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5.novembre.20185.11.2018 // Les Crises

La volte-face des médias institutionnels au sujet des néonazis ukrainiens. Par Daniel Lazare

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Source : Daniel Lazare, Consortium News, 05-07-2018

Les médias institutionnels américains qui ont passé des années à rejeter le rôle des néo-nazis dans le coup d’État ukrainien de 2014, sont soudainement en pleine conversion, comme le rapporte Daniel Lazare.

Le mois dernier un journaliste freelance du nom de Joshua Cohen a publié, dans le Washington Post, un article sur la menace néo-nazie grandissante en Ukraine.

Intitulé « Les milices d’extrême droite ukrainiennes lancent un défi au gouvernement pour une épreuve de force », il explique que les fascistes se déchaînent tandis que la plupart des membres de la clique au pouvoir à Kiev ferment les yeux et prient pour que le problème disparaisse de lui-même d’une manière ou d’une autre.

Ainsi, un groupe qui se nomme C14 (pour la devise de l’ultra-droite de quatorze mots, « Nous devons assurer l’existence de notre peuple et un avenir pour les enfants blancs ») n’a pas seulement battu un politicien socialiste et célébré l’anniversaire d’Hitler en poignardant un activiste anti-guerre, mais s’en est vanté sur son site web. D’autres ultra-nationalistes, dit Cohen, ont pris d’assaut les conseils municipaux de Lvov et de Kiev et ont « attaqué ou perturbé » des expositions d’art, des manifestations antifascistes, des manifestations pour la paix et les droits des homosexuels, et un défilé du Jour de la Victoire commémorant la victoire sur Hitler en 1945.

Pourtant, rien n’a été fait pour arrêter cela. Le président Petro Poroshenko pourrait ordonner des mesures de répression, mais ne l’a pas fait pour des raisons qui devraient être évidentes. Le soulèvement « Euromaidan » soutenu par les États-Unis n’a pas seulement chassé l’ancien président Viktor Ianoukovitch en février 2014, qui avait remporté une élection certifiée par l’OSCE, mais a déchiré le pays en deux, précisément parce que des éléments d’extrême droite comme C14 étaient à la tête.

Lorsque la résistance au coup d’État soutenu par les États-Unis a éclaté en Crimée et dans certaines parties de l’est du pays, largement russophones et base des électeurs de Ianoukovitch, une guerre civile en a découlé. Mais comme l’armée ukrainienne s’était pratiquement effondrée, le nouveau gouvernement putschiste n’avait personne d’autre sur qui compter que les néo-fascistes qui l’avaient aidé à se propulser au pouvoir.

Ainsi, une alliance s’est formée entre les oligarques pro-occidentaux au sommet – Forbes estime la valeur nette de Poroshenko à 1 bon milliard de dollars – et les hommes de main néonazis au bas de l’échelle. Les fascistes ne sont peut-être pas populaires. En effet, Dmytro Yarosh, le chef incendiaire d’une coalition pour la suprématie blanche connue sous le nom de Secteur Droit, a reçu moins d’un pour cent des voix lorsqu’il s’est présenté à la présidence en mai 2014.

Mais l’État est si faible et truffé de tant d’éléments de l’ultra droite à des postes clés – Andriy Parubiy, fondateur du Parti social-national néonazi d’Ukraine, est président du parlement, tandis que l’ultra-droitiste Arsen Avakov est ministre de l’intérieur – que le chemin devant eux est clair et sans entrave. Comme Cohen le souligne, le résultat est la passivité du gouvernement d’une part et une marée montante de violence d’extrême droite d’autre part. Au début de la guerre civile, par exemple, les extrémistes de droite ont brûlé plus de 40 personnes vivantes dans un bâtiment syndical à Odessa, un atroce événement minimisé par les médias occidentaux.

Embrouiller ses lecteurs

Intérieur de l’hôtel de ville de Kiev.

L’article de Cohen peut amener les lecteurs du Washington Post à se gratter la tête pour la simple raison que le journal a longtemps dit le contraire. Depuis Euromaidan, le Post a adopté la ligne officielle de Washington selon laquelle Vladimir Poutine a exagéré le rôle de la droite radicale afin de discréditer la révolte anti-Ianoukovitch et de légitimer sa propre ingérence présumée.

Bien sûr, les forces anti-Ianoukovitch avaient orné l’hôtel de ville de Kiev d’une bannière suprémaciste blanche, d’un drapeau confédéré et d’une image géante de Stepan Bandera, un collaborateur nazi dont les forces ont tué des milliers de Juifs pendant l’occupation allemande et jusqu’à 100 000 Polonais. Et oui, ils ont mis en scène un défilé forte de 15 000 torches en l’honneur de Bandera et ont gribouillé un symbole SS sur une statue renversée de Lénine. Ils ont également détruit un mémorial à la mémoire des Ukrainiens qui ont combattu pour ce que les partisans de Bandera considèrent comme le mauvais côté de la Seconde Guerre mondiale, c’est-à-dire avec les Soviétiques et contre l’Axe.

Mais les journalistes soi-disant responsables des médias dominants sont censés détourner les yeux pour éviter d’être considérés comme des « idiots utiles » que Poutine emploie soi-disant pour faire avancer son « programme anti-américain ». Dix jours après le départ de Ianoukovitch, le Post a consciencieusement assuré à ses lecteurs que les reportages russes sur les « hooligans et les fascistes » n’avaient « aucun fondement réel ».

Une semaine plus tard, il a déclaré que « le nouveau gouvernement, bien que parsemé de politiciens de droite, est dirigé principalement par des politiciens modérés et pro-européens ». Quelques semaines plus tard, il a écrit que Bandera n’était rien de plus qu’un personnage « controversé » et a cité un homme d’affaires de Kiev : « Les Russes veulent le traiter de fasciste, mais je pense qu’il a été un héros pour notre pays. Poutine se sert de lui pour essayer de nous diviser. »

Ainsi, le Post et d’autres médias institutionnels ont continué à faire leur devoir en attaquant Poutine pour avoir dit clairement que « les forces qui soutiennent le gouvernement ukrainien à Kiev sont fascistes et néonazies ». Mais qui avait tort ?

Le New York Times n’était pas mieux. Il a attaqué la Russie pour avoir lancé des « épithètes dures » comme « néo-nazi » et accusé le dirigeant russe « d’alarmisme » quand il a attribué l’éviction de Ianoukovitch aux « nationalistes, néo-nazis, russophobes et antisémite »”. Luke Harding du Guardian l’un des principaux détracteurs de Poutinea dit du Parti Svoboda d’extrême droite :

« Au cours de la dernière décennie, le parti semble s’être adouci, évitant la xénophobie, suggèrent les commentateurs universitaires. Lundi, l’ambassadeur des États-Unis à Kiev, Geoffrey Pyatt, a déclaré qu’il avait été “favorablement impressionné” par l’évolution de Svoboda dans l’opposition et par son comportement dans la Rada, le parlement ukrainien. “Ils ont démontré leur bonne foi démocratique”, a affirmé l’ambassadeur. »

C’est le parti dont le fondateur, Oleh Tyahnybok, a dit dans un discours de 2004 que « une mafia juive de Moscou » dirigeait l’Ukraine et que les partisans de Bandera « luttaient contre les Moscovites, les Allemands, les Juifs et les autres ennemis qui voulaient nous enlever notre État ukrainien ». Avait-il vraiment changé, comme le dit Pyatt ? Ou s’agissait-il simplement de l’indifférence de l’Amérique tant que Svoboda se joignait à la lutte pour encercler la Russie et faire avancer le mouvement de l’OTAN vers l’Est ?

Comme l’a dit un jour un certain Marx : « Qui vas-tu croire, moi ou tes deux yeux ? » En ce qui concerne l’Ukraine, la réponse pour la presse institutionnelle est venue du Département d’État américain. Si Foggy Bottom [un des plus anciens quartiers de Washington D.C. Le département d’État des États-Unis (équivalent du ministère des Affaires étrangères) est appelé par métonymie « Foggy Bottom », NdT] a dit que le néonazisme ukrainien était le fruit de l’imagination de la Russie, alors c’est qu’il l’est, en dépit des preuves contraires.

Un jour, les historiens considéreront l’Euromaidan de l’Ukraine comme l’une des périodes les plus folles du journalisme occidental – à l’exception, bien sûr, de toutes celles qui ont suivi. Mais si l’on devait choisir l’histoire la plus folle de toutes, celle qui reflète le mieux l’abject flagornerie des journalistes, il faudrait que ce soit cet article de 1 400 mots, publié sur le site Web Foreign Policy détenu par le Post en mai 2014 et intitulé « Pourquoi les Juifs et les Ukrainiens sont devenus des alliés improbables ». Quatre ans plus tard, il sert de modèle pour ce qu’il ne faut pas écrire sur une crise politique d’une importance capitale.

La conversion de Cohen

Tyahnybok : « une mafia juive de Moscou dirige l’Ukraine »

L’article commence par les habituels remords à propos de Svoboda et Secteur Droit et exprime le regret que ce dernier vénère encore le « controversé » Bandera, dont les partisans « ont combattu aux côtés des nazis de 1944 jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale ». (En fait, ils ont accueilli les Allemands dès le début et, malgré des relations difficiles avec les nazis qui haïssent les Slaves, ont continué à travailler avec eux tout au long de l’occupation.

Mais ensuite, on passe aux choses sérieuses en affirmant qu’aussi mauvais que soient les nationalistes ukrainiens, la Russie est deux fois pire. « Malgré la présence substantielle de nationalistes de droite sur le Maidan pendant la révolution », dit-il, « de nombreux membres de la communauté juive d’Ukraine sont mécontents d’être utilisés par Poutine dans sa guerre de propagande ». La preuve en est une lettre ouverte signée par 21 dirigeants juifs ukrainiens affirmant que le danger réel était Moscou.

« Nous savons que l’opposition politique se compose de divers groupes, dont certains sont nationalistes », déclarait la lettre. « Mais même les plus marginaux d’entre eux ne font pas preuve d’antisémitisme ou d’autres formes de xénophobie. Et nous savons de manière sûre que nos très rares nationalistes sont très bien contrôlés par la société civile et le nouveau gouvernement ukrainien – ce qui est plus que ce que l’on peut dire des néonazis russes, qui sont encouragés par vos services de sécurité ».

Cela a sonné agréablement aux oreilles de Washington. Mais si les néo-nazis sont exempts « d’antisémitisme ou d’autres formes de xénophobie », comment expliquer les symboles de la suprématie blanche à l’hôtel de ville de Kiev ? Si les nationalistes étaient « très peu nombreux », pourquoi les journalistes ont-ils eu besoin de trouver des explications convaincantes ? Si les forces de sécurité russes ont vraiment encouragé les néo-nazis, où se trouvaient les parades aux flambeaux et les portraits de collaborateurs de type Bandera suspendus aux bâtiments publics de Moscou ?

L’article aurait pu noter que Josef Zissels, le chef de la communauté juive qui a préparé la lettre, est un personnage provocateur qui entretient depuis longtemps des relations étroites avec l’extrême droite ukrainienne. Un Zhydobanderivets autoproclamé – un mot qui se traduit à peu près par « youpin disciple de Bandera » – il a depuis lors exaspéré d’autres dirigeants juifs en critiquant le député californien Ro Khanna pour avoir envoyé une lettre au Département d’État demandant que des pressions soient exercées sur les gouvernements de Pologne et d’Ukraine pour combattre le révisionnisme de l’Holocauste dans leurs pays.

Quarante et un dirigeants juifs ont été tellement en colère, en fait, qu’ils ont envoyé une lettre de remerciement à Khanna pour ses efforts, exprimant « une profonde préoccupation face à la montée des incidents antisémites et des expressions de xénophobie et d’intolérance, y compris les attaques contre les communautés roms » et « proclamant avec force que M. Iosif Zissels et l’organisation VAAD [Association des organisations et communautés juives, NdT] ne représentent pas les Juifs d’Ukraine ». Un dirigeant de la communauté juive en Russie était tellement scandalisé par l’apologie pro-bandera de Zissels et d’un oligarque juif ukrainien nommé Igor Kolomoisky qu’il a dit qu’il voulait pendre les deux hommes « à Dnepropetrovsk devant la synagogue de la Rose d’Or jusqu’à ce qu’ils arrêtent de respirer ».

Foreign Policy a donc utilisé une source très douteuse pour blanchir la présence néonazie croissante de l’Ukraine et l’absoudre de l’antisémitisme. Pour ce qui est des crimes contre la vérité, c’est certainement l’une des pires. Mais maintenant que le problème est devenu trop important pour que même les médias institutionnels puissent l’ignorer, des traîtres comme Joshua Cohen font en sorte qu’il ne sera plus aussi facile de s’en sortir avec de tels délits. Avant sa brusque volte-face, l’auteur de cet article trompeur sur la politique étrangère était Joshua Cohen.

Daniel Lazare est l’auteur de The Frozen Republic : How the Constitution Is Paralyzing Democracy (Harcourt Brace, 1996) et d’autres livres sur la politique américaine. Il a écrit pour une grande variété de publications, de The Nation au Monde Diplomatique, et ses articles sur le Moyen-Orient, le terrorisme, l’Europe de l’Est et d’autres sujets apparaissent régulièrement sur des sites Web tels que Jacobin et The American Conservative.

Source : Daniel Lazare, Consortium News, 05-07-2018

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

Weilan // 05.11.2018 à 08h04

M’ouais…
En attendant, la “communauté internationale” continue d’entraîner l’armée ukrainienne et de leur fournir des armes et le FMI du pognon. En attendant, la liste des sanctions anti russes ne cesse de s’étoffer, voire de s’allonger.
En attendant, le sieur Andriy Parubiy a été reçu en grande pompe par nos 2 assemblées.
Ces gentils néonazis sont quand même plus fréquentables que l’affreux Poutine !

48 réactions et commentaires

  • Pierre D // 05.11.2018 à 07h44
    • Gilbert Gracile // 08.11.2018 à 01h42

      les américains n’arrêtent pas d’envoyer leurs sectes protestantes du Brésil au Rwanda et à l’Ukraine, pour étendre leur emprise… c’est un aspect fort peu connu de la lutte impérialiste… d’autant que les “marxistes” actuels s’occupent fort peu de religion… un tort… car un véritable front géo-politique et culturel y est ouvert… en Corée, on a connu le célèbre exemple de la Secte Moon. Mais ce n’est que la face apparante de l’iceberg.

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  • nulnestpropheteensonpays // 05.11.2018 à 07h57

    c’est dans la nature humaine de raconter tout et n’importe quoi, et ce pour diverses raisons . Le journalisme est en train de devenir la profession la plus dégeulasse qui soit avec les publicitaires .Méluche veux faire une charte déontologique pour les journalistes , depuis quand il faut une charte pour être un individu respectable ?

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    • Ledufakademy // 05.11.2018 à 08h23

      … si déjà on appliquait la charte de Munich nous n’en serions pas là : dix devoirs et cinq droits …
      https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Charte_de_Munich

      Note : la dite « mafia juive » quand ça l’arrange est bien contente de trouver les Nazis, l’histoire se répète à tout jamais.

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    • Gilbert Gracile // 08.11.2018 à 01h51

      personnallement, j’ai laissé tomber les médias depuis 15 ans, et je m’en porte mieux… je suis déjà dominé dans la société, j’ai pas besoin de me faire humilier en plus…
      mais les médias sont un aspect de la machine d’encadrement mental et culturel des masses (aux côtés du cinéma, du marketing, de la pub, et de toutes les productions para-culturelles). Leur but n’est pas de convaincre tout le monde, mais d’ensecter une masse critique de la population… et ça marche pour le moment.

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  • Weilan // 05.11.2018 à 08h04

    M’ouais…
    En attendant, la “communauté internationale” continue d’entraîner l’armée ukrainienne et de leur fournir des armes et le FMI du pognon. En attendant, la liste des sanctions anti russes ne cesse de s’étoffer, voire de s’allonger.
    En attendant, le sieur Andriy Parubiy a été reçu en grande pompe par nos 2 assemblées.
    Ces gentils néonazis sont quand même plus fréquentables que l’affreux Poutine !

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  • RGT // 05.11.2018 à 08h19

    Rien de nouveau dans ce monde en décrépitude.

    Je pense sincèrement que Michel Onfray à tout à fait raison quand il dit que notre civilisation est mourante et nous en avons là une nouvelle preuve évidente.

    Certes, TOUTES les civilisations se sont toujours basées sur le mensonge mais lors de leur phase finale elles le faisaient toutes de manière délirante pour éteindre tous les incendies qu’elles avaient allumé.

    N’oublions pas que la “libération de l’Ukraine” du “méchant joug de l’URSS de la “Russie de Poutine”® et les “accords de libre circulation au sein de l’UE” ont permis une vague d’immigration intra-€uropéenne avec des personnes dont le salaire moyen n’est que de 150 €, soit largement moins que le salaire moyen chinois.

    Par rapport à cet “avantage compétitif”, les néo-nazis bandéristes ne sont qu’un “phénomène insignifiant” qu’il faut balayer d’un revers de main dédaigneux.

    Et comme ça fait chier les russes, pour qui l’Ukraine est historiquement leur mère-partie (du moins Kiev et toute la partie est russophone) c’est tout bonheur.

    Par contre, il faut bien sûr s’élever contre le “populiiiisme” qui engendre des égorgeurs d’enfants pour supprimer la “libre circulation des biens et des personnes”…

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  • Duracuir // 05.11.2018 à 08h22

    C’est dingue que la presse et les médias aient encore un tel crédit dans l’opinion.
    Pourtant, on a le recul historique.
    On a peut bien accuser le nationalisme de tous les maux, mais sans la presse, il n’y aurait jamais eu de guerre de Crimée (ou la Iere GM) où, pour la première fois, on a eu un nouveau phénomène “campagne de presse”.
    Avant, les dirigeants déclaraient leurs guerres en fonction de ce qu’ils pensaient être l’intérêt de leur état ou selon certains principes.
    A partir de la guerre de Crimée, on voit les chose en grand, et la presse(appartenant déjà à des ploutocrates) chauffe à blanc des opinions publiques pour les pousser à une guerre dans laquelle leurs états n’ont aucun intérêt.
    Quand on voit les sommets de mensonges déversés pour justifier cette guerre, la guerre contre le Mexique, la colonisation et surtout la première guerre mondiale, où la presse, des deux cotés du Rhin porte une responsabilité écrasante dans le déclenchement des hostilités, poussant au désastre des gouvernements réticents avec une presse qui leur met le couteau de “l’opinion publique” dans les reins.
    Que de mensonges ridicules et pathétique aussi durant cette guerre.
    Sommes nous des imbéciles?
    La race humaine a-t-elle un gène de la crétinerie informationnelle?

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    • Ledufakademy // 05.11.2018 à 08h26

      Oui, je le crains : éduquons au mieux nos enfants.

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    • Serge WASTERLAIN // 05.11.2018 à 09h24

      Pouvez-vous préciser de quelle guerre de Crimée dont vous parlez ?

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      • Alfred // 05.11.2018 à 13h02

        Celle de la charge de la brigade légère.

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        • Duracuir // 05.11.2018 à 19h14

          c’est tout à fait ça 🙂 celle là même. Je n’en connais pas d’autre d’ailleurs. Des guerres EN Crimée, oui, beaucoup, mais des guerre DE Crimée, non.

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          • openmind // 05.11.2018 à 21h03

            D’ailleurs un magnifique monument aux morts français y est érigé pour leur bravoure au combat. Les Anglais n’y ont pas eu droit apparemment…c’était pour l’anecdote. Cette Crimée où Vladimir 1er convertit lui même et son peuple à l’orthodoxie chrétienne changea de main plusieurs fois avec les Ottomans…que diable sommes nous allés faire dans cette galère….on pourrait aussi parler des Tatares de Crimée sauvés du massacre par Staline car ils avaient TOUS (sauf 3 je crois) avec les Allemands de 1941 à 1944…

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          • Serge WASTERLAIN // 06.11.2018 à 11h48

            Merci pour vos réponses
            Je me demandais tout simplement si vous faisiez allusion aux interventions franco/anglaises de 1853/56, ou 1918, voire même les évènements de 2014. Bref, bien qu’ayant de bonnes connaissances en histoire, je ne suis pas historien et j’essaie de bien comprendre les commentaires que je lis ce qui me permet ensuite de faire des recherches sur la toile. Dans le cas présent, je voulais trouver les éléments qui vous font dire ‘’Avant, les dirigeants déclaraient leurs guerres en fonction de ce qu’ils pensaient être l’intérêt de leur état ou selon certains principes.’’

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            • step // 06.11.2018 à 12h45

              les pays n’ont pas de principe, ils ont des intérêts (pas de moi, mais un peu de cynisme ne nuit pas à la compréhension du monde).

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    • MrJoe // 05.11.2018 à 10h52

      “C’est dingue que la presse et les médias aient encore un tel crédit dans l’opinion.”

      Ils n’ont pas de crédit d’opinion, mais des crédits d’état.
      C’est le principe des officines de propagandes.

      La plupart des gens sont désinformés ou mal informés, pas à cause des médias, mais par fainéantise et/ou paresse intellectuelle.

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      • Duracuir // 05.11.2018 à 19h18

        Oui, je pense que c’est ça. De la paresse.
        Quand je pense à nos grand-pères qui risquaient des coups de sabre et la mort en faisant grève et en manifestant. Quand je pense à ces générations de presque analphabètes qui allaient à leur section syndicale le soir et le dimanche pour nous donner le droit d’être des porcs de consommation.
        Quand je pense aux Grecs de Periclès et de Platon.
        J’ai honte, mais j’ai honte.

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    • Ovuef2r // 05.11.2018 à 15h06

      C’est pour ça qu’après la guerre 40 le CNR avait interdit aux ploutocrates de posséder des journaux. A part « Jours de France » pour Marcel Dassault à qui on devait bien ça.
      Puis vint Mitterand qui fit tomber cette interdiction dont plus personne ne voyait l’utilité, surtout les ploutocrates et leurs relais d’opinion..

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      • Duracuir // 05.11.2018 à 19h15

        Ben oui, fallait bien qu’il renvoie l’ascenseur à ses vieux potes de francisque.

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        • gracques // 06.11.2018 à 06h57

          Nous n’avez pas vécu cette époque pour dire une telle ânerie. Hersant , sous Giscard écrivait déjà que lorsqu’il ne respectait pas les règles de concentration dans la presse , il ne violait pas la loi , mais était en avance sur elle !

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  • DUGUESCLIN // 05.11.2018 à 08h59

    C’est toujours la même méthode.
    On soutient des monstres pour diviser et affaiblir et si besoin provoquer la guerre, puis on dénonce ces mêmes monstres pour “sauver” ceux qui en sont victimes, puis on s’installe et on impose sa domination.
    C’est aussi par ces mêmes méthodes que les européens se sont fait la guerre, libérés des occupants nazis, ils ont subi en échange l’occupation des “sauveurs” auxquels ils sont encore soumis.
    Le “on” sont les anglo-américains et la finance apatride.
    En Ukraine le mal est fait. La haine savamment entretenue divise l’Europe et l’affaiblit en visant sa principale puissance qui est la Russie.

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    • Ledufakademy // 05.11.2018 à 16h20

      En effet ils créent le mal et vendent le remède.
      Mais là où ils ont une certaine finesse , si on peut parler ainsi, c’est qu’ils ont une certaine habilleté à financer les deux entités opposées.

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  • Pierre9459 // 05.11.2018 à 09h03

    On est encore loin chez nous de tout ça.
    On pourrait boire du petit lait en regardant nos propres médias s’excuser auprès d’O.Berruyer pour l’avoir bien salit quand il s’échinait à démontrer l’influence et la responsabilité des partis Nazis au pouvoir dans toutes les exactions de Maidan et d’ailleurs….

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    • Marie Colin // 05.11.2018 à 10h56

      puisqu’on vous dit qu’ils ignorent la Charte de Munich et s’offusquent d’un éventuel Comité de déontologie journalistique !!!

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    • Veloute // 06.11.2018 à 08h43

      Comme avec Daesh ?

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  • René Fabri // 05.11.2018 à 10h29

    Maintenant, les groupes para-militaires extrémistes ont été intégrés dans l’armée régulière ukrainienne. Ils ne sont donc plus considérés comme des hooligans marginaux par le gouvernement de Porochenko, qui les paye pour continuer leurs actions violentes et préparer l’envahissement du Donbass et de la Crimée. Sans l’argent du FMI et d’autres instances occidentales, ainsi que le soutien de l’OTAN, ces groupes sauvages se seraient dissous petit à petit.

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  • jp // 05.11.2018 à 10h33

    faut dire que l’Ukraine a encore franchi une nouvelle “étape”
    “The Cost of Freedom: le jeu ukrainien où vous pouvez être un nazi à Auschwitz” par Karine Bechet-Golovko
    http://russiepolitics.blogspot.com/2018/11/the-cost-of-freedom-le-jeu-ukrainien-ou.html

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    • RGT // 05.11.2018 à 19h16

      J’avoue que si cette info est vérifiée, elle est assez “gratinée” (sans jeu de mots digne d’un adepte de “traits d’esprits” sordides).

      Honnêtement, j’ai l’impression que ça commence à franchement dépasser les limites en Ukraine.

      Quoique, quand on regarde aussi certains jeux vidéos US à la gloire des “libérateurs” en Afghanistan ou sur d’autres théâtres d’opération on est aussi pris d’une violente nausée.

      Oh pardon, dans le cas des jeux US, les “adversaires” sont des sournois sanguinaires égorgeurs de veuves et d’orphelins.

      Un de mes fils m’avait dit qu’un de ses copains avait acheté un ce des jeux et qu’il “s’amusait” à dégommer des civils “pour le fun”, même si ça ne rapportait aucun point, parce que c’était facile, “distrayant” et que ça n’entraînait aucune pénalité dans le jeu…

      J’avoue lui avoir conseillé de se trouver d’autres copains s’adonnant à des activités plus instructives.

      Heureusement il a ensuite coupé les ponts avec ce gamin.
      Ce qui me choque profondément, c’est que ses parents étaient au courant et qu’ils n’ont strictement rien fait pour lui expliquer la perversion de ses pratiques.

      Ensuite, ce n’est qu’un jeu, certes, mais s’il fait sauter quelques verrous dans l’esprit d’une personne peu réfléchie on peut ensuite s’attendre à des surprises s’il se fait embrigader dans un groupe d’agités…

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      • Bibendum // 05.11.2018 à 22h37

        Là je suis scié ! Il m’a toujours été inculqué que L’AMITIÉ était de dire à un “ami” qu’il se plante lorsqu’on pense qu’il se plante. Vous, vous dites à votre fils de laisser tomber son “copain” alors même que ses parents sont démissionnaires. Qu’avez vous fait vous même pour lui expliquer la perversion de ses pratiques et à votre fils le principe de solidarité ? Sans aller jusqu’à invoquer la non assistance à un gamin en danger….

        Évidemment que votre fils “filtre” ses amis et que votre pays n’en est plus un.

        Les crises, un repère de trolls burlesques 🙂

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        • RGT // 06.11.2018 à 08h09

          Mon fils n’a pas coupé les ponts suite à mes conseils.
          Il l’a fait tout seul, de sa propre initiative car il a compris que ce gamin ne lui apportait pas grand chose d’intéressant au final.

          Je n’ai jamais obligé mes enfants à se plier à mes volontés, je me suis simplement contenté de leur expliquer calmement les raisons pour lesquelles ils se trompaient.
          Libre à eux ensuite de faire leurs choix.
          Dans de nombreux cas, et suite à une réflexion personnelle, ils ont choisi de suivre mes recommandations, mais pas toujours.

          Je ne suis pas à leur place et finalement je n’ai été qu’un élément parmi d’autres qui leur a permis de réfléchir par eux-mêmes dans leur propre intérêt.

          Concernant ce gamin, je n’ai pas le droit d’aller lui expliquer qu’il a un comportement “incongru” dans sa sphère privée. C’est bien à ses proches de la faire et s’ils s’en foutent ce n’est malheureusement pas mon problème.

          Si par contre il avait eu un comportement “inadapté” en public je ne me serais pas gêner pour lui faire des remarques, mais ce n’est pas le cas.

          Je ne suis pas responsable des conneries des autres, et c’est bien aux parents d’éduquer leurs enfants et de leur inculquer ce qui est bien ou mal pour qu’ils entament une vie harmonieuse dans la collectivité.

          Malheureusement, de plus en plus de parents baissent le bras, bien (trop) souvent par facilité afin de s’adonner à des occupations plus “intéressantes” (regarder passivement la boîte à cons par exemple) au lieu de commencer à remplir leurs obligations.

          Quand on a un enfant, il faut AUSSI savoir qu’il faudra passer beaucoup de temps à l’éduquer et à lui expliquer les bases de la vie. Les animaux ont certes un comportement social moins développé mais au moins les parents prennent le temps d’expliquer à leur descendance ce qu’ils doivent apprendre.

          Chez les humains, les parents éducateurs me semblent une espèce en voie de disparition.

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  • Louis Robert // 05.11.2018 à 11h38

    Le monde est en guerre. Guerre totale de l’Empire, d’abord contre la Russie et la Chine.

    Le Front ukrainien demeure très vivant et susceptible de bientôt s’animer pour occuper le devant de la scène mondiale. L’Empire se voit mal combattre au vu et au su du monde entier aux côtés des Nazis ukrainiens dont elle a tiré tout l’avantage recherché à Maidan et au Donbass… et dont il n’a plus besoin. L’Empire préfère donc désormais se passer de ces alliés encombrants, cherche à les laisser tomber. Normal et conforme aux habitudes dudit Empire.

    Ces Nazis résisteront, bien sûr, et à la fin, l’Empire les gardera précieusement en réserve… pourvu qu’ils acceptent de se faire, dirons-nous… plus discrets? L’Empire aura toujours le loisir d’utiliser ces bêtes, féroces et perpétuellement déchaînées, en un autre temps et un lieu plus propice, comme il a su faire si souvent, et sans le moindre état d’âme.

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    • moshedayan // 05.11.2018 à 18h20

      Vous avez fait le principal bilan. Et l’auteur a écrit l’essentiel par ces mots ” l’abject flagornerie des journalistes” . Sachez que les dirigeants actuels de l’Ukraine poursuivent inlassablement leurs provocations contre la Russie, en plus du Donbass bombardé. Des faits : les “putschistes” invitent maintenant régulièrement des officiers et conseillers de l’OTAN, font manoeuvrer des unités américaines sur le sol ukrainien, des F15 atterrissent sur des bases ukrainiennes et de plus en plus près des frontières russes, des unités navales ukrainiennes, certes désuètes, violent les eaux territoriales de Crimée et Porochenko a déclaré vouloir défendre la zone d’intérêt maritime de l’Ukraine de la mer d’Azov avec un empiètement de plus de 50% sur celle de la Russie. Les Russes sont stupéfaits de ces incessantes provocations, restent calmes pour l’instant parce qu’ils savent que Poroshenko n’a pas les moyens de ses prétentions: ils misent sur la défaite de ce dernier aux prochaines élections. Pourtant, ils ont aussi prévenu, si jamais Poroshenko commet la provocation de trop, la riposte sera massive.
      Personnellement, je crois qu’il existe bien une partie des Ukrainiens fascistes prêts à provoquer la 3e Guerre mondiale. C’est dans leur idéologie pour renouer avec une Europe hitlérienne que leurs ancêtres avaient rêvée.
      Aussi, je considére que l’Allemagne de Merkel (visite récente à Kiev), l’UE ont une immense responsabilité aux côtés des Etats-Unis en Ukraine et ont révèlé leur véritable objectif : affaiblir et agresser la Russie. Il n’y a rien à attendre.

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      • Fritz // 05.11.2018 à 20h49

        Je plussoie votre commentaire. Si par malheur le pire devait arriver, nous en connaissons d’ores et déjà les responsables. Merkel en fait partie, cette belle [Modéré]

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      • Louis Robert // 05.11.2018 à 21h27

        Merkel à Kiev…

        « Merkel Travels to Kiev, Is Welcomed With the Pro-Nazi ‘Glory to Ukraine’ Salute »

        (В Киеве Меркель по-украински поприветствовала почетный караул)

        https://ria.ru/world/20181101/1531956773.html

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  • Donetskij Vasia // 05.11.2018 à 12h51

    Très intéressant.
    Vous pourriez ajouter quelques exemples de crimes anti juives récents, semblables aux attentants de Hyper-Casher à Paris ou la fusillade dans la synagogue de Pittsburgh. Vu la montée du nazizme depuis 5 ans, il doit y en avoir forcément.
    Par exemple à Ouman’, en Ukraine centrale, les juifs orthodoxes vienent par dizaines de milliers chaque année pour feter le Nouvel An juif. Un terrain idéal pour les actes anti juifs, n’est-ce pas? Surtout que les ukrainiens réfusent d’y envoyer l’armée comme font les français pour tous les établissements juifs.
    Merci

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  • jdautz // 05.11.2018 à 14h16

    Ou est le problème ? On réécrit l’histoire, il y a des fonctionnaires assignés à ça au Miniver, quelles que couches de nouvelle-vérité assénées en force et bientôt on n’aura plus que la nouvelle version officielle dans le temps de cerveau disponible.

    C’est pas comme s’il y avait besoin de se remettre en cause, de connaître les faits, ou quoique ce soit.

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    • Ledufakademy // 05.11.2018 à 16h04

      Mais pinces moi, on referait pas 1984 a tout hasard ?

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  • bigglop // 05.11.2018 à 17h07

    ” Nous créons notre propre réalité. Et pendant que vous étudiez cette réalité – judicieusement, à votre façon – nous agissons à nouveau, créant d’autres réalités nouvelles, que vous pourrez étudier également, et c’est ainsi que les choses se passent. Nous sommes les acteurs de l’Histoire, et vous, vous tous, ne pourrez que vous contentez d’étudier ce que nous faisons. ”
    https://aphadolie.com/2017/02/27/nous-creons-notre-propre-realite/
    La Nation exceptionnelle et indispensable, America Great Again

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  • rolland // 05.11.2018 à 18h17

    Pour ce qui est de l’analyse des médias et de leurs mensonges, je trouve que Acrimed s’en sort très bien….
    …Il a d’ailleurs tout mon respect pour ce travail bien compliqué faire à notre époque de fou !

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  • christian gedeon // 05.11.2018 à 18h59

    Bof… qui parle encore de l’Ukraine? Presque personne. No mans land,en quelque sorte. Monnaie d’échange à venir. La Biélorussie a tenu le coup,qui devait être le prochain domino. la Pologne anti russe,et on peut le comprendre,par nature, a pris ses distances avec le chocolatier,le racisme anti polonais battant son plein à l’ouest de l’Ukraine,et le réalisme aidant,le programme du gouvernement polonais n’étant pas ,tous comptes faits,si éloigné de celui de Poutine.IL suffirait que Poutine fasse ce qu’il faut,des excuses réelles pour Katyn,pour que tout change.L’Ukraine? C’est quoi,l’Ukraine? Prenons les paris…bientôt ,plus grand chose.

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    • Louis Robert // 05.11.2018 à 21h14

      L’Ukraine, c’est l’une des grandes portes d’entrée en Russie… rien de moins.

      Rappel amical: il est recommandé de frapper très gentiment et d’attendre poliment que l’on vous ouvre avant d’entrer.

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    • Fritz // 05.11.2018 à 21h44

      “La Pologne antirusse, on peut le comprendre…” Certes. Comme on eut comprendre aussi que la Russie soit antipolonaise, “par nature”. A près tout, la domination polonaise (XVIe-XVIIe siècles) n’a pas peu contribué à séparer les deux Russies, celle de Kiev et celle de Moscou. Comme elle a contribué à alimenter la haine antijuive en imposant son système domanial en Ukraine.

      Quant aux excuses pour les massacres abominables d’officiers polonais, à Katyn et ailleurs en URSS, pourquoi les demander à la Russie seulement, et pas à la Géorgie des camarades Staline et Béria ?

      On n’était pas très loin d’une réconciliation russo-polonaise en 2010, lorsque le président Medvedev s’est rendu aux obsèques du président Lech Kaczynski. Quant à l’accident qui a coûté la vie à ce dernier, ainsi qu’à une centaine de Polonais, c’est peut-être un coup du Diable… Lui seul prend plaisir à envenimer les querelles entre frères.

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      • Ando // 05.11.2018 à 23h20

        L’histoire est sélective et l’on aurait tort de prendre pour argent comptant la forme d’histoire que chaque nation se raconte. La Russie aurait aussi quelques reproches à formuler. Par exemple, les exactions et massacres qui ont accompagné la montée vers Smolensk et Moscou de l’armée polonaise venue envahir la Russie (temps des troubles), la tyrannie odieuse des hobereaux polonais sur les paysans russes d’Ukraine ou ces milliers de soldats et officiers russes faits prisonniers en 1921 par M. Pilsudski, morts de froid et de faim, de manque de soin, dans les camps d’internement polonais. Il suffirait que la Pologne présente ses excuses…

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    • Krystyna Hawrot // 06.11.2018 à 15h30

      Mais la Russie s’est déjà excusée pour Katyn, depuis fort longtemps: Gorbatchev le premier, des 1988, puis Yelstine qui a en plus ouverts les archives du NKWD et a permis à des archéologues et des médecins légistes de procéder à des exhumations, des identifications, des enquêtes. Ces exhumations ont donné lieu à 10 tomes de comptes rendus scientifiques publiés de 1999 à 2002. La lecture de ces documents est d’ailleurs édifiante: l’affaire est bien plus complexe qu’il n’y parait car dans les meme tombeaux se trouvent des fusillés par les nazis et des gens fusillés par le NKWD après procès pour des choses très différentes… Lorsqu’en avril 2010 l’avion du président Kaczynski avec 97 officiels se crashe sur Smolensk près du site de Katyn c’est bien parce que la Russie permettaient aux Polonais de venir aux commémorations ANNUELLES sur son territoire… Seule les familles des victimes, deux fois mortes sur ce site maudit, restent les plus silencieuses.
      http://www.polska1918-89.pl/pdf/ekshumacje-katynskie.-prace-archeologiczno-ekshumacyjne-w-charkowie,-k,3821.pdf

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  • Ando // 05.11.2018 à 20h46

    Un article injuste. C’est si… romantique, le néonazisme. Si justement choyés, payés et entraînés avant Maidan par Polonais et Etasuniens emportés par le fol enthousiasme des justes causes, nos néo-nazis aimés luttent pour que nos valeurs triomphent. La classe politico-médiatico-médiatique l’a voulu avec courage et détermination en 2014 (les Fabius, Obama et autres Rice). Elle l’a obtenu. En notre nom. Les porteurs d’oriflammes de Kiev sont nos représentants locaux. Ils ont droit à notre estime, à notre soutien, ils sont nous. Ils montrent le chemin de la Nouvelle Europe, avec nos amis baltes d’ailleurs. Aprés tout, la même classe a aimé sans doute, au moins tacitement approuvé, les chambres de torture de la CIA en Europe. Toujours en notre nom. Beckett aurait fait une jolie chose avec “ça”.

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    • Catalina // 06.11.2018 à 06h44

      “Aujourd’hui, les milices de droite, qui représentent ces ressentiments historiques à l’égard des Russes et leur hostilité à l’égard des Juifs, ont pris le contrôle de nombreux bâtiments gouvernementaux à Kiev. Face à cette intimidation, les décisions souvent unanimes des législateurs restants seraient normalement considérées avec un scepticisme extrême, y compris leurs demandes de capture et d’exécution probable de Ianoukovitch.

      Mais la presse américaine ne peut pas se passer de sa diabolisation de Poutine et de Ianoukovitch. Le néocon Washington Post a été presque euphorique à propos du coup d’État, comme l’indique un éditorial du 24 février:”
      https://consortiumnews.com/2016/01/28/cheering-a-democratic-coup-in-ukraine-2/
      Janvier 2016
      et encore, comme quoi ….
      L’Ukraine fusionne les nazis et les islamistes
      ( où on retrouve les copains de l’ue et des usa…réunis!!!)
      “Tout aussi décontracté Kramer reconnaissait le rôle clé de première ligne des néonazis et des suprémacistes blancs qui se battaient pour le régime de Kiev soutenu par les Etats-Unis, son article a marqué une aberration pour le Times et le reste des médias d’information américains, qui rejettent généralement toute mention de cette souillure nazie comme « propagande russe ».”

      https://consortiumnews.com/2016/01/29/ukraine-merges-nazis-and-islamists-2/

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  • Sam // 06.11.2018 à 16h00

    Des néo-nazis en Ukraine ???
    C’est BHL qui va être surpris…

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