Source : Truthdig, le 01/01/2017

Posté le 1er janvier 2017

Par Chris Hedges

La famille de Betsy DeVos, à droite, choisie par le président élu Donald Trump pour secrétaire à l’éducation, possède une fortune de plus de 5 milliards de dollars. (Andrew Harnik / AP)

Les dernières étapes du capitalisme, prédisait Karl Marx, seraient marquées par un capitalisme mondial incapable de se développer et de générer des bénéfices du même niveau. Les capitalistes commenceraient à dévorer le gouvernement avec les structures physiques et sociales qui les soutenaient. La démocratie, le bien-être social, la participation électorale, le bien commun et l’investissement dans les transports publics, les routes, les ponts, les services publics, l’industrie, l’éducation, la protection des écosystèmes et la santé seraient sacrifiés pour alimenter la frénésie des profits à court terme. Ces agressions détruiraient l’hôte. C’est l’étape du capitalisme final que Donald Trump représente.

Trump prévoit de superviser la dernière grande campagne de pillage par les entreprises de l’Amérique. Ce sera aussi grossier et brutal que le rançonnage des gens désespérés, qui espèrent un miracle face à des emplois sans issue et une dette personnelle ruineuse, qui vont dans les casinos ou dépensent des milliers de dollars pour l’imposture de l’Université Trump. Il va tenter de déchaîner une kleptocratie – le mot vient du grec klépto, signifiant “voleurs”, et kratos, “gouverner”, donc signifiant littéralement “gouverner par des voleurs” – qui rivalisera avec les kleptocraties menées par Suharto en Indonésie et Ferdinand Marcos dans les Philippines. Non pas que Trump et sa famille utiliseront l’influence du gouvernement pour augmenter leur richesse, bien que cela se produira certainement à grande échelle ; mais des centaines de milliards de dollars fédéraux seront détournés dans les mains des copains, des banquiers véreux, des entreprises financières immorales et des gestionnaires de fonds d’investissement scabreux. Les piliers de l’état libéral seront anéantis.

La seule possibilité pour arrêter la destruction planifiée par l’équipe de transition Trump est une résistance continue et la désobéissance civile qui créera une pression populaire pour la destitution. C’est pourquoi je serai à la marche à Washington, D.C., le 21 janvier et que je parlerai ce soir-là lors d’un rassemblement avec Kshama Sawant et Jill Stein.

Trump est impulsif, ignorant et incompétent. Sa corruption et sa cupidité sont si apparentes qu’il peut devenir un fardeau et une gêne pour son parti et la nation, ainsi qu’un danger pour lui-même. Plus il trébuche dans les couloirs inconnus du pouvoir gouvernemental, plus il devient vulnérable. Mais si nous ne sommes pas dans les rues pour tenir le système responsable, il peut s’accrocher au pouvoir et infliger des dommages importants.

Laurence Tribe, professeur de droit constitutionnel à la Harvard Law School, a soutenu que Trump pourrait être destitué en vertu de la “clause des honoraires” de la Constitution. Cette clause interdit à un fonctionnaire fédéral de recevoir d’une puissance étrangère des objets de valeur qui pourraient compromettre la loyauté exclusive due à la Constitution. Les entreprises internationales de Trump le rendent vulnérable, soutient Tribe, à la pression étrangère des pays où il a des actifs. “L’intérêt persistant de Trump dans la Trump Organization et son flux régulier de devises et autres bénéfices provenant de puissances étrangères l’ont mis en situation de conflit avec la clause des honoraires,” écrit Tribe dans The Guardian.

Si, cependant, nous subissons une autre attaque terroriste nationale catastrophique ou débutons une nouvelle guerre, le cadre politique dans lequel on peut mettre en examen et poursuivre Trump afin de le destituer de son poste disparaîtra. La rhétorique du Bureau ovale deviendra effrayante. L’état de sécurité et de surveillance entrera dans l’hyper espace. Toute dissidence, y compris la simple critique du président, sera attaquée comme aidant nos ennemis. Trump et ses kleptocrates, sous le couvert familier de la sécurité nationale et de la guerre, transformeront d’énormes sommes d’argent du gouvernement en biens personnels.

L’équipe de transition de Trump est occupée à adouber sa coterie de kleptocrates. La nomination de Betsy DeVos (d’une famille d’une fortune nette de plus de 5 milliards de dollars) pour devenir secrétaire à l’éducation signifie qu’elle supervisera les plus de 70 milliards de dollars dépensés chaque année au ministère de l’Éducation. DeVos – la sœur d’Eric Prince, fondateur de l’entreprise de sécurité privée Blackwater Worldwide – n’a aucune expérience directe en tant qu’enseignante. Elle a promu une série d’écoles à but lucratif dans le Michigan qui font de l’argent, mais ont obtenu des résultats scolaires déplorables. Elle considère les bourses comme un outil efficace pour canaliser l’argent du gouvernement dans les écoles dirigées par la droite chrétienne. Son but est d’endoctriner, pas d’éduquer. Elle appelle la réforme de l’éducation un moyen de « faire avancer le royaume de Dieu ». Trump a déjà proposé d’utiliser 20 milliards de dollars du budget du ministère pour les bourses. Le système américain d’éducation publique, déjà paralysé par des réductions de budget, sera détruit si Trump et DeVos réussissent.

Le ministère des Anciens Combattants consacre 152,7 milliards de dollars par an pour les allocations aux anciens combattants qui comprennent les soins de santé et le traitement dans les hôpitaux des Anciens Combattants. La semaine dernière, Trump a proposé publiquement de permettre aux anciens combattants d’utiliser les assurances de santé privée. Le PDG de la Cleveland Clinic, Toby Cosgrove (salaire annuel de 2,3 millions de dollars) est l’un des candidats favoris à la présidence du département des Anciens Combattants.

“J’ai dit que nous devions prendre soin de nos vétérans,” a déclaré Trump à des reporters mercredi dans sa villégiature de Mar-a-Lago à Palm Beach, en Floride. “Nous travaillons à améliorer grandement le système pour nos anciens combattants parce qu’ils sont traités très, très injustement.”

“Nous pensons que nous devrions avoir une sorte d’option public-privé, parce que certains vétérans adorent le département des Anciens Combattants,” a-t-il ajouté. “Certainement une option pour avoir un système où les vétérans pourraient choisir tout ou partiellement une assurance privée.”

Tom Price, un Républicain de la Géorgie (fortune de 13 millions de dollars), a été sélectionné par Trump pour être secrétaire à la Santé et aux Services Sociaux. Il envisage d’abolir Obamacare. Il a dit qu’il espère que la Maison-Blanche fasse pression pour la privatisation de Medicare “dans les six à huit premiers mois” de l’administration Trump.

Steve Mnuchin (fortune de 40 million de dollars), un ancien associé de Goldman Sachs et désigné par le nouveau président pour diriger le ministère des Finances, a déclaré à Fox Business que “désétatiser Fannie et Freddie” est l’une des dix principales priorités de l’administration Trump. C’est aussi l’objectif déclaré du directeur du budget choisi par Trump, le républicain Mick Mulvaney (fortune personnelle de 3 millions de dollars), un Républicain de la Caroline du Sud.

La privatisation des prêts hypothécaires garantis par le gouvernement permettrait aux institutions financières d’émettre des titres hypothécaires garantis par le gouvernement. Si les hypothèques échouaient dans le cadre du régime de privatisation, le contribuable paierait la facture. Si c’est un succès, les banques en obtiendraient le bénéfice. Le plan de privatisation équivaut au plan de sauvetage du gouvernement de 2008 pour les grandes banques. Cela pourrait coûter des milliards de dollars aux contribuables.

Le plus gros pactole est de 2790 milliards de dollars possédé ou dus à la caisse de Sécurité sociale. Les kleptocrates travailleront dur sous Trump pour détourner cet argent dans les mains des marchands et des escrocs de Wall Street. Tom Leppert (fortune personnelle de 12 millions de dollars), l’ancien maire de Dallas, que Trump devrait nommer à la tête de l’administration de la Sécurité sociale, soutient évidemment la privatisation de la sécurité sociale et de l’assurance-maladie. L’injection de ce type de liquidité dans un marché boursier surchauffé provoquera probablement un effondrement qui fera disparaître peut-être jusqu’à 40% du fonds de la Sécurité sociale, ce qui la rendrait insolvable.

« Je n’hésiterai jamais à affronter les problèmes, même la soi-disant “troisième voie” de la réforme de l’administration, » a écrit Leppert au sujet de la privatisation de la Sécurité sociale alors qu’il faisait campagne pour le Sénat du Texas en 2012. « Parlez à n’importe quel jeune d’aujourd’hui, et il vous dira que la Sécurité sociale et Medicare [programme de santé pour les plus de 55 ans et les jeunes défavorisés, NdT] n’existeront plus pour leur génération. Pour préserver ces programmes vitaux, nous ne devons surtout rien changer pour les personnes âgées de 55 ans et plus. Ces gens vivent d’allocations et nous leur avons fait une promesse. Mais pour les travailleurs plus jeunes, nous devons fournir des subventions Medicare pour l’achat d’assurances privées, augmenter l’âge de la retraite, encourager une plus grande épargne-retraite et lancer une initiative de pensions complémentaires pour permettre à chaque américain, pas uniquement aux riches, d’économiser et d’investir pour leur retraite. Ne vous méprenez pas – si nous n’agissons pas maintenant, ces programmes vont faire faillite. Le simple fait dans ce débat est que les gens qui s’opposent à la réforme sont ceux qui veulent détruire notre système de droit. »

Il a ensuite appelé à la suppression de Medicare. “Cela serait progressif dans le temps et n’affectera pas les plus de 55 ans,” a-t-il écrit. « Pour les jeunes, lorsqu’ils atteignent la retraite, ils recevront une subvention du gouvernement fédéral qui leur permettra de contracter des couvertures de santé privées. Ceux qui ont les revenus les plus bas recevront plus de coupons et seraient admissibles à une couverture supplémentaire Medicaid.

Les services sociaux et les programmes gouvernementaux sous Trump vont continuellement se dégrader. Les bénéfices de ceux qui supervisent les fonds privatisés de l’éducation, de la santé et de la sécurité sociale vont monter en flèche. Cette orgie de prédation – le rêve du 1% – s’accompagnera d’une plus grande austérité parmi les citoyens, ainsi que de la hausse des coûts personnels pour les soins de santé, les services publics et les services de base, et un asservissement par une dette accablante.

Nous n’aurons pas un champion au sein de la minorité du parti démocrate au Sénat, dirigée par le sénateur Chuck Schumer, version gominée façon Trump, (fortune personnelle de 700 000 dollars). Schumer siège au Comité des finances du Sénat, dont les membres sont des fidèles bien rémunérés du 1%, et membre du Comité des banques, du logement et des affaires urbaines. Son principal rôle dans le parti a été de recueillir des millions de dollars de Wall Street pour le parti, lui-même et les candidats du parti, y compris son ami et protégé, le désormais disgracié Anthony Weiner, un ancien membre de la Chambre.

Les donateurs et alliés de Schumer comprennent les magnats des fonds d’investissement Steven Cohen (fortune de 13 milliards de dollars), John Paulson (8,6 milliards de dollars), Stanley Druckenmiller (4,4 milliards de dollars), Paul Tudor Jones (4,3 milliards de dollars), Paul Singer (2,2 milliards de dollars) et James Chanos (fortune de 1,5 milliard de dollars) et Donald Trump (fortune de 3,7 milliards de dollars).

Schumer est le sénateur tout désigné pour Goldman Sachs, Morgan Stanley et Citigroup. Lehman Brothers et Bear Stearns, avant de s’effondrer en 2008, ont prodigieusement financé ses campagnes. Schumer s’est joint aux Républicains en 1999 pour abroger la loi Glass-Steagall, qui avait séparé les banques d’investissement et commerciales. Cette abrogation a jeté les bases de la crise financière mondiale de 2008. Schumer a voté en faveur du renflouement de Wall Street en 2008. Il a parrainé un amendement interdisant à la Securities and Exchange Commission de superviser les agences de notation telles que Standard & Poor’s et Moody’s Investors Service.

Schumer, comme Trump, est accro à sa propre célébrité. Il croit comme Trump que la politique est fondamentalement basée sur les relations publiques. C’est pourquoi il pressa Bernie Sanders, son nouveau “chair of outreach” pour les démocrates au Sénat, de se tenir comme une potiche derrière lui lors de conférences de presse.

L’Amérique n’a qu’un parti politique authentique. C’est le parti de l’entreprise. Schumer et Trump sont membres fondateurs. Ils travailleront ensemble – comme Trump l’a prédit – comme un équipage de vieux briscards bien rodé.

L’analphabétisme de Trump, le manque d’autodiscipline et la cupidité insatiable sont des tares profondes. Il n’écoute pas les autres. Il est affligé d’un ego autodestructeur et un narcissisme débridé. Il ne se soucie pas de la loi. Et il agit habituellement sur impulsion. Mais Trump ne sera pas renversé à moins que nous nous soulevions dans les protestations soutenues pour défier son racisme, la misogynie, la bigoterie religieuse et le pillage injustifié. S’il est destitué et condamné, il va ralentir, mais pas arrêter, l’étripage de l’État de l’Amérique. Et c’est, pour l’instant, probablement notre meilleur espoir pour la nouvelle année.

Source : Truthdig, le 01/01/2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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50 réponses à Défier la kleptocratie de Donald Trump, par Chris Hedges

Commentaires recommandés

Caliban Le 21 février 2017 à 02h31

Je ne suis pas américain mais il me semble que la kleptocratie était déjà en place avant M. Trump. Et que Mme Clinton en était d’ailleurs une fière représentante.

Et s’il s’agissait simplement d’un changement de personnel, pas de pratiques ni de mentalité ? Le bon vieux far-west du chacun pour sa peau, la liberté individuelle (avec toutes ses déviances) reste le mythe qui cimente ce vaste peuple / continent.

Et même si on peut espérer qu’un Sanders parvienne un jour au pouvoir, il va falloir attendre encore un peu car la destitution ne me paraît pas crédible.

  1. Fritz Le 21 février 2017 à 02h11
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    Donald Trump est-il un kleptocrate ? C’est bien possible. Mais alors, si sa kleptocratie représente le dernier stade du capitalisme, c’est que la révolution est proche ? Quels seront les alliés de Chris Hedges pour « destituer et condamner » Trump ? Le Washington Post ? Les officines de George Soros ? La CIA ?

    Et dans ce cas, qui sera l’idiot utile de qui ?

    Franchement, s’il faut faire la révolution, je suivrai plutôt les dernières phrases du Manifeste du Parti communiste (1848) :

    « Les communistes se refusent à masquer leurs opinions et leurs intentions. Ils proclament ouvertement que leurs buts ne peuvent être atteints que par le renversement violent de tout l’ordre social existant. Que les classes dirigeantes tremblent à l’idée d’une révolution communiste ! Les prolétaires n’ont à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner.

    Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! »


    • Renard Le 21 février 2017 à 04h03
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      Certes Trump n’est pas marxiste mais il y a bien un nouvel équilibre social qui va se mettre en place sous sa présidence. Il veut passé un nouveau deal avec le big business : les entreprises doivent revenir sur le sol américain sous peine de se voir infliger de grosses taxes. Mais, en échange de ceci Trump va rogner les acquis sociaux et les droits des travailleurs américains pour que le big business puisse y trouver son compte, de plus les industries américaines faisant du bon boulot de lobbying auprès de l’administration seront largement favorisés par les mesures protectionistes. Ou, comme le disait Jaurès “le malheur du protectionisme est qu’il résulte à la fois de l’intérêt général et des appétits particuliers”

      Au final, les travailleurs (dont les noirs) seront tout de même gagnants selon moi dans ce nouveau deal. Le protectionisme est la meilleure politique pour baisser le chômage. Cela devrait être la seule qui soit d’ailleurs ; le libre-échangisme relevant d’une immense arnaque intellectuelle.


      • sissa Le 21 février 2017 à 16h59
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        Il y a juste un hic dans votre raisonnement: qui va acheter?
        Diminuer les acquis des américains pauvres ne peut avoir qu’un effet défavorable sur la consommation. Bien sûr, il reste la possibilité de pousser les gens à s’endetter. Mais on a vu où nous menait ce genre de politique.
        En fait, ce qui peut justifier le protectionnisme, c’est au contraire le fait de se défaire de la politique de réduction du coût du travail sous la pression de la concurrence internationale.
        Trump n’a aucune cohérence là-dessus.


        • melky Le 21 février 2017 à 19h02
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          Je rejoins Sissa sur le point de vue et je rajouterais surtout, qui va produire, qui va investir?

          L’état de la dette américaine est tel (privée ou publique).. Les investisseurs privés dont certains en grande difficulté vont ils eux mêmes investir? Qui plus est, le niveau de formation des futurs ouvriers, la main d’oeuvre qualifiée? Quand on a tout fait produire à l’étranger depuis des décennies (Chine)

          Encore plus, rebâtir une industrie de production ne se fait pas du jour au lendemain, il faut construire les entreprises, les industries.. Ensuite, il faut vendre les produits, a quels consommateurs? Aux millions d’américains abonnés aux food stamps?

          Trump a été clair, ils ne misent pas sur l’éducation, sur la formation.. Non, ils prévoient un plan majeur de restructuration de l’armée, notamment navale ; comme le président Reagan l’a fait.. En résumé, dépenser encore plus d’argent qu’ils n’ont pas dans le complexe militaro-industriel américain omniprésent dans le budget fédéral. Pour quelqu’un qui veux cesser d’être le gendarme du monde, créer une puissante force de déploiement navale composée de porte-avions et de frégates n’est il pas une incohérence totale avec son discours de non-intervention..


          • christian gedeon Le 22 février 2017 à 11h30
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            En gros,votre propos est de dire qu’il fait n’importe quoi,qu’on ne peut pas recréer une industrie nationale,que les ricains sont décidément trop bêtes pour réapprendre à produire,et que faire tourner les chantiers navals,locaux forcément,en créant des emplois et un tissu est non seulement impossible mais de surcroît idiot…si je résume votre opinion,toute tentative de réindustrialisation est vouée à l’échec dans les pays occidentaux…mazette,on croirait entendre le FMI et la Banque Mondiale…et la (grosse) commission de Bruxelles.Quant au non interventionnisme,il n’est crédible que quand on est fort…si vis pace,para bellum,çà ne date pas d’aujourd’hui,n’est ce pas?


  2. Caliban Le 21 février 2017 à 02h31
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    Je ne suis pas américain mais il me semble que la kleptocratie était déjà en place avant M. Trump. Et que Mme Clinton en était d’ailleurs une fière représentante.

    Et s’il s’agissait simplement d’un changement de personnel, pas de pratiques ni de mentalité ? Le bon vieux far-west du chacun pour sa peau, la liberté individuelle (avec toutes ses déviances) reste le mythe qui cimente ce vaste peuple / continent.

    Et même si on peut espérer qu’un Sanders parvienne un jour au pouvoir, il va falloir attendre encore un peu car la destitution ne me paraît pas crédible.


    • De La Boisserie Le 21 février 2017 à 08h49
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      Je partage votre point de vue ! Si destitution il devait y avoir de D. Trump, sommes nous certains que ce serait pour avoir ce que nous souhaiterions à la tête des Etats-Unis ? Je n’en prendrais personnellement pas le pari !


    • scorpionbleu Le 21 février 2017 à 10h06
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      Sanders a su enthousiasmer les foules, mais face à l’intervention d’Obama…il a baissé son pantalon et a appelé à voter Clinton !

      Quel intérêt de mettre à nouveau un lâche au pouvoir ?

      Espérons que dans toute cette confusion, cette énorme crise, un homme ou une femme structuré et digne et surtout politique émergera…

      Les Démocrates commettent un immense erreur en ne reconnaissant pas le Président élu, car ils signent la fin absolue de la Démocratie. Le parti Républicain se frottera les mains aux prochaines élections et agiront pareillement si ce n’est pas l’un des leurs.

      Trump a plein de défauts et commet des fautes politiques ? Soit mais imaginons l’Amérique avec Clinton ! En ce moment les Démcorates américains feraient mieux de travailler et préparer la riposte plutôt que de s’user pour témoigner que ce n’est pas le bon candidat !


      • Catalina Le 21 février 2017 à 10h18
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        scorpionbleu

        et nous en sommes là! les élections ne sont pas l’élection d’un représentant du peuple, elles sont seulement choisir parmi les candidats du financiarisme celui que l’on croit le moins dangereux. Il est clair que la démocratie là-dedans est enterrée depuis longtemps, seule survit son illusion, bien pratique.


      • red2 Le 21 février 2017 à 14h49
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        “Sanders a su enthousiasmer les foules, mais face à l’intervention d’Obama…il a baissé son pantalon et a appelé à voter Clinton !

        Quel intérêt de mettre à nouveau un lâche au pouvoir ?”

        Si il n’avait pas soutenu Clinton, il aurait été considéré comme responsable de l’élection de Trump, ce qui aurait exonéré les Clinton et leurs soutiens de toutes responsabilités dans la défaite. Je crois qu’il n’avait simplement pas d’autre choix que de la soutenir… c’est maintenant qu’il doit reprendre avec ses amis le pouvoir au parti démocrate.


      • sissa Le 21 février 2017 à 17h02
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        Sanders aurait été lâche s’il avait appelé à voter contre ses convictions.
        Ce n’est pas le cas. Trump représente sur de nombreux sujets l’anti-thèse de Sanders, et les quelques points de convergences ne compensent pas les divergences.


      • Charles Le 22 février 2017 à 22h59
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        “Quel intérêt de mettre à nouveau un lâche au pouvoir ?”
        Un très grand intérêt: il ne sera pas nécessaire d’assassiner un lâche.
        Le président n’est pour l’essentiel qu’une marionnette. Ceux qui tirent les ficelles ne sont pas en première ligne.


    • tepavac Le 21 février 2017 à 14h13
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      Tout ce qui est dit me rappelle les la vie des Présidents Américains, des trente dernières années.
      Bush père et fils qui se faisaient subventionner par la famille de ben Laden, des puits pétroliers qui ne fournissaient jamais rien.
      Clinton qui recevait des “dons” de charité par les monarchies du Golf pour civiliser les mécréants.
      Et Obama la marionnette, la main sur le cœur, entouré par une ribambelle de croque-morts juridique associés à des huissiers; brezinski, mac cain, nuland, et secondé, soit par les mercenaires de l’otan pour vandaliser des Nations entières, soit par le FBI, pour siphonner notre industrie; Alstom…, et racketter nos banques BNP, SG,….ou tout simplement pour corrompre nos administrations et nos élus en légalisant ces violences par le mot magique “le lobbying”.

      Je croyais naïvement Chris Hedge au dessus de ce genre d’analyse partisane, entre deux adversaires qui partagent les mêmes convictions, la Kleptocratie impériale.


    • Maud Le 21 février 2017 à 14h24
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      Sur la même ligne que vous. La réputation des Clinton et de leurs millions n’est plus à faire (penchons nous sur la cas d’Haïti après le tremblement de terre où B Clinton était en charge de la distribution des fonds). Le drame a été que face à face deux cas identiques avec en prime pour l’un la vulgarité qui a fait se dresser les bien pensants mais la problématique du choix était bien là et les magouilles pour handicaper “les bons”. Un homme unanimement reconnu comme Larry Lessig qui souhaite stopper le financement des campagnes par les entreprises a vu sa candidature refusé par le camps démocrate par un changement des règles de dernières minutes en est l’exemple (Harry Lessig professeur de droit à Harvard qui a refusé d’entrer au conseil constitutionnel pour poursuivre sa croisade contre l’empire de l’argent) Il l’explique très bien dans un conférence donnée en France et devant des étudiants aux USA. Les primaires sont faites par le système pour ne retenir que les candidats compatibles. Trump fut une exception car malgré l’opposition des Républicains qui réussit correspond un besoin de s’exprimer autrement dans l’air du temps. Il y a une sacrée solidarité dans la corruption. De plus Clinton à ranger dans le camp des faucons néocons faisaient l’affaire. Vive la guerre anti-russe qui anime la NSA et les autes sans compter bon nombre de sénateurs ….


    • Charles Le 22 février 2017 à 22h56
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      “la destitution ne me paraît pas crédible.”
      http://phibetaiota.net/2017/02/special-three-track-program-to-destroy-trump/
      Avec Soros qui finance massivement ce courant anti-trump.

      Coup (élimination de Sanders), contre-coup (élimination de Clinton) et contre-contre-coup (élimination de Trump). Et les néocons auront gagné.
      Chacun devrait absolument lire ce qui suit pour comprendre ce qui est en train de se jouer. Il y a une guerre civile au sein même des services US (cia, fbi, nsa, etc.).
      http://www.zerohedge.com/news/2017-02-17/dhs-insider-warns-its-spy-versus-spy
      Extraits: “Understand that if Trump and Putin work together to defeat Isis, they are actually defeating a CIA/Mossad creation, and furthermore, Syria and Iran grow stronger, which the Saudis and the Israeli’s fear. Their goal was to divide Syria and ultimately destroy Iran’s regime.”
      http://www.foxnews.com/opinion/2017/02/18/im-democrat-and-ex-cia-but-spies-plotting-against-trump-are-out-control.html
      Une révolution de couleur est en cours aux États-Unis: contre Trump.


  3. Pierre Tavernier Le 21 février 2017 à 03h46
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    Donald Trump n’est pas la cause de l’effondrement de la “civilisation occidentale”. Il n’en est que le résultat, la conséquence inévitable, de par les contradictions de cette “civilisation” et son hypocrisie. Nous, Européens, suivons le même chemin. Qui mène à une impasse (économique, écologique, politique). Ceux qui ont cru que Trump était la lumière au bout du tunnel ne se sont pas aperçus que c’était celle du lance-flammes.


    • christian gedeon Le 22 février 2017 à 11h40
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      Personne n’a cru que Trump était la lumière…lance flammes dites vous? Eh bien dans ce cas,Clinton était la bombe H,la guerre assurée et pour longtemps,et un MO livré aux islamistes les plus durs…qui croyez vous a armé Al Qaïda en Syrie et si peu indirectement l’EI,sinon l’administration Obama,et ses serfs anglais,turcs et français(al nosra fait du bon etc…)ET c’est Trump le danger?! Je crois rêver,là…


  4. relc Le 21 février 2017 à 05h32
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    Vu le climat actuel, le blog se doit d’être irréprochable pour ne pas fournir des armes à ses adversaires. Ergo, corrections :

    =========================
    orthographe : « 2790 milliards de dollars possédé »
    ==> possédés
    =========================
    « Il a dit qu’il espère que la Maison-Blanche fasse pression pour la privatisation de Medicare »

    Pas « la Maison-Blanche », mais « la Chambre des Représentants » (the House), la chambre basse du Congrès.

    “He said he expects the House to push for Medicare privatization”
    ==========================
    « Bernie Sanders, son nouveau “chair of outreach” »

    Il fallait traduire.
    Le “chair of” quelque chose, c’est celui qui est en charge du quelque chose.
    L’ “outreach” c’est les programmes qui recherchent activement les gens dans le besoin, plutôt que d’attendre que ces gens viennent d’eux-mêmes chercher de l’aide.
    = https://en.wikipedia.org/wiki/Outreach =

    Comme Schumer se veut ironique, disons
    « Bernie Sanders, son nouveau grand maître du travail de proximité »
    ============================
    « S’il est destitué et condamné, il va ralentir,[…] l’étripage de l’État de l’Amérique »
    Ce n’est pas Trump qui ralentirait (il ne serait plus là !), c’est l’étripage, du fait de la destitution.
    ” If he is impeached and convicted, it will slow, although not halt, the corporate state’s disemboweling ”
    “It”, et pas “he”

    « Son éventuelle destitution et condamnation ralentirait, mais n’arrêterait pas, l’étripage »


    • rouillle Le 25 février 2017 à 13h05
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      chair of outreach: Président ou Secrétaire à l’Aide Sociale.


  5. Ovuef2r Le 21 février 2017 à 07h27
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    Bizarrement si on lit en remplaçant Trump par Clinton ça marche aussi dans 80% du texte…


    • Caliban Le 21 février 2017 à 07h38
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      Bonjour

      Vous avez raison. Toutefois, la “kleptocratie” clintonienne a l’avantage d’être institutionnalisée, notamment via les dons de campagne.

      Et n’en déplaise à l’auteur de cet article (qui le sait mieux que quiconque d’ailleurs), il est bon de rappeler :
      • que Mme Clinton a bénéficié du soutien de toutes les grandes firmes
      • que les sommes en jeu sont bien plus importantes que les patrimoines des soutiens à Trump présentés dans l’article (par exemple qu’un PDG de laboratoire pharma ramasse environ 15 millions $ par an en salaire).


  6. calal Le 21 février 2017 à 08h14
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    je comprends pas qu’on ne laisse pas trump faire son boulot de president. il vient a peine d’etre elu.c’est un gars qui n’est pas un professionnel de la politique,qu’il fasse des erreurs au debut c’est amha normal.
    il me semble que aux states y a des elections de mi mandat.s’il fait de la m… il les perdra.
    le gars est cense etre dans les 100 premiers jours de son mandat et tout le monde lui foo des batons dans les roues.
    amha,cela est tres dommageable pour la credibilite de l’etat de droit aux usa.pas sur que les invesstisseurs du monde entier vont continuer a voir les us comme un etat fiable qui est toujours capable de prendre des mesures “difficiles” pour assurer le remboursement des interets et le capital de sa dette…


  7. PatrickLuder Le 21 février 2017 à 08h38
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    Mais quels sont donc les incompétents qui ont mis en place un tel système politique permettant à une seule personne de faire la pluie et le beau-temps sur toute la terre ???


    • tepavac Le 21 février 2017 à 15h01
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      Préambule à la Constitution des États Unis d’Amérique

      « Nous, le Peuple des États-Unis, en vue de former une Union plus parfaite, d’établir la justice, de faire régner la paix intérieure, de pourvoir à la défense commune, de développer le bien-être général et d’assurer les bienfaits de la liberté à nous-mêmes et à notre postérité, nous décrétons et établissons cette Constitution pour les États-Unis d’Amérique. »

      Je crois que c’est clair,
      “de développer le bien être et les bienfaits à nous même”
      Le reste en découle!


      • Charles Le 22 février 2017 à 23h03
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        “de faire régner la paix intérieure,”

        Intéressant. Très intéressant. Il n’est donc pas question de paix extérieure. Et donc…


  8. Duracuir Le 21 février 2017 à 08h42
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    Je ne comprends pas.
    S’il tant pour gaver wall street, comment se fait-il que les plus gros poids lourds mondiaux soient vent debout contre lui et soutenaient massivement Clinton?
    Un masochisme philanthropique?


    • scorpionbleu Le 21 février 2017 à 10h12
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      Ne pensez-vous pas que l’argent va changer de clan ?

      Trump mise tout sur le Business, les autres se cachent derrière les guerres…

      Raisonnement simpliste ? peut-être.


      • Schuss Le 21 février 2017 à 14h28
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        Bonjour,
        Raisonnement simple mais juste.
        L’industrie de la guerre rapporte a une minorité qui met le feu au monde. Elle controle les masses (qui lui font peur) et s’enrichit avec un discours moraliste en brandissant le droit d’ingerance humanitaire.
        Le business fait circuler les flux monetaires et financiers. Les riches ont un avantages a ce petit jeu mais chacun peut en tirer profit egalement. L’Amérique des annees 50 fonctionnait selon ce principe.
        La moralocratie a permis a certaines personnes de s’aroger le droit de dominer le peuple qui , c’est bien connu, ne merite pas la démocratie car trop inculte…
        De mon pt de vue trump est business et sa challenger est moraliste


        • BEOTIEN Le 21 février 2017 à 15h41
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          “L’Amérique des annees 50 fonctionnait selon ce principe.”

          Parce que l’impôt sur le revenu dont la dernière tranche était proche de 100 % assurait la redistribution ET empêchait la prédation folle que nous connaissons depuis les années Reagan.


  9. Catalina Le 21 février 2017 à 09h10
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    euh….”mais des centaines de milliards de dollars fédéraux seront détournés dans les mains des copains, des banquiers véreux, des entreprises financières immorales et des gestionnaires de fonds d’investissement scabreux. Les piliers de l’état libéral seront anéantis.”

    je ne comprends pas, il peut mettre cette phrase au passé comme au présent, c’est bien ce que les usa ont fait depuis toujours ou bien ? et c’est pareil chez nous ? NAN ?


  10. albert(o) Le 21 février 2017 à 09h28
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    «A défaut de pensée, ayons de l’orthographe»

    l’un n’a jamais empêché l’autre, et relever des coquilles est toujours une bonne chose;
    ça se faisait dans le blog d’éolas, et dans tout groupe participatif.
    l’argument de l’orthographe n’est critiquable que s’il est employé à dessein pour contrer un argument, ce qui n’est pas le cas du post de relc.

    edit, au modérateur; le post auquel répondait le mien a disparu. vous pouvez l’effacer


  11. Raoul Le 21 février 2017 à 09h51
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    Il y a deux personnes dans Chris Hedges. Il y a le Chris Hedges qui analyse la situation et fait une critique intéressante du capitalisme. Et puis il y a le Chris Hedges qui déteste Trump d’une manière qu’on pourrait qualifier d’épidermique.

    Le premier est lucide, le second est aveugle. Le premier nous décrit le désordre des États-Unis. Le second l’attribue à Trump qui a à peine commencé à gouverner comme si la situation actuelle n’était pas le fruit de l’action de ses prédécesseurs.

    Et il nous prédit l’avenir, notamment la mise en place d’une kleptocratie, qui est en fait est déjà là, installée par les prédécesseurs de Trump. Il reproche à Trump d’être ignorant et incompétent. Mais les précédents étaient-ils si compétents ? Sous Obama, la dette des États-Unis a augmenté de près de 8000 milliards de dollars. Et l’Obamacare que Chris Hedges défend est en situation de mort clinique tant il a été mal conçu.

    Le dernier paragraphe est extraordinaire et montre que Chris Hedges a totalement basculé dans l’irrationnel. Que n’a-t-il été aussi virulent pour critiquer les criminels qu’ont été Obama et Hillary Clinton qui n’ont cessé d’agir pour détruire des pays (Libye, Syrie, entre autres).


    • scorpionbleu Le 21 février 2017 à 10h20
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      Les Clinton et Obama ont tout trahi, on fait la guerre comme jamais, durant leur mandat le niveau de vie des américains s’est effondré et leurs espoirs aussi..mais leur hypocrisie cache si bien leur cynisme…
      Yes, we can!”…Oui Obama a pu le faire lui et ses comparses, mettre en danger la vie des américains et massacrer le monde. Comment peut-on avoir du respect pour ces gens et encore leur faire confiance ?

      Avec Trump la plupart des gens n’ont pas les codes de ce milliardaire un peu fou, mais pas si fou…
      l’Amérique ne peut pas aller plus bas….


      • BEOTIEN Le 21 février 2017 à 15h56
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        ” comme jamais ” !!!???

        Comme vous y allez ! Votre mémoire vous jouerait-elle des tours ?

        Parce que la guerre en Irak et en Afghanistan c’était Obama (qui a tout fait pour en sortir les US) ? Et la guerre évitée avec l’Iran c’est grâce à Bush ? Et la détente avec Cuba c’est qui ? Et la reprise économique, et l’obamacare (que Trump veut supprimer au bénéfice des assureurs privés), le mérite en revient à qui ?

        Alors oui, la Syrie, mais entrez dans le détail de l’analyse et voyez ce qui revient au Pentagone d’une part, à la CIA d’autre part (et notamment).

        Ce n’est pas simple. L’homme “le plus puissant du monde” (et son/sa secrétaire d’état) a une latitude effective bien plus limité que vous l’imaginez. Car dans un monde capitaliste l’essentiel du pouvoir reste au… capital. Et celui tenu du peuple se limite aux marges.


        • tepavac Le 21 février 2017 à 17h12
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          Obama n’est pas Kennedy, ni Lincoln c’est clair, mais il a essayé.
          Ceux qui ont gouverné sont évidemment la clique dont Clinton était le porte drapeau.
          tout ceci est bien triste, mais c’est la vie qui veut que pour chérir le bien il faut toujours combattre le mal.


    • Kami74 Le 21 février 2017 à 10h44
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      Entièrement d’accord. Chris Hedges n’est absolument pas objectif sur Trump et se disqualifie lui-même.

      Je ne comprends pas cette adulation des médias et des commentateurs pour Obama et Clinton malgré leur politique étrangère criminelle et leur mauvaise gestion du pays. Le problème de Trump c’est qu’il ne fait pas partie de l’establishment, voilà le vrai reproche qui lui est fait, mais qui évidemment doit rester un non-dit.

      Au final, soyons positifs : Trump va faire beaucoup de mal à l’Empire états-unien (en mettant à jour ce qui se cache derrière l’image souriante et rassurante des VRP Obama et Clinton) et favorisera ainsi la transition vers un monde multipolaire, ce qui est une bonne nouvelle pour 95% des terriens.


  12. Duracuir Le 21 février 2017 à 10h25
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    Chris Edges est très très limite(je sais elle était facile)
    Mais n’est pas le pseudo de Tartufe?


    • Sébastien Le 21 février 2017 à 12h03
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      Le problème est de se confiner dans une situation d’opposant critique en carton. C’est bien joli de critiquer mais il propose quoi concrètement Chris Hedges? Les hommes vertueux (oups, ou femmes, sait-on jamais…) ne tombent pas du ciel ni ne se trouvent sous le sabot des chevaux.
      C’est trop facile de rester au bord de la rivière avec sa loupe et son petit carnet de notes. Si la situation est si urgente que çà, on rentre dans l’arène. Je déteste par dessus tout ce genre de posture.


  13. christian gedeon Le 21 février 2017 à 12h40
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    On hésite entre l’envie d’éclater de rire…et l’envie d’éclater de rire. Hedges fait naître l’ère kleptocratique avec Trump… comme chacun sait les camarades Obamov,Cintonsky et Kerrymovitch étaient issus de la petite classe ouvrière,ont combattu le satan financier et donner le pouvoir au peuple…je ne sais pas ce que fume Hedges,mais j’en veux,now!


  14. Mr K. Le 21 février 2017 à 16h46
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    Je trouve que l’on a tendance à faire un mauvais procès à Chris Edges dans certains commentaires.

    Peut-être en particulier par manque de connaissances concernant sa pensée et ses actions concrètes répétées “sur le terrain”.

    Dès le premier paragraphe il parle DES “dernières étapes du capitalisme” dont les effets très néfastes sont décrits par la suite. Il écrit bien à la fin de ce même paragraphe que “C’est L’ÉTAPE du capitalisme final que Donald Trump représente”.

    Donc dès le début de son texte il place Trump tout à fait dans la continuité des présidences précédentes dont les démocrates.

    Chris Hedges est un critique très féroce des présidences Obama et William Clinton.

    Dans son analyse de long terme, il ne voit la possibilité d’un changement que par “la rue” dans des actions massives non violentes. L’effet anti-Trump est sans doute pour lui une opportunité à saisir, dans cet esprit.

    Chris Hedges anime sur RT America une émission hebdomadaire de grande qualité (comme quoi Russia Today n’est pas forcément pro-Trump) :

    https://www.rt.com/shows/on-contact/


    • tepavac Le 21 février 2017 à 17h45
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      Il se trompe dans son analyse.
      Primo, Trump n’est pas la continuité, mais le résultat de la réaction du peuple Américain contre des années de supercherie politique.
      Il suffit d’étudier son profil social pour se rendre compte que c’est une nature sociale au sens traditionnel du terme. Trois mariages et pourtant “tout” ses enfants sont autour de lui.
      Coté économique, il a financé un tas de projet loufoques appartenant à de jeunes géo-trouve-touts.
      Il n’est même pas revanchard, juste trop nature.

      Secundo, et pas des moindres, il confond des manifestations subventionnées, clanisées et hétéroclites, avec un réel mouvement de protestation populaire.
      Ce faisant, sans le vouloir, il participe à la fermeture de la seule issue possible du bourbier explosif Américain actuel.

      Et tout cela pourquoi, par aveuglement de son attachement à bernie le traitre, qui a entrainé derrière lui tous les espoirs des meilleurs générations Américaines, pour les planter avec la collaboration de la clique Clinton.

      A désespérer…..


      • Mr K. Le 22 février 2017 à 02h54
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        Pour le primo, nous sommes tout simplement d’accord. C’est juste une question d’angle de vue : c’est bien le pourrissement continuel de l’activité politique au USA depuis des décennies qui a amené un Trump. En ce sens il y a bien filiation.

        Pour le secundo. Il ne fait aucun doute que bien des manifestations sont “artificielles”. Concrètement sur place il y a peut-être une diversité que nous ne voyons pas vu “de Paris”.

        Concernant l’avis de Chris Hedges sur Sanders vous allez vite en besogne! Voici ce qu’écrivait Chris Hedges sur Bernie Sanders dès Février 2016, c’est à dire des mois avant le ralliement à Hillary Clinton dont vous parlez :

        « Bernie Sanders, qui a attiré de nombreux supporteurs jeunes, blancs, de niveau d’étude universitaire dans sa course à la présidence, clame avoir créé un mouvement et promet une révolution politique. Cette rhétorique est un réchauffé du « change » promis par la campagne de Barack Obama de 2008 […]. Ce genre de campagnes électorales Démocrates au mieux ne fait qu’augmenter la conscience politique. Mais elles ne deviennent pas des mouvements ni n’engendrent de révolutions. Elles existent autant que dure la campagne puis s’évanouissent. La campagne de Sanders ne sera pas différente. »

        Traduction du premier paragraphe de l’article suivant :

        http://www.truthdig.com/report/item/bernie_sanders_phantom_movement_20160214


        • tepavac Le 22 février 2017 à 19h22
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          Merci de cette précision, qui au demeurant confirme le regard sur bernie sanders.
          Seulement, pourquoi cette décision de C.H de participer à cette cabale qui n’apporte que conflit à son pays? et qui offense une parti de l’électorat qui souhaitait précisément échapper à cette main-mise d’autorité totalitaire.

          Je ne comprend pas sa démarche??


          • Mr K. Le 23 février 2017 à 00h48
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            Je crois qu’il faudrait lui poser la question. Il y a peut-être une composante tactique.

            Qu’il déteste Trump c’est une évidence, ce que l’on peut voir comme un excès. J’ai tendance à partager ce point de vue : pourquoi ne pas laisser à Trump le temps de s’exprimer politiquement?

            D’un autre côté il faut reconnaître à Chris Hedges une lucidité froide dans son analyse du système politique américain, depuis longtemps. Il a peut-être raison d’être aussi véhément.

            Il n’en reste pas moins que rééquilibrer les choses en sa faveur me semblait nécessaire.


  15. RGT Le 21 février 2017 à 18h25
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    Les USA vont-ils enfin connaître les délices de la kelptocratie ?

    Je pense qu’avec les “amants diaboliques” Clinton ils en avaient déjà eu une vision édifiante.

    Mais la chose qui me “console” le plus, c’est que pour une fois la France n’est pas à la traîne vis à vis des USA !!!

    Au niveau kelptocratie, nous avons raflé toutes les médailles d’or et nous sommes d’ailleurs depuis longtemps hors concours car aucun pays au monde ne possède de politichiens qui maîtrisent autant que “les nôtres” cet art subtil, même pas les italiens !!!

    Pour être plus sérieux, Trump ne sera pas pire que ses prédécesseurs à ce titre, particulièrement depuis Reagan qui a ouvert en grand les vannes du pillage des biens publics.
    Même Nixon n’avait pas osé, et pourtant, il était considéré à l’époque comme le plus retors de tous les politicards de la planète.

    Mais Nixon, Reagan, Tatcher, Clinton et Trump ne sont que des petits joueurs comparés à Sarkhollande ou Fivals… Sans parler des autres…

    Nommez-moi UN SEUL PAYS ACTUEL qui ne soit pas dirigé par des kelptocrates histoire de rigoler un bon coup.
    Même le Burkina-Fasso qui ne possède qu’un seul balai-brosse comme richesse nationale voit cette ressource précieuse phagocytée par les gouvernants.


  16. Mr K. Le 21 février 2017 à 23h31
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    Un document en français, concernant le passage de Chris Hedges à l’Université libre de Bruxelles en 2012 :

    http://blog.lesoir.be/lalibertesinonrien/2012/04/19/chris-hedges-le-temoignage-dun-journaliste-indigne-sur-lamerique-dobama/


  17. Seraphim Le 22 février 2017 à 03h46
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    C’est sûr le capitalisme déchaîné, c’est mal. Au moins pour une majorité. Surtout quand son pouvoir est renforcé par une alliance objective entre les riches. Ça le rend plus rapidement efficace et plus indéboulonnable. Toutefois, est-il la seule plaie dont souffre le peuple? Il y en a bien d’autres à commencer par la nature et le climat comme dirait Sun Tseu. Quelle est la pire de toutes? C’est simple, c’est la guerre.
    Donc il faut faire un choix: un ennemi (une plaie) à la fois. Si le kleptocrate plus ou moins pacifiste Trump permet d’éliminer la kleptocrate va-t-en guerre Clinton, et toute sa bande infiltrée de neocons qui ne tirent aucune ficelle mais poussent les pions les plus nocifs, pour leur peuple et pour l’humanité toute entière, faut-il s’en plaindre et cracher dans la soupe? Ce n’est pas avec un gourdes qu”on va faire la cuisine ou labourer la terre, mais on va déjà repousser l’ours et le sanglier qui rodent


    • Seraphim Le 22 février 2017 à 10h51
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      Pardon…des gourdins.. ou des fusils c’est pareil


  18. melky Le 23 février 2017 à 13h27
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    http://www.businessbourse.com/2017/02/21/les-infrastructures-americaines-sont-dans-un-etat-de-delabrement-plus-quavance-11-faits-lattestent/

    Résultat de la kleptocratie en place et des choix successifs des divers présidents en matière d’investissement.. A force de foutre du fric dans des guerres extérieures, ils n’ont même plus d’argent pour investir dans les infrastructures essentielles..


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