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31.mai.202031.5.2020 // Les Crises

Économie et écologie, un mariage de raison – avec Gaël Giraud

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Source : France Culture

Quelle relance de l’économie pourrait se faire en respect de l’environnement ?

Dans cette sortie de crise sanitaire, la reprise de l’économie est une priorité pour les gouvernements qui redoutent les conséquences industrielles et sociales de la période de confinement. Avant la pandémie, dans un contexte de réchauffement climatique, les questions environnementales étaient au cœur des préoccupations, notamment citoyennes, et des discussions entre les différents acteurs sur ce terrain politique et économique.

Qu’en sera-t-il aujourd’hui ? La politique de relance économique aura t-elle raison des ambitions écologiques ? Le « Make our Planet great again » d’Emmanuel Macron est-il toujours d’actualité et envisageable dans un plan d’économie ‘verte’ ? « Économie et écologie, un mariage semble se profiler à l’horizon…, mais dans quelles conditions, avec quels outils et quels moyens ? », état des lieux et analyses de nos deux invités, Gaël Giraud, directeur de recherche au CNRS en économie, enseignant à L’École Polytechnique, professeur à l’Ecole Nationale des Ponts Paris tech’, fellow associé à l’Institut des Études Avancées de Nantes, jésuite, président de l’Institut Rousseau et Sophie Swaton, philosophe et économiste, elle est maître d’enseignement et de recherche à l’Institut de géographie et de durabilité de l’Université de Lausanne où elle enseigne et coordonne au sein du master en fondements et pratique de la durabilité.

Gaël Giraud : « Une vraie approche écologique se transforme toujours en une approche sociale, qui doit intégrer la justice dans les discussions sur l’environnement, pour écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres. »

Source : France Culture

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Commentaire recommandé

JEAN DUCHENE // 31.05.2020 à 10h12

Malthus sort de ce corps. La seule écologie valable est une diminution de la prédation capitaliste. et cela ne peut se faire que selon les modèles de la lutte des classes et de la sorite du capitalisme.

35 réactions et commentaires

  • LibEgaFra // 31.05.2020 à 08h15

    La seule écologie valable consiste en une diminution de la pullulation humaine et cela ne peut se faire que selon les modèles japonais ou chinois. A commencer par sortir les pays de la misère en arrêtant de les piller et limiter drastiquement l’immigration.

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    • Laurence // 31.05.2020 à 08h43

      Bonjour,
      Et pour limiter l’immigration, remettre l’écologie en avant, il faut avoir une finance éthique dans le monde entier. Redonner à chaque pays sa souveraineté nationale et les moyens de vivre décemment. Que l’immigration ne soit pas une nécessité économique ou militaire(fuir des guerres). Que les seuls intérêts financiers ne guident plus les choix écologiques et sociaux. Bref, rien ne changera tant que le système financier actuel perdurera.
      Il existe déjà une monnaie éthique avec création monétaire propre. Peu de gens le savent mais les peuples du monde pourraient déjà s’émanciper du système de la monnaie dette. J’aurais d’ailleurs apprécié qu’ OB se penche sur la question de cette nouvelle monnaie révolutionnaire. Une monnaie qui tombe à pic pour contrer l’instauration de la future monnaie mondiale des élites. Ce n’est pas une invention de bobo mais bien un tout nouveau concept monétaire basé sur une découverte mathématique.
      https://monnaie-libre.fr/
      Je vous souhaite une belle journée

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    • JEAN DUCHENE // 31.05.2020 à 10h12

      Malthus sort de ce corps. La seule écologie valable est une diminution de la prédation capitaliste. et cela ne peut se faire que selon les modèles de la lutte des classes et de la sorite du capitalisme.

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      • LibEgaFra // 31.05.2020 à 13h07

        Ah oui, la bible versus Malthus… « Croissez, et multipliez, et remplissez la terre ; et l’assujettissez, et dominez sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux des cieux, et sur toute bête qui se meut sur la terre. » Ou quand une idéologie du désert transforme la Terre en un désert. « toute bête », le bétail, le troupeau, c’est ainsi que les capitalistes désignent la masse des travailleurs (le « capital » humain). Si vous voulez sortir de capitalisme, il faudra d’abord apprendre à être maître sur vous et à renoncer à un individualisme forcené et surtout, surtout renoncer à se pâmer devant le premier « sauveur » venu. Le capitalisme survit aussi par l’agression et le pillage des autres pays et l’importation d’une main d’œuvre bon marché capable de faire pression sur les salaires à la baisse pour récupérer encore et toujours la plus-value.

        Les beaux discours ne mettront pas fin au capitalisme. Il n’y a qu’à voir pourquoi les forces de l’ordre ne se sont pas ralliées au mouvement des gilets jaunes, elles qui sont de plus en plus travaillées par l’extrême droite. Finies les usines (exportées où vous savez), fini le militantisme. Chacun a raison dans son coin. Diviser pour régner est plus que jamais la stratégie du pouvoir capitaliste. Elle est passée où la conscience de classe? Seuls les capitalistes en ont une. Hélas!

        Un mois de grève générale est le pouvoir est à terre. Qui est prêt? Je suis prêt. Qui d’autre?

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    • Narm // 31.05.2020 à 12h44

      on parle de trop de monde sur la planète

      la chine ne limite plus les naissances puisqu’ils ne produisent plus de quoi se renouveller
      regardez , partout, europe, japon, amérique « on va manquer de naissances »
      il parait que même l’Indue suit le même chemin, nous n’allons donc pas vers la démultiplication annoncée !

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      • Jean D // 31.05.2020 à 13h21

        « nous n’allons donc pas vers la démultiplication annoncée ! »

        Prenez le temps de vous renseigner davantage sur les projections démographiques. Cela fait déjà plusieurs décennies que l’on sait que la transition démographique de la plupart des pays du sud est en voie d’achèvement. Hormis en 2 « points chauds » :
        • Afrique sub-saharienne
        • Inde (certains Etats)

        Si ces deux points chauds ne sont pas éteints (= si la pauvreté demeure), la démographie va devenir un problème majeur car ces populations vont se déplacer faute de ressources sur place et menacer l’équilibre des zones limitrophes (c’est déjà le cas parfois) et au-delà (les pays du Nord).

        Le risque d’explosion démographique n’est donc pas totalement exclu, du fait de ces deux points chauds.

        « regardez , partout, europe, japon, amérique « on va manquer de naissances » »

        Ce constat a un biais, celui de la croissance économique perpétuelle. Effectivement si le but est d’augmenter le PIB, alors oui la croissance démographique est un levier essentiel. En revanche, si on considère que l’urgence est la réduction de l’anthropie, alors il faut réduire encore les naissances dans le Nord, par exemple en France arrêter cette stupide politique nataliste.

        Un enfant français en terme de CO2 c’est environ 10 enfants maliens.

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        • CHRIS // 31.05.2020 à 13h59

          vous écrivez car ces populations vont se déplacer faute de ressources sur place et menacer l’équilibre des zones limitrophes. Encore cette année on amène par milliers de la main d’oeuvre des pays de l’EST pour travailler aux récoltes en FRANCE. Ils se déplacent pas faute de ressources de main d’oeuvre en France, mais parce que en connivence avec le gouvernement les agriculteurs employeurs préfèrent ce type de main d’oeuvre corvéable et économiquement très rentable. Cette équilibre convient à tout le monde;

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          • Jean D // 31.05.2020 à 15h58

            Nous ne parlons pas de la même chose.

            Le sujet initial était d’entrer un peu dans le détail des prévisions démographiques et du déséquilibre que vont provoquer 2 zones bien précises car elles n’ont pas encore amorcé leur transition (ou à peine) : l’Afrique sub-saharienne et certaines parties du sous-continent indien.

            A priori cela ne concerne pas le phénomène des travailleurs détachés que vous évoquez.

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            • fanfan // 31.05.2020 à 20h27

              (2019) Éclairages sur les perspectives démographiques mondiales de l’ONU
              (UN data : https://population.un.org/wpp/Download/Standard/Population/)
              – Anthony Cilluffo and Neil G. Ruiz (11 points clés) : https://www.pewresearch.org/fact-tank/2019/06/17/worlds-population-is-projected-to-nearly-stop-growing-by-the-end-of-the-century/
              – Chris Hamilton : https://econimica.blogspot.com/2019/07/2019-un-population-prospects-highlights.html (traduit sur un site qui ne passe pas la censure des crises).
              les 27 graphiques ci-dessous détaillent une conclusion inéluctable. La fin de la croissance démographique parmi les régions et les nations qui font la quasi-totalité de la consommation mondiale est proche. C’est important parce que les systèmes financiers et économiques mondiaux sont fondés sur une croissance perpétuelle, en particulier la croissance démographique. Un système basé sur la croissance et reposant sur l’endettement et l’effet de levier ne peut tout simplement pas fonctionner avec le dépeuplement du segment qui représente la grande majorité de la consommation mondiale. La baisse de la demande se traduira par une baisse des prix, une peine de mort pour ceux qui détiennent une hypothèque à 30 ans, des prêts commerciaux ou de la dette fédérale. Penser qu’une plus grande productivité ou l’innovation peut créer une plus grande activité économique n’a pas de sens dans un contexte de dépeuplement. Les diminutions indéfinies du nombre de consommateurs par opposition aux augmentations indéfinies de la capacité ne font que créer une surcapacité et une déflation toujours plus grandes.

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        • Narm // 31.05.2020 à 14h58

          https://www.ined.fr/fr/tout-savoir-population/memos-demo/focus/nations-unies-publient-nouvelles-projections-population-mondiale-2019/

          8, 10 , 12 , la planète a les capacités de nourir tout le monde !

          mais bien sûr pas de fournir une piscine à chacun….

          les allemands n’ont fait que profiter de cette « invasion », provoquée par nous et qui permettait de payer un migrant à 1 euro de l’heure….. une partie du succès allemand.
          L’immigration en france est en générale ridicule par rapport au pays. et d’ici quelques années, nous ferons comme d’autres pays, nous inciterons des gens à venir s’installer chez nous.

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          • Jean D // 31.05.2020 à 16h02

            « d’ici quelques années, nous ferons comme d’autres pays, nous inciterons des gens à venir s’installer chez nous. »

            Dans la réalité, je crois que nous n’aurons pas le choix.

            Il va bien falloir accepter sa part de population d’immigrés du sud : la situation créée actuellement en Grèce est intenable et inhumaine, et la solution à l’australienne des camps de concentration rappelle de mauvais souvenirs à tout le monde.

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  • gracques // 31.05.2020 à 08h31

    Bah … réjouissez vous librafra l’Europe est en pleine décroissance démographique….. et comme nous sommes de gros pollueurs…..
    A moins que ce ne soit pas tout à fait de cela dont vous parliez ?

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    • florian lebaroudeur // 31.05.2020 à 09h26

      Sauf que le reste du monde est en pleine croissance démographique et désire polluer comme les Occidentaux.
      Quand tu leur dit que « polluer c’est moche »
      ils te répondent « Mais vous, vous en avez profitez pendant 1 siècle à notre détriment et maintenant que nous sortons à peine la tète de l’eau, vous nous faites la leçon et vous nous empêcher d’en profiter à notre tour  »
      Que redire à ça ?

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      • Micmac // 31.05.2020 à 10h14

        Non, le reste du monde n’est pas en pleine croissance démographique. La natalité chute partout où les femmes ont accès à l’éducation, c’est à dire… partout. Le Moyen Orient se rapproche des taux de natalité occidentaux à grande vitesse, et pour l’Asie c’est déjà fait (on nous parlait du « Péril Jaune », essentiellement démographique, il y a quelques décennies…). Il reste quelques pays en Afrique (Nigeria notamment) qui ne suivent pas cette tendance (pour le moment…), mais par rapport à ses ressources et sa superficie, contrairement aux idées reçues, l’Afrique est un continent encore peu peuplé. Si l’Occident ne massacre pas son agriculture avec des accords de libre échange (comme il le fait actuellement), l’Afrique a de la marge.

        Il est effectivement parfaitement compréhensible que les gens qui habitent ces pays ont envi de mener une vie décente. Après, notre mode de vie très énergivore nous est beaucoup suggéré par la publicité, le nôtre comme le leur. Proposons leur une vie décente et sobre, arrêtons de présenter comme normal d’avoir une piscine dans le jardin et 2 énormes bagnoles dans le garage (entre autres), trouvons des modes de production et de consommations d’énergie plus sobre, et il seront très heureux de profiter du notre confort plus frugal.

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        • florian lebaroudeur // 31.05.2020 à 11h16

          Ce n’est pas parce que la natalité chute, que la population va baisser de sitôt. L’augmentation de l’espérance de vie et la chute de la mortalité font que ses pays connaissent une forte croissance démographique dans les catégories d’âges supérieurs qui compense encore largement le surplace dans les catégories d’âges inférieurs.
          Dans le cas de l’Afrique, cet transition commence à peine.
          Si on prend le cas de l’Europe, la chute des naissances a débuté dans les années 1960 mais le continent ne connait un solde négatif ( rapport naissances-décès ) que depuis 2015, soit 50 ans après.
          De même un déclin démographique et économique ne garantie en rien une sobriété, regardez le Japon depuis 30 ans
          .
          « Après, notre mode de vie très énergivore nous est beaucoup suggéré par la publicité, le nôtre comme le leur. Proposons leur une vie décente et sobre, arrêtons de présenter comme normal d’avoir une piscine dans le jardin et 2 énormes bagnoles »
          C’est vrai pour les pays occidentaux, mais dans les autres pays, c’est surtout les touristes occidentaux et leur envies de dépaysement qui étalent leurs modes de vie aux yeux des locaux ( surtout les jeunes ) qui vivent encore d’activités traditionnels.
          L’accès à l’éducation, si elle permet aux jeunes femmes d’avoir moins d’enfant, cela leur permet aussi de s’émanciper des modes de vie moins polluant de leurs parents.

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          • Séraphim // 31.05.2020 à 11h54

            Parcequ’en plus, vous être pressé? Ce n’est plus du Greta mais du turbo-Greta qu’il vous faut? On comprend mieux toute cette joie mauvaise exprimée toutes babines relevées par les bedauds du catastrophisme climatique, Jouzel en tête, si content de « l’expérience du Covid19 », cette occasion rare, cette bénédiction! Toute la médecine est sur le pont en ce moment, dans les gréements, les drisses, à la hune. Pas d’horizon sans diagnostic médical! Et pourtant les psychopathologies les plus sinistres s’expriment sans frein, débridées, débauchées même pourrait-on dire!

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        • Owen // 31.05.2020 à 11h46

          La plupart des continents ont connu leur transition démographique. Le plafond mondial est attendu pour 2100, à plus ou moins 11 milliards d’habts. Si tout se passe bien. Et ça fait quand même encore de la marge. Sachant en plus que le PIB mondial, donc la consommation, monte deux fois plus vite que l’accroissement démographique, ce qui ferait un équivalent 22 milliards d’hbts en 2100…

          Mais à l’intérieur de cette démographie mondiale, l’explosion démographique est encore devant en Afrique. Elle est à 1,3 milliard aujourd’hui, sera à 2,5 en 2050 et 4 milliards en 2100.
          Et au M.O., les natalités continuent aussi à monter en Irak, au Yémen.
          Plus embêtant, à l’instar du Maghreb+Egypte, la transition démographique a commencé dans les années 80, mais la natalité reprend à partir des années 2000.
          On trouve des variations selon les pays, bien sûr, mais sur continent, ça monte. Et cette fois ci, le PIB ne suit pas la croissance de la population, donc la tendance est à la paupérisation par habitant.

          https://www.populationpyramid.net/fr/monde/2019/
          cliquez sur la liste alphabétique pour voir les pyramides selon les pays et continents. Plus bas, sur la page, vous avez aussi les taux de natalités.

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          • florian lebaroudeur // 31.05.2020 à 12h44

            Je ne me fie pas aux prévisions démographiques des spécialistes, tellement sûr d’eux, qu’ils changent leurs prévisions régulièrement.
            Je rajouterai que la chute de la natalité ne concerne pas tout le monde dans les pays concernés.
            Au Brésil, le taux de fécondité de la population d’origine européenne est certes tombé à 1.6 mais celui de la population métis est de 2 et celui de la population d’origine africaine est de 2.2, soit égal ou légèrement supérieur au renouvellement des générations. En Inde, les régions du Sud ont achevé leur transition démographique mais les régions du Nord connaissent toujours un taux de fécondité égal ou supérieur à 3.
            Des écarts qui risque de se figer avec une paupérisation de plus en plus prégnante et contribuant ainsi à amortir la courbe descendante. Il convient de rester prudent sur des prévisions statistiques futurs qui se fondent sur des apriori idéologies et des exemples récents du passé qui ne se pas forcement des démonstrations véridiques et garanties pour le temps long.

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            • Owen // 31.05.2020 à 14h22

              Je répondais à micmac, en fait, que si l’on connaît strcturellement le plafond démographique mondial, il va falloir encore se pousser un petit peu. Et que pendant ce temps, in va voir avec l’Afrique la dernière, mais la plus grosse explosion démographique de l’humanité.
              Sourcé avec le site en lien.

              C’est tout.

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          • Osmium // 01.06.2020 à 19h24

            La natalité ne montera pas encore très longtemps au Yémen : le pays puise dans ses dernières nappes phréatiques. Quand on vit dans un désert, et qu’on n’a pas d’argent pour dessaler l’eau de mer, on meurt vite de soif, ou à défaut, de faim. Quant à l’Inde et l’Afrique, ce sont des cimetières à ciel ouvert. Dès que les glaciers de l’Himalaya auront fini de fondre, l’Inde le sentira passer. Dès que la température moyenne s’élèvera un peu trop, l’Afrique sub-saharienne sera stérilisée. Les prévisions démographique, c’est très joli quand on ne tiens pas compte des ressources naturelles.

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      • Dominique Gagnot // 31.05.2020 à 16h28

        florian lebaroudeur // 31.05.2020 à 09h26 a écrit :

        Sauf que le reste du monde est en pleine croissance démographique et désire polluer comme les Occidentaux.
        Quand tu leur dit que « polluer c’est moche »
        ils te répondent « Mais vous, vous en avez profitez pendant 1 siècle à notre détriment et maintenant que nous sortons à peine la tète de l’eau, vous nous faites la leçon et vous nous empêcher d’en profiter à notre tour »
        Que redire à ça ?

        Ceci : Comprendre la tragédie capitaliste, Imaginer le système d’Après! PDF à partager : http://bit.ly/tragédiecapitaliste

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    • LibEgaFra // 31.05.2020 à 13h15

      « l’Europe est en pleine décroissance démographique »

      C’est faux: la population totale de l’Europe est passée de 735 millions en 1998 à 751 millions en 2018. Seul un bilan migratoire proche de zéro permettra à cette population de décroître (comme au Japon).

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  • gelmad // 31.05.2020 à 08h40

    Sympathique Gaël Giraud et plein de bonnes idées! Cependant, le problème avec les jésuites c’est que quant vous les croisez dans l’escalier vous ne savez jamais s’ils montent ou s’ils descendent !

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  • Berrio // 31.05.2020 à 09h00

    Ah les écolos, ces braves flancs-gardes des industries les plus polluantes. Quand ils nous parleront des dégâts causés par les tramways et le bilan carbone de leur réalisation, je commencerai à les trouver crédibles.
    Vous pensez quoi du trolleybus ?
    Idem pour la pseudo voiture électrique, etc.

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    • xavier37 // 31.05.2020 à 09h26

      La liberté d’expression est parfois douloureuse.

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      • pseudo // 31.05.2020 à 09h55

        souvent même, c’est ce qui fait son charme.

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  • florian lebaroudeur // 31.05.2020 à 09h01

    On nous rabat encore les oreilles avec la complémentarité Franco-Allemande alors que le fossé entre les 2 pays qui était déjà évident pour les connaisseurs est désormais pleinement visible, encore faut-il arrêter de s’aveugler et ne plus se laisser envouter par des belles paroles qui sonnent creux.
    Quand certains écolos espèrent un mariage entre la reprise économique et l’écologie, certains collègues affirment qu’il faudra répéter la chute de 2020 chaque année pour sauver la planète https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/baisse-des-emissions-de-co2-il-faudra-repeter-une-telle-diminution-chaque-annee-d-ici-2030-pour-respecter-l-objectif-de-1-5-ou-2degres-estime-jean-jouzel_3976655.html
    Ou est la cohérence ?
    Comment peux t-on affirmer que ce genre d’épidémie se reproduira de plus en plus fréquemment à l’avenir alors qu’il n’y a toujours pas de preuves solides confirmant son origine naturelle ?
    Comment peut-on espérer une réindustrialisation, même verte alors que la désindustrialisation touche désormais le monde entier y compris l’Allemagne et la Chine ? Parce l’industrie émane des hydrocarbures et sans hydrocarbures plus d’industrie, même en copiant la nature.

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    • pseudo // 31.05.2020 à 10h14

      > sans hydrocarbures plus d’industrie

      une industrie sur productive pour nourrir une sur consommation délétère ? Il m’apparaît de plus en plus douteux de croire que c’était bénéfique en première instance. De là à énoncer qu’il n’existe aucun monde supportable autre que celui ci me semble plus que péremptoire. Cette tyrannie du productivisme, justification réalisatrice du high d’adrénaline de l’addiction autoritaire des marchés financiers n’est qu’une de nos fantaisies. Injuste, colérique, bi polaire, incohérente, monomaniaque, comme pour tous les camés, c’est un malheur pas une fatalité…

      Les partis politique « vert » fabriqués pour répondre aux règles électorales de cette démocratie sont à jamais incapable de fournir une réponse adéquat au problème qu’il se propose relever. Ils ne pourront jamais faire mieux que leurs prédécesseurs, promettre monts et merveilles puis réaliser, si par ailleurs ils venaient à gagner, que leurs intellects est bien incapable de déployer ce qu’ils avaient promis, si on leur concède la bonne foi et bonne volonté. Si ce n’est pas incapacité intellectuelle, ce le sera par conjecture circonstancielle qu’ils seront empêchés de réaliser la grande manœuvre dont ils se prétendent. Si ce n’est pas malchance, ou déficience, alors, ce le sera par la trajectoire antonyme de leurs processus électorale en regard de leurs promesses, une foi élue les pressions exercées à la fois par le « bas » et le « haut » de l’échelle sociale les obligeront, tel une victime en PLS, à poursuivre une politique conservatrice.

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  • JEAN DUCHENE // 31.05.2020 à 10h18

    l’écologie est le faux nez de la mutation du capitalisme. C’est aussi la grille idéologique au travers de laquelle la bourgeoisie prend conscience des méfaits de son système. Ils ont laissé crevé des pans entiers de l’industrie, et les salariés avec, sans le moindre état d’âme. Mais attention il y a menace sur leur potager, sur leurs séjours à la montagne ou autres paradis exotiques Et là rien ne va plus!

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    • florian lebaroudeur // 31.05.2020 à 12h08

      La bourgeoisie n’est plus ce qu’elle était, les grands-parents qui ont bâtie leur fortune doivent se retourner dans leur tombe en voyant ce que font leurs petits-enfants qui ont fait de leur héritage une rente.
      La jeunesse embourgeoisé d’aujourd’hui est mal dans sa peau, enfant ils ont été pourris gâtés, en devenant adolescent, ils culpabilisent de ne pas être comme les autres, de vivre dans un îlot protégé au sein d’un océan de misère, donc ils tentent de changer leur apparence à défaut de pouvoir changer leurs habitudes, ils s’habillent sobrement mais à leur convenance afin de se fondre dans le bas-monde, ils créent entre eux des associations promouvant tout ce qu’il a de plus noble avec des mots à défaut d’être capable d’acte. Pour se revaloriser, ils s’éventent des ennemies à combattre en puisant dans leurs éducations de bonne famille, les méchants pollueurs, les méchants capitalistes, les méchants racistes etc…en sachant pertinemment bien qu’ils ne seraient nullement meilleurs si ils se retrouvaient subitement dans la peau de ceux qu’ils se plaisent à diaboliser.

        +7

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  • tchoo // 31.05.2020 à 11h32

    Nous constatons quoi aujourd’hui: que aucun pays « occidental » n’est en mesure de fournir à sa population les biens de premières nécessités pour vivre sans importer.
    Avec la nécessaire transition écologique des moyens de production et la relocalisation industrielle nécessaire, la décroissance n’est peut être pas encore à l’ordre du jour.
    Néanmoins, il va être nécessaire d’abandonner quelques unes de nos consommations de confort.
    Nous devrions commencer a en faire l’inventaire pour imaginer comment y renoncer et à quel rythme.

      +3

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  • Dominique Gagnot // 31.05.2020 à 14h51

    Extrait de « l’appel des Econologistes » qui sera prochainement publié dans la presse.
    ———————–

    Vers un modèle monétaire au service du Bien commun
    prendre soin des humains et de la planète

    Une proposition des Éconologistes
    Groupe international francophone de réflexion sur
    l’économie écologique et les systèmes monétaires
    Mai 2020

    Ce début de 21e siècle se caractérise par une succession d’événements qui menacent l’Humanité.

    Nous sommes consternés par les crises économiques et financières ; affligés par les crises sanitaires dont la pandémie est le point culminant ; atterrés par la multiplication des événements météorologiques extrêmes, annonciateurs de bouleversements climatiques ; désespérés par les conditions de vie de millions d’êtres humains ; horrifiés par l’extermination du Vivant sur la planète.
    Pourtant, rien de tout cela n’est inexorable ! Ces difficultés sont toutes surmontables car elles sont la conséquence de modèles socio-économiques choisis par convention (…)
    _____________________
    Nous appelons, au travers d’assemblées citoyennes délibératives, constituées
    par tirage au sort, à ouvrir un débat démocratique sur cette question :

    !!! Quel modèle monétaire voulons-nous ? !!!

    Suite ici : https://econologistes.jimdofree.com/accueil/notre-appel/

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  • jp // 31.05.2020 à 22h30

    Toutes ces théories que peuvent produire de beaux esprits pouvant tous les jours manger largement à leur faim en allant éventuellement voir crever les autres de faim à l’autre bout du monde mais en même temps redouter la fin du monde pour une augmentation de CO2 de 0,03% à 0,04% qui avait fait le bonheur des dinosaures et accepter de couler l’économie mondiale pour un malheureux petit virus très faiblement sur mortifère, se heurtent aux réalités intangibles de notre animalité identique à tous les autres êtres vivants de cette Terre: A moins de disparaitre définitivement par des contraintes qui nous dépassent ou de décider d’un suicide planétaire de notre espèce, tellement nous sommes bêtes et imbus de nous même, nous ne pouvons qu’être au final en équilibre avec notre milieu, le milieu se chargeant automatiquement de nous remettre à notre place s’il le faut.

      +2

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    • jc // 01.06.2020 à 08h19

      Décourager l’innovation (fin d’un article de René Thom sur l’innovation paru dans l’EU)

      Les sociologues et les politologues modernes ont beaucoup insisté sur l’importance de l’innovation dans nos sociétés. On y voit l’indispensable moteur du progrès et -actuellement [années 1980]- le remède quasi-magique à la crise économique présente; les « élites novatrices » seraient le coeur même des nations, leur plus sûr garant d’efficacité dans le monde compétitif où nous vivons. Nous nous permettrons de soulever ici une question. Il est maintenant pratiquement admis que la croissance (de la population et de la production) ne peut être continuée car les ressources du globe terrestre approchent de la saturation. Une humanité consciente d’elle-même s’efforcerait d’atteindre au plus vite le régime stationnaire (croissance zéro) où la population maintenue constante en nombre trouverait, dans la production des biens issus des énergies renouvelable, exactement de quoi satisfaire ses besoins: l’humanité reviendrait ainsi, à l’échelle globale, au principe de maintes sociétés primitives qui ont pu -grâce, par exemple, à un système matrimonial contraignant- vivre en équilibre avec les ressources écologiques de leur territoire (les sociétés froides de Lévi-Strauss). Or toute innovation, dans la mesure où elle a un impact social, est par essence déstabilisatrice. En pareil cas, progrès équivaut à déséquilibre. Dans une société en croissance, un tel déséquilibre peut facilement être compensé par une innovation meilleure qui supplante l’ancienne.

        +2

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    • jc // 01.06.2020 à 08h23

      On voit donc que notre société, si elle avait la lucidité qu’exige sa propre situation, devrait décourager l’innovation. Au lieu d’offrir aux innovateurs une « rente » que justifierait le progrès apporté par la découverte, notre économie devrait tendre à décourager l’innovation ou, en tout cas, ne la tolérer que si elle peut à long terme être sans impact sur la société (disons, par exemple, comme une création artistique qui n’apporterait qu’une satisfaction esthétique éphémère -à l’inverse des innovations technologiques, qui, elles, accroissent durablement l’emprise de l’homme sur l’environnement). Peut-être une nouvelle forme de sensibilité apparaîtra-t-elle qui favorisera cette nouvelle direction. Sinon, si nous continuons à priser par-dessus tout l’efficacité technologique, les inévitables corrections à l’équilibre entre l’homme et la Terre ne pourront être -au sens strict et usuel du terme- que catastrophiques.

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