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30.mars.201830.3.2018 // Les Crises

Nous sommes dans l’ère des nains, par George Kennan [1998]

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Je le ressors vu l’actualité…

Je vous propose aujourd’hui la traduction pour ce blog d’un article de 1998 de George Kennan (1904-2005), qui était un diplomate, politologue et historien américain dont les idées eurent une forte influence sur la politique des États-Unis envers l’Union soviétique au sortir de la Seconde Guerre mondiale.

De 1944 à 1946, il est chef de mission à Moscou. À la fin de son mandat, il envoie au secrétaire d’État un télégramme de 8 000 mots proposant une nouvelle stratégie face à l’URSS, pour limiter son désir d’expansionnisme.

En juin 1947, alors directeur des affaires politiques du Département d’État, il écrit sous le pseudonyme de X un article dans la revue Foreign Affairs, The Sources of Soviet Conduct (Les sources de la conduite soviétique), dans lequel il reprend et approfondit les idées émises dans son long télégramme. Il y explique la politique étrangère de Staline comme une combinaison de l’idéologie marxiste-léniniste, qui prône la défaite des forces capitalistes à travers le monde, et sa propre détermination à utiliser la notion d’« encerclement capitaliste » comme feuille de vigne pour légitimer sa régimentisation de la société soviétique et consolider son pouvoir. Il est donc nécessaire, selon Kennan, que les États-Unis répliquent par une politique d’endiguement destinée à contenir l’expansionnisme soviétique. C’est le fameux principe du containment, fondement de la Doctrine Truman.

Entre avril 1947 et décembre 1948, lorsque George Marshall est Secrétaire d’État (= Ministre des affaires Étrangères), son influence est alors maximale, et il met ses idées en pratique en devenant l’architecte intellectuel du plan Marshall.

Cependant, toute sa vie, il répètera que ces avertissements n’impliquaient pas forcément toutes les mesures prises pour contenir l’expansionnisme soviétique : « Mes idées au sujet de l’endiguement ont été déformées par les gens qui les ont comprises et exécutées uniquement comme un concept militaire ; et je pense que c’est cela qui nous a conduits aux 40 années du processus inutile, horriblement coûteux, que fut la guerre froide. »

Interrogé en 1990 au sujet de la mauvaise interprétation de son article, Kennan répète qu’il n’a jamais considéré les Soviétiques comme une menace militaire.

En 1948, il présenta le Mémo PPS23 du Conseil des relations extérieures : « Nous possédons 50% des richesses mondiales, mais nous ne constituons que 6,3 % de la population du globe. Cette disparité est particulièrement importante entre nous-mêmes et les peuples d’Asie. Pour cette raison, nous ne pouvons qu’être l’objet d’envie et de haine. Ce que nous devons faire dans la période qui vient, c’est de concevoir un mode de relation qui nous permettra de perpétuer cette position de disparité sans mettre en péril notre sécurité nationale. Si nous voulons atteindre ce but il nous faut nous débarrasser de toute sentimentalité et ‘rêve éveillé’ ; et quel que soit le lieu nous devrons concentrer notre attention sur nos objectifs nationaux immédiats. Ne nous mentons pas à nous mêmes en pensant que nous pouvons nous offrir le luxe aujourd’hui d’être des altruistes et des bienfaiteurs du monde… » [Mémo PPS23, John Kennan, 1948] (Texte, Source)

Sa vision en 1998 (à 94 ans…) est donc particulièrement précieuse dans le contexte actuel.

Affaires étrangères : et maintenant, un mot de « X » (1998)

Sa voix est maintenant un peu fragile, mais son esprit, même à l’âge de 94 ans, est toujours aussi aiguisé qu’auparavant. Alors, lorsque j’ai joint George Kennan au téléphone pour avoir sa réaction à la ratification de l’extension de l’OTAN, ce ne fut pas une surprise de constater que l’homme qui était l’architecte du succès de la doctrine du « containment » de l’Union Soviétique, et l’un des plus grands hommes d’État du XXe siècle avait une réponse de prête.

Je pense que c’est le début d’une nouvelle guerre froide, disait M. Kennan à partir de sa maison, à Princeton. « Je pense que les Russes vont progressivement réagir de façon adverse, et que cela aura un effet sur leurs politiques. Je pense que c’est une erreur tragique. Il n’y a absolument aucune raison de faire cela. Personne n’était menacé. Cette extension ferait se retourner dans leur tombe les pères fondateurs de ce pays. Nous nous sommes engagés à protéger un grand nombre de pays, alors même que nous n’avons ni les ressources ni l’intention de le faire de façon sérieuse. [L’extension de l’OTAN] était simplement une action conduite avec insouciance par le Sénat qui n’a aucun intérêt réel pour les Affaires étrangères.

« Ce qui m’ennuie, c’est le manque d’information et la superficialité de l’ensemble du débat qui a eu lieu au Sénat » ajouta M. Kennan, qui était présent lors de la création de l’OTAN, et dont l’article anonyme, en 1947 dans le journal of Foreign Affairs (Journal des Affaires étrangères), signé « X », a défini la politique de containment de l’Amérique pendant la guerre froide pour les 40 ans qui suivirent.

« J’étais particulièrement ennuyé par les références à la Russie comme un pays mourant d’envie d’attaquer l’Europe de l’Ouest. Les gens ne comprennent-ils pas ? Nos différends étaient avec le régime communiste soviétique. Et maintenant, nous tournons le dos à ces mêmes gens qui ont organisé la plus grande révolution de l’Histoire pour mettre fin à ce régime soviétique, et cela sans effusion de sang ! »

« Et la démocratie russe est aussi avancée, si ce n’est plus, que celle de n’importe lequel de ces pays que nous venons de nous engager à défendre contre la Russie. » dit M. Kennan, qui rejoignit le Département d’État en 1926, et fut ambassadeur américain à Moscou en 1952. « Cela montre un manque de compréhension de l’histoire de la Russie et de l’Union Soviétique. Bien sûr que cela va entraîner une réaction hostile de la part de la Russie, et alors, ils [ceux qui auront choisi d’étendre l’OTAN] diront qu’ils vous avaient bien dit que les Russes étaient comme cela. Mais c’est tout simplement malhonnête. »

On peut seulement se demander ce que les historiens du futur diront.

Si nous avons de la chance, ils diront que l’extension de l’OTAN à la Pologne, à la République tchèque n’eurent aucune importance, car le vide qu’elle était censée remplacer avait déjà été comblé, ce que l’équipe de Bill Clinton n’avait pas vu. Ils diront que les forces de la mondialisation intégrant l’Europe, couplées aux nouveaux accords de contrôle des armements, eurent un effet si important que la Russie, malgré l’extension de l’OTAN continua son processus de démocratisation et d’occidentalisation, et fût peu à peu entraînée dans une Europe vaguement unifiée.

Si nous n’avons pas de chance, ce qu’ils diront, prédit M. Kennan, c’est que l’extension de l’OTAN a créé une situation dans laquelle l’OTAN avait alors soit à s’étendre jusqu’aux frontières mêmes de la Russie, déclenchant une nouvelle guerre froide, soit à s’arrêter après l’inclusion de ces trois nouveaux pays, et créer une nouvelle ligne de division en Europe.

Mais il y a quelque chose que les historiens du futur ne manqueront sûrement pas de remarquer, et c’est l’absence complète d’imagination qui aura caractérisé la politique étrangère des États-Unis à la fin des années 1990. Ils noteront que les événements clés de ce siècle eurent lieu entre 1989 et 1992 – l’effondrement de l’Empire soviétique, qui avait les capacités, les intentions impériales, et l’idéologie pour réellement menacer le monde libre. Que grâce à la résolution de l’Occident, et au courage des démocrates russes, l’Empire soviétique s’effondra sans un coup de feu, engendrant une Russie démocratique, libéra les anciennes républiques soviétiques, et mena à un accord de contrôle des armements sans précédent avec les États-Unis.

Et quelle fut la réponse des États-Unis ? Ce fut d’étendre l’OTAN, l’alliance créée pendant la guerre froide contre l’URSS, et de la rapprocher des frontières de la Russie.

Oui, racontez à vos enfants et vos petits-enfants que vous viviez à l’âge de Bill Clinton et William Cohen, à l’âge de Madeleine Albright et Sandy Berger, à l’âge de Trent Lott et Joe Lieberman, et que vous aussi étiez présent lors de la création du nouvel ordre de l’après-guerre froide, lorsque ces géants de la politique étrangère mirent leur cerveau en commun pour produire… une souris.

Nous sommes dans l’ère des nains. La seule bonne nouvelle est que nous y sommes arrivés en un seul morceau car avant cela, il y eut un autre âge, l’ère des Grands Hommes d’État, qui avaient à la fois de l’imagination et du courage.

Et alors qu’il me disait au revoir au téléphone, M. Kennan ajouta juste une chose : « Ce fut toute ma vie, et cela me peine de la voir fichue en l’air à la fin. »

Source : Thomas Friedman, Foreign Affairs, 2 mai 1998

Traduction : www.les-crises.fr

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

Fritz // 30.03.2018 à 19h09

J’imagine la tête de Kennan s’il avait su que l’OTAN envisageait d’intégrer la Géorgie et l’Ukraine… Comme si le pacte de Varsovie avait voulu intégrer la Floride et la Californie. En comparaison, la mise en place de missiles soviétiques à Cuba est assez anodine.

30 réactions et commentaires

  • Fritz // 30.03.2018 à 18h31

    « une erreur tragique ». Que dire de plus, si on admet la bonne foi de Bill Clinton et compagnie ?
    Sinon, on dira : « une provocation criminelle ».
    Quant à la France, qui avait quitté l’OTAN en 1966, son retour honteux dans l’OTAN (1995-2009) au moment même où elle s’étendait pour achever la Russie postsoviétique me donne la nausée.

    J’ai cité plusieurs fois cet entretien de Thomas Friedman avec George Kennan. Il devrait figurer en bonne place parmi les pièces justificatives d’un livre éventuel : « Les Origines de la Troisième Guerre mondiale ».

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    • Fritz // 30.03.2018 à 19h09

      J’imagine la tête de Kennan s’il avait su que l’OTAN envisageait d’intégrer la Géorgie et l’Ukraine… Comme si le pacte de Varsovie avait voulu intégrer la Floride et la Californie. En comparaison, la mise en place de missiles soviétiques à Cuba est assez anodine.

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  • Leïla // 30.03.2018 à 18h32

    Des nains….totalement contre-productifs.
    Il est certain que l’histoire nous rendra justice comme assassins de masse !

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  • Vjan // 30.03.2018 à 19h19

    Que nos dirigeants soient des nains n’aurait aucune espèce d’importance s’ils se hissaient sur les épaules des géants qui les ont précédés.
    Malheureusement – et c’est le fond de l’article -, en plus de leur petitesse, leur tête enflée les handicape et les empêche de voir bien loin.

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    • Leïla // 30.03.2018 à 21h39

      Pire, ils fonctionnent comme si internet n’existait pas et que CNN, Reuter, l’AFP étaient toujours dans la course. Promenez vous en Afrique ou en Inde…le monde a changé. Les rapports de force sont différents mais nos zélites vivent dans un autre monde !
      Qui travaille 12h/jour, 6 jours sur 7 ? Les chinois, les égyptiens, les indiens…
      Quand on fait cours en France, c 25 mn /h max…pas dans les pays asiatiques, africains, sud-américains…passé un moment, il faut se rendre à l’évidence. Le niveau n’est pas le même dans des sociétés de loisirs mais on fait comme si….beaucoup d’arrogance mais le fond est un peu faible !
      Cela nous crève les yeux mais nous ne voulons pas voir. Qui rachète des commerces durs comme le bar-tabac restauration…les chinois ! Faut se réveiller et arrêter de penser que nous avons des droits acquis …ils sont acquis sur le dos des africains et des asiatiques qui aujourd’hui se rebiffent !

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    • calal // 31.03.2018 à 08h08

      l’heritage et l’inertie des epoques precedentes ont ete dilapides. Les productions contemporaines gaspillees et externalisees en chine: les generations occidentales europeennes futures vont devoir se remettre au boulot serieusement. Le menage parmi les dirigeants anciens a deja commence. Ceux parmis eux qui s’accrochent ou leurs heritiers qui veulent continuer a croire dans leur modele representent un risque pour les democraties dans leur quete pour le maintien de leur suprematie injustifiee .
      Bah, chacun recoit des cartes et il les joue suivant son talent…Chaque generation a son defi,son propre combat a mener et un bilan a presenter a la fin.

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  • Ovni de Mars // 30.03.2018 à 19h23

    J’en viens à espérer une crise financière dévastatrice emportant toute l’économie occidentale. Seule possibilité peut-être, même si dangereuse, de couper les liens entre l’Europe et les Etats-Unis et de mettre dehors toute l’oligarchie atlantiste à la tête de l’UE.

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    • caliban // 30.03.2018 à 20h18

      Scénario possible :
      • destitution de Trump suite à ses galipettes avec une actrice porno
      • convocation de nouvelles élections
      • Sanders en tête dans les sondages
      • crash financier

      … mais je ne mettrais quand même pas un billet là-dessus 🙂

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      • cording // 30.03.2018 à 21h25

        dans l’hypothèse hautement improbable de la destitution de Trump il n’y aura pas de nouvelles élections mais son vice-président lui succéderait comme c’est prévu dans la constitution. C’est ce qui s’est passé en 1972 lorsque Richard Nixon a du démissionner suite à l’affaire du Watergate.

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        • caliban // 31.03.2018 à 03h25

          Merci pour ce rappel !

          Du coup les Etats-Uniens pourraient avoir Mike Pence, https://fr.wikipedia.org/wiki/Mike_Pence

          A en juger par sa fiche, il est d’extrême-droite mais assez girouette (il aime le cash ?).

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      • Leïla // 30.03.2018 à 21h47

        Vous pensez vraiment que Hillary aurait été un meilleur cheval…la même en plus policée. Le problème est cette fuite en avant d’un monde blanc, conçu pour eux et par eux…les droits de l’homme n’ont jamais concerné les noirs, les basanés…où sont nos matières premières ? Qui va dans les mines ?
        Pas vraiment africain cet embastillement des personnes âgées dans des EPAHD horribles !
        L’autre a aussi des arguments pour dénoncer les manquements aux droits de l’homme ici !

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      • Jean Mathieu // 31.03.2018 à 09h39

        “destitution de Trump suite à ses galipettes avec une actrice porno”

        Macron couche avec sa prof, et vous l’avez élu! Qu’il ait couché avec une actrice porno il y a 10 ans changera quoi pour sa Présidence?

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        • Idomar Yasagof // 31.03.2018 à 12h07

          “Macron couche avec sa prof”
          Heu, permettez moi d’émettre un doute.
          A ce jour il n’y a aucune trace de preuve d’une telle gymnastique.
          Il n’en donne que des apparences, et comme c’est un obsédé de la com, tout est possible.

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    • RV // 30.03.2018 à 21h05

      @ Ovni de Mars Le 30 mars 2018 à 19h23

      vous n’avez rien en banque
      et un lopin de terre cultivable ?

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  • moshedayan // 30.03.2018 à 19h50

    Georges Kennan, comme Robert Mc Namara sur le Vietnam, fait partie de ces Américains qui s’offrent à la veille de leurs morts une virginité ou un mea culpa. Je ne leur accorde aucun crédit sur le fond de leurs sincérités : parce que, quand ils étaient aux affaires, ils n’ont fait que servir avec zèle les intérêts de leur pays Empire. Par contre, leurs propos sont intéressants parce qu’ils révèlent à bien des égards le fond de l’attitude de leurs pays. C’est le cas ici.
    Quant aux Russes, . Le divorce est-il consommé ? Je le crois, parce que tout montre que la Russie doit avoir un seul objectif : moderniser son propre marché national sans l’aide de l’UE et le rendre si puissant que l’UE n’aura plus que la crainte de lever les sanctions, en voyant « déferler » une concurrence redoutable (comme pour la Chine). Son intérêt est là. Une Russie puissante économiquement signifie désormais une UE moribonde à l’avenir.

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    • Leïla // 30.03.2018 à 21h56

      L’UE est aussi moribonde avec les USA…en pire !
      N’oublions pas le niveau de la Russie qui a toujours produit des gens géniaux…l’Amérique importe beaucoup de ses ” cerveaux “…grosse différence !
      L’intérêt de l’Europe est de s’accrocher aux wagons russes et asiatiques…les anglo-saxons se servent de nous et se délesteront quand ils n’en auront plus besoin….com dab !

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      • DUGUESCLIN // 31.03.2018 à 05h23

        Si on prend en considération le continent européen, sa culture et ses intérêts communs, on peut considérer que l’UE n’est pas représentative de l’Europe, puisque sa plus grande puissance en est exclue. En Europe, seule la Russie, résiste aux nains.
        La plus grande crainte de ces nains anglo-américains est la prise de conscience par les européens de ce que devrait représenter l’Europe toute entière. A savoir, la fin de l’hégémonie anglo-américaine profondément anti-européenne, qui ne reconnait l’UE que comme vassale de son empire et passe son temps à la diviser pour en empêcher l’émergence. Allant même jusqu’à provoquer des guerres fratricides pour assurer sa domination.

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  • Fred79 // 30.03.2018 à 20h55

    Le passage qui m’a le plus z’émue:

    “Nous possédons 50% des richesses mondiales, mais nous ne constituons que 6,3 % de la population du globe. {…} Ce que nous devons faire dans la période qui vient, c’est de concevoir un mode de relation qui nous permettra de PERPÉTUER CETTE POSITION DISPARITÉ sans mettre en péril notre sécurité nationale.”

    A vot’ bon coeur, m’sieurs, dames!

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    • Fritz // 30.03.2018 à 20h58

      Ah, la fameuse générosité américaine…
      Empiffrons-nous mais sachons tenir les gueux en respect.

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      • Sybillin // 30.03.2018 à 23h33

        Je vous signale que certes ils s empiffrent, mais justement ce sera leur perte…car un pays qui a 20% de vrais obèses et 50%de sa population en surpoids ne sera à terme plus très performant surtout lorsque les soins coûtent si chers.
        Il est dommage que l argent des missiles ne soit pas utilisé à préserver la santé! Mais il faut raisonner à long terme et…c est moins fun !

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    • Kiwixar // 30.03.2018 à 23h12

      “Nous possédons 50% des richesses mondiales, mais nous ne constituons que 6,3 % de la population du globe”

      La difficulté de mesurer la possession de richesses… Je serais très curieux de voir l’évolution de ce chiffre “Occident” x Reste du monde, à la grosse, par décennies, selon plusieurs indicateurs :
      – population
      – PIB
      – Etats : réserves devises et or audité (Fort Knox?) – dettes
      – grandes entreprises (Apple a 250 milliards $ de réserves de cash)
      – brevets
      – investissements en infrastructures

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      • Theoltd // 30.03.2018 à 23h33

        D’autant que selon certaines sources, la Russie posséderait 60 % des ressources mondiales en : Pétrole, Gaz, Metaux, Bois, eau…. La Russie un pays pauvres? C’est comme si vous disiez a un fermier que c’est un bouseux, car il n’a pas de Rolex, mais que vous soyiez obligé de venir chez lui pour trouver de quoi diner.

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        • John V. Doe // 31.03.2018 à 10h19

          La richesse en matières premières est un facteur de pauvreté de la population et non de richesse si j’en crois les nombreux exemples dans le monde : Congo, Venezuela (sauf Chavez), Afrique du Sud, etc…

          Et, oui, nous nous rendons chez les bouseux pour trouver de quoi manger. Il n’empêche que c’est eux qui sont pauvres, suicidaires, exposés aux cancérigènes et j’en passe.

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          • Theoltd // 31.03.2018 à 11h10

            C’est sur que vu que des qu’un pays a du pétrole il se prend soit des sanctions, soit des bombes de l’Otan, il ne risque pas d’être riche… La presidente de l’Argentine avait bien resume la situation: “On a trouve du pétrole en Argentine, mais vu ce qui arrive aux pays qui ont du pétrole, ce n’est pas forcement une bonne nouvelle”
            C’est quand bien mieux d’avoir une économie basée sur les services a la personne, les maisons de retraite, etc…. ça c’est du solide. Enfin, tant qu’on peut piller les pays précédents évidemment,

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    • calal // 31.03.2018 à 08h16

      Oui, nous n’avons pas su partager avec ces pays. Pas etonnant qu’ils viennent chez nous maintenant puisqu’ils ont compris que ce n’est que contraint et force que nous permettrons a leur pays d’origine de se developper et de nous “faire concurrence”.

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  • Ben // 30.03.2018 à 22h46

    L’aspect positif de cette nullité des euro-americains lors de cette décennie des années 90, c’est que l’ex-URSS fut pillée par des voyous occidentalistes coachés par des cow-boys, qui se goinfraient comme des cochons, sans vision d’avenir, en pauvres nains politiques qu’ils étaient.
    Les Russes ont logiquement repris leur destin en main, après s’être débarrassés de ces nullités. C’est une bonne chose.

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    • Kiwixar // 31.03.2018 à 00h29

      La 2e erreur majeure a été de s’attaquer à la Chine et à la Russie en même temps, comme des gros voyous, les poussant dans les bras l’un de l’autre, au lieu de les pousser à s’entretuer en attisant les heurts et la haine. Pourtant les Russes voulaient vraiment encore faire partie du “club” occidental il y a encore quelques années.

      C’est fini, ils n’ont plus que mépris pour nous dont les seules “valeurs” sont le pognon, le mensonge et les perfidies (albionaises).

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      • Laurent // 31.03.2018 à 12h02

        C’est clair qu’avec des idées comme ça, on s’en sortait mieux….

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    • moshedayan // 31.03.2018 à 14h29

      Vous avez raison sur la Russie “eltsinienne” mais moi je ne crois pas à la “nullité des euro-américains”, Ils savouraient, profitaient de leur victoire sur le communisme et avaient pour s’en convaincre aussi tous les nouveaux profiteurs de l’Europe de l’Est des Etats Baltes à la Roumanie qui criaient “nous voulons l’OTAN” pour se faire bien récompenser. Un jour, les peuples de ces pays demanderont aussi des comptes, j’en suis persuadé. Les vrais comptes, et la propagande de l’UE ne suffira plus. Probablement que cela passera d’abord par le rétablissement de la Yougoslavie.

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  • un citoyen // 31.03.2018 à 05h00

    Un point de vue intéressant car on en revient à la thèse plausible de la défaillance des élites (ou d’une partie) tant au niveau américain que européen, défaillance que je ne peux m’empêcher de rapprocher -si elle est bien avérée- avec la transformation de l’aristocratie démocratique (aristocratie au sens grecque – les “bons” élites, les grands hommes) en l’oligarchie financière actuelle.

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