Source : Truthdig, le 11/11/2016

Publié le 11 novembre 2016 Par Chris Hedges

Il y aura énormément d’agitation sociale quand la base de Donald Trump se rendra compte qu’elle a été trahie. Je ne sais pas quand cela arrivera. Mais il est certain que cela arrivera. Les investissements dans les actions de l’industrie de l’armement, de la sécurité intérieure et des complexes de prisons privées sont montés en flèche depuis l’élection de Trump. Quelle meilleure source de profits qu’un État policier militarisé ?

Notre démocratie capitaliste a cessé de fonctionner il y a plus de vingt ans. Nous avons été victimes d’un coup d’État du monde des affaires mené à bien par les Partis démocrate et républicain. Il ne reste pas d’institutions qu’on puisse légitimement qualifier de démocratiques. Dans une vraie démocratie, Trump et Hillary Clinton n’auraient jamais été nommés candidats à la présidence. La longue et impitoyable attaque du monde des affaires contre la classe ouvrière, le système législatif, la politique électorale, les médias de masse, les services sociaux, l’écosystème, l’éducation et les libertés civiles ont, au nom du néolibéralisme, éviscéré le pays, qui est devenu une épave en décomposition. Nous vantons les mérites de l’ignorance. Nous avons remplacé les discussions politiques, l’information, la culture et les efforts intellectuels par un respect religieux pour la célébrité et le spectacle.

Comme l’a fait remarquer l’historien Gaetano Salvemini, « l’abandon des institutions démocratiques » constitue la base du fascisme, qui est le produit d’une démocratie qui a cessé de fonctionner. L’apparence de démocratie va demeurer, comme lors des dictatures de la seconde partie de l’Empire romain, mais sa réalité, c’est le despotisme ou, dans notre cas, le despotisme du monde des affaires. Le citoyen ne participe pas vraiment au gouvernement.

« Cette situation ressemble beaucoup à celle de la fin de la république de Weimar en Allemagne, m’a dit Noam Chomsky avec une perspicacité troublante quand je l’ai rencontré il y a six ans. Les parallèles sont frappants. Il y avait aussi, à l’époque, un terrible désenchantement au sujet du système parlementaire. Le fait le plus frappant à propos de Weimar, c’était non pas que les Nazis aient réussi à anéantir les sociaux-démocrates et les communistes, mais que les partis traditionnels, les conservateurs et les libéraux, détestés, aient disparu, ce qui laissa un vide dans lequel les Nazis, avec beaucoup d’astuce et d’intelligence, s’engouffrèrent.

Les États-Unis ont beaucoup de chance qu’aucun personnage honnête et charismatique ne soit apparu, continua Chomsky. Tous les personnages charismatiques sont si évidemment des escrocs qu’ils se détruisent eux-mêmes, comme Joseph McCarthy, Richard Nixon ou les prêcheurs évangélistes. Si quelqu’un de charismatique et d’honnête apparaît, ce pays va avoir des problèmes à cause de la frustration, du désenchantement, de la colère légitime et de l’absence de réactions cohérentes. Qu’est-on censé faire si quelqu’un dit : “J’ai une réponse : Nous avons un ennemi” ? Il y a eu les juifs. Ici il y aura les immigrants illégaux et les noirs. On nous dira que les hommes blancs sont une minorité persécutée. On nous dira que nous devons nous défendre et défendre l’honneur de notre pays. La force armée sera exaltée. Il y aura beaucoup de violence, de passages à tabac. Tout cela pourrait prendre une importance colossale. Et si cela arrive, le danger sera plus grand qu’en Allemagne. Les États-Unis sont une puissance mondiale. L’Allemagne était puissante mais elle avait des ennemis plus puissants. Je ne pense pas que ces évènements soient si éloignés. Si les sondages ne se trompent pas, ce ne sont pas les Républicains, mais les Républicains de droite, les cinglés, qui vont remporter la prochaine élection avec une majorité écrasante. »

La répression des opposants ne va pas tarder à ressembler à la répression sous les anciens régimes totalitaires du passé. La sécurité d’État va devenir une présence envahissante et palpable. On va traiter les formes d’opposition les plus modérées comme si elles constituaient une menace pour la sécurité nationale. Beaucoup, dans l’espoir d’éviter le courroux de l’État, vont devenir dociles et passifs. Nous, cependant, nous devons riposter. Nous devons nous lancer dans des actions durables de désobéissance civile, comme beaucoup l’ont fait dans les rues depuis l’élection. Cependant nous devons aussi être conscients que l’espace démocratique dont nous disposons dans notre système de totalitarisme inversé s’est beaucoup rétréci.

Trump, sans institutions démocratiques pour le contenir, va précipiter les attaques du monde des affaires. Le système de pensions de vieillesse et d’invalidité sera privatisé, et les forces de police militarisées seront mises hors de cause quand elles tueront, sans discernement, des citoyens désarmés, tandis que le président laissera se déchaîner l’industrie de l’énergie fossile qui va dégrader la vie sur Terre et très probablement y mettre fin. Dans son administration vont siéger les extrémistes du Parti républicain, des hommes et des femmes profondément dénués d’intelligence, de moralité, et dotés de la faculté étonnante de faire peu de cas de la réalité. Ces idéologues ne parlent que le langage de l’intimidation et de la violence.

La moitié du pays vit dans la pauvreté. Nos anciens centres industriels sont des friches, des ruines. Un simple décret judiciaire nous a dépouillés de nos droits constitutionnels, y compris du respect des droits de la défense et de l’habeas corpus. Les entreprises et la classe des milliardaires boycottent légalement les impôts. La police abat des citoyens désarmés dans la rue. Les forces armées, aux termes de l’article 1021 du National Defense Authorization Act, ont le pouvoir de transférer des citoyens étatsuniens dans tout le pays, de leur enlever tout droit à un procès équitable et de les retenir indéfiniment sur nos sites clandestins. Nous sommes le peuple le plus espionné, surveillé, écouté, photographié et contrôlé de l’histoire. Quand le gouvernement vous surveille 24 heures sur 24, vous ne pouvez pas employer le mot « liberté ». C’est la relation d’un maître et de ses esclaves. Et les gouvernements qui exercent ce type de surveillance deviennent vite totalitaires. Les élites faillies ont donné à Trump et à ses copains les outils légaux et physiques capables de transformer instantanément l’Amérique en un État policier brutal.

Rudy Giuliani ; Newt Gingrich, qui préconise de déchoir de leur citoyenneté les citoyens étatsuniens soupçonnés d’être peut-être des terroristes ; le général en retraite Michael Flynn et John Bolton, eh bien ces hommes ne vont faire preuve d’aucune modération ni légale ni morale. Ils voient le monde à travers les lunettes manichéennes du bien et du mal, en noir ou blanc, et pour eux, on est ou un patriote ou un traître. La politique est devenue, comme le philosophe Walter Benjamin l’a dit du fascisme, une esthétique. Et l’expérience suprême pour les fascistes, comme Benjamin nous en a avertis, c’est la guerre.

La terreur d’État et la violence d’État, que connaissent bien les gens de couleur pauvres de nos colonies intérieures, nous allons nous aussi bien les connaître. Le racisme, le nationalisme, la misogynie, l’islamophobie, l’antisémitisme, l’intolérance, la suprématie blanche, le fanatisme religieux, les crimes haineux et la vénération des valeurs hypermasculines de la culture militaire vont définir le discours politique et culturel. Les élites au pouvoir vont essayer de détourner la frustration et la rage croissantes en direction des éléments vulnérables de la société, les travailleurs sans-papiers, les musulmans, les afro-américains, les latinos, les homosexuels, les féministes et autres. Nos guerres sans fin au Moyen-Orient vont s’étendre, peut-être jusqu’à une confrontation avec la Russie.

Certains, comme Ralph Nader, ont vu venir cette dystopie. Ils ont, de toutes leurs forces, essayé de fonder un troisième parti viable et de donner aux mouvements citoyens le pouvoir d’offrir à la classe ouvrière déshéritée un idéal, de l’espoir. Ils savaient que plus longtemps le monde des affaires étranglait le système économique et politique, plus on semait les germes d’un fascisme américain.

Les élites ont dressé de nombreux obstacles, en refusant de laisser Ralph Nader ou ensuite Jill Stein participer aux débats, en rendant le vote difficile ou impossible, en transformant les campagnes électorales en longs spectacles qui coûtent des milliards de dollars, et en utilisant habilement la politique pour intimider les électeurs. Cependant, la classe libérale faillie a aidé les élites, élection présidentielle après élection présidentielle, surtout d’ailleurs après le succès de Nader en 2000, les prétendus progressistes ont succombé au maître mot stupide, « le moindre mal ». Ceux qui auraient dû être les alliés naturels des troisièmes partis et des mouvements d’opposition ont honteusement capitulé devant le Parti démocrate qui, comme le Parti républicain, est au service de la bête immonde de l’impérialisme et fait la guerre aux pauvres, à la classe ouvrière et à la classe moyenne. La lâcheté de la classe libérale lui a fait perdre toute crédibilité, comme Bernie Sanders quand il a vendu son âme à la campagne Clinton. La classe libérale a prouvé qu’elle n’avait pas le courage de se battre pour quoi que ce soit. Elle a dit des mots et évoqué des idées auxquels elle ne croyait pas vraiment. Elle est, en grande partie, responsable du mouvement qui a créé Trump. Elle aurait dû, après que le président Bill Clinton eut fait voter en 1994 le NAFTA, avoir la prescience d’abandonner le Parti démocrate pour fonder des partis et des institutions qui défendent vraiment les intérêts de la classe ouvrière. Si elle avait défendu les membres de cette classe, cela aurait sans doute empêché ceux-ci d’être séduits par des protofascistes.

La pourriture de notre démocratie faillie a régurgité un escroc, créé par les médias, qui a d’abord joué le rôle de maître de l’univers de fiction dans une émission de téléréalité et ensuite celui d’homme politique dans un vaudeville. Trump a attiré les dollars et augmenté les taux d’audience. La vérité et la réalité ne jouaient aucun rôle ici. Ce n’est qu’après sa nomination comme candidat que les médias ont vu leur Frankenstein comme une menace, mais alors c’était trop tard. S’il y a un autre groupe borné aussi haï, et même plus, que la classe libérale, c’est la presse subordonnée au monde des affaires. Plus elle attaquait Trump, plus Trump séduisait.

Trump est emblématique de ce que les anthropologues appellent « les cultes de crises ». Une société en phase terminale se réfugie souvent dans la pensée magique. La réalité est trop difficile à supporter, alors cette société se met à croire aux promesses extraordinaires et impossibles d’un démagogue ou d’un charlatan qui promet le retour d’un Âge d’or perdu. Les bons boulots vont revenir. Le pays va redevenir prospère. Les villes délabrées vont être reconstruites. L’Amérique va être grande, de nouveau. Ces promesses, impossibles à tenir, ne diffèrent pas de celles qu’a faites aux Amérindiens, dans les années 1880, le prétendu prophète religieux Wovoka. Il demandait à ses disciples de faire des cérémonies de danse de cinq jours, appelées la Ghost Dance. Les Amérindiens portaient des chemises qui, leur avait-on dit, les protégeraient des balles. On leur avait assuré que les troupeaux de buffles reviendraient, que les chefs et les guerriers morts surgiraient de la terre et que les hommes blancs disparaîtraient. Aucune des promesses du prophète ne se réalisa. Beaucoup de ses disciples furent abattus comme des moutons par l’armée des États-Unis.

Nous sommes face à la crise la plus profonde de l’histoire de l’humanité. Et en réponse, nous élisons comme président un homme qui ne croit pas au changement climatique. Une fois que les sociétés ont coupé le contact avec la réalité, ceux qui disent la vérité deviennent des parias et des ennemis de l’État. Ils sont en butte à une forte répression étatique. Ceux qui sont perdus dans les rêveries du culte de la crise applaudissent à l’élimination de ces Cassandre. Les mythes si séduisants de la pensée magique sont d’agréables opiacés. Mais cette drogue, comme toutes les drogues, mène à la dégradation et à la mort.

Source : Truthdig, le 11/11/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie nullement que nous "soutenons" Donald Trump. Par principe, nous ne "soutenons" aucun gouvernement nulle part sur la planète. Nous sommes au contraire vigilants, tout gouvernement devant, pour nous, justifier en permanence qu'il ne franchit aucune ligne jaune. Mais nous sommes évidemment également attachés à lutter contre le deux poids 2 mesures, et à présenter tous les faits.

 

66 réponses à C’est pire que vous ne le pensez, par Chris Hedges

Commentaires recommandés

Caramba! Le 13 décembre 2016 à 02h24

“Et l’expérience suprême pour les fascistes, comme Benjamin nous en a avertis, c’est la guerre.”

Qui ne serait pas d’accord avec cette sentence?
La guerre comme celle en Yougoslavie dans les années 1990.
La guerre comme celle en Afghanistan depuis 2001.
La guerre comme celle en Irak depuis 2003.
La guerre comme celle en Libye depuis 2011.
La guerre comme celle en Syrie depuis 2011.
La guerre comme celle au Donbass depuis 2014.
La guerre comme celle au Yémen depuis 2015.

La guerre comme celle annoncée contre l’Iran:
https://youtu.be/HTBdFccqDns

Alors? Alors les fascistes sont déjà au pouvoir depuis les années 1990 déclenchant une guerre après l’autre.
https://www.youtube.com/watch?v=SlHOF24VbJ8

Y aurait-il deux catégories de “fascistes”? Je ne sais pas. Ce que je sais c’est que Trump a qualifié l’agression contre l’Irak par son pays de catastrophe (même tardivement) alors qu’Hillary Clinton a voté pour et ne s’y est jamais opposée. Sans compter son rôle comme Secrétaire d’Etat dans la destruction de la Libye.

Un contre-exemple: la paix règne en Crimée.

  1. Logic Le 13 décembre 2016 à 01h24
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    Je crains qu’ils (Chomsky pense de même) aient raison, j’espère que non.
    Wait and see.
    Clinton aurait-elle été un meilleur choix ?
    J’en doute.

    Le président (se voulant) “normal” a été une anomalie socialiste, peut-être que le président (que l’on présente comme) “anormal” nous surprendra à son tour.


    • atanguy Le 13 décembre 2016 à 04h06
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      Le meilleur choix c’etait Sanders! Too late…


      • Chris Le 13 décembre 2016 à 11h36
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        Excellent.
        “Aucun mouvement ni aucune révolution politique ne se construiront au sein du parti démocrate. L’échec répété de la gauche états-unienne à comprendre la fourberie du jeu des élites politiques, fait d’elle une force politique stérile. L’histoire, après tout, devrait servir à quelque chose”

        Remplacez “démocrate” par “socialiste” et “états-uniens” par “français”, on peut reprendre ce texte intégralement au compte de la France.
        Ce qui prouve bien que nous sommes une province US dans les faits…


    • christian gedeon Le 13 décembre 2016 à 11h28
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      Je ne veux pas être contrariant de bon matin…mais dès le premier paragraphe de son article Hedges se plante quant au militarisme de Trump et sa volonté de dépenser encore plus en matière militaire….Hier,il a mis en cause,et assez brutalement le coût du F35(100 000 000 de $ pièce)…l’action Lockheed se casse la gueule…le reste de l’article sue la haine.Ce n’est pas du journalisme,çà…Hedges devrait se rappeler qu’un des objectifs de Trump est de recueillir à terme 50% du vote hispanique et au moins 30% du vote noir…Trump n’a même pas encore commencé! On lui reproche d’ores et déjà un gouvernement de milliardaires. Oui,et alors? Comme disait le regretté Balavoine,il ne suffit d’être pauvre pour être honnête ( ni l’inverse d’ailleurs).On peut toujours regretter que Stein ou Nader n’aient pas eu l’aval des suffrages(c’est la faute de l’establishment,donc)…mais faut il faire remarquer que le même establishment a tout fait pour éliminer Trump?


      • Chris Le 13 décembre 2016 à 11h56
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        Aucun doute qu’avec Trump, les milliardaires se serviront copieusement au passage, mais s’il réussit à ré-industrialiser partiellement les USA (création d’emplois, donc revenus, donc argent qui circule) et rénover les infrastructures en ruine, il aura éviter l’effondrement de son pays à l’instar de l’URSS.
        Que l’Empire s’étiole et disparaisse finalement arrange tout le monde, du moins ceux qui réfléchissent à moyen terme et long terme.
        Faire durer l’Empire n’est plus possible avec l’endettement colossal US, ses engagements militaires, la dédollarisation et multipolarisation qui se développe et le détruira à coup sûr : c’est ce qu’un Trump -et ses semblables- a compris.
        Game over. Maintenant reste à sauver les meubles : les Etats-Unis !
        Je pense qu’il faut bien faire la distinction entre USA et Empire.
        Il est multimilliardaire en BTP : à qui va-t-il vendre ses “cages” si le pays est ruiné ?


        • christian gedeon Le 16 décembre 2016 à 12h20
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          Une fois de plus…En France un milliardaire est détesté,aux US il est admiré! Surtout quand il ne vient pas du sérail Harvard and co…Je n’ai pas d’opinion sur le sujet,chacun son karma,mais c’est ainsi…et quand un milliardaire dit qu’il va ramener les jobs aux USA,c’est gagnant à tous les coups…la plupart des contributeurs de ce blog analysent les USA en européens…et pardonnez,passent à côté,complètement.Quant à ceux qui pensent que l’étoile des USA est entrain de pâlir ,j’éprouve pour eu beaucoup de compassion.


        • David d. Le 22 décembre 2016 à 14h38
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          JFK était un millionnaire, cela ne l’a pas empêché d’avoir une politique progressiste et d’avoir évité une guerre avec l’URSS.
          Après, Chomsky est coincé dans son siège d’universitaire prototrokyste, comme si les trokystes avaient jamais fait le bonheur du peuple.


      • Vladimir K Le 13 décembre 2016 à 20h37
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        + le coup d’Air Force One avec Boeing qui coûterait 4mds $ et que Trump souhaite annuler

        http://www.bbc.com/news/world-us-canada-38221579


    • BrianDuSysCat Le 13 décembre 2016 à 11h36
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      malheureusement Trump est un escroc, et il n’y a rien à espérer de lui.


      • triari Le 13 décembre 2016 à 12h45
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        Comme 99,999999 % du corps politique occidental. Entre l’escroc qui dénonce la guerre en Irak et l’escroc qui a promis que “une fois nommée présidente, elle oblitérerait l’Iran et qu’elle utiliserait des moyens militaires contre la Russie…” Ne serait-ce que pour les images de larmes et de déception des sciences-potards au soir des élections, je suis fier que ce soit Trump qui soit passé.


        • kleio Le 13 décembre 2016 à 14h53
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          Là ça fait un sauveur sur 100 millions, votre proba. C’est beaucoup plus que l’athéisme ne peut le supporter, mais beaucoup moins que les chances réelles de tomber sur quelqu’un de correct, sincère et bosseur.


        • Dominique Le 13 décembre 2016 à 19h23
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          « elle oblitérerait l’Iran et qu’elle utiliserait des moyens militaires contre la Russie »
          Elle évoquait également l’utilisation des moyens militaires contre la Chine.


  2. Bob forrester Le 13 décembre 2016 à 01h28
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    Cette sociéte du futur existe déjà aux usa : le cauchemar climatise de Miller. Ce type vient de se réveiller?
    Le fascisme c est mauvais pour les affaires l oligarchie n en a pas besoin tant que Le pcusa n est pas à la porte du pouvoir. Et ce n est pas demain la veille.
    On dirait un article pro immigration écrit par un politicard du PS.
    IL Y A autant de blancs que de noirs tués par les flics ricains noirs ou blanc d ailleurs. Etc etc


  3. Hakim Mansouri Le 13 décembre 2016 à 01h56
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    l’éviction de Clinton a permis de retarder la troisième guerre mondiale. Maintenant, Trump ne constitue pas l’idéal, mais laissons-lui le bénéfice du doute au moins pour les 6 premiers mois.


    • LeCassandre Le 13 décembre 2016 à 06h21
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      Vu qui il a nommé, il serait temps de se réveiller. Y’a peu de chance qu’il fasse autre chose que trahir le peuple comme l’on toujours fait les mouvement d’extrême droite. Cf le nuit des longs couteaux.


    • Sage Le 13 décembre 2016 à 07h04
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      John Connor : “Mais je croyais que nous avions empêché l’Apocalypse”
      Terminator : “Non, nous n’avons fait que retarder l’Apocalypse…
      On ne peut empêcher l’Apocalypse…
      L’Apocalypse est inévitable…”
      Terminator 3 : le soulèvement des machines”


  4. reneegate Le 13 décembre 2016 à 02h05
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    La vie mène à la dégradation et à la mort. Mais cette condition nous impose de vivre comme des êtres humains. Je suis personnellement très sensible à votre alarme et je vous aurais complètement rejoint si Hillary Clinton avait été élue. Trump est peut être un clown, en tout cas il est sommaire, superficiel, pas très futé, mais humain. Trump a une expérience d’être humain, il vit sa vie à fond, et quelle meilleure gageure que de plaire. Non pas aux puissants, ça il a déjà donné, il ne veut plus les voir et il est assez riche pour se passer d’eux. Non plaire, comme il a plu à ses terrassiers en quelque sorte. C’est pas grand chose, mais quel malin m’aurait donné même un mince espoir, sous la coupe des Clinton.
    PS : on me dit que les parties, les clubs, les expos sont d’un triste à mourir aujourd’hui. Le populaire revient en force, c’est là où on s’amuse …..;-)


  5. Rimbus Le 13 décembre 2016 à 02h08
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    Si le bonhomme leur est insupportable, nos amis Américains ont la chance d’avoir la procédure d’empeachment.
    Pour le reste, Trump semble moins interventionniste, a eu des déclarations anti-otan assez intéressantes et il ne semble pas vouloir faire la guerre à Poutine, ce qui me rassure un peu.

    N’étant ni Mexicain, ni Américain, sa politique intérieure ne me concerne pas et je respecte la volonté des peuples d’élire leur dirigeant librement pour qu’il applique sa politique. Il va de soi que je trouve très déplacé de faire de l’ingérence dans les affaires d’un état souverain.
    Si les USA veulent se refermer sur eux-même, je n’y vois pas un grand problème, je pense même que ça laisserait un peu d’espace aux autres nations.
    On n’est pas obligé de boire du Coca Cola et d’écouter du rap jusqu’à la fin des temps.
    Si un peuple est débile, c’est son affaire, la démocratie est un instrument risqué si on le donne à n’importe qui.

    Avec toutes mes excuses pour balancer ainsi un point de vue un peu cynique qui n’a peut-être aucun intérêt.


    • LeCassandre Le 13 décembre 2016 à 13h48
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      Oui enfin les déclarations anti iran et pro israel sont tout de même un peu inquiétant non ?
      Et les anti chinoises ?
      Tout cela peut nous mener aussi à de belle guerre.
      Je suis pas plus rassuré avec le Trump que je ne l’aurait été avec la Clinton.


      • christian gedeon Le 14 décembre 2016 à 13h49
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        BOn…on va en finir avec une lune…celle de l’Iran…Trump râle,et désolé de le dire,mais il a raison…le calcul des US d’Obama était que signant cet accord,l’espoir était que l’Iran se retirerait plus ou moins de Syrie…et d’Irak…complètement con,comme démarche,mais on ne peut pas reprocher aux Iraniens de l’avoir exploitée. Bref,et pour faire simple,les Iraniens ont bel et bien ba..é les USA et de belle manière…Trump qui est un businessman,considère que la contre partie économique n’est pas là…et il a raison!Il va donc rénogicier avec l’Iran…et les iraniens renégocieront.


  6. Jack Le 13 décembre 2016 à 02h09
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    Les nominations sont un bon indice, pour l’instant beaucoup de personnalités inquiétantes. Bolton comme secrétaire d’état adjoint est un bon exemple, dans la grande famille des néo-cons c’est la tendance “psychiatrique”. Il reste à espérer qu’il se fasse saquer par le sénat avec celui pressenti pour le poste de secrétaire d’état, Rex Tillerson, oligarque de la pétromonarchie US. Mc Cain a été assez clair à ce sujet, le Rex va avoir droit à une audition digne des grande heures. Un adjoint de Mc Cain glissait en passant qu’il suffirait que 3 sénateurs républicains votent avec l’opposition démocrate pour le recaler…
    Je rappelle que c’est le congrès qui a le vrai pouvoir aux USA. Sans lui, Trump n’aura pas un cent. Commencer son règne en se mettant des gens comme Mc Cain & co à dos n’est pas de bonne augure.


    • pascalcs Le 13 décembre 2016 à 05h15
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      De toute façon, Mc. Cain, le va-t-en guerre débridé n’a jamais pu supporter Trump qui le lui rend bien. Mc. Cain dont on se souvient que son co-listier aux présidentielles était Sarah Palin. Pas besoin d’en dire plus. Comme souvent dit, la vieillesse est un naufrage.


  7. Caramba! Le 13 décembre 2016 à 02h24
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    “Et l’expérience suprême pour les fascistes, comme Benjamin nous en a avertis, c’est la guerre.”

    Qui ne serait pas d’accord avec cette sentence?
    La guerre comme celle en Yougoslavie dans les années 1990.
    La guerre comme celle en Afghanistan depuis 2001.
    La guerre comme celle en Irak depuis 2003.
    La guerre comme celle en Libye depuis 2011.
    La guerre comme celle en Syrie depuis 2011.
    La guerre comme celle au Donbass depuis 2014.
    La guerre comme celle au Yémen depuis 2015.

    La guerre comme celle annoncée contre l’Iran:
    https://youtu.be/HTBdFccqDns

    Alors? Alors les fascistes sont déjà au pouvoir depuis les années 1990 déclenchant une guerre après l’autre.
    https://www.youtube.com/watch?v=SlHOF24VbJ8

    Y aurait-il deux catégories de “fascistes”? Je ne sais pas. Ce que je sais c’est que Trump a qualifié l’agression contre l’Irak par son pays de catastrophe (même tardivement) alors qu’Hillary Clinton a voté pour et ne s’y est jamais opposée. Sans compter son rôle comme Secrétaire d’Etat dans la destruction de la Libye.

    Un contre-exemple: la paix règne en Crimée.


    • LeCassandre Le 13 décembre 2016 à 06h34
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      Extrait du texte :
      “Elle aurait dû, après que le président Bill Clinton eut fait voter en 1994 le NAFTA, avoir la prescience d’abandonner le Parti démocrate pour fonder des partis et des institutions qui défendent vraiment les intérêts de la classe ouvrière.”
      Donc oui depuis bill clinton les néo cons sont au pouvoir, on peut effectivement voir le nombre de guerres qu’ils ont déclenchés. Et les gens de gauche se sont laisser avoir par le parti democrate au main des néo-cons au nom du vote utile. On est sur la même pente en France avec les primaires, machines conçu pour le vote utile et qui empêche toute alternative; et avec un partie socialiste complétement au mains des nouveau cons (valls, hollande, macron, ….).
      Mais maintenant ça va tout changer, les ultra-cons sont au pouvoir. Merveille.


      • red2 Le 13 décembre 2016 à 09h54
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        Depuis Clinton, c’est n’est qu’au parti Démocrates, pour la présidence c’est depuis Reagan.


        • RGT Le 13 décembre 2016 à 20h25
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          Le parti démocrate a été noyauté par la ploutocratie bien avant la naissance des Clinton…

          En fait, il a été totalement noyauté en 1944 à la mort de Roosevelt, quand son successeur (choisi par Rossevelt lui-même) Henry Wallace a été “éjecté” pour être remplacé par Harry Truman (vous savez, le grand humaniste qui a permis l’utilisation de la “bombinette” contre le Japon alors que Rossevelt et Wallace y étaient farouchement opposés)…

          Ensuite, dans le genre gros massacre, la guerre du Viêt-Nam a été grandement poussée par Johnson, lui aussi “démocrate”, etc, etc…

          Les Clinton ne font que perpétrer une tradition démocrate datant de 1944 : Péter la gueule des peuples qui ne veulent pas se soumettre au diktat des ploutocrates et des transnationales US.

          Cherchez sur Internet, vous verrez que c’est tout à fait vrai.
          Et si vous cherchez par vous-mêmes (c’est facile) vous comprendrez beaucoup mieux que si vous aviez juste un lien sur lequel cliquer passivement.

          Cordialement.


      • triari Le 13 décembre 2016 à 12h57
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        Pas tout à fait vrai. Moi aussi je suis opposé à l’américanisation forcenée de la vie politique française (la droite se nomme désormais “les républicains”, le parti démocrate existe déjà avec Bayrou…la gauche, elle, après le naufrage à venir pour les prochaines élections, devrait elle aussi changer de nom, peut-être) et le système des primaires est typiquement une marque de cette conversion au modèle américain.
        Mais dans le cas présent, le système des primaires finit par avoir des points positifs (surtout si elles sont ouvertes) : Juppé, le candidat du système a été évincé (il faut dire que ces derniers temps, les ultralibéraux ont un peu de mal à gagner des élections).
        J’écoutais les grandes gueules à la radio, ils expliquaient tout à l’heure que finalement, ces primaires étaient “une tyrannie par le bas”, un vol des élections “par le peuple” ou que ce n’était finalement pas très démocratique (c’est que le suffrage universel, comme dirait Apathie…)


    • Sam Le 13 décembre 2016 à 08h51
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      Bien d’accord…
      Décidément, ces méchants nazis rodent toujours dans les ombres. D’ailleurs, Trump n’est il pas un nouvel Hitler. Ahh, les heures sombres de notre histoire…
      Sans vouloir dire qu’il y a de gentils nazis, l’idée de garder un croquemitaine, un ogre ou un méchant loup, ca fait peur aux enfants et on obtient d’eux ce que l’on veut (mange ta soupe !).
      1990, c’est tard déjà, je commencerais la liste bien avant, au moins à Hiroshima, lorsque le monde entier a accepté béatement (dans un mélange de peur et de fascination) de sacrifier des centaines de milliers de femmes et d’enfants (les hommes étant au front…).
      Depuis, nous n’avons presque rien à envier à l’Allemagne nazie : sentiment de supériorité, destin exceptionnel, économie financiarisée et militaire, propagande quotidienne, et bien sur des millions de morts un peu partout sauf chez nous.
      Mais dès que l’édifice tremble, on nous sort d’un chapeau l’éternel catéchisme, ce retour à la barbarie qui nous dit on n’est jamais bien loin. C’est à croire que nous l’avons sous les yeux…


    • Antoine S. Le 13 décembre 2016 à 22h46
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      Faute de raisonnement. L’auteur dit: fascisme implique guerre. Il dit pas qu’il ne peut pas y avoir de guerre par ailleurs. Pour contredire la phrase, il aurait fallu citer des fascismes qui n’ait pas abouti à la guerre…


  8. Candide Le 13 décembre 2016 à 03h53
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    “Nous, cependant, nous devons riposter. Nous devons nous lancer dans des actions durables de désobéissance civile, comme beaucoup l’ont fait dans les rues depuis l’élection.”

    Je vois que ce monsieur a une belle idée de la démocratie (même s’il pense qu’elle n’existe plus depuis 20 ans, je le rejoins sur ce point) ; serait-il un démocrate frustré d’avoir perdu ?

    Il fustige déjà la présidence Trump alors qu’elle n’a pas encore commencé, je pense en effet que des millions d’Américains vont vite tomber de leur chaise mais avant de jouer au loto – et de se planter encore une fois… – ne serait-il pas bon de rester prudent sur ces questions ? Les journalistes du MSM ou alternatifs se sont tellement souvent plantés, qu’ils feraient bien de la mettre en veilleuse encore quelques semaines.

    Let’s wait and see… (and stfu journalists) ty. <3


    • LeCassandre Le 13 décembre 2016 à 06h39
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      La présidence de Trump n’a effectivement pas encore commencé, mais les nominations qu’il a fait sont là. Des représentants des banques, des ultras conservateurs, des idiots, des proto fachos, cela donne tout de même une bonne indications sur le faite qu’il va trahir ses promesses et ne pas du tout assainir le marigot.


  9. PatrickLuder Le 13 décembre 2016 à 05h16
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    Nos types de sociétés avec son économie suicidaire et son système politique désuets met ses faces sombres au grand jour : destruction de nos ressources et de notre planète, inégalités croissantes à tous les niveaux, irrespect des peuples et de leurs traditions (religions) … il est temps de se poser des questions de fonds quand aux directions que devraient prendre l’humanité et de la façon de gérer sa politique générale. Le premier point est d’arrêter de faire des élections pour des présidents d’un jour ayant toutes libertés d’idéologie et de pouvoirs. Le monde à besoin de se réinventer, c’est une chance à saisir autant qu’un risque de tomber dans une nouvelle sorte de dictature.


  10. Subotai Le 13 décembre 2016 à 05h37
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    C’est quand même un comble!
    On accepte de réélire sans état d’âme des gens qui ont menti aux électeurs, bafoué leur paroles, triché, détourné, volé, pillé.
    Ça ne pose aucun problème, ni ne suscite aucune remise en cause une fois le scrutin terminé.

    Mais un type qui n’a jamais été élu, n’a jamais trempé dans les magouilles et autres turpitudes politiciennes de tous ces élus, si propres sur eux, est voué aux gémonies pour des paroles.
    Et pire on est prêt piétiner la légalité, à lyncher, et même à provoquer émeutes et révoltes pour des “intentions”, pour une bonne part, prêtées, interprétées et voire carrément détournées de leur sens.

    Alors je vais lancer une idée conne:
    Et s’il n’était en fait que, comme tous les politiciens, un menteur.
    Et si toutes ses promesses de campagne il s’en torchait une fois prêté serment..?

    M’enfin tous ces c… n’ont vraiment rien d’autre à faire qu’à jouer à ce faire peur..?
    C’est à ce demander, si en fait, ils ne souhaitent pas le bordel qu’ils disent craindre.


    • LeCassandre Le 13 décembre 2016 à 06h44
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      Parce que Trump n’a jamais menti, bafoué sa parole, triché,détourné, volé et pillé. L’université Trump pour ne prendre qu’un exemple, on il a promis mont et merveille et ou il a arnaqué les pauvres qui croyait en l’espoir qu’il leur a fait miroiter.
      C’est pas parce qu’il ne l’a jamais fait en politique qu’il est blanc comme neige.


      • Balthazar Le 13 décembre 2016 à 09h37
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        Parce qu’il est le seul gars à avoir fait cela, hein ? C’est le grand méchant qui a arnaqué des millions d’étudiants américains qui ont un crédit de plusieurs dizaines de milliers de dollars et pas de job pour commencer à rembourser.
        La crise de 2008, c’était p’t être bien lui ??
        N’hésitez pas à réfléchir avant de répéter les betises des autres.
        C’est un businessman, comme la famille Bush, Romney, et beaucoup de républicains.


        • LeCassandre Le 13 décembre 2016 à 13h58
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          Non il est pas le seul, on est bien d’accord. Donc cela l’absout ?
          Comme les autres ont arnaqués, lui il peut aussi ?
          Ah oui, c’est un businessman, attention, il a le droit d’arnaquer lui.
          Cool.


          • triari Le 13 décembre 2016 à 17h49
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            On est bien d’accord pour dire qu’ils sont à 99,9999 % des pourris.
            Mais reconnaissez que lui au moins ne semble pas pressé de larguer une ogive sur Damas ou Moscou, alors que l’autre…

            Entre la peste et le cancer, je préfère la peste parce que d’elle, au moins, on peut en guérir.


      • Subotai Le 13 décembre 2016 à 17h00
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        L’important c’est qu’on valide des appels au meurtre pour des crime |PAS encore| commis.
        Vous n’avez pas le sentiment qu’on marche sur la tête?

        Homère plus bas prétend que la nature humaine a changé suivant le mode de production; du fin fond des atolls, des steppes, des déserts, des forêts ou des bidonvilles, je vous assure qu’on nous regarde en rigolant…


  11. Vladimir Tchernine Le 13 décembre 2016 à 05h41
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    GENIAL dans sa noirceur! Pas un mot ni à jeter, ni à rajouter! Hedges est un SAGE, cochon qui s’en dédit. Sauf, que voilà il y a une chose qui nous n’avons pas compris- CE QUE QUI DOIT ARRIVER…ADVIENDRA et nous n’y pouvons rien, traitez moi de fataliste, de “destiniste” (c’est de moi) je m’en fou, puisque je sais que s’il faut passer par là, l’humanité le fera et nos enfants nous le confirmeront dans au-delà (haut de là, en haut, quoi).


  12. Fabrice Le 13 décembre 2016 à 05h58
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    Bizarre ce texte me fait penser à ceux qui crient avant la piqûre, cela devient ridicule. Je ne vois pas l’intérêt pour le site qui d’habitude préfère le factuel. Trump n’est pas encore en poste et n’avons nous pas en France ou Europe des sujets plus grave pour nos libertés ?


  13. nico Le 13 décembre 2016 à 06h09
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    Je suis d’accord avec tout ça.

    Néanmoins , je trouve que Hedge , même si il en parle furtivement dans ce texte , ne s’attarde pas assez sur la vraie cause de cette situation périlleuse que nous vivons.

    La vraie cause de tout ça c’est le peuple.

    C’est le peuple qui veut , qui souhaite , qui appelle , qui provoque , qui engendre ce que nous vivons.

    Il fait le parallèle avec la République de Weimar et l’arrivée de Hitler.

    Mais Hitler n’est pas arrivé par hasard , il a été élu par le peuple , certes par le peuple manipulé mais élu quand même.

    Donc c’est bien le peuple qui l’a voulu , tout comme il a voulu Trump.

    C’est bien beau de se plaindre , de constater qu’on bascule dans la bêtise et l’ignorance et la violence , mais il faut souligner 30 fois que ce sont les populations qui le souhaitent et qui donc en sont à la fois les victimes mais surtout les premiers complices.

    Est ce qu’on a obligé les allemands à brûler les livres en 1933 ? Non ils l’ont fait d’eux même.

    Est ce qu’on a mis un pistolet sur la tempe des électeurs de Trump pour qu’ils votent pour lui ? Non plus.

    Ce qui est dramatique là dedans , et comme toujours au cours de l’Histoire , c’est qu’une minorité consciente qui a gardé son esprit critique et sa clairvoyance ne suffit pas pour changer le cours de certains évènements.

    Le pire c’est que cela existe depuis la nuit des temps , la Grèce antique en parle abondamment dans ses tragédies.

    La grande majorité d’entre nous a préféré s’avachir devant la télévision pour regarder j’ai des gros seins à Los Angeles 7 , plutôt que de se prendre en main.

    On a les dirigeants qu’on mérite et on subit ce que nous avons provoqué nous même , ce n’est pas de la faute à untel ou untel , c’est de notre faute à tous.

    Je vais conclure avec une photo célèbre que je regarde souvent en ce moment :

    http://www.retecool.com/wp-content/uploads/2015/02/August-Landmesser_Suddeutsche-Zeitung-Photo-Scherl.jpg

    C’est pas facile d’être ce type à droite de la photo : il faut à la fois du courage et un cerveau.


    • Julien Le 13 décembre 2016 à 11h33
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      C’est clair. Merci pour ce commentaire lucide !

      Tous les politiques disent qu’ils veulent moins de pauvreté, de chômage, un monde plus juste, etc. Ils divergent peut être sur la priorité à donner à chacun de ces sujets, mais pas un seul politique n’a été élu en disant “je vais vous endetter et gâcher toutes vos ressources”.

      Par contre, la grande différence entre eux et dans les gens qui votent porte sur les moyens pour atteindre tout ça. Pour la grande majorité, ça oscille souvent autour de “on va trouver un responsable et le faire dérouiller”.
      Tout le monde dit qu’il faut moins de pauvreté, mais tout le monde n’est pas d’accord sur les moyens pour y arriver; et surtout sur les conséquences induites par chacun de ces moyens. Et c’est précisément là que le bas blesse. Les gens, nourris de bonnes intentions, votent pour des moyens qui ont souvent des conséquences désastreuses. L’enfer est pavé de bonnes intentions…


    • Caramba! Le 13 décembre 2016 à 18h57
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      @ nico: “il a été élu par le peuple ”

      Non, Hitler n’a pas été élu par le peuple:

      http://www.planetenonviolence.org/Comment-Hitler-est-devenu-dictateur_a959.html


  14. LBSSO Le 13 décembre 2016 à 06h49
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    Malraux :” Il y a le gaullisme ,le communisme et…rien”

    Et bien nous voilà dans “le rien”. Que voulait-il dire ?
    Que ces deux mouvements de pensée avaient une vision du monde.Souhaitant nous éloigner d’un état de nature ,ils faisaient de la Politique.Car au fond faire de la Politique ,c’est construire un environnement au-delà de l’ordre naturel.Or,la Violence caractérise ce dernier.

    Mais par rapport à C Hedges,je ne pense pas que la violence des rapports entre individus est encore atteint son niveau paroxystique.Et avant de se manifester entre l’Etat et “les inutiles” (Giraud) elle se développera entre les pauvres. Le peuple en viendra alors à accepter une solution “faciste” qui lui assure sa sécurité. Nous en sommes,pour l’instant, au stade du divertissement et de la croyance .

    Certes ,le mouvement est enclenché. Deus ex machina.


    • Homère d'Allore Le 13 décembre 2016 à 09h12
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      Bonjour LBSSO,

      J’ai lu le bouquin de Giraud “l’homme inutile” et si l’on ne peut qu’être d’accord avec la plupart des constats, j’ai quand-même trouvé que le concept central était un peu pompé sur la théorie marxiste (surpopulation relative) sans trop s’y réfèrer explicitement comme si ça le gênait…

      De même, si l’on ne peut qu’approuver une sortie de l’Euro et la mise en place d’un protectionnisme basé sur l’équivalent carbone, j’ai trouvé un peu léger le cheminement pour y amener.

      Bref, un livre qui m’a donné une impression de “même pas faux”.

      Quant à la sentence de Malraux, elle devient de plus en plus vraie.
      Ayant tiré cette conclusion, j’ai d’ailleurs rejoint récemment un mouvement politique se réclamant du CNR. Je ne le citerai pas pour respect de la charte de modération et il y a déjà des commentateurs qui défendent ses thèses depuis longtemps sur ce blog.

      J’en profite pour signaler à Fifibrindacier, si il lit ces lignes que ce sont nos discussions durant la crise grecque qui m’ont fait évoluer et rejoindre son mouvement.


    • DF Le 13 décembre 2016 à 10h33
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      Et bien je ne partage pas du tout ce point de vue.

      Construire un environnement au delà de l’ordre naturel est fiction.
      Si la nature n’était que violence, nous ne serions pas la, petits hommes que nous sommes, en train d’avoir cette discussion. La nature est tout autant coopération que violence, et la loi de la jungle n’est qu’une face de la pièce. Sa considération exclusive nous amène à la destruction de notre habitat, par peur et haine de celui-ci. Les peuples premiers, indiens, aborigènes, kogis, et autres nous le répètent depuis de ssiècles, cons d’occidentaux que nous sommes à ne pas vouloir entendre. C’est le défi anthropologique actuel que de resituer la culture, et donc la politique dans la nature.


      • Homère d'Allore Le 13 décembre 2016 à 10h55
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        Les débats sur “la nature humaine” sont vains.
        Hobbes et Rousseau ont tous les deux tort.

        La “nature humaine” a changé selon les modes de production.
        Mais celle dont parlait LBSSO est celle qui prévaut aujourd’hui, un triomphe de la conception hobbessienne de l’Humanité qu’on le regrette ou non.
        Bien sûr qu’elle n’est pas “naturelle” mais tellement ancrée dans la culture qu’il faudra des siècles pour qu’elle disparaisse. Et, entre-temps, une action politique pour la contenir.


      • LBSSO Le 13 décembre 2016 à 13h12
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        Il ne faut pas s’arrêter au mot “nature” .L’état de nature dans mon esprit n’a rien de commun avec l’écologie..Homère d’Allore a tout à fait raison de préciser :
        -que sa signification a évolué ,
        -et d’insister sur le caractère hobbsien
        Autre angle complémentaire:
        Exemples :avant la révolution l’état de nature était que vous naissiez noble parce qu’issu de la noblesse.Vous étiez chrétien parce que né sur un sol chrétien.Selon les époques cela a été “très naturel” mais a changé depuis grâce à la Politique.
        Après la Révolution,si vous souhaitiez modifier cet “état de nature” vous vous installiez à droite ou à gauche de l’hémicycle en fonction de votre projet Politique.
        Les gaullistes et les communistes avaient un squelette politique.
        Aujourd’hui nos politiques ,avant d’enfourcher un scooter, prennent un casque tellement faible est leur ossature.


  15. Tine Le 13 décembre 2016 à 07h23
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    Le numéro deux de GS est nommé ce matin pour l’économie et les finances. Nous avons effectivement évité un conflit avec la Russie avec la sortie de scène de Killary mais c’est un conflit contre les peuples qui s’annonce. Ce n’est pas un fait nouveau, je suis d’accord, mais nous allons connaître une fulgurante accélération !


    • Chris Le 13 décembre 2016 à 12h12
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      S’est-on interrogé qui aurait été nommé dans les différents postes de l’administration Hillary Clinton ?
      Probablement des profils similaires… et de provenance identique.


      • Alain Rousseau Le 13 décembre 2016 à 18h31
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        Donc, Trump et Clinton, finalement, c’est kif-kif bourricot. Et moi qui croyais qu’avec Trump, plus rien ne serait comme avant ! Quelle amère déception…


  16. Ardéchoix Le 13 décembre 2016 à 08h35
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    Je n’ai pu m’empêcher de faire le lien avec ce qu’il ce passe dans mon beau pays .
    Je met cela sur le compte de l’âge, et de la destruction de mes prothèses auditives depuis que le petit jeune à vu jésus .


  17. YpLee Le 13 décembre 2016 à 08h39
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    “Nous devons nous lancer dans des actions durables de désobéissance civile, comme beaucoup l’ont fait dans les rues depuis l’élection. ”

    https://www.youtube.com/watch?v=XxvsIyZTpGc

    ça c’est de la belle démocratie … quand le résultat ne nous plait pas on va tout casser dans les rues ?
    On va passer à tabac les gens de l’autre bord ?
    On va tenter de faire invalider le résultat par tout les moyens ?

    Oui la guerre civil pointe le bout de son nez mais c’est bien les socialogocho qui vont allumer le baril de poudre en se comportant comme des enfants gâtés qui crisent en se roulant par terre …

    Imaginez un partisan de Trump dire la phrase ci-dessus ? la presse et les bobo hurleraient tous en coeurs à l’incitation à la violence.

    https://www.youtube.com/watch?v=1alFx0pLLXw

    Il y a de fortes chances que Trump ne fasse pas le quart de ce qu’il y promis …. comme tout ceux qui sont élu … on jugera sur ce qu’il fera vraiment mais faudrait lui laisser le bénéfice du doute.


  18. Catalina Le 13 décembre 2016 à 10h10
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    ah s’ils pouvaient POUR UNE FOIS foutre la paix au monde et enfin régler leurs problèmes entre eux…Mais je rêve, oui, c’est bientot noël……


  19. Raoul Le 13 décembre 2016 à 11h55
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    Chris Hedges prétend être lucide, voire extra-lucide, mais sa démonstration souffre de nombreuses lacunes. La démocratie états-unienne serait malade et en train d’accoucher d’un fascisme, ceci à cause du peuple qui n’a encore une fois rien compris. Oublié donc le rôle des banques, du complexe militaro-industriel, des transnationales dans cette étrange maladie, et, de manière générale, dans la montée des fascimes. Il existe tout de même des analyses plus subtiles.

    Chris Hedges se veut lucide aussi quand il annonce le risque de catastrophe climatique. Mais croît-il une minute qu’il existe un parti aux États-Unis capable de prendre sérieusement en main ce problème ? D’ailleurs les états-uniens n’ont pas attendu Trump pour couvrir leur pays d’installations d’exploitation de gaz de schiste. Le fait est que la lutte contre le changement climatique ne peut se faire que par un changement radical des modes de consommation et du mode de vie, idées hérétiques pour les états-uniens.

    Je passe sur d’autres points qui montrent que la lucidité de Chris Hedges ne va jamais jusqu’à chercher le vrai pourquoi des choses et se réduit, finalement, à une diatribe stérile contre Trump.


    • Chris Le 13 décembre 2016 à 12h19
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      Je crois que Chris Hedges est victime d’un gros coup de cafard.
      Un monde s’éloigne -qu’il connaissait bien pour l’avoir arpenté des décennies, rassurant !- un autre se profile, sans contours précis, théoriquement cul par dessus tête, avec des “joueurs” issus du système dont finalement on ne sait pas grand chose, mais qui doivent évoluer/trouver une porte de sortie dans un contexte mondial/globalisant en désagrégation.
      Un sacré défi qui semble titiller un Trump…


      • Etienne Bixelle Le 13 décembre 2016 à 13h43
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        “Tout empire périra”. Personne au sein de l’oligarchie dirigeante américaine, n’avait prévu le déclin de l’empire, que ce soit le complexe militaro industriel, wall street et cie.

        Chris Hedges devrait attendre un peu avant d’écrire ce type d’article dont la prose, les idées ont une teneur un peu paranoïaque.

        Trump va devoir composer avec des attentes de mr et mme América qui ne sont pas les préoccupations des financiers, des médias, des industriels.


  20. moshedayan Le 13 décembre 2016 à 12h02
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    Eh les gars ! On se calme, à l’heure où on veut révéler un grand secret :
    Trump est un agent de Moscou ! un homme arrivé au pouvoir grâce à Poutine !
    Taisez-vous la CIA enquête !
    Et après les gars, on pourra déclencher “l’empechment”. Allez on se prépare !
    Avant son investiture : un bon coup d’Etat (institutionnel ???)


    • Jack Le 13 décembre 2016 à 13h31
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      Je viens de voir l’article de Jorion. Effectivement, se mettre la CIA à dos alors qu’on n’est même pas encore au pouvoir… Il est déjà dans le collimateur des républicains les plus réactionnaires, son caractère de fier-à-bras un peu trop sur de lui pourrait lui coûter cher.


  21. BARBIER Le 13 décembre 2016 à 14h52
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    Rex W. Tillerson est le PDG d’ExxonMobil. Il est nommé le 13 décembre 2016 Secrétaire d’État du gouvernement du président-élu Donald Trump.
    Heureusement,comme Distinctions, il a obtenu l’ordre de l’Amitié (Russie). :o)

    Le gouvernement Trump ressemble à une assemblée de sénateurs romains, riches , blancs et vieux…


  22. Exeuds Le 13 décembre 2016 à 16h25
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    Ce monde est deja la et faire des previsions sur la comete n’y changera rien(surtout quand on voit la justesse d’analyse d’une grande partie de “l’elite”), les regimes fascites, dictatoriale et autres consort, ne sont pas issue du peuple mais de sa manipulation par des personnes ayant confonduent la Terre avec un echiquier. Seul une prise de conscience citoyenne et une mise a bas des institutions, fossiles deja enlisé par l’acces a l’information, a la connaissance et au partage direct qu’est Internet, nous rendront ce que l’on a nous meme abandonné. Notre monde est ce que chacun veut en faire et n’est reduit que par un prisme que l’on s’impose soit meme.
    Merci pour votre travail, m. Berruyer et les bénévoles, si seulement je pouvais deduire le don a votre site de ma redevance tv….


  23. Catherine Le 13 décembre 2016 à 20h35
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    Pas très pertinent ce monsieur.

    Procès d’intention ni plus ni moins.

    Ceux qui connaissent l’histoire de la politique savent que personne ne sait par avance ce qu’il va ressortir du mandat d’un nouveau Président élu.

    Pour ma part et comme je l’ai déjà dit ici, je pense que ce type va nous surprendre.

    Jusque là et pour le moment il est plutôt cohérent. En tout cas il a des nerfs parce que ce qu’il subit est inédit.

    Attendons !


  24. Vjan Le 13 décembre 2016 à 21h52
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    “La grande majorité d’entre nous a préféré s’avachir devant la télévision pour regarder j’ai des gros seins à Los Angeles 7 , plutôt que de se prendre en main.”
    ?


  25. Lionel Le 13 décembre 2016 à 22h53
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    “Une fois que les sociétés ont coupé le contact avec la réalité, ceux qui disent la vérité deviennent des parias et des ennemis de l’État. Ils sont en butte à une forte répression étatique. Ceux qui sont perdus dans les rêveries du culte de la crise applaudissent à l’élimination de ces Cassandre.” Il est intéressant de noter que le dernier paragraphe peut être compris dans un sens totalement opposé à celui que veut lui donner son auteur et s’appliquer, pour ne prendre qu’un exemple, à notre belle démocratie alors que celle-ci n’a pas encore commis l’accession d’un Trump français au pouvoir. C’est l’éternelle schizophrénie gauchiste, de plus en plus visible ces derniers temps, avec ses problèmes récurrents de paille et de poutre. J’ai eu l’impression d’écouter France Inter en lisant cet article.


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