avec une forte tradition et une vraie civilisation qui repose encore sur un commonweal, leur langue domine le monde et il se pourrait que l’esprit de Churchill soit toujours présent chez ce peuple. En face il existe une bouillie bordée de belles intentions avec des pays tous plus ou moins endettés, sans projets, force est de constater que l’UE à 27 est une utopie et que les Allemands occupent naturellement ce vide. Entre l’ordolibéralisme qui porte en religion la stabilité de la monnaie et le commerce libre et non faussé, et le Souverainisme, les Anglais ont choisi il ne tient qu’à l’UE d’en faire autant..

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    • Louis // 27.12.2020 à 09h04

      Certes, leur système n’est pas comparable avec le notre et il est très dur socialement mais ils ont été en avance pour la révolution industrielle, l’agriculture (Thomas Young – voyage en France) la finance, pour le reste nous verrons dans 10 ans mais leurs problèmes sont transposables à l’UE et je ne pense pas que le génie soit de notre coté..

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  • Kiwixar // 26.12.2020 à 09h48

    « La nouvelle politique commerciale indépendante de la Grande-Bretagne peut signifier que les accords soient adaptés à nos propres priorités économiques »

    Et oui, comme le font brillamment l’Australie et la Nouvelle-Zélande, qui signent des accords commerciaux avec les zones en croissance (2020 avec Asean, Chine, Japon, Corée), et entre eux (libre-circulation des personnes, possibilité de s’installer et travailler comme un local, Medicare, sans monstruosité technocratique style Bruxellor).

    Et il vaut mieux pour les Anglais payer des ponts et des hôpitaux en Écosse ou Pays de Galles que des routes en Roumanie ou des F-15 pour les Polonais… sans parler tout le pognon qui disparaît à Bruxelles (exemple quand l’UE paie pour des vaxins). La France, cocue de l’UE…

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    • Basile // 26.12.2020 à 10h41

      le « professeur » Laurent Joffrin expliquait de sa voix posée convaincante que les Anglais seront perdant. Dans le studio lors des 1 ou 2 minutes durant lesquelles je suis resté sur cette chaîne, j’ai aperçu une autre tronche europhile, Quatremaire. J’ignore faute de temps s’il y avait un troisième larron pour faire passer le message.

      donc que disait Joffrin ? Les Anglais disent qu’ils retrouvent leur souveraineté. Faux, car pour exporter en UE, ils devons respecter nos normes. Comme avant, mais cette fois, sans possibilité de les contester ou les corriger.

      la bonne blague.

      J’en retiens surtout que ça veut dire concrètement, qu’un Français n’est pas libre d’acheter ce qu’il veut chez qui il veut. L’UE fait filtre. Belle liberté

      Quant aux milliers de camions bloqués, cela montre bien l’absurdité de ce monde,

      1) les pays incapables de nourrir ou soigner par eux-mêmes leur population, importent. D’où natalité, égal 7 milliards d’individus

      2) des milliers de camion en tous sens pour des biens dont on peut probablement se passer, égal pollution. Que font les écolos ?

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      • LibEgaFra // 26.12.2020 à 11h16

        « Que font les écolos ? »

        Ils demandent le ferroutage, non? Mais il y a un lobby des camions. Qui va s’y opposer?

        Quelle est la statistique des accidents dus aux camions? Nombre de morts?

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        • daniel // 27.12.2020 à 21h36

          Ferroutage= mantra pour bétonneur bas de plafond.

          Ça ne marche pas. Ce n’est pas viable.
          Ce qui marche, c’est le transport de conteneur par navires porte-conteneurs, par péniches, par voie ferroviaire standard, et même par camions pour les derniers km.
          Les équipements nécessaires aux ports, gares et centres de dégroupement sont maintenant connus et standardisés.

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  • li // 26.12.2020 à 10h21

    libérés de l’Europe fort bien, mais qui les libérera du capitalisme ? L’Angleterre du 19ème, avant l’UE, c’était le paradis pour les marchands et les financiers, pas pour les classes populaires. Payer des ponts et des hôpitaux aux capitalistes écossais ou gallois, plutôt qu’aux capitalistes roumains, changera bien peu de choses au sort des travailleurs britanniques. Ou peut être, pire encore, de les payer plus chers. Le patriotisme économique est peut être une opportunité pour le petit boutiquier, surement pas pour l’ouvrier.

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    • Ovni de Mars // 26.12.2020 à 11h27

      D’autant qu’avec le Brexit, les Britanniques prévoient encore plus de capitalisme et de croissance (voiture automatisée, intelligence artificielle, port franc…). D’ailleurs, le Brexit n’est pas plus qu’un changement de contrat économique entre puissances capitalistes. Voir par exemple l’article de Graig Murray :
      https://www.craigmurray.org.uk/archives/2020/12/the-fake-political-and-media-class/

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    • Lolosh // 26.12.2020 à 16h11

      Je pense que les Anglais sont sortis de l’EU car les USA risquent dorénavant de considérer l’EU comme un butin. Pourquoi ? L’Union Européenne n’existe pas politiquement, ni militairement. Elle est occupée par les troupes américaines, elle s’aligne systématiquement sur les positions américaines quand il s’agit de politique étrangère. Et j’en passe. L’EU n’est qu’un montage qui permet au capital de circuler; c’est le cœur du dispositif, tout le reste n’est que contraintes imposées par de sombres fonctionnaires qui décident pour des états qui ne sont plus souverains. Demain, les américains vont commencer à faire pression sur l’EU sous forme de taxes, d’applications des lois extraterritoriales américaines, et autres astuces dont ils ont le secret, histoire qu’ils vivent à nos dépends. Les Anglais seront à leurs côtés mais pas victimes. Quant aux Ecossais et autres populations qui pensent qu’ils vont pouvoir quitter la Grande Bretagne comme ça, je leur prédits des jours très difficiles.

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    • ouvrierpcf // 26.12.2020 à 20h43

      Si le patriotisme économique c’est fabriquer des masques en GB pour les anglais en GB ou des voitures ou des vélos ou des cuillères ou des outils ou des robots ou des centrales ou des moteurs ou des livres ou des savons ou des crayons ou des épingles à cheveux oui c’est la seule opportunité pour les ouvriers Li devrait se rappeler la Thatcher avec sa formule there is no alternative au fait il y a aussi du gaz du pétrole dans les eaux britanniques et même du vent pour les éoliennes maritimes alors les usines roumaines ! et les marées maritimes roumaines sont rares Li montre la lune avec son doigt et regarde son doigt

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  • eugeniegrandet // 26.12.2020 à 10h37

    D’abord c’est une île et qui n’a jamais vécu sur une île ne peut en comprendre tous les rouages.

    D’autre part elle n’est qu’à 35km de son continent (en fait elle est sur le même continent que l’Europe) Donc elle lui restera indéfectiblement liée. Qu’elle le veuille ou non.

    Les États-Unis dont elles sont un des 51iemes états ne vont plus tarder à se tourner vers leur ouest, la Chine. Très bientôt ils seront hispaniques et asiatiques. Alors l’Europe, pffft. Dont le Royaume Uni.

    Enfin, une Ecosse indépendante du RU puis revenue ou pas, dans l’Union aura pour longtemps changé la donne.

    Souhaitons garder de forts liens d’amitiés avec nos meilleurs ennemis (ou pires amis !).

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  • Urko // 26.12.2020 à 10h40

    Les Britanniques, que leur choix s’avère favorable à leur économie (city mise à part) ou non, font preuve d’un certain courage : ils reprennent leur liberté, actent qu’ils n’obeiront plus à Berlin déguisé en Bruxelles et assument cette décision dont on ne rappelle pas assez l’audace. Par contraste, la servilité à l’UE des élites françaises, qui allèrent jusqu’à imposer un traité européen à leurs citoyens qui l’avaient pourtant rejeté sans ambiguïté, révèle leur incurie sous un jour cru. Leur réaction hystérique au brexit se comprend : ils se trouvent dans le rôle de prisonniers qui auraient déconseillé à leurs codétenus de s’évader et qui un beau matin, apprennent que leurs voisins de cellule ont réussi à s’enfuir et qu’ils gambadent désormais à l’air libre, certes le ventre parfois vide, mais à l’air libre. Le seul espoir des lâches, dans ces cas-là, réside dans la perspective que les évadés se fassent rattraper et mettre à l’isolement – ce qui faillit arriver quand une bande d’élus londoniens félons manoeuvrerent pour empêcher le brexit – mais voilà, désormais, les Britanniques sont libres ! Libres. Et pendant ce temps, nous continuons, Français, à prendre nos ordres chez des gens que nous n’avons pas élus, à nous voir interdits de faire ce que nous voudrions parce que cela s’avérerait contraire à des intérêts divergents des nôtres, et bientôt, à devoir financer davantage le carcan qui nous retient et dont le maton en chef va resserrer plus étroitement la surveillance. Le tableau semble vraiment cruel. Bravo aux évadés ! Et honte aux peureux restés en cage pour une gamelle chaque jour plus petite.

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    • Urko // 27.12.2020 à 10h34

      Si les Britanniques veulent davantage ou moins de libéralisme, il leur revient d’en décider, à eux et eux seuls, et pas à vous, ni à moi, ni à des hauts fonctionnaires ou à des juges que personne n’a jamais élus et qui in fine arbitrent logiquement en faveur des desiderata du chancelier allemand, dont les intérêts contredisent les nôtres, et demeurant par ailleurs le relais de Washington. Cela regarde les Britanniques et les dirigeants qu’ils auront choisis, et certainement pas des instances pour lesquelles ni vous ni moi ni personne n’avons jamais voté. Après, vous semblez confondre Thatcher et Johnson qui n’a pas les mêmes intentions, et négligez aussi les dégats qui avaient mené ladite Thatcher au pouvoir, après que le FMI a débarqué à Londres dans les années 1970, et qui expliquent enfin pourquoi Blair n’avait pas renoué avec le travaillisme à la Eden. Quoi que vous pensiez des choix des Britanniques, c’est leur choix et personne n’a à décider à leur place, pas plus l’organisation de Bruxelles que la cour de Luxembourg

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      • Ovni de Mars // 27.12.2020 à 12h06

        Les dégâts comme vous dites qui auraient amené Thatcher au pouvoir ne sont rien en comparaison des dégâts qu’elle et ses acolytes Major, Blair, etc ont ensuite provoqués. Je ne suis pas sûr que les Britanniques aient fait le choix éclairé d’une politique qui ruine la plupart d’entre eux depuis 40 ans !

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        • Urko // 27.12.2020 à 15h19

          Le Royaume-Uni était en situation de faillite quand le FMI a débarqué à Londres. La conversion de la société britannique au thatchero-blairisme se fit rapidement et les sujets de sa gracieuse Majesté ont pour l’essentiel envie de poursuivre sur cette voie là, tant qu’on ne les sacrifie pas à la city, laquelle réclame des passoires à la place des frontières. Il s’agit de leur choix et nous n’avons pas à essayer de les empêcher de le faire au prétexte de l’UE.

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          • Ovni de Mars // 28.12.2020 à 12h54

            Toujours ces mêmes images d’Epinal que les libéraux aiment bien afficher : le Fmi aurait débarqué un peu comme des pompiers au milieu d’un incendie provoqué par des inconséquents incapable de gérer une économie…

            A propos de faillite (mot chéri des libéraux), quels sont donc les taux de la dette publique, de celles des sociétés et des particuliers britanniques en 1979 et maintenant ?

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          • Urko // 28.12.2020 à 21h36

            @ovni. Le FMI a débarqué à Londres, c’est tout. Il ne s’agit pas d’un mythe inventé par les libéraux, les socialistes, les ultra libéraux, les communistes ou les raeliens, mais de ce qui a eu lieu.

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          • Ovni de Mars // 29.12.2020 à 12h28

            Vous n’avez pas compris ou peut-être faites-vous semblant de ne pas comprendre pour ne pas aller au fond des choses !

            Je sais bien que le fmi est intervenu. Pourquoi le nier ? Je parle ici de l’image d’Épinal complaisamment affichée par les néo-libéraux : les travaillistes comme tous les gauchistes, seraient des incapables dispendieux et il aurait fallu le fmi, « débarquant à Londres » tel le Père Fouettard pour leur tirer les oreilles et remettre de l’ordre dans les dettes. Autrement dit, les libéraux seraient des gens sérieux et bon gestionnaires tandis que les « gauchistes » ne penseraient qu’à faire des dettes

            Par ailleurs, vous n’avez pas réagi à ma deuxième remarque : le taux de la dette publique en 1979 au moment du gouvernement travailliste et le même taux en 2020.

            ici un graphe :

            https://en.wikipedia.org/wiki/United_Kingdom_national_debt#/media/File:UK_GDP.png

            Moins de 50% en 1979, actuellement, on doit être autour de 100%. A quel époque doit-on parler de faillite ?

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  • Thierry Balet // 26.12.2020 à 10h41

    Ne nous enconbrons pas la tête avec de fausses questions je pense (prospérité). Un peuple qui se libère des chaînes de la tutelle de son geôlier aspire déjà à une liberté qui ne peut que lui être favorable. Il y a plus à craindre des mauvais perdants, ceux qui durant plus de quatre ans avaient prévu la fin du monde aux anglais et qui n’en resteront pas là. L’UE cherchera toujours à faire payer très cher un de ses prisonniers qui s’échappe……

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    • Ovni de Mars // 26.12.2020 à 14h48

      Il n’y a jamais eu de mauvais perdants à l’exception de quelques journalistes ou hommes politiques à la recherche de notoriété

      Je dirais plutôt qu’il s’agit d’un simple réajustement de contrats commerciaux entre états cherchant à assurer la pérennité de leurs entreprises capitalistes, mâtinés de quelques accords autre qu’économiques comme la coopération nucléaire ou Erasmus

      Toute le reste n’est que de l’écume communicationnel à destination des peuples européens pour leur faire gober soit la fable de l’UE qui protège, soit la fable de la liberté retrouvée par les Britanniques.

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      • ouvrierpcf // 26.12.2020 à 21h01

        Ovni de mars un simple réajustement a donc provoqué 4 ans de procédures de conférences de rencontres de menaces de déclarations de versement de milliers de tonnes d’encre en rapports textes directives des milliers de km de films Erasmus a donc permis combien de thèses de doctorats de brevets de découvertes de diplômes ou les étudiantes ou étudiants forment une classe de nouveaux ingénieurs cadres techniciens ? (des avocats des managers de commerce des directrices de think thank oui ) pour la coopération nucléaire moi rien compris (entre la GB et l’UE?) l’écume communicationnelle sont ce les ouvrières les ouvriers anglais écossais gallois irlandais irlandais du Nord votants NON au référendum de 2016 à plus de 70% ? et là ne s’abstenant plus moi aussi j’ai fait donc partie de l’écume communicationnelle qui a permis le non de 2005 de gagner NON qui m’a été volé par jack LANG au Parlement de Versailles merci les représentants du peuple ouvrier socialistes français et là cher Ovni de mars ce n’est pas une fable alors oui vite un FREXIT

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        • Ovni de Mars // 27.12.2020 à 12h00

          Les traités commerciaux mettent des années à s’écrire. Rien d’étonnant aux 4 ans de procédure. Les menaces, etc font partie des négociations et des rapports de force de même que la manipulation de l’opinion de part et d’autres.
          A vrai dire, je ne sais pas pourquoi les Britanniques ont décidé de sortir d’Erasmus

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          • ouvrierpcf // 27.12.2020 à 20h56

            Erasmus doit obéir au Traité de Maastricht de libre concurrence non faussée à partir de 2023 toute société nationale est proscrite dans le texte de l’article 163 du TFUE Donc fini la BBC était écrit dans ce texte les anglais ‘et la Reine ont demandé à voter = ) ce fut NON et la Reine valida le NON ‘(Barnier lui ne veut toujours pas) pour en revenir à Erasmus c’est terminé avec la GB mais aussi avec la Pologne l’Allemagne ou même avec Luxembourg bientôt contarasmus

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  • pseudo // 26.12.2020 à 10h51

    le brexit n’est qu’une fracture dans une idéologie de petite envergure. remettez la chose en perspective et vous constaterez que c’est une grosse fracture dans une petite chose, dès lors, c’est un petit événement… l’ue, à la différence d’autres idéologies plus mortifère, n’a pas fait et ne fera pas l’histoire, c’est tout juste un coup de marteau en plus dans le cercueil que nous bâtissons au nom de l’hégémonique idéologie consuméro-productiviste.

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  • Velay43 // 26.12.2020 à 10h59

    Bonjour à tous,

    Ayant consulté le journal (The Telegraph),
    https://www.telegraph.co.uk/politics/2020/12/06/leavers-have-won-can-politicians-lead-us-post-brexit-prosperity/

    il y n’a pas de contre sens, voici le paragraphe :

    « Anxious Leavers, disbelieving that Brexit might really mean Brexit, need only look to leading Remainers to understand that their victory is complete. Those who spent the last four and a half years fighting to overturn the referendum, or make Britain a prisoner to European law, are fighting like ferrets in a sack. »

    Leavers = ceux qui veulent quitter l’UE donc qui sont pour le Brexit.

    Bonne journée à tous

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    • Linder // 26.12.2020 à 21h01

      @Velay43
      Je veux bien croire que je puisse faire un contre sens mais j’ai beau lire et relire, je n’interprète pas les choses comme vous. Il me semble bien qu’il y a un lapsus au paragraphe 4.

      Vous reproduisez le paragraphe 2. Que veut-il dire ? Les « anxious leavers » (ce qui pourrait se traduire par les « impatients de quitter l’UE), pouvaient légitimement s’interroger sur la sincérité des négociateurs jusqu’à l’arrivée de Boris Johnson. Pendant 3 ans, les négociations du Brexit étaient menées, côté britannique, par des européistes, comme Theresa May.
      C’est comme si le Frexit était négocié par François B. plutôt que par François A.
      C’est bien ces européistes qui, en Angleterre, ont cherché à empêcher le Brexit, soit en maintenant le Royaume Uni dans l’UE, soit avec un accord de sorti ficelé de telle façon que le Royaume-Uni se serait trouvé dans une situation presque inchangée par rapport à la situation précédente.

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    • Amsterdammer // 27.12.2020 à 14h32

      Il y a contre-sens, non dans ce passage, mais deux paragraphes plus bas :

      « Matthew Parris a admis que les anti-Brexit abritent « la moitié des coupables du désastre économique et leur offre une occasion gratifiante de chanter : Nous vous l’avions dit ». Et bien qu’ils aient passé des années à nier qu’ils essayaient d’arrêter le Brexit lui-même, Peter Mandelson a avoué sans détour que les pro-Brexit [>> en réalité, les ANTI-Brexit] « essayaient d’annuler la décision du référendum plutôt que de parvenir à la forme la moins dommageable de Brexit. » »

      C’est en effet ce qu’ont essayé les Bremainers tout au long de ces années : non pas d’obtenir un accord laissant le RU le plus possible lié à l’UE (un Brexit édulcoré, un compromis-trahison) mais de le faire annuler purement et simplement.

      Ce qui en dit long sur leur respect de la souveraineté populaire.
      Mais qu’ils en soient remerciés : grâce à leur maximalisme inacceptable, le Brexit est complet.

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  • JT // 26.12.2020 à 21h34

    Bref, avec ce Brexit les choses semblent claires : moins de régulation et plus de capitalisme sauvage encore.

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    • DD5464 // 28.12.2020 à 13h12

      Relisez l’article 163 du TFUE. Est-ce l’anti-thèse de ce que vous dites?

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  • Velay43 // 27.12.2020 à 06h39

    @Linder,

    Bonjour, je fais partie de l’équipe de traducteurs, je jette un œil aux textes après leur parution, et je me suis inquiété à la lecture de votre post.
    Avions nous laissé passer un erreur, un contre sens, malgré les 2 relectures ?

    Comme nous ne sommes que des bénévoles, parfois motivés comme moi par le souhait d’améliorer utilement notre anglais (au demeurant très perfectible), il m’a paru nécessaire de vérifier de visu sur l’original. d’où ma réponse.

    Sur le fond, ma compréhension est la suivante : les Pro-brexit n’ont qu’à voir comment les anti-Brexit se battent entre eux pour comprendre qu’ils (les Pro-Brexit) ont gagné.

    Ensuite sur ce diagnostic, perso, je pense que seule une lecture approfondie de l’accord (le diable est dans les détails) et les trajectoires futures du Royaume-Uni et de l’UE permettront d’y voir clair.

    Enfin, je pense que les anglais (pragmatiques et tenaces) ont cette capacité à se sortir des situations les plus compromises, et qu’ils sauront s’adapter à ces nouvelles conditions pour rebondir, leur histoire nous le montre part trop y compris à nos dépends !

    Portez vous bien.

      +4

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    • Linder // 27.12.2020 à 08h27

      Voici le paragraphe 4 en VO : c’est clairement une erreur de traduction :

      As they do so, the mask slips. Matthew Parris has admitted that Remainers harbour “guilty half-thoughts of economic disaster and a gratifying opportunity for chorusing ‘we told you so’.” And despite spending years denying they were trying to stop Brexit itself, Peter Mandelson has casually confessed that Remainers were “trying to reverse the referendum decision rather than achieve the least damaging form of Brexit”.

      « Remainers » = « ceux qui veulent rester » = « Anti-Brexit », or à 8H24 le 27/12, je lis encore « ProBrexit » dans la phrase « les pro-Brexit  » essayaient d’annuler la décision du référendum » » du paragraphe 4.

      Mais la critique est facile, faire est plus difficile. Je propose donc de me joindre à l’équipe de traduction, si vous voulez bien me contacter à mon adresse mail.

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  • Nina // 27.12.2020 à 09h46

    C est vrai que le problème récurrent en France vient de l élite dirigeante qui trahie le peuple, fait des promesses pour se faire élire, fait des lois pour se couvrir et enrichir les nantis. Tant que nous aurons ces dirigeants à la tête de la France, rien ne changera vraiment

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    • Urko // 27.12.2020 à 10h50

      Le problème de la France est justement de n’avoir pas de dirigeants : en dehors du sociétal (qu’ils surinvestissent par défaut), de quelques interventions armées et de la fixation des taux de prélèvements obligatoires, Sarkozy, Hollande et Macron n’avaient quasiment aucun levier pour réellement accomplir ce pour quoi ils furent élus en théorie. Nous ne souffrons pas de nos dirigeants mais de leur absence : ceux qui décident pour vous se trouvent à Bruxelles, Luxembourg et Berlin, pas à Paris. Le contraste entre Theresa May, Boris Johnson et les trois foutriquets français apparaît marquant.

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    • Louis // 31.12.2020 à 11h20

      L’Historien Américain Robert O Paxton écrit dans son livre  » La France de Vichy » :  » … La catastrophe de 40 est en partie celle des élites.. » je crois que nous y sommes..

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  • METZGER // 31.12.2020 à 17h45

    Passées les premières années ( disons deux ou trois ) pour sortir des remous de ce mauvais accord qui maintient encore l’Angleterre sous le joug Bruxellois, parions que nous aurons à nos portes un nouveau Singapour, avec toutes les conséquences désastreuses pour la France que l’on peut imaginer.

    Cela pour des raisons qui n’auront que peu à voir avec la possibilité de renouer des liens privilégiés que l’Europe interdisait au Commonwealth, mais bien parce que la City aura les coudées franches mais surtout parce que la mentalité Anglaise est capable d’un new deal, alors que réformer la France restera toujours un doux rêve.

    Comme d’habitude, notre presse décrit Bojo comme un pitre des Monty Python.

    Il est l’auteur de «Winston. Comment un seul homme a fait l’histoire». En 500 pages, il démontre que parfois, un seul homme peut tout changer. Je pense que les Français ne prennent pas la mesure de ses ambitions.

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