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8.avril.20208.4.2020 // Les Crises

Coronavirus : y a-t-il eu retard à l’allumage au sommet de l’Etat ?

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Source : Olivier Beaumont et Nathalie Schuck, pour Le Parisien

La crise est d’une ampleur et d’une gravité inédites, mais certains, dans les arcanes du pouvoir, reprochent à l’exécutif de ne pas avoir réagi assez vite, assez fort face à l’épidémie de coronavirus.

En semant le doute sur l’état de préparation de l’exécutif, la ministre démissionnaire Agnès Buzyn a ouvert la boîte de Pandore. Sous couvert de « off », même s’il est toujours aisé de juger après coup, des langues se délient dans les arcanes du pouvoir pour regretter un manque d’anticipation, en dépit du principe de précaution. Retour factuel en quatre questions.

En retard d’une guerre ?

L’exécutif a-t-il réagi au jour le jour, perdant du temps face au Covid-19, alors que les membres du conseil scientifique qui épaule le président s’accordent à dire que le nombre de cas double « tous les quatre ou cinq jours » ? A l’Elysée et Matignon, la prise de conscience de la gravité de la crise date de fin janvier. « A ce moment, on comprend qu’il faut se préparer à quelque chose de conséquent », assure un conseiller.

Dans les réunions à Matignon, Buzyn fait alors cet aveu, de nature à inciter à prévoir le pire : « Il faut accepter de dire qu’on ne sait pas tout. » Elle démissionne pourtant le 16 février et, dix jours plus tard, le match OL-Juventus est maintenu à Lyon sous le tollé, sur « arbitrage du président », regrette un ministre. Le 27 février, après le premier mort français, Emmanuel Macron fait sa première sortie, à la Pitié-Salpêtrière. « Ce matin-là, le professeur Eric Caumes lui dit droit dans les yeux qu’on va tout droit vers un scénario à l’italienne et que le virus se propage plus vite que ce qu’on imagine. C’était il y a trois semaines… et on a laissé venir », se désole un stratège de la macronie.

Les premières mesures tombent, progressivement : fin des réunions de plus de 5 000 personnes (28 février), puis de plus de 1 000 (8 mars). Le 11 mars, un fidèle du président confie : « Il ne veut pas d’un pays à l’arrêt, comme en Italie. » Au gouvernement non plus, on ne veut pas de « quarantaine généralisée ». Mais le lendemain, 12 mars, avant la première allocution du président, le conseil scientifique alerte sur le risque que « 50 % » des Français soient touchés avec « des centaines de milliers de morts », faute de mesures fortes.

Il suggère fermeture des écoles, télétravail, fin des rassemblements de masse, mais prévient que ça ne suffira pas et que la quarantaine en Chine a été efficace. Le confinement en France entre en vigueur, cinq jours plus tard. « On gère de l’urgence permanente. Résultat, le doute est permanent! » tonne un ministre, pour qui la crise, évolutive, oblige à s’adapter pas à pas. Une défense que les experts dynamitent : « Depuis le 3 janvier, les Chinois partagent leur expérience. On a superbement ignoré leurs décisions et moqué celles de l’Italie. »

Une stratégie « entre deux » ?

Dans une note diffusée début mars, le professeur en criminologie Alain Bauer constate : « Les Etats hésitent entre traiter (le Covid-19) comme une grosse grippe », comme la Grande-Bretagne dans l’espoir, contesté, d’immuniser sa population, et « des dispositifs sécuritaires et de confinement collectif inédits », comme la Chine.

En France, le confinement n’est « pas généralisé », assure le gouvernement. « C’est la guerre… mais pas trop ! », raille un Marcheur. Les limites du « et en même temps » ? Le président, qui revendiquait en début de mandat la posture de Jupiter, a favorisé cette fois le « consensus » pour ne pas ajouter à la crise sanitaire une crise politique. Au risque d’être accusé de ne pas trancher, alors que la classe politique était fracturée et son gouvernement, lui-même scindé. Exemple : sur les municipales, François Bayrou, suivi par plusieurs ministres, était pour un report ; et Edouard Philippe pour le maintien.

Un conseiller ministériel tempête, visant aussi le conseil scientifique : « Il faudra que tout le monde se regarde devant la glace. Maintenir le premier tour, c’était une pure folie! » Dans son avis du 12 mars, le conseil scientifique relevait ainsi qu’il n’y avait pas de danger à aller voter, et sortait de son rôle en mettant en garde l’exécutif : reporter, c’était courir le risque d’être suspecté d’un « calcul politique », alors que LREM était en position défavorable.

Le risque de cette stratégie « entre deux » : des injonctions contradictoires. Jusqu’à la décision de fermer les lieux de loisirs, « on a répété aux Français qu’il fallait que la vie continue », constate une figure de la macronie, encore interloquée par la sortie au théâtre du couple Macron le 6 mars.

La crainte du « coup de freinage » économique ?

Un haut responsable du pouvoir confie, sous couvert d’anonymat : « Il ne faut pas se leurrer, la priorité du départ n’était pas 100 % sanitaire, mais économique. Il fallait tout faire pour rassurer les milieux économiques et financiers ». Sur ce terrain, la prise de conscience a été très rapide face au danger que l’économie s’écroule.

Dès le 3 mars, un ministre questionné par notre journal s’alarme ainsi de l’impact « monstrueux » sur les défaillances d’entreprises. A Matignon, le directeur de cabinet du Premier ministre, Benoît Ribadeau-Dumas, répétait qu’il fallait « freiner » l’épidémie, mais pas « bloquer » le pays. Et Bruno Le Maire, à Bercy, tirait très tôt la sonnette d’alarme.

Des scientifiques dans le brouillard ?

Sur RTL, le président du conseil scientifique Jean-François Delfraissy a fait ce louable aveu, « à titre personnel » : « Je reconnais ne pas avoir pris la mesure du fléau fin janvier ». « On a raisonné en pourcentage, plutôt qu’en nombre », déplore un expert, qui fait le calcul : 2 % de mortalité, c’est peu sur le papier, mais nettement plus alarmant si une part importante de la population est impactée.

Quid du principe de précaution ? En 2009, face à la menace du virus H1N1, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot avait commandé sous les quolibets 94 millions de vaccins. « L’heure est venue de la réhabiliter pour avoir préparé le pays à une pandémie. Comme Xavier Bertrand qui, hors de toute crise, avait commandé des millions de masques au cas où », salue le criminologue Alain Bauer. « Dire qu’on a sous-estimé le risque, c’est un peu facile après coup, achève un conseiller de l’exécutif. La seule chose que je peux affirmer, c’est que tout le monde savait depuis le début qu’on était face à un virus émergent et qui pourrait muter. »

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Commentaire recommandé

Renard // 08.04.2020 à 07h19

Non, il n’y a pas eu de retard à l’allumage.
C’est délibérément que l’Etat a choisi de ne rien faire.
C’est idéologiquement qu’il a opté pour le scénario de la grosse grippe et de l’immunité collective. Et pour des raisons financières.
Je ne crois pas qu’il se soit ravisé pour des raisons humanistes. Mais par peur, si un scénario à l’Italienne se développait, que son image soit ternie. Pour le reste, son unique préoccupation est de faire redémarrer le bousin au plus vite.
A preuve sa volonté, désormais, de développer les tests sérologiques, ceux qui permettent de remettre la population au travail, plutôt que ceux qui aident à savoir si vous êtes infecté et donc à vous soigner.

70 réactions et commentaires

  • Renard // 08.04.2020 à 07h19

    Non, il n’y a pas eu de retard à l’allumage.
    C’est délibérément que l’Etat a choisi de ne rien faire.
    C’est idéologiquement qu’il a opté pour le scénario de la grosse grippe et de l’immunité collective. Et pour des raisons financières.
    Je ne crois pas qu’il se soit ravisé pour des raisons humanistes. Mais par peur, si un scénario à l’Italienne se développait, que son image soit ternie. Pour le reste, son unique préoccupation est de faire redémarrer le bousin au plus vite.
    A preuve sa volonté, désormais, de développer les tests sérologiques, ceux qui permettent de remettre la population au travail, plutôt que ceux qui aident à savoir si vous êtes infecté et donc à vous soigner.

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    • X-101 // 08.04.2020 à 07h27

      Réponse parfaitement exprimée , néanmoins la peur qui a fait réagir notre gouverne-ment n’évite pas le danger d’une image définitivement ternie.

        +10

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      • Rond // 08.04.2020 à 10h18

        Bah, faisons confiance aux Français. Ils ont la mémoire si courte, tellement courte. il n’est pas de future crise qui ne fasse oublier la précédente. Et quelque chose me dit que la suivante est déjà là, en réalité ; vous savez, celle qui a été escamotée par le coronatruc.
        Où sont passés les masques ? Pas de commande, pas de livraison. A moins que certains opportunistes en aient fait de la confiture ?
        Tenez bon et gardez-vous bien !

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        • fanfan // 08.04.2020 à 22h02

          « Où sont les masques ? » Un doc qui décortique trois semaines de déclarations pour le moins étranges, sinon oxymoriques, qui ont réduit les professionnels de santé à une attente toujours vaine, et les ont exposés, avec leurs patients, à un risque toujours plus élevé.

          Il y avait des masques et en même temps il n’y en avait pas.
          La France était prête et en même temps elle ne l’était pas.
          Ah, si les envolées compassionnelles et le lyrisme louangeur, promulguant l’héroïsme de nos soignants, avaient pu se traduire en masques, tests, blouses, gel et gants : mais après tout qu’y peut le gouvernement ? Vous savez bien que les français sont irresponsables.

          https://www.youtube.com/watch?v=GCSjpYVC9Dw

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        • cagnote // 08.04.2020 à 22h06

          Cette fois c’est différent!
          Tous les soignants et médecins ont été lourdement impactés alors qu’ils alertent de puis deux ans un Macron méprisant! De nombreuses familles sont touchés par les déces de proches ou d’amis!
          Déjà de nombreuses plaintes sont déposées
          Une pétition rassemblant déjà 400000 signatures contre Philippe et Buzin est en cours.
          Cela ne fait que commencer.

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    • Basile // 08.04.2020 à 07h43

      tous ces euronouilles, se basant sur une population UE de près de 500 millions d’habitants de 27 pays, se sont pris pour des lions. Ils ont alors dit sans rire : « l’UE a les meilleurs labos du monde ».

      on a aussi la plus belle avenue du monde. Y a pas que les chevilles qui enflent.

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    • Janssens // 08.04.2020 à 07h47

      Entièrement d’accord d’autant qu’il est désormais de notoriété publique que notre cher président dispose d’autant d’empathie que d »authenticité. Pour les plus naifs, son dernier numéro à la TV avec un affichage soit disant en temps réel pour les malentendants alors qu’il lit très manifestement un prompteur. Pourquoi ne pas avoir simplement donné le discours pour qu’il apparaisse en toute simplicité sinon, encore une fois et dans un contexte dramatique, vouloir manipuler la population. Pathétique je vous dis.

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      • Alfred // 08.04.2020 à 09h38

        N’hésitez pas à l’afficher partout autour de vous : « Tchao pantins(s) ».

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    • Emile // 08.04.2020 à 08h11

      J’ai l’impression que dans cette histoire la principale utilité du « conseil scientifique » est de diluer la responsabilité. Le conseil a validé le maintient des élections alors que plus elles se rapprochaient plus on voyait la vague arriver.

      L’exécutif suit les recommandations d’un conseil qu’il a lui même nommé. Comme ça si c’est un carnage, il pourra dire qu’il n’a fait que suivre « les experts » (c’est pas moi). Le conseil, lui, dira qu’il « n »y avait pas consensus ». Bref, c’est la faute de personne. Personne n’est responsable. Tout le monde se renvoie la balle

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      • beserker // 08.04.2020 à 11h01

        Le conseil n’a pas validé le maintient des élections. Ne pas oublier que c’est les politiques qui prennent les décisions et pas les conseils, qui ne sont la que pour conseiller.

        https://www.youtube.com/watch?v=6bTtHFayj5I

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      • RGT // 08.04.2020 à 11h58

        Le « conseil scientifique » est composé de gugusses qui sont employés et payés par le gouvernement.
        Comme de très nombreux « experts » qui nous assènent la parole divine à la moindre occasion.

        Comment voulez-vous que ces personnes n’approuvent pas totalement par des raisonnements biaisés les décisions qui leurs sont suggérées.

        Et comme ils sont « experts », ils utilisent des arguments d’autorité pour valider les décisions qu’ils approuvent, puis viennent ensuite jouer les pleureuses corses en prétendant qu’ils ont « minimisé » les conséquences de leurs « analyses éclairées ».

        Comme toujours, il suffit de suivre les liens de subordination pour tout comprendre.

        Si un « expert » n’est pas d’accord et se montre un peu trop pugnace (très peu probable, ils sont sélectionnés pour leur servilité) il sera immédiatement viré, stipendié, discrédité et on trouvera immédiatement un remplaçant attiré par le goût suave de la soupe qui lui sera servie.

        Il faudrait que tous les « experts » soient réellement indépendants de toute forme de subordination.

        Et la première action digne d’une VRAIE démocratie consisterait à virer sans indemnités tous les opportunistes en saisissant leurs biens fort mal acquis pour indemniser les victimes de leur « conseils avisés ».
        Et je ne vous parle même pas du sort qu’il faudrait réserver aux « grands décideurs » qui envoient chaque jour la population au casse-pipes pour préserver leur propres intérêts au détriment de 99% de la population.

        Cette pandémie nous permet enfin de voir au grand jour le vrai visage des « élites » et j’espère simplement que cette fois la population en gardera le souvenir éternel.

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        • jean-pierre Georges-pichot // 09.04.2020 à 07h36

          D’accord, mais inutile d’épiloguer. La cause est entendue depuis longtemps. Dès les années soixante, Guy Debord disait : « le meilleur expert, c’est l’expert qui ment ».

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    • Chris // 08.04.2020 à 20h01

      « Les statistiques ne pleurent pas », avait coutume de dire l’abbé Pierre.

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    • step // 09.04.2020 à 11h37

      les préfets ont reçu consigne de relancer le plus rapidement possible les chantiers.
      Le gvt est pris entre 2 feux :
      1/ Sauver sa gueule en évitant d’être le « pire pays en terme de gestion de crise ».
      2/ Sauver la gueule du statut quo économique précédent histoire d’éviter tout changement dans la pyramide des richesses.

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  • daumy // 08.04.2020 à 07h39

    le plan pandemie pourquoi est il aux oubliettes
    des interets en jeu
    lesquels

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    • fanfan // 08.04.2020 à 21h09

      La crise H5-N1 de 2005/2009 a poussé la France à produire un plan national de prévention et de lutte « Pandémie grippale », mis à jour en 2009 puis en 2011.
      Document d’aide à la préparation et à la décision / plan national de prévention et de lutte « Pandémie grippale » ; ref doc : n°850/SGDSN/PSE/PSN Octobre 2011
      https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/Plan_Pandemie_Grippale_2011.pdf

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  • Santerre // 08.04.2020 à 07h41

    C’est qu’en plus, ils avaient viré la batterie après la date de péremption et décidé de ne pas en racheter une. Et aussi, depuis 10 ans, ils laissaient fuir l’huile moteur et le liquide de frein car superflu, ils ont laissé les pneus lisses se dégonfler ( gonflage trop cher), et ils ont revendu freins, embrayage, volant, essuie glace à des potes du privé en prévoyant de leur louer en cas de besoin seulement.
    Quand on bâti patiemment, systématiquement une épave, on ne peut pas parler d’un simple retard à l’allumage.

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  • Astap66 // 08.04.2020 à 07h46

    Bon, on avait déjà la réponse à cette question, sur ce site, mais c’est intéressant de revoir les étapes.
    Au delà la la poursuite des politiques devant la Haute Cour de Justice, j’aimerais que l’on puisse mettre le nez de ceux, dans la haute fonction publique, qui ont conduit à ces décisions (diminution des lits en réa, absence de réserves stratégiques de masques, d’équipements) devant leurs propres responsabiltés, pour les obliger à s’expliquer devant une commission d’enquête. Et ceux qui seraient responsables devraient subir une sanction disciplinaire. Pas forcément la révocation, mais la rétroagradation (si c’est possible) ou en tout cas une mutation disciplinaire leur retirant leurs responsabilités.

      +14

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    • Jugnot // 08.04.2020 à 07h51

      Et promouvoir ceux qui ont à cœur l’intérêt de la population, le bien commun!

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    • calal // 08.04.2020 à 08h28

      « Pas forcément la révocation, mais la rétroagradation »

      oui c’est le principe de peter: li faut qu’ils descendent d’un echelon et que l’un de leur subordonne soit promu a leur place. Et on fait ca jusqu’a ce qu’il y a des gens competents a chaque echelon.
      Pas de raison qu’il n’y ait que les gens du bas soumis a des objectifs a atteindre.
      Pas de raison a part le deux poids deux mesures…

      Premiere chose,punir dans les urnes les partis TINA (ps,lr,lrem) jusqu’a ce qu’ils se decident a avoir des candidats qui ne bouffent pas de homards,qui ne montrent pas leur sexe sur internet,ne se vendent pas pour trois costumes et une demi-mondaine et qui ont plus de 100 de qi…

        +18

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    • Bats0 // 08.04.2020 à 11h53

      On peut toujours rêver. Ce sont des intouchables ces haut-conseillés; il est bien là aussi le problème avec un statut de fonctionnaire qui leur permet dans le pire des cas, juste une mutation.
      Le boulanger, s’il fait du pain pas terrible, la sanction est conséquente : de moins en moins de client, jusqu’à la fermeture de la boulangerie… Et pareil pour de nombreux corps de métier. Mais pas pour la fonction public.
      Après je ne dis pas que les sanctions doivent être systématiques : une erreur, au placard, non ce n’est pas possible. Mais on ne peut pas conserver toute cette incompétence, au prétexte d’être immunisé du fait de notre statut.

        +2

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      • Bissecan // 08.04.2020 à 20h38

        Tout le monde ne se rend pas compte que le pain est moins bon. En ce moment beaucoup souffrent d’agueusie et continuent à lire des blogs.

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    • RGT // 08.04.2020 à 12h11

      Les mettre devant une commission d’enquête ?

      Déjà, il faudrait savoir qui désignerait les membres de cette commission…

      C’est pas gagné.

      Et nous aurions ensuite droit au célèbre « responsable mais pas coupable », magnifique joker qui permet aux « élites » de faire « amende honorable » dans une splendide auto-flagellation médiatique (avec bien sûr une armure protectrice cachée sous les costards).

      Bref, le « kit prêt à l’emploi » pour passer entre les mailles du filet sans passer par la case embastillement (pourtant bien méritée) et une absolution permettant de revenir aux « affaires » une fois le calme revenu et la mémoire des poissons rouges effacée.

      Un grand spécialiste peut vous en parler : Ce cher Fabuis qui n’en est pas à son coup d’essai et qui continue à nous pourrir la vie malgré toutes les casseroles bruyantes qu’il traîne derrière lui.

      Les « commissions d’enquête » ne sont là que pour calmer les gogos et rien d’autre.

      Du pipeau, comme pour toute annonce de tous les gouvernements de cette planète.

        +7

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    • fanfan // 08.04.2020 à 21h44

      Jean Gadrey, 26/03/2020 – Covid-19. Un scandale d’État plus grave que celui du sang contaminé
      https://blogs.alternatives-economiques.fr/gadrey/2020/03/26/covid-19-un-scandale-d-etat-plus-grave-que-celui-du-sang-contamine

      Si cela se confirme, la justice, qui sera saisie (cela a commencé), sera amenée à prononcer de lourdes condamnations. Je ne suis pas juriste mais selon moi les fautes commises dans la gestion sanitaire et politique de la crise actuelle sont plus graves que celles des protagonistes principaux de l’affaire du sang contaminé. Nous allons voir pourquoi.

        +1

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  • yann // 08.04.2020 à 08h20

    Le 28 février, le pays était mobilisé autour de la cérémonie des Césars et des problématiques associées.
    Pas forcément un choix judicieux de priorités à cet instant, mais bon…peut-etre qu’en remplaçant Sibeth Ndiaye par Florence Foresti on arriverait à quelque chose.

      +6

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  • Bisounours // 08.04.2020 à 08h22

    Pas seulement de retard à l’allumage mais une épave conduite en état d’ivresse.
    Pas de test donc les tests ne servent à rien. Pas de masques donc les masques ne servent à rien. Pas de stratégie donc on confine tout le monde et on test l’obéissance de la population. Et on va pouvoir mettre en place une surveillance pour tous 24/7/365 avec un prétexte imparable.

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    • calal // 08.04.2020 à 08h31

       » Et on va pouvoir mettre en place une surveillance pour tous 24/7/365 avec un prétexte imparable. »

      Et dans le meme temps,on permet genereusement aux gens de telecharger sur leur telephone une autorisation de deplacement facilement reutilisable. Sauf qu’il faut donc avoir son telephone sur soi lorsqu’on se deplace. Donc pouvoir etre trace.

      Tandis que si on a son autorisation papier et pas de telephone, on ne peut pas etre trace…

      ps: je me demande si un programme informatique ne va pas pouvoir dresser des contraventions automatiquement s’il constate une difference entre les donnees GPS du telephone et l’autorisation electronique stockee dans sa base de donnees…

        +18

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      • Didier // 08.04.2020 à 13h33

        Ne vous demandez pas « si », mais « quand ». Techniquement c’est tout à fait faisable.

        Là-dessus, personne n’a obligé les Français à s’équiper en masse de téléphones portables ; je me souviens même d’une époque – vous n’allez pas me croire – où ils n’existaient pas, et ça n’allait pas plus mal pour autant…

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      • Marie Pan-Pan // 08.04.2020 à 18h46

        Et puis rédiger au stylo son petit papier de sortie exerce la main et la mémoire.
        Je peux à présent réciter les yeux fermés ce doux poème administratif à qui veut l’entendre:) Heureux les non-smartphonisés, heureux les fixes.

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  • Linder // 08.04.2020 à 08h36

    Macron a préféré le déshonneur au confinement. Il aura le confinement et le déshonneur. Toute ressemblance avec un aveuglement des élites politiques française dans la 2ème moitié des années 30 n’est malheureusement pas une coïncidence.

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  • Eric83 // 08.04.2020 à 09h23

    Pour ceux qui souhaitent lire autre chose qu’un article d’un média MSM du 18mars.

    Savoir et prévoir – Première chronologie de l’émergence du Covid-19

    « Que pouvait-on savoir et prévoir de l’actuelle pandémie et de son arrivée sur le territoire français ? Premiers éléments de réponse à partir d’un corpus bien défini : le très réputé magazine « Science », et les déclarations de l’OMS depuis fin décembre 2019. »

    https://laviedesidees.fr/Savoir-et-prevoir.html

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    • Christian // 08.04.2020 à 15h05

      Merci Eric dans le Var d’avoir partagé cet article important.

      Je retiens ceci :

      Le 30 Janvier, Science rapporte que l’OMS considère désormais le nouveau coronavirus comme une urgence de santé publique au niveau mondial (Public Health Emergency of International Concern)…Comme l’explique le docteur Tedros, directeur de l’OMS : « la raison principale de cette déclaration n’est pas ce qui est en train d’arriver en Chine, mais ce qui est en train d’arriver dans d’autres pays. ». Ou plutôt ce qui n’est pas en train d’arriver : pour l’OMS, il faut que chaque pays se prépare.

      Macron n’arrête pas de dire qu’il a réagi bien avant que l’OMS ne sonne le tocsin, encore un mensonge d’Etat.

      Résultat, hier Trump menacait de suspendre la contribution américaine à l’OMS!

        +5

      Alerter
  • Jeanne L // 08.04.2020 à 09h28

    Ce témoignage de Benjamin Amar, militant CGT, figure des grèves contre les (contre)-réformes Macron, défenseur de l’hôpital public, qui « revient de l’enfer » de la réanimation, dit bien qu’il n’est pas question d’union ou d’unité sacrée, mais que des comptes sont à exiger de ces paltoquets, de cet histrion prenant la pose qui nous gouverne et de ce système inique qui roule en roue libre en faisant marcher la planche à billets et en rachetant en douce toutes les entreprises à leur plus bas (car cela s’amplifie), pendant que les gens meurent et pendant ce temps là on remet les prolos au taf sans protections (qui ne servent à rien d’ailleurs quand on n’est pas à l’abri à l’île de Ré) : https://www.facebook.com/benjamin.amar.777/videos/10216340019605543/
    Honneur et courage à B. Amar.

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    • fanfan // 08.04.2020 à 21h25

      « Crise de l’hôpital : si, monsieur Macron, vous étiez prévenu ! » Dossier jeudi 2 avril 2020
      https://www.humanite.fr/dossiers/social-eco/crise-de-lhopital-si-monsieur-macron-vous-etiez-prevenu-dossier-687253
      En 2008, jeune inspecteur des finances, Emmanuel Macron avait en grande partie rédigé le rapport de la commission Attali « pour la libération de la croissance française ». Outre la « décision fondamentale 20 » prescrivant 20 milliards d’euros de réduction des dépenses publiques chaque année et pendant cinq ans, y était formulée « l’externalisation des services périphériques à l’offre de soins, dont les achats de matériel médical ». Douze ans plus tard, l’hôte de l’Élysée lance une grande offensive pour reconstituer les stocks de masques, gants et autres respirateurs…

        +2

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      • fanfan // 08.04.2020 à 21h28

        Rapport de la commission Attali « pour la libération de la croissance française »
        https://www.vie-publique.fr/sites/default/files/rapport/pdf/084000041.pdf

        Décision fondamentale 20
        « Réduire dès 2008 la part des dépenses publiques dans le PIB. Cette réduction devra atteindre 1 % du PIB par an à partir de 2009, soit 20 milliards d’euros de réduction par rapport à la tendance par an pendant 5 ans. »

        LA SANTÉ, UNE CHANCE POUR LA CROISSANCE (p.70)

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      • fanfan // 08.04.2020 à 21h35

        À 63 reprises entre 2011 et 2018, la Commission européenne a recommandé aux États membres de l’UE de privatiser certains pans du secteur de la santé ou de réduire les dépenses publiques en matière de santé.
        Aujourd’hui, le manque de personnel, d’unités de soins et d’équipements médicaux dans les hôpitaux est un résultat direct des politiques d’austérité qui ont détourné l’argent du secteur public vers le secteur privé.

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  • pseudo // 08.04.2020 à 09h28

    > « Depuis le 3 janvier, les Chinois partagent leur expérience. On a superbement ignoré leurs décisions et moqué celles de l’Italie. »

    et HongKong, Taiwan, la corée du sud, ils comptent pour du beurre, très visiblement. Puisque même dans la rétrospective leurs cas n’est pas cité. Je l’ai déjà dit et je le répète, le modèle chinois est le nouvel horizon d’une gouvernance en perte d’idées. Je vous le dis d’avance, cette bataille est déjà perdu et c’est un nouveau front qu’il faut ouvrir.

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  • Arcousan09 // 08.04.2020 à 10h04

    Retard à l’allumage …. c’est un crime de lèse majesté manifeste —-> confinement des responsables
    Rendre obligatoire le port d’un objet, le masque en l’ occurrence, qui n’existe pas revient à faire la quadrature du cercle.
    Autre retard à l’allumage qui se profile: une rupture de stock gigantesque de médicaments indispensables car nos génies de la finance auront tout délocalisé en Chine, aux Indes et comme il n’y a plus de trafic, plus d’approvisionnement en produits princeps qui servent à la fabrication … Cela commence déjà dans les hôpitaux … Combien de morts chez hypertendus, diabétiques, insuffisants respiratoires et autres cancéreux privés de leur traitements …
    Le gouvernement pourra impressionner davantage les foules en prétextant que ces médicaments ne sont pas nécessaires et que le seul responsable est le covid
    CQFD

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    • Arcousan09 // 08.04.2020 à 18h43

      Dernière nouvelle:
      L’institut Gustave ROUSSY de Villejuif …. ose !!!
      Il ose braver les certitudes absolues de nos si géniaux et inspirés Enarques/Banquiers et de la clique « d’experts »
      L’institut qui est un machin peu recommandable bien connu va expérimenter le traitement de Raoult
      Horreur et damnation ….

      C’est pourquoi nous lançons
      aujourd’hui l’étude clinique de phase II :
      ONCOVID
      Cette étude d’envergure nationale, puisqu’elle associe 10 hôpitaux de notre pays, promue par Gustave Roussy, va nous permettre de tester l’efficacité d’une combinaison d’hydroxychloroquine et d’azithromycine sur une cohorte de 1 000 patients atteints d’un cancer et touchés par le Covid-19, mais aussi d’évaluer les effets indésirables potentiels. Si les résultats sont positifs, ce traitement spécifique permettra ainsi de sauver de nombreuses vies.

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  • Bernardo // 08.04.2020 à 10h33

    Macron et ses énarques étatiques se croient les plus forts en tout puisqu’on leur a seriné ce lieu commun durant toutes leurs études. Ils savent tout et mieux car ils croient penser mieux alors que ce ne sont que des perroquets qui ne font que répéter ce qu’on leur a entré dans le crâne. Quand la réalité n’est pas ce qu’ils pensent et disent, c’est la réalité qui a tort car eux, ils se pensent rationnels. Mais ce ne sont que des idiots rabacheurs des « vérités » apprises dans les cours de préparation aux concours, et du plus « prestigieux » dans la pensée des énarques et autres croyants de la religion des diplômes: celui de l’ENA.

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    • Catalina // 08.04.2020 à 11h09

      ce sont des fanatiques, en cela, on ne peut pas compter sur eux pour être rationnels….

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    • Bats0 // 08.04.2020 à 13h05

      Le plus dramatique, c’est qu’il y a pire qu’eux (Macron et ses énarques étatiques), suffit de regarder de l’autre côté de l’Atlantique, ce qu’ils sont en train de faire de leur « Nouveau Monde ». Et nous peuple du vieux continent, on se soumet au bien vouloir de cette nouvelle dictature (pour le bien être de leurs aînés qui ont pu cotisé à travers les Hedge Fond), car on nous a mis dans la tête qu’ils ont été et sont nos soi-disants « sauveurs » du totalitarisme.
      « L’être humain est, au fond, un animal sauvage et effroyable. Nous le connaissons seulement dompté et apprivoisé par ce que nous appelons la civilisation. » Arthur Schopenhauer

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  • Ricard’eau // 08.04.2020 à 10h42

    Il faut le dire, on est gouverné par des gens qui arrivent la ou ils sont, parce qu’ils des  »fils de » ou font partie d’une  »cercle » des gens qui y ont access et non pas par leurs comptences… on rajoute a tout ça un bonne dose de calculs politiques…

    Voilà la résultat

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  • Brigitte // 08.04.2020 à 11h03

    Vous noterez que ce retard à l’allumage n’est pas spécifique à la France, même si il y a quelques particularités, le mensonge d’état relayé à longueur d’ondes par la caste médiatique, politique et pseudo-scientifique. Le nouveau Triumvirat.
    Même le Royaume Uni, pourtant fraichement sorti de l’UE, a montré les mêmes faiblesses, alors que l’Allemagne a mis le turbo. Boris Johnson, dont la politique se veut protectionniste, reste prisonnier d’une idéologie libérale qui refuse l’interventionnisme de l’état.
    Cette crise a bien montré que l’UE n’était que le cache-sexe de la finance internationale, incapable de coordonner quoi que ce soit. C’est une affaire entendue et c’est tant mieux. Par contre, l’idéologie qui lui sert de liant a empêché les nations qui la composent de lutter efficacement. Seule la nation dominante s’en sort bien.
    J’espère qu’E. Todd nous sortira sans tarder une analyse de la crise comme il sait si bien le faire.

      +7

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  • Catalina // 08.04.2020 à 11h08

    Ma question est  » y a t-il eu démarrage » ? Parce que avec ce régime, je vois surtout qu’on creuse sur place….
    Il n »y a rien pour nous aider à vaincre ce virus, démunis d’absolument tout, on ne peut pas dire que la France d’en haut à été en retard, elle n’a m^me pas encore pris la route ! ah, le confinement de tous est la mesure ? bizarre, dans des pays avec 1000 fois de gens au kilomètre carré, il y a moins de contamination SANS CONFINEMENT ?
    Qui BONO ?

      +8

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  • Catalina // 08.04.2020 à 11h24

    « L’un des secrets les mieux cachés dans la cacophonie de la panique et du terrorisme médiatique provoqués par l’actuelle pandémie COVID-2019 est la réussite avec laquelle le Nicaragua, un petit pays pauvre situé dans l’une des régions les plus exposées au changement climatique de la planète, a confronté l’arrivée du nouveau coronavirus. »
    https://www.legrandsoir.info/nicaragua-et-covid-19-le-secret-le-mieux-garde-des-medias-occidentaux.html

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  • Lole // 08.04.2020 à 11h57

    On est passés à une revue de presse uniquement Covid 19 sur Les crises.
    1 coup de stabilo.
    Il ne se passe plus rien dans le monde.
    La crise financière est due au Covid…
    On aimerait a en parler, tiens, avoir une courbe de mortalité mois par mois avec le rapport sur les années précédentes, c’est possible ça ?

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    • Eric83 // 08.04.2020 à 12h47

      Il y en a qui regardent plus loin que le doigt.

      COVID-19, l’ami des dominants : un texte écrit par l’équipe de L’ardeur, association d’éducation populaire politique

      Pour ce gouvernement anti-populaire, engagé dans une politique de destruction de la protection sociale et de répression policière des colères, des mobilisations et des insurrections qui en découlent, le COVID-19 permet de réaliser plusieurs tests en grandeur nature :

      – Test de contrôle de la population (répression, prison, hélicoptères, drones, communications).

      – Test d’obéissance de la police dans ce contrôle des populations.

      – Test de privatisation-dislocation de l’éducation nationale transférée en e-learning.

      – Test d’avancement de la vidéo-médecine à distance.

      – Test de soumission des médias, de la population et des gauches (union nationale oblige).

      – Test de démolition avancée du droit du travail.

      http://www.ardeur.net/2020/04/covid-19-lami-des-dominants/

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      • Lole // 08.04.2020 à 13h36

        Tu penses que si je dis ca je ne regarde pas plus loin que le doigt ?
        Justement je trouve qu’on focalise un peu sur le Docteur Raoult par ici, et que mettre des liens de la presse mainstream n’apporte pas ce qu’habituellement les crises apportent.
        Heureusement pour moi, je ne consulte pas que ce site la…
        Merci pour le lien. J’en parlais il y a dix minutes avec un ami (par téléphone bien sur :))

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        • Narm // 08.04.2020 à 14h28

          non, il rebondit sur l’opportunité
          on ne parle plusde rien, pendant ce temps des magouilles énorme se passent tranquillement

          on en est où avec les US qui visent encore une fois le venezuela ?

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          • Casimir Ioulianov // 08.04.2020 à 15h07

            Le Venezuela a annoncé qu’ils mobilisaient les gardes frontières et les gardes côtes et a rappelé quelques régiments de la réserve suites aux annonces de Baer.
            Quelque chose me dit que Maduro veut éviter de se faire faire une Noriega.

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            • Philippe, le Belge // 08.04.2020 à 18h47

              Oui, et pendant celà, en Equateur, Correa (qui heureusement pour lui, habite chez nous en Belgique avec sa femme et ses gosses) se fait faire une Lula, condamné pour corruption!

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          • Chris // 08.04.2020 à 20h15

            la France et la Grande-Bretagne, envoient leurs navires de guerre dans les Caraïbes.
            https://reseauinternational.net/lotan-en-armes-pour-combattre-le-coronavirus/
            Les deux navires européens se positionneront dans les mêmes eaux caribéennes à proximité du Venezuela : c’est là qu’arrive la flotte de guerre -avec les plus modernes navires de combat de littoral (construites aussi par l’italienne Leonardo pour l’US Navy) et des milliers de marines- envoyée par le président Trump, officiellement pour bloquer le narcotrafic.
            L’objectif de l’opération, appuyée par l’OTAN, est de renforcer l’étau de l’embargo pour étrangler économiquement le Venezuela (pays qui a les plus grandes réserves pétrolifères du monde), dont la situation est aggravée par le Covid19.
            Je ne pense pas que la Russie laissera faire (Rosneft a des part dans PDVSA), d’autant qu’elle dispose d’un bras de levier dans la guerre du pétrole déclarée le 8 mars par l’Arabie Saoudite :
            https://www.courrierinternational.com/article/enquete-rosneft-le-geant-petrolier-russe-au-chevet-du-venezuela

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            • Narm // 09.04.2020 à 14h15

              une autre guerre,une vrai serait-elle en cours ?

                +0

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    • Changi // 08.04.2020 à 14h25

      Regardez les rapports de l’INSEE. Au 23 mars moins de morts en 2020 qu’en 2018 pour le mois de mars.
      Sinon https://www.euromomo.eu. Il y a bien sûr un temps de retard et le pic de mortalité française n’est pas encore pris en compte. Mais cela permet de comparer sur plusieurs années..
      https://swprs.org/a-swiss-doctor-on-covid-19/#latest
      Un bon site en anglaid

        +0

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  • Berrio // 08.04.2020 à 13h01

    De 1995 à 2013 , 63000 lits ont disparu à l’hôpital.
    Depuis 2013, encore 13000
    Tous responsables, tous coupables !

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  • Ben // 08.04.2020 à 13h39

    Le match de foot, certes. Les élections, bien sûr.
    Mais pourquoi personne ne parle de la manifestation féministe du 8 mars, reconnue comme un accélérateur de l’épidémie dans tous les autres pays, mais pas en France ?

      +5

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  • fanfan // 08.04.2020 à 23h40

    La pandémie de coronavirus génère des pénuries d’équipements médicaux essentiels au combat contre la maladie, posant avec acuité la question de la dépendance française à des produits et machines fabriqués à l’étranger (AFP / Damien MEYER)

    Tests de dépistage
    Fin mars, la France réalisait 12.000 tests quotidiens reposant sur la technique RT-PCR, une méthode d’amplification du matériel génétique du virus. La Corée du Sud ou à l’Allemagne revendiquent 300.000 à 500.000 tests hebdomadaires.
    Sur le marché des tests RT-PCR, « il y a « beaucoup de marques allemandes, italiennes, américaines et de moins en moins de boîtes françaises », regrette le docteur Claude Cohen, président du Syndicat des biologistes médicaux français.
    Le groupe français bioMérieux développe tout de même trois tests de diagnostic, et le franco-britannique Novacyt a obtenu le feu vert de l’Institut Pasteur pour le test de sa filiale Primerdesign.
    La pénurie concerne surtout les réactifs et les écouvillons, des bâtonnets utilisés pour effectuer les prélèvements.
    En France, « on avait oublié l’industrie qui les fabriquait (…) C’est une question de délocalisation », déplore le Dr François Blanchecotte, qui préside le Syndicat français des biologistes et souligne la prééminence de firmes asiatiques sur le marché.

      +1

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  • fanfan // 08.04.2020 à 23h41

    Respirateurs
    L’allemand Dräger, le suédois Getinge, les américains GE Healthcare et Resmed… le marché des respirateurs ne compte pas de poids lourd français.
    « La filière des dispositifs médicaux en France demeure essentiellement composée de PME (93%) », confirme le Syndicat national de l’industrie des technologies médicales dans son panorama 2019.
    Autre handicap, « la complexité et la longueur du process d’inscription d’un dispositif médical », qui pousse « 41% des entreprises interrogées » à renoncer à mettre un produit sur le marché », expose Laurence Comte-Arassus, présidente de Medtronic France.
    La pandémie de coronavirus a malgré tout incité quatre géants industriels français (Air Liquide, Valeo, PSA et Schneider Electric) à se réunir en consortium pour produire 10.000 respirateurs d’ici mi-mai.

      +1

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  • fanfan // 08.04.2020 à 23h42

    Gel hydroalcoolique
    « En temps normal, la France est clairement productrice et exportatrice », essentiellement vers l’Europe, assure à l’AFP Virginie D’Enfert, déléguée générale de l’Association française des industries de la détergence, de l’entretien et des produits d’hygiène industrielle (Afise).
    Hors période de crise, le marché des gels hydroalcooliques n’est d’ailleurs « pas énorme », explique-t-elle. La consommation annuelle dans la grande distribution atteint à peine 450.000 litres (pour 11 millions d’euros de chiffre d’affaires), et 4 millions dans les hôpitaux.
    Si les commandes de la centaine d’adhérents de l’Afise ont été multipliées entre 8 et 10 fois depuis le début de la pandémie, « aujourd’hui, on n’a pas besoin de faire venir de la marchandise d’ailleurs », certifie Mme D’Enfert.
    « Il y a une priorisation sur les services de santé, des magasins qui ont peut-être été moins bien servis et aussi des comportements de stockage », énumère-t-elle pour justifier les pénuries constatées par endroit.

      +1

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  • fanfan // 08.04.2020 à 23h42

    Médicaments
    Pour plusieurs médicaments utilisés en réanimation, « les stocks sont limités et les tensions et inquiétudes des soignants réelles », a admis le gouvernement.
    Dans l’hôpital de Perpignan où travaille Anne Geffroy-Wernet, « le principal souci c’est les curares, ce qu’on donne aux patients endormis quand on a beaucoup de mal à les oxygéner ». 
    « Ca fait plus de dix ans que la France est dépendante de la Chine, et avant c’était l’Inde », note l’universitaire Mondher Toumi, spécialisé dans la santé publique. « 75% des médicaments que nous utilisons sont des génériques, dont la presque totalité est fabriquée en Chine. »
    Le problème ne se limite pas à l’Hexagone: fin mars, neuf grands hôpitaux européens ont lancé un appel à l’aide face à la pénurie de médicaments pour les patients atteints du Covid-19.
    « Il y a dix ans, on était mieux (équipés pour répondre à une pandémie) que maintenant: il y avait encore de la recherche sur les coronavirus, on n’était pas trop loin du Sras » (l’épidémie qui a fait 774 morts essentiellement en Asie en 2002-03) », pense Mme Geffroy-Wernet, présidente du SNPHARE, un syndicat d’anesthésistes-réanimateurs.
    Quant au paracétamol, antalgique courant dont la vente a dû être restreinte, la dernière usine fabriquant en France de la poudre de paracétamol a été fermée en 2008 par le groupe Rhodia. En revanche, certaines usines fabriquent toujours en France des médicaments au paracétamol, comme Sanofi à Compiègne ou Upsa à Agen.

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  • fanfan // 08.04.2020 à 23h47

    Masques
    Emmanuel Macron a fixé un objectif de 10 millions de masques fabriqués par semaine d’ici à la fin du mois, contre 3,3 avant la pandémie. Mais la France a besoin de 40 millions par semaine pour le personnel soignant et les établissements pour personnes âgées.
    En France, « notre doctrine a évolué depuis une vingtaine d’années », observe le think tank Terra Nova dans une note. « Il ne s’agit plus de faire provision d’équipements de protection individuelle (masques notamment), mais de faire le pari d’un approvisionnement à flux tendu, reposant sur une production étrangère, principalement asiatique. »
    L’usine Bacou-Dalloz de fabrication de masques respiratoires à Plaintel, dans les Côtes d’Armor, longtemps seul site de production de masques respiratoires en France, a ainsi fermé dans l’indifférence générale fin 2018.
    D’où les près de deux milliards de masques commandés à la Chine, le mastodonte du marché, qui s’est targué dimanche d’en avoir vendu près du double à des pays étrangers depuis début mars.
    SOURCE : AFP / 07.04.2020

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  • Kasper // 09.04.2020 à 02h13

    Le président du conseil scientifique Delfraissy qui admet qu’il n’a pas tilté que 2% de 70 millions de français ca fait 140.000 morts, c’est juste surréaliste.

    Vas t’en! Quitte le sommet de l’ état et vas peler des patates, si t’es pas fichu de faire une règle de 3…

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    • Kasper // 09.04.2020 à 02h16

      Oubli, d’un zéro…

      C’est 1.400.000 qu’il faut lire (^_^; )

        +0

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  • Clode // 09.04.2020 à 08h16

    Le mari de Mme Buzyn, épidemiologiste a inauguré en 2017 à Wuhan un laboratoire P4 où sont étudiés ces virus.
    Les premiers rapatriés en France travaillaient dans ce laboratoire.
    La France a par ailleurs un consulat à Wuhan.
    Personne ne réagit ?
    Dès la fin janvier, l’urgence est claire : le 30 janvier, l’OMS sonne l’arlerte et fait du coronavirus « une urgence de santé publique au niveau mondial »
    Le 30 janvier, pour The Economist, « les autorités de santé doivent faire un plan
    Le manque de tests n’est pas une fatalité en Europe, comme le montre l’exemple de l’Allemagne : dès janvier, Berlin s’est organisé pour pouvoir tester à grande échelle et commande des masques.
    Le 25 février, la pandémie est officielle
    Le 27 février, The Economist note ,le virus arrive. Les gouvernements ont une quantité de travail énorme à faire
    le 29 février, la majorité détourne un conseil des ministres exceptionnel dédié au Covid-19 pour annoncer l’utilisation de l’article 49-3 sur la réforme des retraites.
    La France a attendu le 11 mars pour créer un conseil scientifique et le 24 mars pour créer un conseil d’anticipation.
    Conseil d’anticipation alors que la maison brûle

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  • tchoo // 09.04.2020 à 17h41

    Le confinement est surtout du à l’incapacité de nos hôpitaux à faire face à une arrivée massive de malades parce que incapable de les détecter pour les isoler. Alors Rose Line à une sacré responsabilité dans la mise en place d’une gestion uniquement comptable des hôpitaux.
    Trop facile de s’exonérer.
    Quand aux gouvernants actuels ils sont tellement enfermé dans leur idéologie qu’ils sont incapables d’anticiper quoique ce soit.
    Et C’est pas fini
    Le chaos arrivé avec le déconfinement

      +1

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