Eh bien, c’est nouveau, ça vient de sortir, l’appel au boycott de produits d’un pays étranger est désormais illégal en France, comme vient de le décider la Cour de Cassation.

Elle n’a pas jugé en espèce (cela n’a rien à voir avec Israël), mais en principe : vous ne pouvez plus non plus appeler au boycott de produits américains ou russes si vous voulez protester contre le gouvernement de ces pays… Ou contre l’Afrique du Sud de l’apartheid !

Les juges de première instance avaient pourtant bien pointé l’importance politique de la chose en démocratie, mais cela a été balayé par les juges suprêmes au motif que le boycott était une “incitation à opérer une différence de traitement à l’égard d’une catégorie de personnes, en l’espèce les producteurs de biens installés en Israël” – ce qui est en effet l’objet même d’un boycott ! Je ne savais pas que nos lois nationales réduisaient désormais nos droits pour ne pas causer de torts économiques à des citoyens étrangers – c’est nouveau ça vient de sortir.

C’est pourtant l’arme la plus puissante dont disposaient les consommateurs-citoyens – relire l’article boycott de Wikipedia

Espérons que la Cour européenne des Droits de l’Homme agira.. (une des rares instituions à garder…)

L’arrêt de la Cour de Cassation concernant le boycott

Source : Legifrance, le 20 octobre 2015.

“Attendu qu’il résulte de l’arrêt attaqué et des pièces de la procédure que M. X…, Mme Y…, MM. Y…, Z…, A…, Mme B…, M. C…, Mmes D…, et E…, ont été interpellés, le 22 mai 2010, à Illzach (68) dans les locaux du magasin ” Carrefour “, alors qu’ils participaient à une manifestation appelant au boycott des produits en provenance d’Israël, en portant des vêtements comportant la mention ” Palestine vivra, boycott Israël “, en distribuant des tracts sur lesquels on lisait : ” Boycott des produits importés d’Israël, acheter les produits importés d’Israël, c’est légitimer les crimes à Gaza, c’est approuver la politique menée par le gouvernement israélien “, mention suivie de l’énumération de plusieurs marques de produits commercialisées dans les grandes surfaces de la région, et en proférant les slogans : ” Israël assassin, Carrefour complice ” ; qu’à la suite de ces faits, ils ont fait l’objet de citations à comparaître devant le tribunal correctionnel sur le fondement de l’article 24, alinéa 8, de la loi du 29 juillet 1881, pour provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence envers un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une race, une religion, une nation ; que le tribunal a renvoyé les prévenus des fins de la poursuite, et débouté les associations parties civiles de leurs demandes ; que toutes les parties et le ministère public ont relevé appel du jugement ;

Attendu que, pour infirmer le jugement entrepris, et déclarer les prévenus coupables, l’arrêt retient que ceux-ci, par leur action, provoquaient à discriminer les produits venant d’Israël, incitant les clients à ne pas acheter ces marchandises en raison de l’origine des producteurs et fournisseurs, lesquels, constituant un groupe de personnes, appartiennent à une nation déterminée, en l’espèce Israël, qui constitue une nation au sens de l’article d’incrimination et du droit international ; que les juges ajoutent que la provocation à la discrimination ne saurait entrer dans le droit à la liberté d’opinion et d’expression dès lors qu’elle constitue un acte positif de rejet, se manifestant par l’incitation à opérer une différence de traitement à l’égard d’une catégorie de personnes, en l’espèce les producteurs de biens installés en Israël ;

Attendu qu’en prononçant ainsi, par des motifs exempts d’insuffisance comme de contradiction, qui répondaient aux chefs péremptoires des conclusions dont elle était saisie, la cour d’appel a justifié sa décision, dès lors qu’elle a relevé, à bon droit, que les éléments constitutifs du délit prévu par l’article 24, alinéa 8, de la loi du 29 juillet 1881 étaient réunis, et que l’exercice de la liberté d’expression, proclamée par l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme, peut être, en application du second alinéa de ce texte, soumis à des restrictions ou sanctions qui constituent, comme en l’espèce, des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la défense de l’ordre et à la protection des droits d’autrui.

 


Appel au boycott des produits israéliens : une décision de la Cour de cassation inquiétante pour la liberté d’expression

Source : Association France Palestine Solidarité, le 24 octobre 2015.

La Cour de cassation vient de rendre sa décision dans l’affaire d’appel au boycott par des militants de Mulhouse. Elle confirme l’arrêt de la Cour d’appel de Colmar de novembre 2013, qui condamnait les militants, après leur relaxe en 1ère instance par le tribunal correctionnel de Mulhouse en décembre 2011.

C’est une décision inquiétante pour la liberté d’expression et nous exprimons tout notre soutien et toute notre solidarité aux militants de Mulhouse visés par cette décision.

Le conseiller rapporteur désigné par la Cour de cassation avait pourtant laissé la porte ouverte à la cassation de la décision de la cour de Colmar, en préparant deux projets d’arrêts en novembre 2014, l’un pour l’autre contre, soumis à la décision de la Cour de cassation. Mais l’avocat général avait ensuite clairement pris parti et recommandé le rejet du pourvoi, en juin 2015. Ceci en contradiction avec nombre de tribunaux et cours d’appel qui ont jugé que :

« Cet appel au boycott est en réalité une critique passive de la politique d’un État, critique relevant du libre jeu du débat politique qui se trouve au cœur même de la notion de société démocratique. Ainsi dès lors que le droit de s’exprimer librement sur des sujets politiques est une liberté essentielle dans une société démocratique, cet appel au boycott entre dans le cadre normal de cette liberté » (Tribunal de Pontoise décembre 2013)

« Attendu qu’il résulte ensemble des articles 1382 du code civil et 10 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales que le principe de la liberté d’expression ne peut subir que les restrictions rendues nécessaires par la défense des droits d’autrui ; que relève de l’exercice de la liberté d’expression la provocation d’autrui à se détourner d’un produit ou « appel au boycott »(TGI de Paris janvier 2014)

=> [Olivier Berruyer] : ils sont fortiches les juges de première instance, contrairement à ceux de la Cour de Cassation…

C’est donc le représentant de l’Etat qui aura eu le dernier mot.

Ce même Etat, qui, malgré les déclarations multiples de Madame Taubira sur le caractère politique de l’appel au boycott, qui ressort donc de la liberté d’expression, n’a toujours pas abrogé la circulaire inique de Madame Alliot Marie, qui appelait les procureurs de France à poursuivre tous les militants qui appelaient au boycott des produits israéliens.

Il deviendrait donc impossible en France de mettre en cause la politique de l’Etat d’Israël ? La France, le pays des Droits de l’Homme, serait donc l’exception européenne, le seul pays où les militants du Droit international seraient poursuivis devant les tribunaux ?

Nous assistons actuellement à une offensive systématique de l’Etat d’Israël, de ses ambassades et de ses réseaux de soutien, qui veulent faire taire toute opposition à la politique criminelle de cet Etat. Même la timide tentative européenne de rappeler les règles du droit en matière de différenciation des produits des colonies, encouragée par 16 pays européens, engagée depuis des années et toujours retardée, fait l’objet d’une campagne hystérique d’intimidation par le gouvernement israélien, qui déclare que toute mesure dans ce sens serait de l’antisémitisme !!!

La contestation de la politique d’un Etat qui bafoue toutes les règles du droit international et qui opprime un autre peuple est un droit absolu, nous entendons bien nous battre pour le faire respecter et nous appelons tous les démocrates à se joindre à notre combat.

Avec nos amis de Mulhouse, nous nous réservons la possibilité d’utiliser toutes les voies de droit, nationales et européennes, pour que la liberté d’expression soit respectée. Et nous renouvelons solennellement notre appel au gouvernement français pour qu’il abolisse enfin et sans délai les circulaires Alliot-Marie / Mercier.

Nous continuerons bien sûr nos campagnes de Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre la politique de colonisation, d’occupation et d’apartheid menée par l’Etat d’Israël, et pour faire respecter le droit international. Nous appelons nos concitoyens à nous rejoindre nombreux pour la journée d’action du 7 novembre, au cours de laquelle nous demanderons, devant les magasins Carrefour et plus généralement les chaînes de grande distribution, qu’ils cessent de vendre des produits provenant des colonies israéliennes en territoire palestinien occupé.


Le boycott anti-israélien est «illégal» en France

Source : Alexandre Hervaud, pour Libération, le 28 octobre 2015.

A quelques pas de «Tel-Aviv sur Seine», un membre du BDS à «Gaza Plages», le 13 août à Paris.

La Cour de cassation a confirmé la semaine dernière la condamnation d’une douzaine de militants de la campagne BDS. Des voix s’élèvent pour protester contre «une atteinte à la liberté d’expression».

Le boycott anti-israélien est «illégal» en France

La semaine dernière, la Cour de cassation, plus haute juridiction de l’ordre judiciaire français, a confirmé la condamnation de douze militants de Mulhouse (Haut-Rhin) qui avaient participé en 2009 et 2010 à des actions appelant au boycott de produits israéliens. Les militants avaient invité à deux reprises les clients d’un supermarché alsacien à ne pas acheter des produits israéliens dans le cadre de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions).

Comme Libé le rappelait cet été, cette initiative lancée en 2004 entend convaincre les citoyens de ne plus recourir aux marques et financements israéliens tant que l’Etat hébreu n’infléchira pas sa «politique coloniale». Cette campagne controversée, attisée par l’opération «Tel-Aviv sur Seine», avait par la suite donné lieu à un échange dans nos pages par tribunes interposées entre Laurent Joffrin et le cofondateur du mouvement.

Le journal l’Alsace rappelle que les militants concernés avaient été relaxés par le tribunal de grande instance de Mulhouse en décembre 2011 puis condamnés par la cour d’appel de Colmar fin 2013 pour «provocation à la discrimination nationale, raciale et religieuse». Avec, à la clé, le versement de 32 000 euros d’amende, dommages et intérêts et frais de procédure. Dans un communiqué, les militants, «abasourdis», écrivent : «Après cette condamnation, il serait devenu impossible, aujourd’hui, de boycotter l’Afrique du Sud pour lutter contre l’apartheid ? Pourtant, dans les années 70-80, le boycott de l’Afrique du Sud mené contre cet Etat raciste a été un des facteurs essentiels qui ont mené à l’abolition de l’apartheid, victoire du progrès de l’humanité.»

Restriction de la liberté d’expression

«Qu’on se le dise une bonne fois pour toutes : le boycott des produits israéliens est illégal !» s’enthousiasme en revanche l’avocat Pascal Markowicz, membre du comité directeur du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France). Pour lui, «la juridiction suprême de notre ordre judiciaire [confirme] donc que la liberté d’expression peut être soumise à des restrictions ou sanctions qui sont des mesures nécessaires dans une société démocratique, pour la défense de l’ordre et la protection des droits d’autrui». Cette notion de liberté d’expression à géométrie variable a fait bondir le journaliste américain Glenn Greenwald, à qui l’on doit les révélations sur la surveillance massive de la NSA via les documents fuités par Edward Snowden.

Sur son site The Intercept, Greenwald, qui dénonce depuis des mois «la fraude» de la manifestation du 11 janvier d’une France pas si Charlie que ça, écrit : «Où sont les néo-défenseurs de la liberté d’expression qui proclamaient après l’attentat de Charlie Hebdo que la défense de cette liberté était si vitale pour tout ce qui est juste et bon dans le monde occidental ? Pourquoi est-ce que le hashtag #JeSuisBDS ne fait pas le buzz pour défendre ces activistes qui ont été persécutés et poursuivis en France pour leurs opinions politiques ?» Et Greenwald de répondre lui-même à ses propres questions : «La réponse est simple : beaucoup de ceux qui se sont drapés d’une posture de défenseurs de la liberté d’expression plus tôt cette année – à commencer par la France et le reste de l’Occident n’y croient pas vraiment. C’est pourquoi tous ces pays ne restent pas seulement silencieux face à un tel assaut contre la liberté d’expression, mais ils commettent eux-mêmes agressivement de tels abus.»

Comme un écho à la tribune massivement relayée de Greenwald, l’ONG américaine Freedom House vient de publier son rapport annuel sur le degré de liberté numérique de 65 pays du monde (disponible ici en PDF).Telerama relève ainsi que, si la France est toujours considérée comme«libre» en matière d’expression numérique, elle est en revanche le pays occidental dans lequel la liberté s’est le plus dégradée depuis un an. Au niveau mondial, seule la Libye fait pire. D’après le rapport, «la situation en France a décliné principalement suite aux mesures problématiques adoptées dans la foulée des attentats de Charlie Hebdo, à l’image de l’interdiction des contenus pouvant être qualifiés d’apologie du terrorisme, les poursuites d’internautes et l’augmentation significative de la surveillance».


Solidarité avec les condamnés: boycotter l’apartheid n’est pas illégal!

Source : Boycott – Désinvestissement – Sanctions, le 29 octobre 2015.

Communiqué de la Campagne BDS France, le 29 octobre 2015

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En 2009 et 2010, douze personnes dans un supermarché de Illzach (près de Mulhouse) participent à des actions de sensibilisation en distribuant des tracts appelant au boycott (*) de certains produits pour des raisons politiques, des actions comme il en existe de nombreuses autres du même type en France. Ils tiennent à informer les consommateurs des problèmes éthiques que posent l’achat de produits provenant d’Israël: leur production est indissociable de la situation d’apartheid vécue par le peuple palestinien, de la spoliation de ses terres, du refus du retour des refugiés, en dépit d’un droit reconnu par les Nations Unies, et d’autres violations du droit international commises par l’Etat israélien.

Alors que les actions de boycott de produits représentent un droit des citoyens, et une expression politique comme dans le cas du boycott des produits d’Afrique du Sud ou de Russie, une circulaire écrite par Mme Alliot-Marie, alors ministre de la justice, recommande au Ministère public de poursuivre spécifiquement les personnes qui appellent au boycott d’Israël. Cette circulaire fut médiatiquement justifiée au nom d’un soi-disant antisémitisme de la campagne de boycott des produits israéliens, alors qu’il ne s’agit aucunement de boycotter des produits “cacher”, comme elle le prétend, mais d’une position politique appelant à boycotter des produits issus d’une politique coloniale contraire au droit international.

Malgré cette pression ministérielle, le tribunal de Mulhouse déclare ces douze personnes innocentes. Le ministère public fait appel de cette décision, et la cour d’appel de Colmar déclare ces mêmes douze personnes coupables d’appel public à la discrimination basée sur la nationalité.

Appelée à trancher, la Cour de cassation a confirmé la semaine dernière l’arrêt rendu par la Cour d’appel de Colmar. La Cour de cassation estime que, dans le cas présent, la liberté d’expression invoquée mérite d’être restreinte pour préserver l’ordre public et protéger les droits des producteurs israéliens.

Cette décision marque un triste jour pour la démocratie française, où l’appel au boycott d’un Etat criminel qui viole les droits humains ne va plus de soi. Un triste jour où la liberté d’expression dont se gargarise notre gouvernement est sérieusement limitée en détournant la loi de son esprit dès qu’elle s’attaque à un partenaire politique du pouvoir en place.

La Campagne BDS a été initiée en 2005 par 170 organisations de la société civile palestinienne qui appellent à faire respecter le droit international. Cette campagne progresse dans le monde entier, et l’Etat israélien, qui intensifie ses provocations et ses persécutions contre le peuple palestinien, est de plus en plus isolé dans l’opinion publique. Puisqu’il viole constamment le droit international, c’est l’Etat d’Israël qu’il faut condamner, et non pas les militants de BDS.

La Campagne BDS France, qui demande l’abrogation de la circulaire Alliot-Marie, apporte tout son soutien aux personnes condamnées, et les soutiendra dans toutes les décisions qu’elles seront amenées à prendre prochainement.

La Campagne BDS France appelle toutes les personnes, en France comme partout dans le monde, à continuer de mettre en oeuvre la décision du peuple palestinien: promouvoir une campagne de Boycott-Désinvestissement-Sanctions contre l’Etat d’Israël, jusqu’à ce qu’il respecte le droit international et les principes universels des droits humains.

Pour tout citoyen de conscience, soucieux des droits et de la dignité des peuples, BDS est non seulement un droit, mais aussi un devoir moral !

#JeSuisBDS

La Campagne BDS France
www.bdsfrance.org

(*)Eléments juridiques additionnels:

Comment assumer de protéger les droits de producteurs qui vendent des produits qui n’ont été ni cultivés ni fabriqués par eux et encore moins chez eux ?

La campagne BDS souligne que la Cour de Justice européenne dans son arrêt Brita rappelle que les producteurs israéliens «ne peuvent bénéficier ni du régime préférentiel en vertu de l’accord euro‑méditerranéen établissant une association entre les Communautés européennes et leurs États membres, d’une part, et l’État d’Israël, d’autre part, ni de celui instauré par l’accord d’association euro‑méditerranéen intérimaire relatif aux échanges et à la coopération entre la Communauté européenne, d’une part, et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP)». Dès lors, pourquoi le ministère public et la cour de cassation n’ont ils pas suivi ce jugement qui constitue une jurisprudence ?

Elle rappelle aussi que la Cour internationale de Justice, dans son avis contre la construction unilatérale du mur, affirme que « (….) tous les Etats sont dans l’obligation… de ne pas prêter aide ou assistance au maintien de la situation créée par cette construction(…) ; tous les Etats parties à la IV convention de Genève (…) ont en outre l’obligation dans le respect de la Charte des Nations Unies et du droit international, de faire respecter par Israël le droit international humanitaire(…)». Dès lors, favoriser les producteurs israéliens revient à violer ses obligations internationales.

La Campagne BDS France suit solidairement, l’appel lancé par les organisations palestiniennes visant à sanctionner l’Etat d’Israël qui viole, en toute impunité, les normes impératives du droit international et du droit international humanitaire. Cette campagne s’inscrit dans des actions pacifiques et se conforme à la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme, telle qu’énoncée par l’ONU et s’appuie entre autres sur l’arrêt Brita rendu par la cour de Justice européenne. Dans ce cadre, elle appelle tous les défenseurs des droits humains en France, comme ailleurs, à soutenir la lutte du peuple palestinien pour son droit inaliénable à l’autodétermination et à mener campagne pour l’information des consommateurs sur les produits étiquetés « Israël », alors qu’ils viennent de Palestine. Ces défenseurs sont conscients que l’Etat d’Israêl prive l’ensemble du peuple palestinien de ses droits économiques. Ce vol organisé doit être dénoncé.

Les actions de boycott sur des produits «volés» représentent un droit des citoyens, qui, épris de justice, sont conscients que la paix et la sécurité internationales ne peuvent s’obtenir que si tous les peuples bénéficient de leur droit inaliénable à l’autodétermination et à une souveraineté pleine et entière. Cette arme pacifique a été utilisée, avec succès, contre l’Afrique du sud qui maintenait la grande majorité de sa population dans une situation d’apartheid, violant les piliers de la Charte des Nations unies, la non-discrimination avec son corollaire l’égalité. Aujourd’hui, c’est cette même arme qu’ont utilisée les douze défenseurs des droits de Mulhouse et qu’utilisent tous ceux qui croient en l’égalité entre Etats. Le boycott, dans les cas graves de violations des droits humains, constitue un droit politique de conscience citoyenne…

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Liberté d’expression. Pourquoi les actions de boycott deviennent-elles illégales ?

PATRICK LE HYARIC, LUNDI, 9 NOVEMBRE, 2015, L’HUMANITÉ
Par Patrick le Hyaric, directeur de l’Humanité. Depuis un arrêt de la Cour de cassation du 20 octobre dernier, la France risque de devenir l’un des seuls pays au monde où le simple appel au boycott comme moyen d’action devient illégal.

Depuis un arrêt de la Cour de cassation du 20 octobre dernier, la France risque de devenir l’un des seuls pays au monde où le simple appel au boycott comme moyen d’action devient illégal. En effet, la haute juridiction vient de confirmer la condamnation par la cour d’appel de Colmar de 12 militants. Il leur est reproché d’avoir participé, le 26 septembre 2009 puis le 22 mai 2010, à une manifestation devant un magasin du groupe Carrefour près de Mulhouse. Celle-ci appelait au boycott de produits en provenance d’Israël et notamment ceux issus des terres colonisées et occupées, en violation du droit international. À l’occasion de cette initiative, aucune dégradation n’a eu lieu, aucune entrave au fonctionnement du magasin ni à la liberté du commerce n’a été constatée, aucune plainte du magasin lui-même n’a été déposée, aucun propos antisémite n’a été tenu.

Un appel aux citoyens à exercer leur liberté 
lors de choix d’achat

Cela n’empêche pas la cour d’y voir un acte constitutif d’un délit de « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ». On croit rêver au pays des droits de l’homme, dans ce pays où le temps n’est pas si lointain où toutes les forces politiques et les médias expliquaient qu’ils avaient contribué à la libération de Nelson Mandela et à la fin de l’apartheid en Afrique du Sud. Reconnaissance, tardive pour certains, d’un mouvement international de boycott des produits sud-africains, utilisé comme action politique, d’une grande efficacité pour obtenir la libération de ce pays. Le même mode d’intervention citoyenne a été utilisé contre la junte birmane ou même contre le Mexique pour obtenir la libération de Florence Cassez. Aucun n’a fait l’objet de poursuites et c’est heureux ! Jamais un gouvernement français n’avait promulgué des circulaires, comme celles des anciens ministres M. Mercier et Mme Alliot-Marie en 2010, demandant aux procureurs de poursuivre avec fermeté les militants de l’application du droit international en Palestine.

En Israël même, cette question fait débat. Votée en juillet 2011 avec une seule voix de majorité à la Knesset, la loi punissant « toute personne ou entité appelant à un boycott économique, culturel ou académique » des colonies israéliennes en Cisjordanie est toujours suspendue par la Cour suprême de Tel-Aviv. Comment, dans ces conditions, justifier un arrêt de la Cour de cassation française, en l’occurrence plus royaliste que le roi ? Sinon par la volonté politique d’étouffer une mobilisation qui utilise le mouvement de boycott pour que s’applique… le droit international. Ce dernier, fondé à l’initiative de 171 organisations internationales, est un appel aux citoyens à exercer leur liberté lors de choix d’achat. Il n’entrave donc en rien la liberté du commerce tandis que les importateurs ou les sociétés étrangères qui tirent profit de territoires occupés s’exonèrent sans sourciller du droit international.

C’est d’autant moins défendable que des États, dont le nôtre et l’Union européenne, utilisent l’arme de l’embargo comme outil de combat politique et diplomatique. Il est urgent de réclamer avec force au gouvernement qu’il fasse annuler les circulaires des ministres de droite Mercier et Alliot-Marie. Le Parlement devrait être saisi de cette atteinte caractérisée à la liberté d’expression et de manifestation. Les juristes, qui vont en appeler à la Cour européenne des droits de l’homme, méritent d’être soutenus. C’est de la liberté d’expression dont il s’agit !

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

127 réponses à L’appel au boycott est désormais interdit en France…

Commentaires recommandés

Le Yéti Le 10 novembre 2015 à 05h06

Il faut arrêter de se plaindre. Il faut arrêter d’attendre des juges en poste qu’ils rendent une justice juste. Il ne faut plus attendre des politiques en place qu’ils vous permettent de les critiquer, encore moins de les remplacer, surtout pas avec de misérables bulletins de vote. Ce n’est plus seulement tels ou tels pays étrangers, telles ou telles de leurs multinationales qu’il convient de boycotter. C’est eux et leurs décisions. Il ne sert plus à rien de pleurer. C’est la guerre.

  1. Kiwixar Le 10 novembre 2015 à 02h56
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    Si on n’a plus le droit d’appeler au boycott contre un pays, on peut faire un appel à ne PAS boycotter les produits de ce pays (les lecteurs comprendront). Sinon, y a pas à dire, ça fout la gerbe.


    • kasper Le 10 novembre 2015 à 04h28
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      Ou alors un appel a ne PAS boycotter les produits des AUTRES pays ? De la discrimination positive, en quelque sorte… ^^


      • Maria Le 10 novembre 2015 à 07h16
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        Ne pas boycotter, même ça ils vous l’interdiront, disant que c’est de l’ironie .
        Ils ont peur de la révolution qui vien, ça se sent bien .


        • TuYolPol Le 10 novembre 2015 à 14h51
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          Légiférer contre l’ironie a-t’il déjà été fait ? Je vois d’ici le merdier. Tout est possible au train où va la liberté de ne pas être libre. Quelle époque passionnante !

          “Respectons l’interdiction d’appeler au boycott des produits israéliens”


        • TuYolPol Le 10 novembre 2015 à 14h58
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          “restecpons l’indrectition de na pas byottocer les puidrots ilasériens”

          Et l’orthographe va être pénalisée aussi ?


    • groucho Le 10 novembre 2015 à 04h35
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      Un truc du genre : j’aime les bombardements de civils à Gaza et j’achète des produits israéliens !
      Puisque ça semble l’attitude recommandée par la liberté d’expression bien comprise, autant s’en vanter partout, en effet.

      Dans les années 30, Karl Kraus faisait remarquer que son métier de satiriste n’avait plus grand sens parce que la réalité dépassait toutes les satires qu’on aurait pu en faire.
      La question qui se pose, c’est comment résister à ce raz de marée délirant qui gonfle de jour en jour, comment s’en sortir à peu près indemne, c’est-à-dire encore capable d’aligner deux idées cohérentes ?


      • amelie1985 Le 10 novembre 2015 à 11h13
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        Tout à fait. On restreint les libertés, les gens contournent, on restreint pour éviter les contournements, etc… J’aime les produits de ce pays parce qu’ils sont démocratiques !


      • Crapaud Rouge Le 10 novembre 2015 à 17h31
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        @groucho : vous avez mille fois raison ! Les militants devraient s’inspirer de votre idée, laquelle serait sûrement plus efficace parce que plus provocante. Je remarque en passant que votre proposition : “j’aime les bombardements de civils à Gaza” peut difficilement passer pour un appel à la haine puisque les bombardements sont “légitimes” dans la mesure où ils sont le fait d’un État lui-même “légitime”. Mais si vous remplacez le mot par “massacres”, la même phrase tombe sous le coup de la loi, les gouvernements “légitimes” n’étant pas réputés se livrer à des “massacres”.


        • groucho Le 11 novembre 2015 à 00h41
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          La provocation est une façon de remettre la réalité sur ses pieds.
          Bertolt Brecht


    • Well Le 10 novembre 2015 à 06h42
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      Mince alors, moi qui voulait boycotter les produits de l’Otan, entre-autres, les voitures produites en Roumanie (Daccia). Je vais être obligé d’en acheter une ?


      • Bigtof Le 10 novembre 2015 à 07h09
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        Je propose de boycotter la cour de cassation…


        • Marc Le 11 novembre 2015 à 00h55
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          Je propose de boycotter le Système, les Gouvernements, les Multinationales, et tout ce qui nous oblige à demeurer esclaves de “l’Elite”et de leur Système Oligarchique!…


    • Eric83 Le 10 novembre 2015 à 09h00
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      “Sinon, y a pas à dire, ça fout la gerbe”.

      Respecter l’Etat de droit ne vaut plus que pour le peuple, pas pour nos gouvernants. Ceux qui en doutaient encore peuvent constater que l’Etat français s’affirme comme un Etat totalitaire.

      Loi scélérate sur le renseignement, interdiction de boycott, coopération avec des pays totalitaires comme l’Arabie Saoudite ou le Qatar, soutien inconditionnel à l’Etat d’Israël, interventions militaires françaises au proche-orient provoquant le chaos et entrainant les exodes des populations et la “crise des réfugiés” dans l’UE, armement des “rebelles” syriens dès 2012, sanctions et embargo contre la Russie…

      Dans ces conditions où la violence est légitimée par et pour l’Etat et que même les moyens de contestation pacifiques deviennent interdits au peuple, quel autre choix nous reste-t-il en dehors du rapport de force ?

      Je joins à ce sujet un lien vers un article intéressant :

      http://s-informer-pour-mieux-comprendre.com/2015/05/14/legitimer-la-violence/


    • Varenyky Le 10 novembre 2015 à 11h49
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      Le mouvement est lancé, la vague de fond est en route, et aucun interdit, aucune censure ne l’arrêtera, c’est d’ailleurs pour ça que cette décision est aussi absurde.
      Arrêtons de nous tordre les bras et de croire dans le bla-bla anglo-saxon, ayons la patience des chats et sourions nous lorsque l’on se reconnait.
      Je vous assure que ce sera beaucoup plus efficace que toute cette énergie d’énervement qui ne sert à rien.
      Juste bien faire attention lorsque l’on achète.
      Vous savez les gens se parlent et l’interdiction de se sourire n’existe pas quand il y a des gros tas de caisses de pamplemousses ou d’avocats en promotion qui ne partent pas parce qu’il y a marqué le pays de provenance.


    • douarn Le 10 novembre 2015 à 18h22
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      savez vous que
      sleon une édtue de l’uenvisrité de Cmbadgrie, l’odrre des lrtetes n’a pas d’imtorpance puor parsse un megssae? Il fuat jstue que la prmieere et drneieere lttree sionet à la bnnoe plcae!!

      Partant de ce principe si j’écris par exemple : “byotcot des pdroiuts iaesrlenis”
      Il me semble d’une part qu’un humain peut en tirer un sens relativement sans effort, mais que, d’autre part, la justice ne devrait pas pouvoir se prononcer sur ce qui, en français, ne veut rien dire (ou alors il faut mettre en prison tous ceux qui font des fautes de français…)


    • Homère d'Allore Le 10 novembre 2015 à 21h16
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      Il y a des consolations.

      On ne pourra plus entendre Bernard-Henri Lévy appeler au boycott de la Corse.
      Mais, est-ce vraiment une nation ?
      http://www.corsematin.com/article/corse/bernard-henri-levy-suscite-la-polemique-avec-lembargo-touristique-sur-la-corse.354639.html


  2. Guillaume Besset Le 10 novembre 2015 à 03h00
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    Et comme plus il y a de contraintes sociales, plus les tensions montent, ce n’est pas bon signe..

    Il eut été préférable d’organiser par ex une médiation nationale autour de ce genre de sujets qui fâchent..

    Des tables d’échange et d’écoute autour d’un arbre à palabre sur une plage de sable générique ?
    Des cafés débats politiques organisés comme les cafés philo, cafés science, etc.. ?


  3. Spiridon Le 10 novembre 2015 à 03h52
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    Il reste à boycotter Carrefour, qui n’est ni une nation, ni une race ni (encore) une religion…! Et y amalgamer les produits relevant de l’exploitation des enfants ou de structures ne respectant pas les droits élémentaires (Asie du Sud-Est etc..): stratégie “noyer le poisson et faire d’une pierre deux coups”.


    • LIBRAIRE Le 10 novembre 2015 à 10h00
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      Faux SPIRIDON
      car une cours de justice pourra considérer cela comme une “incitation à opérer une différence de traitement à l’égard d’une catégorie de personnes, en l’espèce les distributeurs de biens installés en France”
      C’est un peu ce que nous prépare le TAFTA


  4. Serge Le 10 novembre 2015 à 03h58
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    Sauf vis à vis des russes !
    Eux c’est les vilains .Vous avez vu : leur athlètes sont les seuls à se doper .
    Pas les américains,les jamaïcains etc …
    Nooon !
    Décidemment tout est bon pour activer la guerre froide tout azimut !
    Par contre ,pas touche à Israël ! Quoiqu’il fasse ,c’est tabou …


    • kasper Le 10 novembre 2015 à 04h32
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      Vius soulevez un point interessant. Quid des sanctions contre les Russes ?


    • languedoc30 Le 10 novembre 2015 à 12h30
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      Sur F. Culture, ce matin, ils disaient, au sujet du dopage, que le FSB, le gouvernement russe donc V.Poutine étaient dans le coup. Comme si V.Poutine avec l’OTAN à ses frontières, la guerre en Syrie, l’Ukraine au bord de la faillite, les sanctions, avait encore le temps de superviser le dopage des athlètes russes. Le camp occidental a disjoncté, il n’y a plus rien a espérer de ces gens là.
      Pour en revenir au sujet, quelle différence il y a entre les sanctions et le boycott?


  5. Boyington Le 10 novembre 2015 à 04h21
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    Encore une nouvelle interdiction dans la patrie de la Liberté… Hmmm.


    • Sébastien Le 10 novembre 2015 à 07h32
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      C’est quelle loi qui décrète le pays de la liberté?


  6. pol Le 10 novembre 2015 à 04h58
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    “: j’aime les bombardements de civils à Gaza et j’achète des produits israéliens !”

    EXCELLENT !!

    Donc l’Iran et la Russie vont pouvoir vendre leur bazar chez nous et reciproquement…
    bonne nouvelle !!

    POL


  7. Le Yéti Le 10 novembre 2015 à 05h06
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    Il faut arrêter de se plaindre. Il faut arrêter d’attendre des juges en poste qu’ils rendent une justice juste. Il ne faut plus attendre des politiques en place qu’ils vous permettent de les critiquer, encore moins de les remplacer, surtout pas avec de misérables bulletins de vote. Ce n’est plus seulement tels ou tels pays étrangers, telles ou telles de leurs multinationales qu’il convient de boycotter. C’est eux et leurs décisions. Il ne sert plus à rien de pleurer. C’est la guerre.


    • Maria Le 10 novembre 2015 à 07h41
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      Le yéti, la révolution c’est pas pour demain 🙂 Il va falloir des décennies pour que la France se réveille peut-être .


      • stephp Le 10 novembre 2015 à 09h38
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        Le Yéti constate simplement un état de guerre que l’oligarchie mène avec acharnement contre les peuples.


        • Bordron Georges Le 10 novembre 2015 à 16h46
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          Oui ça va être le guerre, et ce sera très dur! Où sont les moyens des peuples ?
          Le malheureux petit boycott?
          Voyez comme il est annihilé simplement par quelque loi, et la «justice»
          Les moyens financiers?
          Rappelons simplement où sont l’argent, la «Phinance», et les postes richement doté.
          Les lois et la Justice?
          Alors là! … Il ya le système du deux poids deux mesures appliqué par les juges, autant en France qu’à l’international dans les nombreuses instances comme l’ONU, l’OMC, … Il y a tant de moyens (surtout financiers), pour manipuler, détourner les règles et les lois existantes à son propre profit. Et puis il y a aussi l’installation de nouvelles lois afin de renforcer le pouvoir des privilégiés tout en prétendant défendre les faibles. Bien plus encore, certains laissent sous-entendre doucement que la Constitution elle-même pourrait ne pas être respectée si les règles démocratiques s’avéraient un obstacle au maintien de leur pouvoir.
          La rue?
          Les gens de pouvoir savent parfaitement utiliser les moyens policiers. Et les peuples sont trop divisés, trop influençables par l’argent. Bien plus les personnes de pouvoir savent aussi très bien jeter les gens dans la rue et provoquer des révolutions comme, en Ukraine, comme en Syrie.
          Oui! Des misères, il en faudra encore beaucoup! Ce sera dur, très dur!


      • Phil Defair Le 10 novembre 2015 à 09h48
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        Mmhmm… Pas si sûr que ça. Il arrive qu’on soit surpris par le revirement d’un peuple. A titre d’exemple, je me souviens, à la fin des années 80, que les allemands de l’est étaient considérés comme le vraisemblable dernier bastion fort du communisme sauce URSS. On a vu ce qu’il en a été.

        Il faut toujours se méfier du peuple et de ses mouvements d’humeur subits!


        • couci couça Le 10 novembre 2015 à 11h45
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          Oui Le Yéti et naturellement dans cette guerre tu seras en première ligne ou à l’arrière en Général micro ?


        • Emmanuel Le 10 novembre 2015 à 14h16
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          Je voudrais insister sur une différence avec cette époque : l’extension actuelle des technologies automatiques de surveillance. Les Etats tels que la France, les USA, la Grande-Bretagne, etc., n’en sont plus à surveiller individuellement des personnes qui risqueraient de prendre la tête de mouvements ” protestataires “, dissidents ou insurrectionnels. Ce n’est pas seulement une question de nombre de personnes surveillées mais aussi d’intelligence dans l’exploitation des informations (intelligence mise en partie dans des logiciels, autre différence majeure avec la surveillance à la grand-papa).
          Dans la plupart des cas, les moyens permettent aujourd’hui d’identifier les meneurs d’un mouvement social en restant derrière un ordinateur, simplement grâce aux traitements informatiques de données numériques échangées entre les membres du mouvement (cf. https://www.youtube.com/watch?v=mqUInAOfBWI, conférence qui aborde les conséquences politiques de la surveillance généralisée ; c’est un peu long mais ça vaut le coup).
          Bref, plus le temps passe plus les gouvernements des pays riches se dotent de moyens efficaces pour arrêter toute contestation importante de leurs pouvoirs ou de leur idéologie. Restreindre la liberté d’expression est une autre façon d’arriver au même but.


    • bm607 Le 10 novembre 2015 à 08h42
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      Pour ma part je vais, m’abstenir de voter pour les Charlots qui nous gouvernent, mais c’est par souci de ne pas être poursuivi pour association de malfaiteurs, car ils ont clairement appelé au boycott des produits étrangers lors de la crise du porc, en appelant à consommer français, et même en poussant le vice jusqu’à créer un label et non pas seulement en distribuant de simples tracts dans un hypermarché, c’est dire jusqu’où ils vont dans la délinquance

      Ils mettent en péril TOUS les producteurs étrangers et pas seulement un seul pays, c’est donc bien pire que ce qui a été condamné dans le jugement.


    • triari Le 10 novembre 2015 à 10h14
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      Pour ma part, je pense que c’est un juste encouragement à ne plus respecter la loi ce qu’on fait ces juges. On connait tous, dans nos domaines professionnels par exemple, un règlement, une loi, qui ne sert à rien de logique, qui embête tout le monde, etc.
      Là, on a une preuve flagrante que la loi n’est plus La Loi. Je n’appelle à rien du tout, pour ma part, mais je constate juste que, désormais, les français, qui sont des latins, il ne faut pas l’oublier, auront une bonne raison, de ne plus faire confiance et prendre au sérieux la loi et que s’il leur est possible de “s’en accommoder” ils le feront de plus en plus.
      Quelques exemples : le téléchargement gratuit d’œuvres sans respect du droit d’auteur, par exemple. Je pense que les gens ne devraient plus avoir aucun scrupule à le faire et les discours de morale ne seront plus vraiment crédible contre ça car ceux-ci se verront répondre par ce genre d’affaire.


    • dervan Le 10 novembre 2015 à 18h15
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      Si !!!il faut se plaindre au contraire et crier fort ! la cour de cassation est au sommet de la hiérarchie juridique puisqu’ elle juge sur la forme ( le droit) et non pas le fonds. En temps normal,
      c’ est un précieux garde fou démocratique et on ne peut que s’ alarmer de la dérive ici décrite.
      Si on suit la logique présentée et si je ne me trompe pas celà signifie que au temps de l’ Apartheid, si on appelait à boycotter les produits d’ Afrique du Sud, on était justiciable parce qu’ on faisait indirectement du racisme anti- blanc!!!!!!!!
      Et Chirac qui avait osé dire sur la première guerre en Irak , que ce n’ était pas une bonne idée avec le boycott qui s’ en est suivi sur les produits français par les États- Unis , la cour de cass, elle dit quoi?


  8. Vergeaud Kim Le 10 novembre 2015 à 05h47
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    Et quand Hollande refuse de livrer les Mistrals aux russes, sous pretexte qu’ils ne respectent pas les drroits de l’Homme, il fait quoi? c’est pas du boycott ca? (on evoquera meme pas le fait que finalement il les vende aux egyptiens….)


    • francois marquet Le 10 novembre 2015 à 22h19
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      Eh oui, on doit boycotter les Russes qui occupent la Crimée à la demande des Criméens, mais pas Israel qui occupe la Palestine à l’insu du plein gré des Palestiniens, chapeau les artistes!


  9. Sjoberg Le 10 novembre 2015 à 06h07
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    Voilà! Appelons au Girlcott désormais!


  10. Greco Le 10 novembre 2015 à 06h54
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    Bonjour d’Athènes!
    Malheureusement, profitant de quelques attentats, la France devienne le pays, de l’Europe occidentale le plus fascisante. Le mot n’est pas exagéré. On ne peut pas dire RIEN en France sans avoir des sanctions. Les mots homophobe, p.e. ca veut dire la peur des homosexuels, rien d’autre, on a la ‘phobie'(φόβος) , cad , le fait d’avoir peur de quelque chose, PAS le détester, l’haïr, lui faire du ml. C’est un sentiment. Pareil pour la haine : j’ai le droit d’haïr, c’est humain, ne pas aimer tout le monde existait toujours…
    Je n’ai pas le droit seulement d’insulter, de faire du mal, etc. à l’autre.
    Avec le rythme répressif ou la France va, ca m’étonne pas de voir des accusations, voire de lois, contre la Walsofovie, l’Hollandofovie, etc. (le mot russophobe, pe, n’est pas utilisé, c’est l’idéologie dominante qui faut incorporer, la prendre comme ça va de soi, ne pas se poser de questions, être idiot grosso modo, pour avaler la propagande d’Etat).
    Je ne commente pas l’interdiction au boycott. Ca me dépasse. Je crois rêver. Digne de la Corée du nord…
    Dommage….la C.E. devient la région la plus stérile, aseptisée, “comme il faut”, de plus en plus….


    • Crapaud Rouge Le 10 novembre 2015 à 17h42
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      Digne de la Corée du nord…” : excellente comparaison !


  11. Survenant Le 10 novembre 2015 à 06h56
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    C’est le principe même de la démocratie.

    Les tribunaux se soumettent aux lois édictées par le législateur.
    Si les tribunaux rendent des jugements amoraux, l’électeur a le pouvoir de changer le législateur.
    Si changer le législateur ne changent pas les lois viciées, il faut changer la démocratie.

    Si les législateurs résistent, et bien nous chanterons La marseillaise…


  12. Alberto Le 10 novembre 2015 à 07h35
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    Il faudrait que chacun prenne ses responsabilités. Faut-il un “appel” au boycott pour éviter d’acheter (pas boycotter, hein !) les produits venant d’Israël ou produits par Nestlé, Danone ? Chacun peut, tranquillement et sans qu’on lui dise, éviter d’acheter :
    1. Les produits de pays politiquement dangereux,
    2. Les produits fabriqués par des esclaves dans le tiers monde.
    J’aimerais savoir comment boycotter Apple ou Microsoft. En me passant d’ordinateur ? Mais je n’aurais plus le plaisir de lire ce magnifique blog et d’y participer !
    Et pourquoi voter seulement pour les candidats qui passent à la télé (je ne parle plus des journaux). Je ne comprends pas ce grand pouvoir de la publicité pour les produits manufacturés (beurre fermier ou hommes politiques). Une loi, il y a des juges et la police pour la faire appliquer, mais une image sur un écran, cela devrait être moins contraignant, non ? Cela n’aurait pas un rapport avec la bêtise et la trouille d’être libre, tout ça ?


    • stephp Le 10 novembre 2015 à 09h47
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      Boycotter Apple et Micro$oft c’est très simple: suffit d’installer une distribution Linux comme Mint ou Ubuntu, c’est aussi simple que d’installer les produits de ces esclavagistes ou stérilisateurs. Et surtout c’est GRATUIT !


      • Arnould Le 10 novembre 2015 à 11h23
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        Et acheter du matériel d’occase.


        • Alberto Le 10 novembre 2015 à 12h48
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          Et si on est nul en informatique et qu’on est incapable de réparer un ordinateur ancien (c’est comme une très vieille bagnole d’occasion, on peut toujours la réparer, si on sait fabriquer les pièces).


  13. Maria Le 10 novembre 2015 à 07h38
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    Il faudrait aussi chercher à comprendre pourquoi cela est possible . Regardez autour de vous, une majorité de français soutiennent Israel dans son agression contre la Palestine . De la même manière qu’une majorité de français sont anti-russes , pro UE pro-amerlocs et pro-Euro .
    En lisant ce blog on a l’impression qu’une révolution couve , mais nous ne sommes qu’une toute petite minorité négligeable parmi 65 millions de citoyens .


    • Bogastok Le 10 novembre 2015 à 09h22
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      Ben oui, une majorité de français (une majorité dans chaque pays j’ai envie de dire) sont formaté et ont le cerveau lavé par les médias depuis tout petit.

      Mais faut pas 65millions de personne qui se disent “ok on fait la révolution” pour que ca arrive, ce qu’il faut c’est qu’une minorité lance le mouvement et soit totalement “clean” de toute idéologie autre que celle d’installer une vraie démocratie en France, par exemple.

      Pour en discuter souvent avec plein de gens, je pense que la plupart des gens seraient prêt à un certain changement, le problème c’est que y’a personne qui sorte du lot en qui les gens pourraient faire confiance, et qui ai en plus envie de se mettre en avant.

      C’est ca le problème des gens “sympa”, c’est qu’on veut pas le pouvoir pour nous, et qu’on va pas se battre pour l’avoir.

      Y’a 100 connards incapables qui se proposent pour diriger alors que y’en a 10 qui seraient parfait mais qui sont peut-être trop modeste pour se proposer. Et de toute facon y auraient aucune chance, les incapable mettant en avant des compétences inutiles pour faire croire aux autre qu’ils sont meilleurs.

      Et ca marche.


    • Varenyky Le 10 novembre 2015 à 12h06
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      En France on croit que la Révolution est la solution.
      Il est plus utile de croire en l’Evolution.
      La Révolution est brutale et ne permet que de remplacer un pouvoir
      par un autre qui a depuis longtemps préparé son arrivée dans les couloirs
      Chasser un Roi pour couronner un Empereur
      Vous ne croyez pas que c’est un leurre ?
      Glorifier la prise d’une prison réservée à la Noblesse
      Ou jamais le Peuple n aurait posé ses fesses.
      C’est comme si la fermeture du Fouquet’s
      mettait 65 millions de Français dans la détresse.


    • Georges Le 10 novembre 2015 à 21h51
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      @ Maria

      je vous cite : “…..qu’une majorité de français sont….pro UE”.

      Je vous rappelle que malgré un forcing médiatique pour le “oui” au référendum de 2005, la réponse a été “non”.

      On referait le référendum actuellement, le résultat serait encore plus vers le “non”, plus de 60% peut être.


    • groucho Le 11 novembre 2015 à 01h05
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      @Maria
      « Le noeud de la question est qu’on doit travailler. Et c’est pourquoi le système propagandiste a tellement de succès. Très peu de gens auront le temps et l’énergie ou l’engagement de mener une constante bataille… […] Le plus simple, vous le savez, quand vous rentrez du travail, vous êtes fatigué, vous avez été occupé toute la journée, vous n’allez pas passer la soirée à effectuer un projet de recherche. Alors, vous allumez la télévision, vous dites que c’est probablement vrai, ou vous regardez les titres de la presse écrite, et après vous regardez du sport ou quelque chose d’autre. C’est fondamentalement comme cela que le système d’endoctrinement fonctionne. C’est sûr que les autres informations sont là, mais vous allez devoir travailler pour les trouver ».
      Noam Chomsky

      Des sites comme Les Crises facilitent un peu ce travail…


  14. St3ph4n3 L. Le 10 novembre 2015 à 07h43
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    Dans ce cas, je dirai que, compte tenu que les produits de ce pays (et de beaucoup d’autres, me direz-vous…) sont transportés jusqu’à nos étalages par bateau ou par avion, leur impact environnemental est une contrainte que je refuse ; et j’ajouterai que, concernant spécifiquement les productions agricoles, je refuse de choisir un camp dans le conflit de l’eau qui a lieu dans ces contrées (exemple : http://www.lesclesdumoyenorient.com/La-question-de-l-eau-dans-les.html ).


    • ulule Le 11 novembre 2015 à 12h15
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      Nafeez Ahmed “New age of water wars portends ‘bleak future'”

      Behind the escalating violence in Iraq, Syria and Yemen, as well as the epidemic of civil unrest across the wider region, is a growing shortage of water.

      New peer-reviewed research published by the American Water Works Association (AWWA) shows that water scarcity linked to climate change is now a global problem playing a direct role in aggravating major conflicts in the Middle East and North Africa.

      Numerous cities in Latin America, Africa, the Middle East, North Africa and South Asia are facing “short and declining water supplies per capita,” which is impacting “worldwide” on food production, urban shortages, and even power generation.
      (…)
      http://www.middleeasteye.net/columns/new-age-water-wars-portends-bleak-future-804130903


  15. Alfred Le 10 novembre 2015 à 07h46
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    L’ironie des uns et des autres est bienvenue mais il faut bien se rendre compte qu’il s’agit là d’une des attaques les plus graves contre notre démocratie qui n’ait jamais été portée. Cette décision à elle seule justifierait des millions de personnes dans la rue bien davantage que les attentats. Et cela n’a rien à voir avec Israël. Dans 30 ans même dans le cas où la situation la-bas serait réglée nous regretterons amèrement cette décision et nous regretterons de ne pas nous être battus.
    En effet il faut considérer cette décision dans le contexte de l’échec de la démocratie (faillite du système électoral verrouillé et hausse de l’abstention) et surtout de la prise de pouvoir “légal” des multinationales (TISA et autres).
    Nombreux sont ceux sur ce site qui réclament régulièrement “de l’action”. Il me semble que c’est le moment.
    C’est le moment dans votre ville d’organiser un rassemblement en mettant en avant les perspectives futures et non Israël qui n’est pas le sujet. ( les seuls qui manifesteront seront les pris palestiniens et cela cachera la portée réelle du sujet).
    OB vous pouvez donner ma mp à ceux qui seraient intéressés par le sujet dans l’ouest (désolé).


  16. Noureiev Le 10 novembre 2015 à 07h46
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    “Boycott” n’est pas français.


  17. LEMOINE Le 10 novembre 2015 à 07h53
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    Faut-il conclure de l’arrêt de la cour de cassation, qu’il serait illégal pour un français de se plier à un boycott visant une nation ? Dans ce cas, il est illégal de se plier au boycott de pays (de nations) comme l’Iran,la Russie etc.


    • FRAMAR Le 10 novembre 2015 à 10h06
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      Oui c’est intéressant ce point, les embargos deviendraient illégaux aussi?
      Iran, Soudan, Russie….

      Quant à la saisie des avoirs étrangers cela deviendrait des actes de guerres?

      Jusqu’où iront-ils?


    • kinimodo Le 10 novembre 2015 à 10h10
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      Contre les russes, cela émane d’institutions et de gouvernements… que ce soit pour de bonnes ou de mauvaises raisons, là c’est autorisé et ça s’appelle un embargo.
      Que le peuple fasse de lui même ce genre de politique et c’est un boycott illégal.
      Si c’est le Boycott qui gêne, on peut toujours choisir en conscience, à moins qu’un jour ce ne soit plus autorisé non plus, au train où vont les choses.


      • wilmotte karim Le 10 novembre 2015 à 12h02
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        En meme temps, si la federation de Russie (ou tout autre partie laisee) porte plainte pour disrcrimination basee sur la nationalite…
        Etre un etat ne justifie pas de pratiquer des discrimination basee sur la nationalite.


  18. Noureiev Le 10 novembre 2015 à 08h02
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    Si ça continue comme ça en France on n’achètera plus français.


  19. DUGUESCLIN Le 10 novembre 2015 à 08h35
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    Pour être sûr qu’il n’y ait pas de “boycott sauvage”, il faudrait une police spéciale qui vérifie les caddies à la sortie des grandes surfaces et coller des amandes à ceux qui n’ont aucun produit de certains pays.


    • stephp Le 10 novembre 2015 à 09h54
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      Je propose des brigades de charlots pour venir vérifier la bien-consommation des français, au nom bien sur d’une absolue liberté d’expression.


    • le_chtis Le 10 novembre 2015 à 10h55
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      Je propose également la suppression totale des labels et autres AOP, AOC, etc. (c’est de la discrimination!) ainsi que la mention d’origine des produits (comme ça pas de pb!) et puis encore la liste des ingrédients (on ne sait jamais, cela pourrait aider à identifier la provenance)
      Et en corollaire, nous serions donc obligé de supprimer la publicité et toutes autres formes d’incitation à consommer car faire la publicité d’un produit c’est faire de la discrimination pour les autres (à quelque exceptions prés nos budgets sont limités). Finalement, elle est pas mal cette décision !


  20. Puka Runa Le 10 novembre 2015 à 08h38
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    Interdiction de boycott : sauf pour la Russie ?


    • Lysbethe Lévy Le 10 novembre 2015 à 12h12
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      Ahhhh ooouuii ! Deux poids deux mesures comme on dit trop souvent en ce moment. Et dire que dans nos jeunes années nous boycottons les oranges de l’Afrique du sud, et voilà ou nous en sommes en 2015 ! Mme Taubira suit la “mode” du “tout pour le pouvoir” et elle a trahie ces idéaux personnels envers les iliens…Tant de gens des “Iles” auraient voulu que plus de justice s’installe mais bon, il semblerait que le mode “trahison” soit l’unique voie a suivre dès lors qu’on approche des hauteurs béantes du pouvoir. Et les gens changent dès lors qu’ils ont tous les honneurs et the “money” qui va avec..


  21. willybear Le 10 novembre 2015 à 08h45
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    La pourriture avance a très grands pas, et les asticots vont bientôt arriver !

    Je me sens tout soudain vermillant, et mon 12 me cligne de l´œil…


  22. DUGUESCLIN Le 10 novembre 2015 à 08h47
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    Au fait, l’appel au boycott de “charlie hebdo” est-il aussi interdit? Risque-t-on une amande?


    • Maria Le 10 novembre 2015 à 10h02
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      Une amande non, mais une prune peut-être 🙂


  23. Vin100 Le 10 novembre 2015 à 08h51
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    s’en fout!! a l’heure d’Internet ce arrêts a la mord-moi-le-nœud valent ce qu’ils valent. cela fait des plombes que je ne consomme plus rien d’amerloque ni d’israélien, je fais mes courses avec mes lunettes et je détaille les étiquettes comme un scientifique. j’attire l’attention de mon entourage et je le sensibilise et vous savez quoi? cela fonctionne, même ceux qui de prime abord le prennent a la rigolade finisse par jeter des coups d’œil furtifs sur les etiquettes…


  24. Noureiev Le 10 novembre 2015 à 08h55
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    Moi qui ne faisais pas attention aux origines des produits, au moins ce jugement vient de faire une sacrée publicité pour une action dont on n’est pas obligé d’en donner le nom pour agir.


  25. DUGUESCLIN Le 10 novembre 2015 à 09h10
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    En fait c’est uniquement “l’appel” au boycott” qui est interdit mais pas le boycott lui-même.
    Il suffit donc de faire un appel au “non-boycott” des produits israéliens dont on désapprouve la politique. Ce qui reviendrait indirectement à donner l’idée de boycotter.
    Il faudrait alors que la cour de cassation condamne l’appel au boycott et l’appel au non boycott.
    Çà se complique!


    • Maria Le 10 novembre 2015 à 10h15
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      Ils pourraient toujours dire que vous faites de l’ironie . Si ils veulent vous museler ils trouveront n’importe quoi .


  26. Theoltd Le 10 novembre 2015 à 09h23
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    Donc, si je comprends bien, les sanctions contre la Russie sont illégales, car elles portent atteinte a des personnes, qui n’ont rien a voir avec les conflits d’intérêt des états.


  27. Schuss Le 10 novembre 2015 à 09h41
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    Hello !
    Effectivement, nous vivons bien sous un gouvernement autoritaire qui decide ce qui est juste ou ce qui est mauvais pour le peuple. D’un autre cote ce meme gouvernement applique des sanctions economiques envers la russie sur la prescription des us sans ce demander si c’est légitime et si le peuple russe souffre de cet “embargo” ! C’est pas incohérent c’est juste un gouvernement mafieux…


  28. ponsov Le 10 novembre 2015 à 09h54
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    Ce jugement, en plus de prouver la soumission de nos institutions à nos “amis” de tel-aviv, est un message de préparation à l’arrivée du TAFTA est autres réjouissance à venir, quand des millions de litres de lait rempli d’antibiotiques et des tonnes de veau aux hormones provenant des “fermes aux 10000 vaches” du Kansas déferleront à des prix si bas que nos agriculteurs seront ruinés immédiatement, ils n’auront même pas le droit d’appeler aux boycott de ces produits nocifs.

    Cependant, nous pouvons toujours boycotter( comme- moi) leurs produit, la difficulté c’est qu’une fois qu’elles sont entées en Europe,la tracabilité est de plus en plus difficile à vérifier(voir affaire du cheval dans les lasagnes)


  29. Schuss Le 10 novembre 2015 à 10h04
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    Hello a nouveau!
    J’y pense maintenant, c’est pas le boycott qui est interdit , c’est l’appel au boycoot me semble t il car il est effectivement difficile de determiner qui boycott quoi quand on fait ses courses. Il suffit donc de se passer le mot d’une autre maniere pour realiser dans les faits un veritable boycoot. Par exemple s’indigner sur les methodes d’une organisation peut susciter ou suggerer un boycott. Il suffit de travailler la communication dans ce sens. Les merdias traditionnels le font tres bien…


  30. stephp Le 10 novembre 2015 à 10h07
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    Suffit de remplacer le boycott par un appel à la consommation à outrance. Du genre :

    J’aime que des bébés indonésiens souffrent de malnutrition en consommant du lait en poudre Danone. Vive le lait en poudre Danone ! Achetons Danone sans modération !

    ou encore

    Rien ne me réjouit plus qu’un enfant vietnamien né avec trois bras et une jambe. L’Agent Orange c’est bon pour les malformations 🙂 Achetons massivement des produits partenaires de Monsanto (CocaCola, Tropicana, chips Lays, …) !


    • Tunkasina Le 10 novembre 2015 à 11h39
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      Oh que oui !
      Et bien sûr, utiliser l’injonction ” ACHETEZ / SOUTENEZ ” etc. Qui déclenche naturellement une résistance psychologique ( à l’inverse du “vous êtes libre de”).

      Hum, je pense qu’on peut lancer une bien belle campagne internet sur ses bases.


  31. Caroline Dupuis Le 10 novembre 2015 à 10h15
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    Il est sans doute temps de réagir, car les entreprises n’ont jamais eu comme but d’améliorer le sort des gens ou de la planète et c’est normal ce n’est pas leur rôle. Mais on est pas obligé de leur laisser le pouvoir, car alors nous risquons de le payer très cher. Or aujourd’hui les politiques ne servent plus que de faire valoir et l’appareil judiciaire fait ce que le
    politique lui demande au travers des lois qu’il vote.


  32. triari Le 10 novembre 2015 à 10h19
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    C’est une très bonne nouvelle au contraire : des collectifs citoyens (notamment de producteurs de fruits & légumes) vont pouvoir exiger désormais la fin du boycott étatique (car jugés comme discriminatoires) envers la Russie.


    • wilmotte karim Le 10 novembre 2015 à 14h56
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      Lesquels textes doivent etre en concordance avec les droits fondamentaux de l’ue.

      L’interpretation qu’en donne la cour est tellement extensive qu’il n’est pas impossible qu’ils se soient tires une balle dans le pied.


  33. Boxon2Higgs Le 10 novembre 2015 à 10h28
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    Pour aller à l’extrême: une campagne politique n’est-elle pas un appel au boycott?
    En effet, ce qui est dit implictement c’est “votez pour moi et pas pour les autres”…
    Démocratie?


    • jave Le 10 novembre 2015 à 12h42
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      Oui bon exemple montrant le danger de cet arrêt.
      Il tout de même effarant d’y lire la phrase suivante : “incitation à opérer une différence de traitement à l’égard d’une catégorie de personnes”.
      C’est hyper large ! D’ailleurs on peut penser qu’avec cet arrêt les juges appellent au boycott des boycotteurs.


  34. Eleutheria Le 10 novembre 2015 à 10h37
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    Ça donne un moyen légal de faire annuler les sanctions contre la Russie ça, non ? Il serait quand même intéressant d’essayer.


  35. Lapige Le 10 novembre 2015 à 10h52
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    Z’ont dit qu’il fallait pas boycotter.
    Hein c’est ça, j’ai bon ? PAS BOYCOTTER sinon schlague.
    OK !
    MAIS, z’ont pas dit: “interdit de non-acheter”.
    J’ai encore bon ?
    Alors je vais continuer de non acheter certains produits, comme je le fais depuis déjà quelques années.
    Boycott = illégal.
    Non-achat = légal.
    Mesdames et Messieurs, les Juges, je vous salue bien.


  36. amelie1985 Le 10 novembre 2015 à 11h10
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    Moi je boycott les boycotters de boycotters ce qui fait de moi un boycotter de boycott donc je me boycott moi-même…


  37. matlac Le 10 novembre 2015 à 12h14
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    Moi je ne boycotte pas. Je fais juste un choix dans mes produits de consommation, nuance.

    Est ce que l’on peut considérer que je boycotte un produit par ce qu’il contient des pesticides, des OGM, ou du sang sur le main du producteur. Non c’est juste un choix.


  38. georges glise Le 10 novembre 2015 à 12h41
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    scandaleux, j’espère que la cedh va être saisie. et appelons quand même au boycott!


  39. Crapaud Rouge Le 10 novembre 2015 à 13h20
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    l’incitation à opérer une différence de traitement à l’égard d’une catégorie de personnes, en l’espèce les producteurs de biens installés en Israël” : les lois contre les discriminations en tous genres ne visent pas à protéger des entités définies par leur rôle économique. C’est le moment ou jamais de les relire.


  40. Crapaud Rouge Le 10 novembre 2015 à 13h25
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    En tout cas, chapeau à Olivier ! Ce sujet ne m’intéressait pas trop, mais là, avec tous ces billets pertinents, il devient tout à coup passionnant !


  41. Morane Duranton Le 10 novembre 2015 à 13h42
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  42. Maria Le 10 novembre 2015 à 13h54
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    On pourrait commencer par faire une liste de choses qu’il ne faut pas boycotter , linux, le moteur de recherche qwant , le réseau social diaspora, l’alimentation locale et bio , les DNS de Yandex ( ça ils n’aiment pas du tout ^^)


  43. luc Le 10 novembre 2015 à 14h03
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    moi je suis scandalisé par la politique étrangère de la france, c’est pourquoi, même si c’est interdit, j’appelle au boycott des produits français


  44. Micmac Le 10 novembre 2015 à 14h12
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    Désolé, mais ce n’est pas nouveau. L’appel au boycott est interdit en France depuis longtemps. J’ai passé la quarantaine et je sais depuis que je m’intéresse à la politique que l’appel au boycott est interdit.

    C’est effectivement scandaleux, car l’appel au boycott est à mon sens une composante essentiel de la liberté d’expression et une des armes du combat politique.

    Par contre, je ne pense pas que cette interdiction a pour origine la défense d’Israël, ou la politique internationale en général. Cette interdiction a évidemment été dictée par la peur du patronat de voir la population voter avec son porte monnaie en cas de luttes sociales, par exemple. Imaginez le boycott de voitures Renault pendant une grève chez Renault, à titre d’exemple? Inacceptable à leurs yeux.

    Ou bien le boycott organisé des entreprises violant certaines normes sociales ou environnementales… et bien c’est interdit dans notre cher et beau pays, et pour cause. Et ça n’a rien à voir avec Israël, même si certains lobbies s’en servent pour le défendre aujourd’hui.

    Il faut abroger cette loi stupide.

    Surtout que les libéraux ne cessent de nous rabaisser au rend de simple “citoyen consommateur”, alors que cette loi anti-boycott nous interdit d’utiliser le peu de droits inhérents à ce statut (déjà peu enviable).

    Les instructions sont clairs. En somme : “Consomme ce qu’il y a de moins cher -sinon, c’est une atteinte à la concurrence- et ferme ta g…”.


    • Crapaud Rouge Le 10 novembre 2015 à 18h06
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      Désolé, mais ce n’est pas nouveau. L’appel au boycott est interdit en France depuis longtemps. J’ai passé la quarantaine et je sais depuis que je m’intéresse à la politique que l’appel au boycott est interdit.” : dans ce cas, ça fait longtemps que cet interdit est fondé sur une interprétation contestable du droit anti-discrimination.

      La référence est ici : http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000006165298&cidTexte=LEGITEXT000006070719

      Je cite : 1) “Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison de leur origine, (…)” 2) “Constitue également une discrimination toute distinction opérée entre les personnes morales à raison de l’origine, (…)

      Dans ces phrases, la locution à raison de doit être comprise comme “la seule cause (le seul motif) étant”, ce qui a pour effet de considérer ce motif comme étant arbitraire, le vrai motif restant inavouable et illégitime (la haine).

      Or, dans cet appel à boycotter les produits israéliens, le motif n’est pas que ces produits soient israéliens, il est ailleurs, dans la politique israélienne à l’égard des Palestiniens. Il est clair que les produits visés sont israéliens, mais il est tout aussi clair qu’ils ne sont pas visés seulement parce qu‘ils sont israéliens. Il n’y a pas de motif inavouable et haineux, mais, au contraire, un motif clairement avoué et humaniste, lequel pourrait concerner toutes autres nations/états/peuples/nationalités/origines.


  45. ioCaou Le 10 novembre 2015 à 14h49
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    Intéressant, dans la foulée ils devraient interdire la publicité tant qu’ils y sont. Puisque faire de la publicité est un appel à consommer un produit donné au détriment des produits concurrents et est donc par extension discriminatoire envers leurs producteurs … non, mieux, par soucis de complète équité on devrait obliger toute publicité à faire tant l’apologie des produits concurrents que celle du produit qu’elle promeut au depart … lol.

    Quand la Justice elle même commence à confondre *l’égalité en droit* qu’elle est supposée appliquer et protéger pour tenter d’imposer une “pseudo égalité absolue” sans fondement qui n’est vraiment qu’un nivellement par le bas niant les libertés fondamentales de penser, d’avoir une opinion et de la manifester, on est pas loin de toucher le fond.


  46. Caliban Le 10 novembre 2015 à 15h29
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    C’est hallucinant.
    Porter préjudice aux intérêts économiques est illégal et bafouer le Droit international et les Droits de l’homme, la norme.

    Homo-economicus de facto et de juris. Ubi et orbi, de quoi en perdre son latin.


  47. Chris Le 10 novembre 2015 à 15h46
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    J’aimerais bien que les juges de la Cour de Cassation m’explique quelle est la différence entre boycott et embargo ?


    • Caliban Le 10 novembre 2015 à 17h42
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      Embargo c’est quand les étatsuniens sont pour.
      J’ai bon ?


    • gryzor Le 10 novembre 2015 à 19h30
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      Exactement. J’attends pour ma part que la France se condamne elle-même pour avoir (et continuer de) forcer l’ensemble de ses résidents à boycotter divers produits et services russes.


      • Maria Le 10 novembre 2015 à 20h00
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        je ne crois pas que les sanctions nous interdisent d’utiliser des services ou produits russes . Si je me trompe ne me laissez pas dans l’ignorance . Je crois que les sanctions concernent surtout les avoirs à l’étranger et les déplacements de certaines personnalités . Peut-être aussi des restrictions sur les marchés financiers . OB saurait sûrement nous éclairer 🙂


    • Joséphine Le 11 novembre 2015 à 13h04
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      Dans les faits le boycott revient au même qu’un embargo: c’est une mesure économique de représailles. Or selon la résolution 2625 (XXV) du 24 octobre 1970 des Nations Unies « aucun État ne peut appliquer ni encourager l’usage de mesures économiques, politiques ou de toute autre nature pour contraindre un autre État à subordonner l’exercice de ses droits souverains et pour obtenir de lui des avantages de quelque ordre que ce soit » A part lorsqu’il est prévu et organisé par le chapitre 7 article 41 de la Charte des Nations Unies, voté par le Conseil de sécurité l’embargo est illégal. Je crois qu’il y a d’autres cas dans le droit international économique comme les accords du Gatt, mais c’est dans un contexte de rétorsion face à un comportement illicite initial.
      Toujours est il qu’il n’y a personne pour sanctionner l’Etat et les Etats coupables.

      Par contre, la cour de cassation fait référence à une loi de 1881. Or je ne pense pas que le mot “nation” renvoyait à la chose qu’aujourd’hui. Effectivement, je ne comprends pas ce qui autorise une cour nationale à statuer sur quelque chose qui concerne une autre nation. Or la société civile n’est pas reconnue en droit international. On en revient aussi à la question de savoir qui a des droits (et devoirs): l’individu ou le citoyen. Si c’est le citoyen, dans la mesure où on est en démocratie, sa volonté est censée se retrouver dans les décisions et la politique menées par ses élus représentants du peuple. Si c’est l’individu, à qui les Droits de l’Homme confère des droits contre la la tyrannie de ses gouvernants, de quelle juridiction relève ses actes alors?


  48. Andrae Le 10 novembre 2015 à 17h01
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    L’appel à un boycott -mouvement BDS- va bcp plus loin qu’un boycott des produits qui proviennent d’Israel.

    C’est B: boycott. De produits bien sur, mais aussi de liens culturels, visites, tourisme, etc.

    D: ‘divestissement’, ou dé-investissement, cad. ne pas investir en Israel, et se débarasser des actions, participations, etc. dans des compagnies Israéliennes, ou a majorité d’actionnaires Israéliens.

    Bcp de semi-grands organismes ont suivis, comme énormément d’églises, des Universités, des cercles de journalistes, des Syndicats (les principaux en Irlande p. ex.) Pas des gouverments.

    p. ex. (anglais) *super typique* http://www.israeldivestmentcampaign.org

    S: c’est pour Sanctions. Bien sur, zero pour l’instant.

    Donc ce qui fait peur à Israel (Gouvernement) c’est le tous-azimuts de BDS, il ne s’agit pas d’empecher des ménagères d’acheter des avocats, ou comme dans le temps, des oranges de l’Afrique du Sud.

    Et cette campagne a de l’impact, c’est affolant pour Israel. Donc il faut actionner tous les leviers possible pour mettre un hola. Et la France, heh, elle obéit.

    Un temps, les gens disaient qu’Israel était devenu l’Etat no. 51 des USA, pour toutes les raisons qu’on connait. Il y a un candidat pour no. 52.


    • zzef Le 12 novembre 2015 à 11h09
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      J ai plus l impression que c’est les etat unis qui deviennent un province israélienne (cf Mearsheimer and Walt ) avait les réseau d influence comme l aipac, anti defamation league…. les modèles du crif et autres officine israéliennes en france.


  49. JARGOT Le 10 novembre 2015 à 17h04
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    Pourquoi nous permet-on encore de descendre dans la rue pour manifester contre les guerres menées par tel ou tel Etat? Ou d’écrire des articles les critiquant? Après tout, cela peut aussi être considéré comme discriminatoire à l’égard d’une Nation…
    Par contre, les sanctions contre la vilaine Russie du vilain Poutine, ça, ce n’est pas discriminatoire. Deux poids, deux mesures: le pouvoir en place peut tout se permettre, le citoyen doit la fermer.
    Jeunes gens, attention, la liberté d’expression est en danger, grave!


  50. Koui Le 10 novembre 2015 à 17h09
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    il me semble que plutôt que de boycotter les produits israéliens, ce qui est illégal, on pourrait faire campagne pour que le gouvernement Français sanctionne certaines marques de produits comme les oranges JAFFA (ca me rappelle le boycott des oranges OUTSPAN sudafricaines). Le but ne doit plus être que les gens sanctionnent eux mêmes ces marques comme consommateurs, ce qui est illégal, mais bien sur qu’ils fassent pression sur les politiciens pour que le boycott soit une sanction française, européenne, mondiale, et au delà, cosmique. Appelons un chat un chien puisque c’est ce qu’exige le droit et la gauche gouvernementale.



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