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30.janvier.201830.1.2018 // Les Crises

Protéger la fable bancale du Russia-gate, par Robert Parry

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Le dernier article de Robert Parry avant son AVC… RIP 🙁

Plus grand monde ne nous éclairera sur le Russia-gate désormais…

Source : Robert Parry, Consortium News, 15-12-2017

Le New York Times poursuit son triste modèle de falsification de ses rapports sur le Russia-gate, donnant à ses lecteurs des informations qu’il sait ne pas être vraies, écrit Robert Parry.

Si le Russia-gate est l’énorme scandale que nous décrivent tant de personnes importantes – à travers les médias grand public américains et le monde politique – pourquoi ses partisans doivent-ils recourir à des mensonges et à des exagérations pour préserver les éléments fondamentaux de leur histoire ?

Le bâtiment du New York Times à Manhattan. (Crédit photo : Robert Parry)

Un nouvel exemple, jeudi, a été la déclaration du New York Times selon laquelle une agence russe « a dépensé 100.000 dollars sur la plateforme [Facebook] pour influencer l’élection présidentielle américaine de l’année dernière » – alors que le Times sait que cette affirmation est fausse.

Selon Facebook, seulement 44 % de ce montant est apparu avant l’élection présidentielle américaine en 2016 (soit 44 000 $) et peu de ces annonces portaient sur l’élection proprement dite. Et, nous savons que le Times était au courant parce qu’il l’a lui-même reconnu dans un de ses articles au début d’octobre.

Dans le cadre de cet article, les correspondants du Times, Mike Isaac et Scott Shane, ont rapporté que les annonces couvraient également un large éventail d’autres sujets : « Il y avait même un groupe Facebook pour les amateurs d’animaux avec des images d’adorables chiots qui étaient diffusées sur le site à l’aide de publicités payantes ».

Aussi infâme que ce soit pour le Times de voir des Russes présenter une page Facebook sur « d’adorables chiots », l’absurdité de cette préoccupation – et la malhonnêteté du Times, qui a ensuite « oublié » ce qu’il a lui-même rapporté il y a à peine deux mois au sujet de la période et du contenu de ces « annonces liées à la Russie » – en dit long sur le Russia-gate

Jeudi, ne voulant pas, vraisemblablement, que ce montant de 100 000 $ (qui n’est pas une somme particulièrement importante) paraisse encore plus petit et moins important, le Times a choisi de déformer ce qu’il savait déjà être vrai, en évitant de reconnaître que le total préélectoral était inférieur à la moitié de ce montant déjà modeste – et même que ce total n’avait pas grand chose à voir avec l’élection.

Et pourquoi le Times ment-il ? Car dire la vérité minerait cette histoire de méchants Russes ayant vaincu Hillary Clinton et mis Donald Trump à la Maison-Blanche – ce qui est le cœur du Russia-gate.

Un autre fait important est que Facebook n’a pas trouvé d’annonces « liées à la Russie » au cours de ses deux premières recherches et n’a détecté les 100 000 $ qu’après une visite personnelle du sénateur Mark Warner, D-Virginia, vice-président de la commission sénatoriale du renseignement et l’un des principaux législateurs en matière de la réglementation d’Internet.

En d’autres termes, les dirigeants d’entreprise de Facebook ont déterré quelque chose pour apaiser Warner. De cette façon, Warner et les démocrates pouvaient accuser la Russie de la promotion de Trump à la présidence, s’épargnant ainsi de nouvelles critiques sur la campagne épouvantable de Clinton (dans laquelle elle a qualifié la moitié des électeurs de Trump de « déplorables ») ainsi que sur sa politique économique néolibérale (et ses stratégies néo-conservatrices en politique étrangère) qui lui ont aliéné une grande partie de la classe ouvrière américaine ainsi que de nombreux progressistes.

Omission du contexte

Le Times aurait aussi pu replacer les 100 000 $ d’annonces « liées à la Russie » sur deux ans dans le cadre des 27 milliards de dollars de revenus annuels de Facebook, ce qu’il n’a pas fait (apparemment parce que même un total de 100 000 $ passerait pour une maigre somme).

Donald Trump et Hillary Clinton lors du troisième débat présidentiel en 2016, débat pendant lequel Clinton a qualifié Trump de « marionnette » de Poutine.

Réduire le total à 44 000 $ et admettre que seules quelques-unes de ces annonces traitaient de Clinton et de Trump, serait encore pire pour la fable du Russia-gate.

Ironiquement, la dernière fausse description du Times sur les 100 000 $ des annonces décrites comme conçues pour « influencer » l’élection de 2016 a paru dans un article portant sur Facebook, article selon lequel d’autres annonces liées à la Russie, et qui auraient eu un effet important sur le vote du Brexit de la Grande-Bretagne, ont totalisé seulement trois annonces pour un coût de 97 cents. (Ce n’est pas une faute de frappe.)

Selon Facebook, les trois annonces, axées sur l’immigration, ont été visionnées quelque 200 fois par les Britanniques pendant quatre jours en mai 2016. Bien sûr, la réponse des parlementaires britanniques qui voulaient faire porter la responsabilité du Brexit à Moscou a été d’affirmer que Facebook avait dû passer à côté de quelque chose. Cela n’était pas possible que de nombreux Britanniques aient perdu la foi en ce qui concerne les promesses de l’Union européenne pour leurs propres raisons.

On a pu observer le même genre de schéma concernant des allégations d’ingérence russe dans les élections allemandes et françaises, les premières accusations ayant fait l’objet d’une large publicité, mais finalement pas tant que ça, les dernières conclusions d’enquêtes sérieuses les faisant tomber. [Voir, par exemple, Consortiumnews.com : « Le renseignement allemand blanchit la Russie sur les interférences »]

Il semblerait que la seule conclusion acceptable soit : « La Russie est coupable ! »

Aujourd’hui, à Washington, il est devenu presque interdit de demander des preuves concrètes prouvant l’affirmation première selon laquelle la Russie aurait « piraté » les courriels des démocrates, bien que l’accusation provienne de ce que le directeur du renseignement national du président Obama, James Clapper a reconnu être des analystes « triés sur le volet » de la CIA, du FBI et de l’Agence de sécurité nationale.

Ces analystes « triés sur le volet » sont ceux qui ont produit « cette analyse peu étayée » du 6 janvier sur le piratage des courriels par la Russie qui les aurait ensuite glissés chez WikiLeaks – un scénario nié par WikiLeaks et la Russie.

Lorsque cette « analyse » a été publiée il y a près d’un an, même Scott Shane du Times, a remarqué le manque de preuves, en écrivant : « Ce qui manque dans le rapport public [du 6 janvier], c’est ce que beaucoup d’Américains attendaient le plus : des preuves tangibles pour étayer les affirmations des agences selon lesquelles le gouvernement russe avait organisé l’attaque électorale… Au lieu de cela, le message des agences revient essentiellement à ‘faites-nous confiance’ ».

Mais le Times a vite « oublié » ce que Shane avait malencontreusement noté et a commencé à parler du « piratage » russe comme d’un fait avéré.

La fable des 17 agences

Chaque fois que des manifestations éparses de scepticisme ont surgi, émises par quelques analystes ou des médias non conventionnels, les doutes ont été dissipés par l’allégation selon laquelle « les 17 agences de renseignement américaines » étaient d’accord avec la conclusion selon laquelle le président russe Vladimir Poutine avait ordonné le piratage pour nuire à Hillary Clinton et aider Donald Trump. Et quel genre de cinglé mettrait en doute le jugement collectif de 17 agences de renseignement américaines !

Le directeur du renseignement national, James Clapper (à droite), s’entretient avec le président Barack Obama dans le bureau ovale, en présence de John Brennan et d’autres agents de la sécurité nationale. (photo: Bureau du directeur du renseignement national)

Bien que la fable des 17 agences n’ait jamais été vraie, elle a été très importante pour permettre d’imposer la pensée de groupe du Russia-gate. En brandissant le cercle des « 17 agences de renseignements” » les médias grand public américains ont poussé les politiciens et les décideurs politiques à se ranger à cet avis, de telle sorte que les sceptiques restants semblent encore plus dingues et déphasés.

Ainsi, en mai 2017, lorsque Clapper (ainsi que l’ancien directeur de la CIA John Brennan) ont admis, dans un témoignage devant le Congrès, qu’il n’était pas vrai que les 17 agences étaient d’accord avec la conclusion du piratage informatique russe, ces déclarations n’ont reçu que très peu d’attention dans les médias grand public.

Le New York Times, parmi d’autres grands organes d’information, a continué à soutenir la supercherie sur les 17 agences jusqu’à ce que le Times soit finalement contraint, fin juin, de corriger son mensonge ; cela n’a fait que conduire le Times à adopter une formulation légèrement différente mais toujours trompeuse, parlant d’un « consensus » parmi les agences de renseignements, sans mentionner de chiffre ou en considérant simplement l’allégation non prouvée de piratage comme un fait établi

Même les efforts visant à étudier de manière scientifique les affirmations de piratage russe ont été ignorés ou ridiculisés. Lorsque l’ancien directeur technique de la NSA, William Binney, a mené des expériences qui ont montré que la vitesse de téléchargement connue d’un lot de courriels du DNC n’aurait pas pu se produire sur Internet, mais correspondait à ce qu’il était possible de faire sur une clé USB – indication qu’un initié démocrate a probablement téléchargé les courriels et qu’il n’y avait donc pas de « piratage » – Binney a été ridiculisé entant que « théoricien de la conspiration ».

Même avec les nouvelles révélations sur le parti pris anti-Trump profondément enraciné dans les messages textuels échangés entre deux hauts fonctionnaires du FBI qui ont joué un rôle précoce important dans l’enquête sur le Russia-gate, rien n’indique que Washington soit prêt à revenir sur ses pas et à voir comment l’histoire du Russia-gate pourrait avoir été tissée de manière mensongère.

Dans un texto du 15 août 2016 récemment publié par Peter Strzok, un haut responsable du contre-espionnage du FBI, à sa célèbre maîtresse, l’avocate principal du FBI Lisa Page, Strzok fait référence à un plan évident pour empêcher Trump d’être élu, avant de suggérer la nécessité d’une « police d’assurance » juste au cas où il le serait. Une enquête sérieuse sur le Russia-gate pourrait vouloir savoir ce que ces hauts fonctionnaires du FBI avaient en tête.

Mais le Times et d’autres grands promoteurs du Russia-gate continuent à rejeter les sceptiques comme des délirants ou des protecteurs de la Russie et/ou de Trump. A ce stade (plus d’un an après le début de cette enquête) trop de personnes importantes ont adhéré au récit du Russia-gate pour envisager la possibilité qu’il n’y ait pas grand-chose ou, pire encore, que ce soit la « police d’assurance » envisagée par Strzok.

Le journaliste d’investigation Robert Parry a révélé de nombreuses affaires de l’Iran-Contra pour The Associated Press et Newsweek dans les années 1980.

Source : Robert Parry, Consortium News, 15-12-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Commentaire recommandé

Toff de Aix // 30.01.2018 à 07h48

Gageons que si la France avait “mal” voté en 2017, par exemple en élisant Melenchon (ou la marine), ces accusations auraient immédiatement surgi de la même manière. Elles avaient commencé à le faire d’ailleurs (le prêt accordé au FN par une banque russe, signe évident de collusion entre Poutine et le FN selon nos magnifiques journalistes…Pour meluche, je suis sûr qu’ils auraient trouvé quelque chose du côté du Venezuela ou de Cuba… )

Tout ceci, en plus d’être ridicule, renforce évidemment la suspicion et le doute d’une bonne partie des citoyens envers les médias mainstream et nos soi disant élites.
Dans parler de l’énervement croissant de nombre d’entre nous car je sais pas vous mais depuis 2005 et le traité de Lisbonne qui a suivi comment dire, j’ai de plus en plus de mal à gober le mensonge de “l’élection dans un pays démocratique”.

Hélas, c’est aussi tout ceci qui renforce et entretient les théories du complot et autres “fake news”… Sans parler de la haine, qui grandit partout.

La totale incapacité de nos dirigeants et des journalistes à l’envisager, et à persister comme des ânes bâtés, de continuer à se cogner dans le mur de leurs phantasmes, est bien le symptôme d’une fin de civilisation.

22 réactions et commentaires

  • Toff de Aix // 30.01.2018 à 07h48

    Gageons que si la France avait “mal” voté en 2017, par exemple en élisant Melenchon (ou la marine), ces accusations auraient immédiatement surgi de la même manière. Elles avaient commencé à le faire d’ailleurs (le prêt accordé au FN par une banque russe, signe évident de collusion entre Poutine et le FN selon nos magnifiques journalistes…Pour meluche, je suis sûr qu’ils auraient trouvé quelque chose du côté du Venezuela ou de Cuba… )

    Tout ceci, en plus d’être ridicule, renforce évidemment la suspicion et le doute d’une bonne partie des citoyens envers les médias mainstream et nos soi disant élites.
    Dans parler de l’énervement croissant de nombre d’entre nous car je sais pas vous mais depuis 2005 et le traité de Lisbonne qui a suivi comment dire, j’ai de plus en plus de mal à gober le mensonge de “l’élection dans un pays démocratique”.

    Hélas, c’est aussi tout ceci qui renforce et entretient les théories du complot et autres “fake news”… Sans parler de la haine, qui grandit partout.

    La totale incapacité de nos dirigeants et des journalistes à l’envisager, et à persister comme des ânes bâtés, de continuer à se cogner dans le mur de leurs phantasmes, est bien le symptôme d’une fin de civilisation.

      +57

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    • Eric83 // 30.01.2018 à 10h00

      Dorénavant, les médias MSM, notamment, devront arrêté de parler des “théoriciens du complot” comme ils l’ont fait depuis tant d’années.

      En effet, grâce à Robert Bourgi, nous savons qu’un complot véritable a bien été orchestré en 2016 pour éliminer Fillon de la course à la présidentielle et ce complot a été d’une redoutable efficacité.

      Avons-vous entendu depuis hier toute la “classe” politique française s’offusquer, hurler au scandale, exiger une enquête immédiate sur un véritable complot qui a peut-être modifié le résultat du scrutin ? A ma connaissance, non mais par contre on on continue à nous parler de l’ingérence russe.

      https://francais.rt.com/france/47668-je-vais-niquer-revelations-truculentes-robert-bourgi-fillon

        +19

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      • Toff de Aix // 30.01.2018 à 10h12

        Ce matin, sur France culture, à 7h00, edito du larbin de service : il se moquait littéralement du “complot de Bourgi”, en le mettant directement en cause.

        Je cite, de mémoire :

        “Bourgi a parlé de trois ou quatre costumes, il ne sait plus trop”

        “et il aurait appuyé sur la gâchette comme il le dit, pour un simple coup de fil que Fillon lui aurait refusé, donc par simple rancune, il a changé le destin de la France ?”

        Etc etc, il y en a eu pendant 5 minutes comme ça.
        Sur un ton des plus ironiques, ne laissant place à aucun doute sur le fait que Bourgi est un menteur et un manipulateur pas crédible, qui voulait juste faire le buzz. Circulez, y a rien à voir ! Pas de complot on vous dit !

        Quand vous entendez ça, vous comprenez immédiatement que ces gens sont tellement dans leur petit monde, qu’ils osent tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît. Un tel mépris pour leurs auditeurs, et pour la vérité en général, ne peut s’expliquer que du point de vue psychiatrique. Et ils ont raison de procéder ainsi : à l’autre bout du poste, qui va s’indigner, qui va protester, qui va réaliser qu’on se fout de sa gueule, qu’on manipule à tel point la vérité et les faits pour les faire rentrer de force dans le moule de la propagande ?

        95% des gens vont gober ça, et passer à autre chose. C’est bien le but, d’ailleurs…

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        • Stereden // 30.01.2018 à 21h55

          “…95% des gens vont gober ça, et passer à autre chose. C’est bien le but, d’ailleurs…”

          Je n’en suis pas si sur.
          Avez vous vu le taux de participation des législatives partielles à Belfort ?

          Un peu comme une casserole de lait sur le feu… Il ne se passe rien avant l’explosion et d’un seul coup c’est badaboum !

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          • Toff de Aix // 31.01.2018 à 11h06

            Puissiez vous dire vrai… Seul le temps, et des élections sur une plus grande échelle, pourront le confirmer.

              +2

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    • unpeu // 30.01.2018 à 11h50

      La grande mascarade tient grace au mensonge généralisé. Avec internet les gens ont gagné le droit d’écrire et d’échanger l’information. Ils ne sont plus passif, assis devant la télé à gober les informations qui arragent le pouvoir en place. Maintenant, ils peuvent vérifier, discuter etc… C’est ça qui pose problème au pouvoir. Le pouvoir réel est toujours caché. Sans le contrôle total des médias, il n’y a pas de contrôle total des cerveaux. Les média ne sont pas un contre pouvoir, ils sont le 1er pouvoir. Conclusion : produisons du contenu, discutons, battons nous pour un internet libre et ouvert. Bonne journée.

        +22

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    • Bellefontaine // 31.01.2018 à 00h48

      Maintenir les gens dans l’ignorance pour ce qui concerne les vérités factuelles, en cultivant seulement des apparences, procure un meilleur impact aux Fake news.

      « Le véritable but de la propagande n’est pas de convaincre ou de persuader, mais de produire un schéma de pensée dans lequel la première trace d’inorthodoxie est perçue comme une dissonance. » — Leonard Shapiro, Totalitarisme, 1972

        +4

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  • Fritz // 30.01.2018 à 08h06

    Une police d’assurance pour empêcher Trump de gouverner, ou même pour le destituer…
    Heureusement, le FBI veille sur la Démocratie ! John E. Hoover peut être fier de ses héritiers.

    Puisqu’ils ne veulent pas rendre hommage à Robert Parry, nos médias impartiaux (Le Monde, Libé, Le Figaro, France Info, etc.) pourraient au moins diffuser cet article. Pour l’équilibre de l’information.

      +20

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    • bobo1414 // 30.01.2018 à 09h40

      Je pense qu il soit tout a fait normal qu il n y ait aucun hommage des medias otanesque ils ne font tout simplement pas le meme metier .

        +18

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  • reneegate // 30.01.2018 à 08h35

    Parmi les erreurs des “démocrates” , cachées sous le tapis du Russia Gate, ne pas oublier le torpillage du candidat Sanders.

      +24

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  • Eric83 // 30.01.2018 à 08h56

    L’affaire dite “Russiagate” est-elle une fable ou un complot hourdi par Clinton/DNC avec la complicité du FBI ?

    Autant “l’enquête” du procureur spécial Mueller patine depuis des mois sans trouver une once de collusion entre Trump et l Russie, autant la commission d’enquête du Congrès avance à pas de géants sur les conditions qui ont permis au FBI de mettre sur écoute les membres de la campagne de Trump avant les élections.

    Un mémo de 4 pages, annoncé depuis des jours comme “explosif” par la commission du Congrès, devrait être rendu public après le vote de la commission hier. Trump a 5 jours pour refuser que ce mémo soit rendu public mais au vu de ses déclarations récentes, il ne devrait pas s’y opposer.

    Un séisme ou plutôt un tsunami politique s’annonce aux US.

    https://www.zerohedge.com/news/2018-01-29/house-intel-committee-votes-make-shocking-fisa-memo-public

      +13

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    • Eric83 // 30.01.2018 à 09h17

      Pour mémoire, James Comey, directeur du FBI a été démis de ses fonctions par Trump en mai 2017.

      Au cours des mois qui ont suivi, Peter Strzok, principal enquêteur du FBI dans l’enquête sur les emails de Clinton ET sur le Russiagate a été “réaffecté”.
      Lisa Page, avocate du FBI dans l’enquête sur le Russiagate a été “réaffectée”.
      James Baker, avocat principal du FBI a lui aussi été “réaffecté”.
      Hier, Andrew Mac Cabe, directeur adjoint du FBI a démissionné.

      Et si le mémo est rendu public, cette liste ne sera pas exhaustive.

        +7

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    • Eric83 // 30.01.2018 à 13h27

      Aux dernières nouvelles, le directeur adjoint du FBI, Mac Cabe, n’aurait pas démissionné, il aurait été viré suite à la lecture du mémo de 4 pages du Congrès par le directeur du FBI.
      D’après certaines sources, des rapports d’auditions de témoins par des agents du FBI auraient été modifiés.

      https://www.zerohedge.com/news/2018-01-30/fbi-director-wray-shocked-his-core-fisa-memo-mccabe-removed-next-day-more-heads

        +6

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  • Alfred // 30.01.2018 à 12h16

    Une pensée pour Robert Parry dont effectivement la relève ne semble pas assurée. Le silence d’un Monde ne peut pas être une surprise. Et pourtant ce journal fait tout ce qu’il peut pour faire semblant d’en être un: Avez vous remarqué que la façade de l’immeuble du Monde est une copie de celle du New York Times? cela aurait pu être une copie de celui envisagé un temps pour la prvda (https://www.pinterest.fr/pin/219550550560309950/) mais bon; on ne peut pas aller contre un certain tropisme (très) visiblemen).

      +8

    Alerter
  • Denis // 30.01.2018 à 14h12

    J’ai pensé qu’une fable ne pouvait nuire en
    ces temps troublés.
    Ça m’est venu spontanément!!!

    La raison du plus fort est toujours la meilleure :

    Nous l’allons montrer tout à l’heure.
    Un Agneau se désaltérait
    Dans le courant d’une onde pure.
    Un Loup survient à jeun qui cherchait aventure,
    Et que la faim en ces lieux attirait.
    Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
    Dit cet animal plein de rage :
    Tu seras châtié de ta témérité.
    – Sire, répond l’Agneau, que votre Majesté
    Ne se mette pas en colère ;
    Mais plutôt qu’elle considère
    Que je me vas désaltérant
    Dans le courant,
    Plus de vingt pas au-dessous d’Elle,
    Et que par conséquent, en aucune façon,
    Je ne puis troubler sa boisson.
    – Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,
    Et je sais que de moi tu médis l’an passé.
    – Comment l’aurais-je fait si je n’étais pas né ?
    Reprit l’Agneau, je tette encor ma mère.
    – Si ce n’est toi, c’est donc ton frère.
    – Je n’en ai point.
    – C’est donc quelqu’un des tiens :
    Car vous ne m’épargnez guère,
    Vous, vos bergers, et vos chiens.
    On me l’a dit : il faut que je me venge.
    Là-dessus, au fond des forêts
    Le Loup l’emporte, et puis le mange,
    Sans autre forme de procès.

      +10

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  • SanKuKai // 30.01.2018 à 18h39

    Les Russes sont forts. Ils peuvent faire un “changement de régime” tout propre avec moins 100000$.
    Quand on voit les millions que les US ont sorti pour le changement de régime Ukrainien, on comprend qu’il soient un peu énervés 😉

      +16

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    • Dominique // 31.01.2018 à 22h01

      « Quand on voit les millions que les US ont sorti pour le changement de régime Ukrainien »
      Selon, Victoria Nuland herself, ça ne se compte pas en millions mais en milliards.

        +1

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  • Gilles // 31.01.2018 à 02h26

    Peu importe le mensonge.
    Medisez, medisez, IL en restera toujours quelquechose.
    Tous les coups sont permis, meme les plus tordus, pour arriver a l’objectif.
    Je vous conseille la lecture de cet ouvrage de William G Carr, “des pions sur l’echiquier” publie en 1958.
    Tout ce qui y est explique et qui annonce la suite, s ‘est exactement passe suivant le plan decrit; avec 60 ans de recul, c’ est impressionant!
    Mieux vaut que vous soyez bien assis.
    Pdf en access gratuit sur internet:
    http://www.marie-julie-jahenny.fr/des-pions-sur-l-echiquier.pdf
    Bonne lecture, vous ne perdrez pas votre Temps.

      +0

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  • Galvan // 31.01.2018 à 06h43

    La caste de privilégiés qui gouverne en occident, commence sérieusement à s’inquiéter de perdre la main sur l’opinion publique. Après 40 ans de propagande massive pour le néolibéralisme et son cortège de fumisteries économiques, le peuple se rebiffe et cesse progressivement de croire à toutes ces fadaises portées par les médias mainstream. C’est la raison pour laquelle les gouvernements et leurs commanditaires oligarques cherchent à filtrer les sois-disant « fake News » et ostraciser les porteurs de vraies informations en les traitant de complotistes, de facistes ou de cretins incompetents.
    Un célèbre milliardaire américain disait il y a quelques années : « la lutte des classes existe et c’est ma classe, la classe des privilégiés, qui la mène et qui est en train de la gagner ». Ils ont en effet gagné la première manche en ayant accaparé la richesse, mais ils sont en train de perdre la bataille des idées et c’est pour cela qu’ils commencent à paniquer.

      +4

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  • christian gedeon // 31.01.2018 à 10h03

    Trump a décidé de survivre. Ceux qui croyaient l’avoir déjà tué en sont pour leurs frais Oublié le Poutine formidable (nouvelles sanctions et va que je te coupe l’herbe sous les pieds,comment pouvez vous imaginer que je sois pote avec l’homme que je sanctionne) ),oubliées les expulsions des résidents illégaux( 1800 000 régularisations,et va que je te recoupe l’herbe sous les pieds) et coup de “génie” le shut down magistralement liquidé (si vous ne payez pas nos braves GIs vous êtes anti patriote,et si vous ne voulez pas financer l’arsenal américain,vous êtes du côté nord coréen). Avec son discours sur l’état de l’Union,il a roulé tout le monde dans la farine. Et comme l’emploi et la “croissance ” sont au beau fixe,les mid term s’annoncent bien pour lui. Reste l’arme “sexuelle ” très à la mode en ce moment…à quand Donald satyre? Sacré Donald!

      +1

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  • basile // 31.01.2018 à 12h13

    ça fait quelques temps déjà que je ne perçois plus de haine envers Trump sur radio-France, ni en mots, ni en ton. Encore confirmé ce jour avec le discours de l’union de Trump, relaté sans aucune commentaire aigre

    comme quoi le supposé racisme de Trump, ils n’en avaient rien à faire. Sa supposée misogynie non plus. A quoi servaient donc ces attaques contre lui ? A le débiner.

    Parce qu’il était raciste ou misogyne ? Non, leur grande peur à nos média, c’était le rapprochement américain et russe.

    ils ont été rassurés depuis quelques temps, plus besoin de faire du Trump bashing

    l’adversaire des média français est bien la Russie, depuis des décennies.

      +2

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  • Dominique // 31.01.2018 à 22h04

    « William Binney, a […] montré que la vitesse de téléchargement connue d’un lot de courriels du DNC n’aurait pas pu se produire sur Internet […] et qu’il n’y avait donc pas de ” piratage ” – Binney a été ridiculisé entant que ” théoricien de la conspiration ” ».

    Donc lorsque tu dis qu’il n’y a pas de complot, tu deviens conspirationniste !? Même Ubu n’aurait pas osé !

      +0

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