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14.octobre.201714.10.2017 // Les Crises

Échos de la fraude irakienne sur les Armes de Destruction Massives (ADM) en Syrie, par Robert Parry

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Un article pour alimenter le débat. Bien entendu, il faut prendre tout ceci avec beaucoup de recul et de prudence, et croiser les sources, tant les propagandes sont à l’oeuvre dans les deux camps.

Source : Robert Parry, Consortium News, 10-09-2017

Tout comme l’Occident a ignoré les signes indiquant en 2002-2003 que les Irakiens antigouvernementaux fabriquaient des déclarations sur les ADM, des preuves que les djihadistes syriens ont effectué des attaques chimiques sont mises à l’écart, rapporte Robert Parry.

Le New York Times et d’autres médias occidentaux ont tiré peu de leçons de la guerre en Irak, y compris comment la combinaison entre un leader étranger diabolisé et des « militants » bien financés, ayant contribué à inonder le processus avec de fausses données, peut mener à des conclusions dangereusement fausses qui perpétuent la guerre.

Au début de l’invasion américaine de l’Irak en 2003, le président George W. Bush a ordonné à l’armée américaine de mener un assaut aérien dévastateur sur Bagdad, connu sous le nom de « choc et stupeur ».

Ce que nous avons vu en Syrie au cours des six dernières années correspond à ce qui s’est passé en Irak avant l’invasion dirigée par les États-Unis en 2002-2003. Dans les deux cas, il y avait des preuves que le « système » était manipulé – par le Congrès national irakien (INC) pour faire pression en faveur de la guerre en Irak et par des “activistes” qui promouvaient le « changement de régime » en Syrie – mais ces avertissements ont été ignorés. Au lieu de cela, le flot des revendications propagandistes a écrasé le peu de scepticisme qui régnait en Occident.

En ce qui concerne l’Irak, l’INC a généré une vague de « transfuges » qui ont prétendu savoir où Saddam Hussein cachait ses stocks d’ADM et où son programme nucléaire était caché. En Syrie, nous avons vu quelque chose de semblable avec des déclarations douteuses sur les attaques aux armes chimiques.

Les « transfuges » irakiens, bien sûr, mentaient, et une étude du Congrès peu remarquée révéla que la CIA avait correctement démystifié certains des imposteurs, mais – à cause de la pression politique de George W. Bush et du mépris des médias grand public américains pour Saddam Hussein – d’autres prétentions bidon ont été considérées comme vraies. Le résultat fut catastrophique.

Mais les signes révélateurs d’une campagne de désinformation de l’INC étaient là avant la guerre. Par exemple, au début de février 2003, alors que les plans d’invasion définitifs étaient en cours, la parade des « manifestations sans rendez-vous » irakiennes se poursuivait. Les services de renseignement américains avaient progressé jusqu’ à « Source Eighteen », un homme qui est venu incarner ce que certains analystes de la CIA soupçonnaient être le coaching systématique de l’INC sur les sources.

Alors que la CIA planifiait un débriefing de Source Eighteen, un autre exilé irakien a fait savoir à l’agence qu’un représentant de l’INC avait dit à Source Eighteen de « livrer l’acte de toute une vie ». Les analystes de la CIA n’étaient pas certains de ce qu’il fallait en tirer puisque les exilés irakiens se dénigraient souvent les uns les autres, mais la valeur de l’avertissement est vite devenue claire.

Le lendemain, des agents du renseignement américains ont débriefé Source Eighteen et découvert que « Source Eighteen était censé avoir une formation en génie nucléaire, mais n’ avait pas été en mesure de discuter des mathématiques avancées ou de la physique, et avait décrit des types de réacteurs » nucléaires « qui n’existaient pas », selon un rapport du Comité sénatorial du renseignement sur les échecs de la guerre en Irak.

« Source Eighteen utilisait fréquemment les toilettes, surtout lorsqu’il semblait troublé par une série de questions, se souvenant soudainement d’une nouvelle information à son retour. Au cours d’un de ces incidents, Source Eighteen a semblé examiner des notes », indique le rapport.

Il n’est pas surprenant de constater que les agents du renseignement américains ont conclu que Source Eighteen était un manipulateur. Mais la boue de la désinformation liée à l’INC continuait de couler dans la communauté américaine du renseignement, encrassant en partie le produit de renseignement américain parce qu’il y avait peu de pression venant d’en haut et exigeant des contrôles de qualité stricts. En effet, c’était le contraire.

Un faux transfuge irakien plus célèbre a obtenu le nom de code « Curve Ball » et a fourni aux agences de renseignements allemandes des détails sur les installations mobiles présumées de l’Irak pour la production d’agents de guerre biologique.

Tyler Drumheller, alors chef de la division européenne de la CIA, a déclaré que son bureau avait émis des avertissements répétés sur les comptes de Curve Ball. « Tout le monde dans la chaîne de commandement savait exactement ce qui se passait », a dit Drumheller. [Los Angeles Times, 2 avril 2005]

Malgré ces objections et l’absence de contact direct des États-Unis avec Curve Ball, il a été qualifié de « crédible » ou de « très crédible », et ses informations sont devenues un élément central des arguments de l’administration Bush en faveur de l’invasion de l’Irak. Les dessins des laboratoires imaginaires d’armes biologiques de Curve Ball ont été un élément central de la présentation du secrétaire d’État Colin Powell à l’ONU le 5 février 2003.

Le parallèle syrien

En ce qui concerne la Syrie, il existe un mélange similaire de facteurs. Le plaidoyer de l’administration Obama en faveur d’un « changement de régime » syrien et l’hostilité de nombreux groupes d’intérêt occidentaux à l’égard du président Bachar al-Assad ont abaissé la barre du scepticisme, ce qui a permis aux armes de propagande d’Al-Qaïda et de ses alliés djihadistes d’obtenir d’énormes succès en vendant des accusations douteuses d’attaques chimiques et d’autres atrocités.

Le destroyer Arleigh Burke USS Ross tire un missile d’attaque au sol de type Tomahawk depuis la Méditerranée vers la Syrie, le 7 avril 2017. (Photo marine du quartier-maître de 3e classe Robert S. Price)

Comme pour les analystes de la CIA qui ont fait trébucher quelques-uns des menteurs irakiens, certains enquêteurs des Nations Unies ont vu des preuves de la tromperie. Par exemple, ils ont appris de la part des habitants de la ville d’Al-Tamanah comment les rebelles et les « activistes » alliés ont organisé une attaque au chlore gazeux dans la nuit du 29 au 30 avril 2014, puis ils ont vendu la fausse histoire aux médias occidentaux crédules et, au départ, à l’équipe d’enquête des Nations Unies.

« Sept témoins ont déclaré que des alertes fréquentes [au sujet d’une attaque imminente des armes au chlore par le gouvernement] avaient été lancées, mais qu’en fait aucun incident chimique n’avait eu lieu », a déclaré le rapport de l’ONU. « Alors que les gens cherchaient à se mettre à l’abri après les alertes, leurs maisons ont été pillées et des rumeurs se sont répandues selon lesquelles les événements étaient mis en scène. …ils [ces témoins] s’étaient présentés pour contester les fausses informations médiatiques largement répandues. »

Selon le rapport de l’ONU, d’autres personnes, qui ont allégué qu’il y avait eu une attaque chimique du gouvernement contre Al-Tamanah, ont fourni des éléments de preuve suspects, y compris des données provenant de sources douteuses.

Le rapport indiquait : « Trois témoins, qui n’ont donné aucune description de l’incident les 29 et 30 avril 2014, ont fourni des éléments de source inconnue. Un témoin avait eu connaissance d’une deuxième main de deux des cinq incidents survenus à Al-Tamanah, mais ne se souvenait pas des dates exactes. Plus tard, ce témoin a fourni une clé USB contenant des informations d’origine inconnue, qui ont été sauvegardées dans des dossiers distincts selon les dates des cinq incidents mentionnés par la FFM (la Mission d’établissement des faits de l’ONU).

« Un autre témoin a fourni les dates des cinq incidents en les lisant sur une feuille de papier, mais n’ a fourni aucun témoignage sur l’incident des 29 et 30 avril 2014. Ce dernier a également fourni une vidéo intitulée “site où un deuxième baril contenant du chlore gazeux toxique a été largué sur Al- Tamanah le 30 avril 14”. »

D’autres témoins alléguant une attaque du gouvernement syrien ont fait de curieuses allégations au sujet de la détection des « bombes en fûts » remplies de chlore, en se basant sur la façon dont le dispositif sifflait en tombant.

Le rapport de l’ONU dit : « Le témoin oculaire, qui a déclaré avoir été sur le toit, a dit qu’il avait entendu un hélicoptère et le son “très fort” d’un baril qui tombait. Certaines personnes interrogées avaient fait allusion à un sifflement distinct des barils contenant du chlore lorsqu’ils tombent. La déposition du témoin n’ a pu être corroborée par aucune autre information. »

Cependant, la revendication elle-même est absurde puisqu’il est inconcevable que quiconque puisse détecter un bidon de chlore à l’intérieur d’une « bombe en fût » par « un sifflement distinct ».

Le point le plus important, cependant, est que les rebelles djihadistes d’Al-Tamanah et leurs équipes de propagande, y compris les travailleurs humanitaires et les militants, semblent avoir organisé un effort coordonné de tromperie, complété par une fausse vidéo fournie aux enquêteurs de l’ONU et aux médias occidentaux.

Par exemple, le Telegraph de Londres a rapporté que « des vidéos qui auraient été prises à Al-Tamanah… prétendent montrer les sites d’impact de deux bombes chimiques. Des activistes ont dit qu’une personne avait été tuée et 70 autres blessées. »

Le Telegraph a également cité Eliot Higgins, le fondateur de Bellingcat, qui était supposé être un expert en armement, comme étant l’un des auteurs du rapport. « Des témoins ont constamment signalé l’utilisation d’hélicoptères pour larguer les bombes chimiques en fûts utilisées », a déclaré M. Higgins. « A l’heure actuelle, une douzaine d’attentats à la bombe chimique ont été signalés dans cette région ces trois dernières semaines. »

Pour finir, le Telegraph a ajouté que « le régime est la seule partie dans la guerre civile qui possède des hélicoptères » – une revendication qui est également contestée depuis que les rebelles ont capturé des moyens aériens du gouvernement et qu’ils ont reçu une aide militaire substantielle de l’Arabie saoudite, de la Turquie, des États-Unis, d’Israël, de la Jordanie et d’autres pays.

La démystification d’Al-Tamanah n’ a pas retenu l’attention des médias de grande diffusion lors de la publication des conclusions de l’ONU en septembre 2016, car le rapport de l’ONU s’appuyait sur des informations des rebelles pour accuser le gouvernement de deux autres attaques au chlore présumées, ce qui a fait l’objet de toute la couverture médiatique. Mais l’affaire aurait dû susciter des signaux d’alarme étant donné l’ampleur de la tromperie apparente.

Si les sept habitants disaient la vérité, cela signifierait que les rebelles et leurs alliés ont émis de fausses alertes d’attaque, produit des vidéos de propagande pour tromper l’Occident et préparé des « témoins » avec des « preuves » pour tromper les enquêteurs. Pourtant, aucune alarme ne s’est déclenchée au sujet d’autres revendications des rebelles.

L’incident de la Ghouta

Une attaque plus célèbre – avec du gaz sarin dans la banlieue de Damas à la Ghouta le 21 août 2013, tuant des centaines de personnes – a également été imputée avec empressement au régime Assad, alors que le New York Times, Human Rights Watch, Higgins’s Bellingcat et de nombreux autres productions occidentales ont sauté sur cette conclusion en dépit de circonstances improbables. Assad venait d’accueillir à Damas des enquêteurs de l’ONU pour examiner les attaques chimiques dont il imputait les responsabilité aux rebelles.

La carte controversée développée par Human Rights Watch et adoptée par le New York Times, censée montrer les trajectoires de vol de deux missiles pendant l’attaque au sarin du 21 août 2013 recoupant une base militaire syrienne [se croisant à une base militaire Syrienne ?]. Mais la carte a été plus tard réfutée parce qu’une seule fusée portait du sarin (celui de droite) et qu’elle n’avait été capable de réaliser qu’une fraction de la portée nécessaire.

Assad faisait également face à une menace de « ligne rouge » de la part du président Obama l’avertissant d’une possible intervention militaire américaine si le gouvernement syrien déployait des armes chimiques. La question de savoir pourquoi Assad et son armée auraient choisi un tel moment pour lancer une attaque mortelle au sarin, tuant surtout des civils, n’avait guère de sens.

Pourtant c’est devenu une autre ruée vers la condamnation en Occident qui a amené l’administration Obama à lancer une attaque aérienne dévastatrice contre l’armée syrienne qui aurait pu aider la filiale syrienne d’Al-Qaïda et/ou l’État islamique à gagner la guerre.

Mais finalement, l’événement qui accusait Assad de l’attaque du sarin en 2013 a fini par s’effondrer. Une analyse effectuée par de véritables experts en armement – Theodore A. Postol, professeur de science, technologie et politique de sécurité nationale au Massachusetts Institute of Technology, et Richard M. Lloyd, analyste au Tesla Laboratories, un vendeur militaire – a révélé que le missile qui a lancé le sarin avait une très courte portée et qu’il se trouvait probablement en territoire rebelle.

Plus tard, le journaliste Seymour Hersh a mis en cause les services de renseignements turcs travaillant avec des rebelles djihadistes comme source probable du sarin.

Nous avons également appris en 2016 qu’un message de la communauté américaine du renseignement avait averti Obama de la faiblesse des preuves contre Assad. Il n’ y avait pas de preuve « d’un point spectaculaire », a déclaré le directeur du renseignement national James Clapper. M. Obama a cité son rejet de « la partition » militariste de Washington, qui consiste à bombarder la Syrie, comme l’un de ses moments les plus fiers en tant que président.

Le président du Congrès national irakien Ahmed Chalabi

Dans ce contexte, il aurait dû y avoir un scepticisme extrême lorsque les djihadistes et leurs alliés ont fait de nouvelles allégations à propos du gouvernement syrien qui se livrait à des attaques d’armes chimiques, tout comme la CIA aurait dû reconnaître que la production par le Congrès national irakien de certains « walk-ins » manifestement bidons justifiait des doutes sur tous ces éléments.

Après l’invasion de l’Irak et l’échec des États-Unis à trouver les caches d’ADM promises, Ahmed Chalabi, leader de l’INC, a félicité son organisation en tant que « héros dans l’erreur » pour son succès à utiliser des faussetés [mensonges ?] pour aider les États-Unis à envahir.

Mais l’Occident semble n’avoir presque rien appris des tromperies irakiennes – ou, sans doute, les leçons sont ignorées par une volonté de poursuivre le projet néoconservateur de « changement de régime » pour le Moyen-Orient.

Pression pour confirmer

Les enquêteurs de l’ONU, qui ont subi des pressions intenses pour confirmer les accusations portées contre le gouvernement syrien, continuent d’écarter les preuves contraires, comme les témoignages concernant l’incident du 4 avril « sarin » à Khan Sheikhoun, qui suggéraient la reprise de l’opération Al-Tamanah.

Photographie d’hommes à Khan Sheikhoun, en Syrie, prétendument à l’intérieur d’un cratère où une bombe de gaz sarin aurait atterri. Mais ils ne portaient aucun des vêtements de protection nécessaires qui les auraient sauvés d’une exposition probable au sarin.

Dans un nouveau rapport de l’ONU, deux personnes, apparemment considérées comme fiables par les enquêteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, ont affirmé dans leur témoignage que les observateurs d’avions antigouvernementaux n’avaient pas donné d’avertissement tôt le matin lorsqu’un vol quittait la base aérienne militaire syrienne de Shayrat, ce qui contredit les affirmations des alliés d’Al-Qaïda à l’intérieur de Khan Sheikhoun, qui ont insisté sur l’existence d’un tel avertissement.

Si aucun avion de guerre n’avait quitté la base aérienne de Shayrat vers l’aube du 4 avril, les motivations de représailles du président Trump d’ avoir riposté avec 59 missiles Tomahawk lancés contre la base deux jours plus tard s’effondreraient. La frappe américaine aurait tué plusieurs soldats à la base et neuf civils, dont quatre enfants, dans les quartiers voisins. Elle comportait aussi le risque de provoquer la mort des Russes stationnés à la base.

Mais le rapport de l’ONU accepte la version des activistes et des rebelles à l’intérieur de la ville contrôlée par Al-Qaïda, puis il confirme d’autres allégations des rebelles concernant les prétendues attaques chimiques militaires syriennes à au moins 20 autres occasions.

Le New York Times a été fortement impressionné par la « condamnation sans équivoque » du régime d’Assad par le rapport de l’ONU et a invoqué cette condamnation pour justifier le bombardement d’une installation militaire syrienne par des avions de guerre israéliens jeudi. Plutôt que de critiquer Israël pour avoir attaqué un pays voisin, le Times a qualifié l’action sous un jour positif « ayant attiré une attention renouvelée concernant les armes chimiques syriennes ».

Mais le point de vue du journaliste (et des services de renseignements) aurait dû être que l’Occident a été dupé en Irak par des « activistes » intéressés qui inondent le Times, la CIA et le monde de fausses informations – tellement de fausses présences qu’ils ont écrasé tout processus malheureux visant à éliminer les mensonges de la vérité. « L’opposition » syrienne semble avoir adopté une stratégie similaire en Syrie avec un succès similaire.

Compte tenu de l’expérience passée, le scepticisme devrait être la règle en Syrie, et non la crédulité. Ou, comme le président George W. Bush l’ a dit un jour dans un contexte différent, « m’avoir trompé une fois, honte à vous – honte à vous. Imbécile, tu ne peux plus te faire avoir. »

Le journaliste d’investigation Robert Parry a publié de nombreux articles sur Iran-Contra pour The Associated Press et Newsweek dans les années 1980.

Source : Robert Parry, Consortium News, 10-09-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

Fritz // 14.10.2017 à 07h07

Guerre d’Irak : une agression à l’état pur (Saddam Hussein avait proposé aux Américains de désigner eux-mêmes les sites litigieux à visiter en Irak), une attaque terroriste justement nommée “Choc et effroi”, plusieurs centaines de milliers de morts. Des responsables clairement identifiés : Bush et Blair, avec la complicité d’Aznar et de Barroso (les quatre figurants du sommet de Açores, en mars 2003) et de quelques autres larbins européens.

Tous sont restés impunis, Barroso est même devenu président de la Commission européenne. Alors, pourquoi se gêner ? Bis repetita placent. Après avoir détruit l’Irak, et si on détruisait la Syrie ?

Je ferai un tour sur Wikipédia pour essayer d’insérer cet article de Robert Parry dans la page consacrée au “massacre de Khan Cheikhoun”, en espérant que les dents du chien de garde, un certain Tan Khaerr, ont été limées depuis le mois d’avril.

52 réactions et commentaires

  • Fritz // 14.10.2017 à 07h07

    Guerre d’Irak : une agression à l’état pur (Saddam Hussein avait proposé aux Américains de désigner eux-mêmes les sites litigieux à visiter en Irak), une attaque terroriste justement nommée “Choc et effroi”, plusieurs centaines de milliers de morts. Des responsables clairement identifiés : Bush et Blair, avec la complicité d’Aznar et de Barroso (les quatre figurants du sommet de Açores, en mars 2003) et de quelques autres larbins européens.

    Tous sont restés impunis, Barroso est même devenu président de la Commission européenne. Alors, pourquoi se gêner ? Bis repetita placent. Après avoir détruit l’Irak, et si on détruisait la Syrie ?

    Je ferai un tour sur Wikipédia pour essayer d’insérer cet article de Robert Parry dans la page consacrée au “massacre de Khan Cheikhoun”, en espérant que les dents du chien de garde, un certain Tan Khaerr, ont été limées depuis le mois d’avril.

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    • Fritz // 14.10.2017 à 08h52

      Eh bien, ça n’a pas traîné : 38 minutes.
      Modifié à 7h 27, annulé à 8h 05 par le chien de garde… Tan Khaerr.
      https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Massacre_de_Khan_Cheikhoun_du_4_avril_2017&action=history
      Je viens d’annuler l’annulation, mais sans illusion. Ces gens-là osent tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît.

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      • basile // 14.10.2017 à 08h56

        comme quoi ils se moquent de la vérité, ils sont dans une guerre sale où tous les coups leurs semblent permis, au service d’intérêts inavouables.

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      • Suzanne // 14.10.2017 à 11h56

        Peut-être essayer de parler de l’affaire sur le bistro?
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Le_Bistro

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        • Fritz // 14.10.2017 à 12h02

          J’ai bien peur que ce soit inutile. Allez sur la page de discussion et vous verrez comment l’article sur Khan Cheikhoun est verrouillé, cadenassé par Tan Khaerr et son acolyte Lebob :
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Massacre_de_Khan_Cheikhoun_du_4_avril_2017#Toujours_la_m.C3.AAme_propagande_.3F
          Ayant moi-même contribué sur l’encyclopédie en ligne, je peux vous dire que Wikipédia n’est pas une démocratie, mais une aristocratie. Une oligarchie ?

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          • Gordion // 16.10.2017 à 16h35

            Wikipedia est un vecteur d’information comme un autre média, et sert donc de véhicule de propagande pour des intérêts particuliers. En l’occurrence, la “vérité” normative de l’oligarchie libérale, libertaire, néo-con, etc.

            C’est bien pour la diffusion d’une idéologie, qu’elle soit religieuse, politique, consumériste, multiculturelle, … que le contrôle de l’information excite tant de convoitises, et génère autant de haine à l’encontre des contradicteurs de la doxa. Le crime de blasphème.

            L’accès et le contrôle des vecteurs d’information n’est pas nouveau, mais les moyens financiers qu’ils génèrent sont proportionnels aux enjeux planétaires du contrôle des individus et de leurs pensées/comportements.

            Wikipedia n’échappe pas à la règle, et est instrumentalisé lui aussi.

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      • Emmanuel38 // 14.10.2017 à 12h25

        A Fritz: Votre 2° ajout a été viré à 11h50, toujours par le même Tan Khaerr. Motif: “Non et votre ajout n’est aucunement pertinent”

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        • Fritz // 14.10.2017 à 12h41

          Merci, Emmanuel. Je n’ai plus envie de voir cet article. Ce type me dégoûte.

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          • basile // 14.10.2017 à 13h29

            il a l’air d’être « connu ». Il représente à lui tout seul 25 % des modifications

            https://www.ouest-france.fr/monde/comment-evolue-une-page-lexemple-de-letat-islamique-3507953

            par ailleurs, il a déjà été bloqué plusieurs jours

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            • Emmanuel38 // 14.10.2017 à 15h41

              Aux DONATAIRES à Wikipedia ,
              Ces dernières semaines, vous avez dû recevoir un ou plusieurs mails sollicitant renouvellement de votre don antérieur.
              Rien ne vous empêche de rechercher un de ces mails, et d’y répondre en faisant connaître à Wikimedia votre point de vue sur les méthodes dictatoriales des contributeurs Tan Khaerr (et de son compère Lebob),
              et de solliciter une mise au pas de leurs interventions despotiques au moins sur deux rubriques concernant la Syrie (« Massacre de Khan Sheikhoun » et « Etat Islamique »), telles que décrites dans l’article d’Ouest-France
              https://www.ouest-france.fr/monde/comment-evolue-une-page-lexemple-de-letat-islamique-3507953

              Merci de leurs informations à Basile et à Fritz. Continuez !

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            • TuYolPol // 15.10.2017 à 11h08

              Quand-même, avec WP, les pages d’historique et de discussion restent très facilement accessibles à tout le monde. C’est à dire que sur tout sujet politique, sans être spécialiste, sans se donner un mal de chien, on a un indicateur rapide de la stabilité et de la méfiance nécessaire.

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            • Fritz // 15.10.2017 à 11h45

              @PL : n’importe quoi, voici la page utilisateur de Lebob : https://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Lebob
              Vos allégations sont hors sujet, et elles font tort à ce blog.

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            • Prométhée Enchaîné // 16.10.2017 à 11h04

              [OB : corrigé, merci – on essaye de faire au plus vite. Corrigé aussi les soucis de l’antispam automatique. Merci de vos apports au débat. Cdt. OB]

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              Alerter
            • Prométhée Enchaîné // 17.10.2017 à 14h20

              Merci d’avoir rétabli. Plus dubitatif au sujet de l’existence d’un antispam automatique qui sucrerait un post entier comme le mien…

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            • Les-crises // 17.10.2017 à 14h28
    • Prométhée Enchaîné // 14.10.2017 à 11h31

      Vous avez vu une intervention en Syrie, vous ? Même les frappes sur l’aéroport de Shayrat étaient bénignes puisque l’aéroport était fonctionnel dès le lendemain.

      On aimerait connaître les sources de Robert Parry, qu’il faudrait croire sur parole contre la parole des enquêteurs de l’Onu qui, eux, intègrent les crimes commis par l’opposition, et il y en a, jusqu’à la torture… Alors quel intérêt de couvrir des attaques chimiques ? Un jour vous adulez Carla Del Ponte, le lendemain c’est un pantin au service des Américains… Cohérence…

      Dites-moi… y en a qui ont lu les rapports ici ?

      Ne serait-ce que sur la Ghouta, Ake Sellstrom a demandé au régime si les rebelles avaient saisi des stocks d’armes chimiques et le régime a démenti et n’avait pas de version valable pour expliquer comment les rebelles avaient mis la main sur de telles armes.
      Le rapport de l’Onu ne conclut pas mais indique que les perpétrateurs avaient accès à des armes chimiques provenant de l’arsenal du régime, et avait la compétence technique et l’équipement pour manipuler ces engins.

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      • Prométhée Enchaîné // 14.10.2017 à 11h48

        En plus, il critique la commission d’enquête sur ses méthodes, alors que précisément dans certains cas elle ne conclut pas par manque d’infos ou pour d’évidentes contradictions ou incohérences.

        L’argument de Parry c’est que les témoins collaborent avec les rebelles donc mentent, comme dans le cas de l’Irak…

        Wouaou ! Belle comparaison !!! Sait-il qu’il y a des méthodes pour interroger des témoins de façon à vérifier que leurs témoignages sont crédibles ?

        Sait-il que Curveball était un activiste anti-Saddam notoire expatrié, en plus décrédibilisé par les services européens et semble-t-il par certains analystes de la CIA eux-mêmes ?

        Là, il compare des gens comme vous et moi qui sont sur le terrain, dont les témoignages ont été recoupés, dont les accusations graves débouchent sur… le silence de la communauté internationale, avec un opposant activiste politique et éventuellement ses semblables, eux-mêmes décrédibilisés, mais dont les conclusions ont été utilisées à des fins politiques que tout le monde a pu constater. Ca c’est de l’analogie !

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        • Catalina // 14.10.2017 à 12h20

          Promethée, vous n’avez pas lu le papier qui parlait du fait que les usa avaient laissé une partie des armes chimiques à la garde de leurs amis “rebelles modérés” ?

          “Tout d’abord retenons que selon CNN dès décembre 2012, des agents privés sous-traitants de la Défense américaine et européenne envoyés par les gouvernements des pays OTAN ont formé en Jordanie et en Turquie des “rebelles” à “tracer”, “sécuriser” et “gérer” des stocks d’armes chimiques dans les zones conquises. Donc des “rebelles” ont bien été en contact avec ce type d’armes, et selon toute vraisemblance ils savent les manipuler depuis le début du conflit.”

          https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-monde-a-l-epreuve-de-la-methode-194374

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          • Prométhée Enchaîné // 14.10.2017 à 13h47

            Donc on passe de “tracer, sécuriser, gérer” à “ils savent les manipuler” et je suppose que ça sous-entend, les employer ?

            Voilà une belle entorse à la méthodologie. il connaît les processus pour désarmer, et ceux pour mettre en oeuvre les armes ? Ce sont les mêmes ?

            Du reste, ça ne résout pas la question suivante : où et quand les rebelles ont-ils mis la main sur un stock d’armes chimiques ?

            Marrant que ce type fasse allusion à Carla Del Ponte en 2013, mais pas en 2017… Incohérence, encore et toujours.

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            • WASTERLAIN // 18.10.2017 à 11h11
            • Lysbeth Levy // 18.10.2017 à 19h16

              L’incohérence n’est pas du “côté” que vs pensez car il y a désormais “l’aveu” de destruction d’un pays en vue de piller ces ressources ici la lybie mais avant l’Irak et l’Afghanistan sous de prétextes “humanitaires” avec des mensonges occidentaux pour préparer l’opinion : http://www.wsws.org/fr/articles/2017/oct2017/liby-o10.shtml de plus idem pour d’autres pays bien avant (Yougoslavie, Serbie) alors pour la Syrie ça commence à être un “peu gros” de votre part de vouloir nous faire passer pour des “incohérents” sauf votre respect. Robert Parry est de ceux de rares journalistes qui n’ont AUCUN intérêt a inventer, créer des fausses preuves contrairement à “ceux” qui le critiquent.

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      • Fritz // 14.10.2017 à 12h11

        @Prométhée Enchaîné : “Vous avez vu une intervention en Syrie, vous ?”
        J’aime beaucoup votre humour. Tenez, un article puisé à la meilleure source :
        http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/09/27/5-questions-sur-les-frappes-francaises-en-syrie_4773838_4355770.html

        Et n’oubliez pas l’audition du général Desportes au Sénat, fin 2014 :
        https://www.les-crises.fr/le-general-desportes-au-senat-daech-a-ete-cree-par-les-etats-unis-2014/

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        • Prométhée Enchaîné // 14.10.2017 à 15h26

          Ne faites pas semblant de ne pas comprendre. Je vais quand même préciser par soucis de ne pas être accusé d’être incorrect ou de troller :

          Le sujet, c’est les accusations d’attaques chimiques contre le régime d’Assad. “Vous avez vu une intervention en Syrie [contre le régime], vous ?”

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        • Julien // 14.10.2017 à 18h28

          Il est défend les “rebelles modérés”, son intervention intervient en quasi simultané avec le censeur de la page Wiki. Il avait disparu, vue ce que prennent ses copines sur le terrain, il devait se sentir moins bien !

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          • Fritz // 14.10.2017 à 22h48

            @Prométhée Enchaîné : libre à vous de discuter les sources de Robert Parry. Mais vous ne pouvez nier que la Syrie fait l’objet d’interventions étrangères multiples depuis 2011 : iranienne et russe (pour Assad), saoudienne, qatarie, turque, anglaise, américaine, française, israélienne (contre Assad), et j’en passe.

            “Vous avez vu une intervention en Syrie [contre le régime], vous ?” Oui, et pas qu’une. Imaginez un instant que le régime français soit l’objet d’interventions hostiles aussi nombreuses…

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            • Prométhée Enchaîné // 15.10.2017 à 02h03

              Là je suis parfaitement d’accord avec vous. Intervention iranienne, russe, libanaise massive.

              Le reste: AUCUNE ARME ANTI-AERIENNE pour les rebelles. Je crois que tout est dit.

              Mais surtout, Parry parle de pressions au sujet de Khan Sheikhoun… Alors que Trump a fini par boucler le programme de la CIA, qu’il se fiche comme d’une guigne de la Syrie. Il n’a pas attendu les conclusions de qui que ce soit pour lancer les frappes sur shayrat. Une fois les conclusions arrivées… rien.

              Parry en arrive à trouver des incohérences que je peine à comprendre… L’avion n’aurait pas décollé de la base ce matin là ? Mais c’est absurde puisque même la Russie et la Syrie ont reconnu qu’un avion avait volé là. Que le pilote a été félicité sur les réseaux sociaux (fb)…

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            • Gordion // 17.10.2017 à 05h24

              @Fritz @Prométhée

              Vous devez vous rappeler que la Syrie et la Russie ont un accord d’assistance mutuelle… Donc, le mot “l’intervention russe” n’est pas approprié dans votre comparatif avec les interventions étrangères, qui doivent être qualifiées d’agression au vu du droit international (E-U, Turquie, France, R-U, et les autres forces de la coalition).

              Concernant l’Iran, je ne sais si l’Iran et la Syrie ont un accord d’assistance mutuelle…Par contre ce que je sais, est que des mercenaires étrangers (les Hazaras afghans chiites, des Ouïghours du Sin-Kiang chinois qui sont sunnites, etc..) sont sur place, au même titre que les djihadistes sunnites du monde entier. Ce qui pose un problème au regard du droit international. Quel statut?

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            • Prométhée Enchaîné // 17.10.2017 à 14h32

              C’est exact mais je ne tiens pas entrer dans un débat juridique sur lequel je suis incompétent.

              Et pourtant il faut mettre ceci en regard de l’incapacité à assumer sa responsabilité de protéger la population par le régime syrien, des crimes perpétrés contre sa population, que ce soit crimes de guerre ou contre l’Humanité (crime d’extermination notamment), des crimes de guerre commis par les cobelligérants que vous présumez légitimes (ou légaux plutôt ?) de leur complicité de crime contre l’Humanité, de leur manquement à faire appliquer les résolutions qu’ils ont voté eux-mêmes (je pense à la Russie sur le désarmement chimique particulièrement).

              En plus : http://www.un.org/fr/preventgenocide/adviser/responsibility.shtml

              Quant aux milices, je n’en sais pas plus, donc je botte en touche…

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            • Les-crises // 17.10.2017 à 15h28

              “l’incapacité à assumer sa responsabilité de protéger la population par le régime syrien”

              Certes, il ne s’agit pas de blanchir Damas – loin de là. Mais ne trouvez vous pas un peu gros de reprocher au Gouvernement de ne pas avoir gagné la guerre tout de suite, quand de nombreux pays ont soutenu les djihadistes et autres mercenaires locaux ?

              On ne tient pas en échec une des plus grosses armées du moyen orient avec 3 potes et 5 bouts de ficelle… Il en faut des hommes et des armes, donc de l’argent – dont on s’interroge bien peu sur la provenance…

              Espérons que la paix reviendra vite, et que justice sera rendue contre tous les criminels des 2 camps – et surtout contre leurs complices…

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            • Prométhée Enchaîné // 17.10.2017 à 14h42

              Du reste Gordion, le point que vous soulevez est anecdotique, ou il s’éloigne du sujet.

              Parry parle de pressions sur les enquêteurs de l’Onu à Khan-Sheikhoun alors que les EU n’ont pas attendu les résultats pour frapper (de façon tout à fait bénigne), et se sont désengagés de Syrie par la suite. Pire, lorsque la commission d’enquête de l’ONU a tranché, les EU n’ont pas réagi… De même, un autres de d’emploi du sarin a été avéré ces dernières semaines… Rien.

              Sa comparaison de l’Irak et de la Syrie est absurde au possible, tout comme l’ensemble de son argumentaire.

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            • Prométhée Enchaîné // 17.10.2017 à 16h29

              Gagner quelle guerre M. l’administrateur ? contre ses propres citoyens ? Faut-il vous rappeler, une fois de plus, que la révolution était pacifique ou avez-vous les preuves formelles que les ados de Deraa qui ont taggué leur lycée étaient des agents de la CIA armés jusqu’aux dents ? Avez-vous des preuves que Hamza al-Khatib était un jihadiste, mineur, qui méritait la mort après avoir subi les tortures moyennâgeuses des moukhabarat syriens ? Avez-vous des preuves que la très grande majorité des journalistes qui sont allés sur place ou y étaient dès le début sont également en service commandé ?

              Si M. Macron faisait le quart de ce qui a été fait en Syrie, vous seriez le premier à hurler au dictateur, au fascisme, à la barbarie, au génocide. Que des puissances étrangères aient par la suite interféré, c’est avéré et documenté par les livres que vous ne lisez pas à ce sujet.

              Comment pouvez-vous vous réclamer de valeurs tout à fait louables et ne pas les appliquer pour vos semblables syriens ? Parce que BHL, les US et les Séouds étaient en apparence de leur côté ?

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            • Les-crises // 18.10.2017 à 10h44

              “Comment pouvez-vous vous réclamer de valeurs tout à fait louables et ne pas les appliquer pour vos semblables syriens ?”

              Vous racontez quoi là ?

              Bien sûr qu’il faut espérer que la Démocratie soit mise en place en Syrie, et que les atteintes aux Droits de l’homme cessent, que les criminels soient punis.

              Comme en Saoudie.

              Je parlais des 100 000 soldats syriens tués, qui ne l’ont pas été par 10 personnes sans lourds soutiens, c’est tout.

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          • Fritz // 14.10.2017 à 23h03

            @Prométhée Enchaîné : libre à vous de discuter les sources de Robert Parry. Mais vous ne pouvez nier que la Syrie fait l’objet d’interventions étrangères multiples depuis 2011 : iranienne et russe (pour Assad), saoudienne, qatarie, turque, anglaise, américaine, française, israélienne (contre Assad), et j’en passe.

            “Vous avez vu une intervention en Syrie [contre le régime], vous ?” Oui, et pas qu’une. Imaginez un instant que le régime français soit l’objet d’interventions hostiles aussi nombreuses…

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            • Lysbeth Levy // 18.10.2017 à 19h43

              Il prétends que les “terroristes djihadistes” rebaptisés “rebelles modérés” par lui (et les MSM), ont bien des armes anti-aérienne et c’est reconnu par les MSM : http://www.slate.fr/story/69965/syrie-missiles-sol-air “faisant craindre une situation à l’afghane. Il y a nombre de preuves qu’ils ont de telles armes et des chars, humvee toyota, armes, rations alimentaires jeté par l’Us Army à l’insu de son plein gré (balancé par erreur parait il du mauvais côté !) et en 2017 on en est là : http://www.opex360.com/2017/07/22/la-cia-mis-un-terme-son-soutien-aux-rebelles-syriens/ Il est regrétable que P. E fasse fi des précédents des pays nombreux à avoir subi les mêmes violences et massacres humains, d’un pays indépendant,. 500 milles morts et des millions déplacés au nom sacré des ressources premières (gaz, pétrole)
              Tout ça pour ça ..

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  • WASTERLAIN // 14.10.2017 à 07h14

    A l’instar de nos grands médias, l’ONU, ce « machin » comme disait le Général De Gaulle, est devenue une caisse de résonnance des désidératas des USA. Les rares cas où elle ne s’exécute pas sont sanctionnés par la suspension du paiement des cotisations, voire au retrait pur et simple de l’organisation comme à l’UNESCO lorsque le message n’est pas correctement compris. Comment s’en étonner ? L’impérialisme s’accommode peu du multilatéralisme quand il ne le sert pas…

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  • basile // 14.10.2017 à 07h50

    Hélas, ceux qui ont intérêt à détruire la Syrie pour les uns, éliminer Bachar pour les autres, promouvoir les Droits de l’Homme en Syrie pour d’autres encore, vont peser le pour et le contre (à condition qu’ils lisent cet article) , et dire oui, peut-être qu’il y a eu manipulation, mais, l’un dans l’autre, Bachar est un boucher qui doit partir. Ces fausses accusations (à condition qu’ils admettent qu’elles sont fausse) sont peut-être un mal nécessaire. Amen.

    Ils pèseront donc le pour et le contre. Et pour 100 preuves qu’on leur démontre comme étant fausses, il en trouveront 1 autre, qui à elle seule compense tout les mensonges, et justifie la guerre pour eux. Et la discussion est close.

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    • Fritz // 14.10.2017 à 08h00

      Comme s’ils avaient une supériorité morale. Alors qu’ils ont à leur passif la destruction de l’Irak, la guerre de Libye, les mensonges du Kosovo, etc.

      Ne nous laissons pas intimider par ces menteurs, ces hypocrites, ces criminels.

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      • basile // 14.10.2017 à 08h13

        Tous les coups sont permis, et les adversaires d’un pays (comme d’un homme politique) se taisent la plupart du temps alors qu’ils sont convaincu que ce sont de fausses accusations. Ils regardent au contraire avec un certain plaisir l’adversaire se dépatouiller avec.

        Le jour où un « certain » pays, voisin de la Syrie, dira tout ceci était faux, les poules auront des dents.

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      • Haricophile // 14.10.2017 à 10h43

        Et ne surtout pas oublier ce qui a donné “le coup d’envoi” du “remodelage” de la région : La guerre d’Afghanistan (tiens encore une “guerre éternelle”), en particulier dans les méthodes de financement/armement/formations-militaire de groupes extrémistes comme Al Qaida… méthode tellement productives… pour l’industrie de l’armement-sécurité (c’est les mêmes, sauf que contrairement aux pompiers-incendiaires ils sont a l’abri de tout).

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      • pavlo // 14.10.2017 à 19h48

        Hélas non… ce ne sont pas des hypocrites!
        Un hypocrite sait qu’il fait quelque chose de mal, en éprouve de la honte, et ment pour le cacher.

        Ce ne sont pas des hypocrites, mais des doublepenseurs; ils sont absolument persuadés, en toute bonne foi:
        – qu’ils ne font rien de mal
        – n’en éprouvent aucune honte
        – qu’ils ne mentent pas
        – qu’il n’y a aucune contradiction à émettre des idées (ou faire des actes) opposés et au même moment (comme de dire être contre le terrorisme et financer les terroristes, déclarer être pour la démocratie mais ignorer ou interdire l’expression populaire lorsqu’elle ne va pas dans le “bon sens”, etc)

        Un hypocrite peut être combattu en dévoilant et ses mensonges et ses contradictions; il en sera mortifié de honte et se fera tout petit pendant un bon moment.
        Un indoctriné à à la doublepensée, ma foi, j’ignore ce qui peut être fait 🙁

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  • max // 14.10.2017 à 09h14

    Quand on examine les causes et les conséquences, on est dubitatif à la victoire autoproclamé de W Bush le 1er mai 2003.
    A l’époque :
    Tout le monde ou presque disait mission accomplie, la guerre est finie, a part quelques poches de résistances.
    Tout le monde ou presque saluant l’avènement de la démocratie ce 1er mai 2003 en Irak.
    Avant ces guerres, l’Irak était un rempart contre l’Iran.
    Maintenant l’Iran control le sud pétrolier et a une forte présence dans le nord irakien (également pétrolier) et mettant Israël a porté de missiles iranien (ce ne sont pas les roquettes du Hezbollah).
    L’une des causes de ces guerres était pourtant la protection d’Israël, le résultat en est aux antipodes.
    Ces centaines de milliers de morts pour ca…..

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  • Haricophile // 14.10.2017 à 10h36

    Il y a une petite différence entre “être mystifié” et “saisir une occasion”, on ne me fera pas croire que le gouvernement Bush et la face obscure de son entourage ont été mystifié par quoi que ce soit dans cette affaire parfaitement calculée en toute connaissances de cause, sauf peut-être sa conséquence : la “guerre éternelle” et encore je n’en suis pas du tout convaincu : Les ennemis, la peur, la guerre sont des outils puissant de manipulation et de “fabrique du consentement” surtout sur dans un pays non laïque ou l’on se croit dans une grande confusion mythologique historico-religieuse un “pays élu par Dieu”.

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  • Louis Robert // 14.10.2017 à 13h46

    “Le New York Times et d’autres médias occidentaux ont tiré peu de leçons de la guerre en Irak… des conclusions dangereusement fausses qui perpétuent la guerre”?

    ***

    Mais enfin… ce sont là institutions impériales complices qui se sont totalement discréditées. Elles n’existent pas pour tirer des leçons. Leur jeu (ce n’est pas une accumulation d’erreurs…) se répète aujourd’hui pour ce qui est de la Russie, de la Chine, de l’Ukraine, de la Corée du Nord, de l’Iran, la liste est sans fin.

    Il est plus que temps de décrocher. Il n’y a rien de crédible à attendre de cette engeance. Non pas conspiration mais complicité impériale active en bandes organisées, de plus en plus appuyée par une censure sans merci. S’acharner ainsi autour de tant de dossiers de la plus haute importance mondiale, c’est perdre son temps mais aussi tromper les citoyens.

    Le monde a besoin d’institutions totalement nouvelles et sous un nouvel ordre mondial pour le bien de TOUS. C’est à quoi nous devons œuvrer avant que n’éclate cette guerre mondiale totale, possiblement nucléaire, constamment quémandée par l’Empire.

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  • LS // 14.10.2017 à 14h37

    C’est le genre de sujet où je me disait qu’aujourd’hui c’était enfoncer une porte ouverte. Mais quand je vois un débat à la primaire républicaine aux USA dans lequel seul Trump contestait la véracité des affirmations sur l’existence des ADM avec une opposition violente et apparemment sincère des autres candidats, je me dis que la porte n’est pas ouverte pour tout le monde.
    Il n’est donc pas inutile de répéter et de répéter encore.

    Aller Olivier, un petit retour historique sur l’Ukraine ? ça fera pas de mal (blague).

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  • Julie // 14.10.2017 à 16h19

    Rakka est maintenant en irak. Tout est bon chez les journalistes du monde pour assurer la cohérence de la “narrative” qu’ils vendent depuis 5 ans
    http://mobile.lemonde.fr/syrie/article/2017/10/14/bastion-de-l-etat-islamique-en-syrie-rakka-est-sur-le-point-de-tomber_5201042_1618247.html

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    • Julie // 14.10.2017 à 19h10

      le lien dit bien que Rakka est en Syrie mais dans l’article on lisait qqch comme “plus au nord en Irak”.. j’aurais dû faire une copie écran car cela a été corrigé

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      • pavlo // 15.10.2017 à 14h37

        C’est peut-être une virgule manquante: “plus au nord(_virgule_) en Irak”
        (bien que l’Irak soit plutôt à l’Est-Nord-Est; mais bon, les journalistes commettent suffisamment de vrais mensonges que l’on peut leur accorder le bénéfice du doute dans ce cas-ci)

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  • Sam // 14.10.2017 à 18h11

    Oui, une “narrative”, une opération de communication destinée à nous vendre de la guerre, comme on nous vendrait des chaussures. La vérité n’a rien à voir là dedans, comme dans les publicités. Il s’agit de faire rêver le consommateur, de solliciter ses émotions. Faire de belles images.

    De l’entrepreneur local rebaptisé militant démocratique aux nations exportatrices d’armements et leurs représentants, en passant par l’Etat Islamique, tous savent bien que ce ne sont que des mensonges.

    Même BHL…

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  • Fritz // 14.10.2017 à 22h08

    Les experts de l’ONU ont refusé de prendre des échantillons sur la base aérienne de Chaayrate :
    https://www.lorientlejour.com/article/1078198/syrie-moscou-regrette-que-des-experts-de-lonu-refusent-des-echantillons.html
    Ça promet, pour le rapport qui doit être remis le 26 octobre sur le gazage de Khan Cheikhoun.

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  • R.C. // 16.10.2017 à 17h22

    @ Prométhée du 15/10
    Évitons les fausses évidences et les amalgames tordus!
    Les “interventions étrangères” du type Russie n’ont rien à voir avec celles des USA et de leurs alliés, et vassaux, de l’Otan.

    La Russie est intervenue à la demande expresse du gouvernement Syrien pour aider la Syrie à recouvrer sa souveraineté territoriale et chasser les occupants djihadistes.
    La “coalition”, elle, n’est qu’une ingérence armée (et hostile) dans la politique souveraine d’un pays.

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