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6.février.20206.2.2020 // Les Crises

Jérusalem : N’est pas Chirac qui veut ! Par Richard Labévière

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Source : Proche & Moyen-Orient, Richard Labévière, 27-01-2020

« Keep cool… you know the rules… » avant un « so » frenchie accent qui tranche singulièrement avec son anglais habituel plus proche de Davos que de celui des docks de la Tamise ! Le Président Macron nous l’a joué mauvais remake de Jacques Chirac, lorsque ce dernier interpellait vivement les flics israéliens qui l’empêchaient de serrer les mains des Palestiniens de Jérusalem-Est en 1996.

Sans jurer que la réaction d’Emmanuel Macron ait été soigneusement fabriquée, les services de l’Elysée ne pouvaient pourtant ignorer que l’intrusion des flics israéliens dans le protocole des visites françaises en terre palestinienne est un classique du genre. L’auteur de ces lignes en a vécu quelques-unes.

En novembre 1997, la sécurité israélienne perd volontairement, sur une petite route de campagne, le cortège officiel d’Hubert Védrine qui se rend à Ramallah pour y rencontrer Yasser Arafat. Trois heures de retard sur le programme ! En mai 2003, les mêmes flics veulent entrer de force dans le consulat général de France, avant le ministre Dominique de Villepin. Des coups de poing sont échangés avec les gendarmes français des voyages officiels.

A chaque visite ministérielle ou présidentielle française, ces incidents se répètent, de même que les humiliations quotidiennes des Palestiniens aux check-points de l’armée israélienne : nous y avons vu des femmes accoucher dans des taxis, des agriculteurs de Bethléem se rendant au marché de Jérusalem devoir présenter tomate par tomate, poireau par poireau de leur cargaison aux vigiles qui font durer l’exercice jusqu’à l’heure où le marché fermera ses portes.

SAINTE ANNE, C’EST LA FRANCE !

Pourquoi les flics israéliens se comportent-ils de cette façon ? Parce qu’ils en ont reçu l’ordre ! Parce qu’ils doivent montrer qu’ils font ce qu’ils veulent dans les territoires palestiniens occupés, annexés ou en passe de l’être. Ils doivent impérativement montrer qu’ils n’ont à respecter, ni les règles du savoir-vivre diplomatique, ni les accords de siège, ni toutes autres règles internationales, parce qu’ils prétendent être ici chez eux, sans avoir à rendre de compte à quiconque, comme si l’Histoire les exonérait de toute espèce de légalité internationale. Depuis la création de l’Etat d’Israël en 1948, plus de 470 résolutions du Conseil de sécurité, de l’Assemblée générale et de la Commission des droits de l’homme des Nations unies sur la question palestinienne ont été adoptées et aussitôt rejetées par le régime de Netanyahou !

Le dernier incident de l’église Sainte Anne de Jérusalem n’est pas non plus le premier, parce qu’à Jérusalem : Sainte Anne, c’est la France ! Située dans la vieille ville de Jérusalem-Est, l’église fait partie du domaine national français en Terre Sainte, tout comme le Tombeau des Rois, l’église du Pater Noster sur le mont des Oliviers et l’abbaye Sainte-Marie de la Résurrection d’Abu Gosh. Elle est administrée par les Pères blancs. De style roman, elle a été construite par les croisés en 1140 et a tout de suite été dédiée à Sainte Anne. En 1192, après la conquête de Jérusalem par Saladin, l’église est transformée en école de droit coranique, puis tombe en ruines au cours des siècles. En 1856, après la guerre de Crimée, la France reçoit l’église du Sultan Abdülmecid 1er en remerciement de son aide à la Turquie. Sainte Anne est alors restaurée et l’État français la confie en 1877 à Monseigneur Lavigerie et à sa Société des missionnaires d’Afrique. Entre 1882 et juin 1967, le lieu abrite le grand séminaire pour la formation des prêtres grecs-catholiques.

Actuellement, le site est toujours administré par les Pères blancs. Ayant beaucoup de projets en Afrique, leur travail à Jérusalem consiste essentiellement à la formation de séminaristes, mais aussi à l’accueil de nombreux pèlerins (qu’ils soient catholiques, protestants, anglicans ou orthodoxes).

Un accueil relativement difficile, du fait de la petite taille du site confronté à l’incessant harcèlement administratif israélien cherchant à décourager pèlerins et visiteurs. Ainsi, Sainte Anne de Jérusalem est la cible régulière de l’occupation israélienne parce qu’elle accueille une ONG chargée des rapports écrits sur les comportements des Israéliens et des Palestiniens lors des passages de check-points. Le nom de cette ONG est Ecumenical Accompaniment Programme in Palestine and Israel (EAPPI).

CHIRAC, UNE CERTAINE IDEE DE LA DIPLOMATIE FRANCAISE

Dans cette ruelle toute proche du Saint Sépulcre, dans la vieille ville de Jérusalem, tous les anciens se souviennent de la scène. « On voulait serrer la main du Président Chirac, mais les agents de sécurité israéliens nous repoussaient », raconte Amjad, un vendeur ambulant. Alors votre président s’est énervé et il a dit : « c’est de la provocation ! Vous voulez que je reprenne mon avion et que je retourne en France, c’est ça ? ».

C’était le 22 octobre 1996, le désormais fameux « You want me to take my plane and to go back to France ? » entrait dans l’Histoire. Yasser Arafat ne tarira jamais d’éloges sur le « docteur Chirac », venu le voir sur son lit de mort à Paris en novembre 2004. Les Palestiniens n’ont jamais oublié. A l’occasion du départ de Jacques Chirac de l’Elysée, en 2007, la municipalité de Ramallah a inauguré une rue Jack-Chirac. Un homme d’affaires palestinien, Khaled Musleih vivant à Jérusalem-Est, non loin du lieu de l’incident, rappelle : « pour nous, Chirac n’était pas seulement celui qui a osé défier les Israéliens, c’est aussi l’homme qui refusa de faire la guerre en Irak en 2003 ou de faire pression sur Yasser Arafat comme l’exigeaient les Américains. Une indépendance rare chez les grands de ce monde ».

Avant sa visite, Jacques Chirac avait pu arracher un cessez-le-feu aux Israéliens qui pilonnent régulièrement les Territoires palestiniens occupés. A sa demande, la diplomatie française participait activement aux différentes tentatives de relance des négociations entre les deux parties. A cette époque, notre pays avait encore une diplomatie digne de ce nom, qui comptait aux Proche et Moyen-Orient.

Devant Sainte Anne de Jérusalem, la dernière protestation polie d’Emmanuel Macron est intervenue dans un tout autre contexte géopolitique. Face au conflit israélo-palestinien qui fait toujours rage, la besace diplomatique française est aujourd’hui vide, désespérément vide ! Non seulement Paris n’a rien – strictement rien – à proposer sur ce dossier historique, mais ce qui est beaucoup plus préoccupant est de voir notre diplomatie s’aligner sur les orientations décidées à Washington et Tel-Aviv, sinon s’applaventrir devant celles-ci !

Traditionnellement, après chaque bombardement israélien de Gaza ou de Cisjordanie, le Quai d’Orsay se fendait toujours d’un communiqué officiel, condamnant, à tout le moins, « la violence d’où qu’elle vienne », selon une formule usitée et consacrée par les porte-paroles successifs du Département depuis des décennies. Aujourd’hui, plus rien de tel, pas même le service minimum, comme si la question palestinienne était sortie des écrans radar de notre diplomatie.

AUJOURD’HUI OU EST LA FRANCE ?

La mise en retrait substantielle de la diplomatie française aux Proche et Moyen-Orient peut être datée de mars 2012, lorsqu’Alain Juppé décide de fermer l’ambassade de France à Damas. Alors que la crise syrienne fait rage depuis une année, c’est justement dans de telles circonstances que nos diplomates et services spéciaux auraient dû donner leur pleine mesure. La France, qui pouvait s’appuyer en Syrie sur un passé et une mémoire, aurait pu s’imposer comme médiateur possible. Au lieu de cela, Paris décidait de rejoindre la ligne américano-israélienne : faire en Syrie ce qui avait été fait en Irak, « changer le régime » et renverser le « boucher Bachar al-Assad », le seul boucher de la région, c’est bien connu !

Partant de là, les pays de la région – qui restaient pourtant très attachés à la troisième voie française – s’adresseront directement à Washington, Tel-Aviv, Moscou, sinon Pékin. Si, à partir de mars 2012, la descente aux enfers s’est accélérée, on ne peut pas ne pas rappeler qu’elle a commencé avec un Chirac finissant, en juin 2003 au G-8 d’Evian. George W. Bush – qui fait payer à la France son « non » à l’invasion anglo-américaine de l’Irak de toutes les manières possibles – boude ostensiblement le sommet. Symboliquement, le président américain passe la nuit à Genève et fait une brève incursion dans la ville d’eau savoyarde, moins d’une vingtaine de minutes – montre en main -, sans tenir sa traditionnelle conférence de presse, pour bien souligner son hostilité à cette réunion internationale sur sol français…

L’auteur de ces lignes assiste à la scène : sous l’hélicoptère d’AirForce-One qui s’élève dans le ciel lémanique pour ramener George W. Bush à Genève, Jacques Chirac se tourne vers ses collaborateurs présents – Jean-David Lévitte (ambassadeur de France à Washington), Maurice Gourdault-Montagne (sherpa/conseiller diplomatique) et Stanislas de Laboulaye (conseiller politique) – en s’exclamant : « il va falloir trouver quelque chose pour calmer ce connard que je vais devoir me refarcir dans une semaine sur les plages du Débarquement… ». En effet, le 6 juin 2003 débutait sur les plages de Normandie, la 49ème commémoration du Jour-J en présence notamment des deux présidents français et américain1.

Après cet épisode très chiraquien, Jean David Lévitte proposera trois choses : 1) consolider les forces françaises anti-terroristes aux côtés des Américains en Afghanistan ; 2) exfiltrer d’Haïti le très anti-américain père Aristide vers un pays africain ; 3) à partir du Liban, lancer une initiative diplomatique forte destinée à aider Washington qui commençait à s’enliser en Irak. Ce sera le début de la rédaction franco-américaine de la résolution 1559 du conseil de sécurité des Nations unies. Cette résolution tirera un trait sur quarante années de diplomatie gaulliste, sinon gaullienne aux Proche et Moyen-Orient.

En 2008, Nicolas Sarkozy achèvera la besogne en faisant revenir la France dans le commandement intégré de l’OTAN. François Hollande confirmera la tendance et le tropisme d’une diplomatie alignée sur les options de Washington et de Tel-Aviv. Recevant le premier ministre Benjamin Netanyahou après les attentats terroristes de Montauban, il tient dans cette ville une conférence de presse commune avec l’homme de Tel-Aviv qui engage les Juifs de France – victimes de l’antisémitisme – à émigrer en Israël… A ses côtés, François Hollande – président de notre pays – ne pipe mot, laissant le criminel de guerre Netanyahou trainer la France dans la boue ! Honte, quelle honte !

ETAT D’APARTHEID

Une honte similaire devrait agiter quelque peu Emanuel Macron, qui va faire des ronds de jambe devant le même Benjamin Netanyahou, en posture difficile avec la justice de son pays, pris la main dans le pot de confiture de corruptions aggravées. Mais le plus scandaleux est d’assister à une instrumentalisation lamentable de la 75ème commémoration de la fermeture des camps d’Auschwitz-Birkenau, de Gross-Rosen, de Buchenwald, d’Ohrdruf et de Dora-Mittelbau pour accuser les « tyrans de Téhéran » d’être les plus antisémites de la terre. Comme ses flics, Netanyahou n’en reste pas là et dépasse toutes les bornes pour faire l’apologie de son « Etat juif ».

Proclamé comme tel – « Etat juif » – par Benjamin Netanyahou lui-même et la Knesset2, voilà une régression politique qui devrait être condamnée par la terre entière ! Depuis le traité de Westphalie (24 octobre 1648), qui mit fin à trente ans d’une guerre religieuse particulièrement meurtrière, on pouvait penser qu’une laïcisation des relations internationales était, si ce n’est définitivement acquise, du moins constituait un progrès irréversible. Erreur : en 1947, les Britanniques quittent l’Inde en favorisant la création du Pakistan – « le pays des purs » -, fondé sur les textes sacrés musulmans.

Avec son « Etat-juif », Netanyahou remet le couvert, instaurant une citoyenneté à deux vitesses, fondée sur une distinction religieuse : seuls les « Juifs » seront des citoyens de plein droit, quant aux autres ils devront se soumettre… Autant dire, qu’on est en pleine réhabilitation d’un système d’Apartheid que la communauté internationale a mis des décennies à vaincre en Afrique du Sud… Cette invention théocratique viole, non seulement le droit international, mais aussi l’histoire et les principes mêmes des fondateurs de l’Etat d’Israël de 1948.

En définitive, la commémoration de la fermeture des Camps de la mort aurait dû se faire en Allemagne et en Europe, sur les lieux mêmes de cette industrie de l’extermination. Car se sont bien les Nazis et leurs complices européens qui furent les protagonistes de cette horreur, non les Palestiniens et autres Arabes… Ce détournement de mémoire a, aussi un autre objectif : imposer l’idée que Jérusalem puisse être – un jour – la capitale d’Israël. Conformément aux résolutions 242 et suivantes des Nations unies, Jérusalem demeure un territoire occupé par une armée étrangère depuis juin 1967 et ne saurait être l’improbable capitale d’un Etat colonial ! De plus, plusieurs résolutions du conseil de sécurité consacrent le statu international de Jérusalem, siège universel des trois religions du Livre. Que cela plaise ou non au criminel de guerre Benjamin Netanyahou, le droit international n’est pas encore complètement aboli !

Bref, en marge des éructations idéologiques de Netanyahou, en marge de cérémonies officielles détournées, la soldatesque israélienne continue à tuer quotidiennement femmes et enfants dans les Territoires occupés palestiniens, à annexer de nouvelles terres et à déporter des populations… Pour quelle raison, le régime de Netanyahou peut-il imposer de telles indignités à la face du monde, sans encourir la moindre des sanctions ?

En réfléchissant à cette question, bonne lecture et à la semaine prochaine.

Richard Labévière
27 janvier 2020

1 Pour plus de détails, on peut consulter – Richard Labévière : Le Grand retournement – Bagdad/Beyrouth. Editions du Seuil, 2006.
2 La loi Israël, État-nation du peuple juif, a été adoptée le 19 juillet 2018 par la Knesset.

Pour aider le site Proche & Moyen-Orient c’est ici

Source : Proche & Moyen-Orient, Richard Labévière, 27-01-2020

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Jean Duroi // 06.02.2020 à 10h36

En effet, tout chez lui sonne faux. Son timbre de voix, son élocution, ses manières, son attitude, ses discours. Emane de lui, quoi qu’il fasse, n’importe quel jeu qu’il cherche à jouer, une intense et indéfectible imposture. Et si moi, simple individu je le vois, je le ressens au plus profond des mes tripes, j’imagine qu’il en est de même chez tous ses interlocuteurs internationaux. Il ne peut en ressortir qu’un immature vexé dans un costume qu’il n’a pas les compétences d’occuper, et qui rajoute la haine à l’ignominie. Tel un banquier crasse, il roule cette dette jusqu’à l’explosion qu’il cherchera naturellement à faire porter par d’autres….. Cette époque est un mauvais sketch. A vomir.

27 réactions et commentaires

  • Jean // 06.02.2020 à 06h38

    “Pourquoi les flics israéliens se comportent-ils de cette façon ? Parce qu’ils en ont reçu l’ordre ! Parce qu’ils doivent montrer qu’ils font ce qu’ils veulent dans les territoires palestiniens occupés, annexés ou en passe de l’être. Ils doivent impérativement montrer qu’ils n’ont à respecter, ni les règles du savoir-vivre diplomatique, ni les accords de siège, ni toutes autres règles internationales, parce qu’ils prétendent être ici chez eux, sans avoir à rendre de compte à quiconque, comme si l’Histoire les exonérait de toute espèce de légalité internationale. “

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  • Jean // 06.02.2020 à 06h50

    “Avec son « Etat-juif », Netanyahou remet le couvert, instaurant une citoyenneté à deux vitesses, fondée sur une distinction religieuse : seuls les « Juifs » seront des citoyens de plein droit, quant aux autres ils devront se soumettre… Autant dire, qu’on est en pleine réhabilitation d’un système d’Apartheid que la communauté internationale a mis des décennies à vaincre en Afrique du Sud… Cette invention théocratique viole, non seulement le droit international, mais aussi l’histoire et les principes mêmes des fondateurs de l’Etat d’Israël de 1948.”

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    • jammrek // 06.02.2020 à 10h14

      Les principes fondateurs de l’état d’Israël sont le racisme et le colonialisme. Autant dire que Trump se contente de mettre fin à une comédie hypocrite (la recherche d’une solution à deux états) qui n’avait que trop duré.

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      • Benjamin nettoie la housse. // 07.02.2020 à 09h58

        Vous rendez compte de ce que vous dites ? Vous allez avoir des problèmes. Osez dire d’Israël que c’est un Pays raciste et colonisateur, j’en connais pour moins que ça qui on fait décoller leur carrière après un passage chez Fogiel ! tournée des zéniths sold out sans aucune communication dans les médias. Je vous dis, vous allez avoir des problèmes. On touche pas à Israël. Par contre tout ce qui a attrait aux autres peuples, allez y, lâchez vous on en fera la promo et on dira que c’est de l’antiracisme ou un truc dans le genre pour que la pilule le passe !!

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  • LA ROQUE // 06.02.2020 à 07h44

    “Une honte similaire devrait agiter quelque peu Emmanuel Macron, qui va faire des ronds de jambe devant le même Benjamin Netanyahou.”

    Le souci est que Macron n’ a pas la stature d’un homme d’état.
    Imaginez vous Chirac se laisser prendre la main par Trump comme avec un enfant ?
    Imaginez vous Chirac mettre la main sur le genou de Trump, de Sarkozy?
    Imaginez vous Chirac se faire prendre en photo avec deux gus torse nu et en faisant un fuck ?

    Macron se moque bien que les droits des palestiniens sont régulièrement bafoués tout comme pour les opposants de l’Arabie Saoudite qui se font décapités et que dire des Yeminites qui meurt à cause des armes Françaises.
    Non ce qui intéresse Macron c’est le business et il n’hésite pas à se plier devant les puissances d’argent.
    D’ailleurs n’a t’il pas hésité a utiliser la force dans son propre pays pour mater les opposants à sa politique avec à la clé des mutilations ? Politique qui ne fait qu’amplifier les inégalités au profit des plus riches bien entendu.
    Macron est un chef de clan ,pas un président ,donc il ne faut pas s’attendre à ce qu’il agisse comme tel.

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    • d’Aubrac // 06.02.2020 à 17h28

      La comparaison entre les deux présidents est certes favorable à Jacques Chirac.
      De là à qualifier ce dernier “d’homme d’état,” c’est oublier que ce personnage, dans la dernière partie de sa vie politique, a travaillé activement à dépouiller l’État, précisément, et la nation, de leur souveraineté (Maastricht 1992).

      Le même personnage, refusa de tirer la seule conséquence digne qu’il aurait dû tirer, s’il eût été un véritable homme d’État, en 2005, du refus opposé par le peuple français au projet de Constitution européenne qu’il soutenait : sa démission.

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    • petitjean // 06.02.2020 à 20h08

      @ LA ROQUE
      il faut faire le bilan politique de Jacques Chirac avant d’en faire faire un “Homme d’état” !!
      il faut naturellement avoir une longue mémoire des faits , ce qui manque à la majorité des français. Ne pas confondre la forme et le fond !
      Chirac a fait beaucoup de mal à la droite, en l’entrainant à partir des années 2000 dans un centrisme fasciné par la gauche. “Je n’ai jamais été de droite !”, a d’ailleurs confirmé l’ancien président dans une conversation que rapporte son collaborateur Jean-Luc Barré.
      A part, et c’est à mettre à son crédit, refuser de suivre les américains en Irak, qu’a-t-il fait pour la France et les français ?
      Un peu de mémoire ici :
      http://www.contre-info.com/chirac-le-plus-detestable-president-de-la-ve-republique#more-42720

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      • enpassant // 06.02.2020 à 20h41

        Se servir de Rivarol et son directeur comme lieu de critique (elles devraient être fort nombreuses) de Jacques Chirac suffit a me faire lire ailleurs.

        A l’exception de son refus de se joindre à la campagne ayant permis le désastre ultérieur des bourbiers iraquiens, il n’a pas fait grand chose.

        Passage du mandat de 7 ans à 5 ans..un caillou de Giscard, il a ignoré les résultats du référendum de 2005, etc…Il ne suffit pas de détester Macron pour justifier Chirac..

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      • LA ROQUE // 06.02.2020 à 20h46

        Je comparais Macron à Chirac car c’est l’intro du post. Je partage votre avis sur Chirac mais le comportement de ce dernier en fait un homme d’état COMPARER à Macron sur la forme. Il est vrai que sur le fond c’est très discutable mais au moins nous avions la forme. Signe de la déliquescence du système politique car après le fond la forme n’est plus également…

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  • ZoumZoum // 06.02.2020 à 08h23

    Macron est un homme de théâtre, il joue “au Président de la République” !

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    • sergeat // 06.02.2020 à 08h27

      Il a été à bonne école à 14 ans Brigitte lui donnait “des cours de théâtre” .

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    • Ives // 06.02.2020 à 08h39

      en occitan, il y a une nuance entre “être” docteur et “faire” le docteur. Tout est là, dans une société où la com’ a pris le dessus….

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    • S // 06.02.2020 à 09h34

      Le problème, c’est que c’est un très mauvais acteur, il est ridicule.

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      • Jean Duroi // 06.02.2020 à 10h36

        En effet, tout chez lui sonne faux. Son timbre de voix, son élocution, ses manières, son attitude, ses discours. Emane de lui, quoi qu’il fasse, n’importe quel jeu qu’il cherche à jouer, une intense et indéfectible imposture. Et si moi, simple individu je le vois, je le ressens au plus profond des mes tripes, j’imagine qu’il en est de même chez tous ses interlocuteurs internationaux. Il ne peut en ressortir qu’un immature vexé dans un costume qu’il n’a pas les compétences d’occuper, et qui rajoute la haine à l’ignominie. Tel un banquier crasse, il roule cette dette jusqu’à l’explosion qu’il cherchera naturellement à faire porter par d’autres….. Cette époque est un mauvais sketch. A vomir.

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        • Marie Pan-Pan // 06.02.2020 à 21h11

          Oui
          et comme tout mauvais sketch, une mauvaise chute. Un Macron pour y faire face c’est surtout ça le plus effrayant. Que peut-on attendre d’un président si peu crédible à l’international et qui je pense sera confronté sous sa mandature à un évênement historique qui n’en fera qu’une bouchée.

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    • X-101 // 07.02.2020 à 09h13

      oui en effet, “maman” lui a appris a jouer les épouvantails … https://www.youtube.com/watch?v=L7NFcv7Oe9k

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  • VERITAS // 06.02.2020 à 09h02

    L’incident de l’église Sainte-Anne n’a été qu’un leiv- motif pour la soldatesque de NETANYAHU, montrer que le « peuple juif » est partout chez lui sur « sa » terre ancestrale.
    Tout le scénario provient, et surtout depuis l’année 2019 de la revendication par les intégristes ultra- orthodoxes (dont les rangs sont paradoxalement fournis par de nouveaux immigrants français qui n’avaient aucune attache autre que religieuse avec Israel et dont aucun membre de la famille n’étaient venus ou nés sur cette terre avant leur immigration toute récente).
    Cette revendication agressive étant la « restitution » du Tombeau des Sultans pompeusement dénommé par les intégristes : Tombeau des Rois).
    Ces intégristes « exigent » de la France la restitution de cet édifice (propriété de la France) qui n’est en fait qu’un musée pour en faire un haut lieu de prière.
    Donc les services de sécurité Israéliens en « forçant » les portes de l’église Sainte-Anne ont voulu démontrer que où ’ils soient ils se trouvent partout chez eux en dépit des lois internationales, tout comme on voulu le faire les intégristes ultr-orthodoxes en forçant les portes du Tombeau des Sultans ce qui avait entraîné la fermeture de ce Musée.

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  • VERITAS // 06.02.2020 à 09h03

    Pour le reste, la CONVOCATION par le mafieux NETANYAHU des représentants de la terre entière à Jérusalem pour la commémoration de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz n’a été un hold-up mémoriel une réécriture de l’histoire qui tendra à faire croire aux générations futures qu’Auschwitz n’a était que le seul méfait de l’ignominie Hitlérienne, jetant aux poubelles de l’histoire tous les autres camps d’internements ou d’extermination.
    Cette commémoration exigée par le despote NETANYAHU n’a été effectuée que par pure idéologie électoraliste, imaginez qu’un seul ait refusé cette « convocation » ?????
    Cette commémoration n’aurait dû s’effectuer que sur le seul lieu de ce dramatique génocide.
    Et surtout en les sortant de l’histoire mémorielle :
    C’est comme si l’on « pissait » sur les cendres des toutes les autres victimes des fours crématoires des autres camps.
    C’est une insulte à la mémoire de toutes les victimes anonymes.
    Halte à la falsification mémorielle

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  • Julien // 06.02.2020 à 09h20

    le mandat de Macron est une pièce de théâtre. Ses ministres sont pareils. Je restes intimement persuadés que tous ses ministres, les principaux diront nous, Schiappa, Castaner, Philippe etc … savent que leur politique est une catastrophe, qu’elle divise les français, qu’elle n’aboutira qu’a de la misère etc … mais ils jouent leur rôle, on les paient pour qu’ils ferment leur bouche. Quand je vois par exemple “la Sibeth”, je me dis qu’il y a un réel problème dans ce pays… “la meuf” se croit au cirque avec son manque de respect vestimentaire récurent (souvenez vous le 14 juillet, fête nationale comment elle était sapé… tout un symbole, c’était fait exprès, un manque de respect de la nation hallucinant) aucun journaliste n’a relevé d’ailleurs ….

    Bref, ces gens sont pitoyables et on les oubliera assez vite. J’espère juste qu’il y aura une justice un jour.

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    • zeroudoudou // 07.02.2020 à 19h21

      Je ne pense pas que l’entourage de Macron estime que ce soit une catastrophe, d’abord parce que leur classe en tire bénéfice, mais aussi parce qu’ils sont sincèrement persuadés que le néolibéralisme ça marche, ils sont tous passés dans les grands écoles où on leur martelé cette idéologie, Philippe est un néolibéral convaincu. Et ne sous-estimons jamais la bêtise abyssale de nos élites, il faut écouter Todd sur le sujet, qui a tout à fait raison, il y a comme une sélection inversée au sommet, ce sont les plus médiocres qui finissent par être promus, à cause de décennies d’une organisation de la société qui a visé à protéger leurs privilèges.

        +1

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  • zeroudoudou // 06.02.2020 à 09h33
  • christian gedeon // 06.02.2020 à 10h00

    Tout cela n’est pas faux…mais! la position longtemps équilibrée de la France(et c’était bien ainsi),et son refus de la guerre en Irak n’ont en définitive pas fait avancer le schmilblick d’un iota.Et çà ,c’est la varie question soulevée par l’article de M. Labévière.Qui semble oublier un peu vite l’assassinat de notre ambassadeur et celui de nos soldats dans l’immeuble le Drakkar,et ses implications de long terme.fermer notre ambassade à Damas a-t-il été une erreur politique? En tous cas,çà ne nous a pas épargné Charlie Hebdo,le Bataclan et l’hypercasher.Donc j’en conclus que de toute façon,d’un côté ou d’un auitre,nosu étions dans la m….e!

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    • Jean // 06.02.2020 à 11h13

      @christian gedeon

      Le gouvernement français, en refusant toute collaboration avec le régime Syrien pour coller à la narrative américaine, s’est privé de renseignements qui auraient été utiles à la lutte contre le terrorisme. La Syrie et la France ne sont-elles pas toutes deux ennemis du terrorisme ? Les différents entre ces deux nations sont-ils si importants qu’ils ne peuvent être mis entre parenthèse le temps de vaincre ce fléau ?
      C’est à ce genre de paradoxe que s’expose un pays qui a renoncé à sa souveraineté.

        +22

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  • david // 06.02.2020 à 10h57

    Le regime de Netanyahou fait écho à un autre…
    Attention monsieur Labeviviere car ce genre de rethorique vous conduira en prison au pays des droits de l’homme…et de sa nouvelle loi où critique d’Israël= antisémitisme
    Ça s’appelle le progresso-humanisme en langage micronien.
    Tiens ça me rappelle une autre phrase : pas de liberté pour les ennemis de la liberté…

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  • petitjean // 06.02.2020 à 16h04

    « Emmanuel Macron un “président” qui apparaît comme une simple courroie de transmission des oligarchies européiste et anglosaxonne. Le “système” évitera sans doute aussi longtemps que possible l’élection d’un vrai politique, apte à penser en terme d’intérêt national et susceptible de traduire ses pensées en actes. M. Macron peut dire ce qu’il veut, au fond cela n’a aucune importance, nul ne le prend plus au sérieux chez ses alter ego. Seuls nos “grands médias” lui servent encore la soupe. La France est financièrement, économiquement, militairement et politiquement face à un désastre sans précédent. Il sera bientôt loisible d’user du terme “effondrement” pour qualifier sa triste situation. »
    https://www.dedefensa.org/article/la-psychologie-cloisonnee-du-president

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