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29.janvier.201729.1.2017 // Les Crises

Polémique sur l’interne de l’AP-HP : de Touraine à Hirsch, on noie le poisson

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Dans notre série “Propagande”, une stratégie classique – et une illustration de pratiques déplorables.

Une interne vient témoigner avec talent du délabrement de l’hôpital. 11 millions de vues de sa vidéo, des centaines de témoignages d’autres internes…

Plutôt que de répondre (vu qu’on ne peut pas), les pouvoirs publics tentent de la discréditer : d’abord en dénonçant le fait qu’elle soit engagée au Parti de Gauche.

Mais encore mieux, ensuite, en la dénonçant comme menteuse, voire affabulatrice, car en ce moment elle ne travaille pas dans un hôpital public !

Sauf que… elle n’a jamais dit qu’elle était dans un hôpital public, et que ce n’est pas le problème.

À moins de considérer que c’est normal d’être mal traité dans un hôpital privé.

Argument d’ailleurs étrange, sachant que je ne suis pas sur que la situation de l’hôpital privé soit largement pire que celle de l’hôpital public…

Affaire intéressante montrant comment on peut broyer de plus en plus facilement les gens qui ont discours qui ne plaît pas – sans répondre au fond du sujet…

D’ailleurs, ce 29/01 : le site de France Inter raconte toujours n’importe quoi :

Je souligne enfin que ceci se passe sur le service public – à méditer par tous ceux qui pensent que le problème de la presse, c’est l’actionnaire…

Polémique sur l’interne de l’AP-HP : de Touraine à Hirsch, on noie le poisson

Source : Libération, Alexandre Hervaud, 19-01-2017

Sabrina Ali Benali, interne en médecine dont les vidéos cartonnent sur Facebook. Capture d’écran Facebook

Une interne en médecine a posté sur Facebook une vidéo protestant contre ses conditions de travail et le traitement des patients. Du ministère de la Santé à la direction de l’AP-HP, on a trouvé la parade pour la décrédibiliser.

Sabrina Ali Benali, 31 ans, est interne en dernière année de médecine à Paris. Sur Facebook, elle a publié le 11 janvier dernier une vidéo de 4 minutes au succès retentissant, avec déjà plus de 11 millions de vues. Face à la webcam, elle dénonce énergiquement et non sans humour le plan com’ de Marisol Touraine, ministre de la Santé, autour de la gestion hospitalière de l’épidémie de grippe.

La ministre en prend pour son grade : «C’est tous les jours l’état d’urgence à l’hôpital, Mme Touraine», lui explique l’interne à grand renfort d’exemples sur le manque criant de moyens. Elle y raconte notamment l’anecdote d’une patiente de 75 ans victime d’insuffisance cardiaque, installée sur un brancard de fortune faute de lit disponible dans 11 hôpitaux contactés par Sabrina Ali Benali, alias Sabrina Aurora sur son profil Facebook.

La tournée des médias

Une semaine après sa mise en ligne, la viralité de la vidéo assure à Sabrina Ali Benali plusieurs passages remarqués dans les médias grand public. Ce mardi, elle est interviewée par un journaliste de la Nouvelle Edition (C8) puis interrogée sur le plateau de Quotidien (TMC) par Yann Barthès. Mercredi matin, elle est l’invitée de Léa Salamé dans la matinale de France Inter, et présentée par Patrick Cohen comme «une interne en médecine au sein de l’AP-HP», soit l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris.

Son entretien d’une dizaine de minutes (à retrouver ci-dessus) attire plus de 1,6 million de vues sur Facebook en une journée. Au détour d’une question, Salamé mentionne, comme lors de chacun des passages médias cités plus tôt, l’appartenance de l’interne au Parti de Gauche au sein duquel elle est coresponsable de la commission santé. Un engagement qu’elle ne cache pas mais qui expliquerait pourquoi Marisol Touraine n’a pas souhaité lui répondre, à en croire son service de communication cité par La Nouvelle Edition.

Objectif : décrédibiliser

Hasard de la programmation de la radio publique, Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP, est invité sur les mêmes ondes de France Inter quelques heures après Sabrina Ali Benali. Interrogé dans Le Téléphone sonne sur ce coup de gueule ultra-médiatique, il trouve une belle parade : elle ne serait pas interne dans l’un des 39 hôpitaux de l’AP-HP mais «dans un hôpital privé à but non lucratif». «Donc, elle n’est pas de l’AP-HP», insiste l’animateur Nicolas Demorand, avant de rappeler ses liens avec le Parti de Gauche.

«[…] Pour défendre l’hôpital public, il n’y a pas besoin d’inventer ou de mettre en scène des difficultés […] pas besoin de scénariser ce genre de choses», conclut Martin Hirsch, tout en reconnaissant (quand même!) que l’AP-HP n’est pas irréprochable. Le mal est fait, la crédibilité de l’interne est attaquée. Sur Facebook, peu de temps après, Gabriel Attal, conseiller en communication de Marisol Touraine, exulte dans un message privé mais dont nous nous sommes procuré une copie : «Quand une prétendue interpellation citoyenne apolitique se révèle être une manipulation politicienne».

Le mea culpa de Cohen

L’interne est à nouveau attaquée, une fois de plus sur France Inter, ce jeudi dans la matinale. Patrick Cohen dit avoir «le sentiment de s’être un peu fait avoir par l’invitée d’hier matin». Il rappelle l’avoir présentée comme «une salariée de l’assistance publique-hôpitaux de Paris», se justifiant ensuite en diffusant l’extrait d’une vidéo de Sabrina Ali Benali dans laquelle elle déclare : «Je suis interne en dernière année de médecine à l’AP-HP». Cohen ne prend pas la peine de préciser que la vidéo en question, la première publiée par la jeune femme, date du 19 octobre 2016. Elle était alors en congés maternité et venait effectivement d’effectuer deux semestres de stage à l’AP-HP, comme nous l’a confirmé le service de communication de l’assistance publique.

Cohen, qui se confond en excuses («mea culpa, nous aurions dû vérifier»), ne précise pas non plus qu’à aucun moment de son entretien sur Inter ou dans sa récente vidéo Facebook, Sabrina n’a mentionné l’AP-HP. Pire, il signale qu’elle serait actuellement dans un hôpital du XIIe arrondissement de Paris, «où il n’y a pas de service d’urgences», ce qui serait donc pour lui contradictoire avec l’anecdote de la patiente cardiaque. L’imposture est démasquée ! Pas si sûr : comme nous l’a précisé le service de communication de l’AP-HP, l’interne est bel et bien affectée ce semestre dans un groupe hospitalier «privé hors AP-HP ayant passé une convention avec l’AP-HP» réunissant deux hôpitaux parisiens, l’un dans le XIIe et l’un dans le XXe. Et ce dernier abrite bien un service d’urgences, où elle travaille actuellement. Trop tard, l’enfumage a bien fonctionné. Sur le site Pure Medias, on peut rapidement lire un article intitulé France Inter et «Quotidien» piégés par une fausse interne de l’AP-HP, rien que ça.

Sabrina Ben Ali, qui explique à Libération ne pas poster ses vidéos dans une optique militante, se dit devenue «un porte-voix malgré elle», à tel point que même des sites proches de l’extrême droite ont relayé son coup de gueule. Après l’intervention de Hirsch sur Inter, elle publie hier soir un droit de réponse sur Facebook. Dans cette vidéo visible ci-dessus, elle explique le fonctionnement de l’internat, et montre, fiche de paye de décembre à l’appui, qu’elle est bien payée par l’AP-HP. «Comme tous les internes de la région parisienne», répliquera plus tard sur Twitter l’AP-HP, qui n’en démord pas : «Sabrina Ali Benali n’est pas ce semestre en stage dans un hôpital de l’AP-HP».

La nuance est technique et son utilisation par Hirsch relève plus de la diversion que du fact-checking : comme évoqué plus tôt, le groupe hospitalier dans lequel l’interne est affectée en ce moment est effectivement privé. Mais sa paie est bien assurée par le bureau des internes de l’AP-HP, que l’interne n’avait de toute façon pas mise en cause directement dans sa récente vidéo d’alerte. Et Sabrina Ali Benali de préciser que quatre des onze établissements évoqués dans son anecdote sur la patiente cardiaque mal hébergée faute de lit étaient des établissements de l’AP-HP, ce que n’avait pas mentionné Hirsch. L’interne, qui s’est estimée «calomniée» en écoutant en larmes le «mea culpa» diffusé jeudi matin sur France Inter, juge la réponse de Martin Hirsch «désolante».

Source : Libération, Alexandre Hervaud, 19-01-2017


Ma réponse à Patrick Cohen et Martin Hirsch, qui remettent en question mon statut d’interne

Source : Huffington Post, Sabrina Ali Benali, 23/01/2017

Il est désolant que je doive répondre dans cette affaire à des accusations infondées et de pure forme, alors que mon propos est, sur le fond, d’alerter sur la situation de l’hôpital en général dans notre pays.

DR

Réponse à Patrick Cohen et Martin Hirsch

Le jeudi 19 janvier, sur l’antenne de France Inter, où j’avais été invitée la veille, Monsieur Patrick Cohen a exprimé, dans sa rubrique “Retour sur l’interview de Sabrina Ali Benali”, son “sentiment de s’être un peu fait avoir…”, laissant entendre que j’avais trompé l’émission La Matinale et ses auditeurs. Il a remis en question mon statut d’interne de l’AP-HP (Assistance Publique – Hôpitaux de Paris), et affirmé que je ne travaille pas dans un service d’urgences. Il a illustré ses propos par ceux tenus la veille par Monsieur Martin Hirsch, Directeur de l’AP-HP, dans l’émission Le Téléphone sonne. Ce dernier y avait dit que je ne suis pas interne de l’AP-HP au seul motif que je n’exerce pas en ce moment dans un hôpital public de l’AP-HP.

Ces affirmations semant le trouble sur mon statut et mes fonctions, au risque de discréditer ma parole, sont inexactes et m’ont profondément choquée. D’autant qu’au moment où Patrick Cohen a effectué ces allégations, son équipe disposait de ces précisions sur mon statut.

Le fait que j’effectue ce semestre mon stage hospitalier dans un établissement de santé privé d’intérêt collectif (ESPIC) à but non lucratif, conventionné avec l’AP-HP ne change strictement rien à mon statut d’interne de l’AP-HP (cf. Décret n°99-930 du 10 novembre 1999 fixant le statut des internes et des résidents en médecine, des internes en pharmacie et des internes en odontologie, chapitre 2 article 9) ni au fait que je travaille bien dans un service d’urgences.

Surtout cela n’altère en rien la véracité de mes divers témoignages. Dans la vidéo postée le 11 janvier à l’origine de mon invitation par plusieurs médias, et qui cumule à ce jour plus de 11,5 millions de vues sur les réseaux sociaux, je n’ai jamais mentionné l’AP-HP ou l’hôpital public en général. Je m’y suis présentée comme une “interne aux urgences”. Et lors de mon passage à la Matinale, je n’ai à aucun moment mentionné l’hôpital public en particulier. Par ailleurs, concernant le cas de la personne en soins palliatifs atteinte d’un cancer du pancréas, cette expérience a été vécue dans un hôpital public de l’AP-HP. Enfin, parmi les onze hôpitaux mentionnés dans ma vidéo du 11 janvier ne disposant plus de lit pour accueillir une dame de 75 ans en insuffisance cardiaque, 4 sont des hôpitaux publics de l’AP-HP, qui n’est donc pas épargnée par le problème global que j’ai dénoncé.

Cette polémique autour de mon statut et de celui de l’établissement dans lequel je travaille durant ce semestre est donc une grossière opération de diversion.

En dépit des nombreux articles de presse et des émissions diffusés dès jeudi rétablissant la vérité à mon égard, France Inter a continué depuis à porter le discrédit sur ma parole. Sur la rubrique de l’invité de La Matinale, Patrick Cohen affirme toujours à cette heure que je travaille dans un hôpital “où il n’y a pas de service d’urgence”. Dans sa réponse aux auditeurs qui, n’étant pas dupes, l’ont interpellé sur le site du médiateur de Radio France, Monsieur Cohen admet qu’à aucun moment dans mes vidéos je ne mentionne explicitement l’hôpital public, mais estime que “tout le monde comprend cela”. Il utilise pour illustrer ses accusations confuses le titre d’un article d’un autre journaliste pour lequel je n’ai pas été consultée. La réponse-type publiée plusieurs fois par le médiateur met elle courageusement en garde ses auditeurs contre mes “mensonges”: “Attention de ne pas confondre la situation difficile vécue par les personnels des hôpitaux, situation que nous relatons régulièrement sur nos antennes, et les mensonges d’une interne qui affirme travailler dans un hôpital de l’AP-HP et cite des exemples vécus soi-disant la semaine précédente dans le service des Urgences, alors que cet hôpital privé n’en possède pas”. A aucun moment je n’ai dit travailler en ce moment dans un hôpital public de l’AP-HP. J’ai raconté ma garde au service d’urgence de mon hôpital.

Dans la rubrique “Retour sur l’interview de Sabrina Ali Benali”, il est toujours écrit à cette heure que je ne suis pas salariée de l’AP-HP. Alors que l’équipe de Monsieur Cohen a reçu sur ce point ma confirmation verbale et la copie des statuts des internes de l’AP-HP dès mercredi, et des copies de mes fiches de paie dès jeudi. Pire, Monsieur Cohen s’est permis de dévoiler dans sa réponse publique sur le site du médiateur le nom de l’hôpital dans lequel je travaille, entraînant plusieurs appels dans le service des urgences sans aucun lien avec un problème de santé relevant d’une prise en charge dans le service, et dérangeant au passage l’équipe hospitalière. Il “oublie” d’ailleurs de mentionner le nom du second site de cet établissement, qui héberge les urgences, ce qui lui permet de continuer à mettre en doute le fait que je travaille dans un service d’urgences.

Alors, où sont les mensonges? Quels sont les objectifs de ce traitement si ce n’est de décrédibiliser à tout prix ma parole? Je demande instamment à la direction de France Inter de rétablir la vérité à mon égard, tant à l’antenne sur le créneau de La Matinale que sur le site internet de la station.

Il est par ailleurs désolant que je doive répondre dans cette affaire à des accusations infondées et de pure forme, alors que mon propos est, sur le fond, d’alerter sur la situation de l’hôpital en général dans notre pays.

Or, en dehors de ce que je ressens comme une atteinte personnelle à mon honneur et à ma dignité, le plus grave est bien que les vaines arguties qui sont utilisées pour me discréditer sont la seule réponse apportée à ce jour par les autorités au désarroi de millions de personnes qui partagent, vues à l’appui, ce cri d’alerte. J’invite donc au passage Monsieur Hirsch et Madame Touraine à lire les milliers de commentaires et de témoignages corroborant mes constats sur l’hôpital postés sur ma page Facebook par des personnels de santé, toutes professions confondues, et des usagers.

Je souhaite pour finir remercier les professionnels de la santé, les syndicats et les usagers pour leurs milliers de messages, dessins, photos de soutien, communiqués qui me vont droit au cœur et m’aident à supporter la pression que je subis depuis que mon honnêteté a été mise en doute jeudi devant des millions d’auditeurs.

Mes remerciements vont également aux journalistes qui ont accepté d’entendre ma version des faits et ont, dans leurs articles et interventions télévisuelles, contribué à rétablir la vérité aux yeux de l’opinion publique.

Merci enfin aux médecins urgentistes Patrick Pelloux, Christophe Prudhomme et Gerald Kierzeck de m’avoir apporté dès vendredi leur précieux soutien.

Source : Huffington Post, Sabrina Ali Benali, 23/01/2017

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Commentaire recommandé

Fritz // 29.01.2017 à 05h50

Nous attendons toujours une rectification de France Inter après l’interview alarmiste d’une infirmière Koweitienne, diffusée il y a plus de 26 ans. Fact-checking oblige, il apparaît que cette jeune personne, Nayirah, ne travaillait pas dans un hôpital public lorsque les soldats irakiens sont venus arracher les bébés de leurs couveuses.

Quelques dizaines de millions d’auditeurs ont depuis “le sentiment de s’être un peu fait avoir”.

https://www.youtube.com/watch?v=ssy0FBoDRZs

78 réactions et commentaires

  • yann 35 // 29.01.2017 à 03h10

    “Celui qui dit la vérité
    il doit être exécuté” …
    triste époque, merci à cette jeune femme qui fait honneur au serment d’Hippocrate…

      +82

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    • dupuy // 29.01.2017 à 17h10

      ceci n’a pas grand chose à voir avec le serment d’Hippocrate…cette insoumise à l’ordre établis répond plutot en citoyenne, c’est une lanceuse d’alerte. Et quand on pense au traitement qu’on leur inflige il n’est pas surprenant de voir tous ces rats en action.
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        +10

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      • yann 35 // 29.01.2017 à 17h24

        serment d’Hippocrate, extrait : “J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité.”
        interne, elle intervient es qualité, respectant ainsi ce serment … et, de plus, ses contradicteurs ergotent quant à sa présence ou non dans un service d’urgence ou à l’AP-HP…
        Que serait-ce s’il s’agissait d’un minable comme moi qui n’a même pas son PSC1 ?

          +15

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    • madake // 01.02.2017 à 01h19

      Mais la quête de vérité, n’est-ce pas d’abord se poser LA question de fond:

      Quelle est la finalité d’un hôpital?

      Rapporter de l’argent, ou soigner les malades?

        +1

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      • Jean-Luc // 03.02.2017 à 07h48

        Question fondamentale !
        Nous sommes passés de l’entreprise d’entrepreneur, à l’entreprise de conseil d’administration, c’est à dire d’actionnaire.
        La philosophie d’entreprise est donc passée de la réalisation de projets concrets (à vocation de servir les utilisateurs),
        à l’objectif prioritaire d’un gain rapide, assuré sans risque pour les investisseurs.
        Ce qui était légitime mais accessoire à la vocation de l’entreprise, avec des taux raisonnables, est devenu comme une machine à sous.
        Au point que des entreprises comme Orange fasse, malgré un déficit aux origines douteuses,
        des emprunts sur le dos de l’entreprise et de ses salariés afin d’assurer un revenu quasi usuraire à ses actionnaires.
        C’est tellement entré dans les moeurs que même les élus et décideurs pour la nation la gèrent comme une vulgaire entreprise commerciale, allant jusqu’à adapter l’éducation aux besoins de l’industrie.

          +0

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  • ChristineG // 29.01.2017 à 04h56

    “Dans la vidéo postée le 11 janvier à l’origine de mon invitation par plusieurs médias, et qui cumule à ce jour plus de 11,5 millions de vues sur les réseaux sociaux (“Youpi”), je n’ai jamais mentionné l’AP-HP ou l’hôpital public en général. Je m’y suis présentée comme une “interne aux urgences”. Et lors de mon passage à la Matinale, je n’ai à aucun moment mentionné l’hôpital public en particulier.”

    Oui, mais elle l’a laissé entendre, et c’est la raison pour laquelle cette vidéo connaît tant de succès. Si elle avait dit que la vidéo avait été filmée dans un hôpital privé, soyons honnêtes, la vidéo n’aurait pas tant choqué.

    Bon, c’est bien de montrer les problèmes, mais c’est dommage qu’elle n’ait pas été tout à fait franche au départ.

      +2

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    • Silk // 29.01.2017 à 07h58

      Au départ, lors de sa 1ère vidéo elle travaillait effectivement dans un hôpital AP-HP (octobre), son semestre précédent.
      C’est sûrement aussi pour cela qu’il y a eu confusion. D’ailleurs Cohen semble avoir délibérément pris un autre extrait que la vidéo virale pour tenter de faire croire qu’il y avait eu tromperie.

      Ayant travaillé 2 semestres d’affilée en AP-HP puis dans un hôpital privé depuis peu, je ne vois pas ce que ça change, surtout qu’il n’y a pas eu tromperie.

        +43

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      • BrianDuSysCat // 29.01.2017 à 08h28

        ou en tous cas un “fact check” des plus douteux de la part de Cohen.

          +13

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    • Gilles // 29.01.2017 à 08h55

      «Bon, c’est bien de montrer les problèmes, mais c’est dommage qu’elle n’ait pas été tout à fait franche au départ. «

      Les mots ont un sens: Qui est franc, Sabrina ou Cohen ?
      Quelle importance de savoir si Sabrina travaille ou non aux AP-HP ? .
      Le problème est sur le fond : les dysfonctionnements des services d’urgence, et pas que ….. suite aux baisses continuelles, depuis des années, des budgets hospitaliers.
      Décidément, votre réaction montre à quel point il est difficile de les dénoncer.
      Sabrina vous montre la lune et vous regardez son doigt .
      Votre naïveté bienveillante envers les manipulateurs d’opinion tel que Cohen, parmi tant d’autres, est désespérante.

        +98

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      • christian gedeon // 30.01.2017 à 10h54

        77 plussoiements…extra. En même temps,la baisse des budgets n’explique pas tout,loin s’en faut,désolé de le dire…les “urgences” ne sont plus les urgences…leur dysfonctionnement est aussi lié à la dérive de leur action…ces urgences sont encombrées de gens qui n’ont rien à y faire,qu’on l’admette ou pas! Foulures,entorses,coupures,gros rhumes,gens bourrés,sorties de boîte, etc… sont légion dans ce service… et celui qui me dira le contraire est juste un menteur.Et ce n’est PAS le rôle des urgences de traiter çà! Urgence a un sens,non?je sais,je sais,je ne devrais pas dire çà…ben tant pis.

          +6

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        • Gilles // 30.01.2017 à 12h18

          complètement d’accord. Il faudrait s’arrêter sur le problème de la médecine libérale, qui devrait être le premier intervenant.
          Mais cela suppose plusieurs conditions avec entre autres une meilleure disponibilité afin de trier qui doit ou ne doit pas se présenter aux urgences.

          cas personnel: ma tante âgée de 95 ans est atteinte d’une grippe.2 jours après, voyant l’état de santé s’aggraver je veux faire intervenir un médecin. Beaucoup sont en vacances (sports d’hiver) ou n’acceptent pas de se déplacer. En désespoir de cause, j’appelle le SAMU qui refuse de se déplacer (vous comprenez….pour une grippe, une personne de cet âge ….) je patiente encore 3 jours ( 7 jours de diète totale car incapable d’avaler quoi que ce soit), je téléphone à nouveau au SAMU en menaçant de porter plainte pour “non-assistance à personne en danger”. Le SAMU vient et après 8 jours d’hospitalisation, la tante est revenue complètement rétablie (mais le prix pour la collectivité doit être au moins vingt fois supérieur à ce qu’il aurait du être)

            +8

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    • gracques // 29.01.2017 à 08h55

      ‘si elle a vit indiqué travailler dans un hôpital privé la vidéo n’aurait pas tant choque’ !
      Comment pouvez vous dire ça ? Le fonds de ce qu’elle raconte n’est il pas suffisant quelle que soit la structure ?
      Le doigt et la lune , vous connaissez ?

        +33

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    • RGT // 29.01.2017 à 10h00

      Qu’elle travaille dans un hôpital public ou privé n’a pas d’incidence.

      Elle décrit un énorme problème sanitaire qui concerne toutes les structures de soins en voie de déliquescence, à l’exception des cliniques privées huppées inaccessibles aux ‘sans dents” dans lesquelles nos “VIP” peuvent se faire soigner dans des conditions optimales.

      Cette dégradation des services vitaux est bel et bien la conséquence des politiques de “rentabilité” au détriment de l’utilité.

      Elle a entraîné le massacre des hôpitaux de proximité et la dégradation de l’état de santé des habitants qui ne peuvent plus se faire soigner à moins de faire des heures de trajet pour rejoindre un service hospitalier, ou des listes d’attente infinies pour bénéficier d’une lit dans un service spécialisé.

      Lorsqu’on place à des postes décisionnels des types qui n’ont pas à souffrir des conséquences de leurs actes et qui ne pensent qu’à leur propre intérêt il ne faut pas s’attendre à des résultats.

      Hirsch ou Tourraine s’en foutent, en cas de problème ils auront toujours une place réservée et un transport en hélico payés par le contribuable.

        +60

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    • Tchoo // 29.01.2017 à 10h15

      Vous êtes l’illustration de même du pourquoi de cette polémique. Semer le doute il en restera toujours quelque chose.

        +19

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    • Chris // 29.01.2017 à 11h49

      Le vrai scandale réside dans le fait qu’on descende en flammes une personne qui témoigne des lacunes importantes du milieu hospitalier; qu’il soit privé ou public peu m’en chaut.
      Sabrina a fait un vrai reportage sur les conditions de travail et d’exploitation de ces établissements : les journalistes devraient plutôt être dans leurs petits souliers pour n’avoir pas fait LEUR travail !
      Cette complaisance servile médiatique envers le pouvoir des médiocres est hallucinant. Quelle corruption ! Comment un pays peut-il s’en sortir quand tricheries, fraudes et népotisme sont la norme ?
      Français, réveillez-vous !

        +26

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    • amemar // 29.01.2017 à 14h19

      C’est vrai que l’à-peu-près d’un citoyen est vite utilisé pour discréditer toute critique, mais les gros mensonges des dominants, eux ne dérangent personne. Pauvre monde où la France “d’en bas” va à la curée contre une jeune femme qui alerte sur une situation, dont nous seront pratiquement tous victimes un jour ou l’autre, et absout généreusement tous ces voyous qui piquent dans la caisse sans que quiconque ne trouve à redire. Le syndrome du larbin a encore de beaux jours devant lui.

        +18

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  • Fritz // 29.01.2017 à 05h50

    Nous attendons toujours une rectification de France Inter après l’interview alarmiste d’une infirmière Koweitienne, diffusée il y a plus de 26 ans. Fact-checking oblige, il apparaît que cette jeune personne, Nayirah, ne travaillait pas dans un hôpital public lorsque les soldats irakiens sont venus arracher les bébés de leurs couveuses.

    Quelques dizaines de millions d’auditeurs ont depuis “le sentiment de s’être un peu fait avoir”.

    https://www.youtube.com/watch?v=ssy0FBoDRZs

      +118

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    • Narm // 29.01.2017 à 12h39

      Vous pensez sérieusement qu’ils vont faire une rectification ?

      Martin Hirsch, vous savez, le gars qui suite a des incidents devant l hôpital Necker a déformé la vérité et en a profite pour faire un appel aux dons …..

      Cohen que j’apprécie tous les matins mais qui sur certains sujets adopte une mauvaise fois terrible. (Il a ses convictions personnelles et celles de “chien de garde” )

        +3

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  • Ovuef2r // 29.01.2017 à 07h08

    1984 de G Orwell serait en rupture de stock aux US depuis l’arrivé de D Trump. Comme si le ministère de la vérité et la réécriture de l’histoire commençaient seulement avec lui…

      +26

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    • Kiwixar // 29.01.2017 à 07h22

      « La prise de conscience mondiale » déplorée par Brzezinsky. Internet est une révolution de l’information de même ampleur que Gutenberg. Pendant quelques années encore, les journalistes seront encore comme des poules de luxe devant un couteau affûté. Avant de se rendre compte qu’ils sont obsolètes.

        +53

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      • Tunkasina // 29.01.2017 à 10h25

        Vous pensez vraiment qu’ils n’ont pas compris ? L’échec des sondages, la popularité sur Internet des sites qui semblent chercher honnêtement les faits, la popularité des vidéos de vulgarisation scientifiques, et de celles qui traitent des sophismes, des biais cognitifs (pas enseigné à l’école, alors que bon sang, c’est pas des sciences nouvelles !)

        Je cois que les mass média sont bien au courant de leur obsolescence, mais qu’ils font semblant de jouer leur rôle, fidèle à leur maîtres-PDG

        Ces maître quand à eux, inventent l’info-tainment sur internet, les “articles sponsorisés”, achètent tout ce qui semble avoir du public et ne pas avoir de ligne éditoriale sérieuse (Cf. Webedia & consort et sa croissance folle)

        Et en plus ça balance du hoax à tout va, pour tenter de faire créer des lois de contrôle du web …

        Ils n’y arriveront pas, mais ils vont pas se laisser faire.

          +23

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  • Gglosmahnificos // 29.01.2017 à 07h35

    Je connaissais pas, et je viens de regarder la première vidéo du post, mais un truc me sidère: elle dit que l’augmentation des moyens alloués à l’hôpital c’est 2% par an, alors que les besoins croissent en réalité de 4% par an, d’où gros malaise…
    Mais tout ensemble croissant de 4% double ( à peu près ) tous les 15 ans, c’est énorme!
    Nos dépenses de santé croissent elles vraiment a ce rythme ? Et pourquoi?
    J’aimerais bien être éclairé la dessus…
    Bon accessoirement l’attitude de Cohen sur le sujet est assez… Comment dire… Merdeuse?…
    Mais ça c’est pas un scoop.

      +15

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    • Chris // 29.01.2017 à 12h07

      Vieillissement des populations occidentales, modes de vie post-moderne, impact dramatiques des pollutions multiples sur la santé, nourriture qui ne nourrit plus (pesticides, particules, Tchernobyl dont on ne parle jamais mais qui a déréglé un nombre incalculable de thyroïdes, stress de la compétition à tout prix et hédonisme au rabais multiplicateur de ruptures familiales, drogues dures, concentration urbaine qui ne protège plus, surmédicalisation encouragée par les laboratoires), la liste n’est pas exhaustive.
      Notre civilisation plonge et le phénomène devient exponentiel.
      La santé est un domaine économique extrêmement juteux.

      Relisez le rapport du Club de Rome (1973)…

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      • Schuss // 29.01.2017 à 14h22

        Bonjour, vous avez raison de dire que la “santé” est devenu un enjeu economique extremement juteux ! Les nouveaux dirigeants de la sante ne sont plus medecins mais financiers. L’hopital se meurt parce que la sante n’est pas une finalite technique mais humaine. Les nouveaux patrons de la sante confondent performance technologique et efficacite therapeutique. Le premier volet repose sur le savoir faire de l’industrie qui effectivement peut produire de bons outils destines au monde médical. Le second volet repose sur un savoir faire et la relation humaine qui est le veritable levier du soin. L’outil est necessaire mais il reste un accessoire dans la main du therapeute. Industrialiser l’hopital conduit au productivisme de la sante. Le corps devient la matiere premiere sur lequel l’industrie “hospitalière” gagne de l’argent. Rentabilite oblige !

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        • amemar // 29.01.2017 à 14h55

          Vous dites “les nouveaux dirigeants de la santé ne sont plus médecins mais financiers”. Comme partout, l’agriculture, l’instruction dans de nombreux pays, les services publics et ça continue. Notre Sécu est une grosse cagnotte sur laquelle les financiers lorgnent et nos politiques ne vont pas savoir résister comme d’habitude. Je me surprends à espérer ne pas vivre trop âgé pour ne pas subir des situations comme celles qui sont décrites ici.
          C’était une belle idée la Sécu, ils vont finir par nous la salir comme tout ce qu’ils touchent.

            +10

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          • RV // 29.01.2017 à 16h38

            mais non, “c’est” une belle idée la Sécu,
            du moins dans le programme de la France insoumise . . .

            extrait du dernier meeting de Mélenchon à Périgueux

            la sécu sur 100% des dépenses de santé en étendant son champ comme prévu par leurs créateurs à la Libération
            “chacun cotisse selon ses moyens et reçoit selon ses besoins”

            le reste à charge des patients actuellement est de 16 milliards par an
            le financement serait le suivant :

            8 milliards : suppression des dépassements d’honoraires
            6,5 milliards : économie de frais de gestion des mutuelles et assurances privées et intégration au sein de la sécu de la totalité des employés des mutuelles et assurances privées
            3,5 milliards : suppression de la niche fiscale en faveur des complémentaires santé
            3 milliards : baisse du prix des médicaments par la négociation avec les fabricants et le développement des génériques
            8 + 6,5 + 3,5 + 3 = 21 milliards

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      • Dominique // 30.01.2017 à 11h22

        « La liste n’est pas exhaustive. »
        On peut ajouter des médocs à 41 680 € par cure.
        https://jeanyvesnau.com/2016/06/27/prix-secret-du-sovaldi-laveu-troublant-du-president-du-comite-economique-des-medicaments/

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    • Olympi // 29.01.2017 à 14h53

      A priori je dirais rendement décroissant de la médecine et augmentation de la population de vieux.
      Ça doit coûte cher de vouloir soigner tout ce qu’on sait soigner.

        +5

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      • Schuss // 29.01.2017 à 15h09

        Faux, la pluparts des maladies chroniques sont malheureusement organisees par le systeme. changeons cela et nos vieux partirons en bonne sante dans la dignite et l’honneur d’une vie bien remplie et sans maladie. Certains y parviennent pourquoi la majorite ne le pourrait pas ? L’outrance de technologie n’apporte rien en terme de sante publique. L’education a la sante peut faire des “miracles…”

          +7

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  • Alexandre34 // 29.01.2017 à 07h43

    « On identifie tout de suite le mauvais critique à ce qu’il commence par parler du poète et non du poème. »
    Ezra Pound

      +51

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  • Gier 13 // 29.01.2017 à 07h53

    Ma chère et tendre vit cette situation à Marseille. Infirmière à l’APHM (Marseile), il lui est arrivé de se retrouver sans drap, et de d’essuyer des malades en fin de toilette avec des taies d’oreiller. Il n’y avait plus de serviette. Quand au temps qu’elle passe à téléphoner pour trouver des lits disponibles …..

    Je me demande comment on peut encore écouter France Inter et accorder une once de crédit à cette lamentable équipe de journaleux surpayés…. Pour qu’on les paye autant à être si mauvais, c’est bien qu’ils doivent être utiles à quelqu’un.

      +83

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    • Anonyme // 29.01.2017 à 09h26

      Mon vieux père, 91 ans, attendait les soins de toilette, il venait d’être opéré quelques jours auparavant (intervention lourde) il souffrait en silence malgré les analgésiques.
      Les aides soignantes étaient débordées celle qui faisait la toilette avait quitté le travail jusque au lendemain, sans parlé des infirmières.
      Il était 16 heures, je me suis résolu à lui faire sa toilette. C’est compliqué de le faire. On ne sais pas comment s’y prendre pour ne pas faire mal, pour ne pas choquer l’intimité de père à fils.
      Mon père avait fait toute sa carrière dans un CHU, où il avait été professeur, il n’avait pas voulu être soigné ailleurs que dans un établissement public. Il n’imaginait pas, pas plus que nous ses enfants, la dégradation des moyens de l’hôpital public qu’il avait quitté 25 ans plus tôt.

        +71

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      • amemar // 29.01.2017 à 14h33

        J’ai connu la même situation avec ma maman. Mise en EHPAD car totalement dépendante, elle s’est souillée lors d’une visite. Personne pour la toilette de disponible. Au bout d’un moment, j’ai prit sur moi pour le faire. Les mêmes gênes et les mêmes peurs de mal faire que vous cher Anonyme. Une femme qui avait peiné toute sa vie, élevé des enfants (je sais, cela n’a rien d’exceptionnel, tout le monde le fait ) qui avait vendu ce qu’elle possédait pour être soignée, car elle ne voulait pas être à la charge de ses enfants (ce qui n’a pas empêché l’établissement de nous faire signer un document comme quoi nous nous engagions à payer lorsque les économies seraient mangées), voilà, si je n’avais pas été là, elle serait restée souillée combien de temps ??? Et je n’incrimine pas du tout le personnel qui fait ce qu’il peut et même plus souvent.

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  • Renglet // 29.01.2017 à 08h37

    Mademoiselle. …oui ce sont des choses courantes ça dans un hôpital. ….
    Si ça ne vous convient pas je vous suggère d’aller à Bruxelles et là ce n’est pas 26 patients que vous aurez mais 45. …et il y avait 1 infirmière ou je ne rêve pas ni n’affabule pas je l’ai vécu personnellement alors faut arrêter

      +3

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    • LEVESQUE // 29.01.2017 à 09h10

      Je ne suis pas sûr de bien comprendre votre post : vous suggérez que, parce que ce serait pire ailleurs, il faudrait arrêter de se plaindre, de dénoncer, etc. ? Est-ce bien cela ?

      Si c’est bien cela, alors c’est désolant de fatalisme : et comment peut-on alors envisager d’améliorer les choses avec de tels raisonnements ?

      Que ce soit 45 ou 26, c’est totalement anormal et ça ne peut être que dénoncé.

      Avec des raisonnements comme le vôtre, les puissants peuvent dormir sur leurs deux oreilles, et les autres n’ont plus qu’à subir. Affligeant.

        +69

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      • Charles-de // 29.01.2017 à 09h40

        D’ailleurs, allons jusqu’au bout ! Supprimons les hôpitaux pour les retraités, ça fera d’énormes économies, qu’on pourra consacrer à l’achat de yachts pour nos ministres et parlementaires qui ont bien besoin de vacances étant donnés les fonctions, mandats et autres qu’ils cumulent allègrement !

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    • R. P. I. // 29.01.2017 à 10h16

      Tiens. J’en ai au moins repéré un, par défaut j’imagine. Dans le jargon léniniste, on appelle cela un “idiot utile”. Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit que cela.

        +15

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  • Jean-Charles Delespaux // 29.01.2017 à 09h12

    Avec, l’UE, il n’y a pas d’alternative à la pressurisation des services publics.
    https://fr.sputniknews.com/radio_sapir/201701271029821070-primaire-socialiste-gauche/

      +14

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    • V_Parlier // 29.01.2017 à 19h43

      Je dirais surtout: les services publics de terrain. Parce-que le mille-feuilles administratif dans les sphères un peu plus hautes (où on cherche comment dépenser l’argent qui ne va pas aux hôpitaux), ça ça marche toujours bien.

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  • HYB // 29.01.2017 à 09h34
    • Narm // 29.01.2017 à 14h34

      Merci pour ce lien coonsternant qui m’a amené vers d autres sujets : en voici un échantillon. https://hybel.blogspot.fr/2017/01/chesnot-malbrunot-labeviere-trois.html

      Jean-Marie Le Guen, ami de Manuel Valls, Secrétaire d’État en charge de la Francophonie est un maître chanteur qui harcèle l’ambassadeur du Qatar. Nicolas Bays, député PS du Pas-de-Calais est un larmoyant quémandeur copieusement « abreuvé » à la même source persique. Rachida Dati mendie avec une indécente vulgarité 400 000 euros « pour son association », Ségolène Royale, Jean-Vincent Placé… sont suspectés. « nul ne sait si le sénateur centriste Yves Jégo en croquait », mais sa collègue de l’Orne Nathalie Goulay « a multiplié les demandes »…Éric Besson ancien ministre de Sarkozy, Alexis Bachelet député, Jack Lang Président de l’Institut du Monde arabe qualifié pareillement « d’interlocuteur sans scrupules ». Excédé, l’ambassadeur du Qatar se confie aux journalistes : « je n’ai jamais vu cela auparavant (dans d’autres pays) on n’est pas une banque… je ne suis pas là pour régaler les hommes politiques français » il ajoute à la cantonade que le distributeur de billets de 500 euros de l’ambassade est désormais fermé. Qu’on se le dise !

        +10

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      • amemar // 29.01.2017 à 14h48

        Et moi j’entends à longueur de temps dans la plus pure tradition raciste que le Qatar achète la France et blabla ! Pas besoin, nos édile la lui vende pour une bouchée de pain.

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  • Georges Clounaud // 29.01.2017 à 10h06

    “Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt” et si l’idiot ne l’est pas assez et regarde tout de même la lune, Pat Co – pour les intimes – haut commissaire du ministère de la vérité – et ses sbires sévissent… :
    “Vous avez vu ce doigt ! il est vraiment sale ! Regardez cet ongle mal curé ! C’est inadmissible ! Couvrez ce doigt que je ne saurais voir…”
    Il en était de même il y a quelques semaines avec les mails d’H.Clinton. Peu importent leurs contenus pourtant confondants. L’essentiel était de déterminer qui les avait fait ressortir ou plutôt de comprendre – malgré l’absence de preuves établies – que ces ignobles russes avaient truqué les élections américaines..
    Et après Pat Co & Co vont s’étonner que les idiots, qui ne le sont visiblement pas assez, aillent chercher l’information vers des sources “non conventionnelles”….

      +25

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    • Gilles // 29.01.2017 à 10h27

      Le même processus en ce moment avec l’affaire “Pénélope”.
      Presque tous les commentateurs clament à l’envi que la rétribution était “légale”.

      Le problème n’est pas là:
      1. Un travail effectif a t-il été fourni ? (je ne parle pas de faire des noeuds de cravate ou de cirer les chaussures du sieur Fillon)
      2. Quand bien même ce travail aurait existé, un salaire aussi élevé est-il légitime ?

      Sans parler des autres aspects de l’affaire (les fils qui n’étaient pas avocats, la rétribution extraordinaire de la revue des deux mondes) tous les Français devraient en tirer la conclusion logique: Fillon ne peut pas se présenter aux élections. point barre!!!! Ce monsieur ne respecte pas l’argent public, donc ne respecte pas les contribuables, donc se moque éperdument des Français. La seule chose qui l’intéresse c’est le fric et le pouvoir.

        +35

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    • amemar // 29.01.2017 à 14h38

      Dans les civilisations antiques on tuait le messager de mauvaises nouvelles ! on fait pareil ! On tape sur les messagers pour que les coupables restent bien au chaud !! Rien apprit en 20 siècles.

        +7

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  • R. P. I. // 29.01.2017 à 10h18

    Tout à fait d’accord.

    Ne jamais oublier non plus le Principe de Pareto 80-20… Des idiots utiles ou non et des autres, trop rares hélas…

      +6

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  • Arcousan09 // 29.01.2017 à 10h25

    Cette interne a raison, mille fois raison … quand à l’argumentaire d’un génie de APHP plus nul tu meurs.
    Médecin généraliste je peux témoigner de la désertification, je peux témoigner que la seule réponse de ARS du département c’est: “allez aux urgences”
    Urgences dans lesquelles le personnel est en burn-out permanent entre le médical et l’agressivité
    Que dire dans les services où une patiente, mon épouse en l’occurrence, s’est souillée parce que l’infirmière “de dépannage” avait plus de 20 lits en charge et une heure d’attente du bassin …
    Que dire de sa voisine 87 ans qui se balade avec l’oxygène en permanence et qui a fait une chute en se prenant les pieds dans les tuyaux personne pour lui venir en aide
    Que dire de cette patiente hémiplégique qui pourra mourir de faim parce que personne ne peut l’aider.
    Il y a des montagnes d’argent gaspillé par les politiques mais bien évidemment l’hôpital doit devenir “rentable” afin que le politique puisse en gaspiller encore davantage.

      +46

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  • Duracuir // 29.01.2017 à 10h26

    L’info sur les radios de radio France est encore pire que sur les chaines privées en terme de militantisme, mensonge, manipulation. Ecoeurant.

      +26

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  • Arcousan09 // 29.01.2017 à 10h29

    J’ai oublié cette amie infirmière qui se fait vertement remonter les bretelles parce qu’elle était au chevet d’une jeune patiente en phase terminale de son cancer et qui pétait les plombs … La “surveillante” chronométrait le temps pour poser la perf …… “rentabilité oblige”
    …… sans autre commentaire …

      +34

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    • Catalina // 29.01.2017 à 16h04

      dans une maison de retraite ” haut de gamme” à 4200 euros/mois, en tant qu’aide soignante, on me dit que j’ai 3 heures pour m’occuper de entre 10 et 13 patients, je fais le calcul et….j’ai à peine 18 minutes du moment où je lève la personne, la lave, l’habille et qu’elle déjeune. à peine 18 minutes…et c’est soi-disant une maison de retraite haut de gamme, quand pendant l’entretien la dirlo me demande ce qu’est la maltraitance, je lui dis ” c’est 18 minutes à peine pour se lever, manger, et être propre et s’habiller. elle ne m’a pas retenue ( e toute façon, je n’y aurais pas bossé) et elle a refusé de me faire un courrier pour pôle emploi. malgré mes trois demandes.:)
      Là aussi, on fait du fric sur les gens…
      à ce prix, une personne peut largement rester chez elle avec une dame de compagnie qui sera là que pour elle et toute la journée..

        +24

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      • Arcousan09 // 29.01.2017 à 17h09

        Ne croyez pas que la situation soit meilleure dans l’hospitalisation “privée”.
        L’hôpital est soumis à une austérité drastique afin de devenir “rentable”
        La clinique privée est soumise aussi à l’austérité car ce sont les actionnaires qui l’exigent: “rentabilité”
        Vous ne pouvez imaginer la guerre que se livrent les fonds de pension et autres fonds d’investissement afin de racheter les cliniques privées au meilleur prix et pressurer le personnel soignant pour obtenir une rentabilité immédiate à 2 chiffres.
        C’est aussi valable pour les maisons de retraite.

          +10

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  • Jean-Paul B. // 29.01.2017 à 10h39

    Bonjour,
    France Inter, dont le statut de radio de Service Public entraîne son financement par le contribuable (ce qui est un bien!), se comporte de plus en plus souvent comme une officine de propagande. Sous des dehors soft, ces petits soldats manipulateurs (Cohen,Legrand,Seux,Guetta,Dickinson,etc.) font le boulot pour lequel ils ont été engagés, à savoir défendre sans relâche le point de vue de “l’élite” qui nous dirige:
    – européisme béat et militant,
    – libéralisme exacerbé,
    – “germanolâtrie”,
    – complaisance dans le traitement de certains candidats (aujourd’hui Macron est “leur” candidat!),
    – “russophobie” pathologique,
    – anti-Trump (même s’il y a beaucoup à dire sur Trump),
    – Anti-Bachar (même s’il y a beaucoup à dire sur Bachar),
    – déni de réalité dans le traitement du terrorisme islamiste en Syrie (les fameux “rebelles”) et ailleurs,
    – discrets sur l’Arabie Saoudite et le Qatar,etc.
    En fait ces “journalistes-perroquets” ne sont rien d’autre que de vulgaires “chiens de garde” d’un système qui les traite si bien.

      +56

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    • amemar // 29.01.2017 à 14h43

      Ah, c’est sûr qu’ils nous donnent toujours les exemples de pays où les choses se passent comme ça les arrange, mais jamais ceux où les politiques font vraiment ce qu’il faut pour le peuple. On n’a pas tellement entendu ces médias nous parler de l’Islande. des perroquets en effet !!

        +2

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    • Catalina // 29.01.2017 à 16h07

      J P B

      vous oubliez le silence complice des médias sur le conflit du Donbass ou un gouvernement mis en place par les usa massacre une partie de son peuple.

        +9

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  • Arcousan09 // 29.01.2017 à 10h47

    Qui vous parle du suicide des soignants ???
    Hirsch ???
    Touraine ???
    Là le silence est de rigueur …
    “ON” ne parle pas des sujets qui fâchent surtout en période dite “électorale” …

      +24

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    • Vareniky // 29.01.2017 à 11h27

      Qui vous parle des suicides tout court au nombre de 27 par jour, chiffre bien plus supérieur que celui des accidents de la route.
      Quand à Radio-France, je ne peux même plus écouter France-Musique parce que même là ils arrivent à nous placer leur propagande.

        +27

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    • fanfan // 30.01.2017 à 03h49

      PORTRAIT TROUBLANT: Martin HIRSCH, expert en conflits d’intérêts…
      https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=1491827924402856&id=1450118598573789

        +3

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  • Eric // 29.01.2017 à 12h02

    Conclusion : le ” fact-cheking “, c’est pour les autres. Par contre pour eux, c’est open bar ! Propagande mensongère éhontée, et y compris pour nous ” vendre ” des guerres, insultes à tout-va, et j’en passe.

      +18

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  • John // 29.01.2017 à 12h17

    Tatiana Ventôse (Le Fil d’Actu) : “Pourquoi j’ai passé les fêtes à l’hôpital au chevet d’un ami”

    https://www.youtube.com/watch?v=XuSEvb_03gw

      +9

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  • openmind // 29.01.2017 à 12h28

    Juste un témoignage sur l’hôpital et les médias mainstream et France-inter en particulier.

    Ma femme est infirmière depuis 2005, privé puis public et ce témoignage est dans le réel du quotidien, la tension s’accentue pour plein de raisons: manque de personnel, manque de moyens, optimisation des coûts au dépend de la relation humaine essentielle pour un être au psychisme diminué par sa maladie mais cela le comptable gestionnaire non médecin s’en fout…

    Je milite dans mon entourage pour éveiller les consciences aux actes de propagande quotidienne de nos chers journalistes stipendiés (Cohen=archétype). Je dois dire que je fus récompensé lorsque ma mère, institutrice en retraite, fidèle des idées de gauche altruiste, auditrice farouche de france-inter m’a dit ne plus écouter cette radio après avoir réalisé cette propagande effective sournoise au service la bien-pensance et du politiquement correct.

      +20

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    • Arcousan09 // 29.01.2017 à 15h08

      Le personnel soignant peut faire des heures et des heures et encore des heures il est même “réquisitionnable” en cas d’épidémie de grippe …. heures gratuites non récupérées non récupérables et pendant ce temps le personnel administratif choyé par les administrations parce que vital pour la “bonne gestion” de l’hôpital, lui fera ses 35 heures avec en prime des RTT ….
      J’exagère ?????????

        +7

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      • Karim Wilmotte // 29.01.2017 à 23h04

        En même temps, vous serez plus fort avec le personnel administratif à vos côtés.
        L’attaquer de front, c’est se tirer une balle dans le pied.

          +2

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  • Louis Robert // 29.01.2017 à 12h37

    Courageuse, très courageuse, cette jeune femme. Accepter de soigner dans ces conditions, puis, souriante, devoir affronter tant de bassesse pour en avoir fait état publiquement… Pareilles sociétés peuvent bien craquer de partout!

      +22

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  • LA ROQUE // 29.01.2017 à 14h58

    Message de Sabine Aurora sur son compte facebook:

    {…} Il faut continuer à l’ouvrir, c’est la liberté de parole et d’engagement. »
    Mais ne vous inquiétez pas ? j’ai les reins solides et je reviens très bientôt aussi en vidéo pour PARLER DU PROBLÈME ! Et parce que vous me faites l’honneur de votre confiance pour parler en notre nom .
    Oui on va en parler !
    « La polémique sur la vraie-fausse interne de l’AP-HP a fait oublier son témoignage sur notre vécu de futurs médecins »
    Total soutien à cette femme courageuse.

      +15

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  • Alain // 29.01.2017 à 17h25

    Une belle illustration de la manipulation médiatique.

    Honte à ceux qui se sont livré à cette manœuvre qui tend à détruire la personne qui alerte en tordant la réalité pour le lui reprocher.

    Patrick Cohen semble n’avoir invité cette interne que pour la discréditer dans un second temps.

    Il s’agit d’une radio publique qui démontre qu’elle n’est qu’un instrument de propagande et de manipulation.

      +5

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  • Krystyna Hawrot // 29.01.2017 à 22h43

    Ca ne change rien au fait qu’on sait tous en région parisienne qu’aux urgences on va attendre entre 6 et 12 heures avant d’être pris en charge. En 2011 déjà, sous Sarko, à l’hopital Lariboisière devant moi un médecin a passé 45 minutes à chercher un hôpital pour opérer une personne d’urgence. Cela ne s’est pas amélioré depuis. Et que dire des 6000 malades morts dans les hôpitaux en 1 mois d’étranges “infections”? J’ai deux personnes âgées dans mon entourage qui sont décédées ainsi dans deux hôpitaux franciliens. Les médecins évitent d’en parler, personne n’en parle à part justement un seul article dans la Parisien.

      +4

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  • Gérard du Biolo // 29.01.2017 à 22h56
  • djodan // 30.01.2017 à 15h16

    Lorsque la vidéo de Sabrina est sortie, j’avais laissé un commentaire disant que son analyse de la situation était juste mais que ce n’était pas seulement la ministre Touraine la responsable de l’état actuel des hôpitaux. C’est le résultat de plusieurs années d’une politique qui s’occupe de plus en plus de l’aspect financier de la santé publique.
    Quand on a vu le film” La sociale” de Gilles Perret, on comprend mieux les enjeux. Les marchés lorgnent sur le budget de la Sécu qui est plus important que celui de l’état.
    De plus, il ne faut pas faire connaître au monde salarié cette admirable histoire, cela pourrait lui donner de mauvaises idées telles que : si on a été capable en quelques mois, de mettre en place ce système et de le gérer, on est capable aussi de le faire aussi pour le pays…

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    • Gilles // 30.01.2017 à 17h05

      A l’époque, la mise en place de la sécurité sociale a été réalisée en 9 mois.
      A nous de faire pour qu’elle redevienne ce qu’elle n’aurait jamais du cessé d’être: universelle et unique gérée par les salariés.
      Fini les complémentaires et régimes spéciaux. Un seul candidat le propose: A vous de cherchez lequel .
      C’est un enjeu fondamental!!!

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  • Louis St O // 30.01.2017 à 17h00

    Pensez à toutes ces personnes qui écoutent France inter mais qui ne viennent pas ici ou sur Facebook, pour elles France Inter dit vrai.

    Quand aux cliniques privées qui s’agrandissent au fur et à mesure que les hôpitaux ferment services,chambres ou lits, il faut bien expliquer que ces cliniques sont bel et bien payés par notre sécu, des Murs en passant par les Médecins,les infirmiers, ambulanciers et même les femmes de ménage et jamais on nous parle de fermer un lit dans une clinique.
    sachant qu’il n’y a pas d’urgence (gratuit) dans une clinique.

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  • jessim // 30.01.2017 à 17h04

    C’est juste incroyable de voir qu’aujourd’hui les médias suivent internet, une vidéo fait des millions de vues et la femme est invité sur les plateaux tv.
    Malheureusement pour cette fille qui n’était pas habitué aux méthodes mafieuses du haut, ça a du lui faire tout drôle de se rendre compte que les personnes concernées n’ont en rien répondu sur le fond. Et oui Sabrina, bienvenue au 21ème siècle, l’ère de la communication mensongère.
    J’an ai d’autres pour toi si tu veux :

    La crise est dernière nous
    Dans l’ensemble ça va mieux
    L’état d’urgence nous protège
    etc…

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  • Emmanuel L // 31.01.2017 à 07h52

    Bonjour,je viens de lire tous les commentaires,pas un mot sur les 35 heures et ses effets dévastateurs sur le monde hospitalier. Il fut un temps ou les gens travaill ait 42 heures par semaine et la société allait plutôt mieux . Quand je vois des infirmières travailler 36 heures en trois jours qui finissent épuisée ,stressée je ne peut m’empêcher de penser que la désorganisation de l’hôpital viens de ces fameuses 35 heures. Heures supplémentaires non payées ,surcharge de travail de travail due à l’absentéisme (maladie,rtt) . Je suis étonné que des jeunes gens est encore la flamme pour embrasser la carrière d’infirmier(e). Malheureusement ce n’est pas que dans ce secteur.

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    • Emmanuel L // 31.01.2017 à 08h17

      Oups !! J’oubliais , quelqu’un est encore étonné de la mauvaise foi de Patrick Cohen ?

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  • fanfan // 02.02.2017 à 04h48

    Gérald KIERZEK sur LCP
    ” J’ai besoin d’infirmières, d’aides soignants, de brancards pour mon service, j’ai pas besoin de directeur, de sous directeur et d’ARS qui vont me mettre des indicateurs, des gens pour contrôler des indicateurs et mettre encore des indicateurs!”
    Ce qui est très grave aussi et qui est instaurée par la politique actuelle c’est la division ultime, celle des patients, leur défiance vis à vis de leur(s) médecin(s)…
    https://www.youtube.com/watch?v=G6SC1XUi6JA

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