Source : Marianne, Stéphane Trano, 09-01-2017

On ne peut pas blâmer les Démocrates américains de tenter, par tous les moyens, de masquer la portée de leur échec en l’attribuant à toutes sortes de motifs, même les plus fantaisistes. La pilule est certes amère. Toutefois, la part la plus intéressante de cette hystérie collective est le phénomène d’auto-persuasion qui en est le moteur et que la plupart des grands médias du pays alimentent.

CBS News

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L’argument numéro un des perdants est la faillite du système électoral et, en particulier, le fait que la candidate démocrate, Hillary Clinton, a remporté le scrutin populaire. C’est oublier que la situation, même si elle n’est pas commune, s’est produite à quatre reprises au cours de l’Histoire des Etats-Unis, et qu’elle ne constitue pas de difficulté particulière aux termes de la Constitution. De plus, le 115ème congrès, sorti des urnes le 8 novembre 2016 et en fonction depuis le 3 janvier 2017, a vu 52% des électeurs voter pour les Républicains au Sénat et 55% à la Chambre des représentants. Il n’y a donc aucune anomalie dans les élections de 2016 de ce point de vue.

Le second argument est celui du piratage informatique à grande échelle des élections, sur ordre du président russe Vladimir Poutine, afin de faciliter l’élection de Donald J. Trump. Là encore, l’idée ne tient pas debout. Aucune trace de défaillance dans le nombre limité de votes électroniques aux élections n’a été décelée. Les services du renseignement américain, en dépit de leur conviction affichée selon lesquelles il existe un indice « haut » de confiance dans le fait qu’il y a eu piratage, ne sont pas tenus de produire le moindre élément de preuve au public, puisque de telles informations sont par essence classées « secret défense ». Il faut donc les croire sur parole.

Poussés par ceux qui demeurent sceptiques sur la manière dont on s’y prend pour influencer le résultat d’une élection par des moyens électroniques, des experts affirment, par dizaines, que le régime russe a répandu de « fausses informations » à grande échelle afin de porter atteinte à l’image de la candidate Hillary Clinton. Les mêmes sont incapables d’expliquer concrètement comment l’on s’y prend et pourquoi il faut des « hackers » pour influencer les esprits dans leur choix lors d’un vote.

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Une mauvaise candidate

Hillary Clinton n’a eu besoin ni de Vladimir Poutine, ni de Julien Assange et encore moins de « pirates » pour perdre les élections de 2016. Ce ne sont pas de prétendues « fausses » informations qui ont heurté sa réputation déjà bien entamée auprès de nombreux électeurs américains, par exemple, dans l’affaire des emails, mais au contraire, son refus obstiné de prendre cette affaire au sérieux et de répondre aux interrogations. On ne voit pas, non plus, quelles « fausses » informations ont poussé l’électorat noir américain à se sous-mobiliser lors du vote du 8 novembre, ou les femmes et les plus jeunes à bouder sa candidature, après la défaite de Bernie Sanders lors des primaires démocrates.

Hillary Clinton, dont l’ambition n’est pas éteinte par la défaite, a affiché un visage froid, autoritaire et cassant, durant sa campagne. Elle n’a pas su développer un programme à la fois lisible et crédible, qui aurait pu emporter un vote, à la fois populaire et du collège électoral, si tranché qu’il n’y aurait eu aucune contestation. Comment, en effet, se revendiquer de l’héritage de Barack Obama, lorsque cet héritage peine à brandir autre chose que l’Obamacare, dont même les démocrates savent qu’il n’est pas financé au-delà de 2017 et coûte, en réalité, une fortune au regard des bénéfices qu’il apporte ?

Photo: Sur les 3145 kilomètres de frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, un tiers est déjà protégé par un mur, la poursuite de sa construction étant gelée depuis 2010, en particulier pour des raisons environnementales.

Photo: Sur les 3145 kilomètres de frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, un tiers est déjà protégé par un mur, la poursuite de sa construction étant gelée depuis 2010, en particulier pour des raisons environnementales.

Mensonges et déni

Car au-delà de cette loi sur la santé qui n’est en rien un système généreux et égalitaire tel qu’on le pense du côté des Européens, c’est le vide. Même si le Secrétaire d’Etat John Kerry blâme ces derniers jours le gouvernement anglais, prétendant qu’il est à l’origine de l’incapacité d’Obama à agir plus concrètement et durablement au Moyen-Orient contre l’état islamique, la mémoire de tous est par chance encore assez fraîche pour se souvenir que les huit années de ce président ont été celles d’une grande hypocrisie diplomatique et militaire. Mais le déni, dans ce domaine comme dans bien d’autres, est plus puissant que la mémoire.

Les âmes sensibles sont outrées par l’idée de construire un mur à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. On a beau leur montrer les mille kilomètres de ce mur déjà construit, y compris sous le premier mandat d’Obama, cela n’a guère d’effet et n’entraîne aucune interrogation sur les raisons pour lesquelles le bon président n’en n’a pas retiré une seule pierre.

Un autre exemple est celui de la crise financière de 2008 et du retour au « plein emploi » huit ans plus tard : quel président n’aurait point réussi ce « prodige » en creusant le déficit de son pays, comme Barack Obama l’a fait, de près de 5000 milliards de dollars ?

La période 2008-2016 n’a pas non plus été celle de législations majeures en matière d’armes à feu, d’incarcérations, de recul de la peine de mort, de maîtrise des frais de scolarité ou de gestion des prêts étudiants parvenus à des hauteurs astronomiques.

Quel est donc ce succès dont les Démocrates se revendiquent au juste? Est-ce celui des villes défigurées sous les coups de boutoir du géant Amazon, à la fois propriétaire du puissant Washington Post et importateur massif de toutes les chinoiseries possibles qui inondent un marché américain ou l’on ne sait plus fabriquer une chaussette? Est-celui de Saint Zuckerberg, le jeune patron de Facebook, “le” média des “millénaires” qui ne savent plus à quoi ressemble un livre et qui entre désormais en politique avec de hautes ambitions? Est-ce celui du mariage gay et de la dépénalisation du cannabis, hautes priorités s’il en est dans un monde où tout le monde se fout des 250 000 morts du Sud Soudan, bien moins “sexy” que ceux de Syrie?

Quel héritage Obama?

Alors, que reste t-il de cet héritage Obama, au juste ? Une posture, bien évidemment. Après George W. Bush et le mensonge irakien, n’importe quel président aurait été auréolé de gloire. On attendait d’Obama, toutefois, un peu plus qu’un physique avenant, un talent rhétorique et l’humour dont il a tant usé. Car c’est à ce que laisse un président que l’on mesure son impact, pas à sa performance sur la scène du pouvoir. L’Amérique n’est pas plus sympathique dans le monde qu’elle ne l’était avant son arrivée, ni plus sûre, ni plus égalitaire. Mais elle a la chance d’être un pays pragmatique : en ramenant au pouvoir, contre toute attente, les Républicains, elle a flanqué une gifle magistrale aux « progressistes » qui se croyaient tout permis. Elle ne l’a pas fait par folie ou par irresponsabilité mais parce qu’elle a confiance dans la capacité de ses institutions à « encaisser » ce type de choix démocratique, si perturbant soit-il pour des milieux qui s’estiment mieux éduqués et éclairés que les autres. On appelle cela l’alternance, une banalité que les Démocrates veulent aujourd’hui faire passer pour un scandale et une catastrophe.

Cherchez l’erreur.

Source : Marianne, Stéphane Trano, 09-01-2017

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

73 réponses à Le Grand Mensonge des Démocrates Américains, par Stéphane Trano

Commentaires recommandés

Jean Le 24 janvier 2017 à 05h37

Vous êtes durs avec Obama, c’est quand même un bon joueur de basket, un chanteur honorable et un danseur qui fait de son mieux.

  1. Raoul C, Le 24 janvier 2017 à 02h06
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    «en creusant le déficit de son pays, comme Barack Obama l’a fait, de près de 5000 milliards de dollars ?»

    Ce n’est pas le double ? Passant de 10,6 billions (français) à 19,5 billions (français).

    http://www.usgovernmentspending.com/federal_debt

    Ceci dit:

    https://www.thebalance.com/national-debt-under-obama-3306293


  2. FracoisG Le 24 janvier 2017 à 02h30
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    Il a été démontré depuis de nombreuses années que selon le type de scrutin électoral que l’on utilise, le résultat peut être diamétralement opposé.
    Là, n’est pas le problème puisque les règles sont connues d’avance.
    Les remettre en question parce qu’on a perdu, c’est non seulement se montrer mauvais-perdant mais de surcroît faire preuve qu’on ne méritait pas de gagner.
    Et j’ajouterai : ni de participer.

    Et c’est bien ce que j’ai décidé. Comme les regles électorales en euroland sont faussées, à quoi bon participer? Quelque soit le résultat du scrutin, c’est l’union européenne qui décide. Des élections où le résultat ne change rien? Non merci, j’ai mieux à faire.


    • FracoisG Le 24 janvier 2017 à 02h38
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      Et qu’on ne vienne pas me baratiner que je donne ma voix au parti qui gagne. Non! Puisqu’il n’y a pas de partis.
      Quand une majorité fera comme nous, vous verrez, les règles de jeu seront revues.


      • MinL Le 24 janvier 2017 à 07h33
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        Malheureusement c’est déjà ce qu’une majorité fait … et on ne peut pas vraiment dire que le changement de règles est sur le tapis. Rappelez vous de Karine Daniel : https://www.les-crises.fr/a-tous-les-naifs-du-vote-blanc-karine-daniel-une-star-est-nee-ou-pas-car-avec-7-des-citoyens/


      • s Le 24 janvier 2017 à 07h57
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        Mélenchon n’est pas Fillon, tout de même.


        • Gilles Le 24 janvier 2017 à 11h38
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          Si vous ne voyez pas de différence, on ne peut pas grand chose pour vous.
          Avez-vous seulement lu leurs programmes respectifs ?

          Franchement, ce genre de commentaire, apporte quoi au débat? à flatter votre égo ? On n’est pas sorti de l’auberge avec ce genre de réflexions….


          • Gilles Le 24 janvier 2017 à 16h12
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            Vous voulez que ça change ?? non, oui,non,oui ??? si oui Alors rejoignez le mouvement « la France insoumise » : https://www.m6r.fr/

            Un mouvement qui veut véritablement et radicalement changer le système :
            Constitution écrite par une assemblée constituante (avec des constituants choisis par vous)et validée par référendum. Une vraie république (la 6°): le pouvoir au peuple.
            Quelques objectifs, entre autres : Changement de constitution, planification écologique, sortie des traités Européens et de l’euro, sortie de l’OTAN, abrogation de la loi « El Khomri », possibilité de révocation des élus, séparation des banques, etc ……..
            Et, cerise sur le gâteau, s’il est élu, JLM sera démissionné automatiquement dés la nouvelle constitution adoptée au plus tard en octobre 2019. Ce qui représente un changement fondamental pour le futur président de n’avoir en tête que l’intérêt général et d’appliquer à la lettre le programme pour lequel il aura été élu.


          • SPARTACUS Le 24 janvier 2017 à 17h25
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            Gilles, sauf votre respect, je ne vois effectivement aucune différence entre les candidats autorisés. De Le Pen à Mélanchon, quel que soit le gagnant de mai 2017, la france continuera à s’endetter auprès de banques privés en empruntant de la fausse monnaie et c’est nous qui rembourseront avec nos impôts … Cà s’appelle “l’esclavage par la dette”. Impossible d’obtenir 500 signatures si l’on tente de remettre cela en question. Donc rien de nouveau sous le soleil, le système est totalement vérouilléb et les forts peuvent continuer tranquillement à dominer les faibles 🙁


        • fanfan Le 24 janvier 2017 à 15h56
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        • RGT Le 24 janvier 2017 à 20h31
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          Vous croyez sincèrement que Mélenchon pourrait changer quelque chose vous ?

          Le président a très peu de pouvoirs en fait.

          S’il “navigue dans le sens du vent” défini par les ploutocrates tout se passera bien, mais s’il ne suit pas leurs consignes il ne pourra rien faire car l’Assemblée et le Sénat bloqueront TOUT, que ces assemblées soient de “droite” ou de “gauche”.
          Il pourrait même avoir un “accident de la vie”.

          A moins que le président ne lâche quelques barbouzes (non corrompues ?) pour faire officieusement un peu de “ménage” et faire comprendre aux oligarques que leur temps est révolu, rien ne changera.

          N’oubliez jamais que la violence des oligarques et de leurs larbins bien costumés est largement supérieure à celle de Daech et des “égorgetteurs modérés”, mais qu’elle est totalement ignorée, voire même victimisée quand ils se font déchirer leurs beaux costards à 50 SMIC.


          • Albert Le 25 janvier 2017 à 08h51
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            Un homme politique c’est la force qui le soutient. Je ne suis pas sûr effectivement que les électeurs de Mélenchon se battront par tous les moyens pour faire passer ces idées. C’est pourquoi et pour d’autres raisons que les vôtres je partage votre scepticisme.


        • wesson Le 24 janvier 2017 à 21h10
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          le système Français (5eme république) est en réalité une quasi monarchie, et celui qui en est le roi dispose de pouvoirs considérables, comparativement bien plus grand que pour un président Américain.

          Mélenchon, si il arrives et mets en place la 6ème république (cad l’assemblée constituante), c’est déjà une occasion en or et unique de rebattre un peu les cartes.

          Il se dit même prêt à faire trancher de prévisibles blocages institutionnels par la voie référendaire (par exemple, sur la taxation à 100% des revenus au dessus de 400 K€ / an). Si il le fait, on est parti pour une époque que l’on enseignera encore dans 1 siècle comme révolutionnaire.


          • Briska Le 25 janvier 2017 à 09h30
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            C’est plutôt le septennat qu’il faudrait remettre au goût du jour.


            • step Le 26 janvier 2017 à 00h41
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              ça peut faire parti des modifications d’une constituante


        • roflmaousse Le 26 janvier 2017 à 14h33
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          j’aime bien Melenchon mais les incantations font pas un programme. dans sa derniere interview avec Polony, elle a appuyé là ou ça fait mal : Mitterrand. Elle n’a eu qu’à pointer les renoncements de 1983 pour que JLM pete les plombs, soutenant qu’il n’avait pas eu le choix. Il faudra juste qu’il nous explique pourquoi il pense qu’il aura plus le choix que Mitterrand, d’autant plus que tout s’est radicalement durci depuis les années 80 et que l’etat a infiniment moins de marge de manoeuvres face à l’europe, Tsipras en sait quelque chose…


      • Raoul Le 24 janvier 2017 à 10h29
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        Le système se satisfait très bien d’une abstention massive et lorsque cela le dérangera trop (c’est-à-dire que cela fera trop désordre), il rendra le vote obligatoire. On pourra voter blanc, mais comme les votes blancs sont peu visibles au contraire de l’abstention, le problème d’image sera résolu.

        Ceci étant, je suis d’accord avec vous, les dés sont pipés.

        Néanmoins, vous ne pouvez PLUS dire que quel que soit le résultat du scrutin, c’est l’Union européenne qui décide. Pour la première fois, peut-être, un candidat ayant placé en première action la sortie de l’Union européenne devrait pouvoir se présenter.

        Libre à vous, donc, de voter pour lui si ce qu’il propose par ailleurs vous convient.


      • reveur Le 25 janvier 2017 à 22h21
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        J’aimerai avoir votre optimisme, car même avec 12.5% des inscrits ils sont élus (http://www.ensemble44-fdg.org/legislative-partielle-karine-daniel-elue/). Ils ou elles le seraient élus même avec 0.01% des inscrits et revendiqueraient leur victoire plus fort encore avec la participation des médias.
        Je ne vote plus depuis longtemps et peut-être n’aurai-je jamais du voter.


    • Raoul C, Le 24 janvier 2017 à 04h12
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      « Il a été démontré depuis de nombreuses années que selon le type de scrutin électoral que l’on utilise, le résultat peut être diamétralement opposé.»

      Ajoutons que si le mode de scrutin était changé (à l’avance), le résultat serait probablement différent en nombre d’électeurs (de base) pour chaque partisan.

      En effet, les Républicains ne font plus campagne en Californie ou à New York puisque l’intégralité des délégués (grands électeurs) vont au gagnant (qu’il gagne par 51 % ou 100%). Les Républicains font donc campagne dans de nombreux petits États qui leur sont plus rentables.

      Si un système proportionnel était instauré aux États-Unis, les Républicains feraient à nouveau campagne en Californie et à New York (et délaisseraient des petits États peu populeux) puisque chaque vote compterait. Il est fort probable alors que le vote populaire évoluerait également en leur faveur.

      Bref, les récriminations des démocrates ne sont guère recevables (« mauvais perdants !») et on ne peut pas conclure qu’un système proportionnel aurait donné nécessairement deux millions de voix de plus à Hillary si ce système avait été adopté comme règle *avant* ces élections.


      • sissa Le 25 janvier 2017 à 16h32
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        Raisonnement franchement douteux.
        Ce qui est vrai pour les républicains en Californie l’est également pour les démocrates dans de nombreux états du Sud de la rivière Ohio ou de l’Ouest du fleuve Mississippi.Eux aussi feraient campagne dans des zones qu’ils délaissent..
        Bref, il y aurait certains réajustements pour les républicains et d’autres pour les démocrates.
        Il n’est d’ailleurs pas sûr que ces réajustement soient si importants que cela: en réalité, la structure du vote plutôt démocrate en milieu urbain et plutôt républicain en milieu rural est largement constante.


    • Fritz Le 24 janvier 2017 à 07h46
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      “Quelque soit le résultat du scrutin, c’est l’Union européenne qui décide” : certes, telle est la règle non écrite de l’oligarchie européenne. Mais il y a un contre-exemple. Le 7 mai 2015, David Cameron gagnait les législatives en Grande-Bretagne ; le 23 juin 2016, pour respecter ses engagements de campagne, il organisait le référendum du Brexit.

      Cela, l’Union européenne ne l’a pas décidé, ni voulu, ni même prévu.

      Et vu le spectacle grandiose des primaires du PS, quelque chose me dit qu’un second tour Le Pen – Mélenchon n’est pas exclu pour le 7 mai 2017.


    • icilombre Le 24 janvier 2017 à 07h50
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      “Comme les règles électorales en euroland sont faussées, à quoi bon participer?”

      Et pourtant …vous avez le choix de voter pour un candidat qui propose de sortir de l ‘ euroland .
      Pas de “renégocier”, comme le proposent les renégats,
      mais de sortir de l’UE, de l’Euro et de l’Otan.


    • Bruno Kord Le 24 janvier 2017 à 08h45
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      Et bien votez donc pour un candidat qui proposera de sortir de l’Union Européenne. Il y en aura probablement un.
      Ou alors, continuez donc à participer au concert de ceux qui ne veulent jamais s’engager mais qui se plaignent du résultat de leur abstention. Vous aurez la bénédiction du “système” et de tous les eurocrates réunis.


    • 20-100 Le 25 janvier 2017 à 10h09
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      Tout à fait d’accord, j’ajouterais qu’il serait sans doute nécessaire de ressortir des placards les crimes de “trahison”. Mettre en doute ou organiser des manifestations contre des élections ou des référendums (Brexit) dont l’issue est claire et ne peut être remise en cause devrait faire l’objet de poursuites. Si les Etats ne réagissent pas en ce sens la démocrasssssie deviendra invivable.


  3. antoun Le 24 janvier 2017 à 04h13
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    excellent article mais il manque des donnees style 24% de chomage plutot que 5% dut aux trucages des statistiques par l,administration obama!EN 2008 09! l,effondrement de l,emploi industrielle et les emplois creer tant vanter sont a 90% feminin est dans le secteur tertiare style serveuse barmaids etc… plus les assasinnats cibles bien plus importante que sous bush junior les coups d,etats et tentatives de coup etats en amerique latine en afrique et asie! plus les septs pays bombardes et ravages par l,us air force jamais un prix nobel n,auras aussi peu meriter le prix nobel de la paix la plus grande escroquerie politique de l,histoire recente!!!


    • Fritz Le 24 janvier 2017 à 07h36
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      Obama a reçu le prix Nobel à cause de ce qu’il était, pas à cause de ce qu’il a fait.

      Ce qu’il était : un symbole black et cool, qui permettait à l’Europe soumise d’adorer son maître transatlantique. Privée de son référent, la Sainte Union européenne n’a plus qu’à serrer les rangs autour de sa Führerin Angela.


      • tepavac Le 24 janvier 2017 à 09h54
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        «Nous avons reçu la permission de la plus haute autorité de ce monde de pouvoir désormais faire passer nos intérêts en priorité», a déclaré le Premier ministre hongrois, Vicktor Orban, lors d’une conférence de presse ce 23 janvier.

        Bien que ce soit ironique, on peut en dire autan de la commission Européenne.


      • tom Le 24 janvier 2017 à 12h10
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        @Fritz, J’ajouterai a votre commentaire que si le prix nobel devait etre donne a la fin de Obama mandat, l’aurait -il recu?
        D’autres parts selon certaines sources de la CIA Merkel va bientot se retirer de sa fonction pour etat de sante et peut etre ne pa revenir.


  4. STOP Le 24 janvier 2017 à 05h21
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    Teu-Teu-Teu-Teu-Teu-Teu-Teu !

    Doucement, pas trop vite, sinon nous perdons l’essentiel.

    1) Les révélations Wikileaks étaient déjà annoncées le premier Trimestre 2016.

    2) Elles ont fait l’objet de plusieurs enquêtes et rapports par plusieurs administrations (avant l’été 2016.)

    3) Elles sont montées en puissance par la stratégie des révélations de Wikileaks, 1 mois avant le scrutin.

    3) Si St Thomas ne suffit plus, mieux vaut perdre la vue.

    4) Les multiples rebondissements ne servent qu’une lamentable diversion.

    5) Trump n’a pas le choix. Fack or not too fack… This is not the question…!!!

    6) Les révélations confirment les raisons du malaise de nos démocraties, de la corruption à la faillite et explique pourquoi la violence et le mensonge remplacent aujourd’hui l’état de droit.

    7) Mentir plus, pour Trumper moins, la Clinton démocrate a très mal joué, depuis… toujours.

    Comme chez nous, hélas.


  5. Jean Le 24 janvier 2017 à 05h37
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    Vous êtes durs avec Obama, c’est quand même un bon joueur de basket, un chanteur honorable et un danseur qui fait de son mieux.


    • Duracuir Le 24 janvier 2017 à 09h48
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      Vous oubliez l’incontestable talent de comique en stand up.


    • Crundchu Le 24 janvier 2017 à 11h07
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      Vous oubliez ses performances au golf !
      C’est quand même un type qui a atteint un niveau quasi professionnel. Normal, il avait le temps.


    • Guadet Le 24 janvier 2017 à 11h38
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      Une admiratrice d’Obama avec qui je discutais son bilan m’a dit très sérieusement : “L’important, c’est qu’il était beau et noir”
      Sûr que Trump est mal parti sur ce plan là.


      • Fritz Le 24 janvier 2017 à 15h52
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        Et cette admiratrice a le droit de vote ? Ça fait réfléchir.
        Je suis pourtant très attaché au suffrage universel.


        • Jean Aymard Le 24 janvier 2017 à 18h26
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          Comme a pu dire Churchill:
          “Le meilleurs moyen de vous dégoûter de la démocratie, c’est de discuter un quart d’heure avec un électeur moyen.”


      • samos Le 24 janvier 2017 à 20h24
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        Cette admiratrice d ‘Obama ressemble beaucoup à la fameuse Nicole Bacharan franco américaine, “spécialiste de la politique américaine” qu’on a connu jadis plus pertinente
        qui a répondu à la question d’Yves Calvi de la chaine LCI ” que gardez vous de la Présidence Obama” ? La réponse de la midinette Nicole Bacharan: “Qu’il était beau smart et noir ”
        On ce croirait à un concours de de mannequinat !!!!
        Dans la même verve, après avoir critiqué Trump. …… et “Hilary si élégante dans ses tailleurs et ses colliers de perles”……..


    • Raoul C, Le 25 janvier 2017 à 00h05
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      Il lisait très bien (le menton levé, la tête allant d’un côté à l’autre) les discours des autres apparaissant sur les prompteurs (il était nettement moins « fluide » sans ces prompteurs).

      Il savait aussi écraser une larme au bon moment (avec un mouchoir prêt à utiliser de manière très métrosexuelle).

      Ah, n’oublions pas aussi ses deux autobiographies quelque peu fictives si l’on en croit certains (http://www.steynonline.com/7677/a-new-dawn-a-new-don).


  6. Duracuir Le 24 janvier 2017 à 09h47
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    Stephane Trano est probablement un des seuls journalistes interessants à lire sur Marianne depuis l’invasion des transfuges de l’Obs, Renaud Dely oblige. Ses articles sont vraiment interessants et détonnants. Est ce la raison pour laquelle il est si rare?


  7. Lysbeth Levy Le 24 janvier 2017 à 10h00
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    Je ne connaissais pas ce journaliste mais il remet les pendules à l’heure, étant donné les fausses nouvelles lancées à tout va par la presse “contre Trump”, “pour Clinton”, il fallait bien le dire, Obama a menti sur ces intentions (comme tout homme politique) et son bilan est plus que passable au regards des espoirs qu’ils l’on porté au pouvoir. Oui tout ce qu’on nous dis sur les Usa d’Obama est surestimé : la soit disant “obamacare” qui n’est en rien l’équivalent de notre SS, ni les fameux murs qui existent déjà et la déportation d’immigrés de l’ordre de 2,5 millions de personnes dont des enfants !. Les médias ont beau lui tresser des couronnes de lauriers il a déçu la communauté “noire” qui continue de souffrir du racisme, discriminations et de meurtres faciles par la police ! Le chômage massif est là et la pauvreté encore plus grandissante. Les SDF sont violenté par la même police, rejetés voir assassinés sans doute ils n’ont pas la CB assez pleine.


    • Catalina Le 24 janvier 2017 à 18h14
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      euh…. ça fait seulement trois jour qu’il est président…..et si on attendait de voir avant de faire des plans sur la comète ?


  8. Dva Le 24 janvier 2017 à 10h31
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    Perso je surveille la Bourse …,voir si les actions ( déjà à des niveaux stratosphériques par rapport aux vraies valeurs des actifs…) surrévaluées continuent à monter sous la présidence de Trump…Le crash à venir et la banqueroute des USA auront tôt fait de remettre les prédateurs habituels Bildenberg en selles …Comme quoi Trump pourrait bien être le’ pigeon utile’ à ces fins…


  9. christian gedeon Le 24 janvier 2017 à 10h44
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    Quand on fera le vrai bilan des années Obama/Clinton,et on n’en est qu’au début,un grand frisson parcourra l’échine des gens. Ce tandem a proprement été malfaisant. Lybie,Syrie,Boko haram,Yémen,déstabilisations africaines,révolutions “oranges ” de l’est,chaos en Afghanistan,guerres d’Irak,et en Amérique du Sud,renversement de Roussef,renversement “démocratique ” de régime en Argentine,et on en passe…et au plan intérieur,communautarisation à tous crins,et surtout l’immense arnaque de”l’obamacare “devenu une espèce d’incantation,alors qu’il ne profite en fait qu’aux compagnies d’assurances privées…


    • tachyon Le 24 janvier 2017 à 11h16
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      Ajoutons les années Johnson/Nixon/Ford/Carter/Reagan/(Bush père et fils) et le désastre s’étend sur plus d’un demi siècle …


      • christian gedeon Le 24 janvier 2017 à 13h42
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        Je ne peux pas être d’accord en ce qui concerne Nixon,Ford ou Reagan,pour des raisons assez différentes.Quitte à faire hurler,Nixon a été un grand président,(et le Watergate qui a fait tellement de bruit et rendu célèbre deux “journalistes”,c’est quand même plus pratique qu’une balle dans la tête comme pour Kennedy).Ford a été médiocre,mais honnête homme. Et Reagan,qu a été la risée des européens,a été un président plutôt cool,et efficace dans sa politique étrangère. C’était “avant “…l’après a commencé avec la financiarisation à outrance,et la “globalisation “… le tournant s’est fait avec Carter qui a laissé partir à veau l’eau la politique extérieure américaine,et a impulsé un mouvement décisif à la globalisation…je rappelle quand même que pas de Carter,pas de révolution (sic!) iranienne(resic!).Et cette “révolution ” a été le premier domino de la grande destruction du MO…


        • Kilsan Aïetous Le 24 janvier 2017 à 15h00
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          “C’était “avant “…l’après a commencé avec la financiarisation à outrance,et la “globalisation “… le tournant s’est fait avec Carter …”

          Carter, c’était avant Reagan.


        • Jean Aymard Le 24 janvier 2017 à 18h32
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          Bien que je sois un fervent soutient de mon pays, mais, c’est quand même la France qui a hébergé l’ayatollah Khomeyni à Neufle-le-Château…Et qui l’a laissé repartir tranquillou…


    • Siblius Le 24 janvier 2017 à 11h48
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      il n’y aura jamais de bilan, qui le fera? qui le lira?


  10. caliban Le 24 janvier 2017 à 11h29
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    Cela fait du bien d’entendre un autre son de cloche concernant Saint Obama.

    On rappellera aussi que le prix nobel de la paix est – de loin – le plus grand vendeur d’armes au monde.

    http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Les-Etats-Unis-dominent-le-marche-des-ventes-d-armes-_NG_-2012-08-28-846932
    http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/interactif-le-classement-mondial-des-fabricants-d-armes-14-12-2015-5371645.php


  11. Le Wallon Le 24 janvier 2017 à 11h41
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    Barack Obama, c’est aussi :
    – 3.500.000 d’immigrants (principalement hispaniques) expulsés,
    – dix fois plus de morts civils musulmans que George W. Bush (principalement par drones),
    – une dette américaine explosée (actuellement située à 19.964 milliards de dollars, et on se plaint de l’Europe, si c’est pas malheureux),
    – un “obamacare” chimérique,
    – une hyper-vassalisation de l’Europe (le pire c’est l’envoi de Louis Sarkozy à l’Académie militaire US de Valley-Forge -bon, ce n’est pas Obama qui a obligé le père à faire ça, mais s’en est un symptome),
    – plus d’Afro-Américains tués que durant les quatre dernières décennies.


    • Lysbeth Levy Le 24 janvier 2017 à 16h32
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      Merci oui il a fait illusion mais il a trahis ces fameuses promesses pour refaire du Bush père et fils avec le Saint-Esprit des médias la liste est longue de ces mensonges : http://www.zerohedge.com/news/2017-01-20/obamas-biggest-lies Sans compter les nombreuses guerres commencées et sa kill-liste du matin. Oui la communauté noire est plus que déçu, Obama est plus un “oncle tom” voir un “bounty”: un blanc “Wasp” sous le masque “noir”, pour mieux tromper son électorat.
      Et puisqu’on reproche à Poutine d’avoir été dans les services secrets, Obama a lui travailler pour l’USAID façade de la CIA en Afrique. Quand on veux élire quelqu’un il serait bon de connaitre son passé ou son pedigree./ …


  12. nico Le 24 janvier 2017 à 13h04
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    C’est exactement ce que je pense d’Obama.

    Vous devriez voir la série de documentaires passés sur Arte il y a 1 ou 2 mois sur sa présidence réalisé par une journaliste noire qui a cru en Obama et qui en est ressortie très déçue comme beaucoup d’américains d’ailleurs.

    Obama a été un symbole = c’était le premier président noir , et sa campagne a suscité beaucoup d’attentes.

    Mais après ça a été la catastrophe :

    – Il a décidé d’amplifier l’endettement pour palier à cette crise dont on est toujours pas sorti sans même inquiéter les pontes de Wall Street

    – Il a gâché le reste de ses deux mandats en voulant passer coute que coute son obamacare , ce qui lui a fait perdre les deux chambres en 2010 , et cela contre l’avis de tous ses conseillers qui lui ont dit d’attendre la fin du premier mandat pour cette loi afin d’en faire passer d’autres avant.
    Ceci a conduit à une cohabitation stérile le reste de sa présidence.

    En outre obamacare s’est révélé être un catalyseur du travail précaire aux USA car pour ne pas payer cette assurance obligatoire toutes les entreprises ont eu recours au sous emploi. ou carrément aux délocalisations hors des USA , et aussi dans les USA pour s’installer dans des états avec des lois sociales et des taxes moins importantes ( voir le doc de France 5 Le Prix du rêve Américain ).

    Le résultat de cette présidence est une catastrophe : immobilisme , pouvoir accru de la finance folle , précarisation de millions d’américains , des millions de gens déçus très en colère , des violences souvent en armes qui ont explosé ( et ce n’est pas les riches qui se tirent dessus évidemment … ) , les noirs et les latinos toujours plus pauvres , une société toujours plus inégalitaire , un endettement qui a explosé ( + 10 000 milliards de dollars en 8 ans ! ) , etc etc …

    Mais … pas un mot de tout ceci , chut !

    Car on a pas le droit de critiquer ce président catastrophe , hé oui il est noir donc pas touche !

    La politique américaine est au 40 ème sous sol et on l’a tous vu pendant cette campagne : votez pour moi je suis noir , votez pour moi je suis une femme.

    Les américains en ont eu ras le bol et se sont tournés vers la colère , vers Trump.

    Rien que cela , l’arrivée de Trump est un camouflet magistral à toute cette litanie qui nous dit que les USA sont tirés d’affaire et que tout va bien là bas grâce à Obama , ce qui est totalement faux bien sûr sinon pourquoi voter Trump alors …

    Dès lors qu’il a perdu les deux chambres , Obama était fini et ça s’est passé en 2010.

    On eu ensuite un festival grotesque tout le reste de sa présidence : les Obama font du basket , les Obama font du Twitter , les Obama avec Beyoncé , les Obama en vacances , les Obama font des selfies etc …

    Ce président a été totalement nul , pire que W Bush selon moi.
    Je n’aime pas W mais au moins on peut pas dire qu’il n’avait pas de convictions ( même mauvaises ) , ni même qu’il n’a rien fait selon ses propres croyances , certes , mais il n’empêche que Bush a été plus actif que Obama qui , lui , n’a absolument rien foutu en 8 ans.


    • JLR72 Le 24 janvier 2017 à 16h10
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      Parfaitement d’accord avec votre analyse Nico.

      Un chiffre, à mon sens, est révélateur de la paupérisation de la société US, du chômage de masse (tellement forts en marketing ces américains qu’ils nous font croire qu’ils sont au plein emploi) et des méfaits du système à l’anglo-saxonne (bien que farouchement défendu en France par des minables type Giesbert, Lechypre sur BFM Business et tous leurs acolytes), c’est celui du pourcentage de la population ayant besoin de l’aide alimentaire pour survivre (food stamp aux US, resto du coeur en France).

      Au US, ce pourcentage est de 14.3% de la population, soit 47 millions de personnes. En France, ce pourcentage est de 1.3%, soit 936 000 personnes. Je ne me satisfais pas de ce million de personnes en grande difficulté en France mais force est de constater que notre système social (que beaucoup souhaitent faire disparaitre car trop couteux bien entendu) offre une certaine protection à la pauvreté de masse.

      Avec un calcul simple, on se rend compte que si les US avaient adopté notre système social, le nombre de personnes au food stamp serait non pas de 47 millions mais de 4.4 millions. A l’inverse, si, en France, nous avions adopté le modèle économique américain, notre resto du coeur aurait du servir non pas 936 000 personnes mais 9.9 millions.

      J’ajoute qu’en plus d’avoir beaucoup plus de pauvres, les US sont davantage endettés…ca c’est une belle performance.


      • nico Le 24 janvier 2017 à 23h33
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        Mieux que ça

        Allez donc lire les chiffres du BLS : Bureau of Labor Statistics.

        https://data.bls.gov/timeseries/LNS15000000

        C’est produit par l’administration américaine et ce qui est le plus fort c’est que c’est consultable par tout le monde car c’est en ligne !

        En Décembre 2016 aux Etats Unis il y a , tenez vous bien , 95102 000 d’américains non comptés dans la population active soit quasiment 1 américain sur 3 !

        Il est impossible qu’il y ait autant de personnes qui ne soient pas dans la population active d’un pays car l’ensemble des jeunes non actifs et des retraités ne peuvent atteindre un tel chiffre , de plus l’amérique n’est pas d’un point de vu démographique un pays veillissant vite comme l’Allemagne ou le Japon.

        Olivier Delamarche parle souvent de ce chiffre et il a raison car c’est une preuve indiscutable que les chiffres de l’emploi officiels donnés par le gouvernement américain sont faux.

        Ce genre de pratique a lieu dans beaucoup de pays dont le notre ou on fait passer les chômeurs massivement de la catégorie A à la catégorie D ou tout simplement en les radiant , tout en ne donnant que le chiffre de la catégorie A pour plastronner que le chômage baisse en France …

        Enfin je laisse la parole à Jacques Attali , qu’on ne peut pas qualifier de complotiste lui …

        Ca date de 2014 mais c’est toujours d’actualité :

        https://www.youtube.com/watch?time_continue=10&v=jDCcM65CzfQ


    • bluetonga Le 24 janvier 2017 à 18h34
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      Une analyse de John Pilger sur mondialisation.ca :

      http://www.mondialisation.ca/le-probleme-ce-nest-pas-trump-cest-nous/5570109

      Implacable et dans votre sens, ainsi que dans celui de l’article de Trano d’ailleurs.


  13. Eg.O.bsolète Le 24 janvier 2017 à 13h28
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    -57% de consommation d’essence aux USA en 8 ans, c’est une bonne chose d’un point de vue écologique, mais c’est un truc de dingue en terme économique. Surtout quand on connait la place que prend la voiture dans la société américaine.

    Alors on peut faire comme l’administration sortante, se jetter des fleurs, dire que tout va mieux même si ce n’est pas le cas, et dénigrer ceux qui n’abondent pas dans ce sens, mais alors on court le risque de pousser les déclassés vers on sait où, l’anti-estaplishment …

    https://www.eia.gov/dnav/pet/hist/LeafHandler.ashx?n=PET&s=A103600001&f=M


  14. svl Le 24 janvier 2017 à 14h07
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  15. Dominique Le 24 janvier 2017 à 14h15
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    « On appelle cela l’alternance, une banalité que les Démocrates veulent aujourd’hui faire passer pour un scandale et une catastrophe. »
    Bonjour. Je suis globalement d’accord avec l’article (comment ne pas l’être puisqu’il est factuel) mais la conclusion est erronée. Ce n’est pas l’alternance que les démocrates n’acceptent pas, mais Trump en soi. Du reste il est à peine plus accepté chez les républicains, à qui on ne peut pas faire le reproche qui est fait ici au démocrates.


  16. Briska Le 24 janvier 2017 à 14h36
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    Quelqu’un peut il m’expliquer l’obamacare? En quoi est il contre-productif aux yeux de certains?


    • nico Le 25 janvier 2017 à 18h16
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      Obamacare est une assurance maladie universelle obligatoire pour les travailleurs américains et payée en partie par l’employeur lorsque le salarié dépasse un certain nombre d’heures travaillée par semaine.

      Pour ne pas payer cette assurance , les employeurs sur le sol américain ont tous comme un seul homme décidé d’employer les bas salaires et les emplois non ou peu qualifiés en mi temps ou tiers temps ou en interim selon des besoins ponctuels.

      Tout ceci pour éviter d’avoir à payer une obamacare.

      Cela a eu pour conséquence d’accélérer la précarisation de millions de personnes qui pour juste survivre sont obligés de cumuler 2 , ou 3 jobs en même temps chez différents employeurs.

      Obamacare a été un accélérateur du travail précaire aux Etats Unis.

      Je vous conseille de regarder le documentaire Le prix du rêve américain …


  17. Anthony Le 24 janvier 2017 à 14h43
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    Bonjour, d’après Michel Collon du site Investig Action qui cite Noam Chomsky à propos de Killarry et Oblabla: [.. selon les critères du procès de Nuremberg, ces deux là devraient être en prison pour très longtemps…]
    https://youtu.be/aLX26tAMN0U
    Pour moi, c’est logique mais bon le TPI finirait par avoir la taille d’un stade de foot.


    • Catalina Le 24 janvier 2017 à 18h20
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      Anthony,

      sans compter que le TPI n a perdu sa vocation, noyauté par des puissances malfaisantes, le TPI, c’est comme l’ONU, et l’OTAN, “un machin” que les mêmes dirigent.
      🙁


  18. Nordique Le 24 janvier 2017 à 16h54
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    Obama a reçu le Prix Nobel de la Paix au début de son mandat alors qu’il n’avait rien réalisé. Extraordinaire! Mais vous êtes vous déjà demandé qui donc attribue ce Prix et dans quel but?
    https://www.youtube.com/watch?v=s4_F6L33FS8


    • Catalina Le 24 janvier 2017 à 18h22
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      et Trump est critiqué sur tout avant m^me d’avoir fait son travail. INCROYABLE, nous n’aurons pas le bilan des années oblabla mais nous avons déjà celui de Trump !!!
      C’est de la pure folie.


  19. Fidelio Le 24 janvier 2017 à 17h32
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    Ne confondez pas la gauche avec le PS, ce dernier étant effectivement devenu un parti libéral de centre-droit, voire droite dure avec le 49.3, totalement inféodé au l’ordre actuel.
    IL existe une gauche avec un programme très prometteur, porteur d’une dynamique nouvelle, pour nous extraire de la voie sans issue que l’on nous impose depuis trop longtemps. Je fais allusion à JLM bien entendu.
    Le seul à invoquer la problématique fondamentale d’une transformation de notre économie, afin de la mettre au service de l’écologie.


  20. triari Le 24 janvier 2017 à 18h31
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    C’est bien une chose qui m’énerve avec toutes ces pleureuses qui nous sermonnent comme quoi Trump n’a pas été élu, qu’il n’avait pas la majorité des voix.

    Lorsque la majorité des grecs votent OXI : on ignore cette décision populaire.
    Lorsque la majorité des français rejettent le traité constitutionnel, non-seulement on ignore cela mais on joue sur les mots en disant qu’en votant pour Sarkozy en 2007, ils ont remis en cause le résultats de ce référendum (sophisme purement abject).
    Lorsque la majorité des anglais votent pour le Brexit : on appelle à revoter.

    Non, non, non ! Désolé, mais vous nous avez suffisamment prouvé que la majorité, vous pouviez vous asseoir dessus allègrement, alors vous vous assiérez sur cette fameuse “majorité démocrate” comme vous vous êtes assis sur les autres, un point, c’est tout !


  21. Fidelio Le 24 janvier 2017 à 20h01
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    Obama…que dire d’autre? Pur produit du génie marketing de l’oligarchie US destiné à redorer le blason des USA partout dans le monde après le désastre GWB. Certes, il n’a pas envoyé de troupes (en tout cas pas dans les proportions de GWB), mais il a recouru aux méthodes d’un autre président démocrate, Carter, notamment avec Daesh.
    Sur le plan intérieur, n’en déplaise à nos “journalistes”, il est la cause de l’élection de Trump.
    Trump…autre pur produit de l’oligarchie US, dans la droite lignée des administrations précédentes, en dépit des discours qui peuvent changer. Républicains et démocrates, deux faces d’une même pièce.
    L’enjeu aujourd’hui, que ce soit en Europe ou aux USA, c’est la disparition des classes moyennes et l’aggravation sans cesse croissante des inégalités depuis les 70’s. Comme Piketty l’écrit, on est auj au niveau des inégalités d’avant 1929. Et force est de constater que le prétendu plein emploi US ne corrige en rien ces inégalités.


  22. Krystyna Hawrot Le 24 janvier 2017 à 20h18
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    Très bien, cet article qui calme le jeu. Il y a simplement eu alternance. Alors que les manifestants et les médias sorosisés nous vont croire à un nouvel Hitler avant même que Trump ait eu le temps de franchir le seuil de la Maison Blanche! Attendons un peu… ce qui m’inquiète c’est que les mouvements sociaux en France, au lieu de manifester contre le bilan d’Hollande, manifestent contre Trump, notamment le mouvements des femmes. C’est bien qu’enfin on se mobilise en Europe pour les droits des Polonaises, ça fait 25 ans, depuis le 7 janvier 1993 que l’IVG est interdite. Mais ce sont bien les libéraux qui l’ont interdite, ils avaient la majorité au parlement! C’est étonnant que le calendrier de la gauche passe maintenant par les USA.
    http://madame.lefigaro.fr/societe/marche-des-femmes-le-monde-defile-contre-donald-trump-et-pour-les-droits-des-femmes-210117-129272


  23. Lydia Le 24 janvier 2017 à 20h41
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    “Tant va La cruche à l’eau,qu’elle se casse.”
    Ainsi parle le proverbe populaire,plein de bon sens,qui a incité le peuple des États Unis
    d’Amerique à voter pour le président D.Trump .
    Un vote alternatif ,conforme aux principes de la démocratie.


  24. Nanker Le 24 janvier 2017 à 21h37
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    “comme Barack Obama l’a fait, de près de 5000 milliards de dollars ?”
    On serait plus proche du double (10 000 milliards…) sinon excellent papier comme d’habitude.

    Si la presse française comptait 50 journalistes de la trempe de Stéphane Trano elle n’aurait pas besoin de subventions pour survivre… elle serait achetée et lue.


  25. s Le 25 janvier 2017 à 00h47
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    Jill Abramson, ancienne directrice du New York Times, a écrit, dans le Guardian, pendant les primaires démocrates et la présidentielle, des articles farouchement pro Clinton, elle accuse maintenant les Clinton d’avoir perverti le Parti démocrate :
    https://www.theguardian.com/commentisfree/2016/dec/21/clintons-democratic-party-donors-recover


  26. koui Le 25 janvier 2017 à 10h22
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    Je crois qu’Obama a surtout cherché à “ne pas faire de conneries” pour que le premier président noir des USA laisse un souvenir historique. Il ne voulait pas tomber dans les stéréotypes attachés aux noirs dans son pays : feignant, agressif, rebelle, gauchiste, drogué, lubrique, grossier, dépensier ostentatoire. De ce point de vue, sa présidence est un succès total : aucun scandale sexuel ou lié à la drogue, la recherche impossible d’un consensus bipartisan, la direction de l’économie laissée aux banquiers, un charisme distingué, une poigne de fer dans un gant de velours aux affaires étrangères. Il a brisé les stéréotypes mais fait preuve d’une incapacité totale à changer la société. Par contre, cette attitude aristocratique et inefficace a exaspéré les américains qui ont élu un Donald cumulant tout ces défauts, sauf gauchiste…


  27. Benoît Muracciole Le 25 janvier 2017 à 12h50
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    Mais son bilan est encore plus terrible concernant une application non discriminatoire et universelle des droits de l’Homme :

    https://armerdesarmer.wordpress.com/2017/01/23/quel-heritage-dobama-laisse-t-il-en-matiere-dusage-de-la-force-de-transferts-darmes-et-de-respect-des-droits-de-lhomme/


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