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17.septembre.201817.9.2018 // Les Crises

Un antisémitisme violent saisit l’Ukraine – et le gouvernement reste les bras croisés. Par Lev Golinkin

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Quelques nouvelles de l’Ukraine, parues ici dans un journal américain il y a quelques semaines

Source : Forward, Lev Golinkin, 20-05-2018

Getty Images

Une vague d’antisémitisme balaye l’Ukraine. Rien qu’au cours des trois dernières semaines, un dirigeant d’extrême droite a publiquement appelé à nettoyer l’Ukraine de zhidi (une insulte équivalente à « kike ») [insultes antisémites équivalentes à « youpin », NdT] ; un mémorial de l’Holocauste à Ternopil a été incendié ; des centaines de personnes ont défilé à Lviv, en l’honneur d’une unité SS, avec des saluts nazis ; Le graffiti « Mort aux Zhidi » a été gribouillé dans deux villes ; le tombeau d’un rabbin vénéré a été vandalisé ; un camp rom de Kiev a été attaqué et brûlé par des nationalistes d’extrême droite, et des centaines de personnes se sont défoulées lors d’un concert néonazi paré de croix gammées et ont vomi des saluts nazis.

Ce déferlement de haine a attiré l’attention du Congrès juif mondial, qui a produit une courte vidéo condamnant la montée de l’antisémitisme :

Peu après, le président ukrainien Petro Poroshenko a publié un communiqué de presse affirmant son engagement à combattre l’antisémitisme. À son tour, le président du CJM, Ronald Lauder, a remercié Poroshenko pour sa déclaration, ce qui a fait que Lauder a été « satisfait ».

Mais il est encore trop tôt pour que nous poussions un soupir de soulagement. Malheureusement, l’empressement du CJM à accepter la parole de Poroshenko est prématuré. Au cours des quatre dernières années de la présidence de Poroshenko, l’Ukraine a connu une croissance constante du problèmes liés à l’antisémitisme, y compris la glorification des collaborateurs nazis, le vandalisme des sites juifs et les menaces publiques contre les juifs – et le taux d’incidents antisémites semble être en train d’augmenter.

En effet, le lendemain du jour où Poroshenko a fait sa promesse creuse, promesse qui a été si chaleureusement saluée par Lauder, le ministère ukrainien des Affaires étrangères a catégoriquement nié la croissance de l’antisémitisme en Ukraine. Comment Poroshenko peut-il combattre l’antisémitisme alors que son propre ministère des Affaires étrangères (sur lequel il a théoriquement le contrôle) refuse de reconnaître le problème ?

Après que le CJM a salué l’engagement de Poroshenko à combattre l’antisémitisme et autres formes de haine, un maire ukrainien a été pris en train de cracher un discours au vitriol sur les Juifs cherchant à tuer les gentils ; le consul ukrainien à Hambourg a été suspendu, car accusé de messages antisémites sur Facebook, parmi lesquels il rend les Juifs responsables de la seconde guerre mondiale ; la tombe de la fille d’un rabbin vénéré a été dégradée pour la cinquième fois en deux ans ; des voyous d’extrême droite ont pris d’assaut la maison du copropriétaire d’une chaîne de télévision ; le gang néonazi C14 a perpétré un autre pogrom contre les roms, incendiant un campement à Lviv ; et des ultranationalistes affiliés au bataillon néonazi Azov ont interrompu un événement LGBT parrainé par Amnesty International et Human Rights Watch à Kiev, tandis que les autorités refusaient d’agir.

Porochenko est devenu président à la suite du soulèvement sanglant de Maidan de 2013-2014, au cours duquel des Ukrainiens ordinaires sont morts pour le droit de vivre dans une nation occidentale démocratique. Mais au mieux, le gouvernement de Poroshenko a ignoré le problème de l’antisémitisme en son sein ; au pire, il l’a activement encouragé.

La glorification des massacreurs de Juifs

La marche du 28 avril à Lviv, au cours de laquelle un millier de personnes ont honoré la division SS Galichina, division ukrainienne des Waffen-SS d’Hitler, n’était pas un événement isolé planifié par un groupe marginal. La marche était le point culminant d’une célébration d’une semaine de la SS Galichina organisée par le conseil municipal de Lviv. Bizarrement, cela comprenait un concours encourageant les adolescents à présenter des dessins de fans des SS.

Comment une ville européenne en vient-elle à glorifier une unité SS dont les membres ont prêté un serment personnel de loyauté à Hitler ? Avoir une bonne dose de révisionnisme historique est pour cela fort utile. L’année dernière, le directeur de l’Institut ukrainien de la mémoire nationale – un département officiel du gouvernement de Kiev – a déclaré que les combattants de la division SS Galichina étaient en fait des « victimes de guerre ». Ce qui, bien sûr, soulève la question : si les SS étaient des victimes, qu’est-ce que cela fait des Juifs et des autres ethnies qu’ils ont massacrés ?

La division SS Galichina est loin d’être le seul groupe paramilitaire de l’époque de la Seconde Guerre mondiale autorisé par les autorités ukrainiennes modernes. En 2015, le Parlement ukrainien a adopté des lois proclamant l’Organisation des nationalistes ukrainiens, qui a collaboré avec les nazis et a été responsable de la liquidation de milliers de Juifs, et l’Armée insurrectionnelle ukrainienne, qui a procédé au nettoyage ethnique de 70 000 à 100 000 Polonais, ainsi que d’autres ethnies de son propre chef, pour en faire des héros de l’Ukraine.

Grâce aux lois de Kiev, ainsi qu’aux campagnes publiques menées par l’Institut de la mémoire nationale (dont le budget en 2018 est d’environ deux millions de dollars), ces bouchers sont aujourd’hui honorés dans tout le pays.

Il n’est pas surprenant que la glorification des antisémites parrainée par l’État s’accompagne souvent de manifestations antisémites. Le 1er janvier 2017, des milliers de personnes ont défilé à Kiev en l’honneur du leader de l’OUN [Organisation des Nationalistes Ukrainiens, NdT], Stepan Bandera. Des slogans de « Jews Out ! » [les Juifs dehors, NdT] ont résonné dans la foule, mais le lendemain, la police a nié avoir entendu quoi que ce soit d’antisémite. En juin dernier, Lviv a organisé un festival de trois jours en l’honneur du chef de l’UPA [Armée Insurrectionnelle de l’Ukraine, NdT] Roman Shukhevych, et une synagogue a été incendiée pendant les festivités. En novembre, Radio Free Europe a rapporté avoir vu des saluts nazis alors que 20 000 hommes brandissant des flambeaux faisaient une marche en l’honneur de l’UPA.

Monuments commémoratifs de l’Holocauste et sites religieux vandalisés

Les vandales antisémites en Ukraine ne se soucient guère de l’originalité. Le mémorial de l’Holocauste récemment incendié à Ternopil a été saccagé à quatre reprises au cours de l’année écoulée. Mais ça, ce n’est qu’un seul mémorial : d’autres sites de l’Holocauste, centres juifs, cimetières, tombes et lieux de culte sont régulièrement vandalisés avec des croix gammées, des runes SS et des insultes.

Le vandalisme endémique a atteint un point tel que le ministère israélien des Affaires étrangères a pris la mesure inhabituelle d’exiger publiquement que les autorités ukrainiennes commencent à enquêter sur ces agressions. Un appel similaire a été lancé par le directeur du Comité juif ukrainien dans un éditorial du New York Times, qui soulignait l’apathie du gouvernement concernant la protection des sites religieux et des sites de l’Holocauste.

Les juifs menacés publiquement

L’incident du 2 mai à Odessa, lorsque Tetiana Soikina, responsable régional de l’organisation ultranationaliste du Secteur droit, a promis de se débarrasser des zhidi, survient au milieu d’une série d’appels similaires à la violence de la part de personnalités publiques. En mars 2017, la députée Nadiya Savchenko, autrefois célébrée par les médias occidentaux sous le nom de « Ukrainian Nelson Mandela », s’est déchaînée dans une tirade antisémite à la télévision en direct. « Pourquoi personne ne parle de ce que les gens disent… le joug juif d’aujourd’hui ? » a demandé un interlocuteur. « Bonne question », a répondu Savchenko. « Oui, notre gouvernement a du sang non ukrainien, pour ainsi dire. Que faut-il faire à ce sujet ? Nous devons penser et agir. »

À peine deux mois plus tard, un général des services de sécurité ukrainiens a affiché des menaces flagrantes promettant d’exterminer les zhidi, ce qui a incité la Ligue anti-diffamation (ADL) à exiger que Poroshenko le renvoie (aucune mesure n’a été prise). Quelques mois plus tard, le chef régional du parti d’extrême droite Svoboda s’est mis en colère après que des juifs locaux ont protesté contre l’érection d’une statue à Symon Petliura, un autre « héros » ukrainien responsable des pogroms de masse. « Habituez-vous à nos règles ou soyez puni », a dit le chef de Svoboda, encourageant ses compatriotes ukrainiens à « remettre les minorités à leur place ».

Malheureusement, les fonctionnaires et les chefs de parti qui ont fait de telles déclarations l’ont fait en toute impunité. Et même si Poroshenko a promis une réaction « immédiate » des forces de l’ordre aux menaces publiques de Soikina, un porte-parole du ministère ukrainien de l’Intérieur a déclaré que l’appel de Soikina à nettoyer le pays des Juifs n’était pas « intrinsèquement discriminatoire ou un appel à la violence ». Très probablement, pour Soikina, comme les autres, il n’y aura aucune conséquence.

La persécution des Roms

Historiquement, quiconque cible les Roms, s’en prend tôt ou tard aux Juifs.

Regarder un court extrait du récent pogrom est à glacer le sang – des voyous masqués poursuivent des femmes et des enfants terrifiés au milieu d’une capitale européenne, alors que la fumée noire du tabor (campement) rom en flammes remplit l’arrière-plan. Les femmes crient à l’aide, qui ne vient pas. En effet, lorsque la police a finalement été contrainte d’ouvrir une enquête, elle a qualifié l’événement de « hooliganisme », ce qui montre l’indifférence choquante avec laquelle les vies des Roms sont considérés.

Mais l’aspect le plus inquiétant ici est qu’il s’agit au moins du quatrième pogrom anti-Roms en Ukraine au cours des deux dernières années.

En septembre 2016, deux douzaines de Roms ont été forcés de fuir un village d’Odessa après que les habitants ont incendié leurs maisons. Le gouverneur d’Odessa a répondu en saluant les actions des villageois, en disant que le village a longtemps été une tanière « d’anti-socialisme » et qu’il partageait pleinement les préoccupations de la foule. La seule chose que la police a fait, c’est de fournir un « couloir sûr » pour que les Roms puissent sortir. En mai 2017, un Rom a été tué lors d’une attaque à Kharkiv ; selon des témoins, les autorités locales ont été impliquées dans la fusillade. Le même mois, un groupe d’hommes a attaqué des familles roms dans une gare de Kiev.

Le récent pogrom de Kiev se distingue cependant par le fait que la responsabilité a été fièrement revendiquée par C14, un gang néo-nazi qui a gagné en influence au cours de l’année écoulée. Les actions de C14 ont amené Amnesty International à publier une déclaration urgente avertissant que les radicaux « se sentent intouchables… les autorités, dans la plupart des cas, n’agissent pas », et n’importe qui, y compris les Juifs, pourrait être le prochain

Les exemples cités ci-dessus ne sont qu’une petite fraction du schéma profondément troublant de l’antisémitisme et de l’incapacité et du refus de Poroshenko d’affirmer la primauté du droit. Ils n’incluent pas les attaques endémiques contre les communautés LGBT ou la façon dont les groupes d’extrême droite perturbent les tribunaux et défient l’application de la loi. Mais ils devraient suffire à montrer que l’empressement à accepter des promesses creuses de Poroshenko est d’une troublante naïveté .

Les Juifs américains devraient assurément saluer le libéralisme de Poroshenko – après que les organisations chargées de surveiller l’antisémitisme mondial ont confirmé que l’Ukraine s’améliore au lieu d’empirer. D’ici là, « la satisfaction » est la dernière chose que ceux qui s’intéressent à l’antisémitisme devraient ressentir à l’égard de l’Ukraine.

Lev Golinkin est l’auteur de A Backpack, a Bear, and Eight Crates of Vodka. [« Un sac à dos, un ours et huit caisses de vodka », NdT].

Source : Forward, Lev Golinkin, 20-05-2018

Le Forward est un journal juif américain publié à New York

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

Fritz // 17.09.2018 à 08h02

Allons, @gracques. Tout le monde sait que les antifascistes français organisent chaque jour un défilé pour protester contre l’antisémitisme en Ukraine. @Alfred l’a seulement oublié, ça arrive. De même que nous avons oublié les prises de position enflammées de BHL contre le régime ukrainien, les mises en garde sévères et vigilantes de Jean-Yves Le Drian, la rupture des relations diplomatiques, et la résolution du Conseil de Sécurité votée contre ce régime d’extrême droite, à l’initiative de la France.

106 réactions et commentaires

  • Alfred // 17.09.2018 à 06h45

    Les antifa français victorieux ont maintenant un nouveau combat à mener. Sensibiliser les grands médias français à la réalité de l’extrême droite ukrainiene (qui devrait inspirer l’extrême droite française n’est ce pas?). Mais.. je sens comme une “dissonnance cognitive”.

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    • gracques // 17.09.2018 à 07h06

      Prendre prétexte de l’antisemitisme des Nazillons en Ukraine pour taper sur des antifascistes en France ….. faut oser !
      Mais c’est à ça qu’on vous reconnaît.
      Mais au fait la mère fouétar du Rhaîne , elle en dit quoi de ce qui se passe en Ukraine ? Et les autre ? Rien ? Tout le,monde s’en fout en fait.

        +12

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      • Fritz // 17.09.2018 à 08h02

        Allons, @gracques. Tout le monde sait que les antifascistes français organisent chaque jour un défilé pour protester contre l’antisémitisme en Ukraine. @Alfred l’a seulement oublié, ça arrive. De même que nous avons oublié les prises de position enflammées de BHL contre le régime ukrainien, les mises en garde sévères et vigilantes de Jean-Yves Le Drian, la rupture des relations diplomatiques, et la résolution du Conseil de Sécurité votée contre ce régime d’extrême droite, à l’initiative de la France.

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        • Pierre D // 17.09.2018 à 11h33

          L’article ne parle que de l’Ukraine.

            +3

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          • Ceusette // 18.09.2018 à 00h11

            Je croyais que c’était encore la faute à la Russie de Poutine…

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      • Sam // 17.09.2018 à 09h56

        Outre le fascisme qui s’est installé en Ukraine au vu et au su de tous, le silence des antifas sur la question est assez éloquent, et démontre bien, s’il le fallait encore, qu’ils ne sont qu’une milice de plus, essentiellement braqués sur Mélenchon ou d’autres voix de gauche.

        https://www.youtube.com/watch?v=dsk-938M_cM
        Ce sont des « gentils bobos » qui chantent « les fascistes on n’en veut pas » face à Marine.
        Pendant ce temps là, les antifas hurlent « Insoumis, enc… » avec violence (écoutez les…).

        Se draper dans « la lutte contre le fascisme » pour faire taire des opposants politiques, c’est aussi une forme de fascisme.

        Antifa, tu n’es jamais qu’un traître et un [modéré].
        Mais certainement pas un antifasciste.

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        • Garibaldi2 // 19.09.2018 à 18h20

          A mon opinion, ce ne sont pas des antifa qui hurlent contre MLP ou J-l M mais des types du Bétar et/ou de la LDJ.

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          • Sam // 20.09.2018 à 18h51

            Sur la vidéo que j’ai mis en lien, je crois bien que vous ayez raison, et vous prie de m’en excuser.

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      • Alfred // 17.09.2018 à 10h13

        La dissonance vient pour partie du fait que par delà les opinions probablement sincères des uns et des autres dans les deux camps les marionnettistes sont les mêmes, qui tirent les ficelles dans les deux camps: à savoir les néo-cons atlantistes et globalistes. Il est donc strictement impossible pour les premiers de dénoncer les seconds (sans même compter que la comparaison avec les adversaires locaux soulèverait des questions malvenues). Le fait que cela vous déplaise ne vous autorise pas à jeter l’anathème sans bases solides. Pour le coup, le coté “c’en est un moi je sais les reconnaitre” rappelle vraiment des heures sombres. Regardez vous dans le miroir avec vos automatismes.

          +17

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      • Jérôme // 23.09.2018 à 09h31

        Les autoproclamés « antifascistes » se gardent bien de se définir eux-mêmes. Ils se définissent uniquement contre, désignant leur ennemi.

        Comme si on avait un groupe d’ « anti-colonisateursisraëliens » qui allaient chercher la bagarre contre des gens portant des signes extérieurs de sionisme militant ou de judéité pratiquante.

        Comme si on avait un groupe d’ « anti-djihadistes » qui allaient chercher la bagarre contre des gens portant des signes extérieurs de fondamentalisme musulman.

        Bref, ces autoproclamés antifas sont des nervis d’extrême-gauche, l’image miroir de ceux qu’ils prétendent combattre, et qui ne limitent pas à attaquer les rares véritables fascistes mais aussi pas mal de démocrates pas assez franchement à gauche à leur goût.

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    • BHL l ‘entarté // 17.09.2018 à 07h31

      Et sinon , sur le fond rien a redire vous trouvez la situation normale ?
      Je sent chez vous comme une “dissonance cognitive ” ! ( avec un “n” ) !
      Profiter de ce genre d’article pour étaler vos haines personnelles , c’est comment dire ……

        +8

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      • Sandrine // 18.09.2018 à 08h49

        Je sens s’ecrit avec un « s » et pas un «t »

          +4

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    • Sharivan // 17.09.2018 à 07h56

      “Excellente” analyse de BHL en février 2014 (comme toujours)
      https://www.youtube.com/watch?v=YlpTlpYN5iw
      Lorsque la journaliste lui fait remarquer que le leadeur de Svoboda tient des propos extrêmement antisémite, le philosophe répond magistralement “Oui, et alors?”

        +28

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      • zx8118 // 17.09.2018 à 08h40

        Oui et alors ? L’essentiel c’est qu’ils soient russophobes et qu’ils ne soient pas antisionistes. (Avec un bémol, ils n’auraient pas du interrompre une manifestation LGBT).

        JE PLAISANTE (en essayant d’imaginer la réaction du philosophe botulien) c’est plus qu’inquiétant ce qui se passe en Ukraine – mais aussi, dans une moindre mesure, dans le cerveau de BHL, et possiblement dans d’autres encore. Y compris certains antifas bruyants à dénoncer un humoriste et silencieux sur l’Ukraine. Que je sache la dangerosité de l’un (si elle existe) est sans commune mesure avec celles des autres.

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      • Maxhno // 17.09.2018 à 09h39

        Le capital mondial utilise pratiquement les mêmes méthodes que les cartels de la drogue pour mettre au pas les populations civiles, il ne va pas chercher ces mercenaires en prison mais pas loin.
        À la chute de l’empire soviétique tous les pays de l’ancien bloc de l’est ont été infecté de cette façon pour que les capitaux mondiaux puissent s’accaparer leurs ressources sans passer par la voie démocratique, une fois les mercenaires installés dans les postes clés, ils se font rebaptiser oligarques pour être fréquentables et profiter de leur pognon dans le monde entier.
        L’antisémitisme et pour les agents de ces pseudos révolutions arc-en-ciel un mal nécessaire quand on négocie un gisement de Nickel directement avec l’ancien proxénète du coin qui s’est installé dans une mine de 1000 hectares par ce que le portail était resté ouvert après le départ de l’armée soviétique.
        Une fois les ressources économiques captives, il suffit d’affablir les démocraties pour protéger les actifs.

          +24

        Alerter
        • jdautz // 20.09.2018 à 15h26

          Je me suis laissé dire qu’il y avait des liens assez intimes entre les cartels et la CIA, pour les mêmes raisons que leur liens avec al Qaida-Daesh avec un aspect financier notoire, et que mêmes les grandes banques auraient bien profité du bienfait de l’argent de la drogue pour combler quelques creux causés par “les crises financières” (autre nom des malversations qui tournent mal… enfin pas mal pour les plus gros prédateurs… pile tu perd, face je gagne).

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          Alerter
        • Jérôme // 23.09.2018 à 09h45

          Ce n’est pas le capital mondial qui fait ça. La Russie, l’Inde, la Chine, le Japon, ont leurs propres capitaux et ne participent pas à cette politique continue visant à déstabiliser la sphère russe et à l’éclater en plus petites entités qu’ils pourront ensuite soumettre.

          C’est en revanche la politique constante qu’a toujours menée l’empire anglo-américain depuis maintenant deux siècles. C’est ce que les anglo-saxons ont appelé le grand jeu. Ils s’y sont lancés juste après être parvenus à avoir une fois pour toutes la peau de la France (qui depuis 1815 a toujours veillé à ne plus contrarier trop frontalement l’hégémon anglo-saxon et à se faire son fidèle supplétif).

          Ils n’ont guère fait de trêve dans cette politique que lorsqu’ils ont du s’emplafonner l’Allemagne. Et encore, pendant la 1ère guerre mondiale ils ont, comme les allemands, aidé et financé les bolcheviks à prendre le pouvoir (voir le séjour de Trotski aux USA en 1917). Et pendant toutes les années 1930, le but des prétendus appeasers était de réarmer l’Allemagne pour la lancer contre l’URSS.

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    • de passage // 17.09.2018 à 11h56

      En l’occurrence, les antifas ne soutiennent pas le régime ukrainien à ma connaissance (je ne suis pas antifa).
      Quelques interviews sur ce sujet publiées par la horde, qui centralise toutes les initiatives des groupuscules antifas:
      -interview d’antifas ukrainiens: http://lahorde.samizdat.net/2014/11/07/ukraine-rencontre-avec-deux-antifascistes/

      -sur les néonazis en Ukraine: http://lahorde.samizdat.net/2014/09/07/kharkiv-ukraine-neonazis-et-policiers-attaquent-un-squat/

      Il y a beaucoup de critiques à formuler vis-à-vis de ces groupuscules, mais les accuser d’être pro gouvernement ukrainien me parait plus relever du procès stalinien.

        +3

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      • Sam // 17.09.2018 à 13h38

        Rien de concret sur les fascistes. Il y en avait, il y en a, mais bon : « Les fafs, qui ont combattu côte à côte avec tous ces gens, ont été touchés. On a pu voir lors de l’enterrement d’un activiste juif une section de Pravy Sektor venu lui rendre hommage. »

        L’autre texte fini par « tolérance zéro pour la merde nazie… ». Les méchants nazis donc, puisque l’on voit que même les nazis peuvent être touchés, et donc devenir des gentils nazis ?
        C’est beau comme du BHL camarade.

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      • fanfan // 17.09.2018 à 14h30

        A voir ou à relire :

        – Huitième séance plénière de la conférence HDIM-2018 – Natalia Natalina: Nationalisme agressif comme outil de répression en Ukraine : https://www.youtube.com/watch?v=INyhuUf-_5o

        – Un ukrainien en Allemagne: https://www.youtube.com/watch?v=68oIcfv5Xws
        – Le grand secret du Ministère des Affaires Etrangères de l’Ukraine: https://www.youtube.com/watch?v=-zKMBqU73mg

        https://www.les-crises.fr/un-ex-neo-nazi-nouveau-president-du-parlement-ukrainien/
        https://www.les-crises.fr/ca-se-passe-comme-ca-au-parlement-ukrainien/

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        • Dominique65 // 17.09.2018 à 23h54

          Les vidéos « décoiffent » !
          Mais bon, BHL l’a bien dit, et les journaleux decodexempastillés de vert l’ont bien retenu : les néonazies ne représentent rien en Ukraine.

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      • Lysbeth Levy // 17.09.2018 à 18h15

        Excusez moi, mais si on lit les textes c’est un “blanchissement” masqué de ces groupes nazis en osant dire qu’ils ont pas nombreux face à la masse qui elle voulait “la révolution” du Maidan contre le pouvoir Ianoukovitch. Le tropisme du “ni ni” est sans cesse répété (ni pour l’un, ni pour l’autre) ce qui est léger comme “antifascisme” de leur part .Rien d’étonnant ce site comme les “autres”, est organisé (drapeaux, réunions, flyers, fêtes) par le CICP Rue Voltaire à Paris “maison des associations”. Financé par le réseau international, européen UNITED certains se sont inquiété de leurs liens avec “le pouvoir en place” ..https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_d%27%C3%A9tude,_de_formation_et_de_lutte_contre_l%27extr%C3%AAme_droite_et_la_x%C3%A9nophobie. Par contre moults articles sur ces “méchants russes” liés selon “eux” à l’extrême droite internationale à les lire..Bref ces gens là ne risquent pas de dénoncer les crimes commis en Ukraine quand on sait qui paie leurs factures : http://www.unitedagainstracism.org/about-united/supported-by/ Ce n’est pas deux articles mi figue mi raisins qui jettent la lumière sur la nature fasciste du régime ukrainien actuel.

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        • Alfred // 17.09.2018 à 20h06

          Méfiez vous Lysbeth. Vous n’êtes pas d’accord “c’est à ça qu’on vous reconnais”. “Vous voilà sortie du bois”.
          Blague à part merci pour ces informations qui expliquent un peu le sentiment que j’avais en parcourant la horde. Virulents mais avec des occultations.
          Comme je disais plus haut. Les mêmes marionnettistes sont aux commandes. Ce était pas difficile à deviner comme on reconnaît un arbre à ses fruits. Mais merci d’avoir montré un des petits fils.

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  • LBSSO // 17.09.2018 à 07h12

    La chair et la chemise

    “Je n’ai pas vu de néo-nazis, je n’ai pas entendu d’antisémites, j’ai entendu au contraire un mouvement incroyablement mûr, incroyablement déterminé et très profondément libéral. Je crois que l’ambition de cette révolution ukrainienne est beaucoup plus importante et ce que j’entends au Maïdan, c’est la volonté de revivifier le rêve européen , de lui redonner un contenu, de lui redonner une chair (…)». BHL en 2014.
    https://www.youtube.com/watch?v=IcTP-mmnIsY

    Au reste, il est bon qu’on vous dise,
    Qu’entre la chair et la chemise
    Il faut cacher le bien qu’on fait
    Tout ceci doit être secret
    (Les cordeliers de Catalogne ,J.de Lafontaine)

      +27

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  • Sandrine // 17.09.2018 à 07h32

    Quand on sait à ce que les nazis historiques pensaient des slaves en général et des ukrainiens en particulier, cette situation paraît particulièrement ubuesque

      +24

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    • DocteurGrodois // 17.09.2018 à 09h55

      Idem envers le Grecs, et voyez le succès d’Aube Dorée
      Comme quoi il y a toujours une dose de haine de soi dans le radicalisme.

        +7

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      • Sandrine // 17.09.2018 à 12h15

        Je ne suis pas sure qu’il s’agisse de haine de soi. Je pense qu’il s’agit plutôt de cécité historique et d’une bonne dose de mégalomanie.
        Ils disent que les ukrainiens sont les indo-européens originels – selon eux les premiers représentants de la race blanche – via un peuple préhistorique nommé “ukr” (prière de ne pas rire…).
        Ils justifient cela de manière(pseudo)scientifique.
        Les mêmes “guignols” existent aussi en Russie, avec le même type de discours et de (pseudo)preuves (pseudo)scientifique (les “preuves” ne sont pas les mêmes évidemment, mais le discours de fond est le meme)

          +5

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        • DUGUESCLIN // 17.09.2018 à 14h44

          D’autant plus que “ukraine” en russe veut dire territoire frontière (du bout de l’empire). Ce qui n’a rien à voir avec un supposé peuple ukr.
          Tout comme les Asix peuplaient l’axe Paris-Marseille et ont donné leur nom à l’autoroute (A6 en abrégé), comme cela est historiquement prouvé.
          Néanmoins, contrairement aux allumés ukrainiens, les quelques allumés russes, eux, n’ont aucun pouvoir.
          .

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        • Tepavac // 17.09.2018 à 15h12

          Bonjour Sandrine
          Le discours tenu sur l’apparition du type “Européen” trouvé son origine il y a 8000 ans dans le bassin du Dniepr.

          On parle du gène qui permet à notre organisme d’assimiler le calcium des laitages, et un autre qui permet de mieux absorber certaines énergies solaires.

            +3

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          • Sandrine // 17.09.2018 à 16h15

            8000 ans? ben dites donc, c’est précis! Je ne savais pas que la génétique des populations historiques avaient fait autant de progrès…
            Moi j’étais restée sur la théorie d’une mutation de la variété d’homo-sapiens vivant en Europe à la fin de la dernière glaciation(autour de -12 000) en Scandinavie pour expliquer l’apparition de la peau blanche ( e qui parait fort logique puisque c’est là que les carences en vitamine D ont du être les plus cruciales).
            Pour les yeux bleus et les cheveux blonds, c’est une évolution probablement distincte et encore plus complexe (il existe par exemple des populations de mélanésiens aux cheveux blonds).
            Après ce gène muté de la peau blanche se serait diffusé en Europe orientale jusqu’en Anatolie, et d’Anatolie en Europe occidentale au début du néolithique…
            Donc voyez, les racistes nazis ukrainiens sont relativement loin du compte. Les théories racistes nazies allemandes (nordicisme), à la limite, étaient un peu moins déconnantes

              +3

            Alerter
    • Geof’ // 17.09.2018 à 11h43

      Comment une ville européenne en vient-elle à glorifier une unité SS dont les membres ont prêté un serment personnel de loyauté à Hitler ?

      Européenne ? admettons…
      Mais les pays ont tous leurs histoires : les juifs de là-bas n’y ont jamais été très appréciés : ils avaient pour fonction économique de gérer financièrement les domaines des barins (Mr le Comte) restés à Kiev s’amuser (tout l’hiver)…et ils étaient réputés très/trop zélés dans leurs tâches. Donc…

      Et comment un pays européen (l’Allemagne) a-t-il pu succomber à hitler ? et l’Espagne de Franco ? et l’Italie de Mussolini ? et la France de Pétain ? et la Belgique de Degrelle ? et la Norvège de Quissling ? et l’Angleterre de Mosley ? et les Pays-bas de je ne sais qui ?

      le nazisme, c’est Sparte, à peu de chose près, et Sparte, c’est aussi l’Europe…

      petit rappel : le nazisme, c’est pas bien, c’est très sale, c’est caca…c’est entendu, mais pour un noir d’Afrique, la doctrine colonialistico-raciste, ça n’a pas était super-jojo non plus…juif dans un camp polonais ou esclave du caoutchouc au Congo (les mains des enfants coupées !!!) ?

      je ne suis pas d’accord, Sandrine : les nazis ont “germanisé” des polonais et ils allaient germaniser des ukrainiens (de l’ouest…car des allemands du temps de Catherine 2 de Russie – elle-même allemande, avait été accueillis milieu 18ème dans la région pour s’y installer). Donc…

      Geof’, neo-communiste athénien

        +7

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      • Sandrine // 17.09.2018 à 14h06

        Geof,
        Avant de germaniser qui que ce soit, les Nazis avaient surtout l’intention d’exterminer la majeure partie de la population afin d’y installer des collons allemands à la place. L’objectif avait été fixé à 20 millions de personnes à exterminer sur la zone allant jusqu’à l’Oural ( c’est à dire la zone où poussent les forets de hetres -“Buchenwald” en allemand). Au delà les russes auraient eu le droit de survivre librement.
        Une partie de la population était destinée à être maintenue sur place en état d’esclavage. A cette partie de la population, les nazis pensaient INTERDIRE l’instruction et n’autoriser que la pratique de leur religion comme dérivatif à leur vie de labeur…
        Une petite partie de la population possédant les critères raciaux requis étaient promis à une germanisation (qui prévoyait donc une interdiction totale de la pratique langues et de la culture d’origine). Bandera et ses potes pensaient vraisemblablement être sélectionnables pour la germanisation mais n’avaient pas compris, visiblement, que cela n’était pas compatible avec la promotion du nationalisme ukrainien ( c’est ce qui explique qu’il se soit finalement retrouvé en camp de concentration au bout d’un certain temps).

        Vous voyez que tout ce beau programme n’a pas grand rapport avec les spartiates

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        • Geof’ // 17.09.2018 à 14h54

          les spartiates et les nazis sont au contraire très similaires : esclavage de populations environnantes + eugénisme + culte de la puissance.

          donc…

          allez : encore un petit effort, Sandrine

          Geof’ l’athénien

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          • Sandrine // 17.09.2018 à 17h04

            L’esclavage et le culte de la puissance (de la virilité en fait), ça marche aussi pour les Romains, qui pratiquaient aussi l’infanticide à la naissance.
            L’histoire des bébés faibles qu’on jetait dans un ravin est peut-etre une légende colportée par leurs adversaires athéniens. La fameuse éducation spartiate sensée sélectionner les meilleurs était en outre probablement inspirée de l’athénien Platon.
            Si vous cherchez un prédécesseur grec au nazisme, allez d’ailleurs plutôt voir du coté de Platon…

              +4

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            • Veloute // 18.09.2018 à 14h05

              “Si vous cherchez un prédécesseur grec au nazisme, allez d’ailleurs plutôt voir du coté de Platon…”

              Vous pouvez développer votre philogénèse périlleuse, svp ? Juste pour rire…

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            • Sandrine // 18.09.2018 à 17h27

              @ Veloute, si vous voulez des précisions sur cette question, je vous conseille de lire le livre de référence sur le sujet : “Le Nazisme et l’Antiquité”(J. Chapoutot).

              Concernant la comparaison de Geof avec Sparte, elle n’est pas absurde, bien sur. Probablement d’ailleurs que les plans de de colonisation des territoires de l’est (que j’ai résumé brievement plus haut) étaient calqués sur les représentations que se faisaient les nazis de Sparte (rapport avec les Hilotes, notamment). Le mythe de Sparte hantait les phantasmes de tous les braves théoriciens nazis en chambre. Il n’en demeure pas moins que la réalité du terrain était très différente (ne serait-ce que parce que le contexte était très différent)

                +4

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            • Veloute // 18.09.2018 à 20h40

              @Sandrine (d’avance pardonnez le ton aride, nulle agressivité : je vais droit à l’essentiel)

              Je lirais ça à l’occasion, merci pour la référence.

              Néanmoins, des synthèses que j’en lis, si cet ouvrage vous permet de lancer un parpaing tel : Platon prédécesseur d’Hitler, il m’est avis que vous devriez le relire. Mieux ! (re)lisez préalablement le très court mais limpide “Quand dire, c’est faire” de John Langshaw Austin, pour vous familiariser avec la notion de performativité du discours (en l’espèce historique).

              Je pose là un lien, entre autres, qui motive mon propos. Le lecteur est-il à côté de la plaque ? http://www.laviedesidees.fr/Quand-les-nazis-annexaient-l.html

              Pour une phylogenèse, plus fine, de la “modernité”, et son wagon de catastrophes lointainement enracinées dans l’antiquité : “Homo Sacer” de Giorgio Agamben.

                +0

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            • Sandrine // 18.09.2018 à 22h35

              Platon est constamment invoqué par les auteurs nazis pour justifier leurs prises de position.
              Pas le Platon de la théorie des idées, mais le Platon de la République. Les nazis voyaient en Platon un théoricien notamment du racisme.
              Si le texte de Platon n’interdit pas complètement cette lecture, et si le monde idéal décrit dans la République est souvent critiqué de nos jours pour son côté totalitaire et implacablement hiérarchisé, force est de constater que ces auteurs nazis y ont bien sûr vu ce qu’il voulaient y voir…
              Mais c’est très souvent comme cela avec les grands auteurs de philosophie. Leur pensée se prête à quantité d’interpreration. Et ils se font régulièrement « récupérer ».
              Cependant, autant je n’etais pas d’accord pour dire (à la suite de @Geof) que les nazis sont les Spartiates des temps modernes (précisément parce que cette vision était voulue par les nazis), autant je pense que l’on peut dire que la pensée de Platon a sa part de responsabilité dans la genèse du nazisme.
              Les Spartiates n’étaient pas des théoriciens et ne peuvent donc pas être « accusés » d’etre une source d’inspiration possible des nazis (même si c’etait le cas). Le philosophe Platon, en revanche, a une responsabilité dans la diffusion de ses idées à travers les siècles.

              Quand Eichmann cite Kant pour justifier son action (ce qu’il a fait à son procès), on est en droit d’innocenter Kant, car manifestement, Eichmann déforme l’intention de Kant dans la citation qu’il utilise.
              Avec Platon, l’utilisation « à contre-emploi » est beaucoup moins démontrable .
              Encore une fois, rien d’étonnant à cela: les Grecs étaient des machos esclavagistes extrêmement guerriers et imbus de la supériorité de leur culture et Platon était l’un des leurs…
              Le christianisme l’a récupéré parce que sa théorie des idées allait dans son sens, mais il n’y avait pas que ça…
              .

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              Alerter
      • jdautz // 20.09.2018 à 15h41

        Les juifs géraient les affaires financières de pas mal de monde, les vénitiens aussi en leur temps, a une époque ou la noblesse “chrétienne” ne se salissait pas a ces tâches dégradantes et rejetées officiellement par l’église. Il fallait bien avoir des “castes” comme en Inde pour gérer des choses aussi viles et contraire a l’honneur que la banque et l’usure.

        Le fait qu’il y a depuis longtemps pas mal de juifs dans la banque n’est pas un mensonge concernant un “complot juif”, mais bien celui de la ségrégation de longue date d’une caste de bas étage dont la religion ne considère pas ces tâches “dégradantes”. N’oublions pas “Saint Louis” qui est le vrai inventeur de l’étoile jaune sous son “arbre de la justice”.

        P.S. L’aspect dégradant a bien changé dans “la chrétienté”.

          +2

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  • DUGUESCLIN // 17.09.2018 à 07h37

    Si, comme l’a avoué Nuland, ces groupes n’avaient pas été soutenus et financés pour semer le chaos, nous n’en serions pas là.
    Que vont donc faire les incendiaires qui créent des monstres?
    Ces mêmes incendiaires financent indifféremment des groupuscules de fanatiques ultra violents, que ce soient les néonazis ou les antifas tout aussi violents les uns que les autres.
    L’utilisation de ces idiots utiles permet des coups de forces dans les pays non soumis au dictat des financiers.
    Ils financent aussi les minorités et autres “femen” ainsi que les groupes LGBT que veulent détruire ces néo-nazis qu’ils ont aussi financés. Cela s’appelle foutre le bordel, Cela permet de soumettre les gouvernants des pays dont la population a le défaut d’être populiste.
    Quelle sera la suite maintenant en Ukraine avec ces fanatiques qui ont le défaut d’être anti-sémites mais la grande qualité d’être russophobes.?

      +52

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    • Eric83 // 17.09.2018 à 14h35

      Une actualité qui “tombe à pic” qui pourrait répondre en partie à votre question. Des “nationalistes” ukrainiens selon l’AFP – puisque l’on vous dit que ce ne sont pas des néo-nazis ! -, défendent un djihadiste de l’EI contre une décision de justice pour une extradition en Russie.

      “Sept policiers ont été blessés lundi à Kiev dans des heurts avec des nationalistes protestant contre l’expulsion vers la Russie d’un membre présumé du groupe jihadiste État islamique (EI), qui aurait selon ses partisans combattu les rebelles séparatistes dans l’est du pays, ont indiqué les autorités”.

      Membre présumé ?

      “Accusé en Russie d’être membre de l’EI, il “ne cachait pas sa participation à cette organisation terroriste”, a par ailleurs indiqué un porte-parole du parquet, Andriï Lyssenko au lendemain de son expulsion”.

      https://www.romandie.com/news/ZOOM-Ukraine-sept-bless-s-dans-des-heurts-entre-policiers-et-nationalistes-Kiev/954204.rom

        +4

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      • Alfred // 17.09.2018 à 20h43

        Et oui ça fait quelques temps dejja que des complistes pro russes dénoncent l’utilisation de mercenaires jihadistes dans les opérations “antiterroristes” ukrainiennes au Dombas. Cela a été encore moins relayé que le reste. Il faut dire que c’est assez incroyable mais l’Empire est vraiment capable de tout. Il manque juste quelques journalistes sévèrement “équipés” pour remonter le fil de la pelote. Il est très probable que cela devienne vite “embêtant” (comme ces hélicoptères black truc déplaçant des membres de l’ei en Syrie et en irak.). Mais de tels journalistes ont toutes les chances de finir comme la journaliste qui avait prouvé la collusion des services turcs avec l’Europe: dans un fossé.

          +3

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        • Catalina // 17.09.2018 à 22h38

          le traffic d’armes depuis l’Ukraine pour daesh est un fait divers pour nos chers “journalistes !”

          Si l’agence de presse du Koweït n’avait pas elle-même rapporté l’arrestation de membres d’un réseau de trafic d’armes depuis l’Ukraine vers Daesh, probablement personne parmi le public pré-conditonné n’aurait cru la suite de la vidéo. Et pourtant…
          https://www.youtube.com/watch?v=Z-Sp0BuxCII
          pour être informé, il faut maintenannt allez chercher des infos à l’étranger….

            +5

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  • moshedayan // 17.09.2018 à 07h38

    “Le 1er janvier 2017, des milliers de personnes ont défilé à Kiev en l’honneur du leader de l’OUN [Organisation des Nationalistes Ukrainiens, NdT], Stepan Bandera. ”
    Je vais être très sévère. Cet article n’a aucun intérêt parce qu’il ne dit pas tout, loin de là . A Lvov, il y a un monument en l’honneur de Stepan depuis 2012: l’OUN-UPA a massacré des juifs, des polonais et des biélorusses: la division SS ukrainienne Galitchina a massacré des résistants antifascistes et commis nombre d’exactions en Slovaquie orientale puis en Slovénie. Toute ce qui se passe est le résultat de la politique menée par les présidents Youtchenko et Poroshenko, avec le soutien actif de l’UE et de l’OTAN, avec notamment la politique de révision de l’Histoire.
    Détail important :
    La “peste noire” concerne essentiellement l’Ukraine de l’Ouest, qui appartenait à l’ancien empire austro-hongrois, puis à la Pologne avant 1945.
    Stepan Bandera collabora activement à Radio Free Europe. Il fut éliminé discrètement par le KGB par un “infarctus”; et c’est un transfuge du KGB qui émigra aux Etats-Unis à l’époque de Gorbatchev contre un confortable “parachute doré” qui révéla l’affaire.

      +25

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  • Isidor Ducasse // 17.09.2018 à 07h39

    Ah ! la grande famille européenne dont nous partageons les valeurs. Ils ne leur restent plus qu’à accueillir une base américaine et à ouvrir plein de fast food et ils seront prêt pour intégrer l’union de la paix, de la prospérité, du plus de croissance, du plein emploi.

      +27

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    • moshedayan // 17.09.2018 à 08h41

      Base américaine ? Possible. Mais Guerre civile aussi possible, avec l’histoire d’une Eglise orthodoxe d’Ukraine autocéphale, et possible aussi la dislocation ou le démenbrement de l’Ukraine. A Moscou et en Russie, il y a de plus en plus une partie de la population, chauffée à blanc, qui en a plus qu’assez de la politique de la junte de Kiev, dont la majorité des Ukrainiens de Russie:
      Et vu l’évolution politique de Kiev (qu’ils assimilent à Lvov et aux nationalistes de l’Ouest), ils sont prêts à accepter la guerre civile ou/et le démembrement de l’Ukraine (“bolchévique” “soviétique”…) : partie “infestée” à la Pologne (qu’elle se débrouille ! avec les Banderistes), la Carpathie à la Slovaquie et à la Roumanie.

        +6

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  • Ando // 17.09.2018 à 07h56

    J’imagine mal la junte nationaliste qui a pris le pouvoir en mars 2014 taper sur ceux qui les y ont mis.

      +11

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    • Chris // 17.09.2018 à 09h07

      Vous avez très bien résumé la situation.
      Un article d’Amnesty du 14 mars 2018 souligne la faiblesse -et la peur- du Gvt ukrainien, trusté de l’intérieur par Svoboda, face aux milices néo-nazies qui se sont développées :
      https://www.amnesty.org/en/latest/news/2018/03/ukraine-authorities-failing-womens-rights-activists-by-pandering-to-far-right-groups/

      https://fr.timesofisrael.com/le-congres-a-washington-opposez-vous-au-negationnisme-de-kiev-et-de-varsovie/
      28 avril 2018 – Plus de 50 élus signent une lettre bipartisane appelant le Département d’Etat à prendre position contre la xénophobie d’Etat.
      Un autre aspect -et pas le moindre- de la déliquescence autant éthique qu’économique de cet état, bourbier organisé par l’Occident aux marches de la Russie : l’état alarmant de ses centrales nucléaires :
      https://cyber-berkut.org/en/
      29 janv. 2018 – Il n’y a pas de Nazis en Ukraine ! Pas un ! Il n’y en a jamais eu !
      .fr/il-ny-a-pas-de-nazis-en-ukraine-pas-un-il-ny-en-a-jamais-eu
      Environ 600 membres de l’organisation « milice nationale », en tenue de camouflage, ont défilé le 28 janvier dans Khreshchatyk à Kiev, pour une prestation de serment devant le député et dirigeant de l’« organisme national » Andreï Biletsky. Les membres du parti se sont engagés à respecter les principes du social-nationalisme.
      Andreï Beletsky est considéré comme proche du ministre de l’Intérieur Arsen Avakov. En plus de Kiev, la « milice nationale » est déjà présente a Tchernivtsi, Loutsk, Ivano-Frankivsk, Vinnytsia, Zhytomyr, Tcherkassy, Tchernihiv, Poltava, Dnepr, Kharkiv, Zaporijia. La vidéo sur la page officielle de Facebook est accompagnée du commentaire : « Nous sommes nombreux et nous n’avons pas peur d’utiliser la Force pour installer l’Ordre ukrainien dans les rues ! »
      Effondrement démographique : http://theduran.com/ukraine-hollows-out/
      9 aout 2017 – Pendant l’année scolaire 1995/1996, il y avait 7,1 millions d’écoliers en Ukraine. Au cours de l’année scolaire 2015/2016, ce chiffre est tombé à 3’783’150 (données officielles du ministère de l’éducation de l’Ukraine) soit une baisse de 47% en 20 ans.
      Selon un sondage effectué par la Compagnie Research and Banking Group, + de 55% des jeunes de moins de 30 ans veulent définitivement quitter le pays.
      A propos du coup d’état du Maïdan :
      https://washingtonsblog.com/2017/11/participants-2014-ukrainian-cup-confess.html
      17 nov. 2017 – Les deux chefs orchestreurs du coup étaient Dmitriy Yarosh, le fondateur du Secteur de la droite, et le cofondateur de Svoboda, Andriy Parubiy.

      Un pays failli au pouvoir de nuisance énorme y compris pour l’UE ! Mais… futur membre de l’OTAN ?

        +15

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      • Pinouille // 17.09.2018 à 15h18

        Chapeau bas pour la qualité de votre commentaire: clair, factuel, sourcé.
        Puisse-t-il nous inspirer.
        Et en inspirer d’autres de votre part.

          +4

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    • Catalina // 17.09.2018 à 11h45

      c’est que vous connaissez la mal l’Ukraine !!!c’est comme daesh, les retournements de vestes vont au gré des dollars distribués par la plus grande démocratie du monde !

        +7

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      • moshedayan // 17.09.2018 à 12h29

        Oui, vous avez raison, sur le retournement de vestes et les drôles de compromis : à Dniepropetrovsk, c’est un oligarque ukrainien et juif qui a mené la barque au moment de Maïdan et qui a en grande partie financé le bataillon “Azov” (avec des mercenaires portant des signes néo-nazis). J’espère me tromper mais je pense que l’UE et l’OTAN poussent à la guerre civile dans toute l’Ukraine; les Occidentaux sont prêts à un scénario “à la yougoslave” pour casser aussi les reins aux dirigeants “populistes” slovaque et hongrois, voire polonais pour les mettre au pas avec les milliers de réfugiés ukrainiens. Il est grand temps que Slovaquie, Hongrie, Roumanie et Russie prennent les choses en main pour détruire cette tentative.

          +8

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  • Fritz // 17.09.2018 à 08h12

    Il serait bon de ne pas copier l’orthographe anglaise. Plutôt que d’écrire “zhidi”, il vaut mieux écrire “jidi”, de l’ukrainien жиди (cf. l’inscription haineuse “smert’ jidam”, sur la photo).

      +9

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    • Françoise // 17.09.2018 à 11h31

      Merci, vous avez l’air très calé en langues. Venez donc nous rejoindre dans l’équipe de traduction qui a ENORMEMENT de travail sur les bras. Vous pourrez nous apporter vos lumières.

        +3

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      • Fritz // 17.09.2018 à 11h44

        Je voudrais bien, Françoise. Mais j’exerce un métier prenant, je fais partie d’une association, et je continue quelques recherches en histoire médiévale et contemporaine.
        Et je ne suis pas très calé en langues. Seulement, le son [ʒ] est noté en français par la lettre j alors qu’en anglais on utilise le digramme zh .
        Notre cher journal de révérence, Le Monde, écrivait “Zhores Medvedev” sans s’apercevoir que ce prénom n’était autre que le nom d’un dirigeant socialiste français.. Zhan Zhores, je crois…
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Jaurès_Medvedev

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        • Françoise // 17.09.2018 à 12h04

          Dommage alors. Je ne savait pas que le mot ukrainien se prononçait avec ce son [ʒ] , je ne suis pas calée dans cette langue, lol. Bonne journée.

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          • Micmac // 17.09.2018 à 20h02

            Le problème, c’est juste que le son “J” existe en Français et en Russe, mais pas vraiment en Anglais (où on prononce toujours “DJ”, en gros), et pas du tout en Allemand. C’est un son que les locuteurs de ces langues sont parfaitement capables de prononcer, mais ils n’ont aucune lettre de leur alphabet pour le transcrire. D’où le “zh”. D’où le ridicule de garder le graphisme “zh” en Français, ce qui m’énerve aussi…

            Le nombre de gens qui prononcent le nom du maréchal Joukov “Youkov”, comme s’il avait été allemand… Un peu ridicule…

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    • Danielle VQ // 17.09.2018 à 12h26

      Faut-il que nous nous mettions à écrire Ouachinntonne dans les traductions? J’ai personnellement laissé l’orthographe anglaise dans la mesure où les français disent “youpin” (c’était indiqué entre parenthèses) et donc “zhidi “ou Jidi pour des français ne signifie rien. Mais maintenant ils sauront ce que cela veut dire lorsqu’ils le liront dans un texte anglais.

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      • Fritz // 17.09.2018 à 16h30

        La différence, c’est que Washington est un nom anglais, ce que n’est pas l’injure ukrainienne. Nous n’avons aucune raison d’écrire des mots russes et ukrainiens en anglais. Ou alors, écrivons Leonid Brezhnev et Vladimir Putin.

        Bon, on ne va pas y passer des heures, et un grand merci pour votre travail de traduction, Françoise et Danielle.

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  • Pierre D // 17.09.2018 à 08h39

    “Un antisémitisme violent saisit l’Ukraine”.

    Il manque à cette longue liste de méfaits ukrainiens, l’ombre d’une analyse. Pourquoi l’ Ukraine est-elle “saisie” avec “violence” par l’antisémitisme et pas d’autres?

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    • Chris // 17.09.2018 à 09h34

      Pas d’autres ?
      Il semble qu’un même mouvement se soit emparé de la Pologne…
      https://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Les-Polonais-redecouvrent-un-douloureux-passe-avec-les-juifs-2013-05-20-962299
      Un sondage effectué en 2013 par la communauté juive de Varsovie auprès des lycéens de la ville montrait que 44% d’entre-eux ne souhaiteraient pas avoir un Juif comme voisin tandis que 61% seraient désappointés s’il s’avérait que leur partenaire était juif. Et 75% considéraient que les Polonais avaient beaucoup trop aidé les Juifs lors de la Seconde Guerre mondiale.
      Un article de mai 2012 :
      http://philosemitismeblog.blogspot.com/2012/05/pourquoi-les-juifs-en-veulent-ils-plus.html

      Un état des lieux en 1946. Une Histoire souvent ignorée à l’Ouest :
      http://www.unlivredusouvenir.fr/pogroms.html

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      • Pierre D // 17.09.2018 à 11h36

        @Chris,

        L’article ne parle que de l’Ukraine

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        • Chris // 17.09.2018 à 16h56

          Je l’ai ajouté car c’est une photographie des pays de l’Est, dont l’Ukraine, en 1946 avant que ne tombe le rideau de fer soviétique largement généré par l’impérialisme occidental.
          Rideau de fer dont nous entamons la résurgence… avec le même zèle.

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          • Alfred // 17.09.2018 à 21h08

            Vous faites bien de rappeller que le rideau de fer est une initiative américaine (même si l’expression a été lancée par Churchill) et non soviétique (ce qui est trop souvent occulté).

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    • basile // 17.09.2018 à 09h56

      probablement des relents nauséabonds de la période russe, pardon, soviétique. Heureusement, l’UE va y apporter les va…, les va…, les va….
      Hargh, je n’arrive pas à l’écrire.

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      • Tonton Poupou // 17.09.2018 à 10h12

        C’est encore un “coup des russes” !………… :-)))

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      • Pierre D // 17.09.2018 à 10h27

        Soviétique? Vous pensez à Staline?

        … alors dites “géorgienne”.

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    • WASTERLAIN // 17.09.2018 à 10h16

      Parce que ce sont ceux-là dont s’est servi l’amériqueurope pour renverser par un coup d’État le gouvernement en 2014 !
      Mais selon ler mierdias à pastille verte, tel que l’immonde, paraît que c’est pas vrai. OB est bien placé pour savoir, puisque le journaleux dont j’ai oublié le nom, étant à Kiev n’avait pas vu ce que montraient ses photos.
      Au lieu de propagande amériqueotan, faites votre métier les médias !

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    • fanfan // 17.09.2018 à 15h11
  • Kiwixar // 17.09.2018 à 08h53

    Années 1930 : les US financent des nazis (allemands) pour les utiliser contre la Russie.

    Années 2010 : les US financent des nazis (ukrainiens) pour les utiliser contre la Russie.

    Par contre, baisse de “qualité” flagrante (base industrielle, intellectuelle, capacités militaires) entre les nazis allemands d’alors et les bas-du-front ukrainiens d’aujourd’hui. Non seulement les Ukrainiens risquent de ne pas entrer en Russie jusqu’à Stalingrad, mais ils ont déjà perdu une partie de leur territoire (Crimée, Novorussie) et c’est ptête pas fini (la frontière naturelle, c’est… le Dniepr.)

    Idiocracy….. côté ukrainien, mais aussi coté zunien.

      +17

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    • Alfred // 17.09.2018 à 12h14

      C’est bien résumé. Et votre perspective n’éclaire pas seulement sur l’ukraine mais chez nous même. Ceux qui ont choisi le garçonnet comme nouveau florentin ont eux aussi une case en moins que leurs ainés.

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  • Gorecki // 17.09.2018 à 08h58

    “Historiquement, quiconque cible les Roms, s’en prend tôt ou tard aux Juifs.”: j’ai arrêté ma lecture de l’article à cette phrase qui pose problème : en gros on doit comprendre que ce qu’il ya de grave dans le fait de s’en prendre aux Roms, serait que c’est un signe qu’on s’en prendra tôt ou tard aux juifs ? Impossible de cautionner un tel discours

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    • Geof’ // 17.09.2018 à 11h48

      il ne s’agit pas de cautionner, mais l’auteur doit être du genre que vous dénigrez, à raison.

      on ne peut pas honnêtement juger un texte/auteur sur des suppositions et/ou préjugés.

      Geof’, neo-communiste belge

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    • Kiwixar // 17.09.2018 à 12h23

      C’est un peu capillotracté de vouloir établir une loi générale (“tous ceux qui s’en prennent aux Roms s’en prennent aux Juifs”) à partir d’un seul exemple (les nazis).

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  • Chris // 17.09.2018 à 10h19

    Petite digression, mais pas tant.
    A propos des juifs à qui on reproche souvent d’être geignards (avec quelques bonnes raisons tout de même, mais hélas, ils ne furent pas les seuls), j’ai remarqué la même tendance chez les populations des pays de l’Est pour avoir longuement discuté avec eux : “si vous saviez comme nous avons souffert !” Sous-entendu du régime soviétique.
    Certes. Mais quand je leur demande s’ils préfèrent leur vie de maintenant, il y a comme un flottement et les 2/3 me répondent que matériellement, la vie était plus facile avant, mais que c’est le prix de la mise à niveau avec l’Ouest… entendez, maintenant on ne peut plus nous prendre pour des ploucs ! Ah, la pyramide de Maslow !
    Où l’estime de soi d’un peuple bien conditionné (théorie du consentement de Chomsky) va se nicher ?! … Outre la promesse de faire fortune, même si c’est pour un nombre infinitésimal.
    Et quand je leur dis que pour les pays fondateurs de l’UE, ils sont et resteront pour longtemps, des pays de seconde zone, je lis dans leurs yeux qu’ils le savent, qu’ils le craignent, mais que pour l’instant ils profitent de la manne UE : à chaque jour sa peine.
    Je gage que le balancier de l’Histoire les ramènera dans la sphère, voire giron slavo-russe.

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  • villegagnons // 17.09.2018 à 10h34

    L’antisémitisme nait toujours de jugements de morale. Rechercher les causes d’un fait ce n’est pas trouver des coupables, en s’attaquant grossièrement à telle nation ou telle groupe minoritaire ou majoritaire. C’est justement dans cette recherche de culpabilité que siège l’antisémitisme dont l’extension de la morale ne fait qu’étendre le champ du possible.

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    • Geof’ // 17.09.2018 à 11h58

      les faits sont nécessairement commis par qqn, ce n’est pas du pur esprit fait chair au hasard de la volonté luciférienne…

      Ta formulation est dérangeante : faut-il suspendre nos jugements de valeur pour éviter toute vengeance/réparation indue/injuste ?

      ‘faut bien un coupable, et ça ne peut pas tjrs être les russes : -)

      je dirais plutôt que c’est leurs façon de réfléchir qui est problématique, pas leurs volonté de savoir qui est coupable..

      Je ne dis pas ici que les juifs sont coupables d’être juifs, ou parce qu’ils sont juifs…

      mais être juif ne garantit pas l’innocence systématique/automatique non plus. Y a des bons et des mauvais partout, chez les juifs aussi (madoff, weinstein, netanyahou…) – avoir souffert durant WW2 ne les rend ni pires ni meilleurs…(cfr la Palestine)

      Geof’, neo-communiste belge

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      • villegagnons // 17.09.2018 à 14h41

        Pour savoir qui est le coupable, il faut déjà avoir la volonté de faire la Justice. Il n’y a pas de bons ou de méchants, il n’y a pas d’axe du mal ou d’axe du bien. La Russie ré-introduit la morale en s’appuyant sur l’Eglise orthodoxe, elle ré-introduit partout de la morale, comme l’Eglise protestante américaine. (Cf. Poutine, le nouveau tsar de Russie, doc arte, dif Sept 2018). Mais hier l’Eglise orthodoxe s’est brisée en 2 et commence à rompre ses liens avec Constantinople à cause du statut de l’Ukraine. L’Eglise orthodoxe va traverser une crise qui n’est que la conséquence de son engagement en politique. Eh bien entendu, on recherchera un coupable qui ne pourra être que le judaïsme, qui, de sa base, viendrait déséquilibrer les religions.
        Il est évident que la fracture que cause actuellement l’Ukraine au sein de la religion orthodoxe est très inquiétante. Qui est le coupable ? Les Russes et leur nationalisme ? L’ Etat ? l’Eglise orthodoxe ? les Juifs ?, les tatars ? les roms ? les néo-nazis ? Personne. Vous qui êtes communiste, vous devez savoir qu’il existe des méta-structures historiques non ? Pas plus les Russes que les Americains ne peuvent saisir le sens de l’histoire. La force américaine n’est d’aucune utilité pour accomplir l’histoire, l’histoire s’accomplit elle-même, selon Marx, contre les communistes qui voulaient accélérer le temps en usant de la révolution.

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        • R.C. // 19.09.2018 à 15h38

          Il faut souligner que ce n’est pas l’Église orthodoxe russe (Patriarcat de Moscou) qui introduit la division dans l’orthodoxie. C’est Bartholomeos, patriarche de Constantinople qui vient, de manière totalement incompréhensible, de semer le bousin en se proposant de reconnaître le “Patriarcat de Kiev” et de lui accorder l’autocéphalie.

          L’Église orthodoxe en Ukraine était une ‘métropole’, dirigée par un Métropolite (actuellement, Onuphre Berezovsky) dépendant du Patriarcat de Moscou.
          Le “Patriarcat” de Kiev a été créé de toutes pièces en 1992, lors de l’Indépendance, par un ancien métropolite d’Ukraine, Philarète Mikhailo Denissenko.
          Intéressant de constater que le lascar, ex taupe du KGB soviétique, excommunié en 97 pour désobéissance et inconduite morale notoire (il a concubine et enfants !…), est cul et chemise avec les ultra-nationalistes dont il bénit sans complexes les bataillons de tueurs. Il soutient également Porochenko qui lui rend la pareille.

          Contrairement à l’Eglise orthodoxe d’Ukraine (P. de Moscou) qui avait adopté une attitude médiatrice, pacifique et d’apaisement (chrétienne, quoi…), le clergé du Patriarcat de Kiev était ostensiblement aux côtés des activistes de Maïdan (en compagnie également du clergé Uniate, dit gréco-catholique, majoritairement issu de l’Ukraine de l’ouest) sur les barricades.
          Voilà, c’est ça que le Patriarche de Constantinople prétend reconnaître ; sachant, de surcroît, que l’Ukraine n’est pas de son “ressort canonique” mais de celui du Patriarche de Moscou.
          En outre, il se dit que les USA, dont Bartholomée est proche (une grande partie de ses fidèles est en Amérique du Nord), ont joué un rôle dans cette ténébreuse affaire. Pour f… un peu plus le b… en Ukraine ?

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  • la vieille gauloise // 17.09.2018 à 11h32

    L’ oligarchie mondialiste finance n’ importe quelle mouvance extrémiste afin de maintenir son pouvoir ( la fin justifie les moyens ,
    N’ importe quels moyens!) Alors nazis ou antifas….Quant au devenir de l’ Ukraine sur le long terme , je ne vois que la partition pour espérer une stabilité entre russophones et ….tous les autres
    Vous avez une autre idée ?….

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    • Kiwixar // 17.09.2018 à 12h07

      Ils pourraient aussi faire le ménage à Kiev et rebâtir leur pays sur des bonnes bases. La Russie a bien fait le ménage après l’ère Eltsine.

      Ils ne sont pas aidés par l’UE qui aide (visas) les Ukrainiens à fuir leur pays. Si les Ukrainiens ne pouvaient pas fuir leur pays (comme les Russes n’ont pas trop pu fuir la Russie pendant et après l’ère Eltsine), ils seraient obligés de se combattre pour leur pays et leur avenir.

      L’être humain a toujours 3 choix lorsqu’il est confronté à ce genre de situation : se soumettre, fuir ou combattre. L’UE et ses visas détruisent l’Ukraine en empêchant les Ukrainiens de combattre pour leur avenir et leur pays. Beaucoup choisissent la fuite, on ne peut pas les blâmer.

      Par contre l’UE détruit tout ce qu’elle touche. Une sorte de Midas, mais qui transforme tout en m*rde.

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      • basile // 17.09.2018 à 12h26

        exact. On commence à voir à Paris des camionnettes immatriculées UA.
        Par contre, jamais de RU.

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      • WASTERLAIN // 17.09.2018 à 14h13

        Et vous pensez qu’après tout ce qu’a du endurer les russophones de l’est ukrainien, le récent assassinat du président du Dombass, on va assister à un “embrassons-nous folleville” généralisé ? Les plaies sont béantes et se n’est pas un quelconque énième Minsk qui les fera arrêter de saigner…

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        • Kiwixar // 17.09.2018 à 20h56

          De telles plaies ne sont pas pansées en quelques années, mais il faut bien commencer quelque part. L’animosité des Novorusses n’est peut-être tournée vers les Ukraniens mais vers leurs dirigeants à Kiev et leur commanditaires étrangers.

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  • dan // 17.09.2018 à 11h57

    En réalité ils se moquent bien de la montée de l’antisémitisme en Ukraine, et de la menace que cela fait peser sur les juifs qui y vivent, pourvu qu’on ne touche pas à Israël….
    Par contre ici, en France, avec Dieudonné et Soral, le péril est à son maximum, vous vous rendez compte ?.
    Quoi ?, j’ai prononcé des noms interdits ?

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  • Le Belge // 17.09.2018 à 12h00

    Bonjour Monsieur,
    Votre raisonnement ne tient pas la route car s’il s’agissait de grossières provocations antisémites ukrainiennes orchestrées depuis Moscou, il faudrait aussi qu’il y ait un antisémitisme violent en Russie. Hors (même s’il y a des antisémites en Russie, comme en Europe de l’Ouest, également, ainsi et peut être surtout, aux US) il n’y en a pas. Tout comme il n’y a aucune persécution raciale.
    Bien à vous et bonne journée.

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    • step // 17.09.2018 à 18h12

      Là ce raisonnement aussi ne tient pas la route, car on peut très bien “organiser” des manifs antisémites chez son voisin – sans avoir aucun penchant antisémite – juste pour pouvoir l’accuser d’antisémitisme. Salissez… salissez, il en restera toujours quelque chose.
      Si l’on est complotiste tout peut venir de Moscou… et les “novorusses” seraient des populations jetées en pâture à des nazis secrètement à la solde du même Moscou pour pouvoir dans un plan plus large justifier l’invasion de l’Ukraine pour protéger une minorité en danger…
      Mais dans ce cas comment expliquer la mansuétude du gvt ukrainien actuel vis à vis de ces agents du chaos à la solde de l’ennemi au sein de leurs propres troupes ? Encore une couche de complot ? de l’incompétence ?

      Bref, on peut se faire des nœuds dans la tête ou accepter le fait qu’il y a des néo-nazis en Ukraine et que ceux-ci influencent le gouvernement actuel d’Ukraine, tout simplement.

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  • Mr K. // 17.09.2018 à 13h38

    Extrait : “En septembre 2016, deux douzaines de Roms ont été forcés de fuir un village d’Odessa après que les habitants ont incendié leurs maisons. Le gouverneur d’Odessa a répondu en saluant les actions des villageois, en disant que le village a longtemps été une tanière « d’anti-socialisme » et qu’il partageait pleinement les préoccupations de la foule.”

    Le gouverneur d’Odessa de l’époque était Mikheil Saakashvili, ancien président de la Géorgie, criminel de droit commun et de guerre (a déclenché la guerre de 2008) recherché par son pays, chouchou de l’occident en général et des USA en particulier.

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  • fanfan // 17.09.2018 à 15h24
  • fanfan // 17.09.2018 à 15h45

    Environ 600 membres de l’organisation « milice nationale », en tenue de camouflage, ont défilé le 28 janvier 2018 dans Khreshchatyk à Kiev, pour une prestation de serment devant le député et dirigeant de l’« organisme national » Andreï Biletsky. Les membres du parti se sont engagés à respecter les principes du social-nationalisme. Andreï Beletsky est considéré comme proche du ministre de l’Intérieur Arsen Avakov. En plus de Kiev, la « milice nationale » est déjà présente a Tchernivtsi, Loutsk, Ivano-Frankivsk, Vinnytsia, Zhytomyr, Tcherkassy, Tchernihiv, Poltava, Dnepr, Kharkiv, Zaporijia. La vidéo sur la page officielle de Facebook est accompagnée du commentaire : « Nous sommes nombreux et nous n’avons pas peur d’utiliser la Force pour installer l’Ordre ukrainien dans les rues ! »
    https://www.youtube.com/watch?v=IWvm2O1TgAw

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  • fanfan // 17.09.2018 à 15h56

    Christelle Néant “Dans une conférence de presse très attendue, le ministère de la Défense de la fédération de Russie a dévoilé aujourd’hui des éléments prouvant que les morceaux de missile BUK présentés par le JIT en mai 2018, comme « preuves » dans la catastrophe du MH17, appartenaient en fait à un missile ukrainien.
    La conférence qui a commencé à midi heure de Moscou et a duré 37 minutes, a révélé les plus grosses failles de l’enquête menée par le JIT.
    Le ministère de la Défense russe a commencé par dévoiler des documents secrets venant des archives du fabricant des missiles BUK (l’usine soviétique de Dolgoproudny), et datant de l’époque de l’URSS, qui permettent de suivre la roquette de BUK dont les morceaux avaient été présentés par l’équipe d’enquête conjointe au mois de mai 2018.
    Suite à la conférence de presse du JIT, j’avais écrit au ministère de la Défense russe, et à Almaz-Anteï, le fabricant actuel des systèmes BUK, pour leur demander s’ils avaient encore des documents permettant de tracer la roquette de BUK incriminée.
    La conférence de presse d’aujourd’hui permet de répondre à cette question : oui la Russie dispose encore des documents d’époque soviétique concernant les systèmes BUK produits dans la RSS de Russie. Et ces documents permettent de savoir où a été livrée cette roquette.
    La roquette (dont le numéro d’usine est 8720), appartenant à un lot fabriqué en 1986, a été livrée à une unité militaire ukrainienne (l’unité 20152) stationnée dans l’Ouest de l’Ukraine, où elle est restée après la chute de l’URSS. Cette unité est devenue par la suite la 223e brigade des Forces Armées Ukrainiennes (FAU). Or cette unité était présente en 2014 dans la zone de ce qui était alors « l’opération anti-terroriste » de Kiev contre le Donbass, où le vol MH17 s’est écrasé. Plusieurs reportages vidéos de la télévision ukrainienne ont montré cette brigade sur le terrain…
    https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/mh17-la-russie-prouve-que-le-buk-207734
    https://www.rt.com/news/438596-mh17-downing-russian-briefing/
    https://francais.rt.com/international/53952-selon-moscou-numero-serie-missile-abattu-mh17-prouve-implication-ukraine

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  • Fritz // 17.09.2018 à 16h59

    « Et si tout ce prétendu antisémitisme ukrainien n’était que de la provocation montée par les poutiniens ? » (@Skoro)

    Bien sûr que c’est une provocation des Poutiniens : et en plus ils ont inventé Stepan Bandera, l’OUN et l’UPA, et puis ils ont inventé Svoboda, et Pravy Sektor…

    Ça, ce n’est pas du complotisme ! Nooooon !

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  • Alfred // 17.09.2018 à 22h32

    Les nazillons l’Europe sous l’OTAN s’en fout. La seule chose qui compte c’est ça :
    https://www.zerohedge.com/news/2018-09-16/azov-sea-flashpoint-russia-ukraine-teetering-brink-war

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    • moshedayan // 18.09.2018 à 08h00

      Très juste et de toute façon, le bilan est fait à Moscou : la junte de Kiev est complètement aux ordres des Etats-Unis. En clair, tous les ingrédients pour la 3e Guerre mondiale sont présents dans la région.
      Seul un coup d’Etat, venant d’officiers ukrainiens “neutralistes” ou pro-russes peut sauver ce pays. Or ils n’existent presque plus. La corruption et la liquéfaction de ce pays est totale….

        +5

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      • Fritz // 18.09.2018 à 08h42

        Sébastopol pourrait être le Danzig d’aujourd’hui, el la péninsule de Kertch serait comme la péninsule de Hel en 1939. Et ici, personne ne s’en rend compte. Effrayant.

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  • eric lico // 17.09.2018 à 23h38

    Bhl va finalement vouloir rattacher l Ukraine à la Russie…

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  • Alex Terieur // 18.09.2018 à 12h16

    Article intéressant concernant les faits commis contre les juifs en Ukraine.
    Il est dommage qu’il n’explique pas la cause de ces faits, hormis la complicité plus ou moins passive des dirigeants du pays.
    Qu’est-ce qui peut donc motiver ces gens à s’en prendre à ce tout ce qui représente la religion juive ?

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    • Fritz // 18.09.2018 à 12h45

      Certains disent que c’est la place assignée aux Juifs dans le régime domanial imposé par les Polonais en Ukraine, aux XVIe et XVIIe siècles.

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      • Sandrine // 18.09.2018 à 18h00

        Il y a probablement aussi un facteur plus directement religieux. Dans l’espace ge russe, la plupart des hérésies auxquelles a dû faire face le clergé orthodoxe ont été le fait de groupes que l’on a appelé « judaïsants ».

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  • Perret // 18.09.2018 à 12h37

    Le “oui, et alors” de BHL lorsqu’on lui dit que le patron de Svoboda est antisémite est à rapprocher du fait que le financier de plusieurs groupes nazis en Ukraine, dont le bataillon Azov, est Igor Kolomoïsky, oligarque connu, propriétaire de Privat Bank et à l’origine du Parlement Juif Européen qui siège à Strasboug, dans l’hémicycle du parlement européen. L’élection à ce parlement a fait l’objet de critiques très probablement fondées. Le lien est curieux et peut expliquer l’apparente incohérence de BHL : il faut probablement ajouter à “oui, et alors” le non dit “c’est notre petit personnel”.

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  • Alain // 18.09.2018 à 16h20

    La problème est que les gentils pays baltes qu’il faut à tout prix défendre contre le retour des Russes en armes à leur frontières et les gentils Croates qui ont expulsés ces abominables Serbes, font exactement la même chose au sein de
    l’Union Européenne sans qui quiconque ne veuille les sanctionner par le fameux Art 7 comme les Hongrois. Les néo-Nazis sont à l’évidence chouchoutés par l’Union Européennes (Quel est le montant des aides et des prêts à ces 5 pays, donc y compris l’Ukraine)?

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  • davidG // 18.09.2018 à 17h11

    A qui profite le crime pourrait on se demander .
    150 euros de salaire moyen , des furieux au pouvoir , des plus furieux encore aux manettes , et une manipulation à tous les étages . ( en interne et en externe )
    Encore une population au bord du collapse .

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  • Sam // 18.09.2018 à 22h28

    https://www.liberation.fr/checknews/2018/09/18/vincent-crase-comparse-de-benalla-a-t-il-ecrit-des-poemes-d-inspiration-nazie_1679545

    Vincent Crase fait de la poésie nazie.
    Evidemment, lui ne fait pas de politique et ne sait pas ce que c’est. Il ne cherchait que la rime et l’esthétique.

    Pendant ce temps, Benalla se ballade à Londres avec un fiché S…
    https://www.nouvelobs.com/politique/20180918.OBS2570/alexandre-benalla-apercu-a-londres-avec-un-individu-fiche-s.html

    Jusqu’ici, tout va bien…

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  • Jérôme // 23.09.2018 à 10h12

    Personne ne devrait être surpris de cette résurgence d’un nazisme ukrainien.

    On a là affaire aux arrière-petits-enfants des collaborationnistes ukrainiens nazis de la seconde guerre mondiale.

    Soyons précis : il n’existe pas une Ukraine. L’Ukraine est une expression géographique et administrative.

    Cette Ukraine a, depuis 2 siècles, toujours comporté 2 parties :
    – une partie orientale largement russifiée ou ayant un penchant « grand-russe »,
    – et une partie occidentale, peu russifiée, et cœur d’une culture et d’un nationalisme ukrainien voulant se séparer de certaines des influences et dominations extérieures auxquelles elle a été le plus longtemps soumise, à savoir polonaise et russe.

    C’est cette partie occidentale qui a voulu saisir l’occasion de la 2ème guerre mondiale pour se libérer violemment et faire la peau de ceux qu’ils considéraient comme des ethnies rivales voire ennemies. Pas seulement les juifs mais aussi les polonais et les russes.

    Un slogan ukrainien/galicien de l’époque résumait assez sommairement le programme : « noyer le dernier russe dans le sang du dernier polonais. »

    C’est pourquoi les ukrainiens de l’ouest ont aussi massivement embrassé la collaboration la plus poussée avec l’Allemagne nazie. Parce que les nazis avaient besoin de supplétifs et étaient prêts à faire de ces galiciens et ukrainiens de l’ouest les survivants slaves tolérés comme habitants de 2ème classé dans leur futur lebensraum.

    Aujourd’hui, l’empire anglo-saxon utilise ces ukrainiens de l’ouest comme supplétifs contre la Russie, tout comme l’Allemagne nazie dans la 1ère moitié des années 1940.

    Les arrière-petits-enfants des collaborationnistes massacreurs n’ont rien oublié et ne regrettent rien, sinon que leurs ancêtres aient échoué. Ils voient dans l’impérialisme anglo-saxon une nouvelle chance à tenter. Et certains d’entre eux, dont les ancêtres ont fui en Amérique du Nord en 1945, sont même ministres dans leurs nouveaux pays (cf. Mme Freeland au Canada).

    Sauf qu’aujourd’hui il y a de gigantesques arsenaux nucléaires et que les dirigeants russes ont été très clairs sur le fait qu’ils ne se laisseraient plus jamais envahir et saigner comme ils l’ont été entre 1941 et 1945 (et aussi en 1918-1920, mais la plupart l’ont oublié).

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