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25.mai.202025.5.2020 // Les Crises

Coralie Delaume : « L’Allemagne pourrait finir par pousser l’Italie hors de la zone euro »

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Source : Le Figaro

Le Tribunal constitutionnel allemand a décidé une nouvelle fois de rentrer en conflit avec la Cour de justice de l’Union européenne. Cette guerre des légitimités remet sérieusement en question l’avenir de l’Union européenne, estime l’essayiste Coralie Delaume. D’autant plus, que le leadership allemand en Europe apparaît de plus en plus défaillant.

Coralie Delaume est essayiste. Elle a notamment écrit Le couple franco-allemand n’existe pas (Michalon, 2018) et 10+1 Questions sur l’Union européenne (Michalon, 2019). Elle anime également, depuis 2011, le blog L’Arène nue.

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Le Tribunal constitutionnel allemand a rendu le 5 mai un arrêt qui la fait entrer en conflit avec l’Union européenne. Ce conflit était-il inévitable?

Coralie DELAUME.- Je ne vais pas revenir en détail sur le contenu de l’arrêt car cela a fait l’objet de nombreux articles. Ce qu’on peut dire en revanche, c’est que l’arrêt du 5 mai du Tribunal constitutionnel de Karlsruhe a une double conséquence potentielle: juridique et économique.

Sur le plan juridique tout d’abord, dans la mesure où la Cour allemande se dresse contre la Cour de justice de l’Union, qui avait jugé légal, en 2018, le «quantitative easing» de la Banque centrale européenne, l’arrêt pose la question de la primauté du droit communautaire sur les droits nationaux. Le principe de primauté est ancien, il a été posé par la Cour de justice de l’UE dans un célèbre arrêt de 1964, Costa c/Enel. Sans doute les États membres ne se rendaient-ils pas compte à l’époque de la portée de cette jurisprudence car aucun n’a protesté. Mais cette portée est immense.

La CJUE écrit notamment qu’«à la différence des traités internationaux ordinaires, le traité CEE a institué un ordre juridique propre intégré au système juridique des États membres». Elle énonce ensuite que l’engagement européen des États entraîne pour eux «une limitation définitive de leurs droits souverains contre laquelle ne saurait prévaloir un acte unilatéral ultérieur». En somme, la Cour sort le droit communautaire de la catégorie «droit international» et invente un ordre juridique nouveau, intégré aux ordres juridiques nationaux. Elle le place au sommet de leur hiérarchie des normes et affirme qu’aucun acte de droit interne – même ultérieur – ne doit le contredire. Ce faisant, elle fait du droit communautaire une sorte de droit «quasi constitutionnel». Les juristes parlent d’ailleurs de «constitutionalisation des traités européens».

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S’agissant du volet économique, quelles seront les conséquences de l’arrêt de Karlsruhe?

Tout d’abord, il faut noter qu’en critiquant la politique menée par la BCE, la Cour allemande s’attaque à une compétence exclusive de l’UE, la politique monétaire. Cela est nouveau. Mais si elle le fait, c’est parce qu’elle considère que la BCE outrepasse ses prérogatives, qu’elle se mêle non seulement de politique monétaire mais également de politique économique.

Les juges allemands pensent que la BCE n’agit pas de manière conforme au «principe de proportionnalité» selon lequel l’action de l’UE doit se limiter à ce qui est nécessaire pour atteindre les objectifs fixés par les traités. L’objectif fixé à la BCE par les traités étant prioritairement de contenir l’inflation, elle ne doit pas aller plus loin. Or le quantitative easing a des implications économiques plus globales, qui dépassent la seule question de l’inflation. Il a notamment des implications sur la politique budgétaire de certains États, puisqu’il leur permet de se financer à des taux inférieurs à ceux dont ils bénéficieraient «par eux-mêmes» sur les marchés.

À partir de là, deux questions. D’abord, la politique monétaire doit-elle se limiter à maintenir une inflation basse? Dans un monde où il n’y a plus d’inflation du tout, la question mérite d’être posée. En tout cas, plus aucune Banque centrale ne fait ça aujourd’hui. Deuxièmement, comment tracer la frontière entre la politique monétaire et la politique économique? C’est très subjectif. Oui, bien sûr, le quantitative easing a un impact budgétaire positif pour certains États puisqu’elle leur permet d’emprunter sans crouler sous le montant des intérêts. Mais si elle le fait, c’est justement pour cette raison!

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Cet arrêt signe-t-il la fin de la zone euro comme le disent certains, ou le parachèvement de l’Europe allemande?

Les options possibles relèvent toutes de la quadrature du cercle. Option 1: l’Allemagne parvient, à force d’oukases, à «regermaniser» l’euro. Mais ça poussera dehors les pays du Sud qui ont énormément souffert de l’existence de «l’euromark» et qui ne sont plus en mesure de supporter ce régime. Je pense surtout à l’Italie, pays lourdement endetté et dont la production industrielle a reculé de 19 % en moins de 20 ans (2000-2018). L’euroscepticisme y bat désormais des records, elle a souvent eu le sentiment d’être abandonnée par l’Europe, et les taux d’intérêt sur sa dette ont grimpé sitôt le jugement de Karlsruhe connu.

Option 2: les dirigeants allemands décident que l’Allemagne doit accepter de renoncer à ce qu’elle est. C’est l’option de l’aile centriste de la droite allemande, l’option Merkel. La chancelière vient en effet de dire qu’il convenait d’aller vers une zone euro plus intégrée et de s’inscrire en faux par rapport aux juges de Karlsruhe. Mais alors, l’opinion se raidira et une droite plus droitière, plus ordolibérale, continuera à monter en puissance. Une droite qui pense sans doute en son for intérieur que l’Allemagne a fait la preuve de la supériorité de son modèle économique, qu’elle vient de faire la preuve de sa supériorité dans la gestion de la crise sanitaire et qu’après tout, elle n’a plus tellement besoin de l’Europe (ce en quoi elle se trompe).

In fine, je me demande qui de l’Allemagne ou de l’Italie mettra fin à la zone euro. Peut-être les deux, peut-être leur interaction, la première ne sachant plus ce qu’elle veut, exerçant sur l’Europe un leadership de plus en plus défaillant et finissant par pousser dehors la seconde.

Source : Le Figaro

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Commentaire recommandé

Pie vert // 25.05.2020 à 07h30

Difficile de voir dans les boules de cristal..un point important qui pourrait bien faire exploser l’Euro, Mr Macron.
En effet, à peu près tout ce qu’il touche se transforme en plomb : Hollande (le président,ex conseiller ), Renault (c’est lui qui est derrière ce fiasco aussi), Alsthom, Adp, la France, …comme il est europeiste,il y a de grande chance que cela se termine mal pour l’UE aussi, peut-être durant cet été culturel et apprenant ?

40 réactions et commentaires

  • François // 25.05.2020 à 07h20

    Ensuite, est ce le tour de la France ?

    C’est juste un rappel montrant que c’est l’Allemagne qui dirige.

    Ne serait il pas préférable de sortir en premier ?

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    • Gracques // 25.05.2020 à 07h30

      Pas de sortir en premier , pas de paraitre comme le responsable de éclatement de la zone Euro , car il y a u risque politique a le paraitre.
      Mais s’y préparer très sérieusement.

        +13

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      • Narm // 25.05.2020 à 14h49

        les italiens ont créé leur monnaie en 2019
        j’avais dit il y a quelques années ici de prendre acte du linchage de la grèce et qu’après, ça finirait par être notre tour
        l’all ne veut ni des pauvres (Grec) ni de ceux qui se rebiffent (It)
        macron est En Marche

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      • K // 25.05.2020 à 19h08

        « Pas de sortir en premier , pas de paraitre comme le responsable de éclatement de la zone Euro , car il y a u risque politique a le paraitre. »

        En quoi est-ce un mal ou un risque que la France soit vu comme le pays qui aura fait sauter l’euro? Ce serait plutôt un motif de fierté, en plus d’être la seule façon de sauver ce qu’il reste de notre base industrielle.

        Bref, tout cela est de la science fiction de toutes manières. La France étant le pays le plus europhile de l’UE, ce n’est pas ce pays qui mettra fin à la monaie unique.

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      • Dominique65 // 26.05.2020 à 11h05

        « Pas de sortir en premier »
        Si, justement, un prix Nobel d’économie a expliqué que celui qui sortira le premier de l’Euro sera celui qui s’en sortira le mieux.

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    • Emery // 26.05.2020 à 17h15

      Si la France sort, elle claque la porte violemment au nez des allemands. Les allemands ne sont qu’une puissance économique. Sinon s’il le plan géostratégique ils ne sont…rien. sans la France, ils peuvent disparaître corps et biens et ils le savent .

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  • LibEgaFra // 25.05.2020 à 07h29

    Pourquoi ai-je l’impression que ce n’est qu’une tempête dans un verre d’eau? Personne ne veut sortir de l’Euro et c’est bien dommage. Avec un président qui ne parle de souveraineté qu’unioniste-européenne (il se verrait bien en manu 1er, premier empereur de l’ue), c’est mal parti pour les souverainistes.

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    • Pascalcs // 25.05.2020 à 08h15

      Permettez moi de corriger votre propos: personne n’a (encore pour l’instant) la liberté de sortir de l’Euro. C’est un peu différent de ce que vous dites.
      Il suffira d’un premier sortant pour que tout l’edifice s’effondre. La zone Euro est une architecture métastable gagnée par une entropie que ses créateurs peinent de plus en plus à contrer.
      A moins de faire désormais franchir à l’UE le seuil de la fédéralisation totale, ce que je doute voir de mon vivant limité, l’Euro, dans sa construction actuelle, est voué au musée des monnaies.

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      • LibEgaFra // 25.05.2020 à 15h49

        Si seulement vous aviez raison! Quand je dis « personne », cela veut dire les oligarchies et ceux qui avalent leur propagande, style le chaos hors de l’Euro, alors que hormis l’Allemagne les économies qui se portent le mieux sont celles qui ont refusé l’euro (ou l’union).

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  • Pie vert // 25.05.2020 à 07h30

    Difficile de voir dans les boules de cristal..un point important qui pourrait bien faire exploser l’Euro, Mr Macron.
    En effet, à peu près tout ce qu’il touche se transforme en plomb : Hollande (le président,ex conseiller ), Renault (c’est lui qui est derrière ce fiasco aussi), Alsthom, Adp, la France, …comme il est europeiste,il y a de grande chance que cela se termine mal pour l’UE aussi, peut-être durant cet été culturel et apprenant ?

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    • Josephine // 25.05.2020 à 09h24

      Renault? Pourriez vous expliquer et indiquer des références s’il vous plaît.

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      • Pie vert // 25.05.2020 à 16h03

        Il y a plusieurs articles d’économistes et autres (peu suspect de Macronophobie) sur le sujet.
        Notre très cher président aurait cherché à intervenir directement dans les décisions stratégiques de l’entreprise via les parts de l’État, résultat les Japonais ont commencé à se méfier,remettre en cause l’Alliance Nissan-Renault , Gohsn torpillé, groupe fragilisé avec un flou sur son avenir alors même qu’avec une stratégie régionale avant gardistes (pôle asiatique, européen, Américain Chrisler ?)il était prêt pour l’après Covid, un gâchis Macronien je vous assure.

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    • Souverainiste // 26.05.2020 à 04h16

      Hollande, c’était déjà du plomb bien avant que Macron n’y touche… peut-être même avant qu’il ne naisse !

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  • xavier // 25.05.2020 à 08h11

    La tendance est aux recompositions:
    – recomposition de la République Française (la 5e moribonde),
    – recomposition d’une UE sans tête composée d’intérêts centrifuges,
    – recomposition des alliances (les USA s’isolent, mettent en cause systématiquement les institutions multilatérales…)
    Le prochain président va avoir une tâche historique…

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    • LibEgaFra // 25.05.2020 à 15h51

      « Le prochain président va avoir une tâche historique…  »

      Et vous voyez qui pour cette tâche?

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      • xavier // 25.05.2020 à 17h03

        Bonne question.

        JLM, trop clivant, les hommes ne changeant pas à 70 ans.
        Marine, pour un scénario à la Trump
        Baroin, ?
        Jadot, leger
        Montebourg, pourrait faire l’affaire pour la 6e
        Bertrand, il en rêve
        Batho, ?
        c’est tout pour le moment

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      • petitjean // 25.05.2020 à 18h49

        @LibEgaFra
        les talents patriotes ne manquent pas en France. Encore faut-il pouvoir parler au peuple . Comment présenter son projet au peuple si vous êtes censurés par tous les médias ?
        Posons nous une question fondamentale : comment s’adresser au peuple ?
        Car tout est verrouillé…………………

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      • petitjean // 25.05.2020 à 18h57

        @LibEgaFra
        les talents patriotes ne manquent pas en France. Mais comment s’adresser au peuple si vous êtes ostracisé ou censuré par tous les médias ?
        Comment présenter un projet politique au peuple quand les médias filtrent tout ce qui s’oppose aux européiste-mondialistes ?
        Ce problème est fondamental. La démocratie a vécu en France ? Alors comment fait-on ?

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    • Dominique65 // 26.05.2020 à 11h22

      Toutes ces recomposition, nommées « refondations » ont été parmi une trentaine (à vue de nez) d’autres ont été proposées par Macron. Y compris celle de la civilisation européenne ! Précisément « refonder ce qui est précisément la civilisation européenne » (27 août 2009).

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  • calal // 25.05.2020 à 08h19

    Les dominants francais veulent rester. Les domines francais veulent sortir mais ils sont domines donc ils n’ont rien a dire tant qu’ils ne s’unissent pas ou n’atteignent pas un poids critique (les francais sont si prompts a la division).

    Les dominants allemands se moquent de rester ou de partir. Par contre ils savent que les domines allemands refusent de voir le poids de leurs chaines augmenter pour financer les dominants francais incompetents.

    Parce que c’est bien de cela qu’il s’agit derriere les discours dores de « solidarite europeenne »:une circulation monetaire qui vise a faire financer la poursuite de la domination des elites francaises sur leur peuple par une augmentation de la pression fiscale sur les domines des autres pays. Bref, les 1euro jobs allemands devraient perdre du pouvoir d’achat pour aider a payer les homards des diners de travail des enarques francais…

    Les dominants allemands n’ont rien a gagner a soutenir les dominants francais qui risquent fort de les entrainer dans leur chute.

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  • Thierry Balet // 25.05.2020 à 08h52

    Ça fait plus de trente que l’UE porte en elle les germes de sa propre chute. Soit elle est fédérale soit elle ne l’est pas et ça c’est une question que seuls les peuples ont le droit d’y repondre et non une oligarchie technocratique. Ils le savent mais ils ne pouvaient pas l’admettre de facto, alors on nous fait signer une multitude de traités pensant y arriver dans la fin des fins. Ils ont juste oublié que l’ADN de l’Europe c’est justement sa diversité et que ce n’est pas une bande d’avocats Bruxellois hyper technocrates qui peuvent décréter à travers des bouts de papiers de nous refaire le coup de l’empire Romain…..

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    • Christian Bernard // 25.05.2020 à 17h54

      « …seuls les peuples ont le droit d’y répondre et non une oligarchie technocratique »
      En pratique, la question n’est plus de savoir qui a le droit d’y répondre, mais qui a le pouvoir d’imposer sa volonté..
      Et là, j’ai un peu peur pour les peuples, soumis à la loi du plus fort.

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  • Araok // 25.05.2020 à 09h02

    Elle énonce ensuite que l’engagement européen des États entraîne pour eux «une limitation définitive de leurs droits souverains contre laquelle ne saurait prévaloir un acte unilatéral ultérieur». En somme, la Cour sort le droit communautaire de la catégorie «droit international» et invente un ordre juridique nouveau, intégré aux ordres juridiques nationaux.

    Et on a voté ça ? Nos constitutionnalistes attitrés ( Olivier Duhamel, par exemple) nous en ont parlé ?
    Comme des rats, on est fait comme des rats.

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    • Michel Le Rouméliote // 25.05.2020 à 09h39

      C’est pire que ça ! On ne l’a même pas voté ! Nos parlementaires n’ont pas eu à se prononcer. Nous l’avons accepté par l’arrêt du 24 mai 1975 de la Cour de Cassation, dit « arrêt Jacques Vabre » : https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?idTexte=JURITEXT000006994625
      Cette jurisprudence n’a jamais été remise en cause !
      Merci à nos politiques qui, depuis 1975, n’ont surtout pas annulé cette jurisprudence par une réforme constitutionnelle ! Bien au contraire, toutes celles qui sont intervenues depuis n’ont fait que tirer les conséquences de cet arrêt !
      Ça s’appelle de la haute trahison, en français.

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      • gracques // 25.05.2020 à 15h15

        Commentaire n° 2 sous l’arret cité dans légifrance).

        Mon commentaire :
        Ma maitrise en droit date de 1983 mais rien n’a changé , les traites sont toujours supérieurs a la loi interne , meme postérieure . Simplement en 1975 la cours de cass se reconnait le droit de jauger de la conformité de la loi interne a celui du traité ( le traité de Rome en l’occurence , mais il n’est pas diféfrent des autres).
        Le conseil d’état a attendu quelques années de plus pour se permettre d’évaluer la volonté nationale issue du parlement .
        MAIS un traité est toujours INFERIEUR a la Constitution du pays signataire.
        C’est la position de la cours de Karlsruhe qui est l’équivalent du CC et qui contrôle la constitutionnalité des traités. .
        Chez nous le CC , le Conseil d’état et la Cours de cass s’y collent.https://www.conseil-constitutionnel.fr/les-membres/controle-de-conventionnalite-et-controle-de-constitutionnalite-en-france.

        ……. oui bon en fait et en droit on préférè modifier la constitution et pas qu’un peu.
        https://www.conseil-constitutionnel.fr/la-constitution/la-construction-europeenne

        Nous sommes de bons vassaux européens ….. mais pas les Allemands….. puisqu’ils sont les maitres.

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        • LibEgaFra // 25.05.2020 à 16h00

          « mais pas les Allemands….. puisqu’ils sont les maitres. »

          Match France – Allemagne:

          1870: défaite à plate couture

          France 0 – Allemagne 1

          1914-1917: match nul

          France 0,5 – Allemagne 1,5

          1940: défaite à plate couture

          France 0,5 – Allemagne 2,5

          2020: défaite à plate couture (guerre contre le virus):

          France 0,5 – Allemagne 3,5

          Et je ne parle même pas de l’euro.

            +2

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          • Rémi // 25.05.2020 à 16h39

            1870 plutot Bismarck que la république. L’armée francais fera contre les parisiens invaincus la preuve de sa supériorité tactique, quand elle veux.
            14-18 Victoire francaise, désolé, l’armée Allemande malgré une énorme supériorité en Hommes et matériels à été écrasé par le talent et l’inventivité de l’armée francaise: Motorisation, Cavalier de Franchey d’experey camapant devant Vienne à la veille de la victoire. La victoire fut payée chére mais fut compléte. C’est la défaite de la france face à ses alliés dans les négociations qui a saboté cette victoire.
            1940: Défaite de Pétain qui avait saboté l’armée francaise. il l’a faite à son immage d’incompétent qui ne fait que suivre le manuel. En 39 les premiers de Saint Cyr choisissaient l’intendance.
            2020: Macorn héritier spirituel de l’administration Pétainiste réintégrée fait comme ce dernier.
            Partout ou les francais ont été unis ils ont gagnés. Sinon l’oligarchie francaise préfére que la France perde plutot que le peuple francais gagne.

              +10

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      • petitjean // 25.05.2020 à 19h02

        @LibEgaFra
        exemple de trahison :
        Sarkozy fait adopter par les parlements réunis en congrès le projet de constitution européenne que les français venaient de rejeter par référendum !
        Double TRAHISON en fait : celle du chef de l’état ET celle des députés , élus par le peuple et censés le représenter…
        ce fut la mise à mort de ce qui restait de démocratie en France. ………………….

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  • Patrique // 25.05.2020 à 10h32

    Encore une bonne nouvelle ; l’ancien ministre et dirigeant du parti Démocrate-Chrétien, l’économiste néerlandais Bert de Vries, a déclaré qu’il avait commis une erreur en défendant l’euro et que les Pays-Bas devaient recréer un Florin.
    Mal à l’aise avec sa confession tardive (il y a 30 ans de nombreux économistes et politiques l’avaient dit), il propose de garder l’euro comme monnaie commune utilisée dans les échanges extérieurs à l’UE.

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    • jc // 25.05.2020 à 12h51

      « il propose de garder l’euro comme monnaie commune utilisée dans les échanges extérieurs à l’UE. »

      Pour moi c’est une bonne idée. Et, dans la foulée, je vois des monnaies régionales (voire départementales, cantonales…). Car si on sait faire ça pour l’UE (pour le monde c’est peut-être plus difficile…), on sait aussi faire ça pour la France, et donc exit le jacobinisme monarchique et vive le jacobinisme stratifié, alias le girondisme.

        +4

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    • jc // 25.05.2020 à 13h00

      Pour moi c’est une bonne idée. À condition de changer d’UE. Les suisses utilisent depuis longtemps des monnaies locales (le Wir par exemple). Une nouvelle UE capitale Genève?

        +1

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  • moshedayan // 25.05.2020 à 11h38

    Beaucoup s’inquiètent de la sortie d’un pays de l’euro… pas moi… si l’Italie sort de l’euro… la Slovaquie aura aussi intérêt à sortir de l’euro pour retrouver la couronne ou un « forint » slovaque…
    L’Allemagne veut maintenir l’euro chez les autres pays parce que cela a joué en faveur de son industrie…

      +4

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  • Nanker // 25.05.2020 à 13h55

    « Ne serait il pas préférable de sortir en premier? »

    En somme vous demandez à notre classe dirigeante de nous sortir de ce piège mortel (l’Euro) dans lequel nous a jetée il y a 30 ans… cette même classe dirigeante.
    C’est intellectuellement impossible. Nos maîtres, si brillants et tellement plus intelligents que nous (ironie), n’accepteront jamais de reconnaître que l’Euro était une ineptie. Aussi ils préfèreront mener l’expérience de la monnaie unique jusqu’à son terme (cad la ruine totale) plutôt que d’admettre leur erreur.
    Donc ils vont nous faire manger des limaces et des cailloux… avant le « big bang » final, financier, économique, civilisationnel.
    Et les milliers de LBD et de grenades lacrymos serviront à la police pour protéger nos maîtres de la juste colère populaire qui éclatera lors de ce « big bang ».

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  • Narm // 25.05.2020 à 14h52

    en France, on suit
    le japon a montré le chemin, on y est

    la pyramide des ages mondial certes, croit encore en plusieurs points mais tendra à diminuer quoi qu’on en dise

      +1

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  • petitjean // 25.05.2020 à 18h42

    C’est n’importer quoi ?
    pousser l’Italie dehors , pousser dehors la troisième économie de l’Europe continentale, c’est du délire de journaliste !…………

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    • ManuUK // 25.05.2020 à 22h46

      Ils avaient déjà fait le coup avec la Grèce. Il faut se replonger dans le passé et dans les vidéos d’O. Delamarche qui prédisait la sortie de la Grèce ou de Chypre ou je ne sais quoi.

      Il y a un autre éclairage possible. Sûrement un coup de pression des Allemands pour négocier les eurobonds, ou le rachat de la dette indirectement par la BCE, ou des choses comme cela.

      Mais l’Allemagne ne se permettra jamais de perdre la troisième économie. Delaume vit de ce thème. Elle cherche des pompes à clics, ils sont payés en fonction de cela !

        +0

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      • Dominique65 // 26.05.2020 à 11h15

        « Delamarche qui prédisait la sortie de la Grèce »
        Delamarche n’avait pas anticipé la traitrise de Tsipras et Varoufákis. Malgré son esprit critique, il était encore naïf.

        « Delaume […] cherche des pompes à clics »
        C’est vrai, ce n’est juste qu’une populiste complotiste et donc antisémite.

          +2

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  • Denis Monod-Broca // 26.05.2020 à 08h07

    UE-Pinocchio

    Les États-membres, depuis plus de 60 ans, construisent l’Europe. Tels de patients Gepetto, ils la façonnent, inlassablement, afin qu’un jour elle prenne vie. Or, il y a bien des années déjà, par un arrêt de la CJUE affirmant la primauté du droit européen sur leurs propres droits nationaux , ils surent qu’ils étaient près du but car ils avaient entendu leur magnifique Pinocchio parler ! parler de sa propre voix ! Si elle parlait, c’est que la vie était entrée en elle. Depuis, ils redoublent d’efforts pour qu’elle ait tous les attributs d’une vraie nation, vivante. Aux sceptiques qui leurs disent que la ressemblance ne suffit pas, que la vie ne vient pas par magie à une sculpture, aussi réussie soit-elle, ils n’en démordent pas : elle a parlé, elle est vivante. Comment les détromper ?

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  • serge // 26.05.2020 à 17h54

    Bon, on va attendre la fin des discussions de marchand de tapis (Barnier vs UK) du Brexit, ce me semble fin 2020, pour se faire une idée de comment on peut planter l’UE. Et après, une série de XXXit serait bienvenue… Au point où on en est, quelque mois de plus ne changeront pas grand-chose.

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