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19.avril.202119.4.2021 // Les Crises

Dilemme pour Biden au Yémen : Les Houthis sont en train de gagner la guerre

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Source : Responsible Statecraft, Kristian Coates Ulrichsen et Giorgio Cafiero

Traduit par les lecteurs du site Les Crises

Les Houthis protestent contre les frappes aériennes de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite sur Sanaa en septembre 2015 (Henry Ridgwell, VOA).

Les rebelles Houthis se sentent actuellement enhardis dans la guerre du Yémen. Le mouvement aligné sur l’Iran croit qu’il est en train de gagner cet épouvantable conflit. Cette conviction est bien fondée. Ansar Allah (la milice dominante des Houthis) contrôle le territoire où vit environ 80 % de la population du Yémen.

Ce qui donne confiance aux Houthis, c’est à la fois le changement de la politique étrangère de Washington à l’égard du Yémen avec la nouvelle direction de la Maison Blanche, et la poursuite des frappes d’Ansar Allah contre l’Arabie saoudite, récemment illustrée par les attaques de Ras Tanura du 7 mars qui visaient l’un des plus grands ports pétroliers du monde.

Plutôt que de déposer les armes et d’accepter ce que l’envoyé spécial des États-Unis au Yémen, Tim Lenderking, a qualifié de plan de cessez-le-feu « solide », les Houthis ont décidé de poursuivre leur lutte armée pour s’emparer de la province de Marib, riche en hydrocarbures.

Pourquoi mettre fin à une guerre que vous êtes en train de gagner ?

Un dilemme majeur pour l’administration Biden est de savoir comment gérer la détermination des Houthis à poursuivre le combat. Les Houthis étant actuellement à l’offensive, il sera extrêmement difficile pour les dirigeants américains de trouver un moyen de les inciter à déposer les armes et à faire confiance à un processus de paix qui les obligera à faire des concessions à leurs adversaires nationaux, régionaux et internationaux.

Une grande partie de la difficulté pour l’équipe de Biden provient du fait que les États-Unis n’ont pratiquement aucune influence directe sur les Houthis. En raison du soutien de Washington à l’Arabie saoudite dans la guerre, les rebelles Houthis considèrent naturellement les États-Unis comme un ennemi.

Dès le début de la campagne saoudienne soutenue par Washington – l’opération Tempête décisive – en 2015, les Houthis ont commencé à envisager des relations plus profondes avec l’Iran, la Chine et la Russie dans le but de contrebalancer le soutien de Riyad par les gouvernements occidentaux et d’autres pays arabes.

Inspirés par et alignés sur l’Iran et le Hezbollah libanais, les Houthis ont acquis un pouvoir immense. Le groupe n’aura probablement jamais la force de contrôler tout le Yémen, et la nature fluide de la guerre suggère que certains de leurs gains pourraient éventuellement être inversés si le conflit se poursuit. Toutefois, l’ampleur du contrôle exercé par les Houthis sur le Yémen aujourd’hui devrait donner à tous les décideurs politiques des raisons d’écarter la possibilité que l’Arabie saoudite et le faible gouvernement du président yéménite Abdrabbuh Mansur Hadi puissent vaincre militairement Ansar Allah.

« Une chose est on ne peut plus claire : les Houthis ne succomberont pas à la pression » , a écrit Bruce Riedel, du Brookings Intelligence Project. « Près de six ans de bombardements, de blocus et de catastrophe humanitaire par les saoudiens n’ont pas fait bouger les rebelles. »

Marib d’abord, les négociations ensuite

En effet, les plus grandes réalisations de la campagne de bombardements saoudienne ont été négatives. Elle a suscité une extrême virulence et a aggravé les divisions tribales et sectaires au Yémen, ce qui rend beaucoup plus difficile l’instauration d’un niveau de confiance suffisant voire minimal entre les parties belligérantes.

Ansar Allah craint que le désarmement sans garanties suffisantes que les Houthis seront protégés ne soit trop risqué. En définitive, les Houthis craignent à juste titre d’être attaqués par leurs ennemis yéménites et saoudiens après avoir été défaits par des négociations de paix. Dans ce contexte, les combattants Houthis poursuivent leur offensive sur Marib ainsi que leurs attaques à la roquette et au drone de plus en plus sophistiquées contre des cibles saoudiennes. Pour les rebelles, ces deux actions servent à accroître l’influence des Houthis avant les négociations.

Il y a une certaine logique à court terme dans cette stratégie. Si des négociations sérieuses sur la paix commencaient après la prise de contrôle de Marib par les Houthis, Ansar Allah serait dans une position bien plus forte pour dicter des conditions. Stratégiquement située à l’est de Sana’a, la capitale du Yémen contrôlée par les Houthis, Marib abrite une grande partie des ressources pétrolières et gazières du Yémen et constitue le dernier bastion du gouvernement Hadi au nord.

Décrite par les experts comme un « phare de stabilité relative » qui était un « havre de paix au milieu d’une guerre », Marib est aujourd’hui un point chaud majeur où les enjeux pour les Houthis et pour leurs adversaires sont élevés. Si les Houthis parvenaient à prendre le contrôle de cette ville, Ansar Allah se sentirait d’autant plus enhardi, étant donné qu’un tel changement sur le terrain renforcerait inévitablement le sentiment de faiblesse du gouvernement Hadi et l’inciterait probablement à accepter des conditions de paix favorables aux Houthis.

D’autre part, Ansar Allah prend des risques importants en voulant s’emparer de davantage de terres avant les négociations. L’agressivité des Houthis dans leur désir de conquête de Marib pourrait unir contre eux les forces anti-Houthis auparavant divisées. Elle pourrait également rendre l’administration Biden moins ouverte au dialogue avec un groupe clairement engagé dans une escalade du conflit, plutôt que dans sa réduction.

Amener les Houthis à la table des négociations

Conformément à l’engagement exprimé par Biden de trouver une issue à la guerre au Yémen par la voie diplomatique, comment Washington pourrait-il donner à Ansar Allah des raisons de considérer un cessez-le-feu comme une meilleure voie que la poursuite de la guerre ? Pour commencer, les États-Unis pourraient faire preuve de bonne volonté en convainquant l’Arabie saoudite de mettre fin au blocus du Yémen, y compris ceux de l’aéroport de Sanaa et du port de Hodeida, tous deux sous le contrôle des Houthis.

Ce siège a eu un effet minime sur la capacité des Houthis à combattre, mais il est directement responsable de la mort d’innombrables Yéménites. Une telle mesure marquerait l’engagement de l’administration Biden à prendre des mesures concrètes pour contribuer à mettre un terme à ce conflit et à répondre aux préoccupations humanitaires en cours. De cette façon, si les Saoudiens acceptaient de lever le blocus, les Houthis pourraient, à leur tour, accepter de cesser toute attaque sur le territoire saoudien afin de répondre aux préoccupations légitimes de Riyad en matière de sécurité.

En outre, Washington devrait profiter de toutes les occasions futures d’engager les Houthis dans un dialogue constructif à la recherche d’objectifs atteignables et de mesures visant à bâtir la confiance, générant une dynamique pour la négociation éventuelle d’un règlement politique.

Les États-Unis dépendront très probablement d’autres pays qui peuvent faciliter le dialogue entre Washington et les rebelles alignés sur l’Iran, que la coalition saoudienne soutenue par les États-Unis combat depuis six ans. Les États les plus qualifiés pour jouer ce rôle sont Oman, le Qatar et peut-être la Russie, qui ont tous un passé d’engagement et de dialogue avec les Houthis. La capacité de Mascate, de Doha et/ou de Moscou à jouer un rôle de passerelle sera essentielle étant donné l’absence de confiance entre les États-Unis et les Houthis.

Quelle que soit l’approche de l’administration Biden vis-à-vis du mouvement Houthi, on peut affirmer sans risque de se tromper que l’avenir de vastes étendues du nord du Yémen restera sous le contrôle des Houthis, même après la fin des combats avec ces derniers, étendues qui ne sont qu’une des nombreuses zones de conflit au Yémen aujourd’hui.

En ce qui concerne le paysage politique du pays, il n’y aura pas de retour aux époques passées de l’histoire du Yémen. Ce qui arrivera une fois la poussière retombée sera inévitablement le produit unique de ces six dernières années de guerre civile et de souffrance humaine. Toute politique étrangère réaliste adoptée par Washington à l’égard du Yémen doit accepter cette réalité, ainsi que certaines autres réalités de fait, pour s’engager sur des bases pragmatiques avec ce pays ravagé par la guerre.

Pour l’avenir, on peut supposer que le Yémen restera un pays profondément fracturé qui a besoin d’une aide internationale bien supérieure à celle qu’il reçoit actuellement. Toutefois, il ne fait aucun doute que la poursuite du conflit armé est la principale raison pour laquelle des groupes extérieurs sont incapables d’apporter l’aide nécessaire aux millions de Yéménites qui, selon les termes du directeur exécutif du Programme alimentaire mondial des Nations unies, David Beasley, « frappent à la porte de la famine. »

En fin de compte, l’administration Biden serait bien avisée d’appuyer ses paroles concernant les catastrophes humanitaires au Yémen par des actes concrets donnant la priorité à la nécessité de sauver des vies avant tout autre objectif. La seule façon d’y parvenir est de renforcer l’engagement entre Washington et les Houthis, et l’équipe de négociation du président Biden doit utiliser ces canaux pour accroître lentement l’ambition et l’ampleur des négociations.

Source : Responsible Statecraft, Kristian Coates Ulrichsen et Giorgio Cafiero , 21-03-2021

Traduit par les lecteurs du site Les Crises

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Commentaire recommandé

douarn // 19.04.2021 à 08h23

Bonjour Jean-Do
« Comme d’habitude, un échec complet »
Oui, un échec pour la politique US, mais un complet succès pour le complexe militaro-financiaro-industriel US.

Il faut se demander si le but des cowboys US n’est tant pas de gagner les guerres que de détruire les états riches en ressources. De les ramener au stade d’agrégat de tribus en perpétuelles guéguerres entre elles et aisément corruptibles pour accaparer les ressources qui furent sous le contrôle d’un état constitué.

Ces ressources sont un premier butin de guerre. Pour illustrer ce point, sans parler de l’Irak ou de la Lybie, la Syrie voit son pétrole volé par les USA et ses alliés : https://sputniknews.com/middleeast/202103191082395682-syrian-minister-reveals-how-much-of-countrys-oil-is-stolen-by-us-and-its-allies/
On pourrait étendre ce point de vue au North stream II, aux tensions avec l’Iran, au Venezuela, etc.

Le second butin de guerre est la quantité insensée d’argent publique US dirigée vers l’industrie de guerre US. https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_d%C3%A9penses_militaires

Du point de vue de ces 2 aspects, c’est une catastrophe pour l’état US, pour sa politique, pour les impots qui pèsent sur les citoyens mais c’est un complet succès pour le complexe militaro-financiaro-industriel!

16 réactions et commentaires

  • Jean-Do // 19.04.2021 à 07h18

    Un autre exemple des destructions « créatives » louées par le système US. Comme d’habitude, un échec complet sauf sur le point de la destruction et de la misère humaine : l’infrastructure du pays est détruite, la confiance entre les différentes factions est au stade de la guerre civile, les ingérences étrangères ont pris leur habitudes et les alliances sont tournées vers… ailleurs. Le territoire ne se reconstruira probablement pas sans une atomisation en différents pays, comme la Yougoslavie, l’Irak, la Syrie et beaucoup trop d’autres.

      +18

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    • douarn // 19.04.2021 à 08h23

      Bonjour Jean-Do
      « Comme d’habitude, un échec complet »
      Oui, un échec pour la politique US, mais un complet succès pour le complexe militaro-financiaro-industriel US.

      Il faut se demander si le but des cowboys US n’est tant pas de gagner les guerres que de détruire les états riches en ressources. De les ramener au stade d’agrégat de tribus en perpétuelles guéguerres entre elles et aisément corruptibles pour accaparer les ressources qui furent sous le contrôle d’un état constitué.

      Ces ressources sont un premier butin de guerre. Pour illustrer ce point, sans parler de l’Irak ou de la Lybie, la Syrie voit son pétrole volé par les USA et ses alliés : https://sputniknews.com/middleeast/202103191082395682-syrian-minister-reveals-how-much-of-countrys-oil-is-stolen-by-us-and-its-allies/
      On pourrait étendre ce point de vue au North stream II, aux tensions avec l’Iran, au Venezuela, etc.

      Le second butin de guerre est la quantité insensée d’argent publique US dirigée vers l’industrie de guerre US. https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_d%C3%A9penses_militaires

      Du point de vue de ces 2 aspects, c’est une catastrophe pour l’état US, pour sa politique, pour les impots qui pèsent sur les citoyens mais c’est un complet succès pour le complexe militaro-financiaro-industriel!

        +32

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      • quark // 19.04.2021 à 09h08

        CQFD. La « destruction créatrice » bien comprise et pragmatiquement appliquée n’est plus une hypothèse de cycle « naturel » mais une stratégie gagnante de création destructrice.

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      • EugénieGrandet // 19.04.2021 à 20h05

        Pardon, mais cet article sur le détournement de pétrole syrien est un peu loin de la réalité.

        D’abord, de nombreuses infrastructures pétrolières ont été détruites par les alliés. Dont des sites de production et les pipe-lines (et peut-être même certains terminaux d’exportation.)

        Le pétrole qui peut encore être produit « à la main » est d’une part raffiné sur place (ne pas oublier que la Syrie a deux raffineries qui doivent bien aussi être un peu alimentées si elles tournent toujours ainsi que de nombreuses mini raffineries dites Samovar pour les besoins locaux) et le reste est évacué par camions citerne vers la Turquie. Celui-là devient du pétrole de contrebande.

        Aucun pays, aucune compagnie dignes de ce nom n’achètent ce pétrole qui est parfaitement traçable. (sa signature « sonnerait » lors de son déchargement dans des installations sérieuses). Et ce serait prendre le risque de s’exposer aux sanctions internationales.

        Par contre, votre deuxième point est tout à fait valide.

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        • douarn // 19.04.2021 à 21h58

          Bonjour Eugénie, merci pour ces informations.
          Vous mettez le doigt sur quelque chose de très intéressant : il y a 2 moyens d’écouler/transformer le pétrole. Un moyen légal et « sérieux » (pour reprendre votre terminologie) et un moyen illégal/clandestin. La Turquie, les Barzani (Irak), les kurdes syriens, se sont associés (la carpe, le lapin, toussa toussa) dans la contrebande du pétrole syrien. La question de la signature du brut ne semble pas leur poser de problème.
          https://infos-israel.news/exclusif-un-reseau-de-contrebande-de-petrole-syrien-unifie-la-turquie-les-kurdes-syriens-et-la-famille-barzani/
          https://www.independent.co.uk/news/world/europe/russia-releases-proof-turkey-smuggling-isis-oil-over-its-border-a6757651.html

          Je suis conscient que l’article sputniknews que j’avais (mal) choisi pour illustrer mon propos n’est pas des plus pertinent, je vous en propose un autre qui va dans le même sens même si c’est toujours de source russe : https://oilprice.com/Geopolitics/International/Russia-Releases-Damning-Evidence-Of-The-US-Smuggling-Syrian-Oil.html

          Au plaisir de vous lire

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          • EugenieGrandet // 20.04.2021 à 18h53

            je veux bien échanger avec vous mais quand vous pointez vers zerohedge comme source d’information, je trouve que cela ne se présente pas très bien.

            La Syrie au plus fort de ses capacités produisait 400 000 barils par jour. Et en consommait 350 000. Autrement dit, il en restait 50 000 barils par jour de capacité d’exportation (les USA en consomment 20 millions par jour et en produisent 17 millions…)

            [Après les destructions liées à la guerre, elle est devenue importateur net. Sa capacité de production est tombée à 24 000 barils par jour.]

            je crois que les convois de transport de pétrole syrien par camion depuis certains sites de production (pas encore sous contrôle de Daesh) jusqu’aux points de raffinage syrien? turcs? kurdes? étaient protégés des attaques de Daesh qui avait aussi besoin de carburant (qu’il obtenait en sortie des Samovars) par les forces alliées. Mais je ne suis pas sûre qu’il y ait eu tant de soldats américains le terrain.

            L’idée de pillage par les pays occidentaux des ressources d’un autre pays est globalement fausse. Regardez l’Irak où tout le pétrole exporté part actuellement à destination de l’Asie. Et où une seule compagnie US (à côté des chinoises, russes, européennes, …) a gagné un des appels d’offres de la grande époque 2010 et sq.

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            • douarn // 21.04.2021 à 09h01

              « … vers zerohedge » mais repris par oilprice, je ne l’aurais pas soumis sans cela.

              « USA en consomment 20 millions par jour et en produisent 17 millions » Pardonnez moi, je trouve que vous tordez quelque peu la réalité à votre point de vue. Vous devriez préciser que vous parlez de « tous liquides », soit 16.4 millions de bl/j pour une production de brut de 12 millions de bl/j (dont beaucoup de brut léger) fin 2019. Vous savez, tout comme moi, que les USA auront toujours besoin d’importer. Vous l’avez dit vous même, la fracturation a de l’avenir. Selon moi, la géostratégique des entreprises US ravalent au second rang les productions au regard des réserves. La Syrie produisait 400 kbl/j en 2012 et avait passé son pic de production, environ 50 kbl/j actuellement. Même si les alliés faisaient 5.000bl/j de contrebande, cela reste un vol.

              « Regardez l’Irak  »
              Je retrouverai le document si je peux, mais la reconstruction irakienne avait été vendue aux industries US en mettant ses réserves prouvées dans la balance. Les indutries US se font damer le pion en Irak, c’est une illustration de la prééminence asiatique, je crois.

               » je ne suis pas sûre qu’il y ait eu tant de soldats américains le terrain » Il faut élargir l’idée à l’écosystème mis en place et intégrer les officines privées et le renseignement. J’aimerais bien être petite souris…

              Pour finir je n’avais évoqué la Syrie qu’à titre d’exemple. Auriez vous l’amabilité de me dire pour quelle compagnie vous travaillez?

                +2

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      • step // 20.04.2021 à 11h02

        les US ne sont pas (que) de vulgaires voleurs de poules (au pétrole). Détruire un pays permet éventuellement de le piller, mais aussi de s’assurer qu’il n’existe pas d’alternative aux pays alliés aux US pour un tiers afin d’assurer son approvisionnement. Si on a la main sur la porte du frigo, les gens qui veulent manger doivent être gentils (et obéissant) avec toi.

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    • Louis // 21.04.2021 à 08h39

      Saurons nous un jour les raisons de la destruction de l’Irak et de la Libye.. Je note que ces pays étaient dirigés par des personnalités certes fortes mais capables de s’affranchir du système. De même j’ai lu quelque part mais on lit plein de choses que la Tunisie avant sa révolution souhaitait migrer vers le système bancaire islamique ??

        +1

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  • calal // 19.04.2021 à 07h43

    Nous n’assistons pas a une rarefaction des ressources mais a une rarefaction des ressources controlees par les dominants occidentaux…

      +8

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    • EugenieGrandet // 19.04.2021 à 20h06

      c’est quoi, les ressources controlees par les dominants occidentaux…?

      merci de nous éclairer.

        +0

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  • florian lebaroudeur // 19.04.2021 à 07h58

    A propos des frappes d’Ansar Allah sur les installations pétrolières de l’Arabie Saoudite, un ami m’avait fait cet remarque humoristique  » Que faut-il pour anéantir la mondialisation ? Il faut de bons Houthis ( Outils ) »

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    • James Whitney // 19.04.2021 à 11h54

      Cette mauvaise blague me dégoute. Vraiment.

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  • Lt Briggs // 19.04.2021 à 10h10

    En admettant que les États-Unis se rendent compte que leur soutien à la guerre menée par les Saoudiens au Yémen est une impasse et qu’ils décident de signer un traité de paix avec les Houtis, cela prendra du temps. Et surtout rien ne garantit que l’administration américaine suivante ne déchire pas immédiatement le traité à peine entrée en fonction. Les Iraniens en savent quelque chose… Il ne faut pas compter sur eux pour conseiller aux Houtis de s’assoir à la table des négociations alors qu’ils peuvent progresser sur le terrain.

      +9

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  • Kiwixar // 19.04.2021 à 14h05

    « plan de cessez-le-feu « solide » »

    Plan A : on les massacre tous jusqu’au dernier, femmes, enfants et tout. La vue protestante/anglicane (que j’ai vu enseignée aux enfants à Sydney, en illustration d’un passage de la Bible) : (1) ce n’est pas leur terre, c’est la terre de Dieu (2) on peut tous les tuer, car ce sont des pécheurs (sinners)

    Plan B : si ils résistent efficacement et que la guerre tourne, on dit « pouce », « attendez, c’était pour rire », « il faut discuter », « hola, un peu de tempérence »

    Quant à discuter et négocier un quelconque accord avec un pays (Zunie) qui n’est pas « agreement capable »?? WTF.

      +9

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  • RGT // 19.04.2021 à 18h02

    « Le mouvement aligné sur l’Iran »…

    Ce qui veut dire que tout mouvement non croupion des USA et de leurs alliés est donc automatiquement allié de l’Iran…

    Donc la Corée du nord est aussi alignée sur l’Iran, de même que les Insoumis (du moins les plus « intégristes ») en France…

    Les iraniens apportent de l’aide aux houtis dans leur lutte pour leur indépendance vis à vis de l’Arabie Saoudite, nuance.

    Qu’on arrête de nous bassiner avec ces arguments d’autorité à la con : Tout ce que souhaitent les peuples c’est simplement qu’on leur foute la paix et qu’on les laisse vivre comme ils le souhaitent.

    Et les « valeurs démocratiques » occidentales n’ont aucune signification pour eux. Et je suis persuadé que la population occidentale, si elle avait un sens critique un tant soit peu plus développé entrerait en guerre civile contre ses élites autoproclamées et les « valeurs » qu’elles défendent.

    Valeurs à géométrie variable bien sûr pour que lesdites « élites » puissent continuer à préserver leurs privilèges totalement indus.

      +19

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