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4.février.20184.2.2018 // Les Crises

La main du FBI derrière le Russia-Gate, par Ray McGovern

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Source : Ray McGovern, Consortium News, 11-01-2018

Durant l’ère Watergate, les libéraux ont sonné l’alarme sur la manipulation des politiciens américains par les agences de renseignement, mais aujourd’hui, la haine de Trump aveugle beaucoup d’entre eux sur la réalité du danger qui s’annonce, comme l’explique l’ancien analyste de la CIA Ray McGovern.

Le Russia-gate est devenu le FBI-gate, grâce à la publication officielle des messages imprudents entre l’officier de contre-espionnage du FBI Peter Strzok à la langue bien pendue, et sa loquace petite-amie l’avocate du FBI Lisa Page. (Dix textes caractéristiques venant de leurs échanges sont insérés à la fin de cet article).

Donald Trump et Hillary Clinton durant le troisième débat en 2016, où Clinton a traité Trump de « marionnette de Vladimir Poutine »

Malgré son précédent poste comme chef de la section contre-espionnage du FBI, Strzok pensait naïvement que ses messages SMS depuis les téléphones du FBI, ne pourraient pas être tracés. Strzok devait dormir pendant le « Security 101 ». Ou Il était peut-être trop occupé à envoyer des SMS pendant cette formation. Sa petite amie Page ne peut pas se réjouir de s’être fourvoyée en étant certaine que l’utilisation de téléphones du bureau serait une façon sécurisée de mener leur histoire(s).

Il aurait déjà été assez malheureux pour Strzok et Page de voir leurs textes au ton adolescent tout simplement dévoilés, exposant l’abandon insouciant d’amants maudits qui cachent (pensaient-ils) des secrets aux époux cocufiés, aux collègues du bureau, et à tout le monde. Cependant, pour les comploteurs du « jamais Trump » au FBI, la publication officielle d’une partie seulement (375 sur environ 10 000) des messages, produit considérablement plus de dégâts.

Nous nous trouvons soudain face à des preuves documentées que des éléments clés de la communauté du renseignement avaient essayé de court-circuiter le processus démocratique. Et cela jette un voile nouveau et sombre sur la promotion du Russia-gate qui dure depuis un an. Il apparaît maintenant que ce ne sont pas les Russes qui ont essayé de truquer le résultat des élections américaines, mais des chefs de la communauté de renseignement américaine, des personnages de l’ombre appelés parfois le « Deep State ».

On attend la publication annoncée de plus de messages du dialogue Strzok-Page. Et l’inspecteur général du Ministère de la Justice possède apparemment des messages additionnels venant d’autres personnes de l’équipe que le conseiller spécial Robert Mueller avait choisi pour l’aider à enquêter sur le Russia-gate.

En plus de provoquer le licenciement de Strzok et Page, la révélation des messages a aussi sonné le glas de la carrière du directeur-adjoint du FBI Andrew McCabe, dans le bureau duquel s’est passé une partie du complot et qui a déjà annoncé son projet de prendre sa retraite bientôt.

Mais la principale victime est la campagne de 18 mois menée par le FBI pour saboter le candidat et actuel président Donald Trump en utilisant l’évaluation des renseignements de l’administration Obama sur le Russia-gate, la surveillance électronique à la légalité douteuse et un dossier salace puant, tout en utilisant des techniques tout aussi discutables pour exonérer Hillary Clinton et ses plus proches conseillers des crimes qui consistent notamment à mentir au FBI et à compromettre des secrets.

Ironiquement, les messages Strzok-Page procurent quelque chose que l’enquête sur le Russia-gate avait tristement oublié : des preuves de première main de l’intention de corrompre et de sa mise en œuvre. Après des mois de recherches épuisantes d’une « preuve » de la collusion Trump-Russes dont le but aurait été de mettre Trump à la Maison Blanche, ce que l’on a à présent, c’est la véritable preuve que des hauts fonctionnaires de l’administration Obama ont fait collusion pour garder Trump hors de la Maison Blanche – preuve de ce que les détectives privés du bon vieux temps appelaient « les moyens, le motif, et l’opportunité ».

Bien plus triste pour les enthousiastes du Russia-gate, la correspondance des amants du FBI procure une preuve factuelle révélant beaucoup de choses sur le récit fabriqué sur la « Résistance » – l’histoire artificielle que le New York Times et la plupart des médias mainstreams américains ont jugé digne d’être imprimée avec bien peu de scepticisme et bien peu sinon aucune mise en garde, un scénario sur des sournoiseries russes brillantes qui en fait ne manquent pas seulement de vraies preuves, mais n’a même aucun sens à première vue, se fiant seulement à des ouï-dire et des rumeurs.

Le récit Russia-gate s’articule toujours sur la notion prédominante que le président russe Vladimir Poutine avait prévu il y a des années, ce qu’aucun analyste politique américain n’avait considéré comme seulement possible, l’ascension politique de Donald Trump. Selon le récit, le diseur de bonne aventure Poutine aurait alors pris le risque de créer des tensions pires encore avec la puissance nucléaire américaine qui – en toute logique – aurait été menée par la présidente vengeresse Hilary Clinton.

À côté de ce scénario hautement improbable, il y avait les dénégations catégoriques de Wikileaks, qui avait distribué les e-mails soi-disant piratés des Démocrates, que l’information venait de Russie – et il y a eu l’étrange incapacité de l’Agence de sécurité Nationale (NSA) à utiliser son pouvoir énorme pour fournir une preuve technique qui supporterait le scénario du piratage russe.

Le choc Trump

Mais le choc de l’élection de Trump et la décision de beaucoup de supporters du « jamais Trump » de se jeter dans la résistance a mené à une situation dans laquelle tout scepticisme prudent ou demande de preuves ont été écartés.

Le président Donald Trump faisant son discours officiel inaugural le 20 janvier 2017. (capture d’écran du gouvernement)

Donc, le 6 janvier 2017, le directeur du renseignement National d’Obama, James Clapper, a publié un rapport sans preuves dont il dit qu’il a été complété par des analystes triés sur le volet de la CIA, du FBI et de la NSA, déclarant que la Russie et le président Poutine étaient derrière la publication des e-mails démocrates dans un complot visant à aider Trump à gagner les élections.

Malgré l’extraordinaire gravité de cette accusation, même le correspondant du New York Times Scott Shane a relevé que cela manquait de preuves. Il écrivit à l’époque : « Ce qui manque dans le dossier du (6 janvier) rapport public, c’est ce que les Américains attendaient ardemment : une preuve solide pour soutenir l’affirmation des agences sur le fait que le gouvernement russe a manigancé une attaque sur les élections… Au lieu de cela, le message des agences nous demande essentiellement de “les croire sur parole” ».

Mais « l’évaluation » a servi à quelque chose chez les supporters du « jamais-Trump » : cela a apposé un cachet officiel sur ce cas, en délégitimant l’élection de Trump et même en ravivant un espoir de longue date que le Collège Électoral pourrait inverser le résultat et installer possiblement un candidat intermédiaire comme l’ancien secrétaire d’état Colin Powell à la Maison Blanche. Alors que le stratagème Colin Powell s’éventait, l’espoir de renverser Trump d’une façon ou d’une autre pétillait encore, nourri de l’hystérie grandissante autour du Russia-gate.

Virtuellement, tout scepticisme sur « l’évaluation » sans preuves a été rejeté. pendant des mois, le Times et les autres journaux de référence ont répété le mensonge selon lequel 17 agences de renseignements américaines s’étaient jointes pour conclure sur le « piratage » russe. Même quand ce mensonge a plus tard été connu, la plupart des publications majeures a juste ajusté le discours en disant que des agences de renseignements américaines étaient parvenues à la conclusion du « piratage russe ». La constatation brute initiale de Shane sur le manque de preuves a disparu du discours officiellement approuvé des médias mainstream sur le Russia-gate.

Les doutes au sujet du « hack » russe ou des suggestions dissidentes selon lesquelles ce dont nous avons été témoins était un « coup d’État en douceur » ont été bafoués par les principaux commentateurs des médias. D’autres avertissements de vétérans américains des services de renseignements sur les faiblesses du récit du Russia-gate et le danger de laisser des services de renseignement politisés renverser une élection constitutionnelle ont également été balayés dans le but d’éjecter Trump de la Maison Blanche.

Cela ne semblait même pas avoir d’importance lorsque de nouvelles révélations sur le Russia-gate entraient en conflit avec le récit original selon lequel Poutine avait en quelque sorte désigné Trump en tant que candidat mandchou [Un ‘Candidat Mandchou’ est un individu qui a subi un lavage de cerveau et qui a été programmé sous hypnose. Le terme vient de l’intitulé du roman de Richard Condon en 1958, qui a été adapté deux fois sur grand écran sous le titre The Manchurian Candidate, NdT]. Tout le scepticisme journalistique normal a été abandonné. Tout se passait comme si les défenseurs du Russia-gate commençaient par conclure que Trump devait partir et ensuite intégrer les faits dans ce moule, mais quiconque notait les violations des procédures normales d’enquête était considéré comme un « facilitateur de Trump » ou un « larbin de Moscou ».

La preuve textuelle

Mais les SMS du FBI apportèrent la preuve textuelle que les fonctionnaires clés du FBI impliqués dans l’enquête sur le Russia-gate étaient profondément biaisés et prêts à se payer Trump, ajoutant une preuve solide à la plainte de Trump qu’il était l’objet d’une « chasse aux sorcières ».

Peter Strzok, qui a été sous-directeur adjoint du Federal Bureau of Investigation, commandant en second du contre-espionnage.

Justifié ou pas, le sentiment de vengeance de Trump pourrait difficilement être plus dangereux – en particulier à un moment où le besoin le plus urgent est de drainer de la testostérone du soi-disant Génie-d’Écurie-en-Chef et de ses généraux soudards.

Sur le front intérieur, Trump, ses amis riches, et les penseurs du même tonneau au Congrès peuvent maintenant avoir le sentiment d’avoir une encore plus franche carte blanche pour exploiter la misère indicibles des pauvres, des veuves, des étrangers et autres humains vulnérables. Ça a toujours été un danger sous-jacent de la stratégie de résistance de saisir n’importe quelles armes disponibles – peu importe à quel point imprudentes ou injustes – pour « se payer Trump ».

Au-delà de cela, le Russia-gate est devenue si central dans le scénario de l’establishment de Washington qu’il ne semble y avoir aucune place pour des remises en cause ou un retour en arrière. L’élan est tel que certains démocrates et les médias « jamais-Trump » ne peuvent pas arrêter d’attiser la fumée du Russia-gate et de garder l’espoir en dépit de tout que cela justifiera d’une façon ou d’une autre la destitution de Trump.

Pourtant, le processus sordide d’utilisation de moyens légaux/d’enquête pour régler les comptes politiques compromet davantage le principe de la « primauté du droit » et l’intégrité du journalisme aux yeux de nombreux Américains. Après une année de Russia-gate, la « primauté du droit » et la « recherche de la vérité » semblent avoir été réduites à des phrases pompeuses pour le règlement de comptes politique, déjà souillées par les républicains avec le harcèlement des démocrates et devenant maintenant une méthode bipartite pour accabler les rivaux politiques indépendamment du manque de preuves.

Strzok et Page

Peter Strzok (prononcer “struck”) a un pedigree intéressant avec de multiples tâches concernant à la fois Mme Clinton et M. Trump. En tant que chef du contre-espionnage du FBI pendant l’enquête sur l’utilisation non autorisée d’un serveur de courrier électronique privé pour des informations classifiées par la secrétaire d’État Hillary Clinton, Strzok a apparemment changé les mots « négligence grave » (qui auraient pu déclencher des poursuites judiciaires) pour les moins graves « inattention extrême » dans la description des actions de Clinton par le directeur du FBI, James Comey. Ce changement sémantique a permis à Comey de conclure seulement 20 jours avant le début de la convention nationale démocratique en juillet 2016, « qu’aucun procureur raisonnable » ne porterait plainte contre Mme Clinton.

Puis, en tant que sous-directeur adjoint de la division de contre-espionnage, Strzok a dirigé l’enquête du FBI sur l’ingérence présumée de la Russie dans les élections américaines de 2016. Il y a fort à parier qu’il ait été intraitable dans le choix du contingent d’analystes du FBI qui a rejoint les homologues « triés sur le volet » de la CIA et de la NSA afin de préparer l’expertise sans preuves du 6 janvier 2017 accusant le président russe Vladimir Poutine d’avoir interféré dans les élections de 2016. (Bien qu’admise dans la pensée de groupe de l’Establishment comme une vérité révélée, cette mauvaise justification pour leur analyse reflétait l’apogée de la politisation du renseignement – concurrencée seulement par les renseignements frauduleux sur les « armes de destruction massive » en Irak il y a 15 ans.)

En juin et juillet 2017, Strzok était le principal responsable du FBI chargé d’enquêter sur les liens possibles entre la campagne de Trump et la Russie, mais il a été démis de ses fonctions lorsque l’inspecteur général du département de la Justice a appris l’échange de SMS Strzok-Page et le raconta à Mueller.

Ce n’est pas une mince ironie que ce qui a fichu dedans les tourtereaux du FBI était leur mépris viscéral pour M. Trump, leur attitude de majorettes envers Mme Clinton et ses associés, leur préjugé datant des années 50 à la James Clapper que les Russes sont « presque génétiquement motivés » par le mal, et leur (Strzok/Page) conviction élitiste qu’ils savent bien mieux ce qui est bon pour le pays que les citoyens américains ordinaires, dont ces « déplorables » desquels Clinton disait qu’ils constituaient la moitié des partisans de Trump.

Mais Strzok/Page n’avaient aucune idée que leur orgueil, leur élitisme et leurs intrigues seraient révélés d’une manière si tangible. Le pire pour eux, la chose même pour laquelle Strzok, en particulier, s’est donné à fond – le sabotage de Trump et l’immunité de Mme Clinton et de ses conseillers les plus proches se désagrège maintenant.

Congrès : surveiller ou survoler ?

À ce stade, la question à 64 dollars est de savoir si les divers comités de surveillance du Congrès resteront confortablement installés dans leur rôle habituel de comités « de survol » ou s’ils auront le courage d’essayer de remplir leur devoir constitutionnel. Cette dernière solution impliquerait de faire face à un puissant État profond et à sa vaste boîte à outils de techniques de représailles bien rodées, y compris le chantage dans le style J. Edgar Hoover sur les stéroïdes, activé par la surveillance électronique de presque tout et de tout le monde. Oui, la technologie d’aujourd’hui permet la collecte large, et « Tout collecter » est devenu la devise.

Robert Mueller, ancien directeur du FBI.

Le sénateur Chuck Schumer, Démocrate-New York, près de quatre décennies à la Chambre et au Sénat, a ouvertement prévenu le nouveau président Trump en janvier 2017 de ne pas s’en prendre à la communauté des services de renseignements américains, parce que les responsables du renseignement américain « se vengeront de mille façons » si vous êtes assez « stupide » pour vous les mettre à dos.

Grâce aux près de 10 000 SMS échangés entre Strzok et Page, dont seulement une petite fraction a été remise au Congrès il y a quatre semaines, il y a maintenant une véritable preuve sur les soupçons qu’il y avait en effet un « coup d’État profond » en train de « corriger » le résultat de l’élection de 2016. Nous savons maintenant que les fonctionnaires soi-disant apolitiques du FBI avaient d’énormes agendas politiques à suivre. Les échanges Strzok-Page dégoulinent de mépris pour Trump et pour ceux vus comme ses lamentables et putrides partisans. Dans un SMS, Strzok a exprimé son mépris viscéral pour les électeurs de Trump de la classe ouvrière, en écrivant le 26 août 2016 : « Je suis allé dans un Walmart du sud de la Virginie. Je pouvais sentir le soutien de Trump… c’est épouvantablement réel ici. »

Les SMS montrent même Strzok avertissant de la nécessité d’une « police d’assurance » pour contrecarrer Trump au cas malheureux où ses performances de sondage prendraient le pas sur celles de Mme Clinton.

Un SMS du 6 août 2016, par exemple, montre Page donnant à son chevalier en armure étincelante une forte affirmation : “Peut-être es-tu censé rester où tu es parce que tu es censé protéger le pays de cette menace [Trump].” Ce SMS à Strzok inclut un lien vers une chronique de David Brooks dans The New York Times, dans laquelle Brooks conclut avec l’appel du clairon : « Il arrive un moment où la neutralité et le profil bas deviennent déshonorants. Si vous n’êtes pas en révolte, vous êtes de mèche. Quand cette période et votre nom seront mentionnés, des décennies plus tard, vos petits-enfants se détourneront dans la honte. »

Un autre SMS montre que d’autres hauts responsables du gouvernement – alarmés par la possibilité d’une présidence de Trump – ont rejoint la discussion. Dans une allusion évidente à une réunion d’août 2016 avec le directeur adjoint du FBI, Andrew McCabe, Strzok écrit à Page le 15 août 2016 : « Je veux croire le scénario que vous avez esquissé dans le bureau d’Andy – qu’il n’y a aucun moyen qu’il [Trump] soit élu – mais je crains que nous ne puissions pas prendre ce risque ». Strzok a ajouté : « C’est comme une police d’assurance dans le cas improbable où vous mourriez avant l’âge de 40 ans. »

Police d’assurance ?

Le président du Comité judiciaire du Sénat, Chuck Grassley, Républicain-Iowa, dit qu’il demandera à Strzok d’expliquer la « police d’assurance » lorsqu’il l’appellera à témoigner. Ce qui semble déjà clair, c’est que le fameux « Dossier Steele » faisait partie de « l’assurance », tout comme la légende selon laquelle la Russie a piraté les courriels du président de la campagne DNC et Clinton, John Podesta, et les a transmis à WikiLeaks.

Si les enquêteurs du Congrès ont été attentifs, ils savent déjà ce que Scott Ritter, un ancien inspecteur de l’armement, a partagé avec les collègues de Veterans Intelligence Professionals for Sanity (VIPS) cette semaine ; nommément, Glenn Simpson de Fusion GPS, qui a commandé le dossier de la Russie en utilisant l’argent du Parti démocrate, a déclaré qu’il avait contacté Steele après le 17 juin, juste trois jours avant la publication du premier rapport de Steele, en s’appuyant sur sept sources.

« Il y a autant de chances qu’il neige en enfer, que ce soit des renseignements originaux rassemblés par Steele ; il semble plutôt avoir fait appel à un seul ‘intermédiaire de confiance’ pour recueillir des rumeurs non fondées qui existaient déjà. »

Un autre collègue de VIPS, Phil Giraldi, écrivant d’après sa propre expérience dans le secteur privé, a ajouté : « Le fait que vous ne contrôliez pas vos sources fréquemment signifie qu’ils vous raconteront ce qu’ils pensent que vous voulez entendre. Comme ils ne le font que pour de l’argent, plus les détails sont sordides, mieux c’est, car cela augmente la valeur apparente de l’information. Le cabinet de sécurité privé, à son tour, qui le fait aussi pour l’argent, va répercuter les histoires et même les enjoliver pour garder le client heureux et l’encourager à revenir. Quand j’ai lu le dossier Steele, il me semblait terriblement familier, comme les nombreux rapports similaires que j’avais vus et qui combinaient des conneries avec suffisamment d’informations crédibles pour que tout le produit ait l’air respectable. »

Il est maintenant largement connu que les démocrates ont payé les « primes d’assurance », pour ainsi dire, pour le « dossier » de l’ancien agent de renseignement britannique Christopher Steele sur une « entente » glauque – mais non prouvée – entre Trump et les Russes. Si, comme beaucoup l’ont conclu, le dossier a été utilisé pour justifier un mandat de la FISA pour espionner la campagne de Trump, les personnes impliquées seront dans la mouise jusqu’au cou, si les superviseurs du Congrès font leur travail.

Comment, pourriez-vous vous demander, Strzok et ses associés pouvaient-ils entreprendre ces démarches extralégales avec tant de mépris pour les conséquences possibles si elles devaient être dévoilées ? La réponse est facile. Mme Clinton était donnée gagnante d’avance, vous vous souvenez ? C’était juste une assurance supplémentaire sans aucune attente de quelque « prestation de décès » que ce soit – excepté la mort électorale de Trump en novembre 2016. L’attitude semblait être que, si la violation de la loi FISA devait éventuellement être découverte, il y aurait peu d’intérêt pour une enquête sérieuse par les rédacteurs en chef du New York Times et d’autres publications anti-Trump, et tous les problèmes résiduels pourraient être traités par la Présidente Hillary Clinton.

Le sénateur Lindsey Graham, Républicain-Caroline du Sud, qui préside le sous-comité du pouvoir judiciaire sur le crime et le terrorisme, a signé la lettre de mission renvoyant Christopher Steele au ministère de la Justice pour enquêter sur ce qui semble être de fausses déclarations sur le dossier. En signant, Graham a noté « les nombreux signaux d’arrêt que le ministère de la Justice a ignorés dans son utilisation du dossier ». La signature de la sénatrice Dianne Feinstein, Démocrate-Californie, était absente – signe précoce qu’une querelle de palais très partisane est à l’horizon. Mardi, Feinstein a publié unilatéralement une volumineuse transcription du témoignage antérieur de Glenn Simpson et, comme sur un claquement de doigts, les experts de l’establishment ont décrit Steele comme une bonne source et Glenn Simpson du GPS Fusion comme une victime.

La mêlée est maintenant en cours ; le résultat est incertain.

Ray McGovern travaille avec Tell the Word, une branche éditoriale de l’Église œcuménique du Sauveur dans le centre-ville de Washington. Il a été analyste du renseignement de l’armée et de la CIA pendant 30 ans,il a préparé et présenté les résumés quotidiens pour Nixon, Ford et Reagan, et est cofondateur de Veteran Intelligence Professionals for Sanity (VIPS).
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Extraits de SMS entre Peter Strzok et Lisa Page, communiqués au Congrès et aux médias le 13 décembre 2016.

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04/03/2016

Strzok – Dieu Hillary devrait gagner. 100 000 000 – 0.

Page – Je sais
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02/04/2016

Page – Alors, tu dis d’échanger par SMS quand nous parlons de Hillary parce que ça ne peut pas être tracé, tu étais juste en train de nettoyer, pq tu te sens mal de t’être lâché, mais ça ne peut pas être corrigé maintenant.

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08/07/2016

Strzok – Et pendant ce temps, nous avons des manifestants de Black Lives Matter, en ce moment, scandant « pas de justice, pas de paix » autour du ministère de la Justice et de la Maison Blanche…

Page – C’est affreux.
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14/07/2016

Page – Tu as lu ceci ? C’est vraiment effrayant. Pour les Blancs qui sentent le déclin, Donald Trump libère des mots de résistance https://www.nytimes.com/2016/07/14/us/politics/donald-trump-white-identity.html

Strzok – Je n’ai pas lu. Mais je pense qu’il est clair qu’il capte tous les électeurs blancs et pauvres que les républicains traditionnels ont abandonnés en douce dans la quête du Tout-Puissant $$$

Page – Oui, ce n’est pas bon.

Strzok – Un sondage révèle que les courriels pèsent sur Hillary Clinton, maintenant rejointe par Donald Trump https://trumpisright.blogspot.com.es/2016/07/poll-finds-emails-weighing-on-hillary.html [NdT archive car le lien original http://nyti.ms/29RV5gf pointe sur une page remplacée]

Page – Eh oui

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26/07/2016

Strzok – Et hop. Félicitations à une femme nommée pour la présidence dans un parti majoritaire ! A propos de temps pourri ! Tous mes meilleurs vœux !!

Page – C’est chouette. Merci

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06/08/2016

Page – Jésus. Tu devrais lire ça. Et Trump aller se faire e*. Moment in Convention Glare Shakes Up Khans’ American Life https://www.nytimes.com/2016/08/06/us/khan-soldier-convention-iraq.html

Strzok – C’est un sacré bon article. Merci du partage. Et F* TRUMP.
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06/08/2016

Page – Et peut-être es-tu censé rester où tu es parce que tu es censé protéger le pays de cette menace. Pour ce faire, lis ceci :

Page – Les facilitateurs de Trump devront enfin prendre position

https://www.nytimes.com/2016/08/05/opinion/trumps-enablers-will-finally-have-to-take-a-stand.html

Strzok – Merci. C’est bien vrai que nous sommes tous deux très chanceux. Et bien sûr, je vais essayer de l’aborder de cette façon. Je sais juste que ce sera difficile à certains moments. Je peux protéger notre pays à plusieurs niveaux, je ne suis pas sûr que ça serve à quelque chose.

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09/08/2016

Page – Il ne va quand-même pas devenir président, pour de vrai ? Non ?!

Strzok – OMD tu as entendu ce que Trump vient de dire ?

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26/08/2016

Strzok – Je reviens juste d’un Walmart de Virginie du Sud. Je pouvais SENTIR le soutien de Trump…

Page – Yep. Sorti avec (modéré) Nous détestions tout et tout le monde.

Page – À nous lamenter sur le désastre qu’est notre pays.

Strzok – Ouais… c’est effroyablement réel ici

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20/10/2016

Strzok : Je suis exaspéré. Trump est un p**ain d’idiot, incapable de donner une réponse cohérente.

Strzok – JE NE PIGE PAS CE QUI ARRIVE A NOTRE PAYS p**ain (modéré)??!?!

Page – Je ne sais pas. Mais on s’en remettra. C’est l’Amérique. On gère.

Strzok – Donald a dit « bad hombres »

Strzok – Trump a dit ce que le FBI a fait est scandaleux.

END

Source : Ray McGovern, Consortium News, 11-01-2018

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

Pierre Tavernier // 04.02.2018 à 08h33

Personnellement, je ris jaune.
Cet “anti-trumpisme” relève de la foi, au sens d’un fanatisme religieux sourd à toute rationalité, voire d’une insanité psychiatrique.
Il en est de même pour la russophobie, voire ici en Europe pour les europhiles béats.
Ceux qui sont derrière ces manipulations jouent sur du velour.
Le formatage de la pensée de la population, des USA comme des européens, n’augurent rien de bon pour les temps troublés que nous vivons.

63 réactions et commentaires

  • Louis Robert // 04.02.2018 à 08h00

    1. Ce texte de McGovern m’apparaît tout à fait magistral.

    2. Identifiant tous les types d’acteurs compromis, il montre bien, de long en large et en profondeur l’étendue du scandale et des dégâts.

    3. La conclusion s’impose: voici bien un pays et l’Empire aux dirigeants indignes ainsi qu’aux institutions pourries.

    4. D’un paragraphe à l’autre, on entend ces rires homériques “inextinguibles” en provenance du Kremlin et, très distinctement, ceux du président Vladimir Poutine…

     33

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    • Pierre Tavernier // 04.02.2018 à 08h33

      Personnellement, je ris jaune.
      Cet “anti-trumpisme” relève de la foi, au sens d’un fanatisme religieux sourd à toute rationalité, voire d’une insanité psychiatrique.
      Il en est de même pour la russophobie, voire ici en Europe pour les europhiles béats.
      Ceux qui sont derrière ces manipulations jouent sur du velour.
      Le formatage de la pensée de la population, des USA comme des européens, n’augurent rien de bon pour les temps troublés que nous vivons.

       56

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      • Louis Robert // 04.02.2018 à 08h52

        Vous avez entièrement raison.

        Quelle que soit sa couleur, ici le rire irrésistible n’a pour raison d’être que d’empêcher l’effondrement psychologique immédiat et de contribuer à la préservation, pour un temps, de la santé mentale.

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      • Bordron Georges // 04.02.2018 à 09h00

        Oui, cette capacité à séduire et entraîner les populations là où elles ne voudraient pas aller, est effrayant. L”’american way of life”, n’y est pas pour rien en particulier, les journaux et la télé bien sûr, mais aussi tout ce qui est du spectacle et du cinéma. Et ceci sur des décennies, peut-être 70 ans. A ceci il faut ajouter la course au dieu dollar.

         16

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        • tepavac // 04.02.2018 à 09h50

          “cette capacité à séduire et entraîner les populations là où elles ne voudraient pas aller, est effrayant”

          Si vous regardez bien le sujet, vous devez admettre que se sont les personnes elles mêmes qui se ligotent par l’encartage idéologique.
          Strzok, nom d’origine Polonaise et qui se prononce “choc”, devenu struk en Amérique, et Page, sont totalement inféodé à une chimère idéologique et utilisent le pouvoir de leur administration pour accomplir leur délire.

          Nous devrions tous prendre conscience du danger de s’encarter à un parti, quel-qu’il soit, et de toujours être vigilant avec ceux qui prétendent vouloir notre bien.
          C’est notre devoir de Citoyen, c’est de notre responsabilité.

           23

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          • red // 04.02.2018 à 14h20

            Je ne vois pas le rapport avec le fait de s’encarter à un parti ? Il faut juste rester critique…

             4

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            • Nanita // 04.02.2018 à 18h11

              C’est toute la difficulté: Comment rester critique quand la discipline de parti vous demande d’avoir telle ou telle posture ?

               6

              Alerter
    • Ju Kap // 04.02.2018 à 11h49

      Moi je considère que c’est pas mal que des agents soient politisés, surtout face au guignol à la carotène – pas que leur penchant pour Clinton soit exempt d’une gêne d’un genre différent, mais là n’est pas la question . Là on n’a aucune preuve qu’ils aient fomenté quoi que ce soit, et ça m’emm… sérieusement, comme certaines lois françaises sont passées récemment en toute discrétion (renforcement de devoir de réserve et de discrétion, élargissement du contrôle et des sanctions) que sous prétexte qu’on est fonctionnaire on ne puisse rien penser ni dire. En plus là ce sont des SMS privés ! Les deux ont été renvoyés pour des SMS privés qui en plus ne contiennent rien … !!! Merci de ne pas laisser cautionner ça, d’autant que les mouvements de fonctionnaires ici, il va y en avoir…

       5

      Alerter
  • tepavac // 04.02.2018 à 08h30

    “La mêlée est maintenant en cours ; le résultat est incertain”

    Ray McGovern à parfaitement résumé la situation, nul ne sait sur quoi va déboucher ce conflit d’intérêts extrême(la prison) mêlés à des idéologies délirantes(l’exceptionnalisme) et les visées belliqueuses(le grand échiquier).

    Je comprends la tristesse d’un R. McGovern , travailler avec coeur à la construction d’un pays, lui donner tout et voir ce qui en résulte.
    Il parle de tout ceci avec euphémisme et prudence, tentant de refroidir les braises chaudes de l’Amérique “profonde”, cette masse qui depuis longtemps ne se laisse plus abuser par toute l’hypocrisie de ce système anti-démocratique, anti-républicain et dont la justice est au ordre d’une hiérarchie impitoyable.

    Espérons que ce jeune pays puisse évoluer, grandir et passer à une étape adulte de développement. Qu’a l’instar du peuple de Russie, le peuple d’Amérique saura faire une révolution pacifique et honorable.
    Car nous en sommes conscient, dans un tel chaudron, animé par tant de violence, avec à sa disposition autant d’armes destructrices, …..

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    • Ju Kap // 04.02.2018 à 11h50

      Il n’y a strictement rien dans ces SMS…

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      • dupontg // 04.02.2018 à 19h54

        ce n’est pas un probleme ..
        pour la soidisante influence russe il n’y a meme pas de SMS

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  • Fabrice // 04.02.2018 à 08h31

    La question, est ce que ces nouvelles atteindront la même ampleur que le scandale ainsi artificiellement créé ou s’étouffera, laissant l’impression anti-russe faire son chemin ?

    Il est à craindre qu’une opération main propre ne se fasse pas et qu’il ressorte un jour le même type de campagne, certains considérant que leur opinion prévaut sur les faits.

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    • francois Marquet // 04.02.2018 à 08h45

      Le fait que les Président américains se succèdent ne change rien aux États-Unis, estime Vladimir Poutine dans le documentaire d’Oliver Stone, «The Putin Interviews»
      Les présidents passent, l’administration reste en quelque sorte

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      • Alfred // 04.02.2018 à 10h16

        Rassurez vous c’est pareil en France.
        La grande différence entre les us et nous c’est que leur supervision / contrôle “parlementaire” est bien plus forte et réelle que chez nous. Nous n’aurons jamais ce genre de “mémo” en France.
        Pour le reste je suis épaté de la manière éhontée dont cette histoire est rapportée par notre presse. Les “fakes news” se trouvent bien dans les grands médias.

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    • Louis Robert // 04.02.2018 à 09h54

      « … une opération main propre »?

      Quand le fruit est irrécupérablement gâté, il n’y a plus qu’à le lancer tôt ou tard aux ordures… L’Empire en est là.

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  • Dubreuil // 04.02.2018 à 08h51

    Du blabla. Des Anti Trump discutent entre eux sont what ?

    Aucun rapport entre le texte et les SMS devant servir de preuve. Juste la dénonciation de l adultère et l interdiction faite aux fonctionnaires d avoir des opinions politiques jusque dans leur vie privée.

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    • Ju Kap // 04.02.2018 à 11h53

      Exactement… D’autant que personne ici ne semble outre mesure dérangé de l’extension legale l’année dernière du contrôle et des sanctions politiques contre les fonctionnaires, passée comme une lettre à la poste (avant qu’elle ne soit privatisée, s’entend).

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      • tepavac // 04.02.2018 à 18h25

        C’est curieux, n’est-ce pas!, cette focalisation sur deux phénomènes psychiatriques!

        Alors que le vrais scandale est ailleurs, caché par le “trolling” médiatique. tout, dans ce que cette agitation a démontrée sans l’ombre d’un doute, c’est qu’un consortium de hauts responsables de l’administration à agit dans le but de favoriser un candidat politique au détriment de tous les autres, B. Sanders le premier, Trump pour finir, et entre les deux, qui sait quelles genres d’actions illégales c’est “responsables” ont commis.

        Et nul ne doute aux USA de ce que cela signifie;
        “s’ils sont capablent d’agir ainsi contre partie aussi puissante qu’un Président, qu’est qu’un simple Citoyen récalcitrant pour eux, sans parler des autres, opposants politiques, opposants économiques ou sociaux.

        Nul ne se sent en sécurité dans ces conditions, où la démocratie est une supercherie, la justice une énigme et les agences de sécurité utilisées à des fins de prises de Pouvoir total sur le Pays.
        Le peuple Américain, nombre de ses élus et personnels de tout niveaux des administrations
        demandent une remise en ordre et il semble, qu’au vu des intentions premières de Trump, “assécher le marais”, la population va se ranger derrière lui.
        Et s’il l’entreprend, il deviendra l’idole du peuple!

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  • Pierre Tavernier // 04.02.2018 à 09h20

    Au sujet de ces fameux SMS, on nage d’ailleurs dans le vaudeville le plus ubuesque, de nombreux républicains rentrant dans la mêlée avec aussi peu de retenue et des arguments complotistes digne des meilleurs sites du genre :
    https://www.20minutes.fr/monde/2208507-20180125-obstruction-enquete-donald-trump-accelere-theories-complot-aussi
    https://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/0301218451654-le-buzz-des-etats-unis-la-societe-secrete-du-fbi-continue-de-faire-parler-2148888.php

    50 000 sms, entre seulement deux agents, perdus ! Sur quelques mois ? Que faisaient-ils d’autre de leur journée ?

    Si ce chiffre de 50 000 est valide, il concerne certainement plus de deux agents (même entretenant une liaison !)

    Comme on le voit, on est en plein dans le roman d’espionnage bon marché, sans aucun recul des médias

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    • Fritz // 04.02.2018 à 09h39

      Votre premier lien est consternant. “20 minutes” utilise l’expression tordue “théories du complot” pour dénigrer ceux qui s’interrogent sur le jeu du FBI contre Donald Trump : “des élus et des médias conservateurs tentent de discréditer le procureur, en surfant sur une théorie du complot autour d’une « société secrète » au sein du FBI, qui aurait juré de faire tomber le président américain”.

      Bref, Ray McGovern est un adepte de la “théorie du complot”, d’ailleurs son texte est publié sur le site complotiste de Robert Parry. Par contre, il y a une “possible collusion” (NUANCE !) “entre la campagne de Donald Trump et la Russie”.

      Que faire ? Démonter l’expression pourrie “théorie du complot” ? Cela prend du temps, et les gens n’écoutent pas. Ou bien renvoyer le compliment ? S’il y a bien une “théorie du complot” ridicule, c’est celle qui prétend, sans la moindre preuve, que la Russie a manipulé la présidentielle américaine et faussé son résultat.

       34

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      • Pierre Tavernier // 04.02.2018 à 09h50

        Mon cher, ce lien “consternant” a été choisi à dessein (et notons que le niveau du second n’est qu’à peine meilleur).
        Pour illustrer le niveau de clowneries (et je mets le “L” pour rester poli !) que l’on trouve dans des médias dont la diffusion est loin d’être confidentielle.
        Ma dernière phrase étant d’ailleurs : “on est en plein dans le roman d’espionnage bon marché, sans aucun recul des médias”.
        Mais peut-être n’aie-je pas été assez clair dans mon propos …
        Ou peut-être un second café vous ferait-il du bien ? (humour)
        Mais je vous rassure, j’estime que ce texte de McGovern (que j’avais déjà lu à sa parution sur consortiumnews) est frappé au coin du bon sens.
        Cordialement

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        • Fritz // 04.02.2018 à 10h04

          Veuillez m’excuser. J’avais bien lu votre dernière phrase, mais… je n’ai même pas bu mon premier café ! Je vais de ce pas réparer cet oubli.

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        • tepavac // 04.02.2018 à 10h18

          “on est en plein dans le roman d’espionnage bon marché, sans aucun recul des médias”.

          Si nous oublions qu’un de nos président s’est clairement prononcé pour l’entré dans le nouvel ordre mondial, que le second d’un parti soit-disant opposé a suivi le même cheminement, alors peut-être est-ce un mauvais roman d’espionnage.

          Mais il l’a dit publiquement, beaucoup, dans toutes l’Europe l’ont dit, les médias aux ordres l’ont inlassablement répété dans toutes les langues et donc ce mauvais roman, mais vrais conspiration, ne se limite pas à la “clownerie” Hollywoodienne, il étend ses tentacules jusque dans nos administrations.

          Si Trump n’avait pas été élu, rien de tout ceci ne serait révélé.
          Notre époque est très incertaine.

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          • Pierre Tavernier // 04.02.2018 à 10h41

            “donc ce mauvais roman, mais vraie conspiration, ne se limite pas à la “clownerie” Hollywoodienne, il étend ses tentacules jusque dans nos administrations”
            Ainsi que nos médias “grand public”, ajouté-je.
            Je partage entièrement votre avis. C’est d’ailleurs pour cela que j’associais dans mon premier commentaire la russophobie et “l’europhilie” béate à cet “anti-trumpisme” contre-productif. Mais je me rends compte que j’ai une fâcheuse tendance à être trop elliptique dans mes propos. Mea culpa, donc.
            Pour dissiper d’ailleurs toute équivoque, je n’éprouve aucune sympathie pour le personnage “Trump”.
            Mais comme de nombreux commentateurs l’ont souligné (citons par exemple John Pilger et Bruno Guigue), il convient d’appréhender Trump comme un symptôme de la déliquescence des institutions occidentales en général.
            Le cocktail-Molotov humain lancé à la face de l’establishment par la “white trash” et la classe moyenne blanche en perdition, pour reprendre Michael Moore.

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        • Bibendum // 04.02.2018 à 10h50

          Bonjour,

          Je vous ai répondu sur les 50.000 sms qui sont en fait 10.000 sms. 5 fois moins ça a du sens.

          “Comme on le voit, on est en plein dans le roman d’espionnage bon marché, sans aucun recul des médias”

          J’ai bien peur que ce “manque de recul” des medias soit la poursuite du même manque de recul que les deux agents cités dans l’article. Immaturité, idéologie et carriérisme sur fonf de scenario hollywoodien manichéen à souhait.

          Choisi ton camps camarade :/

          On est loin d’avoir sorti le cu* des ronces…

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          • Pierre Tavernier // 04.02.2018 à 10h59

            Oui, oui, encore une fois, je ne voulais que souligner le caractère grotesque de l’argumentation des deux bords politiques et des compte-rendus que les médias “grand public” en font.
            Mes plus plates excuses pour avoir maladroitement traduit ma pensée.
            Maintenant que nous avons déterminé que nous sommes manifestement tous d’accord sur ce point, peut-être pouvons-nous passer à autre chose, mmmh ?

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            • Bibendum // 04.02.2018 à 11h09

              Mais bien sur que nous pouvons essayer de passer à autre chose maintenant que nous sommes sur même longueur d’onde 😉

              Mais face à ce sombre *ordel, et en sachant bien traduire nos pensées, quel va être cette autre chose ?

              En ces temps troublé, bien se comprendre n’est pas du luxe, tant le système brouille les cartes pour garder l’avantage.

              Bien à vous

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            • Pierre Tavernier // 04.02.2018 à 11h15

              @Bibendum
              Très bonne question, effectivement …

              Bien à vous

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  • Bibendum // 04.02.2018 à 10h06

    “… la publication officielle d’une partie seulement (375 sur environ 10 000) des messages, produit considérablement plus de dégâts.”
    ” Grâce aux près de 10 000 SMS échangés entre Strzok et Page, ”

    Pourquoi parler de 50.000 sms ?

    D’autant qu’il s’agit moins d’une attitude puérile et immature de deux agents que de l’aptitude de certains, bien moins mis en avant, à manipuler les esprits et pervertir un système se revendiquant démocratique.

    On se fout de ce que pense monsieur Adam et madame Eve, ils en ont le droit garantie par la “democratie”. Mais on se fout moins que leur job soit précisément d’empêcher la démocratie de fonctionner en manipulant des preuves mystifiées pour obtenir un coup d’état à l’avantage des marionnettistes.

    Ce sont des idiots utiles et c’est bien parce qu’ils sont idots qu’ils éprouvent le besoin de se convaincre mutuellement de la justesse de leur ideologie par ces échanges pour le moins infantiles. Pour le pire c’est juste flippant.

    50.000 sms sur 18 mois c’est certes 90 sms par jour, mais probablement aussi le symptôme d’âmes malades.

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    • Bibendum // 04.02.2018 à 10h14

      Oups, 10.000 sms sur 18 mois c’est 20 sms par jours….

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      • basile // 04.02.2018 à 10h49

        un sms écrit fait facilement 6 sms envoyés.

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        • Pierre Tavernier // 04.02.2018 à 11h10

          En français correct, oui (à cause des caractères accentués, entre autres). Beaucoup moins en anglais, dont la syntaxe réduit souvent le nombre de mot utilisé, et les américains utilisent volontiers les acronymes pour remplacer des expressions complètes (ASAP, OMG, LOL, IRL etc …).
          Cela dit, il est effectivement difficile de savoir si l’on parle de messages ou de sms de 160 caractères (hors caractères spéciaux) au sens normatif du terme.

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  • Eric83 // 04.02.2018 à 10h16

    Beaucoup d’événements ont eu lieu depuis la publication du 11 janvier de Ray Mac Govern.

    La commission du Congrès présidée par David Nunes a fait son boulot et le mémo tant attendu de 4 pages a été rendu public vendredi 2 février, révélant au monde entier les arcanes non exhaustives du “Clinton-DNC-FBIgate” destiné à nuire à Trump avant et après l’élection US de 2016.

    Ci-dessous un lien vers un article qui rappelle notamment, lord d’une interview le 10 avril 2016, les propos – maintes fois répétés – de Obama concernant l’impartialité de la justice et du FBI concernant l’affaire des serveurs/emails de “Clinton” :
    http://www.breitbart.com/radio/2018/02/03/steve-kings-memo-warning-watch-closely-for-barack-obamas-fingerprints/

    Ci-dessous, un article qui pose de bonnes questions sur la vision rétroactive et des conséquences de la fable du “Russiagate” et du réel “Clinton-DNC-FBIgate” :
    https://www.zerohedge.com/news/2018-02-03/fisa-memo-obama-and-election-almost-wasnt

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    • Fritz // 04.02.2018 à 10h25

      Mais on vous répliquera que breitbart et zerohedge sont des sites complotistes !
      Ou “conservateurs”… Repoussoir garanti pour le grand public français.

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      • tepavac // 04.02.2018 à 19h23

        Mais il y a aussi The Hill, le Dailly Caller, le monde diplomatique, etc, etc…. et surtout un paquet de récalcitrant qui trépignent derrières les grilles.

        Je penses, qu’effectivement ça dérape dur vers le burlesque.
        Heureusement le ridicule ne tue pas, mais combien de temps avant que le rire fasse place à l’exaspération et à la révolte.

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    • Pierre Tavernier // 04.02.2018 à 12h07

      Personnellement, j’ai apprécié ces deux tweets de Glenn Greenwald qui renvoient chacun des deux camps dans ses buts.
      Pour les démocrates :
      https://twitter.com/ggreenwald/status/959784636867141632
      Pour les républicains :
      https://twitter.com/ggreenwald/status/959522159411507201

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  • nolimit13 // 04.02.2018 à 11h43

    Je pense que ce qui se passe aux Etats-Unis est d’une importance capitale.
    Après Bush, Obama, Hillary Clinton était la candidate désignée de l’oligarchie financière mondialisée toute puissante. L’élection était imperdable car truquée du début à la fin. N’oublions pas que Bernie Sanders fut le premier à en faire les frais au sein même des primaires du Parti Démocrate.
    Et pourtant, l’impensable s’est produit et Trump a gagné. Tous les projets de guerre de l’oligarchie contre la Russie et la Chine se sont alors évanouis et cette mafia géante qui ne prospère que dans le chaos se trouve fort dépourvue et même en mode panique.
    La divulgation du rapport Nunes met un peu plus en lumière la lutte à mort que se livrent deux camps au sein des plus hautes instances du gouvernement et de l’armée.
    Si vous comprenez l’anglais, je vous conseille de vous intéresser au phénomène Qanon qui passionne les analystes “conspirationnistes” aux USA. Mais méfions-nous de ces étiquettes si vite accolées.

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  • Ardechois // 04.02.2018 à 11h45

    Ne nous trompons pas ,si l’affrontement entre Trump et Clinton est bien réel, le fond de la politique américaine reste le même :c’est l’impérialisme et de ce feuilleton il restera toujours un petit reste de haine contre les Russes….Trump dit tout haut et vulgairement ce qui est pensé tout bas par l’ensemble des élites américaines :combattre à tout prix ceux qui veulent échapper à la dictature du Dollar…
    Ajoutons que les électorats manipulés ne sont pas une exclusivité US :Une fois élu à la primaire on découvre qu’un candidat aurait abusé de privilèges,; Après une deuxième primaire tous les principaux du parti de l’élu le laissent tomber tout en maintenant sa candidature car il faut prendre des voix à un autre candidat de même tendance mais qui a le défaut de dire quelques méchancetés sur l’Europe, Donc ce dernier ne doit pas arriver en deuxième position…Enfin la dame qui représente un certain souverainisme change d’opinion sur Saint Euro à quelques jours des élections? Savez-vous où ça s’est passé ce feuilleton ???Encore plus forts que Trump et Clinton!!!!!Encore meilleurs que notre modèle d’outre Atlantique….Bien entendu nous savons tous que les dictatures ont besoin de la guerre pour se sortir de leurs crises …C’est ce qui se prépare!

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  • bluetonga // 04.02.2018 à 11h54

    L’enjeu et la conclusion de cette vaste affaire, c’est tout simplement la notion que la démocratie américaine a bien été victime d’une tentative de coup, mais de l’intérieur, précisément de l’institution chargée d’assurer sa sécurité domestique. Les dirigeants de cette institution, ou un corpus significatif de ses responsables, ont volontairement cherché à ternir la réputation d’un candidat puis à saper l’autorité d’un président en montant délibérément un faux dossier sur ce dernier, avec l’aide du camps opposé. Ce faisant, ils ont contribué à diviser la nation et à attiser une nouvelle guerre froide dont les conséquences géopolitiques sont encore potentiellement incalculables.

    Je suis plongé dans la lecture du livre : Histoire criminelle des Etats-Unis par Frank Browning et John Gerassi. Il date de 1980, a été mis à jour et réédité en 2016. En le lisant, je me rend compte que cette collusion entre finance, industrie, politique, administration, pègre et presse a toujours été au cœur de la vie publique américaine, quasiment au grand jour, avec un cynisme déconcertant. Ce à quoi nous assistons aujourd’hui, au fond, n’a rien d’étonnant et se situe exactement dans la même trajectoire.

    A noter que ce livre, très documenté et sourcé, a été écrit bien avant l’ère des fékniouz et autres “théories du complot”.

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    • Chris // 04.02.2018 à 12h34

      “collusion entre finance, industrie, politique, administration, pègre et presse a toujours été au cœur de la vie publique américaine”
      Collusion qui a permis de répandre et d’assoir la peste néolibérale globaliste !

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      • Eric83 // 04.02.2018 à 15h31

        @bluetonga
        “…puis à saper l’autorité d’un président en montant délibérément un faux dossier sur ce dernier, avec l’aide du camps opposé”.

        Trump avait – et a toujours en tant que POTUS – une difficulté supplémentaire par rapport aux candidats des précédentes campagnes présidentielles, c’est que nombre d’influents Républicains ne voulaient pas qu’il soit le candidat élu à la primaire et ont oeuvré à cela.

        Il faut se rappeler que le 1er commanditaire du “rapport” sur Trump…est un milliardaire Républicain, Singer, et qu’ensuite le rapport a été repris le DNC/Clinton.

        De même, c’est l’inénarrable Mac Cain, Républicain, dans son immense bienveillance, qui a fourni une copie du rapport Steele à Comey fin 2016.

        Le panier de crabes aux US dépasse le bipartisme Démocrates/Républicains et le Deep State n’est pas monolithique.

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        • bluetonga // 04.02.2018 à 17h34

          Bonjour Eric83. Il est tout à fait exact que Trump compte de très nombreux adversaires chez les républicains – et ne peut pas se fier à grand monde, pour peu qu’il en soit capable. Par camp opposé, j’entends la candidate Clinton, qui elle-même était loin de faire l’unanimité chez les démocrates puisque Sanders était certainement le favori au départ, et qu’une partie de son électorat s’est désistée au vote final.

          Aujourd’hui, les clivages traditionnels sont de toute façon chamboulés, et on trouvera d’ailleurs ici et là sur les sites alternatifs américains la question suivante : qu’est-ce qui s’est passé pour que les démocrates/libéraux soient devenus les alliés du FBI, généralement marqué à droite (surtout depuis le règne de l’ineffable Hoover), et les avocats de la guerre froide avec la Russie?

          Rien, l’Amérique a suivi sa trajectoire. Une lente dérive vers les politiques identitaires, un nombrilisme domestique, un intoxication néo-conservatrice.

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    • RV // 04.02.2018 à 16h47

      @ bluetonga Le 04 février 2018 à 11h54
      Une autre lecture,
      L’Etat profond américain de Peter Dale Scott,
      éditions Demi Lune, 2015
      édition originale 2014 American deep state

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  • scc // 04.02.2018 à 12h09

    J’ai comme d’autres du mal à voir en quoi des sms privés partagés entre des officiels du FBI prouvent une collusion contre Trump.
    La révélation plus récente de la mise en route d’une investigation officielle sur Trump par le FBI en utilisant des informations biaisées fournies par le DNC est autrement plus grave.

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  • Christian Gedeon // 04.02.2018 à 12h21

    C’est étonnant…je veux dire les “européens” sont vent debout contre les US,en général. Critiquent ceci,condamnent cela,donnent des leçons à un tel,vilipendent tel autre et décrivent les us comme l’enfer sur terre. OK. Peut on poser sans s’en faire insulter la question de savoir pourquoi des millions esr des millions d’êtres sur humains ont pour ces terribles US les yeux de Rodrigue pour Chimene? Quelle question hein? Tout le monde déteste les US,comme on dit,mais tout le monde veut y aller. Curieux paradoxe que je soumets à la sagacité et à l’analyse objective des lecteurs de ce blog.

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    • bluetonga // 04.02.2018 à 15h03

      “Tout le monde veut y aller”. Cher Christian, j’y suis allé, et je ne désire plus y retourner. Pas parce que j’y ai été maltraité ou exposé à de quelconques sévices, mais parce que j’ai réalisé tardivement à quel point société et discours américains sont pervertis, ne servent les intérêts que d’une petite oligarchie, et grosso modo, se vautrent dans le mensonge et l’hypocrisie. Le fond de l’idéologie américaine, c’est Darwin : celui qui gagne a raison. La loi du plus fort, la force prime le droit.

      Plutôt qu’un long discours, je référerai au bouquin cité plus haut : Histoire de la criminalité aux Etats-Unis (“The American Way of Crime”, titre original, plus rigolo) ou encore : Mad in USA du français Michel Desmurget. Très documentés tous les deux. Et ce n’est pas la société dont je rêve pour mes enfants.

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    • Fritz // 04.02.2018 à 18h53

      Pourquoi des millions d’êtres humains ont pour les US les yeux de Chimène ? Il ne vous a pas échappé qu’il y a une industrie de l’image, appelée “Hollywood” pour faire court, et qui inclut les séries télévisées. Cette industrie donne des États-Unis une image flatteuse depuis plusieurs décennies.

      Une telle industrie serait qualifiée de propagande si elle venait d’autres pays. Mais venant des US, on le fait rarement, sous peine d’être taxé d’anti-américanisme. Car nos pays, loin de critiquer, condamner, vilipender les États-Unis, programment massivement les productions de cette propagande par l’image.

      En elle-même, cette propagande ne dit rien sur la qualité ou non de la vie aux États-Unis. Je n’en dirai donc rien, car je n’y suis pas allé, contrairement à bluetonga. Vous aurez enfin remarqué, cher Christian, qu’il ne vous a pas insulté, et moi non plus. Bonne soirée.

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  • Marc Michel Bouchard // 04.02.2018 à 12h29

    Trump est une sorte de Nixon qui est apparu en pleine globalisation dominé par l’establishment américain. Trump n’a rien de la gauche de Sanders, le candidat démocrate roulé par H.Clinton, malgré que candidat Trump ait critiqué comme Sanders la délocalisation des entreprises. Mais voilà, n’étant pas de la famille du Congrès, lorsque candidat, critique de la guerre en Irak également, Trump élu a rendu cinglé tout le système de Washington.

    Trump président en décisions douteuse dans la lignée de Reagan dérange parce que les dites élites de N.Y et Wash ne jurent que par la globalisation mondialiste et le triomphe absolu des lobbys sur les besoins des peuples et la falsification des démocraties. Trump qui n’a rien d’un Castro provoque l’oligarchie car celle ci pense que son idéologie néolibérale est la vérité et donc devenu matière à relancer une chasse aux sorcières et y compris contre des libéraux-conservateurs ou contre y compris les souverainistes qu’ils soient de droite ou aussi de gauche.

    L’Amérique en guerre civile froide? La république U.S de 1776 est fondée sur une union nationale fédérale et de citoyens libres et non voué à la gouvernance du marché universel: le globalisme.

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  • tchoo // 04.02.2018 à 13h00

    Tiens un complot
    Et l’AFP continue à relayé la fake news de Toutes les agences américaines ont démontrée la collusion des russes dans l’élection de Trump.
    Mais que fait Decodex

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  • Coincoin // 04.02.2018 à 13h12

    Si vous voulez comprendre quoi que ce soit à ce qui se passe au niveau de l’information, vous devriez vous intéresser au Council on Foreign Relations.

    http://thefreethoughtproject.com/wikileaks-exposes-cfr-media-control/

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    • SCC // 04.02.2018 à 14h35

      Hier j’ai été voir ‘the Post”, relatant l’affaire des Pentagon papers. Il est loin le temps ou le NYT et le WaPo se permettaient de critiquer le pouvoir en place au risque de se voir traînés en justice et pire. Aujourd’hui l’un et l’autre ne sont devenus qu’une caisse de résonance du département d’état, du pentagone et de toutes les agences de sécurité. En prenant le rôle de diseur de vérité et de donneur de leçons au détriment de tous les petits journaux qui essayent d’adopter une ligne de conduite indépendante et critique, en d’autres termes de faire le métier de journaliste.
      Finalement, il n’est plus nécessaire pour le pouvoir en place d’entrer en conflit direct avec les agences de presse, il suffit d’agir via leurs actionnaires. C’est la grande différence entre le WaPo de 1972 et celui de 2018.

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  • calal // 04.02.2018 à 14h02

    Trump est il le gorbatchev, l’eltsine ou le putin des usa?
    gorbatchev: la mise a jour des problemes
    eltsine: le pillage des ruines
    putin: la renaissance d’une grande culture,nation,peuple.

    Perso j’ai l’espoir que ce soit un putin pour les us.
    Apres arrivera t-il a entrainer l’ue dans la fin de la decadence?
    Resister c’est s’en prendre plein la gueule…mais avec la certitude que rien n’arrete la verite quand le temps est mur.go drain the swamp trump!!!!

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  • Denis // 04.02.2018 à 15h05

    Restons calmes!
    Tout ce qui a un début a une fin.
    On vit les prémices de la fin de la dominance des
    États Unis d’Amérique (du Nord).
    C’est du déjà vu( ou vécu) pour d’autres empires.
    Les humains ne changent pas, seuls les moyens
    de nuire sont plus puissants.
    Et pourtant, comme l’URSS, j’ai l’impression, qu’ils
    ( les USA) se détruiront eux mêmes:normal, ils sont
    les meilleurs! Hahahaha
    Je préfère en rire par avance, car la chute d’un empire
    fait toujours des dégâts collatéraux!

    Bonjour chez vous.

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  • RV // 04.02.2018 à 17h02

    Bonjour
    en écho à cet article je vous propose la lecture de celui-ci
    “Trump en conflit ouvert avec le FBI sur l’enquête russe”
    Par Patrick Martin – 3 février 2018
    https://www.wsws.org/fr/articles/2018/02/03/trum-f03.html

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    • Pierre Tavernier // 04.02.2018 à 17h57

      En complément, j’ajouterais, pour les anglophones, l’article de Caitlin Johnstone sur Consortiumnews au sujet de ce fameux rapport Nunes :

      https://consortiumnews.com/2018/02/03/biggest-nunes-memo-revelations-have-little-to-do-with-its-content/

      En résumant très grossièrement, elle y déclare que les “révélations” de ce fameux rapport sont une tempête dans un verre d’eau, et n’en sont d’ailleurs pas, juste une confirmation de que l’on savait déjà, ce qui ne surprendra pas les lecteurs du blog qui ont un peu suivi ce lamentable spectacle intitulé “Russiagate”.
      Par contre les réactions hystériques des républicains comme des démocrates sont très révélatrices. Elles confirment à son sens la domination de la politique américaine par un ensemble non-élu formé par les agences de renseignements, le pentagone, les médias et la ploutocratie qui choisit les candidats en les finançant, et que l’hystérie actuelle n’est que la résultante des conflits qui déchirent ces différents intérêts.
      Ce qui appuie l’analyse de V.Poutine que François Marquet a cité fort à propos.

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      • tepavac // 04.02.2018 à 21h32

        Ils sont , comment dire !!!
        C’est vrais quoi, il y a à peine 24 heures, ces énergumènes promettaient mille secret de la défense nationale révélés aux russes, et aujourd’hui ils disent que qu(il n’y a rien dans ce mémo ?

        Ils n’ont pas de limites dans la contradiction et dans l’hystérie médiatique ces acteurs de kabuki.

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      • Bibendum // 05.02.2018 à 15h32

        C’est bien plus complexe, il me semble, qu’une tempête dans un verre d’eau.

        Je vous cite:
        “[…]ce qui ne surprendra pas les lecteurs du blog qui ont un peu suivi ce lamentable spectacle intitulé “Russiagate.”

        1) cela ne concerne pas en premier abord les lecteurs du blog, ici donc, mais les americains US dans leurs affaires intérieures.

        2) Sont ils tous rompus à lire des blogs qu’ils suivent ? Non ! Là, leur président “avoue” que le pouvoir est détenu par des ploutocrates via le renseignement, les GAFAs et le complexe militaro industriel.

        3) QUESTION: Pourquoi cette lessive de linge sale en public, à savoir la planète, par cette “nation” exceptionnelle ?

        Poser la question c’est presque y répondre. Wait and see ? Là j’ai un doute.

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  • caliban // 04.02.2018 à 18h03

    Dans combien de temps ce type d’explication au JT en France ?

    Nous sommes le 4/2/2018 … compte à rebours déclenché 🙂

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  • Lysbeth Levy // 04.02.2018 à 18h27

    Et dire que nos décodeurs, vérificateurs de vérité, debunkers, continuent à faire croire en la fable de “complotisme” du côté des “douteurs” du “complot contre Trump”. Comment vont ils s’en sortir là quand tout sera sur la table, preuves et autres confessions ? Cela fait un an qu’on nous balade avec la fable “Poutine a mis Trump au pouvoir” et “il tente de s’ingérer” dans les élections françaises, catalanes ou autres avec des “fake-news” en prime. On devrait leur faire payer leurs mensonges avec leur propres lois sur les fausses nouvelles. Le boomerang se retourne contre ceux qu’ils l’ont lancé ..Alléllouhia !

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    • Alfred // 04.02.2018 à 20h03

      Hélas le boomerang ne se retourne pas contre son lanceur et ils s’en tireront très bien en ignorant la réalité tout simplement. Au culot. Voyez les casques blanc: le bidonnage continue sans problèmes. Quand le mensonge est trop gros il est impossible de revenir dessus. Trop de gens doivent se dédire. Alors ils ne le feront pas.
      Les journaux titrent en ce moment sur la manip du mechant Trump contre le gentil FBI. Pourquoi voulez vous que cela cesse?

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  • citoyen lambada // 05.02.2018 à 07h20

    Ironie du sort :
    on voudrait nous faire croire à une ingérence russe pro-Trump dans les élections américaines alors qu’en réalité c’est une ingérence pro-Hillary toute nationale …

    Pour l’instant j’attends toujours le #releasethememo.

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  • Nanker // 05.02.2018 à 10h59

    Excellent, nolimit13, excellent!
    Sinon je me permets de recommander une excellente synthèse des magouilles anti-Trump dans lesquelles les Dems et leurs complices sont plongés jusqu’au cou… Synthèse où l’on retrouve les suspects habituels du “scandale” Trump : Strzok Mueller Comey et Clinton.
    http://institutdeslibertes.org/washington-ministere-de-la-justice-et-fbi-dans-la-tourmente/

    C’est en Français et le fait qu’elle soit le fait non pas d’un journaliste mais d’un spécialiste de la finance en dit long sur la nullité de 95% des porteurs de carte de presse dans notre pays.

    La 1ère phrase résume bien le problème de servilité de nos journaleux envers leurs confrères ricains : “Il est en train de se passer des choses proprement inouïes au Etats-Unis et bien entendu la presse française n’est au courant de rien puisque le New York Times n’en parle pas”.

    Tout

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  • schuss // 08.02.2018 à 22h18

    cette affaire montre effectivement que c’est le deep state qui gouverne rellement ce pays. peut etre pourons nous enfin nous pencher sur l’etat profond qui gouverne la France. ce qui est visible chez notre puissant voisin existe chez nous de la meme maniere. Pour ceux qui connaissent bien certains dossiers tels que la pseudo pendemie de grippe aviaire de 2009-2010 ou l’affaire Cahuzac, ces deux affaires sont l’émanation du deep state Francais. A la manoeuvre (ou facilitant la manoeuvre) vous trouverez des hauts fonctionnaires indeboulonnables de leurs postes, certains depuis 25 ans… !

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