Comme quoi, il n’y a pas que chez nous…

Source : Truthdig, Chris Hedges, 17-09-2017

Les élites au pouvoir, qui comprennent que l’idéologie des régnants du monde des affaires du capitalisme mondial et de l’expansion impérialiste n’a plus de crédibilité morale ni intellectuelle, ont organisé une campagne pour supprimer les plateformes dédiées à leurs opposants. Les attaques de cette campagne comprennent la liste noire, la censure, la calomnie des dissidents les accusant d’être des agents russes et des fournisseurs de « fausses nouvelles ».

Aucune classe dominante ne peut tenir le contrôle longtemps quand la crédibilité des idées qui justifient son existence s’est évaporée. A ce stade, elle est forcée d’avoir recours à la coercition, l’intimidation et la censure. Cet effondrement idéologique aux États-Unis a transformé ceux d’entre nous qui attaquent l’entreprise étatique en une menace potentielle, non pas parce que nous devenons très nombreux, et certainement pas parce que nous répandons une propagande russe, mais parce que les élites n’ont plus d’arguments plausibles.

Les élites font face à un choix désagréable. Ils peuvent imposer des contrôles sévères pour protéger le statu quo ou virer à gauche vers le socialisme pour améliorer les injustices économiques et politiques montantes qu’endure la majeure partie de la population. Mais un mouvement à gauche, essentiellement en réinstallant et généralisant les programmes New Deal qu’ils ont détruits, serait un obstacle au pouvoir et aux profits des entreprises. Donc au lieu de cela, les élites, y compris les leaders du Parti démocrate, ont décidé d’étouffer le débat public. La tactique qu’ils utilisent est aussi vieille que l’état-nation – accusant les critiques de traîtrise au service d’une puissance étrangère. Des dizaines de milliers de gens conscients ont été mis sur liste noire de cette façon durant la Peur rouge entre les années 20 et 50. L’attention démesurée sur la Russie, adopté avec empressement par les médias « libéraux » comme le New York Times et la chaîne d’information en continu MSBNC a libéré ce que certains ont appelé un nouveau McCarthisme.

Les élites corporatives n’ont pas peur de la Russie. Il n’y a pas de preuves révélées publiquement de l’implication de la Russie dans l’élection de Donald Trump. De même, la Russie n’a pas d’intentions de se confronter militairement aux États-unis. Je suis sûr que la Russie essaye de s’intégrer dans les affaires américaines pour son propre bénéfice, comme nous le faisons et comme nous l’avons fait en Russie – y compris notre soutien bancaire à Boris Eltsine, dont la campagne victorieuse pour sa réélection en 1996 a coûté environ 205 milliards de dollars, l’essentiel de cette somme provenant indirectement du gouvernement américain. Dans le paysage médiatique d’aujourd’hui, la Russie est partout. L’état corporatif s’agace des médias qui donne la parole aux critiques du capitalisme d’affaire, de l’état sécuritaire, de la surveillance et de l’impérialisme, y compris le réseau RT America.

Mon programme sur RT America, « On Contact », comme ma chronique sur Truthdig, amplifie les voix de ces dissidents – Tarik Ali, Kshama Sawant, Mumia Abu-Jamal, Medea Benjamin, Ajamu Baraka, Noam Chomsky, Dr. Margaret Flowers, Rania Khalek, Amira Hass, Miko Peled, Abby Martin, Glen Ford, Max Blumenthal, Pam Africa, Linh Dinh, Ben Norton, Eugene Puryear, Allan Nairn, Jill Stein, Kevin Zeese et d’autres. Ces dissidents seraient partie prenante du discours mainstream, si nous avions un système de radiodiffusion public qui fonctionne, ou une presse commerciale libérée du contrôle des entreprises. Ils ne sont pas achetés, ni payés pour parler. Ils sont intègres, courageux et souvent brillants. Ils sont honnêtes. Pour ces raisons, aux yeux de l’état corporatif, ils sont très dangereux.

La première salve mortelle dans la guerre contre les dissidents est arrivée en 1971 quand Lewis Powell, un avocat d’affaires et plus tard juge à la Cour Suprême, écrivit et fit circuler un mémo parmi les dirigeants des grandes entreprises appelé « Attaque sur le système de libre entreprise américain ». C’est devenu le plan pour le coup d’état des entreprises, comme Powell le recommandait dans ce document, verser des centaines de millions de dollars dans l’assaut, financer les candidats politiques pro-business, monter des campagnes contre l’aile libérale du Parti Démocrate et la presse, et créer des institutions comme la « Business Roundtable Foundation », le « Manhattan Institute » le « Cato Institute », « Citizens for a Sound Economy », « The Federalist Society » et « Accuracy in Academia ». Le mémo avançait que les corporations doivent financer des campagnes soutenues pour marginaliser et réduire au silence ceux qui, dans « les campus, dans les chaires universitaires, les médias, les journaux intellectuels et littéraires » étaient hostiles aux intérêts des entreprises.

Powell a attaqué personnellement Ralph Nader. Des lobbyistes ont envahi Washington et les capitales des États. Les contrôles de régulation furent abolis. Des allègements d’impôts massifs sur les sociétés et les riches furent mis en place, finissant par un boycott d’impôts de fait. Des barrières commerciales ont été supprimées et le tissu industriel de base du pays a été détruit. Les programmes sociaux ont été coupés de même que le financement des infrastructures, routes, ponts, bibliothèques publiques et écoles. La protection des travailleurs a été étripée. Les salaires ont baissé ou ont stagné. Le budget militaire, de même que les organismes de sécurité interne, devinrent énormes. Une liste noire de facto, spécialement dans les universités, et la presse, a été utilisée pour discréditer les intellectuels, les radicaux, les activistes qui critiquaient l’idée d’une nation qui se couche devant les diktats du marché des affaires, et condamnaient les crimes impérialistes, certains très connus comme Howard Zinn, Noam Chomsky, Sheldon Wolin, Ward Churchill, Nader, Angela Davis et Edward Said. Ces critiques ont été tolérés mais seulement en marge de la société, souvent hors des institutions, et beaucoup ont de grandes difficultés à survivre.

La crise financière de 2008 n’a pas seulement dévasté l’économie mondiale. Elle a aussi révélé les mensonges propagés par les avocats de la mondialisation. Parmi ces mensonges, on a : les salaires des travailleurs augmenteraient, la démocratie s’étendrait sur le globe, la techno-industrie remplacerait la fabrication comme source de revenus des travailleurs, la classe moyenne et les collectivités prospéreraient. Après 2008 il devint clair que le « marché libre » était une escroquerie, une idéologie zombie à cause de laquelle les travailleurs et les collectivités furent ravagées par les prédateurs capitalistes et les biens furent dirigés vers le haut, vers le 1% mondial. Les guerres sans fin, menées principalement pour le bénéfice des fabricants d’armes et le pouvoir militaire grandissant sont sans intérêt et contre-productifs pour les intérêts nationaux. La désindustrialisation et les programmes d’austérité ont appauvri la classe ouvrière et blessé mortellement l’économie.

Les politiciens de l’establishment des deux partis principaux, chacun au service du pouvoir des entreprises et responsables de l’attaque sur les libertés civiles et de l’appauvrissement du pays, ne sont plus capables de se servir d’identité politique et de guerres culturelles pour obtenir plus de soutien. Cela a conduit, durant la dernière campagne présidentielle, à une révolte menée par Bernie Sanders, écrasé par le parti démocrate, et l’élection de Donald Trump.

Barack Obama a surfé sur la vague d’une rancœur bipartite durant son mandat en 2008, puis il a passé 8 ans à trahir le public. L’attaque d’Obama sur les libertés civiles, y compris son utilisation de l’Espionage Act pour poursuivre en justice les lanceurs d’alerte, a été pire que celles engagées par George W Bush. Il a accéléré la guerre contre l’éducation publique en privatisant des écoles, en élargissant la guerre au Moyen-Orient, y compris avec l’utilisation de drones d’attaques, ne prêtant que peu d’attention aux réformes environnementales, ignorant la détresse de la classe ouvrière, déportant plus de sans-papiers que n’importe quel autre président, imposant un système de santé sous l’égide des sociétés privées qui sortait du cerveau de l’Heritage Foundation, organisation de droite, et interdisant au Ministère de la Justice de poursuivre les banquiers et les sociétés financières qui continuaient à lancer des produits dérivés toxiques et qui spéculaient sur le marché de l’habitat et de l’immobilier, condition qui a mené à la crise de 2008. Il incarnait, comme Bill Clinton, la faillite du parti démocrate. Clinton, supplantant les actions ultérieures d’Obama, nous a donné l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), le démantèlement du système d’aide sociale, la déréglementation du secteur des services financiers et l’énorme expansion de l’incarcération de masse. Mme Clinton a également supervisé la déréglementation de la Federal Communications Commission, un changement qui a permis à une poignée de sociétés d’acheter les licences d’émission hertzienne.

L’état corporatif était en crise à la fin de la présidence d’Obama. Il était largement détesté. Il devint vulnérable aux attaques par les critiques qu’il avait poussées jusqu’aux limites. Les plus vulnérables furent le parti démocrate, qui prétendait défendre les droits des travailleurs et travailleuses et protéger les libertés civiles. C’est pourquoi le parti démocrate est tellement empressé à discréditer ses critiques en les accusant d’être des valets de Moscou et d’accuser la Russie d’interférence ayant causé leur défaite électorale.

En janvier, il y avait un rapport sur la Russie venant du bureau du Directeur du Renseignement national. Le rapport comprenait sept des vingt-cinq pages dédiées à RT America et son influence sur l’élection présidentielle. Il prétendait que “les média russes faisaient de plus en plus de commentaires favorables à l’élection de Donald Trump alors que les campagnes de 2016 pour les élections générales et les primaires progressaient avec une couverture largement négative de la Secrétaire Clinton.” cela peut paraître vrai si vous ne regardez pas mes émissions sur RT America, ou j’attaque sans relâche aussi bien Trump que Clinton, ou regardez Ed Schultz, qui a maintenant un programme sur RT après avoir été présentateur d’un programme de commentaire sur MSNBC. le rapport aussi tentait de présenter RT America comme ayant une vaste empreinte médiatique et une influence qu’elle n’a pas en réalité.

« Dans un effort pour mettre en évidence les soit-disant manques de démocratie aux États-Unis, RT a diffusé, présenté et promu des candidats tiers et a fait des reportages de soutien du programme politique de ces candidats », lit-on dans le rapport, résumant justement les thèmes de mon émission. « Les présentateurs de RT affirment que le système américain à deux partis ne représente pas les opinions d’au moins un tiers de la population et que c’est une ‘mascarade’. »

Et cela a continué :

« Les reportages de RT décrivent souvent les États-Unis comme un « État de surveillance », et mentionnent des soit-disant infractions largement répandues des libertés civiles, des brutalités policières et des utilisations de drones.

RT s’est aussi concentré sur la critique du système économique américain, la politique monétaire, la cupidité prétendue de Wall Street, et la dette nationale. Certain des présentateurs de RT ont comparé les États-Unis à la Rome Impériale et ont prédit que la corruption du gouvernement et la « cupidité des sociétés » conduiraient à un effondrement financier. »

Est-ce que l’état corporatif est tellement obtus qu’il pense que le public américain n’est pas, tout seul, arrivé à ces conclusions sur l’état de la nation ? Est-ce que ce que ce n’est pas cela qui est défini comme des « fake news » ? Mais le plus important, n’est-ce pas la vérité que les courtiers de la presse mainstream et des chaînes publiques, dépendant financièrement de sources comme les Koch Brothers, refuse de présenter ? Et n’est-ce pas, pour finir, la vérité qui les effraie le plus ? Abby Martin et Ben Norton ont mis en pièces l’hypocrisie du rapport et la complicité des médias d’entreprise dans mon émission « On Contact » titrée « Le vrai but des rapports du renseignements sur le piratage russe » avec Abby Martin et Ben Norton.

En Novembre 2016, le Washington Post a rapporté une liste noire publiée par le site obscur et anonyme PropOrNot. La liste noire était composée de 199 sites que PropOrNot prétendait, sans aucune preuve, être « un écho fiable de la propagande russe ». Plus de la moitié de ces sites étaient d’extrême droite, conspirationnistes. Mais environ 20 de ces sites étaient des publication majeures de gauche, comprenant AlterNet, Black Agenda Report, Democracy Now!, Naked Capitalism, Truthdig, Truthout, CounterPunch et le World Socialist Website. La liste noire et les accusations fallacieuses que ces sites disséminaient des « fake news » au nom de la Russie ont tenu un rôle important dans le Post dans une histoire intitulée « La propagande russe a contribué a répandre des fake news durant les élections, disent des experts ». Le journaliste Craig Timberg écrivit que le but de la propagande russe, selon des « chercheurs indépendants qui ont retracé l’opération » était « de punir la démocrate Hillary Clinton, d’aider Donald Trump à saper la foi en la démocratie américaine ». En décembre dernier, le chroniqueur de Truthdig Bill Boyarsky écrivit un bon papier sur PropOrNot, qui jusqu’à ce jour, reste essentiellement une organisation mystérieuse.

Le propriétaire du Washington Post, Jeff Bezos, est aussi fondateur et PDG d’Amazon, il a un contrat de 600 millions de dollars avec la CIA. Google, pareillement, est profondément incrusté dans le système de sécurité et de surveillance et en phase avec les élites au pouvoir. Amazon a récemment supprimé plus de 1000 commentaires négatifs du livre de Hillary Clinton « What Happened ». L’effet a été que immédiatement, la cote du livre sur Amazon est passé de 2.1/2 à 5 étoiles. Est-ce que Google et Amazon poursuivent une telle censure au nom du gouvernement américain ? Ou est-ce que cette censure est leur contribution indépendante pour protéger l’état corporatif ?

Sous le prétexte de combattre les « fake news » inspirées par la Russie, Google, Facebook, Twitter, le New York Times, le Washington Post, Buzzfeed News, Agence France Presse et CNN ont imposé en avril des algorithmes et des filtres, supervisés par des « évaluateurs », qui traquent des mots comme « armée américaine », « inégalités » et « socialisme », avec des noms de personnes comme « Julian Assange » et la cinéaste Laura Poitras. Ben Gomes, vice-président de Google pour le moteur de recherche, a dit que Google a réuni quelques 10 000 « évaluateurs » pour déterminer la « qualité » et la « véracité » des sites web. Les usagers d’internet faisant des recherches sur Google, depuis la mise en place des algorithmes, sont éloignés de sites comme Truthdig et redirigés vers des publications mainstream comme le New York Times. Les organisations d’informations et les entreprises qui imposent ces censures ont des liens étroits avec le Parti démocrate. Ce sont les pom-pom-girls de l’Empire américain et du capitalisme mondial. Parce qu’ils luttent pour le profit dans un nouvel environnement médiatique, ils ont une raison économique de participer à la chasse aux sorcières.

Le site a déclaré en juillet que son volume global, ou ses « impressions », les liens affichés par Google en réponse aux demandes de recherche, ont chuté de façon spectaculaire au cours d’une courte période après l’introduction des nouveaux algorithmes. Il a également écrit qu’un certain nombre de sites « déclarés être des fake news » de la liste noire discréditée de PropOrNot sur le Washington Post… ont vu chuter leur positionnement global. La chute moyenne de positionnement de ces sites est de 25%.

Dans un autre article, « Trucage de Google pour bloquer l’accès à World Socialist Web Site », de ce même site web ce mois-là disait :

« Durant le mois de mai, les recherches sur Google comprenant le mot « guerre » a produit 61 795 impressions World Socialist Web Site. En juillet, les impressions WSWS ont chuté d’approximativement 90%, à 6613.

Les recherches sur les termes « guerre de Corée » ont produit 20 392 impressions en mai. En juillet, les recherches sur le même mot ont produit 0 impressions WSWS. Les recherches sur « guerre Corée du Nord » ont produit 4626 impressions en mai. En juillet le résultat sur la même recherche a produit 0 impressions. « Guerre Inde Pakistan » a produit 4394 impressions en mai. En juillet, le résultat, encore, était de 0. Et « guerre nucléaire 2017 » a produit 2319 impressions en mai, et 0 en juillet.

Pour citer quelques autres recherches: « Wikileaks » est tombé de 6576 impressions à 0. « Julian Assange » est tombé de 3701 impressions à 0 et Laura Poitras est tombée de 4499 impressions à 0. Une recherche sur « Michael Hasting » – le reporter mort en 2013 dans des circonstances suspectes – a produit 33464 impressions en mai, mais seulement 5227 impressions en juillet.

En plus de la géopolitique, le WSWS couvre régulièrement une large étendue de problèmes sociaux, dont beaucoup ont vu des chutes spectaculaires dans les résultats de recherches. Les recherches sur « bons d’achats », « licenciements chez Ford », « entrepôts Amazon », et « secrétaire d’éducation » sont tous tombés de plus de 5000 impressions en mai à 0 impression en juillet. »

L’accusation de collusion avec la Russie de la part des sites de gauche les ont en théorie exposés, avec ceux qui écrivent pour eux, à l’Espionage Act et à la Foreign Agent Registration Act, qui exigent que les Américains qui travaillent pour un état étranger s’inscrivent comme agents étrangers.

La dernière salve est arrivée ce week-end. C’est la plus menaçante. Le ministère de la justice a appelé RT America et ses « associés » – ce qui veut dire des gens comme moi – à s’inscrire selon le Foreign Agent Registration Act. Aucun doute que l’État corporatif sait que la plupart d’entre nous ne s’inscriront pas comme agents étrangers, signifiant que nous serons bannis des ondes. Cela, je m’y attends, est le but. Le gouvernement ne s’arrêtera pas à RT. Le FBI a reçu l’autorité de déterminer qui est un journaliste « légitime » et qui ne l’est pas. Il utilisera cette autorité pour décimer la gauche.

C’est une guerre idéologique. L’État corporatif ne peut pas concourir honnêtement dans cette compétition. Il fera ce que tout les régimes despotiques font – gouverner par une surveillance globale, des mensonges, des listes noires, des fausses accusations de trahison, une censure lourde et finalement, de la violence.

Source : Truthdig, Chris Hedges, 17-09-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

67 réponses à Les dissidents réduits au silence. Par Chris Hedges

Commentaires recommandés

Galvan Le 06 novembre 2017 à 08h45

Filtrer les résultats de recherche de Google (par exemple) n’est pas très différent des actions de censure du gouvernement soviétique au niveau de sa presse dans les années 70. Ça n’a pas empêché le système soviétique de s’effondrer. Pourquoi ? Parce que les gens se parlent …
Quand on veut éteindre un incendie il ne suffit pas de mobiliser des pompiers, il faut aussi s’assurer que personne n’ajoute de l’essence sur les flammes…
Le peuple commence à bien comprendre la supercherie de l’economie Néolibérale et le soit disant élitisme de ses membres qui apparaissent pour ce qu’ils sont : des profiteurs privilégiés incapables de vivre sans serviteurs.
La Rome décadente n’est pas loin, la chute de l’empire non plus.

  1. Bernard Le 06 novembre 2017 à 08h26
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    Il est donc impératif d’utiliser autre chose que google et cela sous toutes ses formes ;

    http://www.entelekheia.fr/faut-peur-de-loeil-voit-de-big-brother/

    Bonne journée


    • AS Le 06 novembre 2017 à 09h25
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      Si vous connaissez un bon navigateur avec les favoris a gauche je suis preneur , sinon je continuerai a utiliser le Google de base ( pas le chrome ).


      • L'illustre inconnu Le 06 novembre 2017 à 09h50
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        Avec Firefox ils sont à gauche et vous pouvez maintenant les mettre où vous voulez.


      • Kiwixar Le 06 novembre 2017 à 10h14
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        Firefox permet d’avoir les favoris à gauche.
        Ctrl +B permet d’ouvrir et fermer cette liste de favoris. Il y a une fonction pour importer les favoris d’un autre navigateur.


      • Lestat Le 06 novembre 2017 à 10h28
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        un bon navigateur avec les favoris a gauche – Opera


        • Haricophile Le 06 novembre 2017 à 11h21
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          Bref, quasiment tous les navigateurs hormis w3m et lynx quoi 😉


          • Sirius de Vega Le 06 novembre 2017 à 16h33
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            Lynx, … , il s’agit d’une solution qui est devenue vraiment confidentielle, peu accessible pour l’énorme majorité des utilisateurs du www et globalement peu ergonomique.
            D’ailleurs, la lecture de les-crises.fr sur lynx est loin d’être aisée : les caractères diacritiques et ligatures ne s’affichent pas (Debian 8.9).


            • Bernard Le 06 novembre 2017 à 18h02
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              Sur ubuntu pas de probléme ! le site les crises et bien d’autres s’affichent parfaitement.


      • crackboumhue Le 06 novembre 2017 à 22h43
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        avec Pale Moon, vous pouvez vous mettre les favoris où vous voulez!


    • Fredp Le 06 novembre 2017 à 23h24
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      oui, et c’est assez facile.
      Navigateur Firefox ou Yandex et moteur de recherche Qwant (cocorico !) ou Yandex.
      Et ça marche. Très bien, D’autant plus qu’on se sent alors totalement libéré des innombrables publicité et liens sponsorisés.Bien entendu, ne pas oublier de totalement désinstaller Chrome, Edge et autres Yahoo et de mettre un autre navigateur par défaut.


  2. Galvan Le 06 novembre 2017 à 08h45
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    Filtrer les résultats de recherche de Google (par exemple) n’est pas très différent des actions de censure du gouvernement soviétique au niveau de sa presse dans les années 70. Ça n’a pas empêché le système soviétique de s’effondrer. Pourquoi ? Parce que les gens se parlent …
    Quand on veut éteindre un incendie il ne suffit pas de mobiliser des pompiers, il faut aussi s’assurer que personne n’ajoute de l’essence sur les flammes…
    Le peuple commence à bien comprendre la supercherie de l’economie Néolibérale et le soit disant élitisme de ses membres qui apparaissent pour ce qu’ils sont : des profiteurs privilégiés incapables de vivre sans serviteurs.
    La Rome décadente n’est pas loin, la chute de l’empire non plus.


    • Doctorix Le 06 novembre 2017 à 17h27
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      Fake-news, fake-news….
      On ne parle que de ça.
      Mais de quelles fake-news parle-t-on?
      Des accusations contre Clinton? Ce sont des News, pas des fakes.
      De l’éviction frauduleuse de Sanders aux primaires?
      Encore des news.
      Du financement de Daesh par les USA?
      Toujours des News.
      Ce serait bien que ceux qui parlent de fake-news en citent quelques-unes, parce que moi je n’en ai pas vu.
      On veut des exemples précis.


      • Sam Le 07 novembre 2017 à 23h02
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        De toutes façons, cet anglicisme est aussi suspect que les autres…


  3. tepavac Le 06 novembre 2017 à 09h01
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    Rien à avoir avec la politique, enfin , depuis quelques semaines des collègues se plaignent de ne plus pouvoir accéder aux entreprises Françaises de fabrication, que ce soit sur Go..;e ou autres, toujours les moteurs de recherche reviennent vers des établissements américains, canadiens….

    Cela devient insupportable, nos états sont des M…e , aucune protection


    • Rudi Le 06 novembre 2017 à 10h52
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      ” se plaignent de ne plus pouvoir accéder aux entreprises Françaises de fabrication”

      C’est peut être qu’il n’y en a plus? 😉


    • Catalina Le 06 novembre 2017 à 10h56
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      le CETA est en marche !
      euh, que dire d’autre pour construire mon idée?


      • Fritz Le 06 novembre 2017 à 22h27
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        CETAC (C’est assez, dit la baleine, j’ai le dos fin et je me cache à l’eau)

        Bon, je sors…


  4. Lysbeth Levy Le 06 novembre 2017 à 09h16
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    Et hop l’Amérique renoue avec ces vieux démons, le maccarhysme ! et c”est là qu’on voit que la liberté de penser, écrire, s’informer n’est pas un vrai droit ce pays ayant une fausse image de pays libre et démocratique.http://ici.radio-canada.ca/emissions/aujourd_hui_l_histoire/2015-2016/chronique.asp?idChronique=396688
    La nouvelle guerre froide contre la Russie ou la Chine va nous entrainer dans une folle tentative des médias dominants à nous faire avaler des couleuvres, nous cliver, diffamer ou lyncher, c’est pas fini . Le formatage de l’opinion passant par les médias si vous ne les suivez pas c’est vous êtes amis avec “les russes” ou soutenez un dictateur “Poutine”, populiste, extrêmiste etc…pas d’info mais des opinions axés sur le decodex et la moraline dégoulinante de veulerie.


    • moshedayan Le 06 novembre 2017 à 11h08
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      Le formatage des opinions n’est pas pire, il est plus intense. Vis-à-vis de la Russie ou de la Chine soit c’est un mauvais passage (tant que Poutine est au pouvoir, se dit-on en Occident) soit ce sont des préparatifs vers des actions plus inquiétantes. Il n’y aura pas de plan B ou de troisième voie, les Occidentaux seront pris à leur propre piège comme un train fou que l’on ne peut plus arrêter.
      Mon avis personnel : les Occidentaux se trompent sur le plan rêvé de voir Poutine partir et pouvoir “conduire” la Russie comme ils l’entendent. Le départ de Poutine est déjà acté au Kremlin, de façon intelligente par Poutine lui-même (au grand malheur des Occidentaux !) toute son équipe travaille maintenant à : comment préparer sa succession pour ne revoir un “épisode à la Yeltsine” et affirmer les intérêts de la Russie.


      • Haricophile Le 06 novembre 2017 à 11h27
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        … et c’est tant mieux, les Européens jugent très mal l’avantage qu’on a d’avoir un vrai chef d’état comme Poutine, après la chute du mur, la Russie était très très mal partie et ça nous serait très rapidement retombé sur la gueule avec une puissance destructrice inimaginable.

        Mais la vision globale ou (inclusif) à long terme et les élites…. surtout que fondamentalement nos “élites européennes” et gouvernement ne travaillent pas vraiement ni pour la France et encore moins pour l’Europe, mais pour des intérêts privés et étrangers.


        • Sirius de Vega Le 06 novembre 2017 à 17h08
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          Aucun homme politique, quel qu’il soit, et ceci inclut Poutine, ne peut et ne doit être considéré comme l’alpha et l’oméga de la gouvernance d’un État.
          On peut se féliciter de sa prise du pouvoir à la fin de 99 et des mesures qu’il a immédiatement prises pour redonner du lustre à l’État russe, notamment en abondant le budget avec les revenus de la vente des matières premières ainsi que la consolidation du pouvoir sur un État très – trop – vaste.
          Sa vision stratégique et son sens tactique lui ont permis, depuis 2008, de replacer la Russie comme un acteur important sur l’échiquier mondial.
          Il n’en reste pas moins vrai que l’exercice – solitaire – du pouvoir corrompt et les 18 années passées à la tête de l’exécutif russe commencent à peser notamment en raison de l’absence d’un héritier putatif.


          • Pierre Tavernier Le 06 novembre 2017 à 21h47
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            Je suis d’accord sur l’apparente absence d’un héritier putatif. Après cela, quelques noms me viennent en tête, notamment celui de Lavrov, ou de Peskov. Ou pourquoi pas celui de Maria Zakharova (certes pas dans l’immédiat, mais Poutine lui-même n’a-t-il pas déclaré il y a quelques jours qu’il ne voyait aucune objection à ce qu’une femme dirige la FDR ?)
            Après, il faut se rendre compte que le combat en Russie est (très basiquement résumé) entre “pro-occidentalistes” (et j’insiste lourdement sur les guillemets) représenté notamment par Medvedev (d’où les GROS guillemets) et nationalistes qui commencent à en avoir sérieusement ras la casquette des provocations occidentales.
            Poutine gère et louvoie de façon admirable entre ces deux pôles.
            Les autres sont là pour le décorum.


            • Sirius de Vega Le 07 novembre 2017 à 16h16
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              Vous semblez être un des seuls mentionnant des noms (i.e.: Maria Zakharova) qui, pour les russes intéressés par les affaires internes mais aussi internationales, sachant que je ne sois qu’un observateur, sont pratiquement inconnus.
              Les noms qui reviennent le plus souvent sont Koudrine (ancien ministre de l’économie), Natalia Poklonskaïa (ancien procureur de Crimée), …


            • Pierre Tavernier Le 07 novembre 2017 à 21h46
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              @Sirius de Vega
              Veuillez pardonner l’incompétence d’un “observateur” peu au fait des tendances en Russie que je ne connais à vrai dire pas. J’ai cité des noms qui sont connus sur la scène internationale, et votre commentaire souligne la méconnaissance des occidentaux en général et la mienne en particulier de la scène politique russe.
              Toutefois, je suis surpris qu’un personnage comme Lavrov soit ignoré des Russes qui s’intéressent à l’international. C’est très surprenant, considérant sa présence, incontournable dirais-je, dans les relations internationales de la Russie.
              Mais il est vrai que maintenant que vous les citez, les noms de Natalia Poklonskaïa ou de Alexeï Koudrine apparaissent souvent dans les quelques articles que j’ai lus sur la Russie.
              Merci pour ce rappel à l’ordre 🙂


          • moshedayan Le 07 novembre 2017 à 11h48
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            Sans prétendre tout connaître de la mentalité des Russes ou des schémas qui ont cours au Kremlin, l’Histoire montre une chose : il n’est pas dans les habitudes “soviéto-russes” ou russes tout court de désigner à l’avance à la face du monde qui sera l’héritier de Poutine.
            Les luttes de pouvoir et d’inlfuence existent encore et l’équipe de Poutine a au moins 3 ou 4 successeurs en tête déjà.
            Souvent le jeu a d’ailleurs consisté à approcher ces “potentiels” et à voir comment ils réagissaient (en prenant la “grosse tête” ou en restant humbles, discrets). C’est un jeu évidemment incertain, mais les Russes pratiquent des subtilités (volontairement ignorées des Occidentaux qui voient dans le Russe un buveur grossier de vodka)


      • Sirius de Vega Le 06 novembre 2017 à 17h11
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        “Le départ de Poutine est déjà acté au Kremlin, de façon intelligente par Poutine lui-même (au grand malheur des Occidentaux !) toute son équipe travaille maintenant à : comment préparer sa succession pour ne revoir un “épisode à la Yeltsine” et affirmer les intérêts de la Russie.”

        Vous semblez bien mieux informé que l’ensemble des russes … 😉 ou est-ce seulement un vœux pieux ?


        • moshedayan Le 07 novembre 2017 à 12h20
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          Sirius de Vega
          D’accord pour l’humour, en espérant qu’il n’y a pas un petit mépris pour “l’ensemble des Russes” ? chez vous. L’ensemble c’est vaste § !
          Les Russes que je connais (de Moscou au Sud…) – des citoyens ordinaires pas spécialement “intellos” ou anti-occidental ou pro d’ailleurs. Voilà ce qu’ils se disent tout simplement : Poutine fera un dernier mandat au moins (voire surprise, à laquelle ils ne croient pas, cèdera bientôt sa place). Donc ils pensent (eux aussi ça leur arrive …et c’est pas “C’ dans l’air”) que ce mandat prochain est une transition.
          C’est dans ce sens que je dis le départ est déjà acté. Depuis 2 ans au moins, ces Russes pensent à l’après Poutine et d’ailleurs avec une certaine appréhension. C’est pourquoi d’ailleurs ils n’en parlent pas souvent. C’est toute la différence avec les médias occidentaux (friant de politicailleries)
          Personnellement -mais je ne suis pas russe, je n’exclus pas que Poutine cède sa place plus rapidement.


          • Sirius de Vega Le 07 novembre 2017 à 16h59
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            Rassurez-vous, il n’y avait aucun mépris pour les russes pris dans leur ensemble.
            Tout le monde a un moins un russe (en Russie ou ailleurs) qu’il connaît 😉 (l’émoji est très important).

            Plus sérieusement, personne, hic et nunc, ne peut prédire de quoi et comment l’avenir sera fait en Russie dans les prochaines années, vos amis comme les plus exigeants des politologues sont dans l’expectative.
            Personnellement, je suis souvent d’accord, lorsqu’il s’agit de la Russie, avec les analyses de George Friedman, le fondateur de Startfor, mais pas avec ses recommandations pour le gouvernement américain.


  5. NeverMore Le 06 novembre 2017 à 10h46
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    Le site SANA (sana.sy/fr/) est inaccessible depuis au moins 2 jours (…???).


    • germs Le 06 novembre 2017 à 14h31
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      Salut je viens de vérifier, avec Yandex navigateur et moteur de recherche, FAI Orange. Je n’arrive pas à accédé à la version Française , anglaise et he ( c’est quelle langue he? grecque? )
      Russe, espagnol, syrien, arabe et perse pas de problème.
      Curieux… non ?
      Bien à vous
      D’après ce site,
      http://www.isitdownrightnow.com/sana.sy.html
      Probablement le serveur est surchargé, en panne ou inaccessible en raison d’un problème de réseau, coupure de courant ou une maintenance du site web est en cours…


    • P.G. Le 06 novembre 2017 à 15h33
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      Je peux y accéder via l’adresse IP du site : http://107.6.182.27/fr/

      Édit : Mais il est assez long à charger.


    • marc Le 06 novembre 2017 à 21h07
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      ça marche à 21 h avec chrome, mais c’est vrai que je suis au luxembourg…


    • Louis Le 06 novembre 2017 à 22h28
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      @NeverMore. Je viens d’aller dessus, tout va bien. J’ai Opera.


    • stephp Le 06 novembre 2017 à 23h59
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      Essayez les adresses DNS proposées par Yandex, comme ça plus de problème de filtrage avec les sites en français, et en même temps vous court-circuitez votre FAI en ce qui concerne les URL auxquelles vous accédez. En revanche le “vampire du Kremlin” va savoir où vous allez surfer… 😀


      • NeverMore Le 07 novembre 2017 à 09h36
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        C’est bon maintenant pour l’accès à SANA. Merci pour vos posts instructifs et salutations à tous


      • Sirius de Vega Le 07 novembre 2017 à 17h05
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        J’éviterai les serveurs DNS de Yandex, soumis a la loi russe (e.g.: DailyMotion est inaccessible en Russie, mais pas uniquement), et j’utiliserai plutôt celle de Google 8.8.8.8 et 8.8.4.4 (hormis si vous êtes en Russie car le port 53 est contrôlé par votre FAI).


        • germs Le 07 novembre 2017 à 18h07
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          Salut,
          Entre Google qui doit conserver toute les données, pour toujours et les donner au service de renseignement sans limite d’accé et Yandex qui doit les garder pendant 10 ans maxi et le transmettre au service de renseignement que sur accord d’un juge ( Bon… Je suis certain qu’il donneras son accord sans hésiter). Je préfère les 10 ans.
          Sans parler que j’aide une autre alternative de moteur de recherche ))
          Bien à vous


          • Sirius de Vega Le 08 novembre 2017 à 14h48
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            Connaissez-vous la justice russe ? et croyez-vous à son indépendance pour faire référence ainsi aux juges russes ? 😉
            Pour information, DailyMotion est bloqué en Russie sur la décision d’un juge pour une différent commercial …

            Je vous invite à examiner la dernière directive du 1ier novembre de Roskomnadzor qui interdit, entre autres, les VPNs que les russes usaient massivement (e.g.: LinkedIn n’est pas accessible depuis la Russie),

            Si votre confiance est si grande dans l’étanchéité russe entre services de sécurité et entités commerciales en Russie, que pensez-vous de l’affaire impliquant Ruslan Stoyanov ?

            Comme déjà mentionné, les DNS de Google ne sont pas accessibles depuis la Russie, mais celles de Yandex le sont en France et aux E.Us …. si vous êtes si attaché aux libertés individuelles, ceci devrait vous interpeller, non ?


            • germs Le 09 novembre 2017 à 14h13
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              salut
              1- Pour dailymotion comme vous l’avez dit, c’est un différend commercial. Non respect de droit d”auteur. L’amusant c’est que beaucoup de site de piratage était russe. Mais nouvelles loi sur le piratage aidant, sa diminue.


            • germs Le 09 novembre 2017 à 14h17
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              2- Linkedln, c’est que les donnée personnelle doivent être stocker en Russie et non ailleurs.
              Les notres sont principalement stocké à l’étranger
              http://www.europarl.europa.eu/news/fr/headlines/society/20160314STO19279/transfert-de-donnees-vers-les-etats-unis-proteger-la-vie-privee-des-citoyens.
              Twiter c’est incliner devant le droit russe.
              Pour la censure, on est pas mal nous aussi:
              http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/1178058-la-france-grande-championne-de-la-censure-de-contenus-facebook-en-2015-statista/
              Pour Ruslan j’avoue mon ignorance, mais vous oubliez Sergei Mihailov qui à était arrêter aussi :
              Арест Стоянова произведен в рамках дела о государственной измене по статье 275 УК РФ, пишет «Коммерсант» со ссылкой на собственные источники, близкие к ФСБ. Пресс-служба «Касперского» подтвердила арест своего сотрудника, заявив при этом, что это расследование ведется в отношении частного лица и не имеет отношения к компании.
              По тому же делу арестован Сергей Михайлов, руководитель одного из подразделений ЦИБ ФСБ.
              Haute trahison mais quoi? pourquoi?,,,
              Et pour revenir à la justice independante )) Ferrand ça vous parle????
              La liberté individuelle, définition svp.
              Bien à vous


  6. francois Marquet Le 06 novembre 2017 à 11h21
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    “Boris Eltsine, dont la campagne victorieuse pour sa réélection en 1996 a coûté environ 205 milliards de dollars, l’essentiel de cette somme provenant indirectement du gouvernement américain”
    erreur de traduction ? erreur d’un ou plusieurs ordres de grandeur?
    des détails, des sources SVP


    • Haricophile Le 06 novembre 2017 à 11h34
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      …ou retour sur investissement indirect en incluant des sommes “qui contribuent” mais ne sont pas directement affectées à la campagne (mais plutôt au pillage du pays et à la corruption) ?


    • Alfred Le 06 novembre 2017 à 13h12
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      Ça vaut décidément plus rien le dollar… 😉


    • Chris Le 06 novembre 2017 à 14h12
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      L’article cité parle d’un prêt de 10,2 milliards US$ :
      http://beta.latimes.com/nation/la-na-us-intervention-foreign-elections-20161213-story.html
      Instructif jusqu’au bout…


      • Pegaz Le 06 novembre 2017 à 17h02
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        On y lit également:

        Selon une base de données rassemblée par le politologue Dov Levin de l’Université Carnegie Mellon, les États-Unis tentent depuis longtemps d’influencer les élections présidentielles dans d’autres pays. Cela a été fait jusqu’à 81 fois entre 1946 et 2000.
        Ce nombre ne comprend pas les coups d’État militaires et les efforts de changement de régime suite à l’élection de candidats que les États-Unis n’ont pas aimés ….


    • Pierre Tavernier Le 06 novembre 2017 à 21h54
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      Non, erreur de traduction, il s’agit de 2,5 milliards de dollars (ce qui déjà conséquent !)
      Article original :
      https://www.truthdig.com/articles/the-silencing-of-dissent/
      Note : billion en anglais veut dire milliard.
      Remarque : Attention aux économistes qui, habitués à l’anglais, vous parlent en français de trillions de dollars alors qu’en réalité, il s’agit de billions (1000 milliards)


  7. Xavier Le 06 novembre 2017 à 11h23
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    “Aucune classe dominante ne peut tenir le contrôle longtemps quand la crédibilité des idées qui justifient son existence s’est évaporée. A ce stade, elle est forcée d’avoir recours à la coercition, l’intimidation et la censure.”

    Ne pas oublier :
    – la diversion / distraction (toujours plus de people, téléréalité et sports),
    – la division : ce qui se passe sur les rapports hommes/femmes ne trouve pas une chambre de résonance aussi puissante par hasard, il faut “fournir du progrès”, quitte à diviser pour en donner à certain(e)s forcément au détriment d’autres en ces temps de non-croissance.
    Il suffit ensuite de zoomer sur ceux qui auxquels on “donne” plus pour se faire une image de progressiste et enrayer la critique…


  8. Louis Robert Le 06 novembre 2017 à 12h24
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    Ce jour, 05 novembre 2017, Chris Hedges.

    « Ce qu’il en coûte de résister »

    https://www.truthdig.com/articles/the-cost-of-resistance/

    ***

    « Résister implique souffrir, exige que l’on se sacrifie; c’est accepter que nous soyons anéantis. Recherche, non pas du bonheur mais de la liberté… la seule, peut-être, que nous connaîtrons.

    Résister, c’est devenir entièrement, complètement humain. C’est surmonter l’aliénation et parvenir à aimer… c’est une question de dignité, de courage… La résistance est le sommet de l’existence humaine. »

    ***

    Résistons obstinément! Sachons dire catégoriquement « NON! » à l’abus permanent du Pouvoir dénoncé!


    • marc Le 06 novembre 2017 à 21h11
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      pas trop d’accord, désolé… je préfère rechercher le bonheur plutôt qu’une illusoire liberté impliquant de me sentir victime… je me sens déjà libre sur certains points importants


      • Sam Le 07 novembre 2017 à 23h56
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        Sans résistance, le bonheur n’est qu’un concept…


      • Louis Robert Le 08 novembre 2017 à 16h11
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        Soyez heureux!

        Je n’ai rien à vendre et… que mes préférences ne soient pas universelles m’indiffère totalement. En ces matières, notre nature individuelle, personnelle, a beaucoup à y voir. Cette affirmation n’est aucunement un jugement de valeur. Personnellement, il y a des choses sur lesquelles il m’est impossible de passer outre. Les millions de réfugiés pour les raisons que nous connaissons tous en sont, qui ne contribuent pas à me rendre heureux.

        Sincèrement, puissiez-vous être heureux à la mesure de votre quête de bonheur!


  9. DonetskiyVasya Le 06 novembre 2017 à 12h47
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    “y compris notre soutien bancaire à Boris Eltsine, dont la campagne victorieuse pour sa réélection en 1996 a coûté environ 205 milliards de dollars”
    Hein, quand même. C’était de l’ordre du PIB russe de l’époque. Ca serait bien un peu de preuves quand on annonce des chiffres pareils. Si on veut être un peu crédible.


    • P.G. Le 06 novembre 2017 à 15h30
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      Probablement une coquille, car dans l’article original il s’agit de 2,5 milliards de dollars ($2.5 billion).


    • ty89 Le 06 novembre 2017 à 15h52
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      Probablement une erreurs de traduction ou une erreur d’unité. Faut il lire millions et pas milliards ?

      Pour une raison que j’ignore, les journalistes dans leurs grande majorité confonde millions et milliards.
      Que ça soit des documentaires sur les sciences ou des articles politique, millions et milliards sont toujours confondu.


      • RV Le 06 novembre 2017 à 18h27
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        c’est une confusion courante
        entre la notation anglo-saxonne et européenne.
        ——————————————————————-
        pour les premiers mille million = un billion
        pour les autres mille milliard = un billion


        • Pierre Tavernier Le 06 novembre 2017 à 21h57
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          Tout à fait, mais comme je le dis plus haut et comme l’a dit P.G., il s’agit en fait de 2,5 milliard de $


  10. rolland Le 06 novembre 2017 à 13h43
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    Qui n’avait pas rêvé un jour de ce monde radieux, apaisé et humaniste ???
    On en a de la chance de vivre dans cette belle époque, c’est nos enfants qui doivent se réjouir..


    • Chris Le 06 novembre 2017 à 14h13
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      Ils feront comme nous : se réveilleront, mais un peu tard !


  11. Kilsan Aïtous Le 06 novembre 2017 à 14h40
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    “En décembre dernier, le chroniqueur de Truthdig Bill Boyarsky écrivit un bon papier sur PropOrNot, qui jusqu’à ce jour, reste essentiellement une organisation mystérieuse.”

    Une organisation mystérieuse comme la Cosa Nostra… Leur Cause

    A mon avis, une organisation qui se nomme ProPorNo ne peut travailler que pour la cause de nos pornocraties.

    #BalanceTonPornocrate


  12. max Le 06 novembre 2017 à 15h28
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    Ceux qui s’appellent eux même les faiseurs d’opinions, savent qu’ils ne font plus l’opinion, l’objectif de ces chiens de garde est d’empêcher la convergence de ces opinions.
    Dans un 1er temps ils pourrissent les forums de discussions avec quelques intervenants, l’objectif étant de vider les forums de discussion.
    Si nécessaire l’accès aux grands medias devient restreint, ca peut s’amplifier en décrétant ces sites comme non-fiables et si c’est nécessaire, le bannissement des principales plateformes d’internet.


  13. Krystyna Hawrot Le 06 novembre 2017 à 15h47
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    En Europe, je rappelle que Mateusz Piskorski, le leader du parti Zmiana, est toujours emprisonné sans jugement depuis le 18 mai 2016 pour avoir organisé deux manifestations contre les bases américaines en Pologne… Quatre militant du Parti Communiste Polonais KPP seront jugé pour “propagande communiste”, donc pour délit d’opinion le 27 novembre prochain…
    Et récemment le Konzern allemand Alex Springer a gagné un procès contre l’association “Le Centre Européen d’Analyses Géopolitiques” https://pl.wikipedia.org/wiki/Europejskie_Centrum_Analiz_Geopolityc
    Cette association est une maison d’édition proche de Piskorski dont les livres et les articles critiquent la politique étrangère atlantiste de la Pologne. Le Konzern Springer, par la voix de son magazine le Newsweek polonais avait décris l’association comme étant comme une officine du FSB. L’association avait porté plainte pour diffamation, a gagné en première instance en 2016 mais vient de perdre en appel… et a été condamnée à payer 4500 Euros à la multinationale allemande! Voilà comment on musèle les voix dissidentes, alors que les membres du centre sont de jeunes chercheurs et qu’il y a aucun argent russe disponible derrière…


    • Fritz Le 06 novembre 2017 à 22h44
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      Krystyna, cet article m’a presque fait vomir :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Mateusz_Piskorski
      Réduire les dissidents au silence, c’est l’affaire des gouvernements. Salir leur réputation, c’est l’affaire des médias… et de Wikipédia.


    • Alfred Le 06 novembre 2017 à 23h28
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      Je tombe des nues en découvrant cette histoire. Malgré tout le mal que je pense de l’UE et des politiciens qui gouvernent les états qui la composent je ne pensais pas qu’on en etait (déjà) arrivé là..
      Est vous certaine que les manifestations organisées par Mr Piskorski étaient pacifiques?
      Savez vous s’il existe une mobilisation quelconque pour soutenir Mr Piskorski en Europe en général et en France en particulier ?
      N’est ce pas un sujet d’intérêt général qui vaille une mobilisation sur le fond mais aussi preemptive (mettre la pression sur nos politiques et les amener à prendre position avant que cela n’arrive chez nous)?
      Savez vous si des hommes politiques français ont été interpellés sur ce sujet?


    • Fritz Le 07 novembre 2017 à 00h16
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      L’affaire Piskorski mérite un papier des Crises. J’ai bien peur qu’aucun gouvernement n’ait été interpellé au parlement sur cet emprisonnement arbitraire dans un paradis de l’OTAN.


  14. Pegaz Le 06 novembre 2017 à 17h09
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    “Il y a vingt ans, TIME Magazine a fait un rapport exclusif sur les prouesses des conseillers politiques américains qui avaient réussi – à la grande joie du gouvernement des États-Unis – à assurer la réélection de Boris Eltsine à la présidence russe.”
    http://numidia-liberum.blogspot.ch/2016/12/il-y-20-ans-les-usa-ont-manipule-les.html

    le lien du Time

    http://content.time.com/time/subscriber/article/0,33009,984833-2,00.html


    • Fritz Le 06 novembre 2017 à 22h19
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      Et cette ingérence-là, c’est une réalité. Pas une “fake news” comme l’ingérence russe qui aurait causé la défaite de sainte Hillary. Pour mémoire, c’est en 1996 que les États-Unis ont perdu toute décence, avec les JO d’Atlanta, la réélection de Bill… et celle de Boris.

      Autre chose : le sort de Mateusz Piskorski, rappelé par Krystyna, me scandalise et me révulse, ainsi que la censure contre wsws.org, évoquée par Chris Hedges. Elles sont belles, les “valeurs de l’Occident”… bande de tartuffes.


  15. Louis Le 06 novembre 2017 à 22h39
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    Les médias occidentaux parlent en effet énormément souvent de la Russie, comme le prouve cette comparaison entre les médias russes et américains: https://pbs.twimg.com/media/DN4LqBXWAAESsAw.png


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