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5.février.20215.2.2021 // Les Crises

Interdit d’interdire – Des étudiants sacrifiés ?

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Source : Russia Today France, Interdit d’interdire

Frédéric Taddeï reçoit Marie-Françoise Bechtel, ancienne directrice de l’ENA, Philippe Blanchet, professeur à l’université Rennes II, Alain Joyeux, président de l’APHEC, et François Dubet, sociologue, professeur émérite à l’Université de Bordeaux.

Source : Russia Today France, Interdit d’interdire, 25-01-2021

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Commentaire recommandé

RGT // 05.02.2021 à 11h32

Préambule : Cette OPINION (coup de gueule) n’engage que moi et je ne prétends pas détenir la vérité, loin de là.

Par contre on ne peut être que dubitatif quand on se contente de constater les « bienfaits » des politiques « progressistes » des « gouvernements démocratiques » dont les « choix stratégiques » sont basés sur un modèle de « croissance infinie » totalement contraire à la réalité des faits (qui sont très têtus, rappelons-le encore une fois, certains ne l’ayant pas encore compris).

« Plus personne ne veut être gratte papier au bas de l’échelle, ou ouvrier d’usine. Alors on gagne du temps, on étudie. »

Certes, mais comme le nombre de places « intéressantes » (surtout en terme de rémunération) est toujours aussi limité il n’y aura pas plus de « gagnants » que par le passé.

Par contre, comme le nombre de diplômes augmente considérablement ce qui se traduit donc, suite à la loi de « l’offre et de la demande » à un nivellement par le bas des rémunérations (du moins pour ceux qui n’auront pas eu la chance d’avoir le « bon piston » pour un job décent).

Donc au final on tourne en rond.

Et quand comme moi on parvenait à obtenir un diplôme d’ingé (après des études longues et fastidieuses) au milieu des années 80 on avait la certitude d’avoir un job « correct » et adapté au diplôme obtenu.

Depuis la « démocratisation des études » (en baissant le niveau pour parvenir à cet objectif POLITIQUE) on se retrouve avec un troupeau de diplômés pour un nombre d’emplois « supérieurs » qui n’a pas changé.

Donc on a fait du sur-place avec de nombreux métiers indispensables qui permettaient à de nombreuses personnes de vivre décemment qui ont totalement disparu (plombiers, maçons, électriciens, mécaniciens, etc, etc.) qui sont largement sous-évalués et discrédités au profit de « bureliers » gratte-papiers dont la seul fonction consiste à mieux « administrer » la société sans ne rien apporter de concret.

Et pendant ce temps, un « dealer de shit » ou un « guetteur » (jobs qui ne nécessitent aucune formation ni diplôme) sont largement mieux rémunérés que tous les « diplômés » qui peinent à trouver un travail décent et à la hauteur de leur formation.

Sans parler des doctorants en « histoire de l’art » et autres formations sans avenir (mais très utiles au niveau culturel) qui ne trouveront qu’un job de merde (balayeur de chiottes ou plus si affinités) à l’issue de leur formation.

Soit les « élites » décident de mettre en place un « revenu universel » décent pour nourrir ces laissés pour compte afin d’acheter la « paix sociale », soit ça va péter un jour où l’autre avec des conséquences qui seront dramatiques.

Sans compter sur les « seniors » qui se font virer comme des merdes après avoir été toute leur vie très productifs mais qui peuvent être « remplacés » (au sens purement comptable du terme) par des « petits jeunes payés à 60% du SMIC et permettant aussi de bénéficier de « mesures d’emploi aux jeunes ».

Ensuite le MEDEF vient « pleurer » car les « chômeurs coûtent une fortune aux entreprises »…

« Gouverner, c’est prévoir »…

Visiblement « nos élites » ne sont pas du bois dont on fait les Colbert mais plutôt, comme le disait Marie-France Garraud (que je n’apprécie guère) « de cette faïence dont on fait les bidets ».

45 réactions et commentaires

  • Jean // 05.02.2021 à 07h09

    Ce commentaire n’a rien à faire ici mais il comporte une mise au point importante de la vidéo de l’excellente chaine « Trouble fait » postée dans la dernière « compil’ de la semaine » pour laquelle les commentaires sont désactivés.

    https://www.youtube.com/watch?v=loAUDLRk2hE

    C’est une leçon à méditer : il faut s’extraire des troupeaux et des meutes.

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    • leprolo AUSSEUR Robert // 05.02.2021 à 17h47

      Notre systeme politique est pourrit !
      Le sujet qui suit suggère ma colère et mon indignation:
      En effet , la chambre de l’assemblée Nationale me donne à croire de + en + qu’il s’agit là d’un grand pot de chambre !
      Les représentants(es) du peuple (les repus , ventrus , bourrés de fric) s’y font chier …..Sur les banc de l’assemblée et y emmerdent leurs collègues (nouvelles , nouveaux élus )
      Ils , elles , ces représentants (es) jettent des gamelles de leurs excréments à la tête du peu de représentants de la France d’en bas que le peuple y a élu …..Espérant sans doute ,ainsi : qu’ils elles leur passeront l’envie d’y siéger !
      Ce sont les poissons , s’il y en a encore , dans la seine , toute proche qui devraient se régaler = Car ce merdier va attirer des mouches ?
      Si la France d’en bas y siège un jour UN PEU MOINS MAL , parce que , mieux représentée = Il faudra bien se protéger …….Et les élus(es) devront s’armer contre toutes ces insultes qui y seront proférées à leur endroit !
      Robert

        +12

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  • Roger // 05.02.2021 à 07h50

    Sacrifier les jeunes pour sauver les vieux ? Puisque le gouvernement se satisfait de la situation actuelle avec, le 03/02 une moyenne sur 7 jours de 448 décès (160000 décès par an ! !), je pense que nous sommes plutôt sur une gestion des flux (hospitalisation, réanimation, décès) permettant de maintenir le système de santé en état de fonctionner pour le bien de tous. L’argument « sauver les vieux » étant davantage un moyen d’évacuer la mise en cause, au moins partielle, de la « maitrise » des coûts de notre système de santé.

      +3

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    • hcru // 05.02.2021 à 16h27

      « sauver ceux qui consomment » voilà la ligne du parti pris libéral. le reste est propagande.

        +3

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      • Bourdeaux // 05.02.2021 à 19h16

        Les vieux ne sont pas ceux qui consomment le plus, loin s’en faut.

          +3

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  • placide // 05.02.2021 à 07h58

    Étudiants ou génération ? Un peut de décence, il n’y a eu qu’une seule génération sacrifiée sciemment celle qu’on a envoyé à la boucherie de 14/18 ; les 20 ans actuels ont simplement leurs projets de carrière perturbés ; l’opération COVID peut leur permettre de penser en dehors de la boite (think out of the box) un vrai défi ,et une vraie jeunesse est équipée pour les défis.

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    • Basile // 05.02.2021 à 08h40

      étudiant, ou études. C’est le parcours obligatoire, sinon, t’es rien.

      Plus personne ne veut être gratte papier au bas de l’échelle, ou ouvrier d’usine. Alors on gagne du temps, on étudie. Et on se plaint d’avoir du mal à manger, à payer un loyer. Et bien sûr, les études, c’est souvent loin des parents.
      Puis on se retrouve à commencer à travailler à 25 balais. Ça va être long pour prendre la retraite ! alors on se plaindra d’autre chose..

      toujours dans le genre « ne surtout pas être gratte papier ou ouvrier », ou plus généralement, ne pas dépendre à vie d’un affreux patron exploiteur, il y a les nouveaux métiers adulés de la gauche ; artiste, comédien, inter-mitant. Là encore, on se plaint, la vie est difficile.

      à l’opposé, il y a ceux, exploités d’une certaine façon, mais qui courbent l’échine pour le patron pendant 40 ans (42 maintenant). Ne bronchent pas, ne claque pas la porte de la boîte. Pensent d’abord à nourrir la famille, comme l’ont fait leurs parents. Et bon an mal an, mènent leur barque, font des économies, ne claquent pas leur modeste paye dans des âneries du monde moderne vues à la télé

      je peux parler plus longuement de tout ça, car je l’ai vécu.

        +16

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      • RGT // 05.02.2021 à 11h32

        Préambule : Cette OPINION (coup de gueule) n’engage que moi et je ne prétends pas détenir la vérité, loin de là.

        Par contre on ne peut être que dubitatif quand on se contente de constater les « bienfaits » des politiques « progressistes » des « gouvernements démocratiques » dont les « choix stratégiques » sont basés sur un modèle de « croissance infinie » totalement contraire à la réalité des faits (qui sont très têtus, rappelons-le encore une fois, certains ne l’ayant pas encore compris).

        « Plus personne ne veut être gratte papier au bas de l’échelle, ou ouvrier d’usine. Alors on gagne du temps, on étudie. »

        Certes, mais comme le nombre de places « intéressantes » (surtout en terme de rémunération) est toujours aussi limité il n’y aura pas plus de « gagnants » que par le passé.

        Par contre, comme le nombre de diplômes augmente considérablement ce qui se traduit donc, suite à la loi de « l’offre et de la demande » à un nivellement par le bas des rémunérations (du moins pour ceux qui n’auront pas eu la chance d’avoir le « bon piston » pour un job décent).

        Donc au final on tourne en rond.

        Et quand comme moi on parvenait à obtenir un diplôme d’ingé (après des études longues et fastidieuses) au milieu des années 80 on avait la certitude d’avoir un job « correct » et adapté au diplôme obtenu.

        Depuis la « démocratisation des études » (en baissant le niveau pour parvenir à cet objectif POLITIQUE) on se retrouve avec un troupeau de diplômés pour un nombre d’emplois « supérieurs » qui n’a pas changé.

        Donc on a fait du sur-place avec de nombreux métiers indispensables qui permettaient à de nombreuses personnes de vivre décemment qui ont totalement disparu (plombiers, maçons, électriciens, mécaniciens, etc, etc.) qui sont largement sous-évalués et discrédités au profit de « bureliers » gratte-papiers dont la seul fonction consiste à mieux « administrer » la société sans ne rien apporter de concret.

        Et pendant ce temps, un « dealer de shit » ou un « guetteur » (jobs qui ne nécessitent aucune formation ni diplôme) sont largement mieux rémunérés que tous les « diplômés » qui peinent à trouver un travail décent et à la hauteur de leur formation.

        Sans parler des doctorants en « histoire de l’art » et autres formations sans avenir (mais très utiles au niveau culturel) qui ne trouveront qu’un job de merde (balayeur de chiottes ou plus si affinités) à l’issue de leur formation.

        Soit les « élites » décident de mettre en place un « revenu universel » décent pour nourrir ces laissés pour compte afin d’acheter la « paix sociale », soit ça va péter un jour où l’autre avec des conséquences qui seront dramatiques.

        Sans compter sur les « seniors » qui se font virer comme des merdes après avoir été toute leur vie très productifs mais qui peuvent être « remplacés » (au sens purement comptable du terme) par des « petits jeunes payés à 60% du SMIC et permettant aussi de bénéficier de « mesures d’emploi aux jeunes ».

        Ensuite le MEDEF vient « pleurer » car les « chômeurs coûtent une fortune aux entreprises »…

        « Gouverner, c’est prévoir »…

        Visiblement « nos élites » ne sont pas du bois dont on fait les Colbert mais plutôt, comme le disait Marie-France Garraud (que je n’apprécie guère) « de cette faïence dont on fait les bidets ».

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        • Basile // 05.02.2021 à 12h59

          certes on se pose des questions pour les enfants, ou plutôt, les petits. Pour les premiers, on a fait comme tout le monde, et comme nos parents : leur faire atteindre un échelon supérieur qu’on n’a pas eu. Résultat, ils devienne DRH, vendeur de pubs bien faites pour mieux tromper, vendeurs habiles de produits inutiles qu’il faut posséder, sous l’œil humide des parents devant la réussite de leur rejeton, satisfaits d’avoir fait ce qu’il fallait. Mais des enfants hypers spécialisés incapables de réparer une fuite d’eau, ou qui restent penauds devant leur voiture ultra moderne en panne. Leurs surplus de salaire mirifique passe en sous traitance de tout.

          alors devant cette course à la réussite, se pose la question des « petits ». Je me la pose. J’ai des potes bretons. Bien qu’ouvriers, Ils ont leur bateau. Leurs vacances, il ne les passent pas à l’autre bout du monde en polluant la planète, mais dans leurs îles toutes proches. Et n’en souffrent pas. La vie simple.

          PS ; et que dire des langues étrangères qu’il faut absolument maîtriser aujourd’hui ? Au nom de la sacro sainte mobilité, cela implique études à l’étranger, puis travail à l’étranger « pour gagner du gros pognon », avec le risque de mariage à l’étranger

          d’où familles hors sols éclatées qui doivent traverser la planète pour se voir. Bien sûr, européistes, fiers d’avoir réussi, anti populistes.

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          • Brigitte // 05.02.2021 à 20h15

            Je suis entièrement d’accord avec vous mais hélas, il n’y a pas de possibilité de retour en arrière. C’est foutu, à moins que les virus et le climat continuent à nous narguer encore longtemps, au point de nous faire battre en retraite. Non, l’humain est un nomade sédentarisé qui peut désormais passer de l’un à l’autre sans se poser encore de question existentielle. Le monde lui appartient. Vu d’en haut, ça doit ressembler à un cancer métastasé.
            D’ailleurs, pour avoir envie de rester chez soi, faut-il encore que l’environnement en vaille la peine…tout le monde n’habite pas en Bretagne.
            Et puis beaucoup de gens préfèrent le béton…ou s’en accommodent très bien. Tant mieux, cela permet aux autres d’être plus à l’aise.

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          • Suzanne // 06.02.2021 à 11h47

            (Basile : rester penaud devant sa voiture en panne). Pour les voitures, je proteste, ce n’est pas de leur (notre) faute !! Les voitures actuelles sont complètement inaccessibles et incompréhensibles, et on sent que c’est fait exprès pour payer un maximum chez les concessionnaires. J’avais une super vieille voiture, impeccable, où je pouvais tout vérifier, huile eau, batterie etc. ben non, c’est tout juste si on ne prévoyait pas de me mettre à l’asile parce que j’avais cette antiquité (magnifique moteur, de la reprise, grand espace intérieur bref). J’ai jeté un oeil sur des modèles modernes, j’y comprends rien, du coup j’ai tout viré, plus de voiture, hop, et je me suis acheté une bonne paire de chaussures (très cher, argh) parce que je sens que je vais beaucoup, beaucoup marcher à partir de maintenant………………….

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      • hcru // 05.02.2021 à 16h36

        @ Basile. Vos études vous ont permis au moins de vous exprimer correctement. un état républicain a le devoir d’éduquer correctement (çàd aussi dans de bonnes conditions physiques et mentales), ses enfants; dans les principes de la république; pour en faire des citoyens. et pas des éléments d’une chaine commerciale alimentaire pour les plus riches. quand vous faites le portrait de vos étudiants, en creux, vous faites la critique de ce paradigme social libéral. dans cette perspective, j’approuve votre propos. par contre, si c’est pour rejoindre l’argument qui prétend que « donner un salaire-étudiant aux étudiants serait les pousser à faire la bamboche », je m’oppose violemment à cette démarche. pour info, j’ai fait toutes mes études -doctorat compris- par correspondance, étant salarié et père de famille…pas riche. salut et fraternité.

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      • red2 // 06.02.2021 à 23h59

         » plus personne ne veut être gratte-papier au bas de l’échelle ou ouvrier d’usine  »

        Aussi parce que les salaires pour ces métiers sont trop bas, que les conditions de travail se dégradent depuis des années maintenant et que ces métiers disparaissent. La mondialisation et la concurrence de pays à bas coûts de main d’œuvre sont passées par là.
        J’y voie aussi la raison supplémentaire de la crise de la « responsabilité ». Avant de « grands pouvoirs » et les hauts salaires qui allaient avec voulaient dire grandes responsabilités, et donc beaucoup de travail (mon grand père ingénieur dans les année 1960 bossait 70h semaine), un vrai choix de vie quoi, de l’argent certes mais une vie de labeur. Aujourd’hui ce n’est plus vrai! Tout est déréglé et il existe des postes très biens payés, pour super diplômés, sans le travail et les responsabilités qui devraient aller avec, alors pourquoi rester en bas ?

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      • Tarkovsk // 07.02.2021 à 21h16

        Haha n’importe quoi…
        Cela a bien été montré il ne s’agit pas d’être gratte papier ou non il s’agit simplement d’avoir un salaire décent.
        Le monde actuel c’est 900-1200 euros pour un loyer de 700 euros dans une banlieue morose.
        Au Japon, il n’y a pas de pression sur les salaires avec l’exploitation de main d’œuvre immigrée alors les salaires sont plus hauts et les japonnais acceptent de travailler à l’usine ou sur les chantiers.
        Et ils ne sont pas moins fiers que nous je pense.

        Nous sortons juste d’une génération de soixantehuitards qui ont cramés la planète, détruits les modèles sociaux et vécu sur le passé colonial occidental. On paye les pots cassés c’est pas si grave en soit et c’est vrai. on ne peut pas dire qu’il s’agit de génération sacrifiée dans le sens ou celle de 14 l’a été. De même on ne peut pas parler du Covid comme une épidémie qui ravage la population comme la peste à pu l’être.

        Tout est très exagéré et chaque camp (car une chose est certaine la fracture entre le générations se creuse) revendique le droit de se plaindre…

          +5

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    • step // 06.02.2021 à 00h03

      Avant de savoir si une génération est sacrifiée, il faut connaitre la fin. Effectivement là c’est juste un pet sur leurs études, mais je ne suis pas sûr que cette coquine de réalité (épuisement écologique, économique et social) fasse qu’on leur prennent à l’avenir bien plus que cet « avant-gout » de m… covidienne.

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  • christian gedeon // 05.02.2021 à 10h16

    Le mot sacrifié est,comment dire,ridicule.Il est bien de notre temps.Obèse. Excessif et donc insignifiant.jeunesse en difficulté serait adapté. Et suffisant. Jeunesse en difficulté comme une bonne partie du pays.

      +10

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  • X // 05.02.2021 à 13h03

    Débat très peu concluant, qui ne traite pas la question de fond: pourquoi a-t-on décidé de laisser les universités fermées et a-t-on laissé les lycées ouverts?
    Pour encourager certains étudiants à abandonner leurs études ? Pour encourager les universités à s’équiper pour s’engager sur la voie de l’enseignement à distance plus facilement ?

    J’ajoute que les étudiants ne sont pas les seuls à être sacrifiés; ceux qui passent le bac cette année sont bien malmenés aussi.
    Et on ne dit pas non plus assez que derrière les étudiants qui sont en train de perdre leur année, il y a aussi des parents qui payent. Quand il faut payer pour l’arrière grand-mère Alzheimer enfermée dans un Ehpad et en même temps pour l’année universitaire foutue en l’air du gamin, parfois, ça peut faire beaucoup

      +6

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    • hcru // 05.02.2021 à 16h54

      @X. raisonner sur cette question est une perte d’efficacité dans l’effort pour reconstruire un pays en mal être. la technique est connue et efficace de lancer le peuple sur de sujets lièvres, aux contenus affectifs, pour les distraire des problèmes de fond. exemple : on parle du défaut de moyens pour étudier, de la paupérisation des étudiants, voire du mépris du gouvernement, du manque de perspectives d’emplois. tout est important, tout est sensible. sauf que, si le débat est centré sur la paupérisation des étudiants on ne parle pas de la honte nationale qui est le monde de l’emploi. un monde du travail sait, organisé et efficace aspirerait naturellement les étudiants; c’est une évidence. or, nous savons les fermetures de bassins d’emploi, les privatisations sans aucun contrôle de l’état, les « dégraissages » économiques, le démantèlement des structures sociales, le recours non avoué aux béquilles associatives. (il est inique que des assoc. comme les Restos du Cœur existent encore, par exemple, alors que c’est l’évidence publique du manque de l’état dans la réduction de la pauvreté!). l’Education Nationale est un vasque casino où l’on propose des tables d’études pour parvenir au même résultat : apprendre à être dépendant et pauvre dès le plus jeune âge. la démerde, la corruption, l’individualisme, enfin, ce que l’on voile impudiquement sous la robe du libre échange non faussé. selon que l’on prenne les détresses de la jeunesse côté études ou côté travail, le constat est le même. une sombre défaite.

        +3

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    • Brigitte // 05.02.2021 à 17h21

      Pensez-vous vraiment que la question de fond soit pourquoi lycées ouverts et universités fermées? pour moi c’est un arbitraire de plus dans cette pantomime de lutte anti-covid. Ce n’est pas réfléchi, c’est du ni lard ni cochon. Admettons qu’il y ait peut-être quelques arrières pensées, comme tester l’enseignement à distance, histoire de réduire le nombre d’enseignants et de favoriser les contenus « prêts à penser », ou alors épargner les classes prépa.

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  • Brigitte // 05.02.2021 à 16h33

    Débat intéressant même si les problèmes de fond sont survolés, comme souvent dans un débat à plusieurs. Déjà, confondre étudiants et jeunesse est un symptôme du mal. Les étudiants ont toujours représenté la jeunesse, celle qui est visible, qui revendique et qui veut un avenir.
    Petit problème sémantique…. Curieusement, Il y a d’un côté la jeunesse, celle qui a droit à l’éducation et de l’autre, les cités, les banlieues et les campagnes. Entre les universités et les cités, il y a un monde. Un autre monde est celui des campagnes, où les jeunes vont dans des maisons familiales et rurales (MFR), lieux d’apprentissage des travaux agricoles.
    Il n’y a que les guerres qui font se réunir ces 3 mondes, et où l’on peut véritablement parler de jeunesse, quand elle est envoyée au front.
    Venons-en au mal: la massification de l’enseignement secondaire et supérieur. C’est soit disant pour répondre à un besoin de technicité croissante de l’emploi. C’est surtout une façon de masquer la pénurie d’emplois peu qualifiés, depuis la fin du siècle dernier.
    Il faut occuper les jeunes avec de faux diplômes à défaut de vrais emplois.
    Même si la jeunesse souffre en ce moment, pas besoin d’attiser les conflits de génération. L’emploi, l’écologie sont déjà assez clivants. D’autant que ce n’est pas les vieux que l’on protège mais le système hospitalier public à bout de souffle.

      +10

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  • pat // 05.02.2021 à 20h22

    bonsoir
    il sera toujours plus facile pour un enfant de gros bourgeois d’avoir un diplôme d’une grande école que le fils d’ouvrier en c’est temps pour un enfant d’ouvrier qui compter ce sortir de sont milieu c’est râper avec ce soit disant covid les gamins sont tous perdus même s’ils ont un diplôme ont leur diras c’est un diplôme covid ont vous la donner!!! il y a un tas de jeune qui ne savent plus ou il en son plus 15% de suicides chez les jeunes dommage que ce ne soit pas chez les politique ou leurs amis les milliardaires

      +2

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    • Cévéyanh // 07.02.2021 à 11h06

      Oui, le fils d’ouvrier a beaucoup plus de mérite que le fils de petit bourgeois ou de grand bourgeois. Celui-ci ayant eu, enfant, grâce ses parents une avancée dans son apprentissage, dans sa syntaxe, dans sa culture. Anthony Pouliquen explique, dans cette conférence gesticulée, les différences de culture entre les classes (qui vient de son vécu) et une autre histoire des classes : https://www.youtube.com/watch?v=70jLCyiDJdk
      Et un autre lien de Maxime Mariette qui parle de son vécu de changement de classe dans cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=KK_4X3O7xA0
      Ces deux conférences sont éclairantes pour savoir comment certaines personnes le vivent, cette différence de culture.

        +1

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  • Ernesto // 05.02.2021 à 23h04

    @X : « Pourquoi a-t-on décidé de laisser les universités fermées et a-t-on laissé les lycées ouverts ? ». Vous avez oublié les classes prépa (qui forment les élites de demain), et l’école élémentaire restées elles aussi ouvertes.

    Nos gouvernants considèrent que les étudiants à la fac sont assez grands pour se garder eux-mêmes, alors que si on confine les plus jeunes, les parents sont obligés d’arrêter de travailler pour s’occuper d’eux. Moins de travail, moins d’activité, moins de richesses créées, moins de profit, mais plus de dépenses publiques (qui font exploser la dette) pour compenser (PGE, financement du chômage partiel, aides diverses) qu’il faudra rembourser rubis sur l’ongle (le contribuable risque d’apprécier modérément et s’en souvenir au moment des prochaines élections).

    L’intérêt supérieur des études, de la pédagogie en « présentiel », de la lutte contre le décrochage, mis en avant par Blanquer pour justifier sa stratégie est une réalité pour certains mais pas pour d’autres. D’où, un double langage, le règne du « deux poids, deux mesures », arrières pensées, apparente incohérence du discours.

    En vérité, pour les néolibéraux, ce qui compte, ce qui est essentiel, ce n’est ni le savoir ni la culture, c’est de produire et consommer pour remplir les poches du capital. Et tant pis pour la jeunesse étudiante qui galère, impensable de répondre à sa demande pressante de rompre l’isolement, la démotivation, le sentiment d’abandon, la dépression, pas question non plus de lui allouer une aide à l’autonomie (ce serait une incitation à glander)…

      +3

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  • Ernesto // 06.02.2021 à 00h32

    @Brigitte : « Venons-en au mal : la massification de l’enseignement secondaire et supérieur ». Comment peut-on énoncer une telle énormité ? Le progrès c’est donc un retour en arrière de plus d’un demi siècle, au temps où pour passer en 6ième il fallait faire partie de l’élite scolaire, sinon c’étaient les classes de fin d’études, le certif à 14 ans et l’apprentissage chez un patron ?

    Victor Hugo disait déjà : « Ouvrez une école vous fermerez une prison ». Comment nier que le savoir est émancipateur, que l’éducation et la culture libèrent l’humain de sa condition primitive? Et cet accès serait un privilège réservé uniquement aux plus « méritants » ? Et l’égalité républicaine vous en faites quoi ?

    Que le fait qu’une titulaire d’un master en histoire de l’art se retrouve vendeuse de fripes dans une boutique faute de débouché puisse être considéré comme quelque part un gâchis peut se comprendre, mais contrairement à ce que vous affirmez (faussement), son diplôme est un vrai diplôme et son emploi un vrai emploi (dans le commerce il faut des vendeurs(euses) pour vendre).

    Je milite pour que le niveau de formation initiale des travailleurs soit le plus élevé possible quel que soit le métier exercé.

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    • Brigitte // 06.02.2021 à 09h55

      Ernesto, le progrès social que vous défendez, au point d’appeler Victor Hugo à la rescousse, doit être relativisé, mis en perspective. L’ignorance est le contraire de l’émancipation, c’est vrai.
      Au XIXè siècle, l’éducation du peuple était très rudimentaire. J. Ferry, cible des anti-colonialistes aujourd’hui, a contribué à cette émancipation et disons, jusqu’au collège unique (1975), le peuple a reçu une éducation correcte, selon ses aptitudes et ses besoins (milieu social mais pas que).
      En 1945, 3% des élèves avaient le bac, 25% en 1975, et 70% en 2015. Le bac s’est simplifié dans le même temps, au point de n’être plus aujourd’hui qu’un contrôle continu de connaissances de base. La notion d’examen a disparu pour le peuple, réservé à l’élite. Belle victoire au détriment de l’émancipation.
      C’est çà la massification, une illusion numérique, appelé à tort progrès social, faisant croire que le peuple s’émancipe et va vers le bonheur. Mais la sélection est toujours là et sait reconnaître les siens. Elle s’est juste adaptée à l’évolution de la société.
      Sans le vouloir, vous apportez de l’eau à mon moulin. Oui, nous avons besoin de vendeurs, consumérisme oblige. Pour être vendeur dans les 30 glorieuses, le certificat d’étude suffisait.
      Aujourd’hui, il faut bac+2 ou bac +4. Les vendeurs ont-ils de meilleures aptitudes intellectuelles et professionnelles? non. Le vendeur vend ce qu’on lui dit de vendre, sans cogito.
      La société s’est complexifiée mais pas vraiment émancipée, ça se saurait.

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  • Ernesto // 06.02.2021 à 01h00

    Je milite pour que le travail manuel retrouve toute sa place dans l’enseignement général et ce, dès le plus jeune âge. Je milite aussi pour que la massification s’accompagne d’une véritable démocratisation : l’accueil du plus grand nombre en collège, lycée, faculté, ne doit pas s’opérer au détriment du niveau ; certains ont plus besoin d’école que d’autres. La lutte résolue contre le fléau de l’échec scolaire nécessite des moyens considérables en locaux adaptés, en personnels formés à très haut niveau (maîtrise des contenus, recherche pédagogique, psychologie de l’enfant et de l’apprenant), avec des rémunérations attractives, une motivation et un statut social retrouvé, et enfin des mesures fortes pour résorber les inégalités sociales , source principale des inégalités scolaires.

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  • Ernesto // 06.02.2021 à 01h36

    @Basile : « plus personne ne veut être gratte-papier au bas de l’échelle ou ouvrier d’usine : alors on gagne du temps, on étudie. Et on se plaint… ». Etudier n’est pas gagner du temps mais s’enrichir de savoirs et d’expériences qui nous font mieux comprendre le monde complexe dans lequel on vit. On a raison de se plaindre quand on ne se résigne pas à l’ordre établi et que l’on sait qu’il existe des alternatives pour améliorer les choses ce qui n’est pas contradictoire avec la recherche d’une vie plus simple,moins consumériste.

    Contrairement à une idée reçue, ouvriers et employés n’ont pas disparu (sauf à l’Assemblée nationale où ils ne représentent plus que moins de 2% des députés), ils représentent encore un peu plus de la moitié des effectifs salariés, c’est dire leur importance pour la vie du pays.

    Je ne crois pas qu’il soit pertinent d’opposer travailleurs manuels et intellectuels tant les tâches productives font appel de plus en plus à la pensée pour leur réalisation. Les deux sont utiles et indispensables à une économie saine.

    Artistes, comédiens, gens du spectacle, acteurs du monde de la culture sont essentiels, autant que les producteurs de marchandises ou de services, car la culture n’est pas un supplément d’âme mais un vecteur de civilisation, un rempart contre la part d’ombre qui sommeille en chacun de nous.

      +3

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  • Kiwixar // 06.02.2021 à 03h38

    Interdisez que toute école (même grande école) soit payante (Finlande?) et les fils de riches seront formés de la même manière/qualité que les fils de pauvres et classes moyennes. Très rapidement, les moyens et les méthodes seront miraculeusement trouvés pour que la formation et l’éducation soit la meilleure possible.

    Ôtez d’un pays la « classe nuisible » (les 5% du haut) et en une génération vous vous retrouvez dans un pays paradisiaque, heureux, respectueux de la nature, où tout le monde mange à sa faim et a un logement, un emploi décent qui ne ruine pas la santé.

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  • Suzanne // 06.02.2021 à 12h02

    Ayant testé ad nauseam toutes les versions de l’éducation, dans plusieurs postes différents et de chaque côté du plafond de verre qui sépare les profs des étudiants, je considère que l’éducation idéale, c’est plutôt dans le style des idées d’Illitch (« une société sans école ») qu’il faudrait la chercher : une éducation de base de 3 à 10-11 ans, qui n’oublierait pas l’informatique, le jardinage, la mécanique de base, la couture, la maçonnerie, l’électricité, la plomberie, les langues étrangères etc. etc. (ça ce n’est pas spécifiquement dans Illitch, plutôt Freinet). Puis à partir de là, le jeune se forme lui-même, accompagné de tuteurs-coaches et de spécialistes. Comme un étudiant de fac coûte à peu près 8000 euros par an (en passant, un étudiant classe prépa c’est presque deux fois plus, un scandale), on pourrait distribuer aux jeunes 10 000 euros par an à partir de l’âge-collège pour se former dans ce qu’il désire faire auprès d’experts-maîtres en techniques, avec des plate-formes numériques contrôlées par l’état pour mettre en lien les uns avec les autres. Avec obligation d’un minimum de formation par an.

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    • Hal // 06.02.2021 à 17h44

      oui, enfin, sous forme decredit d’étude, sinon, ça sera massivement investi ailleurs 😉 jeux vidéis ou mc do

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      • Suzanne // 06.02.2021 à 20h37

        Bien sûr, c’est ce qu’il dit, avec contrôle public, ceux que j’appelle les tuteurs et les spécialistes seraient ceux qui existent actuellement, dans notre France très avancée en sciences, en mathématiques et en techniques diverses.

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    • Brigitte // 06.02.2021 à 18h24

      Franchement, heureusement que vous n’êtes pas au pouvoir…..sinon quel gâchis humain! Toujours le même délire du désir roi. Ce n’est pas comme ça que l’on construit une société harmonieuse, sur l’égo et le désir. Le désir est manipulable, si vous ne l’avez pas encore compris, c’est dommage. Ce n’est pas du désir mais de l’aspiration qu’il faut à la jeunesse, et ça ne se trouve pas sous la souris de son ordinateur…. Quant aux experts et coaches pour remplacer les professeurs, quelle blague!
      Ma mère était prof et utilisait la méthode Freinet. Mais c’était tout l’inverse de ce que vous proposez. C’était axé sur le groupe, l’échange et la construction collective d’un savoir.

        +2

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      • Suzanne // 06.02.2021 à 20h34

        Bonjour, Brigitte, j’étais prête à mieux expliquer, parce que visiblement vous n’avez ni lu ni compris mon message, mais le ton que vous employez me révolte : « Franchement, heureusement que vous n’êtes pas au pouvoir…..sinon quel gâchis humain! », « Quant aux experts et coaches pour remplacer les professeurs, quelle blague! », « si vous ne l’avez pas encore compris, c’est dommage ». Donc, puisque les jours à l’école où il y avait cours de politesse et courtoisie, vous avez été systématiquement malade, je me permets d’arrêter la discussion ici. Dommage, parce que la méthode Freinet (que je connais certainement mieux que vous) et les idées d’Illitch (que j’ai lu, contrairement à vous) sont vraiment dignes d’une vraie discussion. Mais une vraie, pas une parodie genre twitter. Bonne soirée, Brigitte.

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        • Brigitte // 07.02.2021 à 11h03

          Je suis contre une société sans école remplacée par une éducation à la carte, consumériste, ou l’élève choisi son savoir comme sa nourriture dans un self-service. Tellement contre, c’est vrai que j’en oublie parfois les règles de politesse….désolée. Bon dimanche quand même.

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  • Ernesto // 06.02.2021 à 19h52

    Il faut lire jusqu’au bout ! « la massification » n’est pas une « illusion numérique, appelée à tort progrès social, faisant croire que le peuple s’émancipe et va vers le bonheur ». J’ai pris soin de préciser (06/02/21 à 01h 00) que la massification devait s’accompagner d’une véritable démocratisation d’accès aux savoirs qui ne pouvait pas s’opérer au détriment du niveau, ce qui suppose une lutte résolue contre l’échec scolaire et donc des moyens à la hauteur pour y remédier.

    Que l’école reproduise les inégalités sociales et que la sélection soit toujours là, n’est pas un scoop, la théorie des dons et la transmission génétique de l’intelligence existent depuis longtemps pour prétendre expliquer les inégalités de réussite, sauf que ces déterminismes n’ont jamais pu être prouvés scientifiquement.

    Conclusion : tout enfant est éducable, sous réserve de créer les conditions pour y parvenir ce qui n’est malheureusement toujours pas le cas.

      +4

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  • pat // 06.02.2021 à 21h03

    bonsoir
    ce qu’il faut ‘est donner du plaisir a apprendre de l’interé au cours j’était un simple ouvrier a 40 ans suite a des problèmes de dos on ma proposer de faire autre chose je suis aller en formation et j’ai adoré !! la j’ai pas compris pourquoi je n’avais pas eut ce genre de profs dans mon enfance par la suite j’ai travailler 20 ans dans ce domaine et devenus un expert et quand des profs dises a leurs élevés que ce sont des bons a rien !!! ou que l’on les diriges vers des métier défavorisé vue que l’on fait parti du bassin pour l’emplois et qu’il faut de la main d’oeuvre qui a 18ans par ce que avant 18 ans tu peut pas travailler sur une machine on te fourgue sur une voie de garage mais le fils du notable lui continue les etudes

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  • Ernesto // 06.02.2021 à 21h23

    Libre à vous d’être dans le déni, je continue de penser qu’un vendeur détenteur d’un bac +2 ou +4 est plus performant intellectuellement et professionnellement que le même muni du simple certificat d’études. Vous le dites vous-même, la société s’est complexifiée, il faut donc adapter les formations à ses nouvelles exigences.

    Contrairement à vous, je considère qu’un haut niveau de formation, dans le cadre contraint d’une concurrence érigée en valeur suprême, est un outil d’émancipation pour des travailleurs confrontés à la domination du capital, à son monopole de gestion et ses logiques d’exploitation et d’aliénation.

    Ils sont mieux armés pour contester des choix de classe et proposer des alternatives crédibles grâce à la compréhension des problématiques, au développement d’une réelle expertise. Fini le « travaille et tais-toi ! », place à la créativité et à l’intervention sur tous les sujets qui les concernent comme producteurs.

    La maîtrise du travail, son émancipation du capital, sont au cœur de la lutte de classe pour offrir une issue post-capitaliste.

      +4

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    • Cévéyanh // 07.02.2021 à 17h48

      Vous avez écrit : « je continue de penser qu’un vendeur détenteur d’un bac +2 ou +4 est plus performant intellectuellement et professionnellement que le même muni du simple certificat d’études. »
      Oui car sa formation spécialisée a été faite qu’après le bac et non (seulement) après le « certif à 14 ans » donc 4-5 années d’études générales en plus.
      Cela ne fait pas forcément une personne « émancipée » car les matières essentielles pour cela est la philosophie, l’histoire, l’économie, la géopolitique, l’éducation populaire etc pour vraiment comprendre pourquoi réellement son employeur lui impose ces contraintes (par les acheteurs, par les actionnaires, par la concurrence des entreprises étrangères etc). Franck Lepage dit qu’il n’y a plus d’éducation populaire et que le ministère de la culture s’est modifiée (intéressant passage à partir de 25 min) : https://www.youtube.com/watch?v=Q6Efz8duusc
      (1/2)

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    • Cévéyanh // 07.02.2021 à 18h00

      Si une personne de bac+5 occupe un travail de bac+2 ou même d’un CAP, elle ne pourra pas utiliser au potentiel sa formation car ce n’est pas cela dont son employeur/employeuse lui demandera. De plus, si elle prend cet emploi c’est parce qu’il n’y a pas assez d’offres sur le marché. Et même si elle trouve un emploi correpondant à sa formation, pour ne pas « se taire et travailler », il faut que les offres d’emploi soit abondantes pour pouvoir retrouver un travail plus facilement.

      Dans cette vidéo (concernant la France), Franck Lepage dit que l’écart des niveaux n’a pas été réduite grâce à l’école et l’école n’a pas aidé globalement à avoir un emploi car il y a moins d’emplois. Ceulles (ceux/celles) diplômées n’ayant pas de travail pour leur qualification, prennent le travail des moins qualifiés etc et au final ceulles sans diplôme se retrouvent sans emplois. Tout cela à cause d’un chômage structurelle de masse. Pour lui, cela aurait commencé en 1973. C’est la date du premier choc pétrolier (dont il ne s’y refère pas). https://www.youtube.com/watch?v=Pr4NlZxztqs
      Il dit qu’en fait au niveau de la société, cela n’a pas changé le niveau des personnes moins instruites (niveau culturelle globale) par rapport aux plus instruites. Certes celui d’un ouvrier d’aujourd’hui est plus instruit que celui de 1944. Par contre la classe de celle qui était la plus instruite et resté la plus instruite.
      (2/2)

        +2

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  • Ernesto // 09.02.2021 à 01h11

    Les matières essentielles qui permettent l’émancipation intellectuelle sont enseignées tout le long du cursus scolaire, de la maternelle à l’université,de manière de plus en plus approfondie à mesure qu’on progresse dans le déroulement des études.

    Il est faux de dire que l’éducation populaire n’existe plus : un syndicat, un parti politique, l’information (non inféodée aux propriétaires capitalistes), une association, jouent ce rôle pour élever le niveau de connaissances et de conscience et expliquer la complexité du monde dans lequel nous vivons et ce qu’il faudrait changer pour qu’il aille mieux.

    S’il n’y a pas assez d’emplois, ce n’est pas la faute de l’école, mais celle du capital et du patronat qui refusent de réduire le temps de travail (travailler moins pour travailler mieux et plus nombreux), qui intensifient l’exploitation et licencient pour gonfler les profits et gaver les actionnaires.

    Accuser les diplômés qualifiés de voler le travail de ceux qui le sont moins ou pas du tout, c’est tomber dans le piège mortifère de la division au sein du monde du travail et faire le jeu du patronat. Je récuse pour ma part l’idée soutenue par certains de la fin du travail.

      +2

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    • Cévéyanh // 12.02.2021 à 20h03

      Quelles sont pour vous les « matières essentielles qui permettent l’émancipation intellectuele » ?
      Je ne pense pas que les matières sont tous « approfondies » mais plutôt pour certaines élargies jusqu’au BAC. Le français, les mathématiques sont approfondis. Par contre, la philosophie n’est qu’enseignée qu’au lycée sauf si cette matière est choisit en formation à l’université. Pour beaucoup, à l’université, il n’est pas enseigné s’il n’est pas choisit comme cursus. Un étudiant/une étudiante qui choisit la médecine ne va plus avoir des cours de philosophie, d’histoire générale, d’économie… Mais plutôt ce qui correspond à sa spécialisation : histoire de la médecine. C’est plutôt une spécialisation des matières « histoire », « géographie », « économie »… Tous les étudiants/toutes les étudiantes n’ont plus le même socle de connaissances après le BAC. Même au lycée, cela est différent en fonction du BAC choisi. De plus, concernant l’histoire (qui est vaste), elle est apprise selon la « vision » du pays, selon qu’il juge si c’est important pour être la base culturelle à tous ses élèves. Par exemple, les pays européens n’auront pas dans leur programme l’histoire appronfondie de la Chine (les différents dynasties…) ou du Japon (guerre contre la Russie…).
      (…)

        +0

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    • Cévéyanh // 12.02.2021 à 20h15

      (suite1)
      Vous avez écrit : « Il est faux de dire que l’éducation populaire n’existe plus  »
      Vous avez raison : j’aurais dû écrire plutôt qu’elle n’existe plus au sein du ministère de la culture. Car ceulles qui font des conférences gesticulés et d’autres comme vous écrivez font de l’éducation populaire. Pour autant, cette éducation populaire me semble minime auprès de la majorité de la population : combien sont intéressés par les partis politiques, combien sont syndiqués, combien de gens ne regardent pas que des informations de grands médias, combien sont dans des associations ? Même la vision d’un syndicat ou d’un parti politique peut ne présenter qu’une facette biaisée du monde. C’est seulement en écoutant les gens différents, les gens qui pensent différemment que l’on peut apréhender la complexité. C’est le plus difficile : comprendre l’autre qui ne pense pas pareil.

      Vous avez écrit : « S’il n’y a pas assez d’emplois, […], mais celle du capital et du patronat […] pour gonfler les profits et gaver les actionnaires. »
      Dans « patronat », vous n’englobez pas tous les patrons, seulement des grandes sociétés ? Pourquoi le patronat doit gaver les actionnaires ? N’est-ce pas aussi pour pas que la cotation de leur action ne baisse trop ? Si des milliers d’actionnaires ou des gros actionnaires vendent, ils n’auront plus la confiance de leur partenaires, de la banque, de leur clients…
      (…)

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    • Cévéyanh // 12.02.2021 à 20h49

      Ainsi pour éviter une faillite. Ce ne serait pas la cotation en bourse (par heure) qui supprime des emplois ou bien la croissance qui ne croit plus autant dans les pays occidentaux ? Ces entreprises ayant l’obligation de toujours augmenter le montant des dividendes malgré parfois une petite baisse de chiffre d’affaires car nous sommes aussi dans la vision de croissance infinie. Il ne peut pas stargner. Ces entreprises doivent alors demander peut-être des réductions à ses fournisseurs qui n’ont parfois ou souvent pas le choix et qui doivent alors licencier et faire travailler plus certains de ses employés.

      Je n’accuse aucunement « les diplômés qualifiés de voler le travail de ceux qui le sont moins ou pas du tout ». Lorsque j’ai écrit « prendre le travail », je veux dire qu’il « occupe le travail » moins qualifié (pour avoir un salaire) et non « voler ». De plus, ce n’est pas eulles (eux/elles) qui décident au final mais l’employeur. Je fais un constat. Généralement, je pense que tout recruteur et toute recruteuse, ne voudront-illes pas prendre une personne la plus qualifiée ? A moins de penser que cette personne a un problème. N’est-ce pas logique ? A moins que vous pensez que ce cas n’arrive jamais. Cela ne concerne pas toujours la même filière d’étude : un diplômé/une diplômée en recherche laboratoire ne trouvant pas de travail peut, en attendant, postuler à un emploi d’aide au secrétariat par intérim.

      Que voulez-vous dire par « la fin du travail » ?

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  • Ernesto // 09.02.2021 à 01h45

    Des besoins sociaux, industriels, de services, immenses,sont encore à satisfaire dans de nombreux domaines : santé, éducation, services publics, recherche, aides à la personne, transition écologique, réindustrialisation… qui nécessitent embauches massives, formations, qualifications, salaires, à la hauteur des défis auxquels nous sommes confrontés.

    Il n’est que voir l’épuisement des travailleurs dans beaucoup de secteurs d’activité vitaux pour la vie économique, pour comprendre qu’il est urgent de réduire les temps partiels non choisis (qui pénalisent majoritairement les femmes), d’éradiquer chômage et précarité en développant l’emploi sécurisé dans sa durée et les conditions de son exercice.

    Mais il ne faut pas compter sur les néolibéraux au pouvoir pour promouvoir des politiques progressistes allant dans ce sens.

    La lutte de classes est plus que jamais d’actualité pour ouvrir des perspectives et redonner espoir !

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    • Cévéyanh // 12.02.2021 à 21h11

      Je suis d’accord avec vous. Pour autant, nous sommes dans la logique de croissance infinie, du PIB croissant, du monde globalisé qui ne permettent pas facilement ces changements.

      Plus que « la lutte des classes », ce serait plus l’entente, la compréhension des classes entre elles car nous vivons sur la même terre. Une lutte c’est synonyme de conflit, de combat, qui peut amener à une guerre, des morts, des blessés de tous les camps. Perpétuation de ce mode « animal » de confrontation qui nous change, nous démolise, de tout temps.

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