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29.mars.201829.3.2018 // Les Crises

Les médias sur la Syrie : naufrage du « journalisme de meute », par Les Géopoliticiens atterrés

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Fidèles à notre volonté de faire vivre le débat démocratique, nous publions aujourd’hui cette tribune des « Géopoliticiens atterrés » – un collectif de spécialistes en géopolitique –, qui souhaitaient répondre à un article dénigrant Le Média.

Nous n’en partageons pas forcément tous les points, mais il nous semble utile pour faire vivre un débat qui semble interdit sur la question de la guerre en Syrie.

Comme toujours, nous insistons sur l’indispensable prudence face aux événements de ce terrible conflit, en espérant qu’il se termine bientôt, et que tous les coupables d’exactions soient jugés – sachant qu’il y en a dans tous les camps, comme l’indiquent ces rapports d’Amnesty International sur les crimes du gouvernement syrien et sur ceux de ses opposants armés.

Réponse des « Géopoliticiens atterrés » à un scandaleux article sur la Syrie publié par le site Lundi.am, ainsi qu’aux journalistes, experts et éditorialistes qui l’ont hâtivement relayé

Sachant que Claude El Khal, et l’intégralité de la rédaction du Média, ont été indignement attaqués dans l’édition #135 de Lundi.am, nous avons souhaité réagir afin de défendre la liberté d’expression et d’opinion, en ces temps de menace vitale contre ces droits durement acquis. En notre qualité d’experts en géopolitique, nous précisons que nous ne partageons pas nécessairement les choix éditoriaux et le positionnement politique du Média, ni l’ensemble des arguments de Claude El Khal. En revanche, nous considérons que le lynchage qu’ils ont subi – à travers la diffusion hâtive et virale d’un article hautement contestable –, illustre une crise profonde au sein de nos systèmes médiatique et démocratique, qui devrait susciter un débat public d’ampleur nationale.

C’est donc le 28 février dernier que le site Lundi.am publie un article signé du « communiste libertaire » Thomas Moreau et de la « médecin (…) anticapitaliste » Sarah Kilani titré « Le Média sur la Syrie : naufrage du “journalisme alternatif” ». Précisons d’emblée que Lundi.am n’est pas un média spécialisé dans les questions internationales et stratégiques, mais un site géré par la gauche radicale et révolutionnaire, son propre éditeur indiquant qu’il est « considéré par les services de renseignement comme l’émanation culturelle et hebdomadaires [sic] des positions du Comité Invisible », Julien Coupat étant supposé en être un élément central :

Dans leur article sur Lundi.am, Sarah Kilani et Thomas Moreau affirment qu’une chronique de Claude El Khal dénonçant le manichéisme sur la guerre en Syrie relèverait « d’un révisionnisme en temps réel bon teint, voire d’un conspirationnisme avéré ». L’accusant ensuite d’« adhérer à la théorie du complot américano-sioniste », ils avancèrent que les analyses de ce journaliste indépendant se situeraient dans « le registre du premier pas vers le négationnisme ». Au vu de l’extrême gravité de ces allégations, il est d’intérêt public – au vu du large écho de cet article de Thomas Moreau et de Sarah Kilani –, d’alerter l’opinion sur la grande violence verbale de cette dernière, mais aussi sur le fait que ses articles relativisent parfois (quand ils ne sont pas proches de la négation) des crimes du Front al-Nosra et de la nébuleuse jihadiste dans la guerre en Syrie. La France ayant été durement frappée par ce même extrémisme, il ne nous est pas possible de laisser passer sans réagir ces écrits de Sarah Kilani à l’aune des exactions massives des islamistes au Levant, et des législations en vigueur concernant l’apologie du terrorisme. À travers cet article, le lecteur pourra ainsi se faire sa propre idée sur son degré d’expertise sur le dossier syrien, et sur l’humanisme à géométrie variable qu’elle revendique.

Rappelons au préalable que Sarah Kilani n’est pas une universitaire, ni une spécialiste de la Syrie, mais la fille d’un médecin syrien expatrié, dont on lira ici le parcours. Soulignons également qu’elle n’a jamais publié d’ouvrage sur ce sujet, et qu’elle affiche ouvertement son militantisme anti-Assad – ce qui est son droit, mais qui n’est pas un gage de neutralité. On peut le constater sur sa photo de profil Facebook, postée au moment de l’offensive de l’armée régulière syrienne et de ses alliés dans la Ghouta orientale :

Certains de ses propos sur son compte Facebook soulèvent d’ailleurs de lourdes interrogations. On pense par exemple à cette discussion particulièrement dérangeante :

En effet, non contente d’appeler à utiliser du sarin contre le palais présidentiel de Bachar el-Assad, elle s’est ouvertement réjouie sur Facebook – par un smiley sans équivoque –, à l’idée abjecte d’un gazage par ce même neurotoxique des « bourges chiites, alaouites », dont « on s’en fout, tuons-les »… En clair, Sarah Kilani semble cautionner en souriant le gazage au Sarin de civils « chiites, alaouites ». Une curieuse prise de position, assez éloignée d’une vision humaniste de la protection des populations. Rappelons également qu’en Syrie, les « chiites, alaouites », communautés menacées dans la région depuis des siècles, dont elle semble avoir cautionné l’éventuel gazage au Sarin, étaient environ 2,2 millions en 2012 – un recensement plus récent étant impossible du fait de la terrible guerre qui ravage la Syrie depuis bien trop longtemps.

L’on observe également qu’elle considère « les ricains et les anglais » comme des chevaliers blancs, dont les bombes sont censées résoudre le problème syrien – une idée qui, visiblement, revient souvent chez elle :

Démontrant une étrange conception du Droit international humanitaire et du Droit pénal international, ces appels aux bombardements américains pour renverser Assad sont particulièrement ironiques venant d’une « militante anticapitaliste », sachant que la « guerre contre le terrorisme » des États-Unis aurait engendré la mort de près d’un million de personnes en Irak à partir de 2003, sans compter « le bilan de la première guerre du Golfe (200 000 morts), et [de l’]embargo infligé [à ce pays] par les États-Unis [et leurs alliés] (entre 500 000 et 1,7 million de morts) ». Rappelons alors que, durant la campagne irakienne de George W. Bush lancée il y a 15 ans, les forces du Pentagone ont commis de graves exactions contre la population civile (tortures de masse, bombardements indiscriminés, usage intensif de munitions à l’uranium appauvri…), ce qu’oublie de rappeler Sarah Kilani lorsqu’elle demande une intervention américaine.

En outre, alors qu’elle dénonce légitimement les graves exactions des forces de Bachar el-Assad contre les civils dans les zones tenues par les rebelles, elle oublie apparemment que ces derniers y sont accusés de « crimes contre l’humanité » par Human Rights Watch, et que l’ONU confirma durant l’hiver 2016 qu’ils retenaient en otage des dizaines de milliers de civils à Alep-Est – n’hésitant pas à tirer sur ceux qui tentaient de fuir la zone. Comme l’a récemment souligné le New York Times, repris par Le Figaro, ce processus est en train de se reproduire à la Ghouta orientale, les groupes islamistes Jaych al-Islam et Faylaq al-Rahman ayant exprimé leur refus de « toute évacuation de civils et de combattants de leur fief », sans que Sarah Kilani ne s’en soit émue outre mesure. De nouveau, soulignons sa curieuse vision de l’humanisme.

Par ailleurs, alors qu’elle accuse Claude El Khal d’« adhérer à la théorie du complot américano-sioniste » – une allégation doublement insultante, et que l’intéressé a démenti –, Sarah Kilani a écrit sur Facebook qu’une information dont nous ignorons la teneur « pue la propagande sioniste » :

Manifestement peu attachée à la notion de respect dans le débat public, elle a d’ailleurs des mots peu amènes pour M. El Khal :

Elle ne semble même pas avoir de considération pour les personnalités ayant partagé son propre article sur Twitter, comme Raphaël Enthoven :

En effet, lors d’un autre cyber-échange, Sarah Kilani cautionne le fait que M. Enthoven soit traité de « connard » :

Quand la meute médiatique se déchaîne, mais sans vérifier ses sources

Nous pourrions donc en rester là, et laisser aux lecteurs la libre appréciation de l’intégrité de Sarah Kilani, à l’aune des prétentieuses leçons de déontologie que son co-auteur et elle-même ont assenées à Claude El Khal tout au long de leur article. Or, de nombreux reporters, journalistes d’investigation, éditorialistes et experts l’ont recommandé le jour de sa publication sans parfois même l’avoir lu en entier, à l’instar du spécialiste en armes chimiques Olivier Lepick :

Sur son compte Facebook, ce dernier s’est d’ailleurs réjoui que ce « trou du cul mélenchoniste complotiste » de Claude El Khal eût été « éparpillé par petits bouts façon puzzle » dans l’article de Sarah Kilani et de son co-auteur. Sachant que M. Lepick est maire de Carnac, espérons par conséquent qu’il respecte davantage son opposition :

En tant que spécialiste des armes chimiques, on peut également se demander ce que M. Lepick pense de la réaction de Sarah Kilani à l’idée du gazage de populations civiles alaouites…

Cette agressivité extrême, qui est partagée par nombre des détracteurs du Média, et la promptitude avec laquelle des journalistes ont diffusé cet article sans nécessairement l’avoir lu en entier soulèvent de sérieuses questions sur l’importance qu’ils accordent à la Charte de Munich. En effet, à l’ère du débat alarmiste sur les fake news et le complotisme, qui risque de légitimer l’adoption d’un projet de loi incroyablement liberticide (mais heureusement dénoncé par des spécialistes), il serait plus que jamais indispensable de vérifier et de recouper les sources qui appuient des articles relatifs à des conflits armés, en particulier lorsqu’il s’agit de diatribes incendiaires comme celle de Sarah Kilani.

Lorsque l’on s’y penche de plus près, cette analyse est en effet loin d’être aussi « superbe » que ne le proclame Bruno Tertrais.

Directeur adjoint de la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS), où travaille d’ailleurs Olivier Lepick, M. Tertrais avait défendu la guerre illégale de George W. Bush contre l’Irak en mars 2003 car Saddam Hussein développait selon lui des armes de destruction massive

Plus récemment, il a justifié le recours, par la coalition menée par le Pentagone, au terrible phosphore blanc à Mossoul en 2016-2017 dans un but d’« éclairage nocturne » :

Une hypothèse évidemment réfutée par nos confrères Régis Le Sommier et Frédéric Pichon.

Bruno Tertrais s’est ensuite rétracté en affirmant qu’« à Mossoul, c’était essentiellement (peut-être exclusivement) de jour » que fût employé le phosphore blanc – une arme chimique extrêmement dangereuse –, tout en maintenant ses propos sur les buts soi-disant inoffensifs de son utilisation. Manifestement, Amnesty International et Human Rights Watch ne partagent pas cet avis, dénonçant les « blessures durables et horribles » infligées par cette arme, et le « risque mortel » qu’elle fait peser sur les civils. Plus récemment, Bruno Tertrais a recommandé avec enthousiasme cet article de Mme Kilani et de M. Moreau, qui contient pourtant des contre-vérités grossières dès les premiers paragraphes.

En effet, afin de prouver en début d’analyse que « Bachar el Assad (…) [serait] responsable, selon plusieurs organismes, de plus de 90 % des morts civiles en Syrie » depuis 2011, ses auteurs évoquent deux bilans humains en totale contradiction. Le premier décompte mentionné fait état de 101 918 civils tués par l’armée syrienne et ses alliés entre mars 2011 et janvier 2018, alors que l’autre bilan cité recense dans la même période 190 723 civils morts à cause de ces mêmes forces – soit un écart d’environ 90 000 personnes… Il s’agit d’une incohérence majeure, qui trahit la sélectivité de Sarah Kilani et de Thomas Moreau dans le choix de leurs sources. En effet, alors que l’OSDH est cité dans les médias occidentaux comme une référence crédible sur la guerre en Syrie, ils n’ont pas daigné reprendre le bilan publié par cette organisation en mars 2017. Pourtant, ce décompte faisait état de près de 224 000 belligérants tués sur 321 000 morts au total, soit environ 110 000 « rebelles et (…) djihadistes », contre 114 000 combattants loyalistes. Une véritable hécatombe, qui implique des atrocités commises des deux côtés. D’après le grand reporter du Washington Post David Ignatius, la vaste opération clandestine de la CIA ignorée par Sarah Kilani et son co-auteur aurait « tué ou blessé jusqu’à 100 000 soldats syriens et leurs alliés » entre 2013 et 2017, renforçant ainsi les estimations de l’OSDH. Or, selon un graphique utilisé comme source sur Lundi.am, puis posté sur Facebook le 3 mars par Sarah Kilani, la rébellion dans son ensemble aurait tué « seulement » 22 624 personnes en Syrie, dont 6 090 civils et 16 174 militaires… Sachant que David Ignatius est un expert crédible et respecté, et que l’on ne peut ignorer les bilans humains de l’OSDH, les méthodes de Thomas Moreau et de Sarah Kilani sont hautement contestables – cette dernière considérant d’ailleurs 6 090 civils morts comme un bilan léger… Que dirait-elle si des groupes islamistes armés en France tuaient plusieurs milliers de personnes ?

Parmi les journalistes et les experts ayant hâtivement relayé cet article de Lundi.am, qui a pris le temps d’effectuer ces vérifications élémentaires sur les arguments de Mme Kilani et de M. Moreau ?

Nous avons détecté d’autres approximations et contre-vérités dès les premiers paragraphes de cette analyse, comme l’affirmation fantaisiste selon laquelle les rebelles de la Ghouta ne posséderaient que « des mortiers ». En réalité, ils utilisent des chars d’assaut, des lance-missiles antichar – dont des Milan fabriqués par Airbus Group et des TOW de marque Raytheon –, ou de puissantes roquettes qui frappent des Damascènes anonymes. Ayant effectué plusieurs reportages en Syrie, Régis Le Sommier rappela sur Europe 1 que « les rebelles [de la Ghouta] – puissamment armés – envoient régulièrement des obus et des missiles, qui touchent les habitants » de la capitale. Faisant la négation de cette réalité, Sarah Kilani et Thomas Moreau évoquent de « très épisodiques tirs sur Damas en provenance de la Ghouta », comme si ces frappes sur des civils étaient rares et bénignes. Ils contredisent ainsi les spécialistes de l’Université de Stanford, qui ont souligné que Jaych al-Islam avait instauré une « une politique constante d’attaques de représailles sur le centre-ville de Damas ». Vecteur d’influence de l’Arabie saoudite, ce groupe islamiste – qui affichait il y a peu une pile de cadavres de soldats loyalistes sur Twitter –, avait participé en février-mars 2013 à une opération qui, selon des documents de la NSA, visait à « mettre le feu à Damas » et à « aplatir [son] aéroport » – conformément aux souhaits du Prince saoudien Salmane ben Sultan. Soucieux d’imposer un gouvernement pro-Riyad en Syrie, il avait ordonné à ses services spéciaux de livrer plus de « 120 tonnes d’explosifs et autres armements » aux rebelles afin de frapper « le palais présidentiel, l’aéroport international de Damas, ainsi qu’un bâtiment des services de sécurité syriens ». Il serait donc intéressant de savoir si Sarah Kilani et Thomas Moreau ont conscience de soutenir la politique étrangère d’un pays qui est accusé par Hillary Clinton d’avoir financé Daech, en plus d’avoir joué un rôle trouble dans les attentats du 11-Septembre, et d’imposer au Yémen l’une des pires catastrophes humanitaires de l’Histoire – avec l’appui discret des puissances occidentales. L’on peut également se demander si Sarah Kilani et son coauteur apprécieraient, en plein apéritif à Saint-Germain-des-Prés, le fait de devoir esquiver des roquettes, des obus ou des missiles tirés par des « communards », sachant qu’il opèrent un scandaleux amalgame entre la Révolution française et le jihad syrien. Mais peut-être est-ce simplement un effet d’une « convergence des luttes » révolutionnaires ? Le point problématique est que beaucoup de rebelles syriens sont dans une démarche de révolution… islamiste.

Lorsqu’ils décrivent l’opposition armée, Sarah Kilani et Thomas Moreau font en effet preuve d’un simplisme et d’un angélisme déconcertants. Dans un long article publié sur son blog Mediapart en mars 2017, Sarah Kilani décrivit cet ensemble divisé qu’est l’Armée Syrienne Libre (ASL) comme un « front révolutionnaire » uni et modéré, qui découlerait d’un « cercle vertueux ». Or, et malheureusement pour sa séduisante narration, le Front al-Nosra – décrit par le Département d’État comme une émanation du futur « État Islamique » –, a joué un rôle dans les offensives victorieuses de l’opposition anti-Assad. Nous n’avons trouvé aucune mention de ce fait indiscutable dans les articles de Mme Kilani, qui passe sous silence l’importance stratégique de la branche d’al-Qaïda en Syrie dans les succès militaires des rebelles. Il va de même dans son article visant Le Média et Claude El Khal, ce qui constitue une erreur analytique grossière et récurrente. Puisqu’il est question d’exactitude factuelle, profitons-en pour signaler à la rédaction de Lundi.am que l’islamiste Zahran Alloush – le défunt leader de la Jaych al-Islam qui a mis en cage ses boucliers humains à la Ghouta, mis en scène une exécution de masse comme Daech, et exhibé fièrement des cadavres de soldats syriens sur les réseaux sociaux –, n’a jamais dirigé le Front al-Nosra ni ses opérations à Alep, comme l’a affirmé une « exilée kurde » sur leur site. Il est en revanche avéré que les victoires majeures des « révolutionnaires » idéalisés par Mme Kilani et M. Moreau furent rendues possibles par les stratèges d’al-Nosra, qui ont « mont[é] les grandes opérations et [en] ont assur[é] le commandement ». Avant d’accuser Claude El Khal et Le Média de « révisionnisme », voire de « négationnisme », leurs détracteurs étaient-ils conscients de l’angélisme et de l’incompétence de Mme Kilani et de son co-auteur sur cette question ? En tant qu’experts, nous souhaiterions que nos confrères relayent des articles un peu plus sérieux sur une question aussi complexe.

Face à la meute médiatique, refusons de hiérarchiser les souffrances des Syriens

Dans un article récent, Sarah Kilani exprime sa « honte de faire partie de deux communautés qui, lâches ou aveugles, (…) ont abandonné » la Ghouta, ainsi qu’une rébellion syrienne qu’elle idéalise en gommant le rôle central des jihadistes dans celle-ci, et les milliards de dollars qui les ont soutenus – comme l’avait notamment souligné le New York Times en janvier 2016. Les « deux communautés » qu’elle évoque sont la France et la gauche anticapitaliste, bien que l’on peut de demander ce qu’elle a encore de commun avec cette dernière vu que son objectif est le même que Riyad, Washington, Paris, Londres et Amman : se débarrasser de Bachar el-Assad par tous les moyens. Selon notre confrère Joshua Landis, cette stratégie reposerait notamment sur le maintien forcé de la Syrie dans un état de pauvreté, de faiblesse et de division extrêmes, ce qui est peu compatible avec les valeurs de gauche prônées par Sarah Kilani. Médecin, cette dernière serait probablement plus utile en tant qu’humanitaire dans les zones rebelles, où les civils meurent atrocement sous les bombes de l’armée syrienne et de ses alliés, mais où la branche d’al-Qaïda en Syrie serait toutefois « bienveillante » envers le peuple, d’après ses sources…

Et si elle soignait des blessés de guerre dans les régions tenues par le gouvernement Assad, Sarah Kilani se rendrait compte que les moyens médicaux manquent cruellement dans ces territoires du fait de l’embargo « exceptionnellement sévère » imposé à la population locale par les États-Unis et l’Union européenne, selon un rapport interne de l’ONU. Sachant qu’elle refoule la souffrance collective de ces 11,5 millions d’habitants, soit les « deux tiers » des Syriens restés au pays pour vivre dans les zones gouvernementales, Mme Kilani serait-elle indifférente à leur sort ? Concernant les villes tenues par Daech il n’y a pas si longtemps, que lui évoquent les centaines de civils tués par les bombardements « indiscriminés » de la coalition du Pentagone à Raqqa, notamment par l’usage d’une arme chimique nommée le phosphore blanc ? Que pense-t-elle également de la destruction massive de la ville irakienne de Mossoul par cette même coalition, et du fait qu’environ 9 000 cadavres de civils pourrissaient en février dernier sous les décombres de cette ancienne place forte de l’« État Islamique » ? En parlant de cette organisation terroriste, que lui inspire le fait que les armes et les munitions massivement introduites par la CIA et ses alliés saoudiens en Syrie ont « considérablement amplifié les capacités militaires » de Daech, dans une ampleur « très loin » d’être due « aux seules confiscations [d’armements] sur le champ de bataille » ? À en croire l’analyse de Sarah Kilani et de Thomas Moreau, Bachar el-Assad aurait le quasi-monopole des atrocités contre sa population. Puisse cet article leur rappeler utilement ces tristes vérités car, comme l’a souligné Claude El Khal, les « pires horreurs [ont été commises] d’un côté comme de l’autre ». Il faut le réaffirmer avec force, et ne céder ni aux pressions manichéennes, ni aux injonctions d’établir une hiérarchie entre les trop nombreuses victimes de ce terrible conflit.

Sachant que nous vivons en démocratie, si des journalistes ou des spécialistes sont en désaccord avec Le Média, pourquoi ne pas dialoguer calmement avec eux au lieu de les insulter, voire de les diffamer sur les réseaux sociaux ? Alors que la propagande russe, certes bien réelle, est obsessionnellement décriée dans les médias français, il serait alors souhaitable de rétablir un peu d’équilibre en débattant sur les dangers de la propagande de guerre en Occident, telle que dénoncée par de trop rares confrères. L’article de Sarah Kilani et de Thomas Moreau en constitue un exemple édifiant. En effet, si les crimes de Bachar el-Assad sont indéniables, gravissimes et condamnables, pourquoi chercher à relativiser ceux de l’autre camp, et à refouler derrière les alibis de la prétendue inaction occidentale et du « complotisme » la gigantesque guerre secrète qu’ont menée la CIA, la DGSE et leurs alliés afin de renverser le gouvernement syrien ? Il est possible d’en débattre rationnellement – sur le terrain des arguments –, sans céder à la tentation du lynchage hystérique, des attaques ad personam et des interprétations simplistes d’un conflit d’une rare complexité. De ce fait, la diffusion hâtive – par des experts et des journalistes réputés –, de cet article douteux, partial et approximatif de Lundi.am illustre à elle-seule le naufrage des médias de masse, deux tiers des Français ne leur faisant plus confiance « pour trier les informations justes et les fake news ». Cet état de fait préoccupant pour notre démocratie ne leur donne ni le droit, ni la légitimité d’imposer des leçons de déontologie, et encore moins de diffamer en meute sans vérifier leurs sources. Dans ce contexte, le fait d’avoir relayé sans nuance un sondage hautement contestable sur la prétendue adhésion au « complotisme » de 79 % des Français ne contribuera aucunement à rétablir la confiance de nos concitoyens envers les médias grand public. Nous le déplorons vigoureusement, et nous en appelons à un sursaut collectif, tout en maintenant notre anonymat tant que nos confrères et contradicteurs refuseront de dialoguer en respectant leurs interlocuteurs.

Espérant avoir contribué à rétablir un débat constructif, loyal et apaisé, et pas seulement sur la guerre en Syrie,

« Les géopoliticiens atterrés », collectif informel de spécialistes des questions internationales et stratégiques.

Commentaire recommandé

WASTERLAIN Serge // 29.03.2018 à 09h28

2/2
À la pause-déjeuner, je me suis retrouvé à la même table que lui, juste en face. Je n’ai évidemment pas manqué de lui faire part de ce que je savais (naïf que je suis !) et de mon désaccord avec la politique française en Syrie. Il est resté imperturbable, droit dans ses bottes, n’a même pas du argumenter vu que mes compagnons d’étude m’ont vertement brocardé m’accusant de négationnisme et de soutien du “boucher de Damas”. J’ai eu beau argumenter qu’à défaut de Bachar al Assad nous aurions les djihadistes au pouvoir, rien n’y fit ! Bachar était responsable de plus de 250.000 morts (compteur de l’époque resté bloqué plusieurs années) et tout valait mieux que le “boucher de Damas”.
Nous en étions encore là début juillet 2015 ! Venant de la part de personnes de gauche très intéressées par la géopolitique et plus particulièrement par celle du moyen orient, on ne peut qu’admirer l’efficacité de la propagande…

57 réactions et commentaires

  • TC // 29.03.2018 à 07h46

    Un article qui remet la genèse, la complexité et l’horreur de cette guerre en perspective. Je comprends que ce collectif veuille garder l’anonymat mais il aurait eu bien plus d’impact si le nom de ces personnes avaient été publiés. Dommage.

     15

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    • Charles Michael // 29.03.2018 à 08h15

      TC,
      j’ai perso trouvé El Khal et le Media bien mollassons .

      Mise en perspectives ?
      la première chose à faire est de ne pas parler de la Syrie comme conflit isolé, mais de l’inscrire dans une suite d’interventions US-France-UK financées par les monarches pétrolières.

      chaque interventions depuis le désastre Irak 2003 était basé sur la doctrice: lead by behind (mener par dérrière) en se servant de proxi divers, voir en les créant, entrainant payant et armant.

       41

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      • TC // 29.03.2018 à 08h49

        Oui, bien sûr, mais cet article a le mérite de ramener au centre le débat, à savoir que personne n’est blanc ou noir. Assad a voulu conserver le pouvoir bien avant les événements, il est coupable pour cela comme sont coupables les monarchies du golfe qui elles ne sont pas inquiétées, nous sommes d’accord.

        La dénonciation des dictatures par le “camp du bien” est à géométrie variable, c’est cela qu’il faut dénoncer avec bien sûr l’interventionnisme irresponsable qui suit toujours derrière.

         4

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        • Francil // 29.03.2018 à 11h26

          Il est coupable d’avoir voulu conserver le pouvoir ? On peut accuser également Saddam Hussein et Kadhafi d’avoir voulu faire de même, certes. Mais une fois encore, qu’en disent les principaux concernés, les Syriens, les Lybiens et les Irakiens qui habitent dans leur pays respectifs ? Sont-ils sensibles a l’argument occidental, “l’ingérence humanitaire” de Kouchner au nom de quoi l’OTAN finance les mercenaires d’Idlib ?

          Ce qui change évidemment par rapport aux scénarios irakiens et lybiens c’est qu’El Assad tient le choc. Quand il dit “On nous fait la guerre, mon devoir est de rester en place jusqu’à ce que la population soit en sécurité”, c’est peut-être un méchant mais il a raison.

          S’il part maintenant, la Syrie sera la Lybie, je ne vois pas d’autre scénario, ce ne sont pas la Russie et l’Iran qui pourront la garder en un seul morceau. Et de l’autre coté ce n’est pas la “coalition internationale” qui veut l’intégrité de la Syrie et de ses habitants, ne soyons pas naïfs.

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        • ZORBA // 30.03.2018 à 23h30

          https://www.les-crises.fr/les-medias-sur-la-syrie-naufrage-du-journalisme-de-meute-par-les-geopoliticiens-atterres/?replytocom=505003#respond

          Non, le président syrien n’a pas voulu “conserver le pouvoir”, il a voulu, avec son gouvernement, conserver une Syrie qui continue de permettre à ses diverses “communautés” de vivre ensemble dans une harmonie assez remarquable pour la région
          Une forme de “laïcité”, insupportable pour les tenants du pouvoir aux Usa, en G.B….et bien sûr en Arabie Saoudite, pays du prosélytisme wahabite. Et dont le tout nouveau dirigeant, Ben Salmane, vient d’ailleurs tout juste de “lâcher le morceau” et de “révéler”, que ce prosélytisme a été commandité, soutenu et en partie financé depuis quelques décennies par les dirigeants des Usa eux-mêmes afin de plus facilement “pousser leurs pions” dans le Moyen Orient “élargi”, Tout un programme géostratégique impérialiste pour essayer de garder un peu plus longtemps le monde “unipolaire” !

           8

          Alerter
  • obermeyer // 29.03.2018 à 08h47

    El khal a été lynché médiatiquement alors qu’il n’avait pas encore fait le tour de la question syrienne . Vu ses origines et son parcours de vie , j’avais trouvé son point de vue intéressant , convainquant , à contre courant des médias grand public , et bien plus près de ce qu’on lit régulièrement sur les crises .
    Mais rien que le fait de bosser au Média ( la soit disant la télé de Mélenchon ) en a fait une cible pour tous les autres .

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  • franck-y // 29.03.2018 à 08h54

    J’ai trouvé digne l’intervention de Claude El Khal. Je me suis permis de poster le lien de votre article sur le “Discord” du Média.

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  • WASTERLAIN Serge // 29.03.2018 à 09h27

    Tout débat sur la question syrienne était impossible et reste encore aujourd’hui très difficile.
    Au début de juillet 2015, dans le cadre de la préparation d’un voyage d’étude en Israël/Palestine organisé par Le Monde Diplomatique, j’ai “bénéficié” d’une formation d’un jour avec Jean-Pierre FILIU sur le thème des “révolutions arabes”. Il nous a été présenté comme professeur des universités en histoire du Moyen-Orient à Sciences-Po Paris et aussi conseiller au Cabinet Fabius. Quand il est entré dans la salle de cours, il a déposé sur sa table d’un air théâtral le kéfié qu’il portait et nous a déclaré solennellement, comme s’il était habité d’une grave et importante mission “qu’il ne le quitterait plus tant que le boucher de Bagdad serait au pouvoir” (je ne prétends pas répéter au mot près ce qu’il a dit, mais c’était le sens…). J’ai eu la désagréable impression qu’au quai d’Orsay il n’y avait pas de place pour un avis ‘nuancé’.
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    • WASTERLAIN Serge // 29.03.2018 à 09h28

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      À la pause-déjeuner, je me suis retrouvé à la même table que lui, juste en face. Je n’ai évidemment pas manqué de lui faire part de ce que je savais (naïf que je suis !) et de mon désaccord avec la politique française en Syrie. Il est resté imperturbable, droit dans ses bottes, n’a même pas du argumenter vu que mes compagnons d’étude m’ont vertement brocardé m’accusant de négationnisme et de soutien du “boucher de Damas”. J’ai eu beau argumenter qu’à défaut de Bachar al Assad nous aurions les djihadistes au pouvoir, rien n’y fit ! Bachar était responsable de plus de 250.000 morts (compteur de l’époque resté bloqué plusieurs années) et tout valait mieux que le “boucher de Damas”.
      Nous en étions encore là début juillet 2015 ! Venant de la part de personnes de gauche très intéressées par la géopolitique et plus particulièrement par celle du moyen orient, on ne peut qu’admirer l’efficacité de la propagande…

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      • moshedayan // 29.03.2018 à 11h48

        Ce que vous dîtes Monsieur Wasterlain confirme l’impression déjà évoquée par d’autres de vos compatriotes du naufrage complet de la diplomatie française dans cette région (voir Jacques Myard) et dans d’autres d’ailleurs (Russie). Si ça continue : on dira les néocons ont tous gagné dans les postes du Quai d’Orsay et ont tous fait perdre leur pays.

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      • Charles Michael // 29.03.2018 à 16h03

        WASTERLAIN Serge,

        JP Filiu tiens un blog sur leMonde
        pratique par affirmations péremptoires et sans nuances: pénible

        comme membre éminent d’Academia club des élites diplomées, sélectionnées, inégalitaires ( lire Où en Sommes-Nous ? E.Todd) est devenu particulièrement borné.

        j’ai rayé de ma liste LeDiplo après Maidan, Médiapart et LeCanard itou.

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        • WASTERLAIN Serge // 29.03.2018 à 16h57

          Moi je reste abonné, même si je ne lis plus qu’un article de temps en temps. J’ai reçu hier le numéro d’avril, je n’ai même pas encore déchiré la cellophane. Même “Manière de Voir” m’est devenu fade et ne contient plus que de très rares articles nouveaux. Celui d’avril-mai ne fait pas exception si ce n’est que j’ai trouvé très intéressant le seul article que j’ai déjà lu. Je compte bien cette fois le lire entièrement dans l’aéroport et l’avion à l’occasion d’un voyage que je dois faire fin avril. C’est dire à quel point je suis accroché !
          Je pense que la ligne éditoriale s’est fortement “normalisée” après la prise de contrôle du capital par Pierre Bergé, Xavier Niel et Mathieu Pigasse en 2010, même si, paraît-il, “la ligne éditoriale du journal est devenue largement autonome” selon wiki. On m’a toujours appris que celui qui paie commande !
          Ceci dit, l’abonnement permet d’avoir accès à plus de 60 ans d’archives en ligne et ça c’est une mine d’or pour qui est curieux du passé pour essayer de comprendre le présent !

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          • Micmac // 30.03.2018 à 04h46

            Vous confondez Le Monde et Le Monde Diplo qui n’ont plus rien à voir. Ils se sont séparé quand Le Monde à fait son virage à droite et “ouvert son capital”, au début des années 80. Le Monde Diplo appartient à ses lecteurs qui veulent bien être actionnaires, pas à Pigasse ou autres…

            Après, oui, il y a une certaine pluralité d’opinions dans les articles du Monde Diplo, et donc, forcément, ça ne fait pas toujours plaisir. Mais même un article avec lequel on est pas d’accord est toujours bien argumenté. C’est pas du BHL…

            Quant à Serge Halimi, il arrive qu’il se plante, personne n’est parfait, et s’il a écrit ça sur la guerre en Libye ( je ne me souvient pas de l’avoir lu), je suis bien sûr qu’il est près à reconnaitre aujourd’hui qu’il s’est planté… Personne n’est parfait…

            D’accord avec vous sur le Canard, qui a terriblement baissé. Je l’ai lu avec plaisir pendant des décennies, mais il est arrivé un moment où ça n’était plus possible.

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            • Micmac // 30.03.2018 à 04h47

              Réponse qui vaut aussi pour Fritz au dessous (en toute cordialité).

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            • WASTERLAIN Serge // 30.03.2018 à 09h45

              Non,le Monde Diplomatique est est une filiale de Le Monde qui en détient 51% du capital.
              Voir la fiche wiki :
              https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Monde_diplomatique#Capital

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            • WASTERLAIN Serge // 30.03.2018 à 13h27

              Pour avoir fait le voyage d’étude en Israël/Palestine en mars 2016 avec un ancien rédacteur en chef adjoint et puis responsable des éditions internationales du MD, je peux vous dire que l’état d’esprit concernant la Syrie n’avait pas bougé d’un iota ! Je me rappelle qu’il était furieux parce que Nassar Ibrahim, activiste politique communiste et écrivain ayant vécu 20 ans en Syrie, comme il s’est présenté lui-même, il était furieux qu’il nous ait donné une image toute différente de la Syrie et de la guerre qui s’y déroulait. Le lendemain nous avons eu droit à un laïus dans le car pour nous expliquer qu’on ne devait pas tenir compte des propos de Nassar Ibrahim concernant la Syrie qu’il avait soi-disant présentée comme une démocratie idyllique (ce qu’il n’avait absolument pas fait). Lors du repas du soir, j’ai entendu une conversation entre lui et une des organisatrice du voyage dans laquelle il renouvelait son mécontentement et qu’il se plaindrait à je n’ai pas compris qui car : « il était convenu qu’on ne parle pas de la Syrie ». J’ai alors poussé une gueulante, indigné que j’étais que l’on puisse dicter les sujets aux personnes que nous rencontrions. La question n’a plus jamais été abordée par la suite…

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        • Fritz // 29.03.2018 à 21h18

          J’ai rayé de ma liste le Monde diplomatique en avril 2011, après avoir lu un éditorial pénible et laborieux de Serge Halimi (« Les pièges d’une guerre ») essentiellement consacré à dénigrer l’opposition de la gauche sud-américaine (Castro et Chavez) à la guerre de l’OTAN contre la Libye.

          Le gauchisme est une « maladie infantile » (Lénine) qui est otano-compatible : « l’ONU ne sert à rien, il est temps que l’OTAN agisse militairement », dixit “Coco Anar” (sic !) à Sarah Kilani. Manque plus que Julien Salingue.

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          • Nicole de Nicomaque // 29.03.2018 à 23h55

            Marrant comment ces ” cocos anars ” puent la CIA a plein nez. A croire que ce sont des militants de la “Gauche Soros” tendance opérette. Quand on troque l’internationalisme pour la multinationalité et les milliards qui vont avec, on passe pas trois heures à lever le lièvre très longtemps. La ruse est d’utiliser tous les symboles de la lutte pro-palestinienne ( Kieffe, V de la victoire, etc ) pour mieux entamer le mur des résistances politiques à l’Empire planétaire. On se pince quand on lit les mensonges éhontés de la dame en turban qui présente la soldatesque fasciste d’Al Qaïda (Front Al Nosra & Daesh) comme de gentils bons gars. A croire qu’elle n’est pas au courant que la première chose que ces types font lorsqu’ils arrivent dans un village, c’est de liquider les militants d’extrême-gauche, les anarchistes, les communistes, les sympathisants de Gauche en tous genres, les syndicalistes, les journalistes, les athées, les démocrates et les militants des droits de l’homme.

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            • Nicole de Nicomaque // 29.03.2018 à 23h56

              Passer par “l’extrême-gauche” pour mieux valider l’OTAN, les dictatures pétromonarchiques et les guerres impériales depuis l’invasion US d’Irak de 2003 n’a pas dû être une mince affaire pour la propagande de guerre du XXI °siècle. Il faut avouer que le jeu est assez original au vu de l’Histoire antérieure du XX° siècle. Il ne manque plus désormais que Georges W.Bush et Donald Trump avec un tee shirt arborant la faucille et le marteau pour poursuivre l’illusion à son firmament total.
              Tandis que les fous du Front Al Nosra et de Daesh tuent des françaises et des français lors d’ignobles attentats sur le territoire national, des figurantes enturbanées bien propres sur elles déblatèrent sur les réseaux sociaux comme on prend le thé, prenant des néonazis islamistes pour d’échevelés ” révolutionnaires ” et des vessies pour des lanternes…un peu comme si en 1789 et les années qui suivirent, on avait appelé “Révolutionnaires ” les hordes armées des Chouans tandis que les principaux chefs de celles-ci étaient payés par la monarchie Britannique et la Prusse militaro-aristocratique !

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            • Eynde // 03.04.2018 à 09h24

              Comme elle n’est rien de tout ça… elle s’en fiche !

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          • Crapaud Rouge // 30.03.2018 à 10h31

            @Fritz : J’ai retrouvé l’article de Serge Halimi dont vous parlez : https://www.monde-diplomatique.fr/2011/04/HALIMI/20379 Je l’avais lu à l’époque, en avril 2011, et regretté comme vous le point de vue qui s’y trouve développé. Mais il convient de “mesurer” les espoirs, et même les rêves dont le “printemps arabe” était alors porteur, et qui faisaient de Kadhafi un dictateur (à abattre) comme les autres. S’il y a quelque chose d’écœurant dans cet article, c’est surtout sa chute que je trouve d’un optimisme délirant, indigne d’un intellectuel : “Depuis quelques mois, le monde arabe nous en rappelle une autre, tout aussi universelle : les peuples ont le pouvoir de contraindre les Etats.”

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  • Homère d’Allore // 29.03.2018 à 09h32

    Les groupuscules gauchistes comme ce Lundi.am ou ce Comité Invisible sont totalement gangrenés par des agents d’influence de puissances étrangères, conscients ou non…

    Déjà le cas d’une certaine Ornella Guyet alias Marie-Ange Boutolot posait question… “anarchiste libertaire” le jour, elle participait à des seminaires de la Georgetown University la nuit…
    Cette université est, de notoriété publique, un vivier de recrutement des services US.

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    • Alfred // 29.03.2018 à 10h38

      Merci d’avoir attiré notre attention sur cette petite dame (dont le nom m’était vaguement familier sans que je puisse l’associer à quoi que ce soit). Une rapide recherche permet de comprendre son cas assez spectaculaire (ce serait plutôt Boutoleau au passage). Je n’en reviens pas de voir la désinformation à l’oeuvre. Ainsi certains gagnent vraiment leur vie à nous mentir (on a beau le savoir c’est quand même marquant). C’est incroyable l’énergie qui est déployée pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Il faut croire que ça vaut la peine.

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      • WASTERLAIN Serge // 29.03.2018 à 11h56

        Merci pour cette précision !
        J’ai lu avec incrédulité l’article de Silvia Cattori sur le double jeu supposé d’Ornella Guyet – Marie-Anne Boutoleau en juin 2011. Difficile en effet de croire que pareille duplicité peut exister chez certains journalistes. J’aurais aimé connaître le résultat du/des procès pour diffamation dont elle fait l’objet.
        http://www.silviacattori.net/article1693.html
        Difficile aussi de ne pas faire un certain rapprochement avec l’interdiction puis l’expulsion de Mélenchon de la marche blanche organisée par le CRIF au motif qu’il est partisan du boycott des marchandises produites par Israël dans les territoires palestiniens occupés. Qu’aucune voix de gauche ne s’élève en dit long sur l’autocensure dont font preuve les personnes qui ne veulent pas être mises au ban de l’establishment… …ça en dit long également sur la puissance de certains groupes d’influence qu’ils soient cultuels, communautaires, ou autres…

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      • Surya // 29.03.2018 à 13h44

        Notez que depuis qu’elle a été démasquée, elle a disparu de tous les réseaux sociaux, même son site principal est à l’abandon.

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        • Haricophile // 29.03.2018 à 14h49

          … Serait-ce le symptôme qu’elle aurait été salariée … ?

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          • Surya // 29.03.2018 à 22h11

            ou alors maintenant elle a dû se trouver un vrai boulot.

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          • Ben // 30.03.2018 à 12h43

            Évoquer la rémunération des propagandistes ne me paraît plus une idée aussi farfelue que ça. Quelques nigauds agissant par pavlovisme, mais dans la sphère des éduqués supérieurs, l’intérêt personnel prime pour une bonne partie d’entre eux. En terme de réseau et de carrière notamment.

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      • Sybillin // 30.03.2018 à 11h56

        Allez faire un tour sur le site de l observatoire des neocons vous apprendrez sur cette personne et…d’autres du même tabac…

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    • Chokk // 29.03.2018 à 10h52

      Il est extrêmement facile d’influencer des groupes d’extrême-gauche tant ils partent au quart de tour dès qu’on leur agite un raciste, un fasciste ou un tyran. Leur absence total de recul sur ces sujets fait que je ne suis pas sûr que des “agents” à l’intérieur du mouvement soient nécessaire. Il suffit de leur pointer du doigts certaines infos et c’est parti.
      Cela me fait penser au cas d’Etienne Chouard, qui débat avec tout le monde. Certains l’ont pointé comme fasciste et hop! les brigades anti-fa sont en actions.

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      • Alfred // 29.03.2018 à 11h03

        Pour le cas d’Etienne Chouard je pense que les attaques dont il a fait l’objet ne sont pas le fait d’idiots mais de gens en mission: Il fallait exécuter cet exemple de pensée vraiment libre et intègre.

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      • Homère d’Allore // 29.03.2018 à 13h39

        “Il suffit de leur pointer du doigt certaines infos…”

        Bien d’accord ! La plupart sont plus bisons que futés.

        Reste à connaître à qui appartient ce “doigt”…

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    • Nicole de Nicomaque // 29.03.2018 à 23h56

      Y’a pas à dire, ce qu’on nous montre à l’image comme étant des militants “d’extrême-gauche ” ne sont que des clowns, des acteurs en plein travail de propagande grossière ou alors – hypothèse possible – de sombres crétins à la niaiserie confondante. Franchement depuis quand préfère t-on à “l’extrême-gauche” les dictatures théocratiques barbares aux républiques en devenir, mêmes très critiquables et imparfaites soient-elles ? A l’heure où le gouvernement d’Israël bombarde occasionnellement la Syrie en enfreignant une fois de plus le droit international tout en portant secours aux mercenaires fascistes d’Al Qaïda, soutenus par les Frères musulmans, ah, franchement, ils ont l’air fins nos militants “d’extrême-gauche” et leur symbolique d’opérette faisandée avec leur ” kieffe ” made in Pentagone- Palestine ” !

      Pfffff !

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  • hégémon // 29.03.2018 à 09h37

    Concernant l’auteure du “pamphlet’ , Sarah Kilani, il y a 4-5 ans , je suivais cette jeune femme sur FB , que je trouvais , à l’époque, digne d’intérêt, elle était beaucoup plus “lutte des classes” et pro démocratie ( Chouard ) , mais assez vite j’ai pu assister à sa “prise de conscience” qu’en tant que médecin (anestésiste de mémoire) fille de médecin , nouvellement installé à Paris, la lutte des classes, après tout , ce n’était pas un combat …”prioritaire” .Très vite la “lutte antifasciste” est devenu son créneau … Pour de jeunes bobos , j’ai envie de dire …. pathétique parcours classique , elle aura bientôt sa place à libé !

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    • Ben // 29.03.2018 à 10h14

      L’extrême gauche caviar est tellement prévisible.

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    • Nicole de Nicomaque // 30.03.2018 à 00h03

      “lutte anti-fasciste ” ?

      Il faudra d’abord lui apprendre à mieux les reconnaitre dans le brouillard de la guerre.

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  • Patrique // 29.03.2018 à 10h57

    Qui sont ces “géopoliticiens” ?

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  • Haricophile // 29.03.2018 à 11h33

    A mettre en rapport les post de cette gentille furie et le post abominable du très grand méchant député FI ….

    Pas que je cautionne le post se réjouissant de la mort de qui que ce soit, mais je constate une « certaine inégalité » de traitement quand a ce qu’on trouve sur les réseaux sociaux.

    A mais c’est vrai, tous les morts n’ont pas la même valeur… et toutes cette apologie du terrorisme, incitation a la haine raciale, et appels au meurtre sont pour le camp du bien, donc c’est pas pareil !

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    • Micmac // 30.03.2018 à 04h27

      Quel député FI? Le gars a juste été candidat dans une circonscription ingagnable, qu’il n’a pas gagné, d’ailleurs…

      Les gens connus et à qui ont fait confiance, dans un parti, on leur donne des circonscriptions gagnables…

      En plus je pense que le gars à pété les plombs. Il est au chômage et assez âgé, tout ça…

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      • Subotai // 31.03.2018 à 21h10

        Quand j’ai vu cette histoire, je me suis dit que crier “Mort aux vaches” était toujours dangereux dans ce pays au XXIe siècle.
        Peut être que les jeunes ne savent pas de quoi je parle… https://fr.wiktionary.org/wiki/mort_aux_vaches

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  • Sseusseu // 29.03.2018 à 13h20

    Je me demande vraiment pourquoi Berruyer relaye une merde pareille …

    On peut penser ce qu’on veut du pluralisme, du manichéisme, et de tous ces concepts creux appliqués aux “médias”, il n’empêche que l’article publié ici consacre 90% de son texte à dénigrer personnellement la Sarah Kilani – dont je me fous éperdument, je vous rassure – avec une méthodologie digne de Caroline Fourest.

    J’hésite encore, pour décerner la palme, entre leur carte de Syrie sur laquelle la position de Damas leur a été suggérée par les meilleurs spécialistes géographes de fox news, ou ces moments où, pour justifier leurs affirmations, ils mettent en exergue un screenshot du Figaro, ou de tout autre média dont ils ne cessent de critiquer le contenu et l’objectivité le reste du temps… ou encore : “pourquoi diffamer le Media ?” dans un article qui ne fait que diffamer la diffamatrice du Media…

    La seule conclusion qui s’impose, c’est : “la boucle est bouclée, Le Media est une merde copiée sur toutes les autres merdes mainstream, avec un discours pseudo-différent qui fait pschit à la moindre critique, tant ses réactions / réflexes sont rigoureusement identiques à celles de ce qu’Il croit critiquer…” à bon entendeur !

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    • Micmac // 30.03.2018 à 04h19

      Que des gens qui prétendent apporter une pensée alternative relayent sans vergogne ce qu’il y a de pire dans la propagande néoconservatrice me pose vraiment un problème…

      Pour ma part, j’avais “bookmarké” “lundimatin” parce que j’y avais lu des articles intéressants, mais la série d’article sur la Syrie, copié-collé de toute la soupe habituelle, c’est dire dire fasciste néo coloniale post moderne (et oui….), m’a fait un sacré choc! Je ne m’attendais pas à trouver ça là… Et en tant que militant de gauche, je considère qu’on est mal barré et qu’on arrivera JAMAIS à rien si nos sites d’avant garde publient des trucs pareilles.

      Donc, oui, ça m’intéresse de savoir d’où ça vient.

      Lundimatin n’a pas proposé une vision équilibré du conflit syrien, juste ce qu’on n’y lit partout. Je ne vais pas lire Lundimatin pour y trouver la daube que je trouve dans Libé ou Le Monde. Ou il faut qu’ils changent de boulot et aillent bosser pour ces torchons.

      Tout le contraire de ce qu’à fait Claude El Khal dans Le Media… Et c’est Le Media que vous mettez en accusation…

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      • la Cariatide // 31.03.2018 à 04h25

        oui, le choc en décembre 2016 de découvrir que lundimatin faisait la propagande d’alqaeda!
        surtout de la part de types qui se prétendent à l’avant garde révolutionnaire, une bande de faussaires!

        la bande de tarnac ne sont que des clowns, fliqués depuis longtemps l’État les a laissé faire pour les utiliser à des fins médiatiques..

        il existe de véritables anarchistes qui ne sont pas les idiots semi utiles de Langley et du Département d’État nord-américain.. Resistance71!

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  • tachyon // 29.03.2018 à 14h07

    Dans l’image du titre : “…There is no plausible alternative explanation…”
    Ne serait-ce pas une expression typique de la brillante culture politique britannique ?
    Rappelez moi qui a dit : “There is no alternative”
    M.T.=T.M.=TINA

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  • Lysbeth Levy // 29.03.2018 à 14h25

    Bravo là, excellent ! mais rien de tels que des copier -coller des paroles de ces soit disant “droits de l’hommiste” pro-OTAN et pro-guerre, en lien avec les réseaux djihadistes. Voyez comment ils parlent “entre eux” rigolards, diffamateurs, malgré les crimes monstrueux qu’ils soutiennent en Syrie après la Libye il faut le dire. Le pire Sarah Kilani est docteur normalement elle défends la vie humaine et non la guerre qui assassine des millions de personnes dans ces pays (moyen-orient) depuis 2001 ! Olivier Le pick pas mieux lui qui prétends être spécialiste “du gaz” utilisé dans ce conflit, attribuant à Assad son utilisation, sans preuves. Ceux qui sous pseudo (coco-anar) préfèrent se cacher et diffuser en masse les mensonges des médias pro-guerre. Bravo à Claude El Khal de n’avoir pas cédé aux mensonges, a la diffamation de ce journal “Lundi-matin” dont on dit qu’il est soutenu par la Fondation Danielle Mitterrand (projet Kurdistan, Rojava) et permet l’engagement des jeunes européens (soit disant brigades internationales !) à partir là bas comme chair à canon :http://www.librairie-tropiques.fr/2018/02/les-anarchistes-blancs.html tout y est bien expliqué sur ce site sur l’arnaque des “révolutionnaires du Rojava ” soutenu par les Usa et France. Nicolas Tenèze parle du mensonge sur les Kurdes et les soit disant amazones qu’on nous sert dans les médias http://www.librairie-tropiques.fr/2018/02/les-anarchistes-blancs.html sous les pieds des kurdes le pétrole et le gaz !

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    • Haricophile // 29.03.2018 à 15h22

      Il me semble que celui qui a mis au point les tortures utilisées par la CIA et l’armée à Guantánamo et ailleurs était aussi médecin. Chez les médecins aussi il y a des cerveaux malades.

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    • Ben // 29.03.2018 à 16h29

      Je connais de près quelques individus de la bande du pauvre Breton parti se faire tuer en Syrie. Des braillards écervelés. Ils me font pitié. Je comprends, les connaissant, comme il est facile de les manipuler.

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      • Ben // 29.03.2018 à 16h45

        Precision: je parlais des nigauds de la gauche “radicale” au Rojava, pas des cinglés djihadistes.

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  • Alfred // 29.03.2018 à 16h56

    Cet article a été pour moi l’occasion de découvrir d’autres fronts de l’offensive de désinformation. J’en été resté bêtement aux torchons traditionnels, moribonds sous perfusions, et à leurs avatars numériques (le mort-vivant R… et le vaillant borgne M….). Vieilles choses sans avenir et que de moins en moins de monde perd de temps à lire. Il était donc assez incompréhensible de voir mes compatriotes (en particulier ceux de sensibilité proche) partir si nombreux en croisade contre leur pays contre poutine contre assad et pour nos maitres.. M’enfin ils devaient bien finir par se rendre compte?!
    En vérité j’étais passé totalement à coté de ces modernes contrefeux que sont les revues mensuelles “qui prennent le temps de faire du vrai journalisme”… otanien, ou les sites “à-la-Lundi-Matin”. Les nouveaux médias alignés comme les anciens fleurissent. Nos oligarques et maitres ont décidément beaucoup de coups d’avance…

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    • Nicole de Nicomaque // 30.03.2018 à 00h09

      “Nos oligarques et maitres ont décidément beaucoup de coups d’avance…”

      Bien vu.

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  • rosecestlamort // 29.03.2018 à 17h25

    Oui les idiots utiles type NPA et leur “critique constructive” consistant à démolir tout principe/idee/gouvernance de gauche chez les pays non alignés sur l’Otan, on avait appris à faire avec depuis le temps, mais voir maintenant l’alliance officielle de la carpe moisie et du lapin corrompu entre cette “gauche” et les tueurs de masse en mode regime change assistés de leurs laquais mediatiques, c’est quand meme un coup à presque regretter d’etre né…

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  • Nanker // 29.03.2018 à 17h34

    “Déjà le cas d’une certaine Ornella Guyet participait à des séminaires de la Georgetown University la nuit… Cette université est, de notoriété publique, un vivier de recrutement des services US.”

    C’est sans doute un “hasard” mais Wiki nous informe que l’inénarrable Filiu est lui aussi passé par Georgetown! Chacun en tirera les conclusions qu’il voudra…
    C’est sans doute pour cela qu’il déclarait vers 2015 sur RFI, avec le ton à la fois douceâtre et péremptoire qui le caractérise, que les “rebelles” syriens allaient bientôt gagner (sic) et qu’à ce moment ils chercheraient à se venger de Poutine en commettant des attentats sur le sol russe (sic n°2). Et, ajoutait Filiu, cela serait parfaitement normal… (sic n°3).

    Le “spécialiste” du Moyen-Orient qu’il est ne déclarera pourtant jamais que les Houthis vont vaincre au Yémen, et qu’ils chercheront à se venger du soutien US au pouvoir saoudien en commettant des attentats sur le sol américain. Deux poids deux mesures…

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  • Catalina // 29.03.2018 à 18h56

    https://www.youtube.com/watch?v=RoEpISxho80

    À plusieurs reprises, Régis Le Sommier a eu l’opportunité de rencontrer Bachar El Assad, y compris en rendez-vous “off”. Dans Bachar, (éd. La Martinière), le grand reporter et directeur adjoint de la rédaction de Paris Match, mêle impressions personnelles et récit journalistique sur cet homme devenu président de la Syrie à 34 ans, surnommé aujourd’hui le “Boucher de Damas”.

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  • julya // 30.03.2018 à 01h36

    Pourquoi ne pas présenter l’article de lundi.am que vous qualifiez de scandaleux?
    Propagande
    Pour ma part, ce que je trouve scandaleux c’est la réaction des prétendus atterrés

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  • Toff de Aix // 30.03.2018 à 07h47

    Cette pauvre dame n’en est pas à une contradiction près : se dire anticapitaliste et soutenir les bombardements américains, pire les appeler de ses vœux, et comment dire, souhaiter l’emploi d’armes chimiques…

    Je l’inviterai bien, elle et tous ses petits camarades, à visionner “requiem for the american dream”. Chomsky y explique très bien que “la matraque est à l’état totalitaire ce que la propagande est à la démocratie”.

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    • Ben // 30.03.2018 à 14h30

      Il est intéressant de noter que Chomsky est détesté par ses “amis” trotskystes pour ses positions prudentes sur la Syrie. Il est notamment accusé de trahison ou d’être un paléo-marxiste.

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  • fleurda // 30.03.2018 à 14h11

    je n’aime pas trop cette technique d’argumentation qui consiste à prendre des copies d’écran de morceaux de conversations facebook ou twitter…

    c’est ce que font habituelmeent les journalistes pour discréditer quelqu’un

    a eviter

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