Source : Proche & Moyen Orient, Richard Labévière, 11-12-2016

Les Baux-de-Provence, le 11 novembre 2016.

Tout d’abord, prochetmoyen-orient.ch doit rendre un hommage appuyé à l’un de ses plus vieux amis, l’expert en stratégie militaire Nissim Marshall qui a bien d’autres cordes à son arc : traducteur de renommée internationale, critique littéraire, peintre reconnu, excellent cuisinier et amateur de 2/Chevaux. Depuis deux ans, Nissim Marshall explique à ses voisins provençaux que Trump va gagner, et ce pour une raison très simple. Dans son Mein Kampf, Hitler l’a écrit très clairement : quiconque veut prendre le pouvoir doit se fabriquer un ennemi. En l’occurrence, ce seront les Juifs et les communistes. On connaît malheureusement la suite…

Dès le début de son ambition présidentielle Trump a désigné très précisément son ennemi : les Mexicains, les Musulmans et les femmes… Les Bobos des Alpilles n’entendaient rien, écoutant notre ami visionnaire les yeux écarquillés en lui conseillant de lire Le Monde. Tous les jours, Nissim Marshall décrypte scrupuleusement la presse américaine. Sa carrière internationale lui a apporté une connaissance intime des Etats-Unis et, pour notre part, nous continuons à partager ses analyses toujours originales et argumentées et fondées sur les meilleures sources.

A l’unisson des tréfonds d’une société américaine en pleine déglingue, les messages haineux de Trump ont rencontré une adhésion autant immédiate que non dite parce que non avouable. La haine est un affect clandestin qui fait rarement lien social assumé et ne s’étale pas à la Une des journaux… Les ventes libres d’armes de guerre, l’exécution à répétition de Noirs par les forces de l’ordre, les attentats terroristes, la crise des subprimes qui a mis à la porte quelque 9 millions d’Américains, 15% des habitants à la soupe populaire, 5% de la population engrangeant 85% de la richesse nationale et la croissance exponentielle de homeless qui dorment dans des cartons… Les sondeurs, qui le plus souvent travaillaient exclusivement par Internet et réseaux « numériques » mal nommés « sociaux », ne pouvaient que se planter. Ne parlons pas des journalistes, qui dans leur écrasante majorité, avaient opté pour Hillary, oubliant depuis belle lurette leur métier d’informer pour verser dans un trafic d’influences, sinon une propagande obscène de classe, celle de la technostructure s’entend…

Plus profondément encore, Nissim Marshall interpelait ses incrédules lecteurs des seules Lettres de mon moulin sur l’état réel du monde : la guerre de tous contre tous, l’avènement du Léviathan dont Thomas Hobbes prédisait les ravages dès 1651… Nous y sommes depuis la chute du Mur de Berlin. Et lorsque, dans les dîners en ville, un Candide lance la conversation sur la Troisième guerre mondiale qui menace, rares sont les convives suffisamment lucides pour expliquer que celle-ci bat déjà son plein. Elle est nulle part parce qu’elle sévit partout !

La Troisième guerre mondiale ne creuse pas de tranchées et ne programme pas de débarquement massif, mais multiplie les conflits asymétriques, l’engagement clandestin de forces spéciales, de drones et de contractors et autres milices privées. Elle n’a plus d’armées nationales, de lignes de front ni de cartographie mais génère des destructions fluides et rhizomatiques, sans foi ni loi, ni d’autres logiques que celle de la course à l’argent, l’argent et l’intérêt économique à court terme, devenu la seule référence de relations internationales dominées par le chaos généralisé, la multiplication d’acteurs improbables mus par l’appât du gain. Dans ce contexte, il n’est pas très étonnant qu’un homme d’affaires prédateur et grand voyou s’impose ainsi comme l’idéal et l’incarnation de nos « démocraties ».

Nos « démocraties », parlons-en ! Pour son élection phare, la plus grande démocratie du monde commence par accumuler des fonds colossaux qui vont jusqu’à représenter dix fois le budget des Etats les plus pauvres de la planète. Depuis le début de la course à la Maison blanche, la Fondation Clinton a commencé par faire main basse sur toutes les donations à destination du Parti démocrate, empêchant ainsi l’émergence de toute candidature sérieuse autre que celle d’Hillary. Enfin, et il faut bien-sûr ici relire Tocqueville : proclamer à tout bout de champ l’égalité des droits finit par rendre encore plus insupportable les inégalités de faits, celles qui affectent quotidiennement et concrètement la vie quotidienne.

A contre-champ, Trump – homme d’affaires des plus douteux aux faillites retentissantes à répétition – s’était déjà imposé dans l’imaginaire des Américains, non seulement depuis la hauteur de sa tour impressionnante, mais surtout dans les émissions les plus débiles de télé-réalité. Incarnation du « rêve américain » ? A voir… En tout cas symbole d’une réussite par tous les moyens possibles, médiatisée par un système dans lequel les enfants comptabilisent plus d’heures de jeux électroniques (tout aussi débiles) que d’heures de lecture et d’écriture. L’écriture ? Dans la mesure où l’on considère que le progrès se réduit à installer des claviers d’ordinateur dans les classes enfantines où l’on n’apprend plus à nos chères têtes blondes ou crépues à former des lettres avec leur main mais à surfer sur Internet et dans les banques de données… Qu’on ne s’étonne pas ensuite de voir sortir des écoles des générations de crétins qui risquent de voter pour Trump ou des clones du genre…

Comme dit Labiche, « C’est fait ! C’est horrible, mais c’est fait ! » On verra, comme ce fut le cas avec Ronald Reagan, qu’aucun chambardement majeur ne surviendra et que la technostructure assurera la continuité et la reproduction des rouages essentiels de la société américaine. Après sa dernière conversation avec Barack Obama, Trump a convenu qu’il ne toucherait pas aux maigres avancées sociales arrachées de haute lutte au Congrès républicain alors qu’il avait affirmé durant sa campagne que c’est la première chose qu’il abolirait immédiatement ! Jettera-t-il Hillary en prison pour ses manquements aux procédures « confidentiel-défense » et ses nombreuses casseroles affairistes ? Rien n’est moins sûr…

Sur le plan extérieur on risque de contempler les mêmes montagnes accouchant d’autant de souris craintives. Une chose est sûre : la victoire de Trump va probablement se traduire par une politique américaine encore plus favorable à Israël, repoussant d’autant l’établissement d’un État palestinien aux calendes grecques. « Personne n’est plus pro-Israël que moi », affirmait-il en mars dernier. Il a également promis au cours de sa campagne de déplacer l’ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, un tel transfert romprait non seulement avec la politique historique de Washington, mais violerait les résolutions 242 et suivantes du Conseil de sécurité des Nations unies.

Sur la colonisation, de plus en plus critiquée par l’administration sortante de Barack Obama, le conseiller de Trump pour Israël, David Friedman, a expliqué à l’AFP le mois dernier ne pas croire que son candidat considérait les colonies juives établies dans les territoires palestiniens de Cisjordanie occupée comme illégales. Il ajoutait également que Trump était « extrêmement sceptique » concernant l’idée d’une solution « à deux États » israélien et palestinien vivant côte à côte dans la paix et la sécurité. Et David Friedman concluait que Trump « ne mettrait jamais Israël sous pression pour promouvoir une solution à deux États ou toute autre contre la volonté du peuple israélien ».

Dans l’immédiat, Benjamin Netanyahou, dont le gouvernement est considéré comme le plus à droite de l’histoire d’Israël, peut être satisfait. En toute logique, Benjamin Netanyahou a félicité Trump mercredi dans un communiqué avant de lui téléphoner. « Les deux dirigeants, qui se connaissent depuis de nombreuses années, ont eu une conversation chaleureuse et sincère », selon un communiqué du bureau de Netanyahou. « Ils ont également discuté des questions régionales. Le président élu Trump a invité le Premier ministre Netanyahou à une réunion aux États-Unis à la première occasion », conclut le communiqué. Dans tous les cas de figures, le Premier ministre israélien aura un homologue à Washington qui ne lui sera pas instinctivement opposé, ni à ses politiques », dit-on à Tel-Aviv.

Ajoutons que l’un des autres conseillers Middle-East de Trump n’est autre que le Libanais Walid Farès (ou Pharès). Autant dire que ce client n’est pas vraiment rassurant puisqu’il fut l’un des proches conseillers du Serial Killer Samir Geagea et de ses milices d’extrême-droite durant la guerre civilo-régionale du Liban (1975 – 1990). A l’époque, Walid Farès s’occupait de la propagande, multipliant « conférences » et brochures vantant la guerre contre les Musulmans et l’épuration ethnique pour la formation d’un micro-Etat chrétien au Liban. L’une de ces brochures – Le Peuple chrétien – a curieusement disparu de la bibliographie du conseiller Middle-East du nouveau président des Etats-Unis.

Sur le dossier iranien là-aussi, pas grand-chose de nouveau sous le soleil puisque le Congrès républicain a fait systématiquement obstruction à la reprise des investissements étrangers dans ce marché de 80 millions d’habitants depuis la conclusion de l’accord du 14 juillet 2015 sur le nucléaire. De manière générale, il suffira à Trump et à son administration de poursuivre la gestion intrusive d’Obama en accentuant les obstacles et les outils propices à l’extraterritorialité du droit américain au nom du libre marché, des droits de l’homme et de la lutte contre la corruption pour une Transparency International encore plus transparente.

Restent les « engagements extérieurs ». En bonne logique, et dans la mesure où Trump a affirmé vouloir s’occuper d’abord du bien-être des Américains avant de prétendre sauver la planète, il devrait effectivement réduire la voilure militaire. Effectivement Trump rompt avec le wilsonisme ordinaire (partagé, depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, par les administrations successives tant démocrates que républicaines). Il ne croit pas que les Etats-Unis doivent dépenser de l’argent pour imposer la démocratie et les droits de l’homme sur l’ensemble de la planète. Sur ce plan aussi, l’impulsion est déjà donnée : plus discrètement, Barack Obama a déjà amorcé un certain repli militaire en renonçant aux opérations conventionnelles lourdes pour privilégier l’engagement clandestin des drones et des forces spéciales. De manière plus spectaculaire Trump s’est adressé aux pays de l’OTAN, leur demandant de financer leur propre défense, l’avertissement concernant aussi la Corée du Sud et le Japon.

Les Européens auraient tout intérêt à saisir l’opportunité d’une telle demande pour mettre, enfin, en chantier ce fameux « pilier européen de la défense » que Messieurs Sarkozy et Kouchner notamment, nous avaient promis pour faire passer la pilule du retour de la France éternelle dans le Commandement intégré de l’OTAN en 2008. Effectivement, les Européens pourraient en profiter pour relancer leur machine en matière de Défense et de Sécurité plutôt que de multiplier les directives kafkaïennes sur la taille des ampoules électriques et la consistance des fromages. En outre, cette re-légitimation de l’Europe par une réforme d’un système Schengen qui marche et par la mise en œuvre d’un système de sécurité collective associant la Russie de Vladimir Poutine, reste une question cruciale qui se posait bien avant l’élection de Trump. Elle se repose aujourd’hui dans une conjoncture internationale plus favorable, mais régionalement plus difficile où Bruxelles reste enlisé (grâce à Madame Merkel) dans la crise migratoire et les promesses irréalistes faites à Recep Erdogan, lui-même embarqué dans une dérive fascisante. Par conséquent, on ne voit pas qui, aujourd’hui en Europe, aurait le poids politique suffisant pour prendre Trump au mot et lui dire : « remettons effectivement l’OTAN à plat pour faire autre chose… afin de retrouver plus de souveraineté, sinon d’indépendance ».

C’est au pied du mur qu’on voit le maçon ! Normalement, c’est en décembre prochain que les sanctions internationales contre la Russie devraient être reconduites ou levées. On verra si Trump trouve toujours Vladimir Poutine aussi merveilleux et s’il veut en faire son principal allié contre Dae’ch en Syrie, en Irak et ailleurs !

Quoiqu’il en soit, et cela est à inscrire sous la colonne des « dégâts collatéraux », il était assez choquant d’entendre les « journalistes » de France-Inter et France-Culture (deux chaînes de service public) se lamenter en commentant l’élection d’un « homme aussi vulgaire et inculte, s’exprimant de la manière la plus primitive avec seulement deux cents mots de vocabulaire… ». Tellement persuadé du triomphe annoncé d’Hillary, notre service public n’avait invité que des partisans de la Dame, sans même songer à équilibrer un peu leurs plateaux en donnant la parole à quelque Républicains présentables… Une grande leçon de journalisme qui va renforcer la crédibilité de nos médias !

Mais le pompon revient sans doute à Gérard Araud, notre ambassadeur de France aux Etats-Unis tweetant plus vite que son ombre… En fait, il a bombardé deux Tweets : « Après le Brexit et cette élection, tout est désormais possible. Un monde s’effondre devant nos yeux. Un vertige ». Puis : « C’est la fin d’une époque, celle du néolibéralisme. Reste à savoir ce qui lui succédera ». Chapeau à ce grand diplomate, qui quoiqu’il arrive devrait penser toujours aux intérêts de la France ! Après cette brillante prestation, comment Gérard Araud peut-il poursuivre correctement sa mission à Washington ? La question reste posée. Non seulement, le Quai d’Orsay aurait dû vertement l’engueuler, mais sa dignité d’Ambassadeur de Francedevrait lui être retirée sans plus tarder ! On verra si Jean-Marc Ayrault, notre actuel ministre des Affaires étrangères, aura le courage de sanctionner le protégé de son prédécesseur Laurent Fabius…

En définitive, l’élection de Trump ne constitue-t-elle pas la dernière illustration de l’adage que Tomasi di Lampedusa met dans la bouche de son Guépard : « tout changer pour que rien ne change… » A tout le moins, le nouveau président américain pourrait remettre en cause le dernier accord international sur le réchauffement climatique et chercher à bloquer celui sur le nucléaire iranien. Pour le reste, le Congrès veillera au grain. Les pairs républicains de Trump, qui ne partagent pas toutes ses outrances, disposent de tous les moyens institutionnels pour le sortir du jeu au cas où il deviendrait insupportable, c’est-à-dire s’il cherchait à mettre en œuvre ses « promesses électorales » les plus loufoques.

Ainsi, si Trump « pétait un plomb » en cherchant vraiment à vouloir changer les choses – hypothèses d’ores et déjà envisagées par plusieurs constitutionnalistes émérites -, les procédures d’impeachment (déjà prêtes) sonneraient immédiatement la charge. Les marchés, eux-aussi veillent au grain ! Aujourd’hui les pouvoirs exécutifs n’ont plus de réelle marge de manoeuvre face au remboursement de la dette dont les taux sont fixés par les marchés financiers. La remarque vaut pour les Etats-Unis, comme pour la France et toutes les autres vieilles « démocraties-témoins ». Ce qui exaspère leurs électeurs, c’est qu’ils n’ont pas le courage de le dire, ni de s’attaquer aux dossiers sur lesquels ils peuvent intervenir comme, par exemple la réforme de l’Etat…

Par conséquent, comment prévoir l’évolution du monde avec Trump ? La mondialisation et ses grands bénéficiaires vont continuer à casser les Etats-nations, les services publics et les outils de redistribution sociale. Le malheur de l’histoire : les plus pauvres qui ont voté Trump deviendront encore plus pauvres et se sentiront trahis, accélérant ainsi l’agonie de nos vieilles démocraties désormais impuissantes à endiguer le fascisme qui vient… Celui-ci est d’ores et déjà au travail. Evidemment, il ne prend pas les traits hideux d’un nouvel Hitler, mais agit plus subrepticement par « réseaux sociaux » et algorithmes interposés, ce que le philosophe Bernard Stiegler appelle La Disruption : par la diffusion d’une information calibrée, de connaissances normées, de contrats d’assurances de plus en plus contraignants parce que sous contrôle continu, de voyages et déplacements tout aussi tracés, de nourritures imposées, de sexualités gérées… c’est-à-dire par l’imposition d’une intelligence artificielle généralisée pour laquelle le Libre arbitre cartésien sera remisé dans les grottes de Lascaux… Avec ou sans Trump, on ne va pas se marrer…

Richard Labévière

b_1_q_0_p_0

===============================

PRÉCISION : Rappelons que le but de ce site est de publier des analyses et des articles d’horizons variés afin d’élargir le champ d’information et de réflexion de ses lecteurs, dans le but de les aider à se faire eux-mêmes leur propre opinion. Les publier ne signifie nullement qu’ils reflètent systématiquement notre pensée, mais simplement que les arguments avancés sont suffisamment sérieux pour être entendus ou bien qu’ils permettent de savoir ce qui se diffuse sur les réseaux sociaux. Ce n’est pas parce que les grands médias prennent parti que nous devons en faire autant, bien au contraire. Nous ne « soutenons » donc en rien le gouvernement syrien mais cherchons à comprendre et à réfléchir à la meilleure défense de nos intérêts. Nous demandons que tous les crimes survenus en Syrie soient punis, en condamnant les auteurs mais aussi tous ceux qui les ont soutenus directement ou indirectement depuis l’étranger. Enfin, nous vous recommandons de vous informer avec esprit critique auprès de multiples sources.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

17 réponses à Trump : Tout changer pour que rien ne change… par Richard Labévière

  1. Fritz Le 11 décembre 2016 à 01h13
    Afficher/Masquer

    Article curieux, qui me semble un peu décalé. Labévière n’a pas l’air de percevoir le grand craquement que constitue l’arrivée d’un pestiféré à la Maison Blanche. S’il y arrive, car les grands électeurs ne l’ont pas encore désigné, et le Washington Post relayé par ses dévots français relance l’accusation d’ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine :
    http://www.liberation.fr/planete/2016/12/10/la-cia-a-acquis-la-certitude-que-la-russie-a-voulu-aider-trump-a-gagner-l-election-americaine_1534379
    Maintenant, une entourloupe le 19 décembre suffirait à déclencher la guerre civile aux États-Unis.


    • Damien Le 11 décembre 2016 à 11h07
      Afficher/Masquer

      Pestiféré ?

      C’était le temps des élections tant que les médias soutenaient Clinton.
      Mais Trump est élu, alors le système s’adapte. Tant pis, ce sera Trump qui fera le boulot qu’on lui demande.

      La preuve, il vient déjà de nommer un ancien de Goldman Sachs secrétaire du Trésor… Croire que Trump désire/pourra changer quelque chose relève d’une grande naïveté.


      • Fritz Le 11 décembre 2016 à 11h12
        Afficher/Masquer

        Bref : ne pas être naïf, c’est croire que le Système est invincible et éternel.

        C’est un peu ce que je reproche à cet article de Richard Labévière : il est tellement désabusé qu’il constitue malgré lui une ode au Système de Washington.

        Les idées et le “programme” de Trump sont une chose, le fait de son élection imprévue en est une autre. Voyez comment le Système chérit Donald Trump :
        http://www.bfmtv.com/international/donald-trump-les-grands-electeurs-peuvent-ils-l-empecher-de-devenir-president-1068695.html


      • Ovuef2r Le 12 décembre 2016 à 06h37
        Afficher/Masquer

        Pour l’instant, peut être parce qu’il existe encore une probabilité (non négligeable) qu’il ne soit pas investi, le système médiatique continue à lui dénier les compétences a l’être un jour. Aucun des médias qui avaient pris position contre lui n’a changé de ton et ils pourraient passer dans l’opposition vertueuse face à la barbarie, heures sombres de leur histoire, que sera toujours pour eux cet homme et ses électeurs… il n’y a qu’à écouter les journaux français pour comprendre qu’il a été, est et restera un mauvais homme, un ami du camp d’en face : la Russie…


    • SanKuKai Le 12 décembre 2016 à 14h48
      Afficher/Masquer

      Dans votre lien vers Libération, les accusations par la CIA envers la Russie sont quand même três “droles”.
      En gros, Les Russes sont accusés d’avoir fourni à Wikileaks les preuves que H. Clinton est malhonnête et corrompue.
      Si c’est faux les accusations sont pathétiques.
      Si c’est vrai, les accusations sont encore plus pathétiques car ils tapent sur le messager que les électeurs américains devraient gratifier d’un grand “Thank You” (à minima).


  2. mathieu bouchard delisle Le 11 décembre 2016 à 03h36
    Afficher/Masquer

    il est négatif de voir trump arrivé, nul besoin de l’être, c’est un conservateur bien classic, il veillera un peu plus à la sécurité et aux frontières, n’aiment pas trop être bousculés par les immigrants et ils aiment peu de gouvernement… La mondialisation va se faire mais avec un peu plus d’ordre ce qui est une bonne chose car ils en faut aussi de l’ordre!! La démocratie n’est pas brisé, les changements de cycle libéraux et conservateur se font et les algorithme veillent à la sécurité collective… Le monde s’Améliore, preuve est qu’il n’y a jamais eu autant d’habitants sur la planète et les gens n’ont jamais vécue aussi longtemps et là est bien le problème, nous sommes tellement efficace pour survivre collectivement que nous sommes entrain de rendre la terre malade… Aucun soucis, elle saura bien se protéger des humains. Nous vivons, nous mourrons et ainsi va la vie


  3. Spiridon Le 11 décembre 2016 à 07h34
    Afficher/Masquer

    Les pires des tyrannies que nous ayons connues furent chamaniste (les Mongols), quasi polythéistes (empire romain et hitlerisme) et athées(communisme soviétique et chinois). Si Trump peut faire le pire aussi ce sera sans doute par ce comportement “sans foi ni loi” caractéristique du business et du commercial, pour qui demain est toujours un autre jour et pour qui la fin justifie les moyens, mais souples. Espérons que cette souplesse intrinsèque, indépendamment de la rudesse des mots, permette incidemment à la paix, à l’esprit de paix, de se glisser


  4. Joanna Le 11 décembre 2016 à 07h40
    Afficher/Masquer

    Il qualifie Trump d’homme d’affaires des plus douteux … une affirmation des plus douteuses qui m’a fait survoler la suite et je crois n’avoir rien perdu.

    Ne sachant pas qui il est j’ai consulté sa bio sur wikipedia qui nous dit qu’il est « l’auteur d’une quinzaine de livres sur le terrorisme islamiste, ses modes de financements et ses évolutions géopolitiques ».

    Une quinzaine … Mon Dieu seigneur !… comme on dit chez moi. Aucune pitié pour nos arbres …


    • Catalina Le 11 décembre 2016 à 20h04
      Afficher/Masquer

      Attention à Wikipédia, je dis pas ça pour défendre le monsieur mais j’ai essayé de corriger des approximations sur l’ Ukraine et des mensonges, pas moyen de modifier, refus TOTAL.


    • marc Le 11 décembre 2016 à 20h14
      Afficher/Masquer

      moi aussi je conseille de survoler de loin cet article car la 4ème phrase est déjà affligeante de bétise

      “Dès le début de son ambition présidentielle Trump a désigné très précisément son ennemi : les Mexicains, les Musulmans et les femmes… ”

      la critique principale que j’ai sur trump, c’est qu’il veut engager un nouveau bras de fer avec l’iran, le futur directeur de la cia, pompeo, affirme que l’iran est le pays qui sponsorise le plus le terrorisme international… (alors que c’est plutôt l’arabie saoudite en réalité ou encore les usa, ou la france? la france a vendu pour 30 milliards d’armes à l’arabie saoudite en 2015, des armes qui finissent on ne sait où… bref, l’iran, c’est pas la même chose)


  5. jplchrm Le 11 décembre 2016 à 07h57
    Afficher/Masquer

    Certes, il y a sans doute peu à attendre de ce personnage très douteux. Mais au delà du bavardage, accordons lui de le juger sur ses actes. Nous serons vite fixés.


  6. Seraphim Le 11 décembre 2016 à 09h48
    Afficher/Masquer

    R.Labeviere est un type sérieux, intelligent, fiable et toujours intéressant. Mais son discours, ici marqué par un (judicieux) pessimisme, manque de cohérence et de moelle épinière. Si le background intellectuel ou académique de Trump laisse à désirer, il n’a rien à voir avec la promotion par les “pédagogues” d’un enseignement destructuré en France où les connaissances et l’esprit de déduction sont remplacés par des patchworks d'”éveils” juxtaposés. Il est probable que Trump ait appris à l’ancienne le b a ba et une arithmétique de baignoires qui se vident et de champs clôturés de piquets. Sur Israel, que la solution à deux états soit moribonde -et incurable- relève du constat, de la géographie et du bon sens. Après tout, autant désormais être franc la-dessus. Sur la Russie la question n’est pas tant “que fera Trump?” mais dans tous les cas de figure, “comment réagira une Russie devenue désormais autonome?”
    Quant au grand mystère majeur de cette présidence, “et la Chine?”, rien, pas un mot…Nous attendons donc la suite de l’article…


  7. Axel Le 11 décembre 2016 à 14h42
    Afficher/Masquer

    Comparer Trump à Hitler, ou de la propagande gaucho bobo de bas niveau… Ce qu’il dit des mexicains est complètemet sorti de son contexte. Le mec veut juste cesser ces flux d’immigrations illégales qui amène pauvreté, traffic de drogue, prostitutions. Il a bien préciser que tant qu’ils arrivent légalement et qu’ils respectent la loi américiane, les mexicains seront toujours les bienvenus mais évidemment on préfère omettre tout ce qu’on ne veut pas entendre. Je connais des gens qui vivent aux Etats-Unis et qui me disent que l’immigration illégale est un vraie problème. Aller vérifier la réalité du terrain au lieu de parler d’un racisme imaginaire et d’empêcher les américains de résoudre leurs problèmes. Pareil pour les musulmans : il a dit qu’il interdirait TEMPORAIREMENT l’entrée de musulmans sur le territoire américain jusqu’à ce que le problème du terrorisme islamique soit réglé. En plus l’EI a menacer d’infiltrer les réfugiés syriens et de comettre des attentats sur le sol américain. Concernant les femmes, saviez vous que Trump est le premier président élu qui a eu comme directeur de campagne une femme ? Apparement non. S’il est si raciste, sexiste, homophobe qu’on le dit pourquoi a t il choisi des noirs, des femmes et des homosexuels pour travailler dans son gouvernements ? Autant les crises est un blog que je suis souvent pour la pertinence et le sérieux de ces articles, autant je suis déçu par cet article.


    • Balthazar Le 11 décembre 2016 à 17h40
      Afficher/Masquer

      Vous avez le droit d’être déçu par l’article et c’est pourquoi les commentaires (dont le votre) sont si précieux.
      Pour être intéressant, ce blog utilise diverses sources qui nous font réagir.
      Même après son élection, tout le monde continue à dire du mal du nouveau president us.
      1) je suis bien content qu’il ait battu une malade ( les maux en -pathe ).
      2) grâce à lui, l’inflation repart
      3) la pluie de missiles ICBM est encore repoussée.
      Bref, je le jugerai à la fin de son mandat (pas forcément les 4 ans vu qu’on m’explique que les procédures d’impeachment sont déjà dans les tuyaux… J’adore?).


    • silk Le 12 décembre 2016 à 08h33
      Afficher/Masquer

      Non c’est pas vraiment sorti du contexte car Trump, surement par simplicité, n’a pas toujours fait la distinction entre respecter la loi ou non. Sa tendence à généraliser l’a fait tenir ces propos, in extenso, sans coupure.
      Quant à interdire le pays aux musulmans temporairement, le temps que le “terrorisme islamique” soit éradiqué, c’est l’antienne de l’extrême-droite.
      Déjà en faisant une relation entre musulmans et attentats. C’est oublier rapidement que nombreux attentats sont commis par des ressortissants du pays (france ou USA) et que les auteurs se sont parfois convertis sur le tard.
      Puis, une fois cette relation abusive faite (musulmans-terrorisme), on arrête quand cette mesure temporaire ? Jamais ! Comme l’état d’urgence qui sera reconduit jusqu’à après la présidentielle.
      Au moindre attentat, commis par un ressortissant du pays, qui se sera converti dans le pays, radicalisé en quelques mois dans le pays, l’interdiction a tous les musulmans (qui n’ont rien fait) sera prolongé. Bref c’est parti pour 4 ans.
      C’est du racisme presuposant que musulmans = terroristes potentiels.


  8. beaudry jacques Le 11 décembre 2016 à 15h16
    Afficher/Masquer

    Soutenir une politique plus restrictive concernant l’ouverture de ses frontières aux immigrants et prendre des mesures de rétorsion contre les illégaux ne se développe pas nécessairement par une poussée de haine contre les immigrants. Je trouve excessif ceux qui invoquent ce sentiment obscur pour qualifier les choix de M. Trump. C’est charrié pas mal épais. D’ailleurs ceux qui critiquent Trump montrent beaucoup de hargne contre cet homme.


  9. christian gedeon Le 12 décembre 2016 à 15h09
    Afficher/Masquer

    J’ai été modéré pour ma réaction concernant les allégations de Labévière sur Walid Pharès…incompréhensible. C’est important parce que Phares va effectivement conseiller Trump,et que pour une fois depuis des dizaines d’années,la voix des chrétiens d’orient va ,peut-être,être entendue.Pharès est un dur,çà ne fait aucun doute…maisn en faire un serial killer est juste une insanité. Comment pouvez vous laisser passer çà? Quant aux écrits de Pharès “anti musulmans “,ils ont existé,en effet.dans un contexte de guerre ou palestiniens et forces musulmanes sunnites du Liban promettaient aux chrétiens rien moins que le fameux valise ou cercueil de préférence cercueil!Quand on donne une version,il faut accepter de publier l’autre,non?


Charte de modérations des commentaires