Source : Afrique-Asie, Fabrice Balanche, 29-01-2017

Spécialiste reconnu de la Syrie, Fabrice Balanche est aujourd’hui exilé aux États-Unis pour poursuivre ses recherches. Écarté d’un poste de maître de conférences à Sciences Po Lyon en 2014, il regrette le poids de l’idéologie en France à propos de l’islam et du Moyen-Orient. Entretien.

Le Lanceur : Le tribunal administratif a reconnu que votre candidature pour un poste de maître de conférences profil “Monde arabe : histoire, géographie, institutions et gouvernance” à Sciences Po Lyon avait été écartée de manière irrégulière en 2014. Vous faites le lien avec vos analyses sur la révolution syrienne, pourquoi ?

Fabrice Balanche : Au départ, ce sont deux directeurs de thèse qui ont voulu m’écarter pour des raisons clientélistes, pour placer leurs poulains. Mais le reste de la commission a dû être convaincu, car si l’on comparait les dossiers, il était clair que je ne méritais absolument pas d’être placé derrière cinq jeunes candidats. Je pense que les arguments utilisés pour cela ont pu être politiques. Mes analyses sur la Syrie vont à l’encontre d’une certaine posture idéologique, qui s’avérait être la ligne du ministère des Affaires étrangères à propos de la révolution syrienne. Selon moi, mon écartement a été fait par lâcheté pour les uns et par sympathie idéologique pour les autres. Quand Laurent Fabius était ministre des Affaires étrangères, il ne devait pas y avoir de voix discordantes. Il y a eu une période où, dès que je faisais une conférence à Lyon sur la Syrie, une personne des Affaires étrangères débarquait pour faire une conférence concurrente.

Éric Dénécé, le directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R) évoque une énorme falsification de l’information sur la Syrie. Vous partagez ses propos ?

Les langues se délient aujourd’hui du fait des positions beaucoup plus réalistes de François Fillon sur la Syrie. Finalement, l’histoire a donné raison à ceux qui, comme moi, disaient que le régime de Bachar al-Assad n’allait pas tomber. Non pas parce que nous sommes pro-Assad, mais parce que dès le départ nous avons fait des analyses sérieuses sur la résilience du régime et sur la situation géopolitique. Laurent Fabius a balayé cela et a écarté ceux, au-delà du ministère, qui avaient une analyse différente, se disant que les diplomates sont disciplinés et tiennent aussi à leur carrière. Certains d’entre eux ont préféré se tenir à l’écart et demander des postes ailleurs que dans la division Afrique du Nord-Moyen Orient pour ne pas être en porte-à-faux avec le ministre et ne pas non plus trahir leur morale et leur déontologie. Les journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot le décrivent bien dans leur livre Les Chemins de Damas. D’un autre côté, des personnalités comme François Burgat ou Jean-Pierre Filiu ont placé leurs élèves : ils ont les postes, les bourses et peuplent les médias. Ils sont pourtant en dehors de la réalité et projettent leur idéologie sur la Syrie. Jean-Pierre Filiu, ancien trotskiste, voit dans le printemps arabe la révolution communiste de sa jeunesse.

L’opposition syrienne, grâce à Al-Jazeera et au Qatar, est passée maître dans l’art de la propagande et de la communication”

Pourquoi ne pas voir cette révolution chez les Kurdes qui combattent Daech en Syrie ?

D’abord car le PYD est un mouvement marxiste et cela les gêne. C’est aussi un mouvement kurde, donc ethnique, et pour eux le communautarisme n’existe pas. Sur la révolution syrienne, ils estimaient que les chrétiens, les alaouites et les sunnites étaient ensemble contre un régime dictatorial et que les problèmes communautaires, s’ils existent, sont créés par le régime. C’est faux. Le communautarisme est un puissant paramètre de l’organisation de la société en Orient. Il ne faut pas le juger, c’est un fait. Lors de la révolution syrienne, en dehors du cercle restreint des intellectuels syriens qui sont évidemment “acommunautaires”, le reste de la population s’était surtout organisée en fonction de sa communauté. Il n’y avait pas de chrétiens dans les groupes armés de l’opposition au régime, et pas d’alaouites non plus. S’il y a eu une petite escouade de Druzes, ils se sont fait mettre en prison par les autres rebelles au bout d’un an et ensuite ils ont été condamnés à mort. Ils ont échappé à leur exécution par l’intervention des Américains. Cela a été complètement caché en France et, dès le départ, les chiffres ont été exagérés de manière éhontée.

C’est-à-dire ?

Quand on a entendu par exemple qu’il y avait 500.000 manifestants contre le régime à Hama, comment est-ce possible dans une ville de 300.000 habitants, sachant que seuls les hommes manifestent et que 40% de la population a moins de 15 ans ? Au maximum, si tous les hommes entre 15 et 70 ans avaient manifesté, le chiffre tombe à 90.000. Les chiffres répétés ont été ceux de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), un instrument de propagande basé au Royaume-Uni et créé par le businessman Rami Abdel Rahman. Désormais, cet observatoire a une équipe plus étoffée, notamment parce qu’il a été largement subventionné par la France et la Grande-Bretagne et qu’il a obtenu des subventions de l’Union européenne. Les images des “casques blancs” en train de sauver des personnes prises au piège dans les décombres par les bombardements à Alep font aussi partie de cette instrumentalisation, ils ont d’ailleurs été épinglés en train de faire des mises en scène. L’opposition syrienne, grâce à Al-Jazeera et au Qatar, est passée maître dans l’art de la propagande et de la communication.

L’ONU se décrédibilise complètement en bidonnant les chiffres”

Quel était l’intérêt de gonfler les chiffres, selon vous ?

Le Qatar a mis sa chaîne de télévision au service de l’opposition syrienne. Tout un tas de sites Internet est sponsorisé par le Qatar, comme ce fut le cas pour l’OSDH dans les premières années. En 2016, il n’y avait pas 250.000 ou 300.000 personnes dans Alep Est, contrairement à ce qu’on entendait dans les médias. En juin 2014, j’étais allé faire une enquête sur les réfugiés syriens dans le sud de la Turquie. Les humanitaires de Médecins sans frontières qui s’occupaient des dispensaires et de l’aide médicale pour les quartiers rebelles estimaient à 200.000 personnes la population d’Alep Est. Comment voulez-vous que le chiffre ait augmenté entretemps ? La zone était bombardée quotidiennement, la nourriture manquait et la population savait que l’encerclement total était proche. Le décompte de la population civile évacuée d’Alep Est effectué par la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) en décembre 2016 est d’environ 100.000 personnes. Lorsque Georges Malbrunot, qui est allé à Alep, a demandé à un fonctionnaire de l’ONU pourquoi les chiffres étaient gonflés, la réponse a été qu’il fallait bien aider les insurgés”. L’ONU se décrédibilise complètement en bidonnant les chiffres. Comment peut-on ensuite avoir confiance ? Comment Jean-Marc Ayrault peut-il répéter ces chiffres ? À un moment donné, pour être crédible et ne pas ressembler à Bachar al-Assad, il faut avoir un langage de vérité.

Considérez vous que le “maire” d’Alep Est, régulièrement invité à Lyon, est légitime ?

Lyon avait une coopération décentralisée avec Alep, qui a été suspendue lorsque le conflit a débuté. L’opposition au régime et les associations françaises qui la soutiennent ont fait pression sur le conseil régional – à l’époque de Jean-Jack Queyranne – et sur la mairie de Lyon, pour que la coopération décentralisée Lyon-Alep soit réactivée, mais avec l’opposition. À ce titre, en novembre 2016, BritaHagi Hasan, le soi-disant maire d’Alep, a reçu les honneurs de la mairie du 1er arrondissement de Lyon. Celle qui est dirigée par Nathalie Perrin-Gibert, cofondatrice du GRAM avec Renaud Payre… l’actuel directeur de l’IEP de Lyon. BritaHagi Hasan ne vivait pas à Alep mais à Gaziantep, en Turquie. Il est proche du Gouvernement de transition syrien, financé par le Qatar et noyauté par les Frères Musulmans. On en a fait un contre-maire d’Alep que l’on promène en France et qui est très utile aux politiciens français qui soutiennent la “révolution syrienne”. Il a été notamment reçu par François Hollande, Jean-Marc Ayrault et Elisabeth Guigou, la présidente de la commission des affaires étrangères à l’Assemblée nationale. Il a menti sur le nombre de civils dans Alep Est, prétendu que les djihadistes n’existaient pas à Alep Est, ignoré les tirs de mortier des rebelles sur Alep Est, etc. Mais qu’importe, il a dit ce que les défenseurs béats de la “révolution syrienne” voulaient bien entendre et il a occupé l’espace médiatique pour éviter que d’autres témoignages sur les exactions commises par les rebelles à Alep Est ne surgissent. Il n’est pas question d’exonérer le régime et la Russie de leurs crimes de guerre, mais il faut simplement essayer d’être objectif dans une démocratie comme la France.

À mon avis, Benoît Hamon n’a pas lu L’Assommoir d’Emile Zola”

Pourquoi la bataille d’Alep a-t-elle pu trouver un écho médiatique plus large que la guerre qui se déroule au Yémen ?

Le focus sur la Syrie fait oublier le Yémen alors que les Saoudiens sont en train de détruire ce pays en bombardant des villes, avec la complicité et le silence des Occidentaux. La crise humanitaire dépasse tout ce qu’on voit en Syrie. Mais, comme c’est l’Arabie saoudite qui dirige les opérations, personne ne critique. Les Saoudiens disent que les rebelles houthis sont l’équivalent du Hezbollah et que l’Iran les finance. À la base, ce n’était pas le cas. C’était une révolte classique d’une périphérie contre le centre pour demander un rééquilibrage des pouvoirs, avec également des considérations tribales. Aujourd’hui, il est vrai de dire que les Iraniens sont allés aider les houthis. Ils leur ont donné des armes, en faible quantité, de manière à maintenir le conflit et à ouvrir un nouveau front contre l’Arabie saoudite pour qu’elle lâche sur la Syrie. Lorsque l’Arabie saoudite se décidera à lâcher sur la Syrie, les houthis seront lâchés par les Iraniens. Mais c’est aussi, dans une moindre mesure, la même chose que ce qu’il se passe dans le sud-est de la Turquie contre les Kurdes. Depuis un an, le président Erdogan a rasé des quartiers, voire des villes entières. Et tout le monde se tait. Pourquoi ? Parce que l’Europe n’a qu’une peur : qu’il ouvre les portes de l’Europe aux migrants.

Quel est le poids de l’idéologie dans les sciences humaines et sociales enseignées dans les universités françaises ?

Aujourd’hui, cela fait plus de vingt-cinq ans que l’Union soviétique s’est écroulée. Dans les années 1980, quand j’étais étudiant, le poids idéologique me paraissait moindre car ce qu’il se passait en Union soviétique n’était plus caché. Il était plus difficile de soutenir le marxisme comme dans les années 70 et les idéologues marxistes ont, de ce dont je me souviens, fait plutôt profil bas. C’était plutôt l’heure de gloire des libéraux avec l’école de Chicago, plutôt dans les sciences économiques. À mon avis, il y a une résurgence de l’idéologie marxiste ou néo-marxiste dans les sciences humaines et sociales depuis les années 2010, puisqu’une génération a passé depuis la chute de l’URSS. Il y a aussi ce que l’on appelle le droit-de-l’hommisme qui concerne beaucoup de personnalités au sein des universités. Plus spécifiquement dans mon domaine, qui est le Moyen-Orient et l’islam, il y a un poids énorme de ce que Gilles Kepel a appelé l’islamogauchisme. C’est-à-dire les anciens soixante-huitards et néo-marxistes qui voient dans le musulman de banlieue le prolétaire du XIXe siècle et dans le Printemps arabe la révolution communiste de leur jeunesse. L’un des finalistes de la primaire socialiste, Benoît Hamon, est tout à fait dans cette ligne. Ainsi, à propos des cafés de banlieue où les femmes sont persona non grata, il a tout simplement affirmé qu’elles étaient aussi interdites dans les bars ouvriers du XIXe siècle. À mon avis, il n’a pas lu L’Assommoir d’Émile Zola. Ces idéologues ont eu leur heure de gloire puisqu’ils étaient finalement en phase avec la politique étrangère française, pour qui il fallait soutenir la révolution syrienne. C’est un phénomène assez rare selon moi. Pendant la guerre d’Algérie, par exemple, il y avait la position de l’État français et les universitaires étaient complètement contre. Seule une minorité était pour l’Algérie française.

Vous travaillez désormais pour le Washington Institute for Near East Policy. Vos analyses passent-elles sans problème aux USA ?

Mes articles sont argumentés, donc oui. Les États-Unis sont aussi sur la ligne anti-Bachar al-Assad et c’est normal. Les valeurs démocratiques ne sont pas compatibles avec ce que prône le dirigeant syrien. Cependant, si l’objectif est de mettre fin à toutes les dictatures de la planète, cela va donner beaucoup de travail à la minorité de démocraties qui existent dans le monde. À un moment donné, il faut prendre en compte la realpolitik pour stabiliser ces conflits. D’autre part, les États-Unis sont un grand pays avec beaucoup d’institutions de recherche, publiques, privées, et de différentes obédiences. Si un chercheur ne se plaît pas dans telle université, il peut facilement aller dans une autre. C’est différent en France.

Ça n’aurait pas été possible pour vous d’aller dans une autre université française ou de rejoindre un thinkthank ?

Finalement, la mobilité est difficile en France car les professeurs d’université sont fonctionnaires. Certes, c’est l’avantage de la liberté de parole, mais ça manque de flexibilité. Lorsque des postes sont ouverts, s’il y a un candidat local, ce n’est presque pas la peine d’essayer car c’est verrouillé. Ensuite, nous ne sommes pas très bien payés. J’ai 48 ans, 25 ans de carrière, une agrégation, un doctorat, une habilitation à diriger les recherches et je gagne en France 3.000 euros net par mois. C’est un salaire qui permet de vivre correctement à Lyon, mais difficilement à Paris. À l’IRIS [l’Institut de relations internationales et stratégiques], un de mes amis gagnait seulement 2.000 euros par mois à Paris en étant officiellement directeur de recherche et en assumant des cours. Il a fini par partir pour Madrid.

Ça ne me dérange pas qu’il y ait des marxistes et des libéraux à l’Université. Mais aujourd’hui, il y a un monopole d’une certaine école de pensée sur la recherche”

Y a-t-il également selon vous une problématique au niveau de l’expertise en France ?

Les “experts” qui travaillent en dehors de l’Université sont encore moins bien rémunérés. Ils peuvent donc être plus sensibles aux enveloppes. Or, s’ils se mettent à avoir une expertise vraiment indépendante, qui va à l’encontre des Affaires étrangères ou du ministère de la Défense, qui sont les principaux pourvoyeurs de contrats de recherche non académiques, ils seront remerciés. Il n’y a pas tellement de financement privé en France pour les think tanks. Continuons avec l’exemple de l’Iris, il était en faillite il y a quelques années et a été renfloué financièrement par le Qatar, ce qui a conduit Pascal Bonniface, son directeur, a changer de ton quant à l’émirat. Quand vous êtes invité au Qatar pour une conférence, pour le Doha Forum par exemple, on vous fait voyager en business class, sur Qatar Airways, c’est très agréable, surtout que vous êtes accueillis dans de somptueux hôtels et que vous repartez avec une petite enveloppe pour vos frais. Si vous êtes consultant, on peut vous donner une consultation bidon pour justifier les 10.000 ou 20.000 euros qu’on va vous offrir. L’Ifri[Institut français des relations internationales], c’est différent, ils ont davantage pignon sur rue et possèdent des locaux, ce qui leur assure au moins la stabilité foncière. Raymond Barre avait créé cela dans les années 70 pour avoir un think tank comparable à ceux qui existent aux États-Unis. L’Ifri reçoit une dotation de l’État, mais il doit courir tout de même après les contrats pour rémunérer son personnel.

Qu’en est-il des autres pays ?

Les Allemands ont à Berlin une importante fondation publique, l’Institut pour les affaires internationales et la sécurité, où je dirais que l’expertise est des plus objective. Avec l’expérience du nazisme, les Allemands ont décidé de séparer la recherche de l’État. Les fondations des partis politiques allemands ont beaucoup d’argent et financent donc des recherches. On peut alors penser que ces recherches ont un parti pris puisqu’elles sont liées à des partis politiques, mais, puisque tous les partis politiques ont leur fondation, cela équilibre les résultats. En France, le fait qu’une école de pensée domine et se voit attribuer les crédits de recherche marque la fin du pluralisme. Moi, ça ne me dérange pas qu’il y ait des marxistes et des libéraux à l’université. Au contraire, c’est dans le débat que l’on va progresser. Mais, quand il y a le monopole d’une certaine école de pensée sur la recherche, ça ne va plus, et c’est ce qu’il se passe aujourd’hui. Ce que je dénonce, c’est que, si nous en sommes là sur l’islam, le Moyen-Orient et le terrorisme en France, c’est aussi à cause de certains universitaires qui préfèrent avoir tort avec Jean-Paul Sartre que raison avec Raymond Aron. On en est toujours là en France, on préfère avoir tort avec Jean-Pierre Filliu que raison avec Gilles Kepel.

http://www.lelanceur.fr/fabrice-balanche-sur-le-dossier-syrien-la-domination-dune-ecole-de-pensee-marque-la-fin-du-pluralisme/

Source : Afrique-Asie, Fabrice Balanche, 29-01-2017

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35 réponses à Fabrice Balanche : « Sur le dossier syrien, la domination d’une école de pensée marque la fin du pluralisme »

Commentaires recommandés

aladin0248 Le 07 novembre 2017 à 08h05

“Les valeurs démocratiques ne sont pas compatibles avec ce que prône le dirigeant syrien”. Certes. Mais il serait le temps de réaliser que “les valeurs démocratiques” ont tellement été mise à mal chez nous depuis trois décennies qu’il conviendrait de rester modeste.

  1. LBSSO Le 07 novembre 2017 à 07h13
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    Pour ceux qui ne connaissent pas la “tambouille” politicienne locale….

    ” À ce titre, en novembre 2016, BritaHagi Hasan, le soi-disant maire d’Alep, a reçu les honneurs de la mairie du 1er arrondissement de Lyon. Celle qui est dirigée par Nathalie Perrin-Gibert, cofondatrice du GRAM avec Renaud Payre…”

    Le Gram (Groupe de Réflexion et d’Action Métropolitaine) est un mouvement de la gauche de la gauche (“extrême gauche”) qui a permis l’élection municipale en 2014 de Nathalie Perrin-Gibert .
    Le 23 octobre dernier lors de l’assemblée générale extraordinaire du Gram, le mouvement a élu une nouvelle équipe à sa tête, sans N. Perrin-Gilbert, qui avait pourtant participé à sa création en 2011. Renaud Payre, le directeur de Science-Po Lyon,est nommé président du Gram.Personnalistion du pouvoir et engagement aux présidentielles en faveur de JL Mélanchon sont reprochés à NPG.
    http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Politique/Politique/Lyon-le-Gram-prend-ses-distances-avec-Nathalie-Perrin-Gilbert
    http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Politique/Politique/Lyon-1er-Nathalie-Perrin-Gilbert-votera-pour-Jean-Luc-Melenchon
    http://www.tribunedelyon.fr/?actualite/societe/45745-le-putsch-de-renaud-payre-a-sciences-po


  2. Brigitte Le 07 novembre 2017 à 07h36
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    l’université française et les instituts de recherche fonctionnent parfois comme des loges maçonniques, par cooptation et influence. Ce n’est pas nouveau et j’en ai fait l’expérience en biologie. Il faut être dans le “bon labo” ou attendre son tour patiemment ou quitter la place voire le pays. Entre rébellion et carriérisme, c’est le parcours du combattant…. Mr Balanche fait d’une pierre deux coups en partant aux USA. Il ne manque pas non plus d’humour (noir) en choisissant le pays impliqué depuis des décennies dans les guerres au Moyen-Orient comme “havre de liberté” à défaut de paix dans le monde. Malgré les revirements (de façade) de la diplomatie américaine, qui soutient militairement l’Arabie Saoudite dans la guerre au Yemen??


  3. Homère d'Allore Le 07 novembre 2017 à 07h55
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    ”Préfère avoir tort avec Filliu que raison avec Képel”

    L”un est néo-conservateur, l’autre aussi, j’ai l’impression… j’ai l’impression que c’est une fausse alternative.
    L’un veut faire la guerre pour la paix, l’autre la guerre pour la guerre, certes…

    En revanche, le temoignage sur l’indigence materielle de la recherche française, jointe à la pensée unique Sciences-Po-Nicolas-Tenzer-Bruno-Tertrais est très instructif.


  4. Fritz Le 07 novembre 2017 à 08h04
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    Entretien intéressant, daté de janvier (quelques semaines après la reprise d’Alep), d’où les références à François Fillon et Benoît Hamon. J’ai appris le nom de M. Balanche en décembre 2011, et déjà ses analyses pondérées sur la Syrie m’intéressaient, par contraste avec l’intox belliciste des médias et des experts.

    J’avais une certaine réticence envers l’expression “islamo-gauchisme”, mais la définition qu’en donne Fabrice Balanche me semble pertinente : “les anciens soixante-huitards et néo-marxistes qui voient dans le musulman de banlieue le prolétaire du XIXe siècle et dans le Printemps arabe la révolution communiste de leur jeunesse”. Oui, c’est cela, une révolution qui remplace l’Octobre rouge (un siècle tout juste en ce 7 novembre 2017). Une révolution de substitution pour ces gens ralliés au capitalisme “sans frontières” et à l’impérialisme atlantiste.

    Je comprends mieux pourquoi une fraction de la “gauche radicale”, n’est-ce pas MM. Achcar et Salingue, s’est ralliée à la fable atlantiste de la “révolution syrienne” contre “le-régime-de-Bachar-al-Assad”. La même fraction de “crétins utiles” avait quasiment approuvé la guerre de l’OTAN contre la Libye socialiste.


  5. aladin0248 Le 07 novembre 2017 à 08h05
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    “Les valeurs démocratiques ne sont pas compatibles avec ce que prône le dirigeant syrien”. Certes. Mais il serait le temps de réaliser que “les valeurs démocratiques” ont tellement été mise à mal chez nous depuis trois décennies qu’il conviendrait de rester modeste.


    • basile Le 07 novembre 2017 à 09h22
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      le mot démocratie est mis à toutes les sauces, c’est le mot qu’il faut placer dans toute phrase pour ne pas être mis au ban de la société. Si tu ne prononce pas ce mot, c’est qu’il t’écorche la gue***, tu es facho

      Pour Bruno Le Maire : L’évasion fiscale est une attaque contre la démocratie. ?!?!


    • Madudu Le 07 novembre 2017 à 12h04
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      Les “valeurs démocratiques” sont tout-à-fait distinctes de la démocratie elle-même.

      C’est un tour de passe-passe astucieux pour continuer à parler de démocratie lorsqu’on emploi en son nom les moyens de la diktat, du tyran, de l’impérialisme, etc.

      Ce serait un peu comme distinguer les “valeurs socialistes” défendues par le PS, et le socialisme.


    • Fritz Le 07 novembre 2017 à 12h48
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      “Les valeurs de la démocratie”. Elles sont cotées en bourse ?


      • Chris Le 07 novembre 2017 à 13h27
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        Oui, bien sûr.
        D’où cet acharnement contre les pays à structures communautaristes et tribales. Ils ne rapportent pas grand chose à l’économie néolibérale orchestrée par la grande finance.
        Les populations islamiques n’ont pas le même rapport à l’argent que les Occidentaux.
        La finance islamique est fondée sur les principes de la loi islamique qui imposent justice, équité et transparence et appliquent l’interdiction du Riba qui est l’usure ou l’intérêt.
        C’est aussi pire que le communisme !!!


    • léon Le 07 novembre 2017 à 15h42
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      Toujours cette éthnocentrisme affligeant, comme ci nos “valeurs” démocratique étaient exempte de défaut.

      Si le propos est intéressant, il serait bien de rappeler à ces messieurs à qui la france doit sa renaissance, sa redécouverte des textes grecs, il serait aussi bien de rappeler que partout dans le monde l’humanité à fait preuve de démocratie, quelque soit les peuplades, et les régions, il y avait des mécanisme, des modes, et ne lui en déplaise, Bachar el Assad, moderniste, et aspirant à ouvrir son pays se trouve obliger de composer avec un régime qui craint pour sa survie, un seul homme ne peut pas tout changer, et on devrait rappeler le contexte dans lequel ce président évolue. Mais l’ayant écouter à plusieur reprise, je suis sur que c’est quelqu’un qui tenderais naturellement vers la démocratie. Encore faudrait il arrêter de le juger à tord et à travers, la démocratie et la liberté ne sont pas l’apanage de l’occident


  6. aladin0248 Le 07 novembre 2017 à 08h11
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    … en outre. 3000 Euros net par mois, c’est ce que gagne le chercheur CNRS lambda en milieu de carrière. En fin de carrière : 3500 à 4000 (je n’ai pas les grilles sous les yeux), selon que l’on est Chargé de Recherches, Ingénieur de Recherches ou Directeur de Recherches, hormis les classes exceptionnelles qui comme leur nom l’indique, restent exceptionnelles.


    • Raphaël Le 07 novembre 2017 à 14h54
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      C’est pas tout à fait impossible, en étant au taquet des échelons de la classe normale, sans heures sup’, avec la mutuelle MGEN, on dépasse pas les 3000 nets. Par contre être encore en classe normale après 25 ans de carrière révèle un acharnement de la hiérarchie.


  7. Lysbeth Levy Le 07 novembre 2017 à 09h36
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    En voilà des preuves que tout était bidonné depuis le début comme cela le fut pour la Lybie ou là encore le Qatar a joué un jeu trouble et AL Jazeera ayant filmé de fausses manifs avec des rebelles peu “modérés”. Le faux maire d’Alep mais vrai “terroriste” reçu en France, comme un héros alors que ces mercenaires sont coupables de crimes contre l’humanité, ce qui fait de la France, des élus complaisants des possibles coupables de ces mêmes crimes. Et dire que ces gens par voie de presse accusent quiconque est anti-guerre, anti-intervention, de soutenir un dictateur, ou d’être ceci ou cela parce que vous n’avez jamais voulu cette guerre d’agression déguisée en révolution. Même si Mr Balanche “balance” du côté occidentale, il a eu le mérite de garder raison face aux réseaux “fabiusiens” tous complices de ce qui se passe sur le terrain.
    Engagé dés le début nos politiciens “de gauche” ont fait croire en une révolution légitime ce qui est en vérité une guerre coloniale.
    Et sporadiquement des fonds publiques sont allés financer cet “hiver islamique” et les dons “pour la Syrie” banquets de charité, ont probablement servi aux mercenaires plus qu’à la population, qui elle manquait de tout. Immonde ce pays qui laisse faire ces crimes au nom d’une fausse révolution.


    • Chris Le 07 novembre 2017 à 13h30
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      Pour conforter votre commentaire :
      28 oct. 2017 – Qatar : le temps des aveux
      http://reseauinternational.net/qatar-voici-venu-le-temps-des-aveux/
      En avril 2016 l’ancien premier ministre du Qatar, Cheikh Hamad Ben Jassam ou « HBJ », déclarait dans un entretien avec Roula Khalaf du Financial Times :
      « Je vais dire une chose pour la première fois… Quand nous avons commencé à nous engager en Syrie, en 2012, nous avions le feu vert pour que le Qatar dirige [les opérations], car l’Arabie Saoudite ne voulait pas le faire à cette époque. Ensuite, il y a eu un changement dans la politique et Riyad ne nous a pas dit qu’elle nous voulait sur le siège arrière. Aussi, nous nous sommes retrouvés en concurrence et cela n’était pas sain ».
      Un aveu qui éclairant…


  8. Matthieu Le 07 novembre 2017 à 13h53
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    Vouloir la chute de Bachar El Assad, Poutine ou Kadhafi, il me semble que ça n’a rien a voir avec des idées communistes comme Fabrice Balanche semble indiqué : ce sont des dirigeants qui ferment une partie de leur marché ou de leurs ressources à l’Occident. Les 0.1% ne sont pas d’accord car cela les empêche de gagner de l’argent sur ces marchés. C’est donc plutôt une pensée neo-libérale qui est à l’origine du souhait de faire tomber ces dirigeants. Les médias contrôlés par les 0.1% (BHL, …) font tout pour convaincre le peuple qu’il faut faire tomber ces dirigeants, ce qui évidemment n’est pourtant pas dans l’intérêt du peuple (français et occidental en général).


    • Larousse Le 07 novembre 2017 à 14h42
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      Merci de rappeler cette évidence. Fabrice Balanche ne s’est pas suffisamment penché sur l’histoire communiste en France – il ignore les dérives, exemple : je pense que l’idée “d’infantilisme de gauche” n’est pas vraiment maîtrisée chez lui. Je ne prétends pas mieux faire ! mais je suis déçu car c’est un universitaire.
      Cet article décrit l’effondrement des sciences humaines dans le Supérieur. Balanche est jeune car il pourrait tout aussi bien décrire cela dès les années 70, après la parution de l’Archipel du Goulag. Je suis de votre avis les visions néo-libérale, néo-gauchiste avec en fond des intérêts impérialistes et pétroliers (donc anti-Iran et anti-Russie) ont forgé la stratégie Sarkozy-Hollande au Proche et Moyen-Orient (que Georges Filiu en devienne un des animateurs, c’était logique)? Tous ces hommes créent les conditions d’un effondrement global des intérêts de la France pour les 20 prochaines années.


  9. christian gedeon Le 07 novembre 2017 à 15h26
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    Je pense que la plupart n’ont pas bien lu ce que dit M Balanche. Il n’est pas pro Assad,mais contre l’aveuglement stratégique et tactique de ceux qui ont voulu et conduit l’opération de déstabilisation du régime baasiste. En cela,il fournit une analyse objective de la stupidité de nos dirigeants occidentaux sur la question,qui rime quelque peu avec cupidité d’ailleurs.Et il met en évidence la complexité de l’affrontement. En réalité,en soutenant les “rebelles ” sans vergogne et en les mettant à deux doigts,un instant,de remporter la victoire,ce sont les occidentaux,la Turquie,le Qatar,et à un bien moindre degré l’Arabie, qui ont en quelque sorte rendu inévitable l’intervention irano-hezbollahi en Syrie,pas forcément pleinement désirée.. Puis la Russie,la première ne suffisant pas.La résultante de tout çà,est qu’aujourd’hui,et sauf miracle et médiation des russes réussie,l’affrontement “arabo” iranien est presqu’inévitable.. Et dans cet affrontement là,les Russes resteront l’arme au pied.Israël n’aura pas besoin de faire “sa “guerre contre l’Iran.Ce sera une affaire entre musulmans,de factions et d’ethnies différentes.La seule guerre qui impliquera Israël sera la redoutée,et maintenant attendue guerre,nième guerre des autres, qui se déroulera sur le sol libanais.


    • Chris Le 07 novembre 2017 à 18h40
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      En théorie oui, mais je ne crois pas à cet affrontement. Pourquoi ? Parce que tout le monde y perdra des plumes et de grosses plumes !


      • christian gedeon Le 08 novembre 2017 à 09h20
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        Espérons que la raison l’emportera… un petit signe encourageant est que malgré l’agitation de Trump sur le sujet,l’accord “nucléaire ” avec l’Iran est toujours là…c’est le marqueur. S’il est remis en cause réellement,ce sera la guerre.


  10. Homère d'Allore Le 07 novembre 2017 à 16h45
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    Concernant cette fausse Grande École qu’est Sciences Po, le dernier article de Causeur est assez mordant mais tellement juste !

    https://www.causeur.fr/sciences-po-concours-monde-victor-hugo-147605

    Ayant eu l’occasion de converser ces derniers temps avec quelques diplômés de cet IEP, j’ai été sidéré de la faiblesse de leur niveau, bien sûr allié avec une propension à psittaciser la pensée unique et une capacité à être infatué de soi-même sans égale.

    Et, en plus, c’est très cher.


  11. dugesclin Le 07 novembre 2017 à 17h45
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    Said Hilal Alcharifi, le 06/11/2017 à 17:47 sur Facebook :
    Je résume donc ce qu’un évadé de la Ghouta orientale (à l’est de Damas) m’a demandé de vous transmettre en quelques points essentiels :
    – Absence total des services sanitaires et d’hygiène.
    – Absence d’eau courante saine. L’électricité, c’est du passé oublié dès 2012.
    – Absence d’écoles et d’enseignants. Tout le système éducatif a été saboté par les terroristes. Les écoles publiques ont été détruites ou dans les meilleurs des cas utilisées comme casernes.
    – les hôpitaux et les centres médicaux, publics comme privés ont été pillés, puis détruits par les mercenaires jihadistes.
    – tous les convois d’aides humanitaires envoyés par les donateurs internationaux sont confisqués par les djihadistes et mises en vente dans des commerces qui appartiennent aux chefs des groupes jihadistes à des prix pharamineux.
    Enfin, le plus alarment c’est le développement du phénomène de la pédophilie.


  12. Laurent Fournier Le 07 novembre 2017 à 19h13
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    Opposer Filiu et son cote pitre a Kepel le neo-conservateur… Encore plus dangereux puisque plus fin… Sacrifier l’un pour sauver l’autre (ou esperer un regard favorable)… On prepare son retour, M. Balanche? Vous trouverez surement un poste avec suffisament de milliers d’euros, soyez patient. “La democratie” a toujours besoin de mercenaires “avec des principes”, s’ils sont de qualite.


    • Alfred Le 07 novembre 2017 à 22h16
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      Pas mieux.
      C’est fou le poids des contingences materielles…
      Dommage mais bon il surnage quand même à mes yeux: honnête sans vouloir devenir un martyr non plus. Ferions nous mieux? Probablement pas.


  13. jef Le 07 novembre 2017 à 23h26
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    Moins spectaculaire que d’autres mais plus révélatrice de la mise sous contrôle de la parole publique ( responsable et argumentée). Elle date de longtemps mais s’étend à tous les domaines de la recherche et de la pensée.
    Cf l’annonce de 314 enseignants (enseignant étant le mot pour cacher qu’il ne s”agit pas du même métier en crèche: maternelle, primaire, secondaire et université) pour refuser de se plier à la grammaire française ( “le manifeste des 314 cancres” de la République?)


  14. Pas expert Le 08 novembre 2017 à 00h13
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    Une vidéo de 2014 de Fabrice Balanche : https://www.youtube.com/watch?v=61_u1mH-a1Q

    La mesure du propos, la richesses des informations et surtout la cohérence avec les faits, passés depuis,contrastent brutalement avec nos commentateurs habituellement médiatisés…

    Bon courage Monsieur Balanche !


  15. Rémy Dubeau Le 08 novembre 2017 à 01h13
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    J’aurais aimé qu’il développe sur le manque de crédibilité, à ses yeux, de Bashar al-Assad ainsi que sur les “crimes de guerres” russes. Écoutez je ne sais pas comment vous croyez que l’on doive s’opposer ou lutter contres des rebelles et mercenaires armées qui se postent en villes ?


  16. laurent fournier Le 08 novembre 2017 à 05h44
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    Le probleme c’est que le “dossier syrien” est in comprehensible sans une recherche solide sur les jeux de pouvoir des chancelleries francaise et occidentales, pas plus que “le dossier afghan” sans une etude serieuse des pratiques et traditions de washington et londres. Toute tentative de comprendre la guerre de syrie en ignorant les facteurs occidentaux est le projet d’un amateur au mieux, d’un mercenaire au pire.


    • Christian Gedeon Le 08 novembre 2017 à 11h12
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      Ce ne sont pas les seuls occidentaux qui sont coupables et responsables de ce qui se passe. Éliminer le substrat ethnique et religieux qui est un terreau tellement fertile pour toutes les manipulations,et l’action des trois” géants locaux” que sont les iraniens ,les turcs et les saoudiens,est une erreur. Je rappelle,pour memoire( courte chez beaucoup semble t il) que Assad père puis fils ont été nos ” amis” tres longtemps,n’est ce pas? Tout comme Saddam Hussein,n’est ce pas? Les manipulateurs ne sont pas t ou jours ceux qu’on pense auss i,n’est ce pas? Encore aujourd’hui,on se refuse à voir les choses autrement qu’en noir et blanc. Et je me souviens d’un temps,pas si lointain,quand les occupations du Liban par les palestiniens,les syriens et aussi les israéliens paraissait aller de soi,en quelque sorte.


      • laurent fournier Le 08 novembre 2017 à 17h59
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        Les 3 poids lourd locaux sont l’iran israel et la turquie. La famille seoud n’a pas les moyens d’une politique etrangere independante. Leurs awacs et leur defense aerienne sont pilotes par des americains. Ca encadre la palette d’options.


        • christian gedeon Le 09 novembre 2017 à 09h44
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          En l’occurrence,Israël s’est largement contenté de compter les points en quelque sorte
          Son intervention dans la guerre syrienne et étrangère menée sur le sol de la Syrie et du Liban est restée au minima minimorum,pour des raisons faciles à comprendre.Et ne sous estimez pas le poids de l’Arabie saoudite et de ses alliés du Golfe.Ce serait la même erreur que la sous estimation de ce qui s’est passé en Syrie ,comprendre la résistance de Assad et l’intervention de l’Iran,du Hezbollah ,puis de la Russie..je veux dire par là,que çà a pris tout çà pour stopper les islamistes,n’est ce pas? Et la région d’Idleb,de la Ghouta pour les principales poches qui restent ne sont pas encore tombées.


  17. laurent fournier Le 08 novembre 2017 à 18h14
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    Le substrat ethnique et religieux. Etes-vous sur que c’est pertinent? Lorsqu’on etudie ce substrat chez autrui -cette tournure d’esprit que se pare des atours d’une discipline – ca ne sert qu’a une seule chose: a faire la guerre. Lorsqu’on l’etudie chez soi-meme c’est en general pour trouver des excuses a nos mauvaises habitudes. Bref, le substrat… surtout quand c’est les platitudes qu’on nous sert… je prefere lire derrida, la lecon d’ecriture (de levi-strauss). Voila qui remet les pendules a l’heure, qui prend l’homme dans son entierete.


  18. Nanker Le 08 novembre 2017 à 19h08
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    Et politique néo-con à la française oblige il fallait aussi “travailler” l’opinion publique française, d’où la floraison “spontanée” dans nos médias de “spécialistes” auto-proclamés de la Syrie qui nous “expliquaient” :
    – que Bachar est un salaud (un homme pourtant décoré par Chirac en son temps…)
    – que la révolte “improvisée” du peuple syrien allait avoir raison de lui.

    Par “spécialistes” je pense à Jean-Pierre Filiu rejoitn ensuite par François Burgat, constituant les deux têtes de l’hydre fabiusienne chargées de convaincre le bas peuple du bien-fondé de l’extermination de la famille Assad.

    Bachar a gagné Filiu a disparu et Burgat, tombant le masque de sa soumission aux wahabbites qataris, en est réduit aujourd’hui à se poser en avocat de… Tariq Ramadan!

    https://blogs.mediapart.fr/francois-burgat/blog/061117/avec-ou-sans-tariq-ramadan-ses-combats-politiques-demeureront-les-miens

    Magniifque… Comme en Egypte il faut nous féliciter de voir un type à poigne LAIC ne pas laisser son pays glisser vers une dictature religieuse tournée vers Doha, le wahabbisme et les Frères Musulmans.


  19. Nanker Le 08 novembre 2017 à 19h21
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    “Continuons avec l’exemple de l’Iris, il était en faillite il y a quelques années et a été renfloué financièrement par le Qatar, ce qui a conduit Pascal Boniface, son directeur, a changer de ton quant à l’émirat”
    On comprend maintenant mieux pourquoi Boniface a depuis peu soudainement éprouvé le “besoin” de soutenir Tariq Ramadan, chouchou du Qatar. Voir le n° de «Marianne» de cette semaine (n°1077).
    Le même syndrome que chez Burgat!

    La gangrène affecte décidément [i] profondément [/i] le monde universitaire français… Il va falloir procéder à quelques amputations sanitaires.


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