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27.janvier.202027.1.2020 // Les Crises

Russie : vers l’après-Poutine – Par Jean de Gliniasty

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Source : IRIS, Jean de Gliniasty, 17-01-2020

L’annonce de la démission du Premier ministre et du gouvernement russe, suivie par l’annonce de la réforme de la Constitution a amené à réfléchir sur la succession de Vladimir Poutine. Comment la Russie se prépare-t-elle pour l’après-Poutine ? Le point de vue de Jean de Gliniasty, directeur de recherche à l’IRIS.

Le dernier mandat de Vladimir Poutine s’achèvera en 2024. Le référendum sur la Constitution qu’il a proposé prépare-t-il le terrain pour sa succession ?

En effet, ce référendum prépare le terrain pour sa succession. Poutine ainsi que les pays de la région ont été très impressionnés par la transition douce qui a eu lieu au Kazakhstan. Avant de démissionner, l’ancien président Nazarbaïev a changé les institutions, préparé son poste à la présidence du Conseil national de sécurité, fait élire un nouveau président et s’est fait nommer père de la patrie avec le droit de participer au Conseil des ministres. Il assure la continuité tout en restant au pouvoir, sachant que son influence diminuera parallèlement à son vieillissement.

Vladimir Poutine est donc en train de préparer sa succession, qui lui permettra, en abandonnant le poste de président, d’avoir une influence sur les institutions. D’autre part, la réforme renforcera les pouvoirs du Premier ministre et du parlement : il sera ainsi très utile à Poutine, étant le président du Conseil national de sécurité et peut-être d’un « Conseil d’État » renforcé, d’avoir un président affaibli et un Premier ministre regonflé. Cependant, il ne faut pas sous-estimer la volonté du président Poutine d’encourager une évolution lente et douce vers plus de démocratie. Si le parlement doit désormais élire le Premier ministre, et même si ce parlement est aujourd’hui majoritairement composé de députés de Russie Unie qui soutient le président, une transition vers plus de pluralité est possible et donnerait une capacité d’évolution démocratique aux institutions.

La notion de référendum a été évoquée par le président, mais il semble que l’on s’éloigne de cette idée et que l’on se dirige vers une approbation du peuple à l’occasion des élections législatives. Un comité constitutionnel sera réuni pour réfléchir à cette réforme, laquelle implique aussi une modification de l’article 81 de la constitution stipulant que le président ne peut pas faire plus de deux mandats consécutifs : l’idée est de supprimer le caractère consécutif des mandats et de limiter leur nombre total à deux.

La popularité de Vladimir Poutine a baissé depuis un an, notamment à cause des questions de retraite et de santé. Quel bilan tirer de la politique économique et sociale du président jusqu’alors ?

La popularité du président a certes chuté, mais elle reste supérieure à 50 %, un score dont rêveraient la plupart des présidents occidentaux. L’ancien premier ministre Medvedev avait par exemple une popularité bien plus basse.

Le bilan de son gouvernement est cependant faible : la croissance est balbutiante, les grands projets nationaux pour relancer l’économie n’ont pas vraiment démarré, la pauvreté n’a pas diminué et le revenu moyen des Russes a diminué de 12 % depuis cinq ans.

Le contrat politique et moral que Poutine avait avec la population russe a déjà changé une fois et est en train de changer une seconde fois. Le premier contrat, au moment de son arrivée au pouvoir en 2000, était de ramener la prospérité au pays, ce qui a fonctionné, grâce à une meilleure gestion de l’économie, une hausse des prix du pétrole, la réduction du rôle de la mafia, etc. La Russie a connu une croissance de 6 % durant une dizaine d’années, jusqu’à la crise ukrainienne. Le contrat moral et politique a alors changé : il s’agissait cette fois de récupérer le statut de grande puissance de la Russie via l’annexion de la Crimée.

Aujourd’hui, le nouveau changement de contrat que le président propose aux Russes par la réforme qu’il est en train de mettre en place est fondé sur une nouvelle politique sociale et de santé.

Que peut-on attendre du nouveau gouvernement ? Quelles devraient être ses priorités ?

Dans le programme du nouveau gouvernement, comme dans le discours de Poutine au parlement, une grande partie est consacrée aux questions sociales : augmentation de la natalité, donner un capital aux mères, organisation de la médecine d’urgence, amélioration des retraites… Le nouveau gouvernement devra donc gérer le budget dans l’intérêt de la dépense sociale, et il sera jugé sur ce sujet.

Outre la question sociale, Poutine a brièvement évoqué la question militaire dans son discours au parlement : la Russie a maintenant des missiles hypersoniques que les Occidentaux souhaiteraient aussi acquérir et a donc de l’avance sur eux. On a vu depuis deux ans que le budget militaire russe allait en diminuant (il est aujourd’hui inférieur à celui de la France) et que les dépenses sociales augmentaient. Poutine a voulu dire que la Russie a déjà fait l’effort militaire nécessaire et que ce n’est plus la priorité.

Les nouvelles priorités du gouvernement sont donc de diminuer la pauvreté, de développer la recherche, de mettre fin à l’exode de la population jeune et de faire de la Russie un pays plus riche et plus apte à répondre aux besoins de sa population. C’est une sorte de tournant social du régime.

Source : IRIS, Jean de Gliniasty, 17-01-2020

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calal // 27.01.2020 à 08h28

Article tres interessant, non anglo-centre et pas vu ailleurs.
La question de la transmission des valeurs au cours du temps long est une question qui me touche de pres et qui m’interroge. Je m’inquietais de la situation russe car pour moi,poutine avait sauve le monde non-occidental du danger ploutocratique. Devant la persistance de ce danger et des pressions economiques americaines sans cesse renouvelees , poutine allait il se maintenir au pouvoir et courir le risque de devenir “un vieux dictateur” accroche au pouvoir? D’apres cet article,il a l’air de continuer a prendre des decisons pertinentes et allant dans le sens de l’interet general du peuple russe.

30 réactions et commentaires

  • calal // 27.01.2020 à 08h28

    Article tres interessant, non anglo-centre et pas vu ailleurs.
    La question de la transmission des valeurs au cours du temps long est une question qui me touche de pres et qui m’interroge. Je m’inquietais de la situation russe car pour moi,poutine avait sauve le monde non-occidental du danger ploutocratique. Devant la persistance de ce danger et des pressions economiques americaines sans cesse renouvelees , poutine allait il se maintenir au pouvoir et courir le risque de devenir “un vieux dictateur” accroche au pouvoir? D’apres cet article,il a l’air de continuer a prendre des decisons pertinentes et allant dans le sens de l’interet general du peuple russe.

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    • Julien // 27.01.2020 à 11h16

      Sûrement un des meilleurs dirigeants actuel n’en déplaise aux bobos convaincus qu’il est un dictateur sanguinaire ! La propagande anti russe ne fonctionne plus internet est là heureusement pour faire comprendre aux gens qui sont les vrais hommes forts de cette planète… Poutine en fait partie, Macron pas du tout.

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      • Robert // 28.01.2020 à 10h17

        Poutine a la dimension d’ un homme d’ Etat. Macron n’est qu’un acteur qui éxécute les ordres de ses mentors financiers.

          +7

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    • Chris // 27.01.2020 à 13h11

      Une habile transition… pour une continuité qui a fonctionné au Kazakhstan. Autant s’inspirer des recettes qui marchent.
      A lire cet article, on réalise que Poutine a agit dans l’urgence selon des priorités pertinentes :
      1. Stopper l’hémorragie de l’après URSS : refonder un Etat fonctionnel, griller les oligarques en train de monnayer les ressources en défaveur de la Fed. de Russie, juguler les mafias ordinaires.
      2. Mener une politique économique qui permettait aux populations de manger, procréer, etc…, bref de se créer un avenir.
      3. Assurer la sécurité du pays en développant les armes et armées pour le mettre à l’abri des convoitises centenaires de l’Ouest et même reconquérir une stature internationale. Améliorer la sécurité alimentaire en réponse aux sanctions occidentales.
      Tout ça en dépit des gros bâtons dans les roues de l’empire en se projetant dans des paris risqués (Crimée, Syrie, politique au MO) mais accompagnés de souplesse et de pro-activité.
      Une politique qui n’aurait pas été possible si la Russie ne s’était pas adossée à la Chine.
      A noter la convergence des développements, chacun dans leur domaine d’excellence. Une politique gagnant-gagnant jusqu’ici.
      Dire que les Ricains rêvent encore de séparer les frères siamois ! Peut-être dans 50 ans, mais d’ici là, l’empire anglo-saxon apparaitra en caleçon sur la grève…
      Une démonstration du thème David et Goliath…
      D’ailleurs à propos de David, personne ne s’attarde sur la longévité politique de l’Israélien Netanyahou ni de l’Allemande Merkel ! Quant aux duettistes Dems-Reps…

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    • Loyd // 28.01.2020 à 08h11

      Oui, un bien meilleur article que celui titré autour de Medvedev, aussi bien par le fond que par la forme.
      Quand à savoir si tout cela est vrai, reste à espérer.

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  • Kokoba // 27.01.2020 à 10h52

    Je trouve plutot l’article assez faible.

    La question de l’après Poutine est extrèmement intéressante.
    Essayer de comprendre ce que Poutine a en tête et ce qu’il prépare pour la Russie.

    En écoutant le discours de Poutine, on a déjà quelques pistes :
    Il ne va pas chercher un nouveau mandat de président.
    Visiblement, il veut plutot un poste où il gardera pas mal de pouvoir et de controle.
    Mais le gouvernement lui même devrait être plus ouvert et démocratique.

    Mais tout cela, on peut l’apprendre directement du discours lui-même.
    J’espérais un peu plus comme analyse de la part du directeur de l’IRIS…

    Enfin, au moins, il ne considère pas Poutine comme un dictateur.
    Et effectivement, on peut voir que Poutine travaille réellement sur le long terme aux interets de son pays.
    Contraire à certains politiques d’ici…

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    • Dominique65 // 27.01.2020 à 11h21

      « tout cela, on peut l’apprendre directement du discours lui-même. »
      Aurais-tu un lien vers une traduction de ce discours (vidéo ou texte) ? Merci d’avance.

        +1

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      • Chris // 27.01.2020 à 13h13

        Article chez Sa.er qu’il ne faut pas nommer ici…

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      • Poslanié // 27.01.2020 à 13h42

        « un lien vers une traduction de ce discours »

        L’annonce d’un projet de modification constitutionnelle a été faite par Poutine le 15 janvier dans son discours devant l’Assemblée fédérale.

        La traduction officielle (en anglais) est ici :
        http://en.kremlin.ru/events/president/news/62582

        C’est très long, et ce qui concerne la constitution est tout à la fin (neuvième paragraphe commençant par ‟Colleagues“)

        Les modifications proposées sont détaillées ici :
        http://en.kremlin.ru/acts/news/62617

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    • NulH // 27.01.2020 à 13h34

      Selon @Kokoba “Je trouve plutôt l’article assez faible.”

      Sans prétention pour votre propos ; l’auteur de l’article est dir. de Recherche à l’ISIS ; ce qui nous conduit à argumenter au sens de recherche académique en science politique.

      SVP pour nous éclairer ; énoncez, selon vous :

      – la problématique de l’auteur de l’article ;
      – puis la ou les questions auxquelles il tente de répondre ;
      – ensuite, reliez, donnez un ou des liens à votre propos ;

      – travail difficile, on en convient,… l’approche peut aider… peut être ???

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      • EugenieGrandet // 27.01.2020 à 21h53

        Jean de Gliniasty est surtout ancien ambassadeur de France en Russie de 2009 à 2016.

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      • Kokoba // 28.01.2020 à 08h22

        La problèmatique de cet article, c’est justement qu’il ne dit quasiment rien.
        Il se contente de répéter ce que Poutine a dit dans son discours.
        Puis, il ajoute quelques lieu communs.

        C’est justement parce que le sujet est intéressant et que j’aimerai avoir plus d’informations que je suis critique.

        J’aurai aimé par exemple qu’il parle des différentes forces politiques présentes en Russie.
        Quid des hommes politiques qui pourront jouer un role majeur dans l’après Poutine ?
        A part Medvedev et Lavrov, je ne connais personne.
        J’aurai simplement aimé plus d’informations sur le petit monde politique Russe.

        Bref, quand je dis que l’article est faible, c’est dans le sens : j’en voudrais plus.

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  • c // 27.01.2020 à 11h15

    Bien malin est celui qui se hasarde à quelque pronostic que ce soit sur ce qui va se passer en Russie. retenir son souffle et espérer le mieux pour la Russie,et donc pour nous,me paraît être la bon choix. Là,je donne ma langue au chat,charmante expression désuète.

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  • Ando // 27.01.2020 à 11h18

    On se rappellera que c’est le nouveau gouvernement Poutine qui a relancé la redistribution sociale en Fédération de Russie au début des années 2000, après les années de misère de la ‘démocratisation’ conduite avec le soutien des régimes de l’ouest. C’est aussi pour cela qu’il est aimé en Russie. Par ailleurs, comparer en dollars voire en euros le budget de la défense russe avec celui de la France n’a aucun sens. Seule une comparaison en PPA est pertinente. Mesure en PPA, le pib russe est au niveau de celui de l’Allemagne. La Russie n’a jamais été aussi riche qu’elle l’est aujourd’hui. L ‘un de ses problèmes est la répartition de cette richesse. Bâtir un coffre fort pour rester à l’abri des tentatives de déstabilisation de la voyoutocratie en cols blancs de Washington a du sens, mais cela n’aide ni l’investissement ni la progression des salaires.

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    • Chris // 27.01.2020 à 13h22

      Le chantier “redistribution des richesses” est annoncé par le discours annuel du président russe : ce sera “social”… ou ne sera pas !
      En tout cas, le plan est bien musclé et ciblé pour y parvenir, toujours dans la perspective d’adoucir la dépression démographique causée par moins de femmes en âge de procréer résultant de la décennie Yeltsine.
      Voir les tableaux de la dépression démographique mondiale annoncée :
      https://econimica.blogspot.com/2019/10/the-demographic-depression-will.html
      Version FR chez Sa.er

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      • moshedayan // 27.01.2020 à 21h11

        Ando et Chris je vous rejoins.
        Ce qui m’étonne surtout chez votre chercheur de Gliniasty c’est qu’il ne dit absolument rien mais rien du tout ! sur le fait que
        Dimitriv Medvedev a été nommé au Conseil de Sécurité . Or, il suffit d’écrire sur Yandex.ru “Chto delaet seichas Medvedev” pour tomber sur des articles qui montrent que cette nomination est loin d’être insignifiante.
        Mon hypothèse est que Poutine et Medvedev préparent lentement la création d’une tétrarchie. Ils cherchent 2 successeurs potentiels sur lesquels, eux, avec le Conseil de Sécurité de la Russie veilleront pour que les 2 nouveaux appliquent les grandes lignes futures. (et étouffent toutes les tentatives régulières de la 5e colonne -de s’entendre avec l’Occident pour vendre les ressources du pays et la force de travail de son peuple…)
        Par ailleurs, la stratégie vitale de la Russie repose sur la dédollarisation de son économie et l’ouverture vers des pays “nouveaux puissants ou intéressants” : la Chine, l’Inde, l’Afrique du Sud mais aussi l’Indonésie et les deux Corées (considérés comme des partenaires industriels…)

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        • EugenieGrandet // 27.01.2020 à 21h57

          Excellente remarque.
          Pour info, le conseil de sécurité est le vrai gouvernement russe. L’autre n’est que technocratique.
          Regardez qui est au Conseil de Sécurité et vous verrez qui dirige ce pays, collégialement.
          Rappel Glistiany a été ambassadeur de France à Moscou de 2009 à 2016. Ça n’est pas un chercheur !

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  • Kokoba // 27.01.2020 à 11h30

    Certaines parties de l’article sur l’économie Russe semblent aussi plutot fausses :
    “les grands projets nationaux pour relancer l’économie n’ont pas vraiment démarré”

    Je ne vais certainement pas pretendre être spécialiste de la Russie mais je lis régulièrement à droite, à gauche la mise en place de projet structurels.

    Par exemple, la Russie est en train de construire 5 (cinq!) grands docks qui ensuite permettront la construction et la maintenance de grands navires ou structures qui eux-mêmes permettront à la Russie d’avancer dans de nombreux domaines : commerce, infrastructures énergétiques, militaire, etc…

    C’est ce genre de projet qui prépare l’avenir.

    Nous, de notre cotè…
    C’est quand la dernière fois où la France c’est lancée dans un grand projet d’infrastructure ?

      +16

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  • Ando // 27.01.2020 à 11h39

    Vladimir Poutine à pris les rênes du pouvoir fin 1999 dans une situation incroyablement compliquée, dans une Russie qui avait touché le fond sur tous les plans,le stade suivant et approchant étant le démantèlement du pays. Il fallait un usage de la force et de l’autorité qui soit pense et pondéré, trop ou trop peu et c’eût été également désastreux. Poutine est un chef d’état, et il n’y en a pas vraiment d’autre en Europe. C’est aussi un authentique rejeton du peuple russe (“il est des nôtres” comme ils disent la bas). Reste à espérer pour ce pays que la nouvelle équipe nommée il y a quelques jours fera mieux en économie, qui n’a jamais été le point fort de Poutine.

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    • Séraphim // 28.01.2020 à 04h23

      Surtout, il aime la Russie. Quand on lui a demandé une fois s’il réagirait à une attaque nucléaire, prenant le risque d’anéantir l’humanité, sous-entendant qu’au fond la Russie pourrait se sacrifier pour que le monde continue, il a répondu : “Oui, bien sûr nous réagirions avec toutes nos forces nucléaires…que vaudrait un monde sans la Russie?” Phrase qui devrait éclairer tout patriote (hors circonstancess tragiques). “Que vaudrait un monde sans la France (l’Indonésie, l’Islande, la Birmanie, le Danemark…)

        +8

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      • RV // 28.01.2020 à 20h44

        Vous ne pensez pas un instant qu’un chef d’Etat déclare qu’il n’a pas l’intention d’utiliser l’arme nucléaire en seconde frappe !

          +0

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        • Seraphim // 29.01.2020 à 05h20

          On sent que vous m’avez bien lu! Je souligne non pas le oui (évident) ou non (impossible) de sa réponse mais la motivation, motivation que j’encourage à faire nôtre quelle que soit notre patrie, même fort désarmée, comme les pays listés.

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  • Dominique65 // 27.01.2020 à 11h51

    « la réforme qu’il est en train de mettre en place est fondé sur une nouvelle politique sociale et de santé. »
    Pourquoi donc est-ce que le gouvernement russe s’interdit-il de faire comme les autres : financer cette politique par la dette ?

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    • Chris // 27.01.2020 à 13h26

      Parce que la dette est la servitude. Le rouble n’a pas la cote du dollar… qui permet aux Américains de vivre comme des cocotes dévoyées, tyranniques et inconséquentes.

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    • JMD // 27.01.2020 à 15h58

      C’est simple. La Russie dispose de réserves financières, deux fonds souverains pour plus de cent milliards d’euros. Le financement n’était pas le problème, c’était plutôt le bilan médiocre du gouvernement pour réaliser ce qui a été une promesse électorale de Poutine.

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  • Alligator427 // 27.01.2020 à 12h32

    Un tournant “social” du régime russe ?

    Euh… il y a comme un oxymore dans cette expression : la Russie est une ploutocratie (extrême concentration des richesses et aucune progressivité de l’impôt). Si d’aventure la question du bien-être de la population devenait une priorité de ses dirigeants, il ne faudrait pas parler de “tournant” mais de révolution complète.

    Et d’expérience, c’est rarement les dirigeants qui initient les révolutions. Du coup j’ai quelques doutes sur la pleine lucidité de cet analyste de l’IRIS.

    Et ce n’est pas parce qu’on a des dirigeants corrompus, hypocrites, ploutocrates et éborgneurs dans notre pays qu’on doit mécaniquement croire que c’est mieux ailleurs.

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    • X-101 // 28.01.2020 à 07h44

      merci pour ce commentaire, jusqu’ici j’avais comme l’impression de n’avoir à lire que des commentaires de russophiles et donc comme un certain manque de discernement ….

        +0

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  • Fabrice // 27.01.2020 à 12h36

    Cela resoud une question que je me posais car contrairement à ce que beaucoup pensent la modération de Poutine dans certaines circonstances risquait de faire défaut à son successeur et clairement faire basculer l’horloge de fin du monde à minuit.

    https://www.notre-planete.info/actualites/4199-horloge-apocalypse-fin-du-monde

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  • antoniob // 27.01.2020 à 15h50

    La comparaison faite par Gliniasty avec le Kazakhstan n’est pas très pertinente. Les contextes diffèrent. Et à la base il ne s’agit pas d’un bonhomme tout seul et omnipotent mais d’un groupe de gens partageant une vision commune. Poutine est là car il s’agit d’une génération semblable autour de lui.

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