Pour changer, et pour simple information, voici la vision d’un pro-Trump sur les évènements d’aout aux USA : Scott Adams, qui est le créateur de la BD Dilbert

Source : Blog Dilbert, Scott Adams, 17-08-2017

L’histoire est pleine d’exemples d’hystéries collectives. Elles surviennent assez souvent. Le bon côté des hystéries collectives est que vous ne savez pas quand vous y êtes. Mais, parfois, les personnes qui ne la subissent pas peuvent reconnaître quand les autres en sont victimes, s’il savent où regarder.

Je vais vous apprendre où regarder.

Une hystérie collective survient quand le public se fait une idée fausse de quelque chose qui contient un fort contenu émotif et suscite une dissonance cognitive, souvent renforcée par des préjugés qui la confirment. En d’autres mots, des gens spontanément hallucinent une toute nouvelle réalité (et qui semble généralement folle) et croient voir de nombreuses preuves allant dans ce sens. Les procès des sorcières de Salem constituent l’exemple le plus connu d’une hystérie collective. Le cas de l’école maternelle McMartin [Accusation de pédophilie, NdT] et celui de l’hystérie des bulbes de tulipe [Variété dont la valeur était démentielle, NdT] en sont d’autres. La bulle internet peut probablement s’y ajouter. Nous pourrions bientôt apprendre rétrospectivement que l’histoire du « complot russe » a été une telle hystérie. Le curieux manque de preuves solides pour le complot russe est un vrai signal d’alarme. Mais nous verrons comment cela se développera.

L’hystérie collective la plus visible du moment est l’idée que les États-Unis ont intentionnellement élu un président raciste. Si cette affirmation vous secoue, cela peut vouloir dire que vous êtes dans la « bulle de l’hystérie de masse ». La bonne nouvelle, c’est que si vous êtes réellement en train d’halluciner, vous ne pouvez pas vérifier mon affirmation selon laquelle vous hallucinez. Mais vous pouvez lire mon descriptif des signes d’une hystérie collective et voir si vous correspondez aux critères.

Si vous êtes en pleine hystérie collective, reconnaître que vous avez tous les symptômes de l’hystérie ne vous aidera pas à être conscient de votre état. Ce n’est pas ainsi que les hallucinations marchent. A la place, votre hallucination va se reformuler automatiquement pour éjecter toute nouvelle donnée entrant en conflit avec ses illusions.

Si vous n’êtes pas victime d’une hystérie de masse, vous pouvez être totalement perturbé par les actions de personnes atteintes. Elles semblent irrationnelles, mais de façon difficile à déterminer. Vous ne pouvez dire si elles sont stupides, sans scrupules, ignorantes, mentalement atteintes, instables émotionnellement ou que sais-je. Cela semble juste sacrément dingue.

La raison pour laquelle vous ne pouvez aisément identifier tout ce délire dans le pays en ce moment est dû à une puissante hystérie collective en action. Si vous reconnaissez les signes après que je vous les aie désignés , vous n’êtes probablement pas atteint. Si vous lisez ceci et vous ne voyez PAS les signaux, c’est probablement que vous êtes pris au piège dans une hystérie collective.

Voici quelques-uns des signes d’une hystérie de masse. Ceci relève de mon sentiment personnel mais vous pouvez vérifier cela avec des experts en hystérie collective.

1. L’événement catalyseur de la dissonance cognitive

Le 8 novembre 2016, la moitié du pays a appris que tout ce qu’elle prenait pour vrai et évident était en fait faux. Les personnes pensant que Trump n’avait aucune chance de l’emporter avaient l’impression qu’ils étaient des gens intelligents qui comprenaient leur pays, la politique et comment les choses fonctionnent en général. Quand Trump a gagné l’élection, ils ont appris qu’ils avaient tout faux. Ils étaient tellement dans l’erreur qu’ils ont réécrit par réflexe (car c’est ainsi que le cerveau fonctionne) le script qu’ils avaient à l’esprit afin que tout reprenne sens. Les gens ayant tout faux ont décidé que la seule façon pour que leur monde ait du sens, avec leurs ego intacts, était que soit les Russes avaient aidé Trump à gagner, soit il y avait bien plus de racistes dans le pays qu’ils pouvaient l’imaginer et il est leur roi. Ceci fut les germes des deux hystéries collectives que nous notons aujourd’hui.

Les supporters de Trump n’ont vécu aucun événement catalyseur en dissonance cognitive quand Trump a gagné. Leur point de vue a été confirmé par les événements observés.

2. Le côté ridicule

Un signe d’une bonne hystérie collective est que cela semble fou pour n’importe qui de non atteint. Imaginez que votre voisin vous dise qu’il pense qu’un autre voisin est un sorcier. Ou imaginez quelqu’un disant que la crèche du quartier est un temple satanique secret. Ou quelqu’un affirmant que les bulbes de tulipe sont plus chers que l’or. Des choses dingues.

Comparez cela à l’idée que notre président est une marionnette des Russes. Ou que le pays a élu accidentellement un raciste qui pense que le KKK et les nazis sont des « gens bien ». Tout aussi dingue.

Si vous pensez que ces exemples ne semblent pas fous – peu importe la réalité – vous êtes probablement « dans » la bulle de l’hystérie collective.

3. La tendance de confirmation

Si vous vous trouvez dans la bulle hystérique collective, vous avez probablement interprété le commentaire initial du président Trump sur Charlottesville – qui était politiquement imparfait pour ne pas dire plus — comme une preuve positive qu’il est un fichu raciste.

SI vous êtes hors de la bulle, vous avez peut-être noté que le président Trump n’a jamais fait campagne pour être notre leader moral. Il s’est présenté comme n’étant — selon ses termes « pas un ange » — avec un jeu de compétences qu’il mettait à la disposition de l’intérêt public. Il insistait sur la loi et l’ordre, et sur une justice égalitaire soumise à la loi. Mais il n’a jamais proposé d’autorité morale. Les électeurs l’ont choisi en connaissance de causes. De toute évidence, les Républicains n’attendent pas de leurs politiques une autorité morale. Ce qui est probablement judicieux.

Quand l’horreur à Charlottesville a secoué le pays, des citoyens se sont instinctivement tournés vers leur président pour un commandement moral. A la place, le président a énoncé un commentaire sur la base de la loi et du droit. Sous la pression, par la suite, il a cité des groupes spécifiques et désavoué les racistes. Être notre boussole morale le rendait visiblement mal à l’aise. C’est probablement pourquoi il n’a jamais décrit son autorité morale comme un atout dans sa course à la Maison-Blanche. Nous notons qu’il n’a jamais hésité à évoquer toutes les autres compétences qu’il apportait à la fonction, aussi ce n’est probablement pas un accident s’il a évité de mentionner toute ambition de direction morale. S’il avait voulu que nous sachions qu’il allait nous apporter cet avantage, je pense qu’il l’aurait mentionné depuis le temps.

Si vous pensiez déjà que le président Trump est raciste, son faible commentaire au sujet de Charlottesville semble être une confirmation. Mais si vous pensez qu’il n’a jamais proposé d’autorité morale, simplement un traitement identique pour tous selon la loi, c’est ce que vous aurez observé à la place. Et vous vous serez fait votre propre idée en matière de moralité.

Le côté délicat est que toute interprétation de ce qui est arrivé peut être une tendance de confirmation. Mais demandez-vous laquelle de ces versions semble moins folle :

1. Un président en exercice, qui est un expert en image de marque, a pensé que ce serait une bonne idée d’épargner les nazis meurtriers pour améliorer sa popularité.

ou…

2. Le pays a élu un leader raciste qui fait des clins d’œil au KKK et aux suprémacistes blancs afin qu’ils comprennent qu’ils ont désormais carte blanche pour démarrer une guerre raciale.

ou…

3) Un clown raciste et mentalement instable avec des compétences d’arnaqueur (qui ne fait que mentir la plupart du temps) a éviscéré le champ primaire des Républicains et gagné la présidence. Il continue à faire des choses dingues, des actes racistes impulsifs. Mais pour des raisons quelconques,l’économie va bien, le marché de l’emploi se porte bien, la Corée du Nord a cédé, l’EI est dans les cordes, et la Cour suprême a obtenu un juge compétent. C’était surtout de la chance.

ou…

4) Le gars qui n’a pas proposé d’être notre leader moral n’a proposé aucun commandement moral, simplement la loi et l’ordre, appliqués de façon équitable. Ses critiques intelligemment et de façon prévisible le montrent comme étant tendre pour les nazis.

L’un de ces scénarios semble moins dingue que les autres. Cela n’implique pas que le moins fou soit le plus vrai. Mais des choses normales surviennent bien plus souvent que des choses dingues. Les critiques présenteront donc des choses normales comme étant dingues dès qu’ils en auront la possibilité.

5. La réaction démesurée

Il serait difficile de sur-réagir à un meurtre nazi, ou à une marche raciste dans les rues avec des flambeaux. Ce genre de chose impose une forte réaction. Mais si un Républicain est d’accord avec vous pour penser que les nazis sont ce qu’il y a de pire, or vous menacez de frapper ce Républicain pour ne pas être d’accord avec vous exactement de la bonne façon, ceci peut s’avérer être une réaction démesurée.

6. L’insulte sans apporter de preuve

Quand des personnes ont de vraies raisons de ne pas être d’accord avec vous, ils évoquent ces raisons sans hésitation. Des étrangers sur les réseaux sociaux vérifieront avec plaisir vos faits, votre logique et vos affirmations. Mais si vous constatez des attaques ad hominem sans la moindre raison, ceci peut être un signe que les personnes se trouvant dans une bulle d’hystérie collective ne comprennent pas en quoi votre point de vue est erroné, mis à part qu’il semble plus raisonnable que le leur.

Ces deux derniers jours, j’ai désavoué les nazis sur Twitter. La réponse la plus répandue de la part de personnes en accord avec moi est que ma bande dessinée est nulle et que je suis moche.

Les signaux d’hystérie collective que j’ai décrits ici ne constituent pas une science exacte, ou ce qui en tiendrait lieu. C’est simplement mon point de vue sur le sujet, sur la base d’une observation personnelle et des années d’expérience sur l’hypnose et d’autres formes de persuasion. Je présente ce filtre sur ce sujet comme la première étape pour démonter une hystérie de masse. Cela n’est pas suffisant, mais plus de persuasion est à venir. Si vous êtes hors de la bulle hystérique, vous pourriez considérer ce que je fais sur ce blog comme un service public positif. Si vous êtes dans la bulle, j’ai l’ai d’un collaborateur nazi.

De quoi ai-je l’air, selon vous ?

Source : Blog Dilbert, Scott Adams, 17-08-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

47 réponses à Comment savoir si vous vous trouvez dans une bulle d’hystérie collective, par Scott Adams

Commentaires recommandés

Zylo Le 17 septembre 2017 à 16h23

Les USA, avec leurs 100 millions d’américains en âge de travailler qui n’apparaissent pas dans les calculs ?
Les anglais, avec leurs contrats de travail 0 heures ?
Les espagnols, les grecs, qui appliquent les bonnes recettes néolibérales depuis presque 10 ans, avec des résultats…. ?

Avant d’affirmer la doxa néolibérale sous forme de vérité éternelle, merci d’aller chercher des infos un peu plus factuelles.
Je suis dans le département ingénierie d’un grand groupe, il n’attendent qu’une chose des lois macron : tous nous virer, pour nous remplacer par des roumains qui valent 2 à 3 fois moins cher.
Donc le coup de : j’embaucherais si je pouvais licencier, peut-être dans un système clos. Mais pas dans une mondialisation asymétrique à notre détriment….

  1. Fabrice Le 17 septembre 2017 à 06h48
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    Le problème c’est que l’hystérie est préparé depuis des années par les médias américains et autres en berçant la population américaine (et occidentale) dans mythe trompeur sur la réalité économique, social, culturel et géopolitique.

    Or Trump à été le grand de sable qui ne répondait pas au système mis en place or quand un grain de sable provoque une réaction allergique soit un organisme arrive à s’en débarrasser après une période de réactions physiologique (fin du mandat, disparition, …) ou fini par mourir d’un choc anaphylactique (saut dans l’inconnu, guerre civile et/ou internationale, …).


  2. affreuxjojo Le 17 septembre 2017 à 08h39
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    Les gens s’enferment dans leurs certitudes; la lecture des commentaires sur différents sites montre que ceux qui réagissent (souvent les mêmes) ne changent pas d’un iota, malgré la pertinence des arguments (d’où qu’ils viennent). La rapidité des réactions montre même qu’ils n’ont pas pris le temps de réflechir…


  3. RGT Le 17 septembre 2017 à 09h18
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    Et cette hystérie collective continue malgré les PREUVES irréfutables de l’iniquité des décisions prises qui vont “alléger le budget de l’état” en explosant par exemple les APL afin de compenser les baisses d’ISF généreusement accordées aux plus nantis.

    Quant à la “sublimation” des conditions de travail qui transformeront les salariés en serfs modernes les “protestations” semblent réellement très “modérées” et fortement critiquées par l’ensemble des éditocrates qui manipulent l’opinion (ou qui la déforment en fonction des intérêts de leurs employeurs).

    A titre d’exemple : Savez-vous pourquoi ces “sales fonctionnaires aux privilèges exorbitants” de l’éducation nationale ont fait grève la semaine dernière ?

    Vous pensez certainement qu’ils peuvent se le permettre pour continuer à ne rien foutre en vivant aux crochets de l’ensemble de la société…

    Ils ont fait grève car les nouvelles instructions de l’EN leur imposent des conditions de travail telles qu’ils sont désormais dans l’impossibilité TOTALE d’exercer leur fonction : Classes surchargées, réductions budgétaires, etc, etc..

    N’oubliez pas que ce qu’ils font concerne vos propres ENFANTS…
    Si ensuite ils ne savent ni lire, ni écrire, ni même réfléchir vous saurez pourquoi…


  4. J Le 17 septembre 2017 à 09h24
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    Je me suis interrogé sur le sens d'”hystérie” utilisé ici. Dans la littérature psy, l’hystérie de conversion étudiée jadis par Charcot (qui entraine des paralysies partielles sans raison organique) n’a rien à voir.

    Reste l’hystérie d’angoisse, qu’on préfère désormais appeler “névrose d’angoisse”, excès d’extraversion qui fait qu’on est exagérément, pathologiquement, sensible et vulnérable au jugement et au regard d’autrui, qu’on pique des crises spectaculaires et aussi, puisqu’il faut bien se défendre dans cette chienne de vie, qu’on manipule à outrance.

    Bref, ça se défend.


  5. Jacques Le 17 septembre 2017 à 10h01
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    Bonjour,

    Vous (Olivier ?) écrivez: « Pour changer, et pour simple information, voici la vision d’un pro-Trump sur les évènements d’aout aux USA : Scott Adams, qui est le créateur de la BD Dilbert »

    Quel sont les éléments qui permettent d’écrire que l’auteur cité est “pro-Trump” ?

    En posant cette question, je n’écris pas pour autant qu’il n’y en existerait pas, je dis seulement que je n’en ai pas vu dans l’article… tel qu’il a été traduit (je n’ai pas lu la version originale).

    Dis autrement, est-ce que c’est votre réponse (alternative) à la question terminale de l’article ?

    Amicalement


  6. ras Le 17 septembre 2017 à 10h26
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    “Il serait difficile de sur-réagir à un meurtre nazi, ou à une marche raciste dans les rues avec des flambeaux. Ce genre de chose impose une forte réaction.”

    Sauf en Ukraine 🙂


  7. SanKuKai Le 17 septembre 2017 à 10h58
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    J’aime bien cette aproche en démonstration par l’absurde. Cela m’a fait penser à d’autre interprétations/contradiction qui necessitent quelques circonvolutions pour leur donner du sens et qu’on entend pourtant partout :
    – Pour réduire le chomage, il faut faciliter les licenciements,
    – Les entreprises créent l’emploi,
    – La France va mal économiquement. Le fait que ce soit le 5éme pays le plus riche au monde, c’est de la chance.
    – La France n’est pas assez compétitive, peuplée de fainéants… avec une des meilleure productivité au monde…
    etc…


    • JBB Le 17 septembre 2017 à 14h01
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      – tous les pays qui ont des reglementations du travail plus souples que nous ont moins de chômeurs
      – les entreprises ne créent pas d’emploi ????
      – non c’est historique , on chute doucement c’est tout. D’ailleurs on est 6ème et l’Inde va bientôt nous passer devant. Si on prend le Pib par habitant on y est encore moins bien classé.
      – notre productivité est d’autant meilleure que les gens les moins productifs sont massivement au chômage, en études ou à la retraite, et donc exclus du calcul.


      • Zylo Le 17 septembre 2017 à 16h23
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        Les USA, avec leurs 100 millions d’américains en âge de travailler qui n’apparaissent pas dans les calculs ?
        Les anglais, avec leurs contrats de travail 0 heures ?
        Les espagnols, les grecs, qui appliquent les bonnes recettes néolibérales depuis presque 10 ans, avec des résultats…. ?

        Avant d’affirmer la doxa néolibérale sous forme de vérité éternelle, merci d’aller chercher des infos un peu plus factuelles.
        Je suis dans le département ingénierie d’un grand groupe, il n’attendent qu’une chose des lois macron : tous nous virer, pour nous remplacer par des roumains qui valent 2 à 3 fois moins cher.
        Donc le coup de : j’embaucherais si je pouvais licencier, peut-être dans un système clos. Mais pas dans une mondialisation asymétrique à notre détriment….


        • JBB Le 17 septembre 2017 à 16h41
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          Donc votre entreprise vous emploie contre son gré. Et vous ne pensez pas que ce genre de paramètre joue dans le choix entre la France et la Pologne. Pourquoi les entreprises suisses ne délocalisent elles pas toute en Pologne alors que le coup de la main d’oeuvre y est encore plus cher que chez nous et que c’est bien plus facile d’y virer les gens.


          • Catalina Le 17 septembre 2017 à 18h41
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            Les Suisses embauchent des Français et à compétences égales paient moins les Français.


            • JBB Le 20 septembre 2017 à 19h11
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              On se demande bien pourquoi tous ces Français vont travailler dans cet enfer ultra-libéral. Ils doivent être masos.


          • Zylo Le 20 septembre 2017 à 15h11
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            Les suisses mettent en œuvre un protectionnisme raisonné, ont une monnaie adaptée à la compétitivité de leur économie, et font preuve d’un certain nationalisme (dans le sens : comprendre que mettre son voisin au chômage en “achetant malin” chinois ou autre, finira par avoir une répercussion sur sa propre activité).
            Ceci decoulant à mon avis de leur système démocratique qui implique et responsabilise les citoyens.
            À mon avis, si on devait les copier, il faudrait commencer par leur démocratie, pour remplacer notre oligarchie élective…


      • PatateMystere Le 18 septembre 2017 à 10h08
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        Non, les entreprises ne créent pas d’emplois, elles opèrent l’emploi. Elles n’embauchent pas pour créer un poste mais parce que le carnet de commande impose la création du poste. Donc elles ne créent pas, elles opères. La création d’emploi dépend du carnet de commande, et donc de la conjoncture économique.


        • JBB Le 18 septembre 2017 à 16h34
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          Si les entreprises ne créent pas d’emplois, alors elle n’en suppriment pas non plus donc tout va bien.


          • Christophe V. Le 19 septembre 2017 à 15h47
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            JBB : Les entreprises créent DES EMPLOIS mais ne créent pas L’EMPLOI.
            L’EMPLOI est créé par la demande.
            Et les entrepreneurs arrivent après en créant DES EMPLOIS pour satisfaire cette demande . . . si ils en sont plus capables que leurs concurrents.
            A la marge, un entrepreneur peut créer de l’emploi en suscitant une demande qui n’existait pas avant lui (les hand spinners, le rubik’s cube, le i-PHone, … et c’est à peu près tout). Et encore, pas sûr que ce soit un entrepreneur génial quelconque qui ait suscité une seule de ces demandes. Juste des opportunistes arrivés au bon moment dans des secteurs où souvent le premier rafle la mise (par effet de mimétisme social ou effet de position dominante)


            • JBB Le 19 septembre 2017 à 22h27
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              Ce n’est surement pas “à la marge”. Chaque nouveauté entraine une demande. A votre liste on peut rajouter : les voitures, avions, TV, frigos, aspirateurs, eau courante : toutes ses choses dont se passaient très bien nos grands parents.


            • irement Le 22 septembre 2017 à 02h34
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              Je pense que les commentateurs précédents font référence à cet article de Lordon :

              https://www.monde-diplomatique.fr/2014/03/LORDON/50233

              Si, bien évidemment, on peut en disconvenir, il me semble que répondre “Mais voyons, c’est n’imp, tout le monde sait que les entreprises créent de l’emploi” est un peu léger.


      • anomail Le 21 septembre 2017 à 15h41
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        – les entreprises ne créent pas d’emploi ????

        Meilleure formulation :
        “La raison de l’existence des entreprises n’est pas de payer des employés”.

        Un employé est là pour avoir un salaire, une entreprise n’est pas là pour avoir un employé.

        Une entreprise utilise normalement son argent de la façon la plus rationnelle possible pour maximiser ses bénéfices.

        Si la façon la plus rationnelle est de remplir les poches des ses actionnaires pour ne pas qu’ils lâchent l’affaire, ell remplira les poches de ses actionnaires.

        Si la façon la plus rationnelle est de remplacer les humains par des robots, elle remplacera les humains par des robots.

        C’est pourquoi les cadeaux fiscaux à l’aveuglette pratiquées par M.Macron, c’est au mieux une ânerie et au pire du détournement de fonds publics.

        Mais en général il vaut mieux avoir l’air d’un idiot que d’un escroc n’est-ce pas ?


  8. Celavy Le 17 septembre 2017 à 11h35
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    C’est une très bonne question pour tous ceux qui ont à s’exprimer dans les médias : journalistes, auteurs, analystes… y compris en public, et vous et moi, par les liens Internet, le bouche à oreille,
    et le manque de temps pour réfléchir sérieusement.
    Française, non colonialiste, raciste, et consciente de mes propres incompétences et interprétations erronées. Il ne m’appartient pas de répondre…
    Il me semble pourtant que les quelques “bavures diplomatiques ou d’expression” de Donald Trump, sont à inscrire sur la page de ceux qui disent la vérité toute crue, et qu’en temps que Président, il ne lui appartient pas de “juger”, ni de prendre parti : la Justice américaine doit se prononcer et être rendue d’abord, devant les horreurs commises.


  9. Tonton Poupou Le 17 septembre 2017 à 11h46
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    Quand on sait que l’immense majorité des gens se font ou croient se faire une opinion sur un sujet – en particulier ou en général – en regardant (et écoutant) principalement la télévision, (l’image animée et le son ajouté ont un taux de pouvoir de captation de l’esprit au moins égal à 75%) l’idée de “l’hypnose” (et d’autres formes de persuasion) prend tout son sens quand on observe des téléspectateurs fascinés (hypnotisés, si vous préférez) – toujours passifs et impuissants – devant leur écran, le cerveau disponible et captif prêt à l’emploi. C’est peut être pour ça que les vedettes (journalistes, présentateurs et invités externes récurrents) du petit écran sont soigneusement choisis pour ne pas dire triés sur le volet. Une fois le sujet sous hypnose il est prêt à lire tous les jours, le bon, le vrai, le juste et le beau quotidien papier et écouter, la bonne, la vraie, la juste et la belle radio qui entretiendront soigneusement son hystérie individuelle au sein de l’hystérie collective. A ce stade on peut affirmer que le sujet est devenu un zombie.


    • fanfan Le 17 septembre 2017 à 14h30
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      Après avoir nommé Nicolas Hulot au poste de ministre de l’Ecologie, c’est au tour du non moins célèbre Stéphane Bern d’être chargé d’une mission de préservation du patrimoine par l’Elysée.
      Après Bruno Roger-Petit, Nicolas Hulot, Stéphane Bern, qui sera la prochaine star de la télé à être nommée à un poste important ? …
      https://francais.rt.com/france/43281-hanouna-culture-nomination-stephane-bern-par-elysee-inspire-internautes


      • fanfan Le 17 septembre 2017 à 14h49
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        Au sens où le mot d’information vient du métier de potier qui forme la pâte au moule, l’opinion, ça se pétrit.


      • Catalina Le 17 septembre 2017 à 18h43
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        Rihanna ? ou l’autre , euh???ah oui, Nabila comme ministre de la culture !!! j’ai bon?


    • Pierre Le 17 septembre 2017 à 15h47
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      Je suis d’accord avec vous, mais on retrouve exactement le même phénomène dans les cercles complotistes de toutes natures. Une fois la personne convaincue, toute information qui sera compatible avec sa représentation du monde pourra passer sa “bulle de filtrage”, toute information incompatible en sera exclue. D’ailleurs, à bien y réfléchir, c’est un travers qui nous est commun à tous ; voir la série “crétin de cerveau” sur la chaine Utube “science étonnante”.


    • Nadine Le 17 septembre 2017 à 18h03
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      J’y ajouterais la bulle du Net si vous le permettez… je connais certains jeunes adultes bien diplômés qui n’ont ni télé ni radio et qui régurgitent avec conviction des discours d’une bêtise sans nom ! -pas de sens critique, pas de réflexion liée à des ouvrages d’auteurs divers, etc- et qui vous insultent si vous osez émettre le doute, le grain de sable qui dérange leur système bien cloisonné de pensée…


  10. Olivier Renouard Le 17 septembre 2017 à 12h07
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    Le gros probleme pour moi dans la position de Scott Adams c’est de sembler considerer comme acceptable voir souhaitable d’avoir une autorite politique sans autorite morale. Mettons de cote le complot Russe et l’accusation de complaisance envers les groupes racistes de la part de Trump (quoique quand on nomme Steve Bannon au poste de conseiller, l’inverse me parait difficilement defendable, mais bon), il reste ce point, et il me semble capital:

    une autorite politique sans bases morales.

    A mon avis le plus terrible et caracteristique symptome de la putrefaction du systeme politique.

    La politique, l’exercice du pouvoir, la democratie meme (qui n’est qu’une forme de pratique des points precedents) ne sont pas des buts en soi. Ce sont des moyens, des moyens pour faire fonctionner une societe ou la vie est globalement plus satisfaisante quand dans le modeles qui ont ete essayes de par le passe. Mais si en revanche ces outils ne servent pas la mise en place d’une societe meilleure, donc “meilleure” selon les criteres moraux qui nous servent de guide, ils perdent leur raison d’etre.

    En fait plus que moraux, c’est une question qui depasse le cadre d’ethique pour etre meme esthetique au sens premier du terme, et pas celui diminue qu’on lui attribue souvent de facon pejorative, mais c’est une autre discussion, desole et fin de la parenthese.


    • JBB Le 17 septembre 2017 à 15h21
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      Le problème est que la morale n’est pas universelle. Dans notre pays on trouve immoral d’avoir plusieurs épouses de se droguer ou de louer son ventre. Il y a pas si longtemps c’était les relations homosexuelles. Trump est plus sur ligne libérale ou chacun dit et fait ce qu’il veut, la limite étant juste l’atteinte aux personnes et à leur biens. De ce point de vue les suprematistes blancs sont libres de faire ce qu’ils veulent tant qu’ils ne vont pas taper sur des noirs et réciproquement pour les antifa.


      • Olivier Renouard Le 17 septembre 2017 à 20h28
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        Non mais c’est sur une morale commune qu’on batit une societe. Chez nous ca s’apelle les droits de l’homme, actuellement. Dans ce cadre l’ideologie raciste n’a pas sa place (“Tout homme nait etc. c’est assez clair”). Apres si demain une societe se construit justement sur l’idee de hierarchie raciale, ce sera une autre histoire (a titre personnel je prefere ne pas en faire partie mais ca restera une societe basee sur une morale particuliere).

        La grosse imposture (un peu comme celle des journalistes qui pretendent que leur journal n’ayant “pas de point de vue” ils sont objectifs) c’est l’idee d’une societe amorale. A voir d’ailleurs la serie de lois soutenues dernierement par le camp republicain US sur l’avortement peut-on encore pretendre qu’il y a la autorite politique hors de toute morale? Bien sur que non. Ils ont leur compas moral specifique, e til ne se privent pas d’y faire reference d’ailleurs.

        A la limite le seul exemple de societe “amorale” serait une pure organisation animale ou regne la loi du plus fort (et encore des etudes montrent que ce n’est pas si simple que cela dans beaucoup de groupes etudies). Des lors que l’organisation du pouvoir monopolise la violence (donc retire au citoyen le droit de l’exercer lui meme), il permet ou au contraire interdit suivant une ethique particuliere, le “ligne liberale” dont vous parlez ne fait pas exception.


      • Olivier Renouard Le 17 septembre 2017 à 22h42
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        D’ailleurs, contrairement a une croyance rependue le “first amendment” n’est pas “all inclusive”. Il n’existe aucun gouvernement ou l’on puisse dire “ce que l’on veut” a 100%. Ce qui rentre – ou pas – dans la liste est justement un choix moral :

        https://en.wikipedia.org/wiki/United_States_free_speech_exceptions


    • Un_passant Le 18 septembre 2017 à 14h02
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      Tout simplement parce que la morale n’est pas un fait objectif et ne l’a jamais été. Quand les sacrifices humains étaient la norme, ils étaient, selon les peuplades qui les pratiquaient, rationnels et normaux, pareil pour le cannibalisme.

      La morale dépend beaucoup trop de préjugés et d’impressions. C’est d’ailleurs pour cela que beaucoup, mais souvent estampillés “de droite”, voire “d’extrême-droite” préfèrent les notions d’équité, de loi, de justice, de droiture, d’exemplarité plutôt que de morale, de “bien”, de “mal”.

      La morale relève de la foi, pas l’équité qui suppose une “justice” dans “l’échange” (qu’il soit de nature commerciale ou non).


      • Olivier Renouard Le 18 septembre 2017 à 16h11
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        Voir ci dessus. Je ne parle pas de la morale que moi j’approuve, ou que vous trouvez “bien” ou “mal”, la n’est pas la question. Je ne dis pas que la morale (pas plus que ce que vous appelez la justice ou meme que l’ethique) est un absolu. Je dis que tout exercice du pouvoir est une prise de position morale (en bien, en mal, selon vous appreciations, la n’est pas la question), se base sur ces principes.

        Un pouvoir neutre n’existe pas. Il s’exerce forcement sur une base de choix entre ce qui est admis et ne l’est pas. Que ca change au cours des siecles et des societes bien sur, mais ca ne change rien au principe.

        Quand on se cache derriere une affirmation de neutralite comme celle la, c’est generalement qu’on assume pas son agenda moral, parce qu’il y en a toujours un. Meme dans la plus liberale des societes (par exemple, a quel niveau on sacralise la propriete: c’est un choix moral).


        • Anne Le 18 septembre 2017 à 20h56
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          morale ? ou bonne dose de “moraline poisseuse” comme celle qui a porté les “charlies” (phénomène magistralement expliqué par Emmanuel Todd dans son essai “qui est Charlie” ) qui montre toute l’hypocrisie de certains…

          Les “bobos” qui s’affichent de gauche pour arborer de façon ostentatoire leur posture morale alors que tout absolument tout dans leur comportement démontre un égoïsme féroce n’ayant rien avoir avec une solidarité dite “de gauche”ou marquée à gauche.
          La pseudo gauche intellectuelle bobo de Clinton avec ses postures morales, ses dictats, ses mantra et son catéchisme hypocrite de “bien pensance politiquement correcte” dont les médias nous abreuvent jusqu’à plus soif et donne envie de vomir à ceux qui sont en prise avec la dure réalité, qui révulse ceux qui ne sont pas protégés par le système, de même façon en Europe qu’aux USA.
          Ce sont les hors système qui ont élu Trump, contre la profiteuse corrompue Clinton,femme amorale portant les hypocrites “valeurs de la bien pensance” toutes formatées, comme étendard.


          • Olivier Renouard Le 18 septembre 2017 à 23h28
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            On peut aussi detester cette “morale” (mais tout le monde semble mettre le sens qui l’arrange sur le mot ici), sans pour autant etre dupe de ceux qui pretendent ne pas avoir la leur.

            C’est exactement comme l’opinion. Quand un media pretend etre “impartial”, c’est juste qu’il considere que son point de vue est la norme, ou le plus “equilibre” (on place naturellement son nombril au centre du monde et on considere les autres points de vues comme des extremes).

            Or il n’y pas de norme absolue.Construire une societe, quel que soit le systeme politique, c’est d’abord une sorte “d’acte fondateur” qui determine la cadre moral ou on se place (constitution, charte etc.). Cette sorte de “regle du jeu” que tous les camps sont censes respecter, meme dans le cas d’une alternance politique. Apres bien sur chaque mouvement a sa propre interpretation et c’est ce qu’on voit ici. L’ordre dans lequel on place ce qui est essentiel c’est souvent tres revelateur des differences ideologiques.

            Parler de rejeter cette “morale poisseuse” dont vous parlez pourquoi pas, mais ca sera inevitablement pour en adopter une autre. Par definition le seul comportement vraiment amoral ne peut pas etre social. Pretendre que le president elu n’a pas de position morale (et sous entendre que c’est mieux comme ca) c’est vraiment se foutre de la gueule du monde, c’est la que l’argument de Scott Adams est bancal.


    • Olivier Renouard Le 18 septembre 2017 à 16h19
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      Ceci dit tout a fait d’accord avec le debut de l’article. La focalisation sur une supposee influence Russe est bien une facon de ne pas se remettre en question et realiser la realite du phenomene de rejet. Donc Scott Adams part d’une verite en premiere partie pour mieux nous faire avaler une grosse couleuvre en seconde, ce me fait penser a la rethorique de beaucoup d’autres: les constatations sont exactes, le diagnostic est bon, le seul probleme est qu’il ne valide en rien la conclusion qui vient ensuite.


  11. daniel Le 17 septembre 2017 à 12h33
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    Adams vit lui même des hystéries collectives…

    La valeur des tulipes ou de l’or…Pour celui qui crève de faim, Adams vit une hystérie de “riche”.

    De même, j’aime Trump qui a fait plier la Corée ou encore un président qui n’aurait aucune volonté d’imposer une morale. Mais c’est quoi papa la politique?

    Et puis, la loi qui ne serait pas une morale collective?

    Le problème aussi de celui qui fait des caricatures, par opposition à un comédien comme Coluche, c’est qu’on ne perçoit pas qu’il peut parler en lieu et place d’un de ses personnages, car il y a une dissociation automatique dans l’imaginaire.
    Alors qu’il y aurait association automatique si c’était un Desproges, Dieudonné etc….


    • Pierre Tavernier Le 17 septembre 2017 à 16h13
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      Vous citez Coluche et Pierre Desproges … Permettez-moi de vous indiquer cette “chronique de la haine ordinaire”, où le second parle du premier (sans le citer), ou plutôt parle de la “cour” qui entoure le premier.
      https://www.youtube.com/watch?v=_EYffgBBXRw
      Travaillant dans le domaine du spectacle depuis une quinzaine d’années, j’ai un point de vue privilégié pour apprécier la pertinence de Desproges … ma réponse nous éloigne un peu du sujet, quoique, peut-être, pas tant que cela …


    • groucho Le 22 septembre 2017 à 22h36
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      @daniel
      “La valeur des tulipes” fait sans doute référence au tout premier krach boursier, en 1637.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Tulipomanie


  12. theuric Le 17 septembre 2017 à 13h25
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    C’est ce que j’appelle de la bonne et belle réflexion.
    Cet auteur montre un mécanisme mental, le même dans lequel je fus pris lors des dernières élections.
    Il est intéressant de noter que ce que j’en ressens lorsque j’y repense me fait songer à une sorte d’effet tunnel.
    De même sorte que celui qui est décrit par les professionnels des crashs aériens, de ce que peuvent vivre, comme réaction, certains pilotes d’avions commerciaux ayant subit un accident.
    Mais sur un laps de temps infiniment plus long.


  13. LS Le 17 septembre 2017 à 13h41
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    Pour le dire bref, il s’agit d’une revisitation de l’allégorie de la caverne.
    Finalement, l’histoire est un éternel recommencement (ça date de Platon quand même) et l’homme reste un singe mémétique (même si pas que…) quelque soit la taille du diplôme et le nombre d’années d’études.


  14. philouie Le 17 septembre 2017 à 21h34
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    Ce sont particulièrement les attentats qui sont le lieu de l’hystérie collective : ce n’est pour rien qu’E.Todd a parlé de flash totalitaire pour les premiers attentats de Paris.
    Il faut rattacher cela à ce que nous dit René Girard sur le rôle des sacrifices sanglants et leur efficacité thaumaturgique dénouant les tensions liées à ce qu’il appelle la crise mimétique, crise résultant de la rivalité du désir.
    Les attentats, vus comme sacrifice rituel, provoque dans l’esprit une forme de sidération, bloquant les fonctions réflexives en inondant l’esprit d’un flux émotionnel.
    Le sentiment de paix décrit par les manifestants du 11 janvier est, de ce point de vue, la preuve de l’efficacité du sacrifice.


  15. Jac Le 18 septembre 2017 à 14h42
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    On ne peut pas dissocier (du moins dans cet article concernant l’élection de Trump) “l’hystérie collective” et “l’obsession collective”. En l’occurrence aux USA comme en France, l’obsession collective est “l’emploi” (y compris pour ceux qui en ont un et ont peur de le perdre) et sous-jacents “gagner de l’argent”.
    Selon moi, Trump a été élu grâce essentiellement à l’argument de recréer des entreprises locales (sous-jacents : avec des salariés locaux). Ce seul argument a fait tilt, bien plus que le vote contre Hilton ou pour le changement. De même Sarkozy a pu être élu grâce à la petite phrase qui a fait tilt : “travailler plus pour gagner plus”.
    Il est ainsi facile de créer des hystéries collectives après avoir créé des obsessions collectives.
    C’est ainsi que même des gens sensés se sont de tout temps faits avoir.


    • Ellilou Le 19 septembre 2017 à 12h40
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      En même temps, Poutou a dit “travailler moins, pour gagner plus” et il n’a pas été élu 😉


  16. anomail Le 21 septembre 2017 à 16h00
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    Tout ça pour expliquer le biais de confirmation ?
    Il existe des démonstrations plus simples.

    Au sujet de Trump je suis encore plus embrouillé après la lecture de ce texte qu’avant.

    Je pense que son élection s’est jouée entre le poids des casseroles et la puissance de la propagande des deux candidats, avec une minorité d’inconditionnels et une majorité qui vote pour le candidat qu’elle juge le moins pourri (d’où l’utilité de la propagande), avec le fameux “vote utile” en toile de fond.

    Tout cela sans parler de l’influence astronomique du mode de scrutin dans une élection, souvent ignoré du grand public mais bien connu des équipes de campagnes.


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